Comment vivais-je sans lui ?

Parce qu’en ce moment, l’actualité m’énerve prodigieusement et que j’ai beaucoup à en dire, parce que j’ai encore plein de trucs à raconter sur le Canada et parce que j’arrive pas trop à écrire sur ma série sur les plans culs, je vous propose aujourd’hui un article niais sur l’Amour à base de “mais comment vivais-je sans lui, avant ?”. Apologie du couple heureux

Couple heureux

Oueeeeee !

Intérieur nuit, quelque part entre 23h et minuit, deux corps lovés l’un contre l’autre, peau contre peau, un sourire se dessinant sur mes lèvres. Mon esprit flotte et quitte peu à peu sa pleine conscience pour glisser doucement dans le sommeil. Les nuits où je m’endors avec lui, j’ai rarement de pensées parasites de type “je suis en retard sur mon dossier, comment faire ?” “Ca va être serré niveau tunes ce mois-ci”, “comment il/elle m’a énervée aujourd’hui, j’aurais dû lui dire ça pour lui clouer le bec”. Rien de tout ça. Je cède doucement au sommeil, certaine d’avoir mon content de repos, sans cauchemars.

conseils-pour-dormir-en-couple

Mais comment vivais-je sans lui, avant ? Je sais pas vous mais c’est souvent une question qui vient gentiment me titiller quand je suis heureuse en couple avec quelqu’un… Il y avait un avant, il y a un pendant. Et autant vous dire qu’avec Victor, ces derniers temps, le pendant se démarque remarquablement de l’avant, notamment sur cette histoire de sommeil : célibataire (ou quand je dormais sans lui), je me couchais rarement (jamais) avant 2h du matin et autant vous dire que je ne connaissais pas de réveil riant. Ces derniers temps, on fait un 23h/0h – 7h du mat sans ciller. Même le week-end, on commence peu à peu à émerger avant une heure à deux chiffres. Mais ne remplace-t-on pas finalement des habitudes par d’autres qui nous rend l’autre indispensable ? Si je prends mes dernières grosses ruptures, il y a toujours une peur primale dans la séparation : comment vais-je vivre sans l’autre ? Même si on ne s’aime plus, même s’il faut parfois arrêter les frais, on renonce aussi à son petit confort de vie, ces petites habitudes rassurantes. Quand je romps avec quelqu’un avec qui je suis restée quelques temps, il me vient toujours cette même exigence : “on reste amis, hein ?”. Parce que la vie sans lui me paraît inconcevable.

Bon, c'est sûr que quand ton ex, c'est le frère de ta meilleure amie, t'as pas trop le choix de rester en contact

Bon, c’est sûr que quand ton ex, c’est le frère de ta meilleure amie, t’as pas trop le choix de rester en contact

Et pourtant… Si je compte mes ex dans mon entourage immédiat, on arrive à peu près à… zéro. Quelques textos de bonne année/ joyeux anniversaire échangés avec Guillaume 1er et c’est tout. Et je le vis très bien. Parce que oui, dans une relation amoureuse, l’autre devient à un moment un rouage important, essentiel, de notre vie. Comme notre meilleurs amis, notre famille. On s’ébahit d’avoir pu vivre sans lui ou elle avant mais finalement, ce qu’on n’a pas ne peut pas nous manquer. Et puis n’oublions pas : en amour, l’ocytocine nous saupoudre tout d’une jolie couche de paillettes.

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Mais en attendant, en m’endormant hier soir, j’étais juste bien. Alors j’ai envie de dire : merci ocytocine et merci ma vie avec lui. Des fois, le bonheur, ça fait du bien.

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Se faire larguer par un con

Avertissement : ceci n’est pas une situation perso vu que je suis toujours célibataire depuis…ouh la ! Mais parfois, des discussions entre copines donnent de belles idées d’articles.

