Premier vol pour Cuba

Le 09 mars – Arrivée à Cuba ! Après un voyage long et un peu éprouvant. Ca fait peut-être un peu snob mais la compagnie aérienne fut fort décevante : clim en panne donc chaleur d’enfer à notre niveau, pas de place pour les jambes, pas d’écrans individuels. Rien pour occuper les gens qui n’arrêtaient pas de bouger, impossible de vraiment dormir…

Dormir dans l'avion

Mais commençons par le début. Taxi, 6h45, j’abandonne un Victor pas bien réveillé, petit coup au coeur. Je déteste partir sans lui juste pour ce moment-là. En arrivant à l’aéroport, je récupère mes papiers, enregistrement dans une partie de l’aéroport appelée “l’arche” à l’autre bout du monde (“suivez le fil rouge”… ah on vient de le recouvrir de béton, oups !”) mais j’enchaîne. Petite pause au Exki pour un café accompagné d’un carrot cake… le goût des vacances !

Carrot cake vegan

Recette de carrot cake vegan en cliquant sur l’image (c)lovingitvegan

L’embarquement est chaotique, ça met une plombe et je crois que des gens se sont faits refouler… Je suis côté couloirs, pas loin des chiottes, une plutôt bonne config pour un vol de 10h30 et qui en durera finalement 11. A côté de moi, un mec… merde, c’est le relou malaisant du Exki qui draguait la serveuse. J’ouvre le coffre au-dessus de nos têtes pour ranger mon manteau, il me demande poliment son sac. Tiens, encore un mec qui se montre insistant avec les femmes travaillant dans le service et pas avec les autres ? En vrai, j’ai découvert un peu plus tard que je m’étais trompée, c’était pas lui le relou mais un mec qui était avec lui à ce moment là de l’histoire.

Vol pour Cuba avec Air Caraïbes, une expérience peu chouette

Le vol a été chiant. Pas tellement pour les 11h de vol mais pour le reste. Déjà, je l’ai déjà dit mais point 1 : ni écran ni tablettes pour mater des films. Je ne prends certes pas l’avion pour mater des films , je n’avais, par exemple, strictement rien regardé lors de mon vol aller-retour Paris-Montréal mais 11h, c’est long. Surtout quand tu as devant toi des meufs qui n’avaient visiblement jamais pris l’avion et à ta gauche un putain de tchatcheur qui raconte sa life hyper fort à sa voisine. Et quand les gens ne sont pas occupés, que font-ils ? Ils bougent ! Et quand tu es côté couloir, c’est relativement chiant. Surtout que, combo, la clim de notre côté était en panne donc on allait tous se promener pour choper un peu de fraîcheur et se ravitailler en eau. Donc Air Caraïbes, je ne suis pas sûre d’avoir envie de retenter, on verra au retour. Côté bouffe, ça allait et côté film diffusé sur l’écran, on a eu un dessin animé sur des zombies (Zombillénium, assez mignon), un film avec Jean-Pierre Bacri en wedding planner (un peu trop “comédie française” mais il y avait une ou deux scènes très jolies), Jalouse avec Karin Viard (moyen), Au revoir là-haut (très beau) et un peu de Marvin (malaisant).

Le sens de la fête

Après un vol sans turbulences notables, nous voici enfin à Cuba ! On a le temps de bien admirer la façade de l’aéroport, les premiers ayant récupéré leurs bagages (mon voisin de vol et moi, notamment) environ 45 minutes avant les derniers. Et c’est parti pour… 4h de bus ! Il y a déjà une fille qui me fatigue, qui parle tout le temps et se met en avant et en plus, a jeté direct son dévolu sur la fille que je voulais en coloc. 3h30 plus tard, nous voici enfin arrivés, une fille que je n’avais pas encore vue me propose de prendre une chambre ensemble. Woké ! Un dîner vite avalé et dodo. Certains vont boire un verre, moi, je ne rêve que des bras de morphée.

