C’est pas moi qui vieillis, ce sont les autres

Vendredi dernier, j’ai été confrontée au passé. Après quarante et quelques années de bons et loyaux services, le Dr Bartoldi, mon papa, a rendu sa blouse. Moment que je pensais ne jamais voir arriver. Nous voilà donc dans une salle des fêtes de ma ville natale pour fêter ça avec les amis de mes parents. On arrive sur place et là, que de sommets enneigés ! Les amis de mes parents sont vieux. Et finalement, mes parents ne sont plus si jeunes. Et moi non plus.

Bébé agité des années 80

Pourtant, je suis restée ce soir là la fille du docteur, celle que les gens n’ont pas vu grandir, celle que l’on confond toujours avec sa soeur, ce qui m’a valu quelques félicitations pour mes enfants si mignons. Non, non, je ne suis que la tatie. Mais en voyant tous ces cheveux blancs, ces gens que je n’avais pas vu depuis le mariage de ma soeur pour la plupart (il y a donc sept ans), qui venaient me voir “t’es laquelle, toi ? Celle qui s’est mariée ou celle qui avait la jambe cassée ?” ou “tu es la parisienne ou tu es celle qui vient de s’installer dans la région ?”. Ces gens qui ont vécu des choses en 7 ans… il y a ceux qui ne sont plus là, tombés sous les coups du crabe pour la plupart.

je vieillis

C’est marrant, sur cette série de photos qui correspond à Pâques/mon 2e anniversaire, je suis tout le temps en train de pleurer. Moi qui croyais avoir été un super bébé…

Ce genre de soirée me met toujours dans des états paradoxaux : plaisir de voir les gens, plaisir de voir mes parents contents, état de flottement agréable au fur et à mesure que les coupes se vident… et nostalgie. Parce qu’on n’est plus vraiment les “petites” Bartoldi, que bientôt, ce seront mes cheveux qui s’argenteront (déjà, j’ai du bol, à quasi 38 ans, je n’en ai qu’un de recensé). Que quand tu vois des gens de l’âge de tes parents qui traînent la patte, tu te dis que ça sera peut-être bientôt tes parents. Tu as l’impression qu’ils ne vieillissent pas, qu’ils sont toujours aussi jeunes malgré les cheveux blancs, bons pieds, bon oeil. Même que tu leur envies leur retraite et que t’as hâte de fêter la tienne pour pouvoir faire autant de trucs que ta mère. Et puis tu vois leurs amis à côté, ces compagnons de vie qui ont toujours fait partie de la tienne. Ces anciens trentenaires qui faisaient la bringue tous ensemble. Et là, tu vois que tes parents aussi, ils ont vieilli. Qu’il faut parfois parler un peu plus fort. Qu’ils perdent des trucs. Qu’ils se couchent plus tôt, que la sieste est quotidienne. Qu’ils vont souvent chez les médecins pour des visites de routine.

Faudrait que je propose à ma soeur qu’on refasse la photo 35 ans après… mais je refais pas la frange playmobil, par contre

Mes parents ont vieilli. Moi aussi. Mais tant que je ne vois pas les autres, je ne me rends pas compte… 

 

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Couper les fils

Ce week-end, je suis partie en week-end yoga, faudra que je vous raconte, j’ai souffert. Non, pas souffert mais souffeeeeeeeert. Mais j’en ai recueilli une certaine sagesse et des résolutions que j’ai immédiatement appliquées : j’ai cassé certains fils.

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Nous sommes la génération connectée. Connectée à la toile mais connectés entre nous aussi, si bien qu’il devient difficile de réellement rompre tout contact. Il y a environ un mois, après un petit dîner à 4, je rentre avec Victor qui me fait remarquer que c’est bizarre que j’ai toujours mon ex à qui je ne parle plus dans mes contacts Facebook (ceci n’était pas du tout une scène de jalousie, juste un constat). Du coup, j’ai un peu réfléchi à tout ça. Pourquoi tu gardes ce mec dans tes contacts ? Raison 1 : parce que tu ne veux pas être celle qui rompt tout contact (même s’il n’y en a plus). Raison 2 : parce que j’ai une curiosité mesquine. Vous savez, ce côté “sa vie est moins bien que la mienne”, le match des exs en un sens. Et raison 3, aussi : voir ses défauts m’exploser à la figure à chaque statut. Mais là, ça vire limite au masochisme, quand on lit une énième fulgurance en se demandant “mais je lui trouvais quoi à lui, déjà ?”

