Silo, la dystopie confinée

Quelle est la recette de vacances “repos” réussies : un canapé confortable, un plaid, une cheminée et un bon bouquin. Cette année, j’ai eu du bol, j’ai réussi le combo (ça faisait bien deux ans que je n’avais pas eu droit à la cheminée de Noël chez mes parents pour cause de “il fait 15°”) et sur la partie bouquin, j’ai jeté mon dévolu sur Silo de Hugh Howey, une dystopie claustrophobe. Et très chouette.

Silo de Hugh Howey

Je vous raconte l’histoire : dans un futur lointain, ce qu’il reste d’humanité s’est réfugié dans un silo pour échapper à l’air devenu toxique. La société est donc organisée par strates, on se déplace dans le silo par des escaliers, chaque caste occupant différents niveaux : il y a les mécanos, les fournitures, le DIT et, au sommet, la mairie et la police, à savoir un shérif et un assistant. Les habitants du sommet viennent dîner avec plaisir à la cafétéria où est diffusé les images captés en extérieur par des caméras. Sauf que l’air salit les caméras et dès qu’une personne est condamnée, elle est expulsée du silo le temps d’aller nettoyer les caméras avant d’aller mourir sur la colline d’en face.  Nous suivons donc plusieurs personnages : Holston le shérif qui ne se remet pas de la mort de sa femme, la Maire Jahns, l’adjoint du shérif Marnes et Juliette, une mécano appelée par les sommets pour un nouveau destin. On découvre à travers eux la vie du silo mais aussi des secrets bien enfouis sur cette société décidément trop bien huilée…

Silo de Hugh Howey - illustration

Alors dit comme ça, si vous lisez mes articles sur les dystopies, ça va vous faire penser à un autre que j’avais adoré : Metro 2033. Oui, c’est d’ailleurs cette similarité qui m’avait poussée à acheter Silo. Une dystopie claustrophobique, la version russe vs la version américaine… Sauf qu’en fait, les similarités sont plus géographiques qu’autre chose : dans Metro, tout tourne autour de mystérieuses créatures nées des radiations et la découverte de micro sociétés alors que dans Silo, il n’y a qu’une loi et point de créatures cheloues, tout n’est lié qu’à la nature humaine,on va dire. Point fort de Silo, également, l’une de ses héroïnes : Juliette, la meuf badass. Alors vous allez me dire qu’une héroïne dystopique badass mais pas trop, hyper démerde, un peu hors norme mais pas trop, ça rappelle des figures déjà croisées genre un peu Triss ou Katniss (je vous avoue que même sans avoir vu Hunger Games, je n’ai pu m’empêcher de donner les traits de Jennifer Lawrence à Juliette… c’est à cause de la tresse, je crois)(et pas Shailene Woodley alors que j’ai vu deux Divergente mais j’ai vu Big little lies depuis et Shailene, je l’aime mieux en Jane qu’en Triss, essentiellement parce que les films Divergente sont tartes) mais j’ai bien aimé Juliette. Je sais pas, les héroïnes ne sont jamais omnipotentes comme Robert Langdon de Dan Brown ou Darwin Minor de Dan Simmons, des livres que je n’aime pas car c’est pas crédible le mec qui réussit à peu près tout et que du coup, y a aucun enjeu. Là, on sait bien que Juliette se sortira des épreuves mais elle galère parfois à comprendre ce qui arrive, sans être débile pour autant. Non parce que les héros qui ne comprennent rien alors qu’ils ont absolument tous les éléments pour piger, ça m’éneeeeeeerve (faudra que je vous parle de la série Dark d’ailleurs).

Silo, le film

Ce roman est bon sur ses personnages féminins, Juliette mais aussi la maire Jahns ou encore Shirly chez les mécanos. J’ai trouvé les personnages masculins moins bons par contre, assez manichéens, moins nuancés. Autre (petit) point noir : quelques pistes lancées sans qu’elles ne soient poursuivies, on n’aura jamais le fin mot. Ce n’est pas dramatique en soi, ce ne sont que des axes secondaires finalement mais… je chipote. Parce que ce roman est vraiment super agréable à lire, je l’ai littéralement dévoré et je vous le conseille.

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Mauvaises rencontres : les mythos tendance pervers narcissiques

J’ai croisé aussi quelques spécimens de ce qui semble être des pervers narcissiques ou en tout cas de jolis manipulateurs se reposant sur la dénigrement de l’autre pour prendre le dessus. Le tout avec un joli mytho pour bien t’embobiner.

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Cas 1 : l’héritier de la famille Mulliez

Joli jeune homme croisé il y a 2 ans, le gars m’invite à boire un verre chez lui. Malgré ses 23 ans, il vit dans un appart meublé avec goût par une dame de 80 ans, à vue de nez. Il m’explique avoir récemment acheté l’appart meublé. Oui, bon, ok, pourquoi pas. Le jeune homme est étudiant en histoire et joueur de poker un peu professionnel ce qui est bien parce qu’il gagne de l’argent sans le déclarer. Bref, 1er rendez-vous sympa, j’ai quelque fois froncé des sourcils mais ça passe. 2e rendez-vous, par contre, mes feux passent tous au rouge : il m’explique que sa mère a un nouveau compagnon et qu’il ne le sent pas car il est persuadé que c’est un manipulateur tendance pervers narcissique “et je m’y connais, moi aussi, j’aime manipuler les gens”. Alerte, alerte, ça commence à puer. Et le voilà qu’il m’explique que sa mère doit être prudente car tu comprends, sa famille a plein de frics, plein plein. D’ailleurs, en vrai, sa famille, c’est celle qui possède les Auchan-Décathlon. Huuuu ? De retour chez moi, je tape son nom, je retrouve sa mère, sa soeur, j’essaie de croiser les données. Je trouve qu’il a joué dans un film étant petit (son père bosse dans le ciné donc tout à fait plausible) mais aucun lien avec la famille Mulliez, ni de près, ni de loin. Le fait qu’il soit juif et originaire du sud de la France aurait aussi pu m’interpeller mais bon…

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Cas 2 : L’ingénieur-photographe-coach de vie-importateur de safran

Ouais, rien que l’intitulé, ça vous creuse une ride du lion. Celui là reste le cas le plus beau mais la blague a duré une bonne demi-douzaine de rendez-vous. Le mec, plutôt pas mal, une gueule à la Bruno Salomone un peu, un peu engoncé dans sa chemise limite trop petite mais ça passe. 1er rendez-vous, tout se passe bien mais première alarme s’allume “normalement, je sors avec des filles bien plus jolies que toi mais bon, toi, tu es belle”. Heu… Il m’insulte ou me complimente là ? Bref, comme il est coach de vie, il va me reprendre en main, faut pas que je m’inquiète. Ah mais je m’inquiétais pas en fait… Bref, un premier rendez-vous qui se termine chez moi, très bonne alchimie physique (d’où la durée de la blague). Je le vois une seconde fois chez un pote à lui car il hébergeait un pote chez lui et pouvait pas m’amener là -bas (mmm…). Les 3 rendez-vous suivants ont lieu chez moi, 3 soirs de suite car il squatte je ne sais plus bien où car le pote qu’il héberge a ramené sa meuf qu”il connaît depuis 3 mois pour la demander en mariage. Là, c’est officiel, je comprends rien à sa vie. Il débarque donc chez moi le soir, fait un peu de boulot (il était d’astreinte) donc au moins la partie ingénieur ou assimilée était vrai. Bref, on copule, on dort et le dernier matin, veille de mon départ en Corse, il me prend dans ses bras et me demande de lui envoyer des photos de mon voyage. Car oui, je suis peut-être moins jolie que ses ex mais il trouve que j’ai un vrai talent de photographe, notamment dans le cadrage (ah…).

