Et si je créais mon blog marketing ?

Enfin, marketing des réseaux sociaux, j’entends.

J’hésite. J’hésite et je me dis qu’en mettant des mots, je trouverai peut-être la réponse ou mes gentils lecteurs me donneront peut-être un conseil avisé.

brainstorming

Il était une fois une petite Toulousaine qui débarqua sur Paris un lundi du mois de mars, un lundi de Pâques. Peu de temps plus tard, elle eut la folle idée de créer un blog pour raconter sa vie parisienne à ses petits camarades toulousains. Elle ne se rendait pas compte qu’en appuyant sur le bouton “créer”, sa vie allait en être bouleversée. Des rencontres, des belles histoires, une plume qui s’affûte au fur et à mesure, des opportunités. Des insultes assez violentes et même une plainte à la police mais chaque médaille a son revers. Un blog peut être une formidable vitrine… D’où mon interrogation depuis quelques mois : et si je créais mon blog marketing.

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Evidemment, le monde n’attend pas mon avis, on a suffisamment de blogs de consultants en marketing qui publient plus vite que leur ombre. L’idée est autre. En un, démontrer mes connaissances et compétences. J’ai 6 ans (incroyable quand on y pense) d’expérience dans mon métier, ça m’en fait des données à partager. En deux, ça me permettrait d’ordonner ma pensée, me forcer à rester bien au courant des dernières nouveautés. Double effet Kiss kool : je reste hyper affûtée sur mon secteur, mes client en profitent et dans un élan d’admiration pour cette incroyable connaissance toujours à jour, ma chef et mon PDG me filent une augmentation de 10%. Oui oh CA VA, j’ai le droit de rêver. Et en trois, je le mettrais sur mon CV à la place des vingtenaires. C’est pas que je n’assume pas ce que j’écris ici. D’abord parce que c’est bien écrit (j’aime me lancer des cascades de fleurs) et qu’ensuite, mes histoires de cul ont disparu d’ici depuis des lustres. Déjà que mes histoires d’amour n’y font qu’une discrète apparition… Mais je ne suis pas toujours sérieuse et je me sens parfois un peu limitée dans ma prise de parole. Même si, au fond, l’avantage de ne pas cacher son blog à ses managers permet de garder le contrôle et éviter un article rageur qui pourrait me revenir à la gueule. Enfin, là, de suite, j’ai rien de rageur à écrire mais ça pourrait arriver. Genre parce que j’ai pas eu mes 10% d’augmentation (bon, ok, je les ai pas demandés).

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Que du positif sur le papier. Mais. MAIIIIIIIIIIIIIIIS. De un, j’ai pas hyper le temps. Evidemment, je pourrais mettre cette écriture sur un temps de travail et une capitalisation sur l’avenir. Dans un monde parfait, j’arriverais au taf à 9h plutôt que 9h30, 30 minutes pour écrire un petit article marketing mais vous me connaissez, je me connais, le matin et moi, on n’est pas copains. Déjà, le 9h30, je dois parfois me faire violence pour le tenir alors plus tôt (sachant que dans le lever plus tôt, j’envisage aussi de a) aller à la salle de sport) et b) m’offrir un café sur la pelouse pas loin du boulot quand il fait beau. Je me fais rire toute seule là). Mais travailler un blog, ce n’est pas uniquement écrire. Il faut le faire connaître parce que bon, vendre à de potentiels futurs recruteurs un blog où je suis la seule à faire mumuse, sans personne pour le lire, ce n’est pas très sérieux. Or l’aspect VRP d’un blog prend du temps, faut aller commenter les gens, les mettre en lien, créer une page Facebook, un Twitter, suivre des gens… Déjà que je ne le fais plus du tout pour les vingtenaires (je me repose sur les bénéfices de l’époque où je le faisais), ça me paraît compliqué de le faire pour un autre blog.

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Et pourtant. La précision d’une pensée posée par écrit ne mérite-t-elle pas une vitrine ? Un lieu où je pourrais démontrer que je suis une strategist digne de ce nom ? Mais si tel est mon choix, je me dois de l’entretenir. Un blog sans lecteur est déjà discutable, un blog sans articles postés régulièrement, surtout sur un univers qui évolue vitesse grand V, c’est carrément pathétique.

J’hésite… Encore un peu…

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Ce qui devrait être, ce qui est

Dans ma vie, j’ai un but, un but ultime : régler mon problème du matin. C’est à dire arrêter de ne pas me lever comme il faudrait, arriver au boulot tôt, être pimpante dès l’aube voire même avant (en hiver, à l’aube, je suis déjà levée). Mais force est de constater que j’échoue, inlassablement, tous les matins. Pour lutter contre le snoozing maudit, j’ai tenté une nouvelle technique : mettre direct le réveil à mon heure de lever. Résultat : me suis levée hyper en retard.

