Une journée à Universal studio Japan !

Le 07 octobre – J’ai découvert l’existence du parc Universal Studio absolument par hasard dans mon guide dans le Shinkansen entre Tokyo et Osaka. J’en parle un peu comme ça à Victor et je remporte un franc succès : il veut y aller, moi ça me rend curieuse donc… En plus, il pleut donc autant nous trouver une activité en intérieur. Let’s go !

Universal studio Japan

Par sécurité, je check les avis sur Trip Advisor, consultant d’abord les mauvais avis (c’est ma technique pour m’attendre au pire et avoir de bonnes surprises). Les plus râleurs s’indignent des queues, 1h30 à 2h par attraction. Il existe des pass express mais qui coûtent environ le prix de l’entrée, déjà assez élevé (55 € environ soit entrée + Pass, 100 € la journée, sans compter la bouffe). Ca me stresse un peu cette histoire de queue mais bon, ce n’est pas difficile d’accès, allons y faire un tour.

Universal studio Japan

Première queue : celle pour entrer dans le parc. 10 minutes. Ok, elle est passée où l’heure de queue alors qu’on est un samedi (oui, on cherche parfois un peu la merde) ? On ne sait pas du tout en quoi consistent les attractions donc on y va au hasard. Tiens, Amazing Spiderman, 15 mn de queue annoncée… alors que j’avais lu que c’était l’une des attractions les plus prisées, allons y vite ! En vrai, on approchait de la demi-heure de queue mais c’est assez bien foutu : on serpente dans l’attraction, on a des écrans qui racontent une histoire, quelques mises en situation genre on se balade dans la rédaction du Daily Buggle. On stagne assez peu, ce qui permet de ne pas voir le temps passer. On nous tend des lunettes… ah non, des lunettes 3D! J’aime pas trop ça. Bon, arrivons à l’attraction : on monte dans une sorte de nacelle qui représente la voiture blindée du Daily Buggle et le gros méchants ont volé la statue de la liberté (on le sait car c’était l’histoire racontée pendant la queue) et… c’est dément. Avec les lunettes 3D,on est aspirés dans l’histoire, on est éclaboussés quand un monstre aquatique essaie de nous attaquer, on a un souffle chaud quand un méchant essaie de nous cramer, une petite explosion, on monte, on descend, on est secoués et j’ai bien flippé quand notre véhicule est censé faire une chute de plusieurs étages. Normalement, j’aime pas la 3D mais là…

Universal Studio Amazing spiderman Universal Studio Amazing spiderman

Tout excités, on file à l’attraction suivante : Terminator 2. Oui, ce film (enfin la saga de Cameron) a marqué mon enfance, j’adore Terminator et ça me crispe quand je vois les suites et reboots foireux dont on nous gratifie régulièrement… Déjà, Jay Kourtney en Kyle Reese, c’est un grand non… et Emilia Clarke dans le rôle de Sarah Connor, ça m’a pas fait triper non plus). Ici, la queue est bien moins gérée : le show est long,on arrive à 10h28 pour un prochain spectacle à 10h30 et le temps de remonter le serpentin de queue, on rate et pendant 30 mn, on attend sans bouger. Mouvement tout à coup, on entre enfin dans une pièce, une actrice arrive pour jouer une employée de Cyberdine, elle présente la société et fait des blagues mais panique car son message de promotion diffusé sur écran est piraté par Sarah Connor et John… joués par Linda Hamilton et Edward Furlong eux-mêmes, s’il vous plaît. En gros, ils se sont infiltrés quelque part dans le building de Cyberdine et l’employée fait genre que tout va bien. Sur le coup, je ne comprends pas trop ce qu’il se passe (et pourquoi on nous a encore refilé des lunettes 3D vu que c’est une vraie personne qui assure le spectacle) car, petit point : tout est en japonais et il n’y a aucun sous-titres nulle part donc autant vous dire que les blagues de l’actrice me passaient des milliers au-dessus de la tête mais ça avait l’air très drôle… Heureusement, on nous fait enfin entrer dans une sorte de salle de cinéma et on a droit à un mix entre acteurs live interprétant John, Sarah et le Terminator ainsi que des séquences en 3D dans le futur apocalyptique. Malgré une attraction vieillie par rapport à Spiderman, c’était cool et j’aurais adoré un film Terminator qui se passerait dans ce futur là (sauce Cameron, j’entends, j’ai pas vu le 04 et je n’ai pas envie de le faire).