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Bref, je pars, on s’échange des sms puis il m’annonce peu de temps avant mon retour qu’il doit partir à Washington pour signer un contrat avec des clients. Oui, ok. Plus trop de nouvelles, j’essaie de le revoir mais j’apprends qu’il est en vacances en Corse (hein ?) puis il est d’astreinte, encore et toujours et semble l’apprendre le matin même pour le soir. Mmmm… Il me saoule, je l’envoie chier et rencontre Victor sur ces entrefaites. L’étrange monsieur revient, je le laisse un peu mariner mais ça capote entre temps avec Victor. Moi faible, je finis par céder et aller (enfin) chez lui. Appart plutôt sympa dans le VIe. Mais la soirée vire un peu bizarre. Il m’explique qu’il connaît bien la mère de Carla Bruni mais la vraie, hein, pas celle qu’on voit dans les magazines. Sa vraie mère, c’est une Brésilienne mais elle a trompé le père de Carla et il est parti avec la petite et cette pauvre femme a tout perdu. Ne connaissant pas la vie de Carla, je réponds quelque chose comme “ah euh ?”. Puis on parle photos et de mon récent voyage en Irlande et voilà qu’il me montre ses propres photos et je ressens comme un malaise : sur quasi toutes les photos, son ex… de dos… quasi toujours de dos. Mais ciel pourquoi ? Je découvre des photos d’une autre de ses exs, une fille avec un piercing labial, des photos d’eux en Thaïlande, sur les îles Similan que je reconnais bien, il m’explique qu’il avait un centre de plongée là-bas, blablabla. Oui, tes photos, elles puent les photos de vacances à mort mais bon, après avoir été coach de vie, importateur de safran (il me proposait d’ailleurs de faire son CM), ingénieur télécom, photographe, il pouvait aussi avoir tenu un club de plongée en Thaïlande, hein, on n’est plus à ça près. Je me tape aussi les photos de ses vacances en Corse (celles juste avant ce rendez-vous, donc) où je découvre des photos d’une demoiselle nue. Heu… je suis fort à l’aise. Rajoutez à ça une malaisienne qui n’arrêtait pas de l’appeler pour qu’il lui fasse son thème astral (?) et son ultime mytho “moi, j’étais en classe avec Vanessa Paradis, elle n’aimerait pas que certaines photos ressortent, tu comprends…”. Je comprends surtout que quand tu veux pipoter une experte des réseaux sociaux, tu vérifies avant que ta fiche Copains d’avant n’indique pas clairement que tu étais en province au collège/lycée, loin de Vanessa Paradis, donc.

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Evidemment, je ne l’ai plus jamais revu… Ah et pour Carla Bruni, c’est son père qui est Brésilien… raté.

 

Bref, je vous passe les cas des mecs qui te mettent sur un piédestal, veulent t’épouser à 3h du matin et ne vous rappellent plus jamais car c’est finalement assez courant, j’ai croisé le cas hors site de rencontre aussi. Mais ne désespérons pas. Il y a aussi de jolies histoires, parfois. A suivre !

 

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Ulysse, mon Everest

J’ai une petite particularité dans la vie : j’aime parfois lire des livres sans avoir aucune idée de leur sujet. Exemple : Ulysse de James Joyce, acheté deux ou trois ans plus tôt et retrouvé à l’occasion d’un dépoussiérage d’étagère. Faut dire que dès l’achat, j’ai été un peu conne, je l’ai pris car il était cité en préface d’Ada ou l’ardeur de Nabokov que j’avais peu aimé (mon Mont Blanc, on dira). Moi masochiste, moi acheter livre qui avait plus ou moins inspiré un ouvrage que j’avais pas vraiment aimé. Au dos du livre, une petite séance de branlette de la part des traducteurs. Naïvement, je pense à une réécriture de l’épopée d’Ulysse. Ahah. Non.

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Début juillet. Après être rentrée de l’Ile de Ré où j’avais lu le très bon « L’influence de l’odeur des croissants chauds sur la bonté humaine », je suis donc en mode « boulimie littéraire ». Ca me fait ça quand j’ai lu un livre que j’ai aimé, ça me motive à lire beaucoup. Donc je me glisse dans mon lit et me lance dans la lecture de ce sublime pavé de 1157 pages (mais format de poche). Je commence à lire et découvre l’histoire de deux mecs en Irlande, Mulligan et Dedalus. Ah ok, on est un peu loin de la Méditerranée et du Roi d’Ithaque mais soit. Je lis, je lis, le style devient rapidement étrange. Hein ? Je finis par me faire mon interprétation : c’est écrit comme si on était dans la tête du personnage, on suit ses pensées mais littéralement, avec ses ratés, ses coqs à l’âne, ses phrases non terminées parce qu’après tout, je me comprends. On quitte Dedalus pour suivre ensuite Leopold Bloom, un Juif de Dublin qui passe une folle journée : un petit tour à la boucherie acheter un rognon puis chez le savonnier, il rentre chez lui, mange, voit sa femme, repart assister à un enterrement, va au journal chercher son salaire, va au bar, mate une fille sur la plage, part en plein délire mégalo où il serait le Roi du monde, traîne avec un Dedalus complètement bourré le soir, le ramène chez lui puis va se coucher. Il est tour à tout acteur ou spectateur, on saute de son point de vue à celle des gens de son entourage, tu sais jamais bien qui pense, qui dit quoi et ce qu’il se passe vraiment. On comprend juste que Bloom est quand même un joyeux queutard mais on découvre sur les 50 dernières pages sans aucune ponctuation que sa femme n’est pas en reste.
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Mais en fait, l’histoire, on s’en fout, c’est juste un prétexte. Joyce s’éclate, il teste les styles d’écriture, passant d’une narration un peu classique à une écriture quasi automatique avec mots inventés en passant par une écriture théâtrale et, donc, en finish sans la moindre ponctuation. En fait, lire Ulysse de James Joyce se rapproche d’une expérience mystique dont tu n’es pas sûr de comprendre ce qu’il se passe. Si je devais faire une comparaison, ça me rappelle la séquence psychédélique en fin de 2001, Odyssée de l’espace, à partir du moment où le spationaute entre en contact avec le Monolithe gravitant autour de Jupiter. T’es déstabilisé, tu essaies de te raccrocher à des éléments pour tenter de comprendre, tu essaies d’interpréter, de remettre ce qu’il se passe dans une sorte de logique cohérente. Mais par là même, est-ce qu’on ne dénature pas un peu l’oeuvre ? Je sais pas, j’aime pas ne pas comprendre…