Soirée en terrasse, discussions endiablées, élocution un peu hésitantes suite à quelques verres glacés, une phrase tombe telle une sentence : »C’est comme se faire larguer par un con, c’est une délivrance ! ». Se faire larguer par un con ? Ok, suite à la chute dramatique d’ocytocine, l’ex devient très souvent un con vu qu’on a perdu nos belles œillères d’amoureuse avec notre amour parti dans les grottes de Rocamadour. Ma sous-culture est sans limite. Mais je m’interroge néanmoins : peut-on vraiment se réjouir d’une rupture dont on est victime, autrement que par orgueil ?

Oui, m’explique-t-on. Parfois, dans ta vie amoureuse, tu rencontres un gars, il est mignon et sympa alors tu tentes le coup. Ça marche aussi pour une fille. Mais au bout de quelques temps, un temps un peu long, tu te rends compte que ce garçon, c’est pas le only One. Parce qu’il a des qualités, certes, mais quelques défauts qui paraissent chaque jour plus énormes, qui t’exasperent. Comme sa manie de jeter ses boxers sales au pied du lit, ses commentaires de mec qui sait tout (ou du moins qui sait mieux que toi), son incapacité à prendre la moindre décision y compris dans le cruel dilemme « pâtes ou riz? »… Je pourrais allonger cette liste à l’envi.

Mais ce garçon, appelons le Maxime, c’est pas un monstre non plus et on passe parfois de bons moments avec lui quand même. Alors on n’a peut-être pas trop d’avenir avec lui mais en attendant, on a notre quota de câlins, de tendresse et de fornication donc bon… Et ça traîne, ça traîne. On peut même tomber dans le travers « je suis en couple, je fais moins (voire plus) d’efforts pour être au top de ma joliesse. Situation pas idéale mais convenable, on fait avec.

Sauf que si Maxime n’est pas le prince de vos nuits, il s’avère que vous n’êtes pas non plus la princesse de ses rêves (j’en ai entendu penser : bien fait !) et un jour, il a plus de couilles que vous (sans mauvais jeu de mots) et vous dit : « je crois que je ne t’aime plus, lalalalalalala » (cet article est une catastrophe en terme de référence musicale). Sur le coup, vous accusez le coup, vous pouvez même fondre en larmes « mais Maxime pourquoi ? Pourquoi-aaaaaaaaah-ah-ah-ah-bouaaaaaaaaah! » (j’onomatopète pas trop mal les sanglots non ?). Vous ramassez vos cliques, vos claques, vos dents et votre égo en lambeaux et alors que vous êtes sur le trottoir à vous questionner sur le sens de la vie, quelque chose vous frappe. Le vent de la liberté. Oui, vous êtes libérés d’une relation peu satisfaisante mais suffisamment confortable pour vous en contenter. Des que vous aurez fait une retouche maquillage pour ne plus ressembler à un panda grotesque, vous repartirez sur les chemins de la conquête.

C’est ainsi. Il est certains plaquages qui s’avèrent salutaires. Vous n’avez pas pris certaines décisions pour de mauvaises raisons comme la flemme ou le confort de l’habitude, la vie vous a secoué pour vous réveiller. Au diable Maxime, tant d’opportunités s’offrent à vous. Olivier, Thomas, Jacob ou Barth’ : foncez, jeune fille (ou jeune homme), la vie, c’est devant vous qu’elle est !

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Pourquoi l’amour est-il toujours un échec ?

En ce moment, je me plonge dans « L’amour dure 3 ans » de Beigbeder. Enfin, je dis ça mais vu que j’ai 50 articles en avance, quand vous lirez ceci, ça fait longtemps que
je l’aurai fini. Donc notre ami Beigbeder se lamente durant une petite centaine de pages de ses amours perdus, tout ça. Moi, ça me fait réfléchir : si la fin du couple est forcément un échec, ne peut-on connaître qu’une réussite amoureuse maxi dans sa vie ?

