Pourquoi tu votes si tu t’en fous de la politique ?

Bien le bonjour mes amis, voici une question qui me taraude depuis quelques temps. Avant de poursuivre mon raisonnement, petit point : j’espère que cet article ne suintera pas condescendance et mépris (de classe ?) car tel n’est pas mon but et si j’échoue, n’hésitez pas à me taper les doigts en commentaire ou sur les réseaux sociaux, là où on se croise en général. Mais vraiment, alors que la présidentielle arrive en avant-dernière ligne droite, je veux savoir “ pourquoi tu votes si tu t’en fous de la politique ?”

Pourquoi tu votes

Evidemment, on nous a toujours appris que voter, c’est important, droit acquis dans le sang et les larmes, droit d’autant plus important quand on est une femme. J’ai moi-même longtemps conspué les abstentionnistes du premier tour en mode “ohé, zut, c’est important, vote blanc au pire”. Depuis, j’ai raté un deuxième tour des législatives pour cause de Sicile et voté blanc à presque tous les second tours. Cette année, je voterai au premier tout en fonction de mes convictions… et soit par procuration soit pas du tout au second vu que je serai à Barcelone pour faire du yoga. Bref, mon discours sur la nécessité du vote a évolué, non à cause de mes vacances mais parce que je comprends aujourd’hui que face à la bêtise crasse et à la malhonnêteté de ceux qui nous gouvernent, on finisse par laisser tomber. Moi-même, je me demande pourquoi j’insiste… et non, je ne parlerai pas de vote utile ou de front républicain… j’en parlerai un autre jour. Peut-être (oui parce que mine de rien, l’élection, c’est déjà demain, gasp)

Affiches électorales 2007

Je suis donc la campagne de loin, un peu blasée, beaucoup énervée. D’abord par les discours de peur des uns et des autres, technique grossière pour faire croire aux gens que le mal qu’on leur fait, c’est pour leur bien (mais manifestement, ça marche), du rejet de ceux qui ne sont pas comme nous. Saoulée parce que j’ai l’impression qu’ils nous promettent tous les quatre cavaliers de l’apocalypse si on ne se serre pas encore la ceinture un cran de plus… sauf certes Mélenchon et Hamon. Mais surtout, je suis saoulée de voir qu’en France, on n’était pas tellement choqué par les malversations et autres petits combines des uns et des autres (mais bon, surtout de certains) parce que, hé, “tout le monde le fait”. Alors je ne jurerai pas de la totale honnêteté de ceux qui n’ont pas de nuages au dessus de leur tête car je ne sais pas, en mon âme et conscience, s’ils sont totalement honnêtes ou s’ils ont juste réussi à ne pas se faire prendre mais il semblerait que certains aient encore un minimum de conscience. Nous avons donc sur nos onze candidats à la présidentielle deux mis en examen, un avec une enquête préliminaire pour favoritisme (ok, pas lui directement mais le boulet se rapproche) et ces trois là sont en tête de tous les sondages… Alors ok, les sondages ont la valeur qu’on leur donne et je suis à peu près persuadée que Macron, dans six mois, tout le monde aura oublié son existence mais il n’empêche que ça m’interroge… Comment peut-on voter en toute sincérité pour une personne qui vole, triche, ment ? Surtout quand ces gens là nous parlent de faire des efforts parce que tu comprends, la France va mal. Je vais pas trop insister sur ce point, je vais finir par être vulgaire.

La France va mal

Taper « la France va mal » dans google images est une expérience très désagréable…

Et puis il y a les programmes sur lesquels des gens plus experts que moi se penchent, qu’ils t’expliquent que ça et ça, ce n’est pas réalisable, possible, que c’est juste du blabla politicard pour te faire voter pour eux et que, t’inquiète, ça n’arrivera jamais. Et non, je ne parle pas ici du revenu universel, Piketty t’expliquera mieux que moi)(faut vraiment que je lise son bouquin d’ailleurs). Et pourtant, on votera quand même pour elle, pour lui, parce que c’est notre famille politique, tu comprends. Non, je comprends moyen en fait. Alors c’est sûr, à gauche, nous, on a deux candidats (non, pas Macron, non) donc si l’un se révèle pourri jusqu’à la moelle, on peut éventuellement se rabattre sur l’autre. Je parle bien sûr ici de voter en fonction d’une couleur politique et pas d’un programme. Mais si mon champion était impliqué dans what milliards d’affaires judiciaires, non désolée, j’irai au pire voter blanc mais je ne lui donnerai pas ma voix. Parce que voter pour lui parce que “tu comprends, je ne veux pas la droite/la gauche au pouvoir”, non sérieux, faut arrêter. Voter pour une personne qui n’est pas rigoureusement honnête, c’est donner l’autorisation de continuer à s’en foutre toujours plein les poches pendant que nous, on repasse à la caisse pour combler les trous. Je n’ai aucun souci à payer des impôts, juste que j’aimerais que cet argent soit remis à ceux qui en ont vraiment besoin.