Terminator 2 attraction à Studio Universal Japon  Universal Studio Japon

Petit passage par l’attraction Backdraft transformée en Zombie Forest pour Halloween, des acteurs grimés en zombie font mine de nous vouloir du mal. J’ai toujours un peu de mal à rentrer dans ce genre de trucs. Les maquillages sont au top, l’acting aussi, c’est juste que j’ai du mal à oublier que c’est pour de faux et je suis trop occupée à admirer les décors et le maquillage pour m’enfuir en criant.

Des visiteurs du Universal Studio Japon déguisés en zombie

Là, ce sont des visiteurs qui sont déguisés

Prochain arrêt : celui qu’on visait depuis le départ : Jurassic Park. Alors ici, nous avons deux attractions phare : un roller coaster “Flying Dinosaure” et un ride. Avec Victor, on se la raconte warrior du manège mais en se rapprochant, on se dit que, quand même, ils ont les jambes dans le vide, ça n’a pas l’air très confortable, on vient juste de manger… Oh et puis y a 4 heures de queue (littéralement), on va pas y aller… à la place, faisons le ride. Une petite heure de queue pour une petite balade sur un bateau. Ah tiens, il faut mettre les kways, ça arrose un peu… mmmm… Quarante minutes de queue plus tard (on a généralement moins attendu qu’annoncé), on monte dans le petit bateau, il faut bien s’accrocher, hein… Ok, on a déconné. Le début est en effet très calme, on se promène au milieu de dinosaures animés, certains assez réussis, d’autres totalement ratés, mais c’est rigolo. Mais attention ! On entre en zone panique ! Les raptors se sont échappés ! Notre bateau accroche un rail et on monte. On monte haut, là, non ? Raptors, lumières qui clignotent, musique angoissante et… oh mon Dieu, le T-rex qui surgit droit devant nous ! On fonce droit sur lui et… aaaaaaaah ! La chute. 25 mètres. Avec à l’arrivée un superbe geyser d’eau que j’ai réussi à esquiver en me plaquant la capuche sur la tête. “Ah cette chute… Tu sais, je suis pas sûr qu’on fasse le roller coaster à Tokyo, en rentrant…” Moi même, j’ai le coeur dans la gorge.


Universal Studio Japan, jurassic park Universal Studio Japan, jurassic park Universal Studio Japan, jurassic park

Petite promenade et milk shake Minion. Ah oui, je ne sais pas pourquoi mais au Japon, ils ont une hystérie autour des Minions, on a croisé je ne sais combien de gens déguisés en Minion dans le parc. On a aussi croisé je ne sais combien de gens déguisés tout court, d’ailleurs. Je trouve ça vraiment très sympa, beaucoup de gens viennent en groupe déguisés dans le même thème, c’est vraiment la fête. Et pratique car pour me répérer dans les serpentins de queue, j’avais identifié quelques personnes qui me servaient de point de repère pour mesurer l’avancée de la foule et les costumes me facilitaient bien la vie. Pas ceux des Minions, cependant, trop nombreux.