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J’aime pas les films chorals

« Dis donc, Nina, toi qui es la fille la moins cinéphile du monde, tu trouves pas cet avis péremptoire et peu fondé ? ». Il est vrai que j’ai vu peu de films chorals et pour cause : je les fuis. Parce qu’un film qui a plus de noms d’acteurs sur son affiche que de salariés dans ma boîte, je trouve ça de suite suspect.

Le principe des films chorals repose sur la notion de destins croisés. Dis comme ça, ça me botte grave, j’aime les croisées de chemin. Sauf qu’en fait, en guise d’intersection, on se retrouve avec un vrai sac de nœuds inextricable avec cette angoissante question : pourquoi nous raconter toutes ces histoires finalement sans lien les unes avec les autres. Seule réponse à mes yeux : la faiblesse scénaristique. Et l’envie d’attirer plein de spectateurs avec plein d’acteurs, y en aura toujours un qui te plaira dans le lot.

C’est l’histoire de Brandon et Jennifer, ils s’aiment mais c’est compliqué mais à la fin, ils s’embrassent sous la pluie ou sous la neige le soir de Noël ou de la St Valentin. Sauf qu’un film, ça dure 2h en moyenne et va tenir cette durée avec cette baseline plus mince que la plus maigre des mannequins de la Fashion week. Alors à l’histoire de Brandon et Jennifer, on rajoute celle de Lisa et Marc, Amber et William et Vanessa et Dexter. On leur file deux ou trois péripéties chacun et à la fin, tout le monde s’aime ! Toute ressemblance avec Love actually, St. Valentin, happy new year (ah oui ça marche bien le nouvel an aussi) ne saurait être fortuite…

Le problème avec les films chorale, hormis leurs scenarii sortis tous droits de soap operas, c’est qu’on finit par oublier des personnages et des histoires. « Ah oui, Lisa et Marc, je les avais oublié. Ils en étaient où ? ». Chiiiiiiiant ! Parce que là est le drame : on multiplie les personnages, on leur colle vaguement des traits de caractère (Lisa est jalouse, Amber carriériste et Jennifer pas très fidèle) mais on ne creuse rien. Les gens sont soit gentils soit méchants, des fois un peu entre les 2 mais si on considère que chaque histoire a droit à un traitement de 20 mn, on peut pas aller beaucoup plus loin.

Si au moins chaque histoire était traitée l’une à la suite de l’autre, tel un recueil de nouvelles, pourquoi pas… Mais là non, tout se déroule dans un foutras de scènes illogique, une sorte de pudding cinématographique indigeste. C’est d’un ennui…

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Les rivales

C’est un matin du mois de mai que vous avez croisé le regard de braise du beau Jerome qui vous a crucifié d’un sourire des plus séducteurs. Oh mon Dieu, je le veux ! Vous êtes sous le charme et vous êtes bien décidée à le conquérir. Sauf que, pas de chance, Jerome et vous ne vivez pas sur une ile déserte et autour de vous il y a d’autres femmes… Les rivales.

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Autant je ne suis pas jalouse une fois en couple, autant quand j’ai un mec dans le viseur, je peux démolir toute greluche qui oserait s’en approcher. Aaaaaah, elle lui a effleurée le bras ! Aaaaaah, elle glousse en se caressant la gorge ! Mais quelle sale pétasse, c’est MA proie. De fait, je suis parfois (souvent?) victime de paranoïa. Peut-etre une sorte de prétention qui me pousse à penser que j’ai tellement bon goût que tout le monde a les mêmes que moi. En même temps, depuis que j’ai des lunettes à ma vue, mon moi bien voyant est drôlement
fier des choix de mon moi myope. Enfin bref, Jerome le bellâtre, je le veux comme 100% des filles célibataires (et des mecs aussi). Et ça me gonfle.