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Donc 3 mauvaises raison de rester en “contact”. Suite à mon stage, une séance de lecture avec l’océan pour seul compagnon et un massage ayurvédique, ma décision fut prise. Ciao ex. Ciao un autre d’ailleurs. Un autre sautera bientôt (seule la raison 1 m’a empêché de le faire). Ciao les 2 ex manageuses que j’ai détestées et que j’espère ne jamais recroiser. Ciao une ex amie qui m’a un peu foutu hors de sa vie sans que je sache pourquoi tout en continuant à suivre la mienne et à la raconter à des gens. C’est ainsi qu’après quasi un an sans se causer, je l’ai croisée à une soirée et elle me présentait comme Nina “tu sais la fille dont je t’ai parlée par rapport à [événement assez récent]. D’ailleurs, ça va mieux ta jambe cassée ?” Freakyyyyyyyy ! Donc on enlève. Puis passons sur Twitter couper les ponts avec une ex amie qui me disait le lundi qu’aucun homme n’arriverait jamais à nous séparer pour me virer dès le mardi parce que monsieur ne m’aimait pas. Sans doute parce que je n’étais dupe d’aucun de ses mensonges… En même temps, je n’y suis pour rien s’ils étaient dramatiquement énormes ! C’est depuis ce temps là que je suis très énervée sur la question des pervers narcissiques d’ailleurs.

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Bien sûr, ça ne se fait pas comme ça, ça réveille forcément des souvenirs, des regrets. Pas pour mes exs, eux, c’était bel et bien terminé et le fait que je les laisse désormais glisser peu à peu dans l’oubli me laisse indifférente. Oui, il y en a un qui m’a rendue marteau, qui m’a permis de voir certaines de mes limites, où je me suis rendue compte que j’avais fait de la merde sur pas mal de points mais aujourd’hui, il ne représente plus rien. L’idée de ne plus jamais parler avec lui ne suscite plus rien en moi. Par contre, les amitiés, ça fait un peu plus chier. Elles ont été remplacées depuis, il n’est pas dit que mon moi d’aujourd’hui se serait entendu avec leur Elles du jour. Une, je suis même sûre qu’on était arrivées au bout de toute façon, l’autre… Je ne sais pas mais après tout, si les choses sont telles qu’elles, c’est sans doute qu’il n’y avait pas d’autres alternatives. Tant pis, tant mieux. Alors au lieu de soupirer de la voir s’enfoncer dans son déni et sa fuite en avant, tournons la page.

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De temps en temps, il me prend une frénésie de vide. Je suis une fille qui accumule. Trop, tout le temps, qui garde des bouts de ficelles “parce que ça pourrait me servir”. J’ai gardé des magazines plusieurs années parce que je voulais découper les jolies images et m’en servir pour des tableaux ou des bijoux. Je garde des vieilles fringues que “si, si, je vais remettre” et que je ne renfile jamais. Alors parfois, je pète un plomb et je remplis les sacs poubelles. Au fur et à mesure que je les évacue, je me sens mieux, je me sens renaître. En ce moment, je liste les choses à revendre/jeter, mon Victor en fait autant, on s’encourage à faire de la place. Mais la place, ce n’est pas que dans l’appart qu’il faut la faire…

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Je coupe les fils. Bye gens qui n’avez plus de place dans ma vie, je vous laisse filer. Au fond, on ne partageait plus rien. Je laisse désormais la place libre pour qui voudra la prendre, pour qui je voudrai la donner.

