Ma tradition chérie : le bilan

Ouais, j’aime les bilans, je suis comme ça. Parce que ça fait toujours du bien de s’arrêter de courir un peu pour voir le chemin parcouru et quelles leçons en tirer. Mesdames et messieurs, comme chaque année, je vous propose mon bilan 2015.

bilan de l'année : l'équilibre ?

Oueeeee !

lapin-tout-mignon-lapinou

Alors 2015, c’est une année complètement bipolaire, une année Double Face (je regarde trop Batman). C’est à dire que selon ce que je regarde, c’est soit une année tellement géniale que je pourrais la classer dans le top 3 à 5 de mes meilleures années mais de l’autre, c’est une année aussi très amère. Alors parce que je reste un bisounours, parlons d’abord du négatif pour finir sur le positif

bisounours pas content

Le négatif : monde de merde

Ai-je réellement besoin de détailler ? En 2015, tout le monde a morflé. Double attentat en France mais aussi les drames humains qui se passent à nos portes, sur les plages de nos voisins, personnes qui meurent pour éviter le pire et finissent tristement leur vie échoués sur une plage européenne. Attentats, fusillades, relations qui se tendent… Je sais pas où on y va mais on y va en courant

avions de chasse

Et justement, 2015 a été l’année du vrai réveil douloureux. C’est pas tant que je dormais mais… cette année plus que jamais, j’ai bien compris à quel point je ne pouvais plus faire confiance à notre classe politique mais surtout, j’étouffe devant ce constat simple : pas d’alternative. En 2012, je haïssais la France de Sarkozy, celle qui “dressait les citoyens les uns contre les autres”, j’avais hâte que ça se termine. Je n’avais pas d’espoir particulier pour la France d’Hollande parce que je ne crois pas du tout à l’homme providentiel mais… bordel, la France de Hollande/Valls n’a rien à envier à celle de Sarkozy mais depuis un mois, on piétine peu à peu nos libertés, on nous dresse les uns contre les autres, on nous manipule à grosses ficelles pour nous faire avaler plus facilement des boas constructors… “La droite aurait fait ça, les Français auraient hurlé”. Je suis bien d’accord. Du coup, quand je pense à 2017, je me dis que quel que soit l’heureux élu, on continuera à s’enfoncer dans la merde jusqu’au cou, avec le consentement de la majorité silencieuse qui continue de croire que « c’est pour notre bien ». Du coup, 2015 est l’année où, plus que jamais, j’ai ressenti le besoin de lever le poing, d’arrêter d’attendre un lendemain meilleur ou de compter sur les autres. Si je veux gueuler, je dois le faire avec les autres et je dois trouver une façon de le faire bien. Militer dans un parti, c’est non mais trouver une asso qui me corresponde dans mes “combats”… J’ai un piste, autant essayer de la suivre.

Lever le poing révolution

Bref, 2015, c’est vraiment une année où ma foi en l’humanité a souffert, une année où, pour la première fois de ma vie, je me suis prise à avoir la trouille dans certains lieux publics bondés et ça, très honnêtement, ça me fait chier. Je ne me retiens pas de sortir et je vais là où je dois aller mais parfois, me traverse une pensée “casse-toi d’ici, c’est pas safe”. Alors qu’au fond, si les terroristes ne courent pas les rues, on n’est jamais à l’abri d’une mauvaise rencontre, un psychopathe ou une voiture qui roule trop vite ou aux freins un peu défectueux. Dire qu’on ne cède pas à la peur est facile… Le faire réellement nécessite plus de travail que ce que je pensais.

inquietude fatigue stress

De l’autre côté, du côté totalement personnel, 2015 a été une année merveilleuse : niveau perso, il y a donc Victor, ce garçon que j’ai failli laisser partir 3 fois et finalement, la 4e fut la bonne. Bon, ok, techniquement, on s’est remis ensemble en 2014 mais c’était le 30 décembre alors c’est presque 2015, chut. En fait, à la relecture de notre histoire, on faisait plein de trucs de couple sans se considérer en être un (genre partir en vacances ensemble), on a mis du temps à capter mais finalement… En 2016, si tout se passe bien, ce sera emménagement puis PACS. Ah bah oui, on a assez perdu de temps comme ça, on passe la seconde.

On s'offre des bagues pour le PACS ?

On s’offre des bagues pour le PACS ?

Pour le reste : des voyages superbes (Rome, Philippines, Naples, Athènes, les Iles grecques, New York), une nièce absolument adorable, un neveu qui ne jure que par “Tatie Nina” et même au boulot, après une première partie d’année compliquée, ça va beaucoup mieux. Les choses prennent naturellement l’inclinaison que je veux leur donner (je veux me perfectionner en e réputation et data analyse et ma chef veut que j’aille dans ce sens là aussi tout en me demandant de faire des formations aux clients. Que demander de plus ?), il faut juste qu’en 2016, je mette le ola sur certaines choses comme ces putains de réunions et…

Pivoine la plus jolie

Ah mais là, je déborde sur mes résolutions 2016. On en reparle demain !

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Bouge toi le cul

Parfois, le soir, je ne fais rien. Glandant gentiment sur Twitter en matant des vidéos à la con sur Youtube*, je vois parfois passer un pseudo que je connais, une personne que j’ai côtoyé dans une ancienne vie. C’est un peu la magie perverse des réseaux sociaux : soudain, un nom ou un pseudo perdu dans les limbes de votre mémoire vous revient soudain à la figure et vous brûlez d’une petite curiosité, parfois malsaine: et alors, il-elle devient quoi ?

