T’as pas d’enfants, tu peux rester tard…

Grande discussion avec Vicky l’autre soir, alors que nous parlions boulot que nous
pourrons résumer ainsi : « on dirait que le fait que l’on n’ait pas d’enfants signifie qu’on n’a pas de vie privée ! ». Autrement dit, il semble que notre nulliparité fasse de nous des candidates idéales aux heures sup’ à outrance. Mais moi aussi, j’ai droit à mon temps libre.

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Mois de mai, gros surplus de travail. Je finis entre 21 et 21h30 quotidiennement parce que faut bien faire le taf. Sans parler du surplus le week-end. Bref au mois de mai, avoir une vie privée a été quelque peu compliqué, heureusement que je retrouve Vicky et Amant Chouchou direct chez eux, il est difficile de filer des rencards dans des bars vu que j’ai du mal à sortir assez tôt ou même
à respecter une heure de départ car si le travail n’est pas fini, il ne me manquera rien le lendemain. Non, je ne fais pas ma Cosette. Et oui, c’est de ma faute, j’ai donné l’habitude de rester tard et voilà…

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Mais voilà, comme nous n’avons pas d’enfants, pas s’excuse pour partir tôt, tu n’es pas prioritaire pour les vacances, on te choisira naturellement si y a du boulot à gerer le week-end. Le droit du travail est-il automatiquement acquis lors de la naissance de notre enfant ? N’ai-je de fait aucune revendication à la vie privée tant que je ne suis pas mère ? Une soirée entre amis ou en tête à tête torride doit-elle passer à la trappe au profit d’un dossier à boucler ? Quand je parle de dossier à boucler, comprenez moi bien, je parle du dossier qui n’a pas été bouclé durant
les 8h et quelques que constituent une journée de travail parce qu’on n’a pas eu le temps. Et quand je dis pas eu le temps, ce n’est pas parce qu’on a glandé sur Twitter ou Facebook, c’est parce qu’on a eu des milliers de choses à faire en même temps. C’est là que je m’auto-flagelle à nouveau : oui, j’ai trop donné l’habitude de faire des journées de 10-12h, comment puis-je expliquer ensuite que j’ai trop de taf vu qu’in fine, il est fait ?

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Mais voilà dans les faits, la réalité est là : puisque je ne suis pas mère, je n’ai pas de réelles raisons de quitter mon taf à heure dite donc je suis priée de rester le finir sinon, gare à la fessée. Et pas la fessée comme j’aime.  Alors entendons-nous bien, je ne reproche en aucun cas aux mères de partir plus tôt pour voir leurs enfants ou de prendre en priorité les vacances rapport aux congés scolaires, je trouve ça on ne peut plus normal. A l’agence, par exemple, Iasmina essaie tant que faire se peut de ne pas partir trop tard le soir pour pouvoir voir son fils avant qu’il ne se couche et arrive parfois un petit peu en retard le matin (15 à 20 mn, pas la mort non plus) car elle a amené son petit à l’école, c’est quelque chose de complètement normal. J’attendrais le même comportement des papas, au passage, j’en parle pas car je n’ai pas vraiment le cas au boulot actuellement même si par le passé, ça a justement
créé des conflits, un employé estimant qu’il ne devait pas rester jusqu’à 22h car il avait une vie de famille. Ce qui est on ne peut plus légitime. Là où le bât blesse, c’est que l’enfant est-il la seule raison légitime pour ne pas se tuer à la tâche. Je ne parle pas de nocturnes ponctuelles pour cause de dossier chaud, hein, je parle d’une habitude qui nous fait partir systématiquement tard.

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Pour ma part, la seule autre excuse qui passe, c’est la plongée. Ben oui, si je rate le début du cours, la piscine ferme et je ne peux plus y aller et j’ai mon
niveau 1 à passer (demain). Un rendez-vous qui n’est pas chez le médecin (à ce qu’on en sait, je n’informe pas ma hiérarchie de mon emploi du temps post travail) ? Là, ça coince plus. Pour preuve, l’autre soir, quand j’ai annoncé que je devais partir à 19h, j’ai eu l’impression d’avoir dit « le soir, quand je m’ennuie, j’aime éviscérer des nouveaux nés ». Alors ok, j’avais un rendez-vous perso mais je suis partie à 19h, ce sont les horaires normales d’une salariée. J’aurais eu un enfant, on ne m’aurait rien demandé…

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Bref, ne pas avoir d’enfants ne fait pas de nous des individus sans vie privée. Libre à nous de décider de se tuer ou non à la tâche. Mais si j’ai envie de sortir à une heure normale de mon bureau, est-ce à ce point criminel ? Non mais, moi aussi, j’ai droit d’avoir une vie en dehors du boulot. Puis j’ai envie de dire, je ne vois pas trop comment je pourrais un jour faire des enfants si j’ai pas le temps d’avoir une vie privée… A moins que ce ne soit un odieux complot du patronat visant à nous empêcher d’avoir une vie de famille et donc de partir à une heure décente du bureau ?