La corruption en politique

Alors pourquoi tu votes, toi qui t’en fous des malversations mais qui choisit une couleur politique pour des raisons X ou Y ? Pourquoi tu votes, toi qui t’en fous de t’informer ? Pourquoi je vote, moi qui n’y crois plus ? Je me dis souvent que notre système politique est malade et qu’il faudrait le réformer. Qu’il faudrait trouver un système pour qu’il n’y ait plus de carrière politique, qu’on ne soit plus gouvernés par des mecs qui ne connaissent du monde du travail que ce qu’ils en voient dans les rapports qui échouent sur leurs bureaux. Mais là, c’est trop tard, de toute façon… Et il y a de fortes chances que je vous ressorte le même refrain dans cinq ans. Youpi…

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Les sites de rencontres : beaucoup de lignes pour peu de prises

J’avais dit que cette série était finie mais un article lu au détour d’une conversation au boulot m’a donné une idée d’article car elle souligne précisément ce qui a fini par me blaser sur les sites de rencontre : la prise de contact prometteuse qui moisit avant même la première rencontre.

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Dans cet article, la journaliste écrit “Dans la vraie vie, un échange de numéro se solde généralement de quelques jours d’échanges de textos maladroits avant qu’un vague rencard soit fixé puis annulé par l’une des deux personnes.”. Oh mon Dieu, c’est TELLEMENT ça. Combien de fois il m’est arrivé d’espérer de pas avoir de news de mon rencard du soir pour rentrer chez moi glander à la cool car je n’étais plus motivée ? Même quand les échanges étaient intéressantes mais y a des fois, tu ne t’expliques pas pourquoi, tu le sens juste pas.

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Prenons un exemple : Jérémy. Jérémy me contacte un jour et il a de nombreux points forts : il fait de la photo, il est allé en Islande, il se décrit comme “carpocratien”, philosophie qui me plaît bien (de façon générale, ne bloquez pas sur le notion de libertinage même si, sur un site de rencontre, ça compte). Au bout de quelques échanges de mails, il me fait découvrir Huysmans. Un mec qui me fait découvrir un nouvel auteur à la plume ciselée et aux réflexions qui me font réagir, on a tout bon. On se prévoit un rendez-vous quelques jours plus tard. Comme je le sentais, ça tombe à l’eau. J’envoie un timide “on se voit toujours ce soir ?” “ah non, sorry, trop de taf”, jamais relancé. Quelques mois plus tard, le mec réapparaît sur le site, rebelote pour se rencarder, on fixe une date. Et nous ne sommes plus jamais entrés en contact. J’avais gardé son numéro mais… la flemme.

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Donc Jérémy était un candidat qui aurait pu arriver loin dans mon Bachelorette perso. Bien sûr, je savais dès le départ que ce ne serait pas l’homme de ma vie : 7 ans de différence, lui sortait d’une longue relation et voulait “vivre”. Après, physiquement, il n’était pas tout à fait mon style non plus et il avait l’étrange tendance à changer de prénom (bon, il oscillait toujours entre les 2 mêmes). Alors pourquoi j’ai jamais cherché à le recontacter (outre cette histoire de prénom) ? Et bien par flemme. Oui, je suis sûre qu’on se serait bien entendus mais là, de suite, j’ai pas envie de cul. Ca arrive. C’est un peu comme quand tu es dans une période malbouffe, à un moment, t’as juste envie de rentrer chez toi te faire un petit bouillon de légumes.