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Je me souviens, quand j’ai eu mon crush pour l’Ex, avant qu’on ne sorte ensemble, il y avait une fille qui lui parlait tout le temps, nous empêchant d’être seuls pour que je puisse user de mon rire de gorge tout en me tortillant les cheveux. Non mais sérieux, comment envoyer mes signaux « moi vouloir toi » si une autre femelle me parasite hein ? De 1, il pourrait penser que toutes les femmes sont comme ça et ne pas comprendre le message sous tendu et de 2, comment lui prouver que je suis la fille qu’il lui faut si je peux pas lui causer peinard ? Les rapprochements en groupe, ça complique vraiment la donne.

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Le problème, c’est que certaines rivales n’en sont pas. Dans le cas de l’Ex, l’autre fille n’était pas attirée par lui et d’ailleurs aujourd’hui, ils ne se parlent plus. De mon côté, c’est devenu une bonne amie. Parce que les rivales en temps de crush, une fois que je suis parvenue à mes fins (quand j’y parviens), je ne ressens plus une once de jalousie vu que je fais confiance. C’est juste que pendant la parade nuptiale, j’aime avoir ma marge de manœuvre.

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Et arrêeeeeeete de lui toucher le bras ou je te pète une dent !

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Courrier des cœurs, réponse à Agnès

Cette semaine, Agnès nous a posé la question suivante : « Mon chéri a une ex (oui, je sais, comme tout le monde), qui veut
absolument garder contact avec lui. Là, je suis jalouse, mais rien de grave. Ce qui me gonfle, c’est qu’elle veut à tout prix garder une place privilégiée dans sa vie, à part, et qu’il fasse de même. Cela n’est bien sûr pas clairement dit, mais se traduit à travers de nombreuses petites choses : elle refuse de confier ses petits pb perso à ses amis ou son mec, seulement au mien, elle en fait son confident; elle va regarder des photos de moi sur Facebook, et elle l’appelle pour lui dire qu’on ne se ressemble pas du tout; elle lui envoie un mail pour critiquer notre emménagement ensemble, alors qu’il n’a jamais voulu habiter avec elle, elle s’est mise à ne le contacter que sur son mail ou son portable pro « pour ne pas que je sois au courant »; elle lui reparle des chansons qu’ils écoutaient quand ils étaient ensemble; …
Lui, je lui fais confiance, je sais qu’il a bien tourné la page. Par contre, il refuse de croire que ça n’est pas son cas, et considère tout ça comme parfaitement innocent. Pendant tout ça, moi je bous !!!!
Que puis-je faire, soit pour arriver à relativiser tout ça, ou pour lui faire comprendre que non, ça n’est pas si innocent si on met tout bout à bout ??
Please, help…. 
»


La cellule love and sex des vingtenaires s’est réunie et voici ce que nous en pensons.

Tatiana : Alors alors, aujourd’hui je vais pas faire de réponse à la con. Si tu lui fais confiance comme tu dis, tu devrais te foutre des tentatives de cette fille pour se remettre avec (si ce sont des tentatives car si ça se trouve c’est juste qu’elle est hyper nostalgique et qu’elle a du mal à tourner la page). Après certaines personnes sont pas très perspicaces (surtout les mecs) et t’as beau des fois mettre des pancartes lumineuses sous leurs yeux, ils voient rien derrière leur vitres teintées qu’ils ont devant les yeux. Donc ton mec est sûrement sincère quand il dit qu’il ne voit rien de mal. Ou alors, il dit ça pour que tu ne t’inquiètes pas trop.
Quoiqu’il arrive toi tu ne peux rien faire. Pire si tu continues à lui insinuer qu’elle veut se remettre avec, ça va peut-être lui donner des idées. Alors reste tranquille et cette fille se lassera sûrement au bout d’un temps. Ou alors elle réussira à saouler ton copain. 

Enzo : « il refuse de croire que ça n’est pas son cas, et considère tout ça comme parfaitement innocent ».Lui as-tu présenté
les choses mises bout à bout comme ceci ?
Si non, fais le ! Car effectivement il y a des éléments vraiment flagrants…
Si oui, alors, même s’il a tourné la page, monsieur doit aimer se sentir désiré par une foule hystérique de femmes en chaleur (bon, pour l’instant juste sa copine et son ex, c’est pas encore une foule mais c’est un début prometteur) !