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Les parcours sont variés, certains ont trouvé une joyeuse moitié, d’autres ont même eu l’audace de se reproduire, j’ai accès à leurs photos de couple, leurs photo de bonheur qui ne me regarde pas, finalement. Puis d’autres exposent d’autres aspects de leur vie : leur réussite. Quand je parle de réussite, je ne parle pas nécessairement de réussite au sens capitaliste du terme mais oui, certains ont réalisé leur rêve. Et moi, j’en suis où ?

aladdin magic lamp on black with smoke

aladdin magic lamp on black with smoke

Bonjour, je m’appelle Nina B. et je suis une putain de flipette qui se réfugie dans la procrastination pour ne pas réussir. Voilà, on pouvait pas mieux résumer la situation. Je suis la fille qui veut faire plein de choses mais repousse toujours au lendemain pour d’obscures raisons qui tiennent au choix de la flemme ou de la peur ou des deux. Ma vie est loin d’être un échec, entendons-nous bien, mais il y a ces rêves que je repousse pour « quand j’aurai le temps ». Vous voyez très bien de quoi je parle, vous qui me lisez depuis longtemps, n’est-ce pas ?

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Des fois, j’ai de petites ambitions. Genre créer de nouveaux blogs qui seraient plus axés sur une rémunération, même minime, histoire de (je ne parviens pas à me résoudre à mettre de la pub sur les vingtenaires), lancer une petite marque de bijoux et accessoires faits main juste pour le côté je l’ai fait et choper 30 € de plus par mois (la richesse). Je veux aussi me lancer dans la vidéo, apprendre la musique, une nouvelle langue, tout ça, tout ça. Mais non, je ne fais rien parce que tu comprends, « j’ai trop de travail, j’ai pas le temps ». Notez qu’il est vrai que je suis bien (trop) débordée et que le soir, je suis bien meilleure à résoudre quelques escape rooms (ma nouvelle addiction) en matant une énième fois des épisodes de Salut les geeks, le fossoyeur de films ou le joueur du grenier qu’à écrire trois phrases correctes. Puis la naturopathe, elle a dit que j’avais droit à la paresse alors hein… Et c’est vrai. Mais faut assumer alors.

Mon chat assume son droit à la paresse, par exemple

Mon chat assume son droit à la paresse, par exemple

Et j’avoue que c’est là que le bât blesse un peu. J’ai pas envie d’être juste une fille de bureau. Mon travail n’a certes rien de routinier, je dois régulièrement me pencher sur de nouvelles marques, de nouveaux univers, comprendre ce que veulent des gens qui sont différents de moi, d’une marque qui ne me parle pas. Je suis l’écolo bobo qui anime la page de voitures plutôt polluantes, je suis la rêveuse qui raconte des histoire autour de pays où elle n’est jamais allée pour des compagnies aériennes, je suis l’experte de la bancassurances qui finit à découvert tous les mois, je suis la fille qui écrit des tweets sur un film qu’elle n’a pas vu… Ca occupe. Mais est-ce que ça suffit à m’épanouir ? Non car ce métier me permet de toucher des tas de choses du bout des doigts mais jamais de soulever le voile. Entre parler d’une voiture et la piloter, il y a un gouffre. Entre habiller la photo d’un sublime paysage d’un texte évocateur et voir ce paysage de mes yeux, il y a un abysse. J’ai envie d’expérience, j’ai envie d’aventure, je dois essayer.

Ici, par exemple, une aventure que je ne vivrai jamais

Ici, par exemple, une aventure que je ne vivrai jamais parce que ça me terrorise à mort

Alors maintenant, le dire, c’est bien, le faire, c’est mieux. Parce que ces gens là, croisés irl ou virtuellement dans une autre vie, ils ont pris leur destin en main, ils ont essayé. Si je prends le cas de Natoo dont j’ai déjà parlé, ses petites vidéos lui ont apporté beaucoup : une carrière, des projets (un livre, une BD) et même un mec.  Moi, j’ai déjà le mec mais sur le reste, y a du boulot.

Je déteste tellement ce genre de carton citation de mes fesses...

Je déteste tellement ce genre de carton citation de mes fesses…

Quotidien vs la recherche d’un extraordinaire, la bataille est lancée.

* J’ai plus la télé depuis presque un an. Pas par choix, non, juste par flemme d’appeler SFR pour réclamer une nouvelle télécommande. Ca vous situe mon envie de récupérer une télé

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Que faire de ses ex ?

Parce que le gaspillage, c’est mal !

Si je devais résumer mon mois de septembre, ce serait boulot, boulot et Greek. La série pour (grands ?) ados qui se passe dans l’univers étrange et, in fine, légèrement flippant des sororites et fraternités américaines. Dans cette série, l’héroïne assez fatigante (comme la plupart des héroïnes) navigue en permanence entre 2 de ses ex en soupirant. Et c’est là que je me suis demandé : garder contact avec ses ex : pourquoi faire ?

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On arrive à des âges où on a tous quelques ex dans notre chapeau magique. Selon la définition étroite ou large de « ex », le chapeau risque même d’être un peu petit. Donc les ex. On s’est envoyés en l’air, on s’est aimés, on s’est quittés. Et maintenant, on fait quoi ?

on recycle en plan cul : non. Non, non, non. Si ça avait dû être un plan cul, ça l’aurait été dès le départ. Des fois, des sentiments restent là, prêts à vous sauter dessus, vous coller un spleen d’enfer et vous triturer la blessure au cœur jusqu’à la gangrène. Donc non.