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The Terminators de Xavier Puslowski

Parfois, tu te dis que tu as vu les pires navets du monde quand au hasard de tes zappings, tu tombes sur une pépite. Un truc tellement mauvais que quand tu découvres sur allociné qu’il s’agit d’un film et non d’un téléfilm de 3ème zone, t’as envie de crier « Non, tu mens ! ». Et pourtant…

L’histoire : des Terminators de type T5 sont fabriqués sur un vaisseau spatial directement sorti de 2001, odyssée de l’espace (Stanley a dû faire un triple lutz piqué dans sa tombe). Mais les T5 se rebellent et tuent tout le monde. Tout les budgets effets spéciaux ayant été bouffés par le visuel du vaisseau à l’extérieur, le décor de la tuerie est une pièce blanche avec un peu de fumée et du sang très très rouge. Plein partout, avec des bruits mouillés de tripes arrachées et de cerveaux éclatés. Miam.

Pendant ce temps là, dans un village américain de bouseux, la vie s’écoule. Tiffanny la pute demande à Chuck l’homme marié de divorcer pour l’épouser, elle, mais c’est pas possible parce que sa femme Chloé est enceinte. Pendant ce temps là, le shérif bienveillant (joué par le mec qui jouait Cruz dans Santa Barbara. J’ai des références) fait la circulation. Quand tout à coup, un objet tombe du ciel et c’est la merde : les T5 sont dans la place. Massacre total à coup de ketchup, corps explosés à coup de gros guns qui tachent, bouillie de cerveaux fait main. Les T5 sont surpuissants, ils explosent un camion à main nue. Chloé se retrouve dans une ferme avec le shérif et quelques survivants surarmés. Chloé braque un camion (normal) mais un survivor, vieux, décède shooté par un T5. Ah ok, donc dans le gang des survivants, il n’en restera qu’un. Dans la mesure où il nous reste une femme enceinte, un shérif bienveillant, une connasse égoïste, une black et un couard, je suis en haleine : qui va survivre ? Le suspense est à son comble !

Pendant ce temps, Tiffanny la pute entraîne Chuck le queutard dans une usine pour avoir du sexe mais Chuck termine en purée tandis que Tiffanny, couverte du sang de son amant, met sa main devant sa bouche pour étouffer ses sanglots en voyant les T5 massacrer plein de gens dans l’usine.

Pendant ce temps dans le camion, Chloé essaie d’appeler Chuck le ketchup mais il ne répond pas, sans doute parce qu’il est mort. À l’arrière du camion, la connasse arriviste secoue la tête pour simuler les cahots de la route « les T5 se sont retournés contre nous, ça devait arriver! » « oh et on fait quoi, maintenant? » répond le couard qui ne bouge pas d’un millimètre (les cahots sont taquins). Mais trêve de bavardage, un vaisseau volant prend nos amis en chasse et leur tire dessus, Chloé qui conduit prend un petit chemin de terre et va se planter dans un arbre en pleine clairière mais curieusement, le vaisseau qui les suivait sans problème malgré les arbres a disparu. Mais oh non ! La black a été éjectée de la camionnette lors de l’accident et hurle sa mère car sa jambe est cassée. Et pas de bol, un T5 qui traînait dans le coin entend les hurlements et arrive en courant ! Nos amis ont juste le temps de se « cacher » derrière un arbre pour voir le T5 renifler leur van. Blackie hurle « PUTAIN ON FAIT QUOI MAINTENANT ? » mais là, le T5 ne l’entend plus, trop occupé à renifler le van sans doute. Mais ahah, il les retrouve, mini course poursuite et les voilà dans une impasse (en plein air). Alors que tout semble être perdu, un homme sort de nulle part et avec un flingue du futur, il désactive le T5. Parce que le monsieur, il explique qu’il est concepteur de T5, même qu’il connaît le shérif bienveillant mais celui-ci ne se souvient pas de lui. Suspicion.