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Bref, pendant 1157 pages, j’ai quand même un peu souffert. Et pourtant, il y avait parfois quelque chose, une scène qui, soudain, me scotchait et me faisait progresser soudain dans ma lecture, des réflexions assez intéressantes. Un moment de grâce qui te fait t’accrocher mais qui disparaît assez vite pour te replonger dans les dédales de pensées de Bloom, Dedalus, Marion Bloom ou Dieu seul sait qui. Vous vous demandez sans doute pourquoi je me suis accrochée pendant ces 5 mois où je n’ai quasi lu que ça. Ce livre que j’ai trimballé en Corse, en Irlande (ça tombait bien), en Belgique, chez mes parents, chez ma soeur… Et bien, par orgueil. Saviez-vous qu’Ulysse était le 3e livre le plus abandonné en cours de lecture du monde ? Bah voilà, moi, je l’ai fini. Je sais pas si je peux me vanter de vraiment l’avoir lu vu que parfois, je lisais les mots sans y penser, mon esprit voguant ailleurs, loin, loin. Quelque part, c’est un peu reposant, ça me permet de rêvasser sans aller me péter les yeux sur Yahoo! jeux, spasimal.

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Bref, je suis bien ravie de l’avoir fini pour reprendre la longue liste de livres en attente. D’ailleurs, le livre suivant m’a tenu 4 jours. Un peu comme un énorme pétage de bide après un régime. Bon, par contre, à la rentrée, j’irai chercher quelques fiches lecture sur le web pour bien tout comprendre. Je crois avoir compris que l’histoire suivait plus ou moins la trame de l’Odyssée mais ramené au niveau d’un modeste citoyen de Dublin, chaque chapitre renvoyant à un personnage homérique. Nan parce que je pensais que la postface du livre m’aiderait mais il s’agissait juste de 30 pages d’onanisme total où les traducteurs ont expliqué qu’ils avaient fait un super boulot. Mon conseil : ne la lisez pas, c’est bien pire que le roman.

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Plus belle la vie, la série über progressiste

Je l’avoue, je ne suis que peu la série Plus Belle la Vie, essentiellement parce que je suis rarement chez moi à 20h en semaine. J’essaie de comprendre qui est qui et qui fait quoi mais arriver 8 ans (je crois) après le début de l’histoire, c’est coton pour tout comprendre. Surtout que j’aimerais savoir qui a eu la géniale idée d’appeler les Dupond et Dupont de la série « Jean-Paul » et « Jean-François », comment tu veux que je les confonde pas !


Je ne vais donc pas m’adonner à mon vice, celui de me moquer des séries car je n’en sais pas assez, je n’ai que des bribes d’histoires, des anecdotes pas très parlantes. Bien que je me demande avec qui l’actrice qui fait la serveuse n’a pas couché pour être cantonnée à un rôle de dépressive n’ayant plus dans sa vie qu’un chien. Dur. Donc passons sur les scénarii rocambolesques (il s’en passe des choses à Marseille dis donc) pour en venir quand même à un truc que je tiens à saluer : Plus Belle la vie est progressiste. Et je vous illustre ça :
L’amour intergénérationnel
Dans Plus Belle la Vie, l’amour transcende les âges. Des histoires que j’ai suivies, Blanche se tape le fiancé de sa fille Johanna puis Estelle l’esthéticienne qui va rouler des pelles au vieux propriétaire de la compagnie de ferries mais je ne me souviens pas du tout de son nom. Là, y a rien de bien incroyable, passons donc à la suite.


Les couples mixtes
Là, déjà, on est un peu plus dans le progressiste : contrairement aux soap opéras américains, ça se mélange sec entre personnes d’origine ethniques différentes. On a par exemple Estelle(toujours l’esthéticienne, oui) et Jawad, Abdel (je crois. Je retiens pas son nom mais je le laisserais bien faire me faire du bien) et Barbara, Jean-Paul et Samia, Laurence et le docteur dont j’ai oublié le nom… Une des principales héroïne a un enfant métis… Bref, l’origine ethnique n’est pas une barrière et ça, c’est une putain de nouveauté sur ce type de programmes.


Les couples homos qui ont même des enfants
Il y a aussi des gays dans Plus Belle la vie. Y a le barman, déjà, qui a au passage une coiffure épouvantable. Bon, il a un côté Diva Passiva un peu fatigant, ça fait très « la pédale clichée » mais son compagnon, par exemple, est docteur. Et a adopté un enfant avec son ancien compagnon. Bon, ça se passe mal là parce que si j’ai bien tout compris, son ex ne veut plus que le docteur voit son fils car il n’a pas digéré la rupture. Mais le gamin, ado maintenant, n’est pas traumatisé par l’homosexualité de ses pères (mais plus par les relations conflictuelles entre eux mais comme tous les gosses de cette série vu qu’ils divorcent tous. Ceci étant, il doit être beaucoup plus équilibré que les enfants Newman qui n’arrêtent pas de se marier avec les exs de leurs parents et vice et versa d’ailleurs. Va comprendre…).


Une série où les ethnies se mélangent, les homos s’aiment et élèvent des enfants, je veux pas dire mais c’est quand même pas partout, surtout dans les séries françaises. Vous imaginez Julie Lescaut se faire trousser par Mouss Diouf sur son bureau, vous ? Si je reprends deux univers de série phare, c’est quand même pauvre en homosexualité et mixité …


Sous le Soleil : Jessica a beau avoir adopté un enfant noir, y a pas des masses de « minorités visibles » dans le lit de nos héroïne. Y en a bien une qui a une aventure avec un gitan (la même Jessica je crois) mais en dehors de ça, c’est blanc, blanc, blanc… Et pour les gays, y a bien eu le mec qui était d’abord le prétendant de Laure avant de découvrir qu’il était son frère alors on peut se demander si, dans la tête des scénaristes, son homosexualité n’est pas née de l’inceste qu’il a quasi commis (ils ont juste fait des bisous (je crois)).