Alors forcément, sur le coup, ça m’a pas mis de très très bonne humeur, surtout que je devais me laver les cheveux donc la course dès le réveil, ça me fatigue. Déjà que je traîne une vieille fatigue due à une vie sociale intense (trop)… Bref, alors que je cheminais, cheveux encore mouillés, vers mon boulot, je soupirais intérieurement : bordeyl, je vais jamais arriver à me lever tôt pour faire des trucs. Bon ceci étant, ce n’est pas une surprise. Et là, je réalise que j’ai un énorme problème dans ma vie : je ne vois que mes défauts (ou ce que j’interprète comme tel) et pas mes qualités. En gros, j’essaie d’être ce qui me paraît être le mieux au lieu de travailler sur ce que je suis et mes forces déjà présentes.



Reprenons cette histoire de sommeil. J’avais dit “idéalement, je dois me coucher à 0h30 et me lever à 7h30, ouais !!”. Sauf que dans les faits, ma vie ressemble à ça :



Donc retournons le problème autrement. Dans les faits, peu importe l’heure du réveil, je me lève tard, c’est un fait (enfin, tard, tout est relatif, je travaille quand même). Donc au lieu de prévoir un lever à 7h30, soyons objectifs et plaçons le à 8h30. Et au lieu d’espérer se coucher à 0h30, couchons nous à 1h30 (max), ça fait toujours 7h de sommeil et j’ai le temps d’écrire si je veux. Oui, faut pas se forcer non plus.


Au fond, plutôt que d’essayer d’être ce que je ne suis pas (en l’occurence lève-tôt pour cet exemple), essayons de tirer partie de ce que je suis (couche-tard). Je parle de cet exemple là spécifiquement mais ça marche pour tous les autres domaines de ma vie. Par exemple je ne suis pas quelqu’un de rangé, je vis dans un joyeux bordel permanent mais je retrouve toujours ce que je cherche. L’inconvénient, c’est que la norme est d’avoir des apparts nickels, ce genre d’appart où j’ose même pas m’asseoir de peur de marquer très légèrement le cuir du canapé. Moi, mon appart, j’y vis, j’empile les choses (et je manque cruellement d’espace de rangement mais dès que j’ai réglé mes problèmes de sous, je m’achète une commode). Plutôt que de me lamenter sur le fait que je suis pas la reine du ménage, acceptons les faits. Et passons la serpillère parce que pas rangé n’est pas synonyme de souillon, faut pas déconner non plus (puis ça sent bon quand c’est tout propre). Bref, il faut que j’arrête de stresser en ne focalisant que sur ce qui ne va pas chez moi par rapport à ce qui me paraît être un modèle de perfection et voir ce qui va bien. Sans non plus se réfugier dans une espèce d’autosatisfaction permanente, y a quand même certains défauts qui sont corrigibles, pour peu qu’on s’en donne la peine.

Ceci étant, j’ai décidé de changer de fusil d’épaule. Plutôt que de tenter de travailler sur ces qualités que je n’ai pas et que je n’aurai sans doute jamais (quoi que y a 5 ans, je ne me savais pas sportive et finalement…), travaillons pour gagner en compétence là où j’ai des prédispositions. Et arrêtons de culpabiliser parce qu’il m’est toujours impossible de me lever à 7h30 si j’ai pas une bonne raison de le faire. Y a pas mort d’homme.

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La vie ordinaire d’une Nina laborieuse

(Bon, j’ai bien noté que mes histoires de taf vous passionnaient pas mais je m’en fous, j’écris ET publie quand même cet article).

En ce moment, ma vie ronronne comme une Kenya heureuse et repue de croquette vu qu’elle snobe le steack hâché que je lui ai donné. Connasse. Ben oui, ma vie est rythmée par

mon boulot, mais c’est quoi « ma vie ? ». Voici un petit article pour vous présenter une journée type d’une Nina qui bosse même si j’ai pas vraiment de journée type. Et puis comme ça, vous comprendrez mieux mon taf parce que ça n’a pas l’air bien clair (normal, c’est super dur à expliquer vu que je fais 50 choses).