Passion Minion à Universal studio Japon Passion Minion à Universal studio Japon Passion Minion à Universal studio Japon Passion Minion à Universal studio Japon

Mais… Mais… on chemine dans un petit coin boisé et cette petite musique m’est familière… Mais… oui, nous sommes en zone Harry Potter ! Pour info, c’est la dernière partie construite dans le parc et c’est vraiment, vraiment, bien fait. On a droit à une reconstitution des villages du Pré au lard avec neige sur le toit et, au loin, Poudlard. Ces vacances sont vraiment très surprenantes… Victor aperçoit une attraction avec juste 20 mn de queue donc on saute dessus sans savoir de quoi il s’agit. C’était en fait un petit tour dans la boutique des baguettes avec un petit sketch. Sympa. Les baguettes m’ont parues un peu moins chère qu’à l’exposition Harry Potter à la cité du cinéma mais j’ai un doute. Je remarque les capes de sorcier que je trouve jolies mais là, je tousse : plus de 100 € et ça filoche déjà. Bon, quand je saurai coudre, je me ferai ma propre cape.

Universal Studio Japon - Pré au Lard Universal Studio Japon - Pré au Lard Universal Studio Japon - Pré au Lard Universal Studio Japon - Pré au Lard

On se rapproche du Château et on aperçoit l’attraction “le vol du gryffon”, où il n’y a que 70 mn de queue. C’est une petite montagne russe, l’équivalent de la coccinelle à Walibi Agen. Comme on a eu le palpitant un agité par le ride Jurassic Park et qu’on a envisagé un temps de faire un roller Coaster à Tokyo, donc, essayons ce mini-format pour voir si on survit. 50 mn plus tard, nous voici à bord et tout devant s’il vous plaît. Bon, ça va, on survit. Bien. Allons voir le château de Poudlard à présent. Temps estimé pour le ride Harry Potter : 160 mn. Temps pour la visite du château : 30 mn. Oui, on va faire ça, plutôt. Sauf qu’à un croisement, on n’a pas trop compris ce que nous voulait une employée est on est partis vers le ride. Avons-nous fait 160 mn de queue ? Non, “juste” 120… Le truc que j’aurais jamais fait à Disneyland Paris par exemple. Dans la queue, on fait bonne figure (il faut dire que faire la queue au Japon n’a rien de désagréable vu que personne n’essaie de gruger), on se dit “non mais il a l’air cool le ride de toute façon… mais il a intérêt à être au moins aussi bien que celui de Spiderman.

Poudlard, universal studio Japon

Poudlard, universal studio Japon

Poudlard, universal studio Japon

Poudlard, universal studio Japon

Poudlard, universal studio Japon

Et bien, c’était encore mieux ! On est assis sur des sièges côte à côte, bien sanglés, lunettes 3D sur le nez et on nous donne la sensation de voler sur un balai ! Les piqués sont époustouflants, on crie, c’est bluffant. On a un mélange de projections 3D et de décors réels comme sur Spiderman. Une fois de plus, même si j’aime pas la 3D en temps normal, là, c’est un grand oui.

Universal studio japon - Poudlard Universal studio japon Universal studio japon Universal studio japon Universal studio japon

On ressort et la nuit est tombée sur Poudlard… et sur le Japon. Un peu fatigués, on se décide à rentrer mais le chemin vers la sortie ne va pas être de tout repos car c’est l’heure de l’attaque zombie. Halloween approchant, le parc a organisé une Zombie walk dans la plupart des zones du parc donc on croise régulièrement des morts-vivants, musique flippante, cris… et même explosions. Ca, ils sont toujours à fond. Point rigolo : certains visiteurs étaient eux-même déguisés en zombie, on ne sait plus bien qui est qui… La foule est dense, les queues toujours plus longues… Je crois que ce soir (samedi), c’est nocturne. Si on ajoute à ça la pluie, je crois comprendre pourquoi le parc était relativement vide au petit matin. Moralité : j’ai bien fait de ne pas renoncer au parc à cause de ce que j’avais lu sur les queues et la foule. Je fais très peu de parcs d’attractions (la dernière fois que je suis allée à Disneyland Paris, c’était au siècle dernier) et franchement, on a passé un pure journée. Même si nos pieds ne s’en remettront peut-être jamais.