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on file aux copines : ça dépend. Moi je voulais le faire pour un ex qui me paraît aller à la perfection à une copine (je l’ai rencontré lui, avant de la connaître elle sinon j’y aurais pas touché, pensez bien). Mais elle veut pas, elle trouve ça bizarre. Je vais écrire un article sur le sujet, tiens.

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on en fait des amis : idéalement oui mais dans les faits, ça marche une fois sur dix. Bon, déjà, si la rupture à été sale ou s’il ou elle vous a fait souffrir, on sort cette personne de sa vie, y a pas de débats. Mais parfois, la rupture est douce, on admet qu’on ne peut plus continuer et chaque assiette conserve son intégrité. A partir de là, il est normal que l’autre devienne notre ami.

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Sauf que je me demande « pourquoi faire ? ». L’amitié entre ex est-elle pure et désintéressée ? Peut-on être pote avec quelqu’un qui nous a vu nu, a mélangé ses fluides avec les nôtres ? Qui nous a vu jouir, pleurer, rire à une blague nulle, a vu notre tête au réveil, sait que l’on ronfle quand on est enrhumé, qu’on remue furieusement des pieds le matin au réveil l’hiver (oui, je fais ça). Quelqu’un avec qui nous sommes devenus des experts de la conjugaison au futur à la première personne du pluriel. Peut-être quelqu’un qui a inscrit son nom à côté du notre sur une boîte aux lettres. Peut-être même sur un faire-part de mariage. Quelqu’un avec qui on a peut-être même voulu mêler nos gènes pour créer un individu tout neuf. Évidemment, si enfants il y a, la question de garder un contact avec l’ex ne se pose plus : c’est une obligation. Peut-on traiter cet ex comme un simple ancien coloc, un ancien pote d’activités physiques… Et puis pourquoi ?

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Pour répondre à cette question, j ‘ai donc posé la question à moi-même (on n’est jamais mieux servi…) et je me suis rendue compte de l’illusion de l’amitié avec un ex. D’abord, je veux souvent rester amie pour de mauvaises raisons : de 1/ en cas d’éventuel retour de flamme (on ne recouche pas avec des ex, j’ai dit, regardez le bordel que ça fout dans Friends pendant 7 saisons !) et de 2/ pour (me) donner une relative bonne image de ma personne : hey regardez, je suis pas une tarée hystérique, je suis toujours pote avec mes ex. J’ai même envisagé un label « recommandée par ses ex ». Mais c’est limite un peu flippant. Et puis en 3/ y a la peur. Selon la durée de votre relation, votre compagnon ou compagne à pris la place de petit-e ami-e, d’amant-e et de meilleur-e ami-e. La rupture, c’est le vide. Mais si je perds l’amant-e et le/la petit-e ami-e, je peux garder mon/ma meilleur-e ami-e. Ça rend les choses plus faciles…

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Sauf que. Sauf qu’on se rend compte que malgré les années, nos amis respectifs restent nos amis respectifs. Petit à petit, on s’éloigne, on finir par se SMS-er plutôt que de s’appeler, on lâche quelques likes sur nos statuts Facebook respectifs, éventuellement un commentaire. Puis plus rien ou si peu. Parce que c’est la vie. Parce qu’on s’est aimés et que maintenant, on s’apprécie. Voire on s’indiffère. Parce qu’on n’a pas le temps et que le temps qu’on a, on a plus envie de le passer avec notre nouvelle conquête. Parce qu’au fond, maintenant que le temps a passé et qu’on n’a plus trop d’amis communs, on ne sait plus bien quoi se dire.

Parce que c’est fini. Tout simplement.

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On pardonne mieux aux hommes

On dit souvent qu’être une femme au travail, c’est pas trop la panacée : salaire moindre, suspicion d’une éventuelle grossesse passée 30 ans, évolution compliquée… La faute à notre utérus qui nous poussera forcément à devenir mère donc moins impliquée. Oui utérus = désir de maternité, o-Bli-gé. Même si t’es lesbienne. Mais notre utérus n’est pas notre seul ennemi, non, non ! Il y aussi nos grandes facultés d’organisation.

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Forte de mes 6 ans (!) d’expérience, j’améliore sans cesse mon organisation professionnelle. J’ai mon cahier prise de note, mon cahier To do list et j’envisage de me faire une grille excel avec mes tâches quotidiennes. Parce que je dois l’avouer, je suis efficace dans mon travail car salement accro au cochage, à l’élimination des tâches. A tel point que je commence à faire des To do list pour ma vie privée. Hashtag tarée psychorigide obsessionnelle, choisis ton camp. Récemment, ma chef me confiait dans un taxi nous ramenant au bureau que c’était moi la plus organisée du pôle. Enorgueillie j’étais car en début de carrière, c’était pas vraiment ma top qualité… Maintenant, je liste, je priorise et je vire Ninja des powerpoints et des excels, l’hystéro du « tu peux pas avoir du Century gothic et du Arial sur la même slide ! Et harmonise tes titres, y en a pas 2 de la même taille ». Y a des jours où je me fais peur… Bref, je suis un soldat très appliquée.