 

Si je regarde ma vie amoureuse passée, tout ne fut pas rose. Mais tout ne fut pas noir non plus. Dois-je considérer toutes ces histoires comme des échecs parce qu’à l’arrivée, on
n’a pas été séparés par la mort ? On n’aurait donc qu’une réussite amoureuse dans toute notre vie ? Je trouve ça totalement déprimant. Oui, le couple n’a pas duré jusqu’à nos vieux
jours mais c’est pas une raison pour tout jeter avec l’eau du bain, comme on dit. Si je prends mes 4 ans et demi avec Guillaume the first, je ne peux en aucun cas considérer cette relation comme un échec, une perte de temps ou ce que vous voulez. C’est la relation qui m’a fait passer de l’adolescence (enfin, 19 ans, on est encore un peu ado) à l’âge adulte. A la fin, on ne s’aimait plus mais la rupture s’est passée en douceur et cette relation m’a énormément appris sur moi, sur l’autre, sur l’amour, etc. Donc pourquoi la fin d’un couple est toujours vécu comme un échec avec cette pointe de culpabilité, ce « merde, où ça a dérapé ? ».

 

Comparons avec le professionnel. Notre génération n’est plus faite pour rester dans la même boîte toute sa vie, je ne connais même aucun vingtenaire qui aspire à ça. Oui, la
stabilité de l’emploi, c’est confortable mais faut bien être conscient que la progression professionnelle passe plus aujourd’hui par les mouvements externes que par les mouvements internes. Quitter une boîte pour tenter l’aventure ailleurs (en général, meilleure boîte, meilleur poste, meilleur salaire) est toujours vu comme un signe de réussite. En amour, mettre fin à un couple qui était condamné est systématiquement un échec. Alors que si rester ensemble, c’est faire deux malheureux, je ne vois pas où est la réussite, très franchement. Bien sûr, une rupture ça fait mal. L’an dernier, j’en ai vécu une qui me rendait si malheureuse que j’aurais eu le courage de me fracasser la tête contre les murs pour oublier, je l’aurais fait. Ca n’aurait servi à rien d’autre qu’à me faire du mal à moi (physiquement, en plus) mais également au garçon qui m’avait quittée et qui ne l’avait surtout pas fait par sadisme, il s’en voulait énormément. Mais bon, c’est la vie,
je ne lui en veux plus du tout. On n’était pas faits pour être heureux ensemble, les circonstances nous étaient défavorables, il n’y a finalement ni coupable, ni victime.

Aujourd’hui, je suis presque heureuse d’avoir vécu ça. Notre histoire bien sûr, qui aura toujours une saveur particulière pour moi mais aussi cette rupture difficile parce que je m’en suis sortie. La prochaine fois que je pleurerai à m’en fracasser la tête pour oublier, je saurai que je finirai par m’en sortir, faudra juste prendre mon temps pour ça. Là, encore, à bien y réfléchir, je ne vois pas bien l’échec. C’était juste qu’on y a cru alors que c’était clair que ça ne marcherait pas, on a fait preuve de naïveté, sans doute, mais de là à parler d’échec… Toutes les histoires ne sont pas faites pour durer, c’est pas une raison pour parler de gâchis. Je sais que si je vais mal, je n’ai qu’à décrocher mon téléphone pour lui parler, on a connu pire comme échec, non ?

En fait, je n’aime pas cette notion d’échec amoureux, c’est trop absolu. J’ai l’impression qu’en amour, c’est tout ou rien : t’es en couple, t’as réussi, t’es célibataire, t’as échoué. Manichéisme, mon amour ! La nuance, c’est pas fait pour les chiens. Surtout que je connais des maqués malheureux et des célibataires heureux, arrêtons un peu de classer les gens
dans des stéréotypes lourds à porter. C’est pas parce que je suis célibataire que je passe mes soirées à me gaver de nutella pour oublier que j’ai pas d’amoureux surtout qu’à priori, se gaver de nutella ne m’aidera pas à trouver the only one… Si les hommes préféraient les geignardes chocolaïnomanes, ça se saurait.