Lucas : J’adore la réponse de Tatiana. « Mais moi je reste tranquille »… Ca veut dire qu’il va y avoir du sport » ???Y a pas 36 solutions. C’est comme du temps de ma jeunesse à Street Fighter. Tu la prends entre 4 z’yeux. Pas au téléphone, de visu. Tu lui dis clairement : ton attitude est sournoise, insidieuse, non ne me coupe pas laisse moi finir, tes appels sur le portable professionnel, les remarques à la con par e-mail, la comparaisons implicite que tu mets entre nous deux c’est plus possible. Alors soit tu te calmes et tu l’oublies à jamais, soit je te mets un gros Ha Ryu Ken dans la tronche, option défiguration ultime. Capito ? Tout ça avec un grand sourire, bien entendu. La classe, je sais.

Enzo : Mais dans ce cas, l’ex va aller se plaindre au mec et c’est la fille qui va passer pour une psychopathe !

Lucas : Perso j’adorerais avoir une nana comme ça… Ah j’entends Enzo ronchonner et dire « c’est toha le psychopathe… »

Enzo : Non, en tant que stratège, je pensais juste au « pire » des cas !
Mais effectivement, comme il a l’air d’apprécier être désiré, il peut le prendre comme témoignage positif en ce sens.

Jane : Je pense également que là, c’est l’actuelle qui passe pour une psychopathe si elle menace l’ex. Si le monsieur ne voit pas
que l’ex en question lui tourne autour, il ne risque pas de comprendre pourquoi l’actuelle lui a cassé les deux jambes…
Sinon, moi j’dirai un petit récap’ des faits à monsieur, on met bout à bout (je sais, c’est très énervant de se rendre compte qu’il y a des échanges dans le dos « pour pas te faire mal », alors vu que ça fait mal, on explique que là, ça picotte et ça gratouille alors ton ex t’es gentil qu’elle se trouve une vie) et on lui annonce gentiment que ça te pourrit la vie d’avoir une charogne qui lui tourne autour en attendant qu’il revienne, sans faire de « c’est elle ou moi », il faut réussir à faire passer l’idée que c’est pas normal, c’est lourd, et limite pathétique quand on y pense.

Keira : Les ex envahissantes c’est chiant, surtout quand elles font tout pour te rabaisser.
Les ex envahissantes qui partent vraiment sur un objectif de « on reste potes et tu vis ta vie » c’est cool. Toi tu n’as pas de bol, l’ex de ton mec est de la première option.
Maintenant si ton mec est clair avec toi et elle, je ne vois pas d’autre choix que d’ignorer la grognasse. Si tu t’imposes pour la virer tu vas passer pour la fille soûlante de service. Et elle gagnera haut la main. Passe outre, ne te soucie pas d’elle, tant que tu as 100% confiance en ton mec tout va bien.

Diane : TU LUI FAIS LA TETE AU CARRE A CETTE PETASSE!! Non mais excusez moi mais là il faut arrêter un peu,hein. Déja les ex,
c’est insupportable, mais si en plus c’est une ignoble pourceaude manipulatrice, y’a pu qu’à lui casser la gueule, j’vois rien d’autre. Et pis je voudrais pas dire, mais si ton mec il est pas capable (ou ne veut pas) de voir que c’est une pétasse, c’est louche. Bref, elle=crac boum dans la gueule. Lui=explication entre quat’ zyeux

Tatiana : Moi je dirais pas que c’est une pétasse. après tout elle était là avant la nana. Elle a le droit d’essayer de le récupérer.

Lucas : Tu es tellement joueuse ma belle…

Diane : Ah nonononon, i don’t agree du tout. Elle a eu son tour, ça a pas marché, point. Si il se retrouve célibataire et qu’elle
veut y retourner, grand bien lui fasse, mais il est en couple, et vouloir lui casser ça, déja c’est faire preuve d’un sacré égoïsme. J’ai pour habitude de pas faire aux autres ce que j’aimerais pas qu’on me fasse, et personnellement j’aimerais moyen. Désolée i’m quite catégorique, mais si vous l’aviez pas déja deviné ça fait partie des attitudes qui m’énerve légèrement… (et non, pourtant, ça ne m’est jamais arrivé personnellement!)