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Ça tombe bien, on ne me passerait guère d’errance sur le sujet. Car je suis une femme. Discussion entendue par le passé dans le milieu pro « les filles sont bien plus organisées que les garçons ! D’ailleurs, je voulais à tout prix une fille comme assistante ! ». Grincements de dents de ma part. Déclaration isolée ? Tu parles ! Que celui ou celle qui n’a jamais observé de différence h/f de remontrance sur des boulettes d’organisation me jettent la première pierre ! Dans un de mes anciens tafs, il y avait un mec genre personnalité cool, entre le fluokid et le hipster. Très sympa et bon en reco mais nettement moins efficace en gestion de projet, toujours à zapper des trucs parfois assez importants. Le mec a connu une progression fulgurante. Dans le même temps, je me prenais dans la gueule que je manquais d’autonomie car par 2 fois en un mois, une cliente a vu un commentaire exigeant une réponse avant moi. Oui pardon, parfois, je suis en réunion ou salement concentrée sur une tâche… Bref, on pardonne mieux aux mecs.

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Et j’ai d’autres exemples du style. Manager homme ou manager femme, j’ai souvent la sensation qu’on n’attend pas pareil d’un homme ou d’une femme car on les considère pas de la même façon. On attendra d’un mec des coups d’éclats, de la tchatche. D’une femme un travail impeccable et organisée. Une gentille petite soldate appliquée, une bonne élève consciencieuse. Sauf que j’ai pas envie d’être juste une bonne élève. Moi aussi j’ai de la tchatche et je peux avoir tout autant qu’un homme des bonnes idées. Des idées, j’en ai 13 par minutes alors sur le lot, on peut bien dégager des trucs cools. Pendant les brainstormings, je ne me contente pas de dessiner des fleurs sur un coin de mon cahier, quoi… Ca me saoule. Ca me saoule de sentir qu’on sera moins coulant avec moi pour une connerie organisationnelle qu’avec un homme. Ca m’agace de me dire que dans mon ascension à moi, je risque parfois de trébucher sur des petits riens, petits riens qui n’entraverons pas la montée d’un homme parce que bon, tu comprends, c’est un homme, il est forcément moins organisé.

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Moi aussi, je vaux mon pesant de cacahuètes et pas qu’un peu. Pas parce que je suis une femme. Juste parce que j’ai oubliée d’être con et que je suis suffisamment au fait de mon taf pour avoir des idées (bonnes souvent) et être capable de faire plus qu’un bête travail exécutif de fille organisée.

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Déjà que je suis moins payée, si en plus, j’ai moins de chance d’avoir de belles opportunités car une fille, c’est un peu trop bêtement appliquée… C’est ça être  une femme : même nos qualités sont des défauts.

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J’ai testé pour vous les soirées célibataires

J’ai longtemps fui les soirées « drague entre célibs » car j’avais peur. Peur d’entrer dans un univers de désespérés traquant l’amour comme des fous. Peur de devoir refuser les avances d’un inconnu sans sortir la carte du « ah désolée, j’ai quelqu’un ! » Beaucoup moins vexante qu’un « tu me plais pas du tout, salut ! ». Mais bon, vu que j’avais rien de prévu dimanche, j’acceptais l’invitation d’Anaïs pour une soirée dédiée à la rencontre entre célibataires.

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Au début, j’ai rien compris. Je donne mon nom et on me dit « tu passes l’apéritif avec Arnaud! » Je…heu…hein ? J’avais pas compris que c’était du speed dating, moi… Je me retrouve face à une belle baraque atteignant facilement les 1m90, le mec m’accueille chaleureusement, me présente le gars à côté de lui (son pote ?) et m’annonce « je vais vous chercher des verres ». Ouh la il me vouvoie, je suis où là ? En fait, le vous s’adressait à l’autre garçon et à moi et Arnaud n’était pas mon date mais le référent du groupe. Aaaaaah !

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Pour explication : comme on sait que les gens se parlent pas trop si on ne les encourage pas, on est dispatché dans différents groupes avec un référent qui crée le lien. Les gens de mon groupe arrive. Que des filles. Heu… « Normalement, les groupes sont paritaires, 5 filles et 5 garçons ! ». Oui ok donc j’ai choisi la soirée anormale car nous voilà 7 filles pour 2 garçons… Un 3ème gars arrivera un peu plus tard mais je n’ai pas pu lui dire bonjour car… J’ai été verrouillée.

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Ça m’arrive assez souvent en soirée et c’est chiant. En gros moi fille gentille, polie donc les gens commencent à le parler et petit à petit, je me retrouve isolée avec cette seule autre personne et plus moyen de m’échapper. Là, c’est le garçon non référent qui m’attrape. Il est gentil, je dis pas mais je me sens pas du tout attirée par lui, je me sens à des années lumière de sa vie. Non mais il me dit que d’ordinaire, il se couche à 22h30… Moi quand j’éteins à 1h, je m’envoie des confettis pour le féliciter de me coucher si tôt… Le groupe apéro se referme, on n’en fait plus partie. Dommage, y avait une fille qui avait l’air cool, j’aurais aimé discuter avec elle.

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2nd round : le dîner en placement libre. Je pars chercher à manger, je papote vite fait avec la fille cool et quand je retourne dans la salle : alléluia ! Anaïs avait repéré mon manteau et prend la place à côté. Nous sommes 5 à table : Anaïs  donc, une fille nommée Rose, un garçon nommé Gabriel, mon geôlier et moi. Première partie du repas, je suis tiraillée entre Gabriel, Rose et Anaïs d’un côté et le geôlier qui continue d’essayer de m’enfermer dans un dialogue au sens premier du terme. Je lutte, je suis limite couchée sur Anaïs tellement je tourne mon corps vers le centre de la table pour tenter de lancer des conversations générales. Anaïs et moi accrochons bien avec Rose, Gabriel finit par nous quitter pour aller à la table derrière rejoindre sa target.