Arrivés à la ferme, un personnage allume une clope (la connasse ou le couard, je sais plus) et là, le concepteur de T5 crie  » non mais merde, tu vas les attirer avec ta clope, ils ont des détecteurs thermiques ». C’est vrai qu’un T5 ne ressentira pas un groupe de 6 personnes mais une clope, si. Alors ils repartent en courant et revoilà un T5 qui tire et pan, tuée la Blackie (bon, avec sa jambe en moins, on se doutait qu’elle irait pas loin). Oh non ! dit le couard pendant que le concepteur de T5 désactive le terminator. Bon, là, j’ai légèrement décroché, ils montent dans une navette mais se crashent très vite car un T5 a sauté dessus et arraché un truc et la connasse dit : « Oh ben je crois pas qu’on est dans l’espace, là! » (seule réplique à peu près drôle). Donc ils repartent en courant dans une espèce d’usine pour récupérer du carburant pour navette  mais évidemment, l’usine est infestée de T5. Ils récupèrent le carburant, Chloé rebraque un camion selon une technique étrange : pour coupler les fils qui font démarrer le camion, elle se met la tête à l’envers. Oui heu ok…

Ils démarrent et écrasent un T5 au passage. Ah parce que depuis le début du film, ils ont perdu leur capacité à détruire un camion avec leur petit doigt ? Je sais pas vous mais je les trouve pas très fiables ces T5 ! Mais un autre qui traînait sur le toit (ils aiment traîner sur les toits et les murs de séparation) saute dans le camion. Parce que oui, Chloé a eu la bonne idée de voler un camion ouvert à l’arrière. Ah ouais, c’est vrai qu’ils n’ont pas été attaqués 30 fois depuis le début du film, y compris par un vaisseau… Donc le T5 commence à castagner le couard et la connasse restés à l’arrière, ils essaient de s’en débarrasser en lui tirant dessus (ils ont dû tirer une centaine de balles sur les T5 depuis le début du film mais ne veulent pas admettre que ça ne marche pas), Chloé qui regarde la scène depuis la fenêtre crie « non, non ! » mais à aucun moment elle n’a l’idée de prendre le flingue qui les désactive, non. Bref, bagarre, le couard essaie de démonter le T5 à coup de barre en fer et là, la connasse qui était au sol saute sur l’ennemi et ils tombent tous deux du camion. Comme le T5 est pas très content, il arrache les tripes de la connasse qui, logiquement, meurt.

Point survivants : Chloé, le concepteur de T5, le shérif bienveillant et le couard. Ils arrivent dans une nouvelle usine qui contient toutes les navettes mais c’est la fête des T5 ! Ca tire dans tous les sens et le shérif bienveillant est touché mais arrive à rejoindre les autres dans le hangar à navettes. Oh mais qui voilà ? Tiffanny la pute qui ne fait que pleurer. Bon, ok, je serais recouverte du sang de mon amant, je serais pas trop joyeuse. Tout ce petit monde embarque dans le vaisseau et c’est parti pour l’espace, youhou ! Chloé s’approche du shérif et OH MON DIEU ! En guise de blessure, elle découvre des circuits électriques. C’est un Terminator, houlala. Le concepteur des Terminators dit « bah oui, je le savais, même que je t’avais dit que je te connaissais, mec ! ». De là, le shérif bugge.

Mais oh non ! Le vaisseau est attaqué par d’autres pilotés par des T5. Ca dézingue dans l’espace, Chloé prend les commandes de leur fusil et elle descend tous les vaisseaux. Donc des robots hyper expérimentés ne sont pas foutus de descendre une navette mais une pauvre humaine qui n’est jamais monté dans l’appareil fait un carton. Normal. Ils arrivent dans le vaisseau mère et c’est parti pour le grand n’importe quoi. Le shérif qui a un peu repris ses esprits est laissé dans la navette à base de « tu la gardes pour quand on repartira ». Chloé, Tiffanny la pute, le concepteur de T5 et le couard partent donc trouver l’endroit où on désactive les T5. Ils se déplacent au milieu des cadavres, Tiffanny, traumatisée, se planque dans un coin, juste à côté d’un corps, en toute sérénité. Pendant qu’elle pleure, les 3 autres progressent. A un moment, le Couard qui est devenu courageux décide d’aller seul chercher je ne sais plus quoi mais oh non ! Un T5 lui tombe dessus et lui arrache la mâchoire, le tuant sur le coup. Le T5 avance vers nos deux rescapés mais tout à coup, il se désactive.