Nina : Ouais non, c’est pas du tout innocent. D’abord, elle lui fait ce que j’appellerais des scènes de jalousie.  Regarder les photos de la nouvelle nana de son ex, à la limite, j’en fais autant mais je commente pas. Enfin, pas au mec, je le dis à mes copines et encore…  Par contre, autant j’ai gardé contact avec certains de mes exs, autant il est hors de question de me mêler de leur vie amoureuse, on ne peut pas être juge et partie, si je puis dire. Je ne suis pas sûre que ton mec perçoive réellement son petit jeu, les hommes sont un peu miros des fois, surtout qu’elle semble avoir un petit ami mais il est clair que là, elle joue contre toi. L’idée de tout présenter bout à bout me paraît une bonne chose, aussi, peut-être qu’en additionnant tous les petits détails, il va comprendre.  Et puis puisqu’elle aime fureter, donne-t-en à cœur joie et étale ton bonheur sur Facebook : des photos de ton mec et toi dans votre nouvel appart, en veux-tu, en voilà.  Si elle ne comprend pas que vous êtes heureux ensemble et qu’elle n’a plus une place privilégiée dans la vie de son ex, c’est à désespérer. Puis à force de montrer ton bonheur, elle va peut-être un peu s’énerver et commettra un faux pas. En tout cas, je pense qu’il ne faut pas aller la voir frontalement, tu vas passer pour la méchante de l’histoire, sinon. Et puis les exs, c’est le mal, bordel !

Voilà, ce fut une discussion très intéressante, c’est cool qu’on ne soit pas d’accord, quand même, en espérant que la lanterne d’Agnès soit éclairée.

Si toi aussi, derrière ton petit écran 17 pouces, tu as une question à nous poser, n’hésite plus ! Tu as les comms, les mails (nina.bartoldi(aaaa)gmail.com) et tu peux me trouver sur facebook aussi. Voire twitter. L’est pas belle la vie ?

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Faut-il dire à sa meilleure amie qu’’elle est cocue ?

L’autre soir, j’ai passé la soirée avec, entre autre, larouquine. Durant nos conversations, voilà qu’on lance un grand débat : doit-on dire à sa meilleure amie qu’elle est cocue. Donc avant d’aller plus loin dans mon article, je tiens à préciser à nos meilleures amies respectives si elles lisent cet article qu’on parlait dans l’absolu et non pas rapport à une situation existante. Autrement dit : pas de panique, les filles, zêtes pas cocues.

 

Bon, faisons une petite mise en situation. Oui, je sais que tu aimes ça, lecteur et moi aussi, alors on y va gaiement. Donc voilà, prenons une meilleure amie type que nous appellerons Charlotte. Et notre amie Charlotte sort avec Etienne, qu’elle aime très fort et qu’elle veut même vivre avec lui et lui faire des bébés. Bref, le big love quoi. Un soir, vous allez au bar avec Paolo, votre voisin buonito qui vous a enfin adressé la parole et qui veut visiter votre culotte (oui, quitte à faire des mises en situation, autant se faire plaisir). Et là, qui voyez vous à une table pas
loin en train de lécher la pilule à une fille même pas belle ? Etienne. Et la fille même pas belle, c’est pas Charlotte. Argh que faire ? Que faire ? Dans le moment présent, deux solutions :

– se tirer le plus vite possible.

– aller saluer Etienne histoire de bien lui foutre la honte et si je peux lui balancer son verre à la figure, tant qu’à y être…

Bon, il me paraît plus raisonnable de choisir la solution une. Et même si je choisis la solution deux, le problème reste le même : je rentre avec Paolo et un terrible secret. Bon, quoi qu’il arrive, j’en parlerai à Etienne, histoire qu’il sache que je sais. Mais après, reste la terrible question : dois-je dire ou dois-je me taire ?