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Et c’est souvent comme ça dans les sites de rencontre. Je l’ai déjà dit : faut battre le fer tant qu’il est chaud et pas filer un rencard trop tard sous peine de ne jamais rencontrer la personne. Et le pire ? C’est qu’au fond, on s’en fout. Oui, avec Jérémy, ça aurait pu faire une histoire chouette mais peu importe car j’ai aussi récupéré le numéro de Mattias, Raphaël et Anouar alors si ce n’est Jérémy, ce sera l’un de ceux là. Ou encore un autre ou aucun. On est dans un tel système d’offre (surtout en tant que femme) qu’on peut se permettre de laisser un plan qu’on sent moyen juste par flemme de s’épiler ou regarder le Bachelor à la télé, à la cool, en pyjama. Parce que des fois, on a répondu un peu car les photos étaient jolies mais la conversation tellement ennuyeuse qu’on commençait déjà à se faire chier au bout de 3 mails (à ce moment là, vous vous demandez pourquoi on accepte des rendez-vous avec des hommes qui nous ennuies, la réponse est simple : par gentillesse).

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Parce qu’en fait, les sites de rencontre, ça tue le suspense amoureux. Je vous narre ça la semaine prochaine (oui, je sais, j’avais dit que je faisais juste un article en plus mais j’ai mentiiiiiii)

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Et si je me mettais en couple ?

En 8 ans de blog (!!), j’en eus connu des hommes. J’ai dû en évoquer une dizaine ou une quinzaine ici, j’en ai croisé pas mal plus. Séduire un homme, je gère. Là où je suis archi nulle, c’est pour les choisir. Et là, je vous le dis officiellement : j’ai envie d’être en couple.

Couple In Love

Depuis quelques temps, j’ai mis la pédale douce sur mes activités post job : punie de piscine, j’ai décidé d’arrêter la chorale suite à des histoires sans intérêt (non mais la vie associative, au secours…). Donc mon emploi du temps s’allège et je pourrais avoir le temps d’avoir un mec… Même si je compte me rendre dans une nouvelle salle de sport juste à côté de chez moi et je me prends la tête sur mes activités de l’an prochain (continuer ou non la plongée et j’ai très envie de faire des percussions. Si tu as un avis sur ces questions, les comms sont à toi!), j’ai plus de temps.

détente

En fait, être célibataire, ça fait un moment que ça dure et j’ai envie d’une nouvelle aventure. Tenter la vie à deux. Partir en week-end en amoureux, se faire une soirée DVD tranquille. Rien de bien extraordinaire. Sauf que :
– rencontrer un homme célibataire qui me plait , c’est pas évident (surtout la partie célibataire. C’est pas que je sois difficile, c’est que je dois avoir des goûts très communs et j’arrive toujours après la bataille)
– arrêter de craquer sur des mecs à problèmes pensant que j’allais les guérir. Mais bon, la naturopathe m’a dit que moi aussi, j’avais le droit de sortir avec des mecs équilibrés.
Bref, c’est la merde.

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Alors en attendant, je m’affûte, je fais plein de sport, je réfléchis à un nouveau look, je vais même à des soirées célibataires des fois que (j’en ai une ce soir, tiens). J’essaie de provoquer le hasard puisqu’il m’a toujours apporté des hommes sur un plateau d’argent. Bref, je ne chouine pas sur mon lit en attendant que ça arrive. Je ne chouine pas du tout d’ailleurs vu que je suis pas en manque, c’est une envie et non un besoin. Parce que j’ai la sensation que j’ai besoin de me poser pour me projeter. Je n’ai pour l’heure aucun projet au delà du mois d’août et je devrais avoir la maturité de voir à un peu plus long terme. Professionnellement parlant, j’ai certes une idée d’où aller mais si j’ai appris quelque chose de mes jeunes années de travail, c’est que c’est pas toujours toi qui pilote la voiture. En attendant, faut que je devienne une bête en anglais. Et en italien. Et que je chope une troisième langue (le russe me tente toujours même si c’est pas forcément le plus utile mais l’espagnol, j’ai peur de trop m’embrouiller avec l’Italien, les langues asiatiques ne me tentent pas. Éventuellement l’hébreu car j’aime bien les sonorités mais apprend-on une langue parce qu’on la trouve jolie à l’oral. Si tu as un avis, les commentaires, tout ça…).