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PS : Au cas où, ma dernière phrase était une blague, merci à vous.

PPS : Pour ceux qui verraient dans mon article un désir sous-jacent de maternité, je me fais poser un stérilet la semaine prochaine donc c’est pas ça non plus.

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Meetic

(Je reprends l’introduction que j’avais faite sur meetic dans mon article sur Julien et je développe)

Meetic a cela d’étrange qu’en quelques mails, on peut se planifier une nuit particulièrement chaude avec un quasi inconnu dont on connaît toutes les caractéristiques physiques, ou presque, sans même savoir son nom de famille.

Tout est mentionné sur la fiche de présentation : âge, signe astrologique, religion, tabagisme, poids, taille… Ne manque que la taille du sexe, le tour de poitrine et la position préférée. Ensuite, à nous de faire le tri dans les milliers de fiches présentes.

Pour ma part, je prends rarement les devants mais je n’en ai pas vraiment besoin : j’ai 25 ans et je vis dans une région surpeuplée, les flashs pleuvent sans que j’ai à lever le petit doigt (et je ne suis pas la seule dans ce cas).

A côté de ça, il y a les mails que l’on reçoit, parfois directs (ta fiche me plaît, je veux te rencontrer), parfois plus originaux (j’ai reçu d’un jeune homme un merveilleux exemple de « marketing direct » où le monsieur vantait ses propres mérites, très drôle et bien tourné), je ne réponds que rarement, j’avoue. Certains me jetteront la pierre en me traitant de vilaine bêcheuse mais soyez honnêtes, messieurs : combien de demoiselles ont reçu le même mail que moi ?

Enfin, il y a le chat, que je déteste, mais c’est finalement là que j’ai discuté avec la grande majorité de mes meeticboys. Le chat n’est pas une mauvaise façon de faire connaissance, en soi, mais on se retrouve vite avec une bonne dizaine de mecs qui viennent vous harceler, je trouve ça assez lourd. En plus, chez moi, il ne marche qu’une fois sur deux ! Ceci étant, le chat est très amusant car certains gars n’y vont pas avec le dos de la cuillère, j’ai eu droit à : « est-ce que tu aimes les piercings ? », « je suis photographe, tu ne voudrais pas poser pour moi » (entre parenthèse, c’est très flatteur !!) ou mon préféré : « est-ce que tu aimes la fessée ? ». Chacun sa technique
mais j’aimerais bien savoir combien de réponses il a eu, celui-là !

Bref, meetic est un immense supermarché de la drague où les gens jouent plus ou moins franc jeu, ça dépend des cas. Personnellement, je ne suis pas convaincue que je puisse trouver quelqu’un de sérieux sur ce site bien que de nombreux témoignages de personnes que je connais me démontrent que ça peut arriver…

Pour ma part, je préfère ne pas trop capitaliser dessus : si ça arrive, tant mieux pour moi mais ai-je seulement envie d’une relation amoureuse stable, en ce moment ? Je ne crois pas et c’est bien pour ça que je me suis inscrite sur meetic, d’ailleurs.

Pour l’heure, seules Victoire et moi sommes inscrites sur meetic, Gauthier est inscrit sur un site de rencontre gay dont je ne donnerai pas le nom car je ne suis pas sûre de m’en souvenir correctement.

L’avantage de meetic, c’est que ça simplifie énormément les choses : on se voit (enfin, on voit les photos), on se plaît, on se rencontre et, a priori, on baise (terme peundélicat mais tellement approprié). Ce que je trouve dommage, c’est qu’il n’y a que très peu de jeu de séduction : le plus dur est d’attirer l’attention de notre cible mais une fois que c’est fait, tout s’enchaîne à une vitesse folle.

Pour attirer l’attention, il y a donc le flash, peu efficace à mon avis car totalement impersonnel : je te flashe, tu me flashes, et ensuite ? Le chat est une bonne façon de lancer la conversation mais il faut voir que les membres les plus populaires ont une bonne dizaine de personnes qui leur tombe dessus en même temps donc pour sortir du lot, il faut savoir être pertinent. Pour ma part, pour répondre à un mec qui se fend d’un : « bonsoir », il faut qu’il soit vraiment irrésistible sur sa photo. Car, soyons honnête, sur ce site, l’attirance
physique est la base de tout. En même temps, parler d’une hypothétique attirance physique à partir d’une photo me paraît totalement disproportionné, d’autant que nous mettons tous des photos qui nous mettent en valeur (nous sommes là pour séduire, pas pour faire rire). Parfois, il m’arrive de répondre même si le gars ne me plaît pas forcément sur la photo car il a une approche sympathique mais il ne faut pas qu’il soit le quinzième à débarquer car je ne peux pas assumer trop de chats en même temps, surtout que je suis connectée à MSN en parallèle. C’est ainsi que j’ai fait la connaissance de
Benoît, un jeune homme fort sympathique qui ne m’a pas vraiment fait flasher sur le coup car sa photo ne lui rend absolument pas justice.