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Entre alors en scène Bertrand, référent qui booste les conversations et nous donnent deux ou trois astuces que je vous réserve pour un « faut-il draguer« , ma fameuse série que j’écris pas (on atteint presque le naufrage de « une histoire d’amour » pour dire)(oui, je fais du link, j’essaie de reprendre mes séries abandonnées en leur conférant de la visibilité)(j’ai énormément progressé en pipeau marketing, un truc de dingue). C’est assez intéressant d’avoir soudain un mec bien dans ses baskets qui a la tchatche facile, on se marre bien, on joue un peu à s’arroser quand on se croise aux toilettes (enfin, au lavabo des toilettes, n’allez pas imaginer une golden shower), on se fait 30 secondes de frottis frotta en dansant et basta.

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Ah oui la danse, parlons en. La soirée se termine sur une partie dansante à la playlist assez éclectique mais assez mariage finalement. Sta dire qu’à un moment, ils nous passent un grand classique du genre, je joue les Cassandre « dans 2 mn, on a du Cloclo ! ». Ben gagné ! Bon j’avais ensuite parié sur Émile et Images, c’était YMCA. Mes origines toulousaines sans doute… Mais ça, j’ai bien aimé de shaker un peu mon booty. Bon puis j’avais bien aimé le vin avant alors bon…

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Conclusion ? J’ai commis quelques erreurs de débutante, me suis sentie un peu larguée mais j’ai fini par retrouver mes marques et mon bagout. Du coup, ça mérite de retenter l’expérience. Et j’ai pas tout perdu, j’ai filé mon numéro à Rose. Non que je vire lesbienne bien que Rose, elle ressemble à elle :

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De la bombasse quoi. Mais non, on s’emballe pas mais avec sa pote Oceane qui nous a rejoint en fin de soirée, Anais, elle et moi, on va se faire un afterwork. Mmmm, 4 filles qui vont siroter un cocktail en guettant les mâles, ça me rappelle quelque chose…

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Toujours plus loin, plus haut, plus vite

Je me définis parfois comme une chochotte, une trouillarde. Au bord du bassin de la vie, j’effleure la surface de l’eau du bout de l’orteil, hésitant à me lancer. Mais une fois au pied du mur, je pousse un cri et je saute à pieds joints. Tout ça pour dire que ce week-end, je suis partie plonger au Frioul et j’ai connu quelques premières qui me faisaient peur.

Petit point : ce week-end, c’etait plongée technique donc on est loin de la petite balade de santé. Pour vous situer un peu le truc, l’eau était à 13•. J’ai bien vu un 15• en surface un jour mais le principe de la plongée, c’est… De plonger donc. Donc me voici engoncée dans mes deux combinaisons (oui deux) et la stab XS (le gilet su’on gonfle et dégonfle pour monter ou descendre et sur lequel on équipe la bouteille) parce que y avait plus de S. Y a eu du progrès hein, au tout début, j’avais un gilet enfant… Pour ceux qui ne me connaissent pas, je fais un 95 c… Bon ok… Bon faut admettre qu’avec ma double combi, je dois redescendre à un 90 B mais quand même ! Bref, j’ai pas le choix, jouons donc avec une stab XS dans laquelle tu peux mettre peu d’air, follement pratique pour les remontées assistées. Pour ceux qui ne connaissent pas, quand tu as ton niveau 2, tu dois pouvoir remonter un plongeur qui ne va pas bien. En gros, tu l’attrapes, tu gonfles les gilets et on part (pas trop vite !) vers la surface. Avec un gilet XS, prie pour pas remonter un costaud gaillard, ça va être long sinon. Faisable mais moins facile. Mais partons sur mes expériences inédites voulez-vous.

– la bascule arrière du chalutier. Une façon courante de se mettre à l’eau est de s’asseoir sur le bord du bateau et se laisser partir en arrière. Facile d’un Zodiac. Moins d’un chalutier. C’est à dire que le premier jour, mon encadrant nous annonce : mise à l’eau par bascule arrière. Ok mais la surface de l’eau, elle est 2 mètres en dessous… Ah on le fait quand même ? Soit… Bon, lui l’a fait et est toujours en vie, rejoignons le. Hiiii, je tombe ! Merde c’est long… OH putain je suis dans l’eau, elle est froide !! Mais je suis toujours en vie et entière. Bascule à 2 m de la surface : validée.

– L’ivresse des profondeurs. En tant que niveau 2, j’ai le droit de descendre à 40m. Mon record perso était de 34. Plongée du dimanche dite « plongée de l’enfer » : un mistral avec des pointes à 100 km/h, une belle houle à notre point d’ancrage (enfin, ancrage, non, le bateau n’arrivait pas à s’amarrer donc c’est devenu « tu sautes en marche ». Une fois dans l’eau, on entame les exercices avec mon encadrante, on descend à 10 puis tête la première jusqu’à 40. On descend. On descend. À 30 mètres, on ne voit toujours pas le fond. À 38, elle me fait signe qu’elle va pas bien, je la remonte jusqu’à 20 et on repart à 40. Toujours que du bleu, toujours pas de fond. Elle m’avait expliqué qu’elle simulerait une narcose. La narcose, c’est une sorte d’ivresse des profondeurs où tu perds un peu pied avec la réalité. N’étant jamais descendu si bas, j’étais persuadée de m’en taper une. 36 m, elle commence à me faire des signes pour me dire qu’on va arrêter de descendre. 39m. 39.5 m. Je te vois venir toi, tu vas le faire la fille narcosée qui continue à descendre. 40 m, je lui tape sur l’épaule et lui fait signe de s’arrêter car on a atteint la profondeur maximale. Elle ne m’écoute pas donc je l’attrape et la remonte. Profondeur atteinte avant remontée : 41.7. Mon record et sans peur, sans narcose… Et sans voir le fond. Moi qui avait un peu peur de la profondeur, c’est passé tout seul.