L’univers AB : alors là, je maîtrise mieux. Côté gay, à part quelques personnages dont la sexualité est finalement peu exploré (Gérard des filles d’à côté qui finit hétéro en fin de compte), la seule question de l’homosexualité ressort surtout dans les histoires de cul des super nymphos (Audrey, Hugo et surtout Ingrid, la mante religieuse ultime). Quant aux couples mixtes, déjà, dans les premières années, on n’a même pas de Noir ou d’Arabe dans les séries. Puis vint le Miel et les Abeilles avec l’incroyable couple Marie (petite blanche bourgeoise) et Giant Coocoo, noir…et nain ! Mais les acteurs n’ont jamais échangé un baiser… On a ensuite un couple mixte dans une sitcom méconnue « L’un contre l’autre ». Dans Hélène et les garçons et ses avatars, Nathalie se tape un beau métis américain (mais plus par loi mathématique ou les 1 seuls se mettent forcément ensemble) puis blanc, blanc, blanc (même quand ils vivent dans les Antilles, ils côtoient quasi aucun Noir à part quelques figurants) puis ils nous sortent un Sri Lankais de nulle part qui sert d’hébergement à Hélène et Jeanne quand elles sont en galère avec Nicolas mais lui aussi aura sa petite blanche… Crystal, une prostituée.


Bref, je suis vraiment pas une spectatrice assidue de Plus Belle la Vie et vu que je comprends rien quand je tombe dessus, ça m’encourage pas… Puis je m’en fiche un peu en fait. Mais en ces temps de climat nauséabond où le racisme et l’homophobie s’assument sans complexe, voir un peu de mixité et d’homosexualité sans avoir l’impression que c’est juste pour un « alibi minorités visibles et tolérance », c’est déjà pas si mal

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Faut-il se marier pour réussir ?

Il y a des jours, je regarde la télé et je zappe. M6 : émission de foot présentée par Estelle Denis qui n’est pas n’importe : c’est madame Raymond Domenech. Bon, on m’a expliqué qu’elle était très douée pour ce qu’elle avait à faire dont soit. Ceci étant, elle a eu chaud aux fesses, la demoiselle. Les Bleus se seraient ratés, je pense qu’elle n’aurait pas gardé son fauteuil. Sur W9 (si je ne m’abuse), une émission de rallye est présentée par Séverine Loeb, la femme de Sébastien du même nom, le champion du monde. Alors, là, je m’interroge ? Faut-il
se marier pour avoir son émission ?

estelle-denis-foot

 

L’univers des people en France est un microcosme essentiellement parisien où tout le monde connaît tout le monde. Pour intégrer de nouvelles personnes dans ce paysage, il y a soit la télé réalité, soit le mariage. Pernault épouse une ex miss France oubliée de tous ? La voilà « star » d’un été avec sa ferme et ses flirts avec M. Ducruet. Il paraît qu’elle est en pourparlers avec je ne sais quelle chaîne pour présenter une émission. Cendrine Dominguez est (ou était ?) l’épouse d’un tennisman célèbre en son temps. La femme de Patrick Bruel (enfin,
sa compagne, je sais pas s’ils sont mariés) a, comme de par hasard, publié un roman il y a peu… Bon, bref, vous avez compris l’idée. Et bien, je ne trouve pas ça juste. Déjà qu’il faut être jolie et bien foutue, si en plus, il faut être mariée à une célébrité, on n’y arrivera jamais !

 Personnellement, comme tu le sais, lecteur, je suis journaliste. Donc je veux travailler dans cet univers-là. Mais je ne suis pas la fille de Mitterrand donc pas de tribune dans les colonnes de Elle. Je sais pas si vous avez eu l’occasion de lire la prose de Mlle Pingeot mais ce n’est que du verbiage sans queue ni tête. On lit et à la fin, la seule réaction possible est un : « hein ? quoi ? ». De la même façon, certaines présentatrices télé font peur. Mais qu’est-ce qu’elles sont nulles ! Genre une blonde anorexique qui s’appelait Clémence Arnaud. Si vous vous en souvenez, vous êtes forts. Moi, je m’en souviens surtout parce que j’ai relu récemment une chronique de Guy Carlier à son sujet (oui, dans les chiottes de mes parents, y a les bouquins de Guy Carlier, ça occupe). Donc cette demoiselle était du genre « à côté de la plaque », elle présentait une émission humoristique où trois comiques viennent présenter leur dernier spectacle. Vous savez, le genre où la présentatrice fait des blagues qui tombent à plat, des humoristes qui se font clairement chier et des extraits de spectacles à la

pelle ? Bon, ben notre amie Clémence présentait ça, elle était nulle, toujours un train de retard, elle passait plus de temps à minauder devant la caméra qu’à faire son job… Et comme de par hasard, qui était le producteur de cette… chose ? Son mari ! Fou, non ? Je crois que c’est pareil pour Daniela Lumbroso. Nuance : j’ESPERE que c’est pareil pour Daniela Lumbroso parce que dans le style nulle… Elle a forcément dû coucher sinon, j’ai honte pour la télévision publique française (déjà que…).

 

Donc voilà, je regarde tout ça et je me dis que, merde, j’ai épousé personne de célèbre moi. Bon, j’ai épousé personne tout court, en effet. Mais l’épouse d’un sportif fera-t-elle forcément une bonne journaliste sportive ? Déjà, ils nous imposent les bombasses nullasses : Thalmann est une très jolie fille mais on sent bien que le foot, c’est pas son truc. Idem pour la nouvelle poulette de la F1, une Asiatique parlant à peine français à qui on charge désormais d’interviewer Jean-Louis Moncet, journaliste…à TF1. Oui, je sais pas si vous avez remarqué
mais c’est le grand jeu des journalistes sportifs de s’interviewer entre eux. Genre, tout à l’heure, pendant le Tour de France, avant le départ, les cyclistes commencent à pédaler et comme les journalistes de France 2 savent pas quoi faire, ils interviewent Jalabert qui n’a rien à dire vu que la course n’est pas partie puis « Biloute », le conducteur d’une voiture qui est là depuis 20 ans… Bon, ok, pour le Tour de France, on interviewe pas les cyclistes en plein effort. Mais sur une grille de départ en F1, y a quand même des pilotes, des directeurs d’écurie, des pros de la stratégie alors qu’est-ce que coui-couille première qui parle même pas français nous fait chier à interviewer Jean-Louis Moncet qui parlera tout au long de la course, de toute façon ? Y a des jours où je regrette Karen Minier. Elle était pas forcément plus compétente mais au moins, quand elle parlait, on la comprenait. Puis elle, au moins, elle s’est approchée des pilotes,
particulièrement de David Coulthard, hein !