 

Alors, oui, ça me déprime et ça me gonfle cet état d’échec amoureux qu’on colle aux célibataires ou ceux qui viennent de vivre une rupture. Déjà, une rupture n’est pas
nécessairement une mauvaise chose même si elle n’est pas facile à vivre. Mais c’est comme quitter une boîte : on est triste de dire au revoir aux collègues, on est un peu effrayés par ce
qu’il va suivre mais c’est pour notre bien. Pourquoi n’aurait-on pas le droit, en amour, de mettre fin à une situation qui ne nous convient plus sans forcément passer pour un perdant ? A moins que tout ceci ne soit un complot gigantesque du consortium « ma vie est trop moche, je mange du nutella, pleure dans mes kleenex et regarde des films d’amour avant d’écouter la chanson trop romantique qui me refera utiliser des kleenex ». Mmmm.

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Les histoires d’amour finissent mal (en général)

Par Jane

Si on se réveillait un matin en se disant mutuellement « Je ne t’aime plus, je te quitte, je pars avec la télé et la table basse je te laisse le lit et le chien, sois heureux(se) et envoie moi un faire part de ton futur mariage », ça se saurait, et les marchands de poupées vaudoues feraient faillite (ainsi que les revendeurs de mort au rat à la sauvette)

Il semble donc qu’une rupture réussie passe par une période de bouffage de chignon en bonne et due forme (oui, je fais des généralités, mais honnêtement, les ruptures à l’amiable, c’est beaucoup moins drôle!) Mais afin de faire ça bien, il faut respecter quelques règles de base. Le basique 6 temps de la rupture merdique.

1 – Commencer doucement à se détacher

Pour qu’une rupture sadique soit une réussite, il faut d’abord réussir à mettre la rupture sur le dos de l’autre. Parce que sortir largué, martyrisé, esseulé, éploré etc etc suite à une brutale découverte de la méchanceté humaine, c’est beau, c’est grand, c’est triste. Bref, tout le monde vous plaint. Mais quand on veut se faire larguer, ça aide pas. La solution est donc de commencer doucement à mettre la pression sur l’autre. « Tiens, j’avais jamais remarqué que tu avais de la cellulite » marche très bien auprès des jeunes femmes traumatisées à la seule lecture de ce mot. Vous aurez la paix pendant 2 heures, le temps de localiser, maudire, crèmer, remaudir cette foutue cellulite qui n’était même pas là hier, d’abord. Et vous rappelerez à votre douce et tendre qu’elle n’a plus le statut de déesse vivante à vos yeux, mais celui de nana comme les autres, avec de la cellulite. « Mais oui j’aime quand on fait l’amour, c’est plein… d’amour, alors qu’avec machin c’était uniquement sexuel et bestial » marche très bien pour ces messieurs, le doute sur les capacités de bestialité (donc de virilité) faisant assez souvent mouche. Bien entendu, ce ne sont que des exemples et non un guide exhaustif des petites phrases assassines permettant de rappeler à l’autre qu’après tout, il n’est qu’un être humain, potentiellement interchangeable avec le modèle plus récent et plus perfectionné.

2 – Mettre de la distance

Maintenant que votre partenaire n’est plus sur son petit nuage et se rend compte que de grandes mesures s’imposent pour reparaître parfait(e) à vos yeux, il faut passer à l’étape 2, la suggestion « C’est bien que tu te remues, mais il est peut-être trop tard. » Par la même occasion, vous pouvez lui faire découvrir comme la vie est dure sans votre présence. Parce que oui, votre présence est un honneur et un bonheur de chaque instant, il ne faudrait pas l’oublier! Il est donc temps d’organiser ce petit week-end entre potes/copines. Attention, pour maintenir une aura de sainteté, il ne faut absolument pas préciser que ce week-end sera mixte. Chéri(e) d’amour est peut-être effondré(e) par la découverte de sa cellulite naissante et/ou de sa libido décroissante, mais n’est pas encore totalement stupide. En cas de suspicion, un simple « Mais ptain t’es paranoïaque toi! » sur un ton exaspéré réussit généralement à calmer la crise naissante. Au pire, préciser le nom de quelques participants (mais surtout pas celui du canon intergalactique qui vous fait fantasmer depuis 6 mois ou de la greluche qui vous tourne autour avec la discrétion d’un troupeau d’ours autour d’une ruche) Durant ce week-end, faire le mort. Ne pas répondre au message le premier soir. Couper son téléphone le second. Le rallumer mais sans répondre le troisième. Envoyer un texto exaspéré le quatrième « Je suis crevé, malade et pas encore rentré, fais ce que tu veux » (en réponse au « on se voit ce soir ou pas? ») En clair, torturer l’autre pendant un long week-end (oui, les longs week-ends font 4 jours) et être cassant ensuite. Si toutefois votre partenaire avait un sursaut de fierté, et refusait de vous parler, ne surtout pas faire le premier pas, vous ruineriez tous vos efforts. Laissez le/la revenir (pour le coup de grâce)