Ca pose toute la question de l’amitié, la vraie. Doit-on se mêler des amours de ses amis ? J’aurais tendance à répondre non car les histoires d’Etienne et Charlotte ne me regardent pas. A partir du moment où on ne me demande pas de conseils, je n’ai pas à en donner. Donc si on suit cette logique, je ne dois rien dire à Charlotte. En effet, je ne suis pas la troisième roue du tricycle : ce qui se passe entre eux ne me regarde pas directement donc qu’ils se démerdent. Par ailleurs, tout dire à Charlotte, c’est la faire souffrir. Ce que l’on ne sait pas ne nous fait pas mal. Et puis, s’il le faut, c’était juste un coup comme ça, Etienne a été infidèle une nuit, est-ce que ça vaut la peine de tout déballer ? Après tout, c’est lui qui doit vivre avec cette culpabilité car si elle sait qu’elle est cocue, elle va rentrer dans le cycle du « mais je ne suis pas parfaite, qu’est-il allé chercher ailleurs ? ».

 D’un autre côté, Charlotte aime Etienne et veut faire sa vie avec lui. Or monsieur est du genre cavaleur et il faudrait peut-être tout dire avant qu’ils ne s’engagent trop. Plus on attend, plus ça va faire mal, non ? Par ailleurs, si Charlotte apprend par quelqu’un d’autre qu’Etienne embrasse des filles même pas belles par quelqu’un d’autre et, qu’au passage, elle l’apprend que je sais, elle risque de se sentir doublement trahie. Par l’autre goujat et par moi. Parce que comment lui expliquer que je me suis tue par amitié ? Par ailleurs, si je ne dis rien, va falloir que je prenne des cours de comédie. Quand Charlotte m’annoncera qu’ils vont emménager ensemble, je devrai hypocritement répondre : « ouah, je suis heureuse pour toi » au lieu d’un franc « mais ce type est une enflure ! ». Et moi, je suis pas une comédienne née, il faut le savoir.

Bon, retournons le problème. Je suis avec Sagamore depuis X temps et je l’aime, je veux lui faire des bébés et tout ça. Oui, Paolo, c’est le mec qui me drague, Sagamore, mon namoureux dans mes mises en situation. Bon, bref, Sagamore, c’est trop le mec de ma vie, celui avec qui je veux partager mon patrimoine génétique parce qu’on fera de trop beaux enfants et je veux vieillir avec lui, main dans la main, même pas peur de le voir décrépi. Un soir, Charlotte le voit lécher la pilule d’une nana. Est-ce que je voudrais qu’elle me le dise. Et bien non…et oui.

Non car comme je disais plus haut, si je sais pas, je suis pas malheureuse. Pas mal de personnes sont, un jour, infidèles. Ca n’excuse pas tout mais s’il le faut, ça n’a été qu’une fois et Sagamore m’aime de tout son cœur alors bon… Ceci étant, je suis pas sûre d’apprécier le rôle de la cocue naïve bien longtemps. Parce que, mine de rien, quand je parlais de Sagamore et de nos amours, Charlotte va tirer une sacrée gueule. Alors soit je suis tellement amoureuse que je vois rien, soit la nouvelle froideur de Charlotte vis-à-vis de mon super amour de ma vie va me gonfler.
Elle est jalouse ? Pfffff, pauv’ fille, va ! C’est sûr que son Etienne, il risque pas d’être infidèle y a bien qu’elle pour en vouloir.