« Oh non, leur énergie est drainée vers autre chose… de plus grand » dit le concepteur de Terminator. Panique à bord, les deux repartent en courant, paniqués, et voilà-t-il pas qu’ils tombent sur trois super soldats humains en train de nettoyer le vaisseau des T5. Pendant qu’ils papotent, un super Terminator est mis en service, ça va chier. Effectivement, le super Terminator arrive et abat les 3 super soldats et le concepteur de T5, Chloé est un peu mal. Sauf que, tadan, revoici notre shérif bienveillant qui attire le super Terminator et demande à Chloé de fermer une porte. Se faisant, elle ouvre une porte spatiale, le shérif bienveillant et le super Terminator sont donc aspirés dans l’espace. C’était bien la peine de nous intégrer ce super robot, il a tenu 5 minutes…

Mais du coup, pas de bol, les T5 se réactivent et Chloé est paralysée de peur, elle ne bouge plus. Mais qui revoilà ? Tiffanny la pute qui a eu une petite hallucination avec un cadavre qui lui parlait à base de « mais bats toi au lieu de chercher à te suicider avec mon flingue ». Alors Tiffanny arrive et avise d’un boîtier marqué « T5 on/off ». Si… Comme elle n’arrive pas à ouvrir le boîtier, elle tire sur le fil, arrache tout dans un grand déluge d’étincelles et pif pouf, tous les T5 sont désactivés. Chloé et Tiffanny pleurent contre les fils électriques arrachés mais c’est bien foutu, elles s’électrocutent pas. FIN.

Oui, voilà. Est-il la peine que j’en rajoute ? Que je souligne le jeu médiocre des acteurs, tous plus ou moins inconnus au bataillon à part Cruz de Santa Barbara ? Que j’explique à quel point cette histoire est une profonde insulte à la saga des Terminators (oui, moi, j’ai aimé les 1 et 2) ? J’avoue que malgré mon amour de la merdophagie, j’ai vraiment dû faire un effort pour aller jusqu’au bout. Vous vous rendez pas toujours compte à quel point je me sacrifie pour vous.

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La rééducation, c’est canon

L’être humain est une machine imparfaite. Laissez une voiture à l’arrêt trois semaines, si la batterie ne lâche pas, elle roulera sans problème. Laissez un humain alité une semaine, faut lui faire des piqûres pour lui éviter une phlébite (putain de piqûres) et surtout le rééduquer vite pour pas que ses muscles fondent. Pauvres petites choses que nous sommes.

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Donc une semaine après mon opération, me voilà chez le kiné. Un gars très sympa dans un cabinet où le plus âgé des kinés doit culminer à 35 ans. Dès le premier jour, je refais ma légende, je deviens la fille tombée du bar, une nana qui écoute la conversation est morte de rire. Ouéhohein…  Au début, la rééducation, c’est tranquille : je me fais masser le genou par mon kiné, pressothérapie et sport-elec. Bon, c’est pas vraiment du sport-elec mais c’est un peu le même principe. La pressothérapie pour ceux qui ne connaissent pas, je vous explique, j’adore ça. Je mets ma jambe cassée dans un plastique puis le tout dans une espèce de grosse chaussette qui me monte jusqu’à la hanche (en vrai, je suppose que ça doit monter à la cuisse mais je suis petite) et ça fait gonfler les parois de la chaussette pour presser le membre dedans, ça masse. J’adooooooooore. Mais j’en fais plus trop maintenant, grumpf. Et le massage au talc aussi, je suis absolument fan.