3 – La mise à mort

Au bout de quelques jours de silence radio, l’être jadis aimé risque de cèder, et de tenter une approche MSNienne (petit(e)s veinard(e)s), téléphonique (moins drôle, il faut trouver le ton juste) voire même, pour les plus malchanceux, visuelle (quelques leçons au Cours Florent peuvent servir dans cette dernière éventualité) Cèder maintenant devant la détresse palpable du futur-ex qui telle une mouette isolée a senti le vent tourner serait une grossière erreur. Vous avez entamé la phase d’isolement psychologique et de remise en question, il ne faut pas faiblir! Quand votre partenaire s’énerve légèrement en demandant une explication à ce silence radio, énervez-vous deux fois plus (tout est question de proportions pour que cette recette fonctionne) Non mais c’est vrai, ce n’était qu’un week-end, et puis d’abord, il ou elle fait pire et ça ne le/la dérange pas. Ouch. Ben oui, il faut enfin porter le coup bas, le bien mesquin. Réattaquer sur le sujet de la perfection pas si parfaite que ça. Parce que oui, pendant les week-ends en famille, l’amour de votre vie a tendance à ne pas appeler tous les soirs, ou à ne pas passer sur MSN. Un comble quand on sait quand même que les visites à la famille sont au nombre impressionnant de 3 par ans. Ne pas trouver le moyen d’envoyer plus d’un texto par soir ou d’appeler plus d’une fois tous les 3 jours méritait bien un week-end de silence absolu! Quand votre psychopathe en devenir demande d’un ton excédé « Tu veux quoi finalement? Qu’on en reste là? » répondre, d’un ton encore plus excédé (c’est vous la victime de l’ignoble chantage à la rupture quand même!) « A chaque fois c’est pareil, une engueulade, et tu veux tout larguer. Alors ce coup-ci, oui, c’est bon, c’est fini. »
ATTENTION: Gaffe à n’absolument pas commettre: Rajouter (sans reprendre votre souffle) « Et tu me diras ce que je dois faire pour la banque et quand je dois venir signer les papiers et récupérer mes affaires. » Ca fait un chouia prémédité (mais juste un chouia hein!)

4 – Gèrer l’après rupture

Vous pouvez souffler, le plus technique est passé. Mais il ne faut cependant pas vous endormir sur vos lauriers, tant que maintenant-ex n’est pas totalement sorti(e) de votre vie.
– Prenez des nouvelles quand vous sentez que ça ne va pas. Parce que vous êtes un monstre, mais que ça vous dérange quand même de faire souffrir quelqu’un que vous avez aimé (dans une autre vie) Ou parce que vous êtes un monstre et que le malheur de l’autre vous remplit d’une jouissance inexprimable.
– Soyez plein de bonne volonté, mais expliquez que les éléments sont contre vous. Vous aimeriez beaucoup récupérer les trucs embarassants qui jonchent l’appartement, mais sans le permis et avec vos horaires de travail, il faudrait que l’ex se rende un peu compte que vous ne pouvez vraiment pas. Non non, vous n’avez pas un seul moment le week-end de disponible (voir explication plus bas)
Il faut noter que rester en bons termes est indispensable afin de continuer à profiter pleinement de la bonté (niaiserie?) naturelle de votre ex.