– ma première autonome. Avec un niveau 2, je peux partir avec pour seule compagnie un camarade du même niveau que moi. Sans encadrants. JE FLIPPE PAS DU TOUT ! Notre directeur technique me demande si je veux la faire, je lui dis oui : faut se lancer ! Dieu merci, il me met en binôme avec une fille en qui j’ai toute confiance. Et ça s’est super bien passé, on a fait une petite balade tranquille, on a retrouvé le bateau, sereines.

– le mal de mer ne passera pas par moi. Le mal de mer est ma hantise, j’ai toujours du mer calme sur moi. Mer calme pas pris le premier jour alors qu’on se tapait des creux de 2-3 mètres. Même pas eu envie de vomir ! Par contre, petite anecdote qui ravira ceux qui ne m’aiment pas. Le dimanche, suite à la plongée des 41,7 mètres, nous ne sommes pas remontées sur le bon bateau avec mon encadrante (nous en avions 2), vu que le notre ramassait les plongeurs un peu partout. Pas grave, on rentre tous au même port. Je me deséquipe et vais m’installer tranquillement à l’avant du bateau. Je croise l’encadrant qui vomit tout le temps plié en 2 sur le rebord du bateau. Oh le pauvre ! On papote quand le capitaine nous annonce : « attention, on part, méfiez-vous des rafales ». Justement, sloush, en voilà une, je me prends de l’eau sur le visage. Hé cool, elle est chaude cette eau. Chaude ? Et là, je vous devant moi le mec qui vomit, la trajectoire du vent… OH… MON…DIEU ! Je me mets à crier sous le regard médusé des autres. J’ai du vomi qui n’est pas à moi sur le visage et je n’ai aucune de mes affaires sur ce bateau. Et oui, tout le monde était mort de rire mais une bonne âme m’a donné de sa bouteille d’eau pour me rincer. Moralité : ne jamais se mettre dans le sens du vent. JAMAIS.

– l’orientation : ah non, là, pas réussi du tout. Je me suis pas contentée de perdre le nord, j’ai carrément perdu la boussole (qui n ‘était pas à moi en plus).

Bilan : ce petit week-end technique m’a permis de repousser mes limites, je suis officiellement une bonne plongeuse puisque la présidente du club qui m’a encadrée le lundi matin m’a dit que j’avais le niveau pour passer mon niveau 3. Mais bon, j’ai pas l’expérience suffisante de mon point de vue donc non. J’ai le temps. Mais même en condition difficile, je reste calme et maîtrise ma plongée. Oui, y a pas à dire, je suis bonne.

Cet article est sponsorisé par le collectif « les fleurs sont pas chères ».

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Courrier des cœurs, réponse à Elvire

Cette semaine, Elvire nous a posé la question suivante : « Bonjour les vingtenaires. Voilà, je suis avec mon chéri depuis 4 mois et je n’arrive pas à lui faire confiance. Ce n’est pas sa faute à lui mais mon ex m’a trompé plusieurs fois et maintenant, je suis parano. Je fouille les mails et les textos de mon chéri et comme je trouve rien de suspect, je culpabilise. Je voudrais bien m’arrêter de fouiller ses affaires mais j’y arrive pas, j’ai peur que si je surveille plus, il fasse des bêtises. Que faire? »


La cellule love and sex des vingtenaires s’est réunie et voici ce que nous en avons pensé :

Enzo : « j’ai peur que si je surveille plus, il fasse des bêtises » Tu es sûre que ta logique est bonne ? On pourrait aussi bien dire :
– si tu le surveille, il va se dire ‘tant qu’à être jugé coupable, autant profiter du crime’
– si tu le surveille moins, il va se dire ‘elle me fait confiance après avoir été méfiante, je suis content et je n’ai pas envie de perdre cela’
– si tu le surveille, il va se dire ‘heureusement qu’elle montre qu’elle est jalouse comme ça cela m’oblige à effacer toutes les traces’
Bref il est vain de faire de telles conjectures…
Une chose est sûre, tes fouilles ne changeront rien, s’il veut te tromper, il le fera, sauf dans le rare cas où tu le séquestres dans une cave après lui avoir coupé les jambes comme dans Misery.
Une question : il est courant de tes incursions ?
Pour conclure, si tu veux te déculpabiliser, tu peux te dire que tu te fais ton EDVIGE perso : Exploitation Documentaire d’une Veille Informative sur Garçon (ou Ex)

Summer : « Je voudrais bien m’arrêter de fouiller ses affaires mais j’y arrive pas » …non mais au secours quoi! Fais toi soigner c’est tout ce que je peux te conseiller. Le problème c’est toi, c’est pas ton ex mais toi! Si t’arrive pas à comprendre que ton mec est différent ben tant pis pour toi. Continue comme ça et tu le perdras et j’ai envie d’ajouter ce sera bien fait pour toi, un tel manque de respect ça se paie tôt ou tard!