Mais j’avoue avoir une préférence pour les mails car je peux les lire à tête reposée sans qu’une dizaine de meeticboys me tombent dessus tels des rapaces sur leur proie. Cependant, un mail ne s’écrit pas en trente secondes, on est censé avoir le temps de le préparer donc je suis impardonnable sur les mails de trois mots bourrés de fautes. De par mon (futur) métier de journaliste, je passe la journée à écrire (et pas que ce blog, j’écris de vrais articles, aussi !) et je n’ai jamais apprécié la mauvaise orthographe, même si je suis indulgente.

Mais, messieurs, quand vous abordez une femme, même virtuellement, faites un peu un effort ! Si vous rencontriez une demoiselle dans la rue, iriez-vous lui parler en lui rotant à la figure ? Non, alors par pitié, faites un effort quand vous écrivez vos mails ! On a vraiment l’impression que vous les envoyez à la chaîne et que vous ne faites absolument pas attention à ce que vous écrivez. Pour ma part, je n’ai envoyé qu’un mail de prise de contact, je ne pense pas avoir été d’une originalité folle et, de toute façon, ça n’a pas abouti à
grand-chose. Le jeune homme m’avait flashé un nombre incalculable de fois donc j’avais pris les devants. Une fois en contact sur MSN, une lutte âpre s’est engagée, il m’a totalement résisté et, là, il n’a plus Internet donc fin de l’histoire.

Une fois le contact pris sur meetic, on échange très rapidement les adresses MSN pour discuter plus tranquillement et, généralement, nous savons très vite ce qu’il va se passer. Si notre interlocuteur nous demande une photo au bout de deux minutes, c’est qu’il en veut à notre vertu. En général, la conversation peut devenir très rapidement coquine selon la personne à qui on parle. Au bout d’une heure de chat, Benoît me parlait de sa folle envie de me connaître intimement et nous nous sommes donnés rendez-vous le lendemain. A partir de là, aucun suspense : nous nous rencontrons en sachant très bien que nous allons faire l’amour quelques heures plus tard donc aucun effort de séduction à faire, c’est un acquis. Par ailleurs, les conversations MSN permettent d’établir les pratiques sexuelles de l’un et de l’autre, les limites sont de suite posées…

Personnellement, ce manque de suspense me gêne un peu. Dans la drague réelle (discipline dans laquelle je suis très mauvaise), il est difficile de savoir si nous allons parvenir à nos fins ou non et, surtout, quand ça va arriver. Je me souviens avec émotion de ses premiers baisers qui arrivent enfin à un moment auquel on ne s’y attend pas forcément, cette agréable surprise qui fait battre notre cœur. Avec meetic, on ne sait pas exactement quand ça va arriver mais on sait que ça arrivera quoi qu’il arrive, sauf accidents.

Mon rendez-vous avec Julien,  hier soir, m’a permis de me rendre compte à quel point meetic avait perverti en un seul mois mon rapport avec les hommes. Moi qui suis en général timide (du fait d’un manque total de confiance en moi) et qui avance par sous-entendus pas forcément très clairs, je fais un rentre-dedans pas possible avec mes meeticboys. Ainsi, hier, je me retrouve à parler de relations sexuelles avec un garçon que je ne connaissais réellement que depuis une demi-heure, prenant pour acquis le fait que nous allions passer la nuit ensemble, ce qui fut un tort (et c’est bien fait pour moi). Je n’ai absolument pas cherché à briller par ma personnalité et, à la réflexion, je trouve ça assez pitoyable. Heureusement, le jeune homme n’a pas fui en courant en me prenant pour une droguée du sexe et a découvert au fil de la soirée qui j’étais (même s’il faut plus d’une soirée pour connaître une personne, cela va de soi).

Pourtant, je ne peux pas totalement diaboliser meetic dans la mesure où ce site me permet de m’amuser et de rencontrer des tas de personnes, sans pour autant les mettre dans mon lit. Ainsi, lundi, j’ai dîné avec un charmant jeune homme extrêmement sympathique que je n’aurais jamais eu l’occasion de rencontrer sans meetic puisque nous ne fréquentons pas les mêmes endroits. De toute façon, venant d’arriver dans la région, je ne connais personne donc pour sortir, ce n’est pas évident… Donc meetic me permet de m’amuser et d’égayer mes nuits mais également de me trouver des copains pour sortir et discuter. D’ailleurs, je passe mes soirées à jongler avec mes multiples chats MSN… Finalement, la drague sur meetic ressemble assez à la séduction en discothèque, la musique en moins. Des histoires peu sérieuses qui dureront une nuit, voire un peu plus…

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