5 – La période assisté de la vie

Une fois l’ex bien anéanti et très emmerdé(e) par la paperasse qu’il/elle se tape seul(e) vous pouvez recommencer à vivre. Mais attention, quelques précautions s’imposent afin de rentabiliser au maximum ce temps béni des dieux de la glanditude:
– Evitez d’utiliser la carte bancaire du compte commun pour payer un week-end à votre nouvelle greluche (vous savez, celle du week-end entre potes) Parce que le pigeon de service va se rendre compte que vous avez encore moyen de retirer de l’argent, va connaître votre localisation géographique, va savoir que le week-end où vous n’aviez pas le temps de venir chercher vos affaires, c’était parce que vous aviez une nouvelle pintade à honorer. Et ex bafoué(e) va aussi réfléchir, d’un coup…
– … et bloquer le téléphone dont les factures sont encore débitées sur son compte. Donc avoir accès à l’historique des textos envoyés depuis le site. Donc découvrir le double jeu qui durait depuis des mois. Donc l’avoir un peu mauvaise d’un coup.

6 – Le summum de la revanche: les menaces

Bon, vous êtes grillé(e), votre ex sait que vous avez un peu joué avec lui/elle, le rôle de la victime larguée devient un peu plus difficile à incarner en étant crédible. Surtout que là, la victime, ce n’est plus tellement vous quand on y réfléchit bien. Et puis comme la nouvelle victime est un peu furax, et pense (mais uniquement en pensée) à de multiples revanches (griffonner le numéro de téléphone de la nouvelle dans les toilettes d’une aire d’autoroute, revendre vos affaires sur eBay, hurler au monde entier sa haine profonde…) et que vous ne savez pas qu’il ou elle à une conscience et donc ne fera pas grand chose, next step: Les menaces: « Tu veux jouer, on va jouer. » Arghhhh. Ben oui, les menaces, ça marche toujours, si vous avez toujours les clés, et un esprit assez pervers pour pourrir l’existence de l’autre. Accessoirement, vous perdez tout reste de considération qu’il ou elle avait pour vous, mais greluche ou nouveau canon sont là pour vous regarder avec de nouveaux yeux pleins d’amour en vous répètant que ce n’est vraiment pas juste d’avoir à vous farcir un(e) psychopathe comme ça. Qui a dit que l’amour rend aveugle déjà??

Toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé n’est que pure coïncidence (j’aurais peut-être du le mettre au début ça)

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Pauvre petite chose

Par Mister BigCertains d’entre vous entendent parler de Mister Big, voient mon nom apparaître de ci de là, et, pour les plus curieux qui ont cliqué sur les archives, je représente aussi quelques rares articles. Le pourquoi du comment de cette présence épisodique est simple : la vie et ses déboires. En ce moment, mon meilleur ami vit une de ces périodes difficile où tout semble s’acharner sur lui. Moi, je l’ai vécu entre septembre 2005 et Janvier 2006. Il me semble vous avoir promis, dans une de mes rares apparitions (qui a dit « j’ai vu la vierge ??? »), de vous raconter le pourquoi du comment. Et bien le voilà.

Prenez un Mister Big heureux en amour, avec un CDI lui permettant de poser le préavis de départ de son appart pour aménager avec son cher et tendre, des zozios qui chantent, le soleil qui brille, etc etc… Ca, c’était moi l’été dernier. Et là, cruel comme un enfant qui arrache ses ailes à une mouche pour voir combien de temps elle va survivre sans, le destin a décidé que j’étais trop gâté depuis trop longtemps et m’a fait payé mon bonheur au prix fort.