Bobby : Pareil que les autres, c’est vraiment une attitude qui a tendance à me scandaliser, plus encore que le fait de tromper, même.

Marine : Lis La Prisonnière de Proust, sur le narrateur qui retient Albertine captive. Le narrateur la retient prisonnière mais se rend compte qu’il n’a aucune prise sur ses pensées (elle est vaguement gouine, il est homme, bug il y a). Après, est-ce la bonne solution de t’accabler à coups de « tu es folle ma pauvre », « mais c’est scandaleux »… Je ne suis pas sûre que ça t’aide à te sentir mieux. J’ai surtout envie de dire que, si tu n’es pas encore prête à faire confiance et à donner sa chance à ce que tu ne peux contrôler, il te faut attendre un peu avant de construire une vraie histoire. Les histoires de tromperie, ça met toujours beaucoup de temps à cicatriser, prend-toi ce temps.

Diane : La question est: est ce que tu tiens à cet homme là?

Si la réponse est oui, tu as intérêt à vite fait arrêter tout ça, parce que ce que tu fais là est le plus sûr moyen de le perdre. Tu lui fais mal, tu te fais mal et tu bousilles la relation que vous avez tous deux.  Alors soit tu penses que tu as un vrai problème, tu te sens dépassée par ta paranoia et tu décides de faire quelque chose (un psy ou autres), soit si tu y arrives pas , la meilleure façon de faire cesser la paranoia en étant honnête avec lui….c’est de vous séparer. Tu ne peux pas impunément fouiller
dans les affaires privées de l’autre, c’est méprisable. Alors on se prend en main et on réaggiiiit!!

Keira : Ahlala, l’éternelle angoisse d’être trompée…
J’ai fait la même chose que toi sur une courte période avec un ex. Je regardais ses textos pendant qu’il prenait sa douche. Et je n’ai jamais rien trouvé de suspect. Si je vérifiais c’est parce qu’une de ses ex avait une attitude bien trop dragueuse à son égard et cela même en ma présence, donc je fouinais un peu.
Parce que je n’avais aucune confiance en moi.
Or il se trouve qu’il a fini par me tromper. Mais pas avec elle. Et que je n’ai rien vu venir.
Donc pour conclure cette histoire je dirai que :
1- Faut pas faire comme moi, ça ne sert à rien
2- Etre suspicieux si t’as rien pour douter, je ne vois pas l’intérêt.
3- Les mecs ne sont pas cons, ils ne laissent rien traîner.
4- Etre une jalouse-chieuse ça n’arrangera pas ton couple, loin de là.
5- S’il te grille t’es morte.
6- Arrête de faire ça et vite.
Sur ce, bonne chance.

Jane : Moi j’ai juste envie de dire que si on répond pas dans les premiers les autres ont tout dit, mais je peux comprendre ce que tu vis… N’étant absolument pas jalouse de nature, je suis incapable de fouiller dans les affaires de l’autre, même si ça se sent à des kilomètres qu’il y a baleine sous gravillon… Je fais aveuglément confiance, et je pense que mon quota d’enfoirés affectifs n’est pas plus élevé que celui d’une jalouse chronique. Alors je me dis que tu vis la même chose… mais à l’envers. Tout ça pour dire que je n’ai pas de conseils, à part le port de moufles dès que tu approches de son portable/pc.

Nina : Je crois qu’il ne faut pas confondre les torchons et les serviettes, ma demoiselle. Ton ex était un connard infidèle, pas de chance, mais ça ne veut pas dire que le nouveau l’est. Tu dois apprendre à faire confiance. A lui, pour commencer parce que si tu n’as pas confiance en lui, ça risque de bien foirer et tu répèteras le même fiasco ad eternam. A toi ensuite : si ton mec sort avec toi, ce n’est pas pour une supposée crédulité, c’est que tu lui plais comme tu es, ne va donc pas lui empoisonner l’existence. Enfin, j’ai une théorie qui dit que plus tu as peur d’un truc, plus y a des chances que ça arrive. Res-pire !

Voilà, si toi aussi, derrière ton petit écran, tu as une question à poser à la cellule love and sex, n’hésite plus, pose la nous par commentaire, mail
(nina.bartoldi(a)gmail.com) ou même sur facebook si le cœur t’en dit !

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La première liste de 2008

Ouais, tu vois, lecteur, c’est pas parce qu’un chiffre de l’année a changé que moi, j’abandonne mes listes. 2008 sera listique ou ne sera pas. Même si j’ai tendance à les publier le dimanche au lieu du samedi mais je dirais pour excuse que j’ai des fois une vie privée et sociale et que même, je suis allée au cinéma.

 

– Comme j’ai une vie trépidante en ce moment, j’ai oublié de te raconter, lecteur, que j’ai fait un pas de plus dans ma vie de femme indépendante des années 2000. Dire que dans deux ans, je dirai femme indépendante des années 2010, ça me fait un peu peur. Tout se passe le mois dernier. Etat de mes cheveux : certes propres et soyeux mais la couleur devient indéterminée et ça, c’est pas possible. Donc j’ai acheté mon tube habituel châtain Movida et…j’ai fait ma couleur toute seule. Je suis une femme à part entière désormais, me manque plus qu’à faire un enfant. Mais je vais en rester à me faire des couleurs toute seule avant, quand même.