 Bref, revenons à nos moutons. Donc, en plus des bonnasses, ils nous imposent les « femmes de » et là, je suis pas d’accord. Parce qu’une femme est mariée à un pilote ou à un footballeur, est-elle censée mieux s’y connaître qu’une journaliste qui a fait des études ? Rien n’est moins sûr. J’ai passé quatre ans et demi avec un rôliste, je serais totalement infoutue de présenter une émission sur le sujet. D’ailleurs, il m’a appelée l’autre jour pour prendre des nouvelles et a commencé à m’entreprendre sur le sujet. Au bout d’une demi-heure (durant

laquelle je m’étais habillée, maquillée et coiffée pour sortir, ce qui veut dire que je n’écoutais mais je n’avais rien à répondre), je l’arrête : « je comprends rien à ce que tu me racontes ! ». Donc est-ce que parce qu’on partage la vie d’une personne connue, on est plus à même de faire de la télé (ou du ciné, de la musique, de la littérature et, donc, du journalisme). Non ! Et pourtant, être « femme de… », quel précieux sésame.

 

Donc, dans le souci de réussir ma vie, il est temps que j’agisse. Sagamore, c’est à toi que je parle. Oui, je le sais que tu lis mon blog (ohé, ça va, j’ai le droit de dreamer in blue moi aussi) et que tu es fasciné par ma personne. Crois-moi, en vrai, c’est encore mieux. Alors Sagamore, agis ! Envoie moi un mail à nina.bartoldi@hotmail.fr et fais de moi ta femme. Bon, je te préviens de suite, nos enfants, c’est moi qui choisis les prénoms, vous êtes un peu trop joueur
de ton côté. Bref, ce serait sympa que tu m’épouses. En échange, je ferai ce que tu veux, de la musique, du cinéma (enfin, n’oublie pas que je suis journaliste et potentiellement écrivaine à la base), on nous prendra en photo dans Voici et Closer. A partir de là, tu deviendras la star incontournable qu’on verra dans tous les films et moi, je mènerai ma carrière tranquille. Mais bon, je te promets aussi des nuits torrides, de l’amour que même pas t’en rêvais, je te promets le sel au baiser de ma bouche, je te promets le miel à ma main qui te touche… Enfin, tout ça, quoi. Et en plus, Sagamore, je parlerai de toi sur ce blog qui réunit quand même l’équivalent d’un Olympia par jour, tu imagines ? Je dirai que du bien de toi. Alors, écris ce mail, Sagamore, n’hésite plus !

Plus sérieusement, je trouve ça assez injuste. Il y a des nanas genre moi qui font des tas d’années d’études et qui rament comme des malades (et encore, je suis pas la pire !) et d’autres qui se contentent de passer devant le Maire et grillent toutes les places. C’est pas parce que je n’ai pas épousé quelqu’un de célèbre ou que je ne suis pas la fille de que je suis incompétente. Evidemment, je le sais que c’est comme ça et rien de ce que je dirai ne changera les choses. Mais y a des jours, je me dis que je ferais mieux de passer mes soirées au milieu de la
jet set, on ne sait jamais… Au cas où l’alcool et le sexe seraient plus rentables que mes foutus diplômes et expériences.

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Keep off wall

Par Gauthier

Bon ça fait un petit moment que je ne me suis pas épanché sur vos épaules. Alors comme la blogo-thérapie a remplacé la psychothérapie, on va m’analyser un peu… Il y a quelque temps, j’ai fait la plus grosse connerie de ma vie (non je ne parle pas du fait de coucher avec un séropositif, j’ai fait pire, sisisisi j’en suis capable). Pour celles et ceux qui lisent mon blog, j’en ai parlé .

Pour les autres, petit cours de rattrapage. Flashback, nous voilà en 2001.

Gauthier est à l’université depuis deux ans, c’est le printemps, il vient de décider de mettre un terme à son analyse. L’analyse, c’est quelque chose de merveilleux, de confortable, mais bon quand la psy vous raconte ses problèmes de famille, c’est qu’il est temps de voler par vos propres ailes ! Je suis rassuré sur mon orientation sexuelle, sur ma normalité, sur mes envies, sur mes besoins, je peux donc me plonger à corps perdu dans cette grande aventure qu’est la vie.
 

Je me souviendrais toujours de cette phrase que j’ai eue lors de mon dernier rendez-vous d’analyse « Tout va bien pour moi, il ne me manque plus qu’un homme à aimer ! ». J’aurais mieux fait de m’arracher un bras… 27 mars 2001, minuit passé, le téléphone sonne, je sors d’un spectacle au Zénith :

– Salut Gauthier, je vais chercher un mec pour aller boire un verre, tu viens?

– Dis donc toi, t’es pas maqué et fidèle ? Tu te fous de moi ? Fais demi-tour de suite, sinon je t’étripe ! (j’avais passé le week-end à l’écouter me parler de son merveilleux, son sublimissime mec dont il était éperdument amoureux, et il s’apprêtait à le tromper ? En me prenant pour couverture ? Mais ça va pas non ?)

Allez, viens avec moi, comme ça je serai sage…

Non, je rentre me coucher et toi aussi !

Putain, je le vois, il est trop trop trop beau, viens de suite, c’est un ordre !

Mais… (et il me raccroche au nez)

 

J’avais 19 ans, je croyais encore au principe de fidélité et d’amitié, je décide donc d’aller jouer les chaperons alors que je n’avais pas dormi plus de 4h dans la semaine. J’arrive dans notre bar, et je le vois. Nom de dieu… Mais il avait raison, il est trop beau ! En disant bonjour à mon pote, je lui annonce qu’il n’a pas de soucis à se faire, je repars avec le beau gosse, et lui il se masturbera en pensant à nos ébats, comme ça pas d’infidélité (je suis sympa comme pote, non ?).

 

Je fais connaissance avec le bellâtre, il se fait draguer par tous les mecs présents, je suis on ne peut plus pressant pour marquer mon territoire. Là je me souviendrais toujours de ce que m’a dit mon pote en le regardant :

 Ok là il est parfait, mais c’est le genre de mec, à 22/23 ans, qui aura du bide 
 Mais je m’en fou complètement de sa gueule dans 4 ans, je l’encule ce soir, et on en parle plus !

Mais on fond de moi ça ne se passait pas aussi bien. Il me sourit, je suis aux anges, il parle à un mec qui lui touche le bras, j’ai envie de tuer tout le monde. Mais pourquoi je réagis comme ça ? J’ai autant de mecs que je veux, et même plus, mais c’est celui-là que je veux. Un coup de foudre ? En tout cas, ça y ressemble…

 

On se sépare, je lui propose de prendre mon num, il est nouveau, on a le même âge, je lui propose d’être son guide dans la jungle de pédé-land. Il refuse poliment. Je suis tout triste quand je rentre chez moi… Je sais que je le reverrais jamais, j’insiste alors auprès de mon pote pour qu’il me file son tel, son mail, n’importe quoi qui me permette de le retrouver, mais ce gros chacal refuse, normal il veut se le faire…

 

Deux semaines plus tard, je me console dans les bras d’un autre homme depuis quelques jours, je suis sur le net. Un garçon vient me parler, c’est lui ! Putain je le crois pas ! Je le lâche pas, sur le net je suis beaucoup plus direct :

 – Tu m’as fait très forte impression, pourquoi tu as refusé mon numéro ?