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Ce que j’aime dans la rééducation, c’est la sensation de progresser. Au début, je ne faisais rien puis petit à petit, les exercices sont venus : écraser la main du kiné avec ma cuisse, m’asseoir sur un ballon ovale et faire bouger mon pied sur un skate (pour plier déplier le genou), lever ma jambe avec un poids à la cheville. Puis marcher. Depuis le 11 juillet (2 jours après le mariage de ma soeur bien sûr), mon pied gauche a enfin retrouvé le sol. Saviez-vous que quand vous posez pas votre pied au sol pendant 3 semaines, quand vous le refaites, ça fait comme de l’électricité. Petit à petit, je rajoute du poids d’appui, j’en suis déjà à 30 kg ! La guérison me paraît proche. Puis la semaine dernière, j’ai pu faire du vélo (ouiiiiiiiii!) et à partir de cette semaine, une séance par semaine de balnéothérapie (re-ouiiiiiiiiii!). Non parce que plus je végète dans mon lit/sur le canapé/sur un siège quelconque, plus j’ai envie d’aller marcher longtemps, sur mes deux
jambes, d’aller nager à la piscine, de m’inscrire à tous les voyages UCPA. D’ailleurs, petit conseil hors sujet : n’allez jamais errer sur le site UCPA sauf si vous avez 10 semaines de congés par an et que vous gagnez pas loin de 100 k€/an sinon ça frustre. Non mais le voyage aux Philippines et à Hawaï, ils m’ont trop démoralisée… Donc bref, tout ce qui ressemble de près ou de loin à une activité physique me rend ivre de joie.

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En plus, le kiné, il a un pouvoir magique. D’abord, il a des mains super douces et ça fait du bien à ma jambe. Mais surtout, il fait un truc de fou pour qui me connaît : il me touche le pied sans que je vire hystérique. Non parce que je suis hypersensible de la voûte plantaire. Par exemple, la veille de l’opération, quand l’infirmière est venue me badigeonner la jambe et le pied de bétadine, j’en pleurais (de rire). Là, lui, il me touche le pied, ça me fait rien. Je sais ce que c’est son superpouvoir mais je suis fascinée.

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Bref, dans mon été no life, j’attends mes heures de rééducation avec impatience parce que c’est à peu près la seule chose qui me sort de mon traintrain, qui me fait voir des gens n’ayant aucun gêne en commun avec moi et même un mec pas trop mal qui s’inquiétait que je fasse du vélo pied nu. Oui, j’ai tendance à virer mes chaussures et mon attelle en arrivant et je ne les remets plus. Ne t’inquiète pas petit, mes pieds sont dans un tel état que j’ai une semelle intégrée… En fait, la rééducation, c’est un peu LE point positif de la convalescence, je mate discrètement toutes ces machines de sport que j’ai envie d’utiliser pour avoir un corps parfaitement sculpté. Sauf que là, j’ai juste envie de tous ses appareils précisément parce que je ne peux pas m’en servir… Mais dès que j’ai l’autorisation de refaire du sport, je vous jure que ça va faire mal (à mon compte en banque). Ca me rappellera le kiné. Sauf que dans les salles, y a personne pour vous masser
avec du talc. Pffff.

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Je l’’aime bien, mais…

(Article garanti 100% sans message caché)
 

L’autre soir, j’appelle ma mère pour lui dire que rien de neuf n’est arrivé dans ma vie, ni le poste de rédac chef, ni le beau mec ultime fou amoureux de moi qui veut même
m’épouser. Mais bon, qui dit rien dit aussi « pas de jambe cassée », c’est pas si mal. Donc je lui raconte mon rien pendant 30 minutes. Mardi soir, elle me parle de ma sœur et d’une
amie à elle, Sandrine. L’amie typique du « je l’aime bien, mais… ».