Poudlard de nuit, Universal studio Japon Poudlard de nuit, Universal studio Japon

Pour finir la soirée en beauté, un petit tour à la laverie. Encore une activité qu’on n’avait jamais fait ensemble, Victor et moi. Curieusement, ça manquait pas trop…

Laverie au Japon

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Delirium tremens fiévreux

Ceux qui me suivent sur Twitter le savent : ce week-end, j’étais malade. Depuis jeudi, mon nez coule, ma gorge gratte, mon audition est partie battre la campagne. Le joli rhume des familles quoi. Sauf que si je m’en suis pas trop mal sortie jeudi et vendredi, depuis samedi, c’est la cata. Seul avantage, si j’ose dire : la fièvre me file des révélations amusantes.

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Et ce matin, alors que j’émergeais péniblement de mon état cotonneux, la bouche emplie d’un goût bizarre et pâteux que même Kenya ne venait pas renifler quand je baillais. Je venais de faire un rêve un peu chelou à base d’extraterrestres pas très gentils qui voulaient nous tuer. D’abord, on était 5 à être contaminées par un virus bizarre et on n’était que
3 à nous en sortir. Puis après, ils lançaient une espèce d’énorme pièce en fonte très très lourde sur la ville, tout le monde courait pour pas se faire écraser (j’ai dû en réchapper mais à un moment, je suis devenue une autre personne, en fait) et après, ils expliquaient que si on leur donnait pas de l’argent, ils continueraient à tuer plein de gens.

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Je précise que j’ai vu le trailer de V il y a plus de 6 mois.

J’ai aussi rêvé mais plus tard que j’étais Miley Cyrus qui jouait dans Batman. Un Batman profondément chiant puisque Miley-moi (mais en blonde, par contre) étions le sujet principal du dit film, on voyait Batman passer vite fait mais en vrai, c’était plus une histoire d’ados avec Miley-moi qui sort avec une jeune homme pas très attentif à ma personne (y a
une histoire où je suis en robe toute jolie mais pas chaude et il veut aller à un truc de surf, je sais pas quoi) et puis après, y avait des trucs bizarres sur un écran,  avec Bill et Hillary Clinton je crois mais dans le rêve, les choses recommençaient, Miley-moi fille de Batman était un peu prise au piège d’un jour sans fin.

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Bref, malade, je fais peur. Mais le pire fut ma révélation, donc. Alors que je revenais péniblement à la vie, j’ai réalisé un truc : James Cameron n’est qu’un vilain plagiaire ! Oui, il a copié et vous savez quoi ? Ulysse 31. SI Ulysse 31 ! Comparons un peu les Na-vi et les extraterrestres bleus d’Ulysse, pardon mais c’est un peu pareil quand même ! Non mais imaginez un peu la révélation de fou ! Soudain, c’est comme si j’avais découvert les mystères de l’univers. Puis je me suis rendue compte que la petite fille qui parle aux plantes, c’est pas la bleue d’Ulysse 31 mais Flora de Jayce et les conquérants de la lumière (oui, si on regarde de près, c’est peu ou prou le même dessin animé, finalement).

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Trop sûre de mon fait, je me lève et je décide de partager ma révélation. Puis ma fièvre a baissé et je me suis rendue compte que c’était très nase. Ce qui reste drôle, finalement, ce sont les révélations de nos états fiévreux. Et encore, quand je dis fièvre, si j’ai dépassé le 38, c’est le bout du monde, je n’ai qu’un rhume, pas de H1N1 ou autre et je suis restée lucide la plupart du temps. Mais quand on voit la puissance du truc, j’ai envie de vous dire : « ne te drogue pas jeune, chope juste la crève ». Par exemple, faites comme moi : après la piscine où l’eau est déjà fraîche, séchez vous les cheveux avec un sèche-cheveux froid et paradez pendant une heure à la terrasse d’un café. Radical.

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Bon, en vrai, je suis dégoûtée, j’ai cru traverser l’hiver sans être malade une seule fois, un record absolu pour moi. Raté !