 Je ne sais pas quelles sont tes intentions, et ça me gênait…

Alors je vais te le dire : tu m’épouses quand ?

  

 

S’en suivent des heures de dials, des coups de fils interminables, et enfin, le grand rendez-vous, le 29 avril (il m’aura fait courir celui-là !). On se fait un resto, on boit un verre, Lucie nous rejoint, on va en boîte, et enfin il se décide à m’embrasser. Grand moment épique ça aussi. Ça faisait quelques heures que je tendais des perches, et toutes sont passées au dessus, je commençais à me résigner, quand enfin, lâchant un merveilleux « tip top moumoute ! » il se jette sur mes lèvres ! Oui bon ok, ça mérite une explication. Cette expression débile, on la sortait tout le temps, et on l’a dite peut-être 200 fois dans la soirée, à un moment, je dis sur la piste de danse « alors les boîtes à pédés tu en penses quoi ? », réponse de l’intéressé « tip top moumoute ! »… Mais je vous jure que c’était vachement mignon sur le coup, bon ok il faut être moi pour voir le romantisme dans cette scène, mais bon… Bref, la suite est censurée, on s’est mutuellement violé sur les banquettes, Lucie a dû nous rappeler à l’ordre !

 

S’en est suivie une année très mouvementée. Deux fois je pris mon envol, une fois il fit ses bagages. J’avais peur, je pense, d’un amour possible, à 20 ans, on ne se rend pas compte. Et lui aussi ne savait pas comment gérer tout ça. On s’est fait du mal, je l’ai trompé (lui je ne sais pas, et je ne veux pas savoir). Et je suis toujours amoureux de lui, quatre ans après qu’il m’ait brisé le cœur.

 

Il a été le seul que j’ai vraiment présenté à mes parents (comprenez, le seul que j’ai invité à manger chez eux, ceux que ma mère croisait à mon bras à Carrefour, ça compte pas !), il était là pour mes 20 ans lors de mon coming-out définitif devant tous mes amis, il était là quand j’ai pris mon premier appartement, il est le seul garçon avec qui je suis parti en week-end, il est le seul que j’ai jamais aimé. Et je suis incapable de passer à autre chose. Pourquoi ?

 

Il m’a fui pendant 4 ans, et le mois dernier, on va boire un verre ensemble, comme on le fait deux fois par an à peu près, pour se raconter nos vies. Je reste dormir chez lui parce que j’ai loupé le dernier métro, et du coup on a le temps de parler, et surtout aucun des deux ne peut s’enfuir. Et là il vide son sac, pourquoi a-t-il gardé tout ça pour lui pendant quatre ans ? Pour pas me faire souffrir, mais surtout pour pas se faire souffrir, ne pas en parler ça aide à se persuader que c’est faux.

 

Résultats des courses : je l’aime, je veux revenir avec lui (de mon côté, vous remarquez que c’est plutôt clair !). Il a des sentiments pour moi, il n’arrive pas à passer à autre chose, les autres garçons ne l’intéressent pas, il ne se voit pas passer sa vie en couple, mais si ça doit se faire ça ne peut-être qu’avec moi, il a envie de vivre de façon plus consumériste (comme moi en gros : boire, sortir, baiser…), mais il en est incapable, mais il ne veut pas se mettre en couple pour la vie sans avoir fait ça avant, mais il ne sait pas si ça va marcher, mais il ne veut pas me faire souffrir, mais de toute façon il faut réessayer quand même sinon on ne s’en sortira pas, mais après bon dans 5 ans quand il va vouloir partir vivre en province moi je ne voudrais jamais le suivre, et puis il aime pas les chats, et puis il ne l’a toujours pas dit à sa mère (qu’il était pédé, pas qu’il aimait pas les chats, c’est bon vous suivez ?), et puis je suis grand, brun, avec une bonne situation en devenir, et puis je suis beau, et puis il m’embrasse et me demande de le serrer fort dans ses bras toute la nuit…

 

Vous avez compris quelque chose vous ? Moi j’ai du mal… Là il est parti en vacances, je vais passer deux mois sans le voir. La seule chose que je lui ai demandé, enfin les deux choses en fait, me donner des nouvelles, et répondre quand je l’appelle ou me rappeler dans les heures qui suivent, et ne pas me dire s’il touche un autre mec. Et on fait le point en septembre.

 

On s’est déjà engueulé parce qu’il me laisse 4 jours sans nouvelles (quoi psychopathe ? mais c’est juste que j’aime qu’on me réponde, surtout lui d’ailleurs), donc j’ai explosé, il m’a répondu « c’est comme ça et puis c’est tout ! ». J’ai pris ça pour un « tu m’saoule, bye ! », mais en fait pas du tout, il compte bien reprendre en septembre, sans me donner de nouvelles pendant deux mois.

 

Et je fais quoi moi ? J’ai pris une grande décision : je bois, je sors, je couche avec tout ce qui bouge, et si je suis encore en vie en septembre, il n’aura qu’à m’épouser, mais je garantis pas la gueule de la marié après 2 mois de débauche non-stop…

 

Programme du week end : trouver de la coc, trouver un mec, puis un autre, puis un autre… Vais pas me laisser emmerder parce que je suis amoureux d’un connard égoïste non ?

 

Gauthier part en vrille.

 

PS : selon lui l’égoïste dans l’histoire, c’est moi… ça s’annonce mal cette histoire !

PPS : Nina et moi en ce moment on a un grand délire sur les murs, vous savez ces murs qu’on voit arriver de loin, mais on fonce quand même dedans en dansant et en chantant. Heureusement que les copains sont là pour nous ramasser après. Donc là je fonce clairement dans un mur, nous sommes d’accord. Et hier j’ai acheté un tee-shirt « Keep off wall », ce qui signifie d’après un pote bilingue « Evitez le mur » ! Faut vraiment que je me remette à l’anglais…

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MSN is not a crime

Comme tous les jeunes de notre âge ou presque, on MSNe beaucoup, voici quelques pépites.

Sexe et religion

Emma : pfff je crois que je vais devenir bonne sœur, plus de problème

Nina : Bah non, quelle horreur! T’as pas le droit aux godes au couvent

Emma : Ah merde, je pourrai pas prendre Jules
Nina : Non, même pas le canard
Emma : Roh, c’est nul

Nina : Bah oui, qu’est-ce que tu crois !