 

Laissez-moi vous parler de Sandrine. De toute façon, vous avez pas le choix. Sandrine, 24 ou 25 ans, fille de docteur, a un super taf, un super appart, un super mec, une
silhouette de rêve et même une voiture de fonction. Et Sandrine se la pète qu’elle en peut plus. Elle étale sa supériorité en permanence, se vante de tout ce qu’elle fait parce qu’elle le fait mieux que les autres. Et Alice, ma sœur, ça la fout en l’air à chaque fois. Non parce qu’Alice, à 24 ans, elle est fille de docteur, a un taf qui lui plaît depuis qu’elle en a changé, j’aimerais bien son appart dans lequel elle vit avec son namoureux, pas de voiture de fonction mais pourquoi faire et si elle rentre pas dans du 36, elle est loin d’être obèse. En somme, quand ma mère me dit que ma sœur complexe rapport à Sandrine, je comprends pas trop. Parce que moi, Sandrine, la dernière fois que je l’ai vue, elle fréquentait un mec que j’ai trouvé bof physiquement (je lui cherchais du poil au menton pour être sûre qu’il soit majeur. Alors que son pote…) et un fessier plutôt Jennifer Lopezien. Mais bon, depuis, elle a découvert Power Plate et voilà. Mais bon, peu importe.  Au fond, Sandrine, je ne l’envie pas car je pense que cette fille sera toujours malheureuse car si elle fait tout ça, c’est pour atteindre une espèce de perfection que lui réclament ses parents. Son père est un collègue de son père et c’est un mec très m’as-tu-vu à base de « je suis le plus fort, le meilleur » donc sa fille est pareille. Mais ma sœur, ça la mine car elle se sent un peu merdique après.

 

Mais alors pourquoi s’entête-t-elle à fréquenter Sandrine ? Ben, parce qu’au fond, elle l’aime bien. Et là, je comprends. Parce qu’on a tous un(e) ami(e) qu’on aime bien mais
à dose homéopathique. Genre la personne, vous allez passer une super soirée SAUF SI elle vous parle de ça ou ça, ce qui va vous vriller le moral. Perso, je sais qu’il y a des gens comme ça, qui me gonflent de façon ponctuelle, on se voit pour une soirée… Et là, la soirée se passe hyper bien et je culpabilise d’avoir pensé du mal d’elle. Mais bon, si elle m’a gavée avec des trucs dont j’avais pas envie d’entendre parler, je vais commencer à espacer nos rendez-vous. Oui parce que je suis désolée mais des fois, faut savoir être égoïste. Alors attention, je dis pas qu’il faut fuir quand nos amis ont des soucis et besoin de soutien, tut tut tut. Moi, quand mes amis m’appellent parce que ça va pas, je suis là, y a pas de soucis. Non, je parle de ce truc récurrent qui vous mine. Genre votre amie Charlotte qui vous parle de son ex Etienne alors que ça fait un peu un an qu’ils ne sont plus ensemble et, non, Charlotte, je ne pense pas qu’il reviendra. Et oui, sa nouvelle meuf, elle a de grosses cuisses. Ah, je sais pas si c’était le meilleur amant que tu aies eu, je n’ai couché ni avec lui, ni avec les autres. Ou alors celle qui est au chômage, comme vous et qui se lamente : « Non mais tu comprends, ça fait trois mois que je suis au chômage ! ». Tu crois vraiment que je vais te plaindre ?? On chouine ensemble si tu veux mais commence pas à me faire le « moi plus que toi » en la matière, ça va m’énerver. Par contre, si avec Charlotte, on délire sur le beau mec derrière ou sur autre chose ou si miss chômage trouve amusant qu’on compare nos recherches d’emploi avec humour, là, je serai contente de les voir.

 

Je pense qu’on est peut-être plus exigeant en amitié qu’en amour. Déjà, moi, quand un copain ou une copine me saoule, je vais couper les ponts quelques jours, histoire de relancer le truc. Des petites pauses, ça fait du bien. Puis en amitié, je fonctionne par période : à des moments, je vais fréquenter plus une personne puis après, ce sera une autre. Sans que je sois fâchée avec la première, hein ! Bon, en général, c’est plus une question de planning. Par exemple, en ce moment, je suis au chômage donc je suis dispo en permanence donc je suis plus susceptible de fréquenter des gens dans la même situation que moi ou à peu près. Mais je suis aussi contente de déjeuner ou boire un verre avec mes amis actifs, faut pas croire ! Mais c’est vrai que des fois, y a des personnes qu’on a un peu moins envie de voir. On les aime bien, mais…

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