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Comment je me suis faite attraper par Avatar

Ce week-end, mes parents sont dans la capitale et au vu du magnifique soleil qui nous fait l’honneur de sa présence, nous sommes allés au cinéma. Il faut préciser que la seule qui va au cinéma plus d’une fois par an, c’est Alice avec son Anthony vu qu’ils ont des tarifs hyper préférentiels, pompier oblige.  Je n’étais pas allée au cinéma avec mes parents depuis le visionnage du film Les visiteurs (premier du nom). A l’époque où Clavier ne me faisait pas furieusement penser à Sarkozy vu qu’à l’époque, Sarkozy, on ne savait pas trop qui c’était. Une autre vie, en somme.

christian clavier et nicolas sarkozy

Nous voici donc au cinéma, on arrive à trouver les 5 dernières places côte à côte, quasi devant. En arrivant dans la salle, je me fous intérieurement de la gueule d’une nana qui a des lunettes de soleil sur la tête mais je découvre ensuite que ce sont les lunettes 3d. Moi, de la 3d, j’en ai plus vu depuis 1992 au Futuroscope et les lunettes ne ressemblaient pas à ça. Bref, des gens se prennent en photo dans la salle avec leurs lunettes. Je repense à l’article de Keira : il y aura un avant et un après. Sans doute même si Avatar n’est pas le premier film 3D à passer au cinéma.

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Etant de relative bonne humeur, je n’avais pas envie de ne pas aimer pour ne pas aimer. J’avais un peu peur de l’aspect neuneu de l’histoire, je n’aime pas les histoires d’amour linéaires ou presque mais j’avais décidé d’en faire abstraction. Car je ne sais pas si je vous l’ai déjà dit mais j’ai une fascination pour les univers virtuels, la 3D animée, ces paysages oniriques… A une époque, j’avais même ambitionné d’apprendre (seule évidemment, moi warrior, moi pas peur) à utiliser 3d studio max, j’ai plein de livres dans ma bibliothèque sur le sujet. Après m’être procuré le logiciel, je l’ai installé, j’ai crée un petit cochon (enfin, il était petit cochon que d’un angle de vue. Si on le tournait, il devenait un étrange amas de formes) et je ne m’en suis plus jamais resservi. Dans ma prochaine vie, je maîtriserai la 3d (ou je serai fleuriste).

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Donc ma passion certaine pour ce genre de création artistique ne pouvait qu’être un gros point positif. Et ce le fut. J’ai été emballée par les décors, par l’univers de Pandora. Je n’aurais pas eu quelques soucis de digestion grâce à un tartare du pêcheur particulièrement chargé en échalotes, je crois que j’en serais restée bouche bée. L’effet 3d nous projette dans cet univers. Oui, je me suis faite attraper par l’histoire même s’il était facile d’en deviner la suite et la fin. Même si le personnage du méchant général m’a gonflée dans sa caricature « ouais, bonne journée, j’ai tué plein de Na-vis, rentrons à la base bouffer un bon steack ! » et surtout à la fin, quand il survit à 150 trucs et qu’il ne crève jamais. Ca m’a aussi légèrement fatiguée de voir Michelle Rodriguez dans son propre rôle, la GI-Jane un poil virile. Cette fille peut-elle jouer un autre rôle ? J’ai la sensation que non.

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Bref, même si j’ai légèrement grincé les dents sur ça, pour le reste, j’ai été à fond. Lors de la bataille finale, j’avais même un peu envie de pleurer (signe indéniable que j’ai déjà besoin de vacances et que je n’en ai plus). Et des fois, ça fait un peu de bien d’être juste prise dans une histoire, alors même qu’on en voit les grosses ficelles, alors même qu’on sait ce qu’il va se passer et qu’on pense parfois à Titanic quand on voit la construction du film. Sans doute qu’hier, j’étais dans le bon contexte. Et surtout, je me dis qu’on assistait là à la naissance d’un nouveau genre. Sans doute que dans quelques années, quand le genre sera établi, on rigolera un peu des effets scéniques un peu trop abondants, des perspectives à la japonaise (détail au premier plan pour créer la profondeur de champ) mais faut bien que quelqu’un se lance.

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En tout cas, chapeau Cameron. En attendant, je vais consulter des catalogues de vacances, ça va me détendre.