Emma : Pitin, décidemment, la religion, c’est pas mon truc !
Les quiproquos

[On Cherche à savoir à qui appartient le sexe mis en avatar par un des interlocuteurs, Emma suggère que ce soit celle de « Ben »]

Emma : Arrête choupinou, t’embête mon poulet préféré
Nina : C’est qui Ben ?
Gauthier : C’est qui choupinou ? C’est qui poulet ?
Emma : Putain suis un peu
Nina : C’est qui Ben ?
Gauthier : Et pourquoi Nina elle parle de Ben ?
Emma : Loooooooooool
Gauthier : Je suis perdu aussi
Nina : (je suis en loop)
Emma : vous me faites mourir de rire.
Obsédés !
[Suite de la conversation précédente]
Emma : Et celui-là [parlant de son nouvel avatar]

Nina : Aaaaaaaaaaah !! On dirait le gland du zizi de tout à l’heure !

Emma : Bon, je retire
Emma : Sans mauvais jeu de mot.
——

Gauthier : Plan cul de secours 1 passe ses exams. Plan de sexours 2 est au Pérou. Plan de sexours 3 déprime ce soir.

Nina : Sexours, excellent !
Gauthier : ET MOI JE FAIS QUOI ?
Gauthier : lol pardon
Nina : Tu l’as pas fait exprès ?

Gauthier : Non, pas fait exprès. Je dois vraiment être en manque.

 ——

Nina : Non mais un mec qui m’informe qu’il a une érection, c’est bien pour que j’aille le violer non ?

Gauthier : Ou pour te coller au plafond d’envie avant de te lâcher. On appelle ça une allumeuse.

Nina : Ouais
Gauthier : (je le fais tous les soirs)
Emma : Euh… je vote oui mais les mecs sont tellement obscurs

Nina : C’est dégoûtant, je trouve ça injuste ! J’ai la culotte dévastée, maintenant.

[…]

Gauthier : Regarde l’autre, elle ferait l’amour à une bite de trottoir vu comme l’autre l’a chauffée

Nina : Ouiiiiiiiii
Gauthier : Et moi, j’enculerais un caniche abricot.
——

Nina : Y en a qui aiment se faire insulter

Gauthier : Nina, tout le monde n’est pas comme toi (Dieu merci)

Nina : Mais je parlais pas de moi!
Gauthier : T’es une vicelarde, toi,je le sais
Nina : Nan

Gauthier: Tu mouilles ta culotte quand on t’offre une cravache!!!

Nina : Ahahahahahahahah!!! Mais je mouillais pas ma culotte
Gauthier : Je veux pas savoir!
Nina : Je te le dis quand même
Gauthier : ta gueule!
 —–
[Gauthier nous montre la photo du sexe d’un mec qui le chauffe]
Nina : C’est quoi ce pénis ver de terre?
Gauthier : Il est moche le pénis? Et le mec aussi d’ailleurs

Nina : Oui on dirait un ver de terre sa bite, elle me paraît pas normale

Emma : Je te souhaite de te faire poursuivre par ce mec et par son ver de terre!

Nina : Oui mais tu trouves pas que son ver de terre a l’air malsain? On dirait qu’il est nécrosé

Gauthier : Malsain?

Emma : Ben, c’est bizarre, elle est longue mais elle rebique, comme si c’était 3/4 mou.

 —–

[Emma regarde un film X gay chez Gauthier pour apprendre des trucs sur la fellation]

Gauthier : En même temps, vu le film, si elle suce le prochain comme ça, elle se fera une réputation à dormir dehors. Même mon chien fait mieux

Nina : Oui ben en général, dans les films de cul, je trouve ça mal fait, super brutal, super : « bon tu jouis, oui??? J’ai pas que ça à foutre, moi »

Gauthier : Mais, mais, mais…je te reconnais, c’était donc toi! (je connais la sortie, merci)

Nina : Hein? Qu’est-ce que je foutrais dans un film de cul homo, andouille!!

Gauthier : Mais non! Dans croupe du monde 1998!!
Nina : Ahahahahahah! Mais non, moi, je suis délicate
Gauthier : En fin de compte, je veux pas savoir
Nina : En fin de compte, j’allais pas te raconter.
—–
Nina : Faut qu’on sépare le neurone, c’est plus possible, là
Gauthier : lol

Nina : Sauf quand tu as un orgasme,là, ça me ferait plaisir d’en avoir une miette.

Gauthier : t’es en manque?
Nina : OUI
[…]
Gauthier : Où va la France? DANS TON CUL!
Nina : OH OUI! OH OUI! OH OUI!OH OUI!
Gauthier : Eh bé. En effet, t’es en manque…
Nina : Oui, mes hormones font des bulles.
Les monomaniaques
[Gauthier et Nina parlent des débouchés par diplômes]

Nina : Votre correspondante étant décédée des suites d’une pendaison avec un string, elle n’est plus en mesure de vous répondre

Nina : Votre correspondante étant décedée des suites d’une noyade dans son lavabo, elle n’est plus en mesure de vous répondre

Nina : Votre correspondante étant décédée après avoir ingéré un tube de dentifrice, elle n’est plus en mesure de vous répondre (le fluor, c’est trop fort!)

Gauthier : Au pire, tu va chier du fluor, ça va te nettoyer l’anus.

Nina : Le fluor va me détruire l’estomac et me tuer de l’intérieur, c’est mon suicide à moi

Gauthier : C’est surtout très con. Tu imagines l’épitaphe? « Ci git la couille qui fut dissoute par colgate ». Pas glorieux pour la postérité.

Nina : Aquafresh m’a tuer
[…]

Nina : J’ai menacé de me suicider avec mon dentifrice rien que pour toi

Gauthier : Oui, c’est vrai l’épitaphe!
[…]
Nina : Si ça continue, je vais rappeler Laurent l’obsédé
Gauthier : Suicide-toi, avale le colgate
Nina : Colgate! Hihihihihi
[…]
Gauthier : Je vais me jeter, je reviens

Nina : Avale du colgate, tu mourras dans d’atroces souffrances.

[…]
Nina : Tu crois qu’on peut mourir d’une overdose de fluor?

Gauthier : Tente et on verra.Au moins, tu auras un sourire éclatant et le sphinxter reluisant

Nina : Bah, quand t’es mort, tu souris pas

Gauthier : Oui mais quand t’es morte, on peut te sodomiser. Nécrophilie is not a crime

Nina : Berk, c’est dégueulasse! Ah si, TO-TA-LE-MENT
Gauthier : Ben, t’es morte, tu t’en fous!
Nina : Et mon âme, tu crois qu’elle voit pas ça???
Gauthier : S’il y avait une vie après la mort, ça se saurait
Nina : Ben non, puisqu’on est pas morts!
[…]
Nina : Et comment je reviendrais te hanter après, hein??