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Le matin, je me lève (et je ne bouscule personne… Je sais, je suis lourde, je la fais à chaque fois) à 8h30. Oui, je fais un métier difficile, ça se sent. Bon, je m’extirpe du lit en grommelant quelque chose comme « grml grml fait chier le matin grml grml ta gueule réveil grml grml». Sinon, y a les matins où Kenya trouve que 7h ou 7h30 pour courir partout, miauler, se déplacer sur le canapé toutes griffes dehors donc là, les premières paroles du matin sont plus : « Kenyaaaaaaaaaaa ! Ta gueule ! ». Oui, notez ma subtilité et mon raffinement aux premières heures de la journée. Bon ensuite, je furète dans la salle de bain, je m’habille, me maquille et hop, c’est parti ! D’abord le train, tugudum tugudum, puis le métro hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin ! Touuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu ! Clac clac clac. Je m’éclate avec les onomatopées dans la vie. J’arrive au boulot généralement entre 9h45 et 10h. J’entre en disant « bonjour » à tout le monde, je jette ma veste sur le porte manteau (quand j’en ai une), mon sac au pied de mon bureau, j’allume mon pc et je vais dans le placard à bouilloire pour faire chauffer mon eau pour le thé. Une fois l’eau chaude, je retourne à mon bureau, je lance ma messagerie et ma messagerie instantanée (celle du
boulot, pas MSN ! Je pourrais mais non). Pendant que mon thé infuse, je lis mes mails puis c’est parti.

Première étape : la plate-forme adulte. Je jette un œil sur le blog de l’animation pour choper les question qui y traînent puis je réponds aux questions, souvent les mêmes. Pour 90%, la réponse est dans la FAQ mais gentille, je réponds quand même. Après, on a le chamailleries, les « bouh, ça bugue, c’est pourri, ça pue » (« bou sa bug c

pouri sa pu ») alors que les ¾ du temps, ce sont eux qui ont fait une connerie. Puis y a les vrais bugs genre « Dis Anim, c’est normal ça ? – Heu… non ! ». Là, je maile Romain et si c’est très grave, je vais pleurer auprès de Yohann. Ca, c’est la partie la moins passionnante de mon boulot puisque peu de bloggeurs sont vraiment sympa avec moi, puisque la plupart, c’est genre « je paie, ça bugue, je vais tout cramer » (comme moi avec la SNCF). Par contre, y en a de gentils avec qui je papote un peu et les nanas qui me draguent, ça, ça me fait marrer.

 

Ensuite, je me connecte sur la plateforme ado et j’y reste la journée à papoter avec les gamins. Je finis ma plate forme adulte vers 11h-11h30 donc j’ai tout le reste de la
journée pour le reste. Non parce que je passe pas les ¾ de ma journée à chatter. Bon, je refais un tour sur la plateforme adulte dans la journée pour traiter de nouveaux messages aussi. Mais dans 
le reste de la journée, je fais mes autres missions. Normalement, j’assure trois émissions chats d’une heure avec les ados, je me retrouve seule face à un millier de gamins, je reçois les messages et je les valide pour qu’ils apparaissent sur le chat. Donc oui, je dois répondre aux gamins lire leurs réponses qui arrivent par dizaines et les valider.

 

En dehors de ça, je dois rédiger les textes pour les bannières pour les jeux concours et les chats spéciaux (avec les artistes), les teasings SMS, les textes des jeux
concours (on en lance un par semaine), les articles pour le blog de l’Animateur (et des fois, si j’ai le temps, celui de Kate). Parallèlement à ça, je gère également le contenu d’un site jeune 
(j’écris l’horoscope, quoi, ainsi que le blog de l’animateur), je fournis du contenu pour le wap suisse (60 brèves par moi, astuces beauté, news people et « paroles de stars » genre
Britney a dit : « les culottes, c’est ringard »). Bientôt, on va récupérer une nouvelle plateforme dont je gèrerai également l’animation et on en vise une nouvelle. Bon, vous
emballez pas, les animations sont diverses et variées mais rien de très compliquée, c’est genre « envoie un MMS de ta maison » et les photos les plus originales gagnent des bons points. Et comme on gère plusieurs plate formes, on peut recycler les idées. On est deux à l’animation, Claude et moi, on travaille de concert. Lui, il assure surtout l’animation du blog adulte mais on se consulte pour proposer des jeux et autres animations. Là, par exemple, pour les élections pour les ados, on poste de temps en temps des « hé, continue de voter ! », on a lancé un petit jeu pronostic pour qu’ils nous donnent leur classement et celui qui trouve les 7 gagne des bons points. Ouais, comme à l’école. A 19h (à peu près), j’éteins mon ordi et après un au revoir général, je me casse.

 

Bref, en journée, j’ai pas trop le temps de souffler, je vois pas du tout le temps passer. Et le soir, je rentre chez moi, je me sens pressée comme un citron. En gros difficile d’écrire encore. Surtout que je dois continuer ma vie sociale, la liste des gens que je dois voir fait 4 km de long, faut tous les caser après le boulot, ce qui fait que je suis rarement chez moi, au grand dam de miss Kenya qui se venge en me tapant le matin. Et en fait, j’adore ça (ma vie de travailleuse, pas Kenya qui me tape), je me sens tellement différente de mon
époque chômeuse, tellement plus épanouie. Franchement, ça fait du bien de ne plus être angoissée par l’avenir !

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