Oui parce que j’aime pas être le dindon de la farce. Au moins deux personnes seront au courant de cette infidélité dans mon entourage, trois, si la fille même pas belle est connue de ma personne
(alors, là, elle a intérêt à courir vite, je vais pas la rater). Et ce genre d’infos, ça circule vite, si bien qu’à l’arrivée, tout le monde le saura sauf moi. Donc imaginons que Charlotte me le dise, première réaction : aller sonner les cloches à Sagamore. Elle, je lui en voudrai pas. C’est ma meilleure amie, elle m’a pas dit ça pour me nuire. Deux options : soit Sagamore est un connard et en profite pour filer tout droit dans les bras de l’autre moche. Soit il m’aime, il s’en veut terriblement et après avoir fait la gueule quelques jours, je lui pardonne. Oui, quand
on aime, on peut passer sur beaucoup de choses (hélas ou pas). Et puis si c’était juste un coup d’un soir, je peux pardonner. Bref, du coup, Charlotte peut soit lui pardonner aussi, soit jouer la troisième roue du tricycle et me saouler à coups de « non mais c’est un connard, un mec qui t’a trompée une fois recommencera et tout ça… ». Je ne pourrai décemment pas lui en vouloir. Moi, c’est pareil quand quelqu’un fait du mal à un(e) ami(e), j’ai plus envie de le pendre par les tripes que d’aller boire un verre avec lui en tout amitié, soyons honnête. Mais une amie ne
doit-elle pas respecter mon choix ? Parce que s’il y a un truc que j’aime pas, c’est que mes amis s’insinuent dans mon couple. C’est déjà suffisamment compliqué à deux donc si je demande pas de conseils, c’est que j’en veux pas.

Bon, ben, voilà, on retourne le problème dans tous les sens, aucune réponse ne semble plus évidente qu’une autre. Larouquine m’a dit qu’elle, elle ne dirait rien. Moi, je n’en sais rien, je suppose que ça dépendra du Etienne : si je sens le connard irrécupérable, je le vendrai. Sinon, je me tairai.

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Mon vibromasseur et moi

Hé non, cet article ne parlera pas de ma relation avec Ernest même si je ferai un article rigolo sur le sujet, un jour. Non, cet article parlera de racolage actif. Avec ce titre, je risque d’attirer de nouveaux lecteurs qui ne resteront pas longtemps, vu qu’il n’y a pas de photo du vibro, ni de mon sexe, de mes seins, pas même de mes pieds.
 
Hier, Archi m’a gentiment proposé de m’offrir le numéro de décembre de Jalouse. Pourquoi allez-vous demander. Tout simplement parce que ce mois-ci, en couverture, y a une pastille à gratter pour voir le zizi d’un monsieur mais surtout, est offert avec ce numéro un vibromasseur argenté ! Bon, vu la taille du magazine, je suppose que le gode, c’était un ladyfinger et j’en ai déjà un. Alors, certes, Ernest souffre parfois de solitude mais bon, à choisir, je veux un vibromasseur avec gratte-clito. Mais là n’est pas le sujet de l’article.
 
Hier, donc, suite à cette remarque, Sechev a répondu « y en a qui ne savent pas quoi faire pour vendre » et ça m’a donné l’idée de faire un article sur le
racolage.
 
Comme tu le sais, lecteur, je suis journaliste… au chômage, certes, mais journaliste quand même. Et en journalisme, la vocation première est… de vendre. Hé oui, on pourrait croire que c’est d’informer mais ça, c’était avant. Faites un test, allez chez votre kiosquier habituel et regardez le nombre de magazines étalés : impressionnant, non ? Et encore, pensez au nombre de titres qui ne sont pas arrivés chez votre kiosquiers… Ceux qui disparaissent et apparaissent sans cesse… Bon, voilà, il y a beaucoup (trop) de choix dans n’importe quel style de journal, faut donc sortir du lot. Comment ? En faisant du racolage ! Par exemple, vous êtes le rédacteur en chef de Journal TV Magazine zapping, vous avez le choix pour la couverture : une pouffe de la Star Ac ou le gentil présentateur de Thalassa. Bon et bien vous choisirez forcément la première car le créneau « journal télé intellectuel » est déjà pris par Télérama.
 