Gauthier : Justement, il n’y a rien après la mort, surtout pour Nina Bartoldi.

Nina : Si, si, si, sinon, je pourrais pas t’emmerder.
Gauthier : Mais justement!

Nina : Je viendrai exhaler des vapeurs de fluor la nuit quand tu dormiras

Gauthier : Mais que t’es con
Préparation de l’annif de Gaugau
Nina : Je milite contre Diams

Emma : Du moment qu’il y a de la vodka pour faire passer la pilule, tu peux mettre du Sheila si ça te chante

Nina : Emma, t’arrêtes de lui donner des idées à la con?

Gauthier : Putain, j’y avais pas pensé. Je m’exécute de ce pas dansant. Dalida aussi. Il nous faut du Dalida!!!!!!

Nina : AH MERCI EMMA AH BRAVO!!!
Gauthier : lol

Nina : Il venait d’avoir dis houit ans, il était beau comme unn enfant, comme un homme

Gauthier : le strabisme, moumour, pense au strabisme
Nina : Je m’entraîne

Gauthier : Mets ton doigts sur ton nez (Mister Big est le roi du strabisme, il le simule à merveille)

Emma : Moi, j’exige Priscilla

Nina : Putain mais oh!J’avais lu « mets ton doigt dans ton nez », je voyais pas le rapport

Glamour, toujours…
Gauthier : T’es ignoble! Nina, tu sors…
Nina : Je viens de postilloner sur mon écran en rigolant
Gauthier : Et en plus, t’es conne

Nina : Mais ma production salivaire n’a rien à avoir avec ma connerie!

 —–

Nina : Je me suis tartinée la gueule de Nivéa, déjà, je suis horrible

Gauthier : Ca on savait
Nina : HEHO!!!!!!!!!

Gauthier : mais déjà à la base t’es pas géniale alors si tu en rajoutes en te tartinant le cheu-tron… Comment veux-tu choper?

Mister Big : Mieux vaut ça que du nutella

Nina : Atta, grâce à qui on a eu un verre gratuit, hein, connard???? Moi!

Mister Big : mdr

Gauthier: Non grâce à ton dépubissé!(elle avait un dépoitriné hier…c’était interdit aux mineurs, elle avait le sigle csa – 18 ans sur le front toute la soirée)

Nina : Ahahahahah! Non mais arriver à se faire payer un verre dans une boîte gay quand on est une fille, suis forte!

On parle djeuns !

Nina : « Tu veux un plan cul par SMS? Tape cul au 3636 » (véridique)

Gauthier : On le fait? On le fait? On le fait?

Nina : Non mais tu sens le désespéré? « j’te kiffe, lèch moa les s1 » « mé ta bite dans mon Q »

Gauthier : Kikou, tu suces?
Nina: Ahahahahahah!
Gauthier : je pe foutre ma KE dans ton Q?

Nina : Je suis chode, baiz moa m1tenan, j’ai envi de toa, je suis chode com la brèse

Gauthier : Putain, t’es plus douée que moi, je suis incapable de faire ça lol

Nina : Putain, à parler étranger, je viens de me claquer un neurone. J’ai mis 5 mn à l’écrire!!

Nina : Je te pis à la ré batar de ta rasse

Nina : Oui, j’le kiffe sa rasse mais il é tro relou, c chanmé!

Nina : Oh ziva, té tro chanmé comme keum. Ta reum, elle suss des keu en enfR

Mister Big : Tu connais ma mère???
Nina : J’arrive même pas à comprendre ce que j’écris
Gauthier : Moumour, tu m’affoles, là!

Nina : C un truc de ouf, je parle en SMS, c trop chanmé kool. Dem1, je fé un skyblog ki va Dchirer sa rass à son reup!Suis tro dan le mouv’, moa, je sui 1e gonzess tro d’la balle, tu voa?

Gauthier : Sors de ce corps, je te l’ordonne!!!

Mister Big : « La Nina que vous avez demandé n’est plus tout à fait attribuée »

Mister Big : « Atta, tu koz SMS t’asum ok?

Nina : Il est plus fort que moi Mister Big

Mister Big : On dirait Balladur à sa grande époque qui tentait un coup de jeunisme avant les élections

Nina : Oui, je suis épuisée. J’aurais baisé trois heures, je serais plus en forme. J’ai mal à la tête

Mister Big : T’aurais baisé 3h, t’aurais mal au cul, pas à la tête!

La politique vue par les vingtenaires

Mister Big : D’ici peu, on aura droit à Sarko qui tape ses bulletins en SMS!

Gauthier : Ca m’étonnerait pas en fait

Nina : Si tu veux voter Sarko, tape 1. Si tu veux voter De Villepin, tape le 06471287416

Gauthier : « on devrait faire président academy, on les enferme tous à l’Elysée et toutes les semaines, on en vire un » (c) Anne Roumanoff

Nina : Ou alors, on oublie de voter et on les abandonne là
Mister Big : Pas mal! Pas mal! Je suis tout à fait pour!
Nina : Oui, je suis un génie de l’audiovisuel
Gauthier : La 6e république sera interactive ou ne sera pas

Nina : Ils sont 48, ils sont enfermés dans un Château et tout le mond s’en branle, c’est la politique academy

Mister : Ben ne sera pas, on sera tous morts avant!
2 ans d’âge mental
[à propos de la saison 3 de Nip/Tuck]
Nina : Il est choupinou Quentin quand même
Mister Big : Il a un micro pénis? lol
Nina : Moi je sais
Mister Big : C’est une femme??? Lol
Nina : Moi je sais
Mister Big : Il a deux pénis? lol
Gauthier : moi je sais, moi je sais, moi je sais
Nina : Moi je sais
Mister Big : La suite après la pub!!! lol
Nina : MOI AUSSI!!!!!! (les hystéros sont de sortie)
Gauthier : MOI JE SAVAIS AVANT TOI
Mister Big : Moi, je vais savoir!

Mister Big : Ben moi, j’ai écris le scénario (c’est pas vrai mais faut bien jouer à la surenchère avec les autres enfants…)

Nina : OUI MOI J’AI SU APRES TOI MAIS AVANT MISTER BIG!
Du grand n’importe quoi

Gauthier : une bonne mouette est une mouette morte. Vous avez 3h.

Nina : Moumour, je t’ai dit que la drogue, c’était pas bon!
Gauthier : Mais putain si seulement j’en prenais!

Nina : Moi je dirais plutôt ça des pigeons. JE DETESTE LES PIGEONS. Mais la mouette n’est-elle pas un pigeon de la mer?

 —–

Nina : C’est dur de fumer quand on a mis trop de baume à lèvres

Gauthier : C’était la minute blonde de Nina
Gauthier (tu me désespères)
Nina : Oui ben c’est vrai, on sent pas bien le filtre.
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