livre-medieval-russe

En fait, je suis un peu fatiguée de courir. Je suis à la Reine de l’instabilité, que ce soit de mon fait ou non, j’ai envie de lâcher mon trône. Professionnellement, j’ai la sensation que je vais pouvoir un peu rester sur ma branche quelques temps, mon poste me permet d’évoluer en son sein. Mais en privé ? J’ai certes mon groupe d’amis qui reste un socle solide, ma famille… Rencontrer des hommes, c’est toujours plaisant, le premier baiser, la première nuit, c’est toujours un peu excitant… Mais arrive un moment où ça blase. Cet été, j’avais redécouvert le plaisir d’une relation simple, l’envie d’être juste ensemble, peu importe où au fond. Même si cette relation était une arnaque en fin de compte, ça faisait du bien. Et j’ai envie de remettre ça.

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Maintenant, ça reste facile à dire…Car si j’ai à ce point collectionné les histoires compliquées, n’était-ce pas précisément parce que j’avais pas tant envie de m’engager que ça ? Suis-je vraiment guérie de ce travers ? Tant de questions qui trouveront leur réponse un jour ou l’autre, sans doute.

dans-le-prochain-episode

En attendant, les percussions, ça vire à l’obsession, vous n’imaginez pas… (oui, la stabilité dans mes loisirs, j’y compte pas, par contre)

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L’annonce faite aux parents

Maintenant que Jonichou et moi avons un peu décidé à quoi allait ressembler notre mariage, il faudrait voir à en parler, histoire que les gens soient un peu au courant quand même. Ok mais on le dit à qui d’abord ? Non parce qu’on connaît le phénomène traînée de poudre de la rumeur : tu le dis à trois personnes, tout le monde est au courant en 5 mn. C’est donc logiquement que nous allons d’abord en informer nos parents (et nos frères et soeurs si on en a).

Alors comment annoncer ce genre de nouvelles aux parents ? Rappelons que nous sommes censés nous marier qu’une fois dans notre vie, c’est pas trop un truc qui se dit au téléphone genre « hé, maman, ça va ? Moi oui, le chat a vomi cette nuit et sinon, je me marie. Et toi, tu racontes quoi ? ». Non non, ça le fait pas. Il faut être un peu inventif. En plus, moi, j’ai un sérieux handicap : ma soeur est passée avant (idem pour le bébé, d’ailleurs. Et voilà, on traîne, on traîne et on perd la primauté. Je crois qu’elle se venge du bac : quand elle a su mon résultat, elle a angoissé à l’idée de pas faire aussi bien).

Bon, faut que ce soit un peu inattendu et « pop! » (oui, j’invente une expression, voilà). Genre faire un cadeau rigolo qui veut dire ce qu’il veut dire ou tiens, me vient une idée. Je suis une fana de photos, je pourrais dire à mes parents que je veux leur montrer des photos et en plein panorama, paf, une photo de Jonichou en train de me demander en mariage ou des photos un peu genre trash the dress… Non parce que j’avoue que le trash the dress est un peu le truc ultime qui me motive pour un mariage. Quoi que je crois que je préfèrerais être derrière l’appareil et non devant même si j’ai pas très envie que les mariés m’imposent leurs envies. Non parce que y a des mariés qui ont des goûts de chiotte quand même… Ouais ben heureusement que j’ai pas choisi photographe de mariage comme carrière…

Bref, faut que ce soit surprenant pour susciter des « oh c’est pas vrai ?!? » et des larmes de joie. Bon, faut dire que j’ai tellement préparé le terrain avec mes parents en mode « moi, le mariage, bof », que peu importe la façon dont je pourrais l’annoncer, ça fera forcément son petit effet ! Finalement, j’ai, dès le départ, adopté la bonne stratégie : être blasée pour qu’on croit que ça ne m’arrivera jamais.

Ou alors j’offre la boîte des mariés Playmobils ?

Vu comme l’annonce est délicate, je n’ose imaginer le reste de l’histoire. Mais oui, dans ma famille, on aime se compliquer la vie un peu et faire les choses différemment.

PS : si t’as un peu envie de nous raconter comment tu as annoncé ton mariage à ta famille, c’est le moment !

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Génération blasée ?

Par Tatiana

Cher lecteur voici mon 1er article écrit sur mon magnifique ordi portable qu’il est trop beau et dont je suis amoureuse. Aujourd’hui je te propose de me suivre dans mes réflexions persos, donc peut être que ça n’aura pas forcément toute la cohérence voulue. En résumé on parlera de ma vie professionnelle avec un fond de questionnements sur notre génération. Cet article est né d’une réflexion que m’a faite un jour Pierre (un mec de mon ex boulot).

La semaine dernière donc j’étais à mon ex boulot (vu que j’ai arrêté samedi) et on parlait musique, et plus précisément de Kurt Cobain. On le comparait à Jim Morisson, je vous épargne le débat. Ceci étant on a dérivé sur le fait qu’aujourd’hui il n’y a plus de mecs qui sont capables de faire de la musique intemporelle comme les Doors ou autre groupe de la même époque. Cela vaut aussi pour d’autre domaines. Et Pierre me fait « oui mais aujourd’hui il n’y a plus de vrai passionné ». Les jeunes aujourd’hui ont l’air blasés de tout. Et
là il me sort un truc qui a raisonné dans ma tête : « regarde toi par exemple depuis que je te connais je ne t’ai pas vu te passionner pour un truc ». Ben merde alors ! Peut-être a-t-il raison et que nous sommes une génération de blasés. C’est vrai qu’en y réfléchissant je ne peut pas me caractériser comme quelqu’un ayant une véritable passion, un truc pour lequel je vis et je me lève tous les jours. Pourtant ce n’est pas faute de le chercher depuis des années.

Là, est tout le problème pour moi car cela fait depuis mes 18 ans que je suis à la recherche de ma passion et que du coup je n’arrive pas à choisir un métier et m’y tenir. Au lieu de cela, je ne fait que faire des trucs différents qui m’amusent un temps, et dès que je commence à en avoir fait le tour cela m’ennuie et je change. Là encore Pierre (et oui c’est un peu mon guide spirituel ces temps-ci) m’a dit quelque chose qui m’ a fait beaucoup réfléchir. Il m’a dit qu’en fait il fallait que j’arrête de chercher quelque chose qui m’amuse mais plutôt
que je choisisse un domaine et que je persévère dedans pour devenir la meilleure. Car de toute façon rien ne m’amuserait indéfiniment et à changer tout le temps je ne pourrais pas être la meilleure dans quelque chose et je ne serait pas respectée dans mon domaine. Après comme il dit c’est une question de choix. Donc voilà, je suis en pleine réflexion sur qu’est ce que je vais faire de ma vie et surtout qu’est-ce que je suis capable de faire. Car tout est possible si on s’en donne la volonté et les moyens mais encore faut-il qu’on en ait envie. Pour en revenir à Pierre, ce dernier me disait qu’il aurait voulu savoir jouer de la guitare. Je lui dis qu’il n’est pas trop tard et qu’il peut toujours le faire. Mais a-t-il envie de faire l’apprentissage du solfège et tout maintenant qu’il a 40 ans? Voilà la vraie question : notre génération est-elle celle du zéro efforts et du tout tout de suite ? Sommes-nous blasés de la quête qui mène au succès et cherchons nous à l’éviter? Pour ma part il est clair que oui. Je suis quelqu’un de très fier et tout ce qui implique un apprentissage long et pénible me renvoie à un échec possible, et donc si je n’arrive pas tout de suite à un résultat j’ai tendance à laisser tomber. Attitude dont je n’avais pas vraiment conscience avant que Pierre mette le doigt dessus. Je pensais plus que c’était du à mon caractère lunatique et changeant. Le problème c’est que je ne sais absolument pas ce que je veux faire de ma vie professionnelle. A l’heure actuelle j’ai plusieurs possibilités qui s’offrent à moi et je ne sais pas vers laquelle aller. J’aimerais tellement être comme ces gens qui ont comme des évidences dans leur tête et pour qui tout est clair.

Donc voilà maintenant je suis en pleine réflexion sur ma vie pour changer. Mais je remercie Pierre pour son avis éclairé car je crois que ça va bien m’aider à avancer. En attendant, je dois me remettre en quête de missions car je n’ai plus de travail.   

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Les rugbymen à poil !

L’automne arrive avec ses sanglots longs monotones et ses feuilles qui tombent. Y compris celles qui cachent le pénis des rugbymen dans leur calendrier. Tous zizis dehors, les
voilà qui égrènent les mois avec impudeur.
 dieux_du_stade_Juan_Martin_Hermandez
 
Vendredi, 14h : après s’être régalées de délicieux mets, Lucie et moi allons la librairie pour aller chercher un livre de prof pour elle. Durant le déjeuner, nous avions
discuté de ce calendrier, la miss m’expliquant que sur une radio, elle avait entendu parler de la « pornographie » du calendrier. Dans la librairie, oh, que vois-je ? Le fameux calendrier. En tant que journaliste, je dois vérifier mes sources donc je vais le zieuter pour voir s’il est si choquant que ça.
 
Tous nus et tous épilés
En couverture, Juan Hernandez. Bon, il n’est pas décent de saliver en public comme ça, tourne vite la page, Nina ! Qu’est-ce qu’il est miam !miam ! Bon, je feuillette, je feuillette, quelques clichés un peu vulgaires (Garbajosa et Betsen qui font semblant de se masturber), un monsieur les fesses tendues comme s’il attendait Gauthier, quelques verges au repos qui traînent mais je n’ai pas du tout vu la dimension pornographique. Et j’ai remarqué que Michalak n’y était pas non plus.
 
J’ai une longue histoire avec les rugbymen, rien de sexuel. Déjà, au réveillon chez Mister Big, on avait regardé le DVD : des hommes tous nus pendant 2 heures sur une techno
de supermarché, ouah ! Et bien curieusement, au bout de 26 couilles et 11 pénis (y en a qui ne l’ont pas montré), ça blase. Oui, il est beau le monsieur tout nu, oui, il est désirable mais bon, ça ne fait que le huitième qu’on voit, ça va suffire. Au début, on maudit les maquilleuses (« elle maquille les fesses de Cédric Heymans, trop la chance ! ») et les photographes. A la fin, c’est : « il reste pas un peu de gâteau au chocolat ? », on ne regarde même plus les messieurs tous nus.
 
Cette année, j’ai côtoyé ma part de rugbymen. Un matin de février ou de mars (il faisait froid et gris), je rejoins une journaliste sur le bord du terrain pour réaliser une
interview de la demoiselle, je mate un peu les joueurs sans en avoir l’air. J’en profite pour attraper le numéro de Guy Novès pour une future interview. Sur le coup, je suis fière de moi mais une de mes profs m’expliquera : « Novès ? Il file son numéro à toutes les filles ! » Zut ! Bon, je fais mon interview et il est l’heure d’aller suivre la demoiselle dans les vestiaires, super !
 
En chemin, on discute avec Clément Poitrenaud qui est immense , je lui donne fièrement l’heure quand il me la demande (« quand je vais dire ça à ma sœur !!! », pensais-je) puis je suis mon interviewée dans l’antre du Stade Ernest Wallon. Là, Dubois et Baby me font la bise, trop la classe ! On se pose devant la porte des vestiaires, elle m’explique qu’elle ne rentre jamais dedans. Bon, tant pis. On papote, on papote, elle attend des joueurs pour une interview, ça rentre, ça sort et voici qu’arrive au bout du couloir M. Fred Michalak en personne ! J’avais remarqué qu’il avait séché l’entraînement du matin. Il s’approche, il s’approche… Il faut dire ce qui est, il est quand même très séduisant… Il s’approche, il s’approche… Il tape la bise à mon interviewée et là… il se penche vers moi et en fait autant ! Je lui rends poliment sa bise en jouant ma blasée (« moi journaliste, moi pas impressionnée »), il sent bon… Je le laisse filer, je finis mon travail et je m’en vais. Assise dans ma voiture, je compose le numéro de Gauthier :
« AAAAAAAAAAAAAHHHHHH !! Tu sais quoi ? Je viens de faire la bise à Michalak… Ah non, pardon, c’est lui qui me l’a faite.
– Espèce de biiiiiiiiiiiiiiiiiiiip !! »
 
Ma vie, mon rugby
Arrivée sur Paris, me voici journaliste sportive dans le rugby, cool ! Premier jour, je rencontre Serge Blanco, rien que ça ! Vers la fin du stage, me voici partie à
couvrir les phases finales du championnat ProD2. Après le match opposant Montauban à Aurillac, je pars dans les vestiaires, carnet en main, pour faire des interviews. Errant dans le couloir, je passe soudain devant la porte du vestiaire grande ouverte et là : des fesses, des pectoraux, des pénis, tout ceci impudiquement exposé devant mes yeux. Ohlala… Bon, calme-toi ma fille, tu n’es pas là pour mater mais pour faire tes interviews. Ni un ni deux, j’attrape les joueurs qui sortent de là, plus ou moins habillés et je leur pose mes questions. La plupart sont tous pectoraux dehors mais je n’y fais plus attention, concentrée sur mon objectif : mon article.
 
Semaine suivante, finale Lyon-Aurillac. Et c’est reparti pour un tour dans les vestiaires, les portes sont closes cette fois-ci, pas de zizis en vue. J’avais cependant promis une photo d’un rugbyman à mes amis (Victoire et Gauthier en l’occurrence), je prends mon portable, l’air de rien. Sauf qu’un portable, ça s’agite quand on prend une photo, ça fait « click » et ça clignote, je me suis donc barrée de l’autre côté voir les Aurillacois, en attendant que ce joueur lyonnais aille prendre sa douche.
 
Du côté d’Aurillac, c’est la fête, j’attends poliment que les joueurs sortent, ça sent bon le savon… Et là, pas de chance, le seul à sortir en slip, c’est l’entraîneur qui doit
afficher 60 balais au compteur, glop ! Et y a plus de messieurs à poil pour compenser !
 
Ce n’est pas grave, la semaine suivante, me voici de retour à Ernest Wallon pour couvrir le match de barrage Pau-Aurillac (toujours eux) et là, j’en ai vu de la fesse et du
zizi ! Même les arbitres, j’en ai vu à poil, sauf le principal, le plus beau. A la fin du match, Zoé m’annonce que je dois interviewer l’arbitre en question. Mais quel merveilleux cadeau ! Je l’avais croisé une fois au boulot, je l’avais trouvé très miam ! miam ! Et là, je dois aller lui parler ! Me voici donc plantée devant le monsieur, mes yeux bleus se noyant dans les siens, un sourire infini étalé sur mon visage. Je me présente, précisant que nous nous étions déjà croisés « ah oui, je me souviens de vous ! » précise-t-il. Aaaaaaaaaah, je fonds ! Bref, je me rassemble un peu, je lui pose mes questions et une fois la fin de l’interview, il me pose des questions sur mon avenir professionnel. J’ai failli lui dire
que je voulais qu’il m’épouse mais ça ne faisait pas très professionnel, tant pis.
 
Une nuit chaude !
Enfin, j’ai passé une nuit avec toute une équipe de rugbymen. Et oui, grâce au boulot, après la finale, je suis allée en boîte avec le Biarritz Olympique, rien que ça ! Déjà,
j’avais assisté à la finale aux premières loges : juste à côté de la tribune présidentielle, au 5e rang. Bon, autant vous le dire : je suis folle amoureuse de Dimitri Yachvili, il est chouchou ! Je l’ai vu de près, limite je pouvais lui compter les poils du nez et il est toujours aussi miam ! miam ! Mais je ne l’ai pas trouvé en boîte, tant pis.
 
A un moment, besoin pressant comme il en arrive quand on se délecte de champagne (trois ou quatre coupes à ce moment de la soirée, je ne sais plus…), je quitte mes collègues pour me rendre aux toilettes et là, y a un joueur qui traîne pas loin des toilettes. Je ne l’ai pas reconnu car je n’avais pas mes lunettes, je savais juste que c’était un Biarrot à cause de son costume. Il me sourit, je lui souris et je me rends aux toilettes. Quand je suis sortie, il était parti : frustration ! J’espère que ma copine Zoé m’invitera à une prochaine soirée rugby : si je suis célibataire à ce moment-là, je réparerai l’affront (Zoé, ceci est un message subliminal qui t’est destiné).
On critique souvent ce calendrier : « non mais c’est fait pour les gays, ce truc, c’est trop cheap ! » Et bien, si vous n’aimez pas, donnez-le moi, ça me fera
plaisir ! 

 

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