Premier acte : je te quitte. Pour moi, le vent a tourné le temps d’un WE. J’étais casé, suffisamment alcoolique pour sortir presque tous les WE avec Gauthier, le reste du temps partagé entre son boulot et l’homme que j’aimais, et tout semblait parfait. Fin octobre, je devais quitter ma coloc pour me créer un nid douillet avec mon homme. Et là, à la mi-septembre, sans crier gare, en rentrant d’une journée passée avec des amis, voilà que j’entends un « je ne t’aime plus, ça peut plus durer comme ça ». Un coup de vent sur un château de carte, et vlan, plus rien ! J’étais largué. Lui, le lendemain, prenait le train pour rentrer chez papa-maman et me laissait seul avec un préavis pour nulle part et un hébètement sans fin face à ce qui me tombait sur la gueule. Bon, vous me direz, on se fait tous larguer. Avoir son univers entier qui s’effondre, c’est probablement arrivé à tous ceux qui lisent ces lignes, on y survit. Ca, je suis d’accord avec vous. Mais ce n’était que le premier acte.

Acte deux : tu m’passes ton portable ? Environ 15 jours après m’être fait méchamment lourdé, Gauthier me sort un vendredi soir et on noie nos pensées dans la vodka, mère au sein si réconfortant quand tout va de travers… 5h du mat : faudrait que je rentre, je bosse à midi (hé oui, même le samedi !) Qu’à cela ne tienne : je vais rentrer à pieds, 20 minutes de marche, ça va me dégriser. Je bise tout le monde et hop ! Je décolle… je fais 100mètres, et là, au rond point, une voiture s’arrête, un jeune homme d’obédience nord-africaine (oui, on appelle ça du politiquement correcte, car si j’avais dit un reubeu, on m’aurait traité de raciste ! mais j’y peux rien, moi, si je me suis po fait agressé par un suédois !!!) descend du coté passager et m’apostrophe en me disant « ma voiture est tombée en panne ! Tu peux me passer ton portable ? » « heu… j’ai plus de forfait, désolé ! » D’habitude, ça suffit pour que le type me lâche. Ben pas ce coup-là !  Il continue à m’importuner, moi j’avance, puis d’un coup, je sens une main sur mon épaule gauche genre « tu vas me regarder que tu le veuilles ou pas ! », je tourne légèrement la tête, et, sûrement soucieux que ma coupe de cheveux tienne en place, le type me pulvérise une grande giclée de laque ! Sauf que la laque, c’était une bombe lacrymo, et que c’est pas mes cheveux qui étaient visés, mais mes yeux. Et il avait bien calculé son coup : il me l’a collé à deux centimètres de l’œil gauche et m’en a pulvérisé sur toute la gueule ! Mais pas de chance, suis pas un pédé, moi ! La surprise passée, je me retourne et je lui lance un « t’avais bien calculé ton coup, connard ! » Enfin… courageux, mais pas téméraire, le gars ! Il était déjà en train de courir à toutes jambes pour retourner retrouver son pote dans la voiture soit disant en panne ! Tout fout le camp ! Il m’agresse et oublie même d’essayer de me faucher mon portable que je tiens pourtant dans la main ! Bref… il aura fallu 8 à 10 secondes pour que la lacrymo commence à faire effet, mais après, elle a pas fait semblant de brûler ! Heureusement pour moi, la mère d’un pote habitait la rue d’à coté, donc j’ai foncé chez elle, je l’ai réveillé et j’ai rincé tout ça ! Aucune de mes lentilles n’avaient disparu, mes yeux allaient mieux, et le lendemain, me suis réveillé avec le plus merveilleux peeling qui ne m’ait jamais été fait ! En un mois, je me retrouve largué puis agressé. Ca commence bien.