Donc qu’est-ce qui fait vendre ? Le sexe, l’argent, le scandale. Récemment, ils ont sorti un pur torchon, Closer. Sur le coup, je me suis demandée qui allait lire ce truc : c’est pas tout à fait un journal télé, pas tout à fait un journal people (mais complètement une merde). Bref, j’étais persuadé que ça allait se vautrer mais j’ai eu tort. Après tout, un peu de photo de paparazzi, de la télé, des histoires soit disant vraies, le tout réhaussé par une couverture rose fluo. Closer est l’inverse même du journalisme : tout n’est que rumeur, calomnie, aucune rigueur journalistique là-dedans… Et ça marche !
 
Pour les blogs, c’est pareil. Ça me fatigue de voir que certains sont à tel point obsédés par les stats qu’ils sont prêts à publier n’importe quoi pour avoir trois lecteurs de plus. Le cul fait vendre ? Bon, parlons cul. Fellation, sodomie, cunnilingus, aisselles velues, peu importe le sujet, pourvu qu’on ait la trique. Vous allez me rétorquer : « et toi, alors, tu fais pas ça ? » Et bien, non. Je ne parle que de sujets qui s’imposent dans ma vie, ce sont plus des réactions que des réflexions. Exemple : l’article sur la révolution clitoridienne qui est né grâce à une chronique sur le sujet dans les Maternelles. Les articles sont aussi souvent nés de mes discussions avec mes camarades. Mais je vais pas parler de
sexe pour parler sexe et faire venir des lecteurs. Exemple, je ne vais pas faire un article sur les copulations dans les pièces relativement intimes des discothèques (les toilettes, pas les backrooms) dans la mesure où je n’ai jamais pratiqué et que, surtout, je m’en fous. Ah, c’est sûr, un article intitulé : « je me suis faite sauter dans les toilettes du Macumba », ça me ramènerait des lecteurs mais quel intérêt ? Je préfère la qualité à la quantité, des lecteurs qui reviennent parce que ce que je dis les intéresse et pas des âmes en peine qui sont
tombées là en espérant trouver des tuyaux pour baiser confortablement dans les toilettes d’une boîte. De la même façon, je ferai pas d’article sur la Star Ac que je regarde pas (je me demande d’ailleurs ce que je pourrais en dire), sur l’élection de Miss France parce que je m’en tape ou sur la vie sexuelle de M. Sarkozy parce qu’au fond, je n’en sais rien. Je pourrais mettre une photo
de mes fesses ou de mes seins mais qui s’en soucie, au fond ?
 
Bref, mon but n’est pas de faire du chiffre mais de vous livrer des réflexions que j’ai, des conversations que j’ai eues. Comme je suis une vingtenaire comme les autres, je pense que nous avons tous discuté sexe entre amis, réfléchi à la question. Mais après, je vais pas aller dans une boîte échangiste juste pour faire un article. Si j’y vais, c’est parce que j’aurai ressenti le besoin de découvrir ce monde que je ne connais que par Paris Dernière. Quelque part, un blog est un acte militant, je veux voir le mien tel quel, du moins la partie « considérations générales » et « cul-ture ». Mon but n’est pas de vous apprendre le sexe (qu’est ce que ce serait prétentieux) mais plus de militer pour le droit de faire ce
qu’on veut de son corps, du moment que notre (ou nos) partenaires sont consentants. De montrer qu’on peut assumer sa sexualité sans pour autant être une salope. Oui, j’aime le sexe, je n’en fais pas pour autant un argument de vente, c’est comme ça et c’est tout. Après, je veux écrire des articles qui ne seront pas « vendeurs » mais quelle importance ? Si j’ai envie de
parler de mon auteur préféré, je le fais. C’est un engagement culturel, ça. Je pourrais prétendre que mon auteur préféré est le Marquis de Sade, histoire d’attirer quelques lecteurs sadiques mais ce n’est pas le cas.
 
En somme, vaut-il mieux courir après la quantité que la qualité ? Pour ma part, j’ai choisi mon camp. Mais promis, après les joyeux commentaires sur l’article de Gauthier, je ferai un petit article sur la sodomie !   
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