– « Snif… Snif…Hé mais mes tickets restos, ils sentent la lavande ! ». Alors je précise que si je suis allée renifler mes tickets resto, c’est que j’ai remarqué
l’odeur dès que je les ai touchés sinon, je le fais pas. Et je suis la seule à avoir des tickets restos qui sentent la lavande. De là, mes collègues en ont déduit que j’avais un ticket avec Lénaïc, le RH qui nous distribue les tickets restos, celui à qui j’ai collé un vent magistral. Bah si c’est vrai, c’est bien la preuve qu’un homme, plus on le bat froid, plus il nous veut. Je les comprendrai jamais. Mais je crois pas avoir un ticket avec Lénaïc, même un ticket resto… En 2008, j’assume mon humour de merde.

– La sieste post job, c’est la vie.
 

– « T’es chaud, t’es comme une bouillotte ! – Ah ben sympa ! – Mais ma bouillote, elle est mignonne, c’est un raton laveur ! – Oh ben merci la
déclaration ! ». Mais c’était gentil quand même, non ?

– Alix est un tombeur ou comment émouvoir trois filles en deux secondes. Mercredi au boulot « hé les filles, regardez, j’ai une photo d’un chat trop mignon sur mon portable ! ». Ben Lena, Ioulia et moi, on a mordu à l’hameçon. Et il était trop mignon le petit chat.

– Vendredi, on mange au bureau (des hamburgers qu’on s’est fait livrer) et on discute, Ioulia, Lena, Scarlett, Joy, Alix et moi (un peu la bande habituelle quoi) quand Joy nous raconte son adolescence difficile genre « j’avais de l’acné et de grosses lunettes, c’était trop horrible ! ». Et là, elle nous raconte une boom où il y avait un mec, Cyril, sur lequel elle craquait et à un moment, ses copines vont le voir (alors qu’elle était juste à côté) et font « Cyril, tu veux pas inviter Joy à danser ? – Non, elle est moche ». Mais son calvaire n’était pas fini. A un moment, ils jouent à un jeu que je connaissais pas : on constitue une balle avec des papiers sur lesquels on écrit un truc et quand tu attrapes la balle
tu enlèves la couche et tu dois faire ce qui est écrit sur le papier. Et là, le Cyril reçoit la balle « envoie la à la fille la plus moche ». Toi aussi, bois la coupe jusqu’à la lie.

– Mercredi, comme on travaillait trop sérieusement, on a eu droit à une coupure d’électricité (toi aussi, perds tout ce que tu n’as pas sauvegardé). Quand l’électricité est revenue, on s’est rendu compte que le réseau s’était fait la malle. Et quand on bosse sur le net, ben, ça s’appelle du chômage technique. Du coup, j’ai tiré les cartes pour tout le monde. Je devrais me faire payer, à force, ça me permettra de faire les soldes . Surtout que je suis allée chez Orcanta avec Summer et que je veux acheter la moitié du magasin.

– Faudrait que je vous raconte le réveillon aussi. Trois nanas sont dans une pièce, elles mangent et boivent (l’un des deux avec modération, l’autre moins, aucune n’a fini ivre, je vous laisse donc faire des déductions). Et là, on aurait dit les vamps mais en jeunes (et sexy). Et franchement, j’ai adoré ! On a parlé de nos connards, petits zizis et impuissants, de nos années collège et des pétasses qu’on y croisait, de boulot, de mecs, de mecs, des règles, aussi. Bestfriend a décidé de tout plaquer et part dans 15 jours passer un an en Australie. Je ne peux m’empêcher de l’admirer, je crois que j’en serais pas capable.

– Avec Babillages, nous nous sommes autoproclamées les dindonnes du Sex on the bed. C’est de la totale private joke mais voilà, notre duo, ce sera ça. Ouais, les bloggeurs, ils aiment bien constituer des clans et leur donner des noms, surtout quand personne ne les comprend, ça fait très initié.

 

– A propos d’Australie, on va mettre de la musique australienne, tiens.

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Eco-logique

C’est dimanche alors j’ai droit de faire des jeux de mots complètement foireux même si le sujet est un peu sérieux. Parce que, mine de rien, l’écologie est à la mode en ce moment. Y a qu’à regarder les pubs, on ne voit qu’éolienne et nature, on nous explique que telle voiture est plus écologique qu’une autre et puis tout ça. Or la pub étant (censée ?) nous donner une bonne indication des préoccupations de la société, l’écologie est à la mode. D’ailleurs, nos politicards déjà partis en campagne (présidentielle, pas au vert !) ne cessent de nous en parler. Ben moi aussi, na !
 
Comme je suis une fille très culturée, mardi soir, j’ai regardé le documentaire sur la 2 de Yann Arthus-Bertrand qui était franchement intéressant. D’ailleurs, si quelqu’un peut m’expliquer ce que les Guignols lui reprochent, je l’en remercierai. Sans doute Bruno Gaccio avait sollicité un stage auprès du photographe dans sa jeunesse et celui-ci a refusé. Bref, ce documentaire avait pour but en gros de montrer à quel point la cohabitation entre l’homme et la faune était compliqué et que l’équilibre est facilement rompu. Or, une espèce animale qui disparaît, c’est tout l’écosystème qui est bouleversé. Ceci étant, le reportage n’avait pas pour but de fustiger les comportements humains car comme dit Yann lui-même : « Il est difficile de juger ces populations pauvres qui survivent comme elles peuvent ». Bref, on a échappé au discours manichéen parfois gonflant. En plus, on a