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Ch…ch…ch…ch…Changes !

Par Keira

 Tout d’abord : Bonne année !

Voilà, ça c’est fait.

Ensuite. Je disais hier à Nina que j’allais faire un petit article mignon en partie sur le réveillon et la famille mais comme tout le monde le fait… bah non.

Donc pour changer un peu j’ai décidé de revenir à ce que je faisais avant. Une critique ciné.

Bon, là j’ai été inspirée par Nina et sa critique d’Indiana Jones. Mon cerveau étant au point mort jusqu’à demain (la rentrée des classes, youpi !) je m’autorise une critique pas très constructive visant seulement à avoir des réponses de gens intelligents. Oui, je suppose que mes lecteurs sont intelligents.

Vous me l’avez prouvé un certain nombre de fois, donc je veux en avoir la certitude absolue.

Je vais vous parler du film… *roulements de tambours*… Avatar !

Et tout ça avec trois semaines de retard sur tout le monde.

Parce que j’aime ça.

J’aime bien James Cameron, autant vous le dire tout de suite. Pas toujours pour les raisons que tout le monde penserait évidentes. Je ne suis par exemple, pas une fan de ses personnages qui sont toujours très… stéréotypés. Ni de ses dialogues. Qui sont souvent assez creux. Je ne suis pas non plus une fan de ses élans sentimentaux. En fait ce que j’aime profondément chez Cameron c’est sa capacité à titiller mon imaginaire. A me faire rêver.

Il avait réussi à me faire rêver avec Abyss et Titanic (ouais, quand même, une croisière comme ça… c’est pas mal, non?) et là il vient de m’achever avec Avatar.

Le pitch pour ceux qui ne l’ont pas vu c’est un mix entre Pocahontas et un film bourrin à la Schwarzy avec un méchant ayant le niveau intellectuel d’une huître et des grosses cicatrices. MAIS ! On s’en fout.

Pourquoi ? Parce que bordel… c’est d’une beauté ! Et en plus le monsieur Cameron, il ne fait pas que s’amuser avec un univers dingue, il le sublime avec la 3D.

Je ne sais pas si comme moi, vous en aviez marre de cet abus des effets 3D dans les animations qui finissaient par vous coller une migraine atroce… si c’est le cas, Avatar va vour réconcilier avec la 3D.

Parce que même si elle est très souvent présente, contrairement à d’habitude, ce n’est pas pour qu’on ait l’impression de se faire bouffer par tout ce qui bouge, mais simplement là pour apporter une profondeur de champs hyper réaliste, créer une ambiance avec des insectes qui volent autour de nous. Nous plonger finalement, dans cet univers magnifique de la planète Pandora.

L’autre bonus du film en plus de cet univers dingue c’est le soin apporté à la création d’une mythologie, d’une culture complète de ce peuple Naavis (vous savez, les schtroumpfs-félins). Mister Cameron a prit le soin de demander à un super prof d’université de créer tout un langage et tout le tralala pour que ce peuple soit crédible. De même, on sent l’intervention d’ethnologues dans le soin apporté aux rituels montrés, que ce soit les rites chamaniques, la communion avec la nature, le respect de la nature. Tout ceci n’est pas sans rappeler certaines des tribus qu’on peut croiser dans nos documentaires.

Donc voilà, même si le scenario n’est pas vraiment à la hauteur, on s’en prend plein la figure visuellement. Surtout en 3D d’ailleurs.

C’est un film qui nous dit clairement « Il y aura un avant et un après Avatar », un peu à la façon de Tron à son époque. C’est aussi un film qui nous emmène dans un autre univers cool, qui nous rappelle que nous aussi, à une époque éloignée, nous étions un peu ces Naavis. C’est un film écolo à fond. Un film humaniste à fond.

Bref, c’est plein de bonne intentions et alors que ça dure près de 3h, on ne s’ennuie pas une seule seconde.

Comme quoi. James Cameron. Est. Super. Fort.

Ouais !

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