Acte trois : Toit et moi. Entre toutes ces émotions (car, en plus de ça, mon ex m’a joué pendant presque deux mois le grand jeu du « je sais plus si je sais que je sais pas si je sais vraiment si j’aurais pas mieux fait de savoir avant car au final je me demande si je t’aime pas toujours ») et mon boulot, me voilà arrivé à la fin de mon préavis et toujours pas d’appartement en vue ! Premier novembre : Mister Big remplit un garde meuble et amène ses dernières affaires chez la mère du pote qui m’avait recueillit après l’agression. Que cette femme soit canonisée ! Elle m’a hébergé pendant un mois, et ça m’a énormément aidé ! Mais en décembre, elle avait de la famille qui arrivait, je pouvais pas rester. Un copain connaissant mon problème m’avait proposé une colocation provisoire, je bondis donc sur l’occasion : je prends mon baluchon sous le bras et je passe décembre chez lui. Mais là aussi, chaque chose a une fin. Début janvier, toujours SDF, j’échoue chez Océane chez qui j’avais déjà dormi quelques WE. Mais, détail intéressant, elle aussi lâchait son appart, donc j’avais jusqu’à la fin janvier pour trouver quelque chose, même une vieille niche pour chien, sinon c’était vraiment la rue ! Chez Emma, je repère quelques offres sympa d’appart sur internet, je visite, je visite, mais rien. Je dois en visiter un dernier. Mais le jour même, on m’appelle une heure avant pour me dire « ben on a pas encore récupéré les clefs, on vous prévient dès qu’on les a ». J’étais en deuxième position pour le visiter. Je vais à l’endroit, je regarde l’immeuble, et, me sentant aculé, je décide de prendre le susdit appart sans même l’avoir visité, vu que je n’étais pas prioritaire pour le voir et donc le prendre. Je n’avais jamais fait ça de ma vie, mais aux grands maux les grands remèdes : je joue la Causette à l’agence, qui accepte, puis refuse, mais me promet (-craché-juré !) de me le faire visiter en tout tout premier ! Je visite, je signe ! Et voilà comment j’ai enfin mis fin à presque trois mois de SDFisme mondain.

A tout ceci je rajouterai d’importants problèmes d’argent en Novembre, des pressions à mon boulot de merde, Gauthier qui part pour Paris, mon ex qui me tourmente, et même des morpions en décembre, tant qu’à y être. Mis bout à bout, tout ça, ça use, et ça use même beaucoup. J’étais assez souvent dans un état second, j’ai même décompressé une fois au boulot (pour plus de définitions, demandez à Emma, c’est elle l’infirmière psy !), et je lançais même un « qu’est-ce que je serais mieux si j’étais mort » à l’occasion. Heureusement, ceux qui me connaissent vous le diront, j’ai un moral solide et une personnalité assez prononcée pour dire ce genre de chose mais jamais passer à l’acte ! C’était une sorte d’exutoire à mes idées noires. D’ailleurs on riait beaucoup de nos malheurs avec Gauthier à l’époque en les abordant de façon tragi-comique genre « je me suiciderai jamais, mais si un bus avait la bonne idée de perdre le contrôle et de me faucher au passage, ça serait pas une mauvaise idée… » Bref, je ferai pas un « acte quatre » pour tout ça, mais j’ai été à deux doigts de la dépression nerveuse, et c’est bien parce que j’ai une volonté d’acier, un moral à tout épreuve et des gens qui m’entourent que j’ai réussi à dépasser tout ça ! Maintenant, je finis de me reconstruire, que ça soit au niveau de mon cocon à moi (mon appart, en gros !) comme de penser les plaies de mon cœur et de réaliser tout ce qui m’est arrivé en l’espace de quelques mois. Le prochain acte sera de réellement faire quelque chose de ma vie. Dans l’immédiat, je garde mon boulot de merde le temps de finir de me reconstruire (et surtout de tout payer !) et après, je tente de trouver ma voie. Mais ma priorité number one maintenant, c’est d’être égoïste et de ne penser qu’à moi. J’ai toujours pensé aux autres, taché de leur faire plaisir, tout sacrifié pour mon mec, et voilà où ça m’a mené ! Je passe en premier, désormais. Quand je vivrai la vie que je veux vivre, là, je pourrai penser aux autres.

Voilà en gros un aperçu de la vie de Mister Big et de ses petits tracas. Présentations et explications faites, je vais enfin pouvoir plus participer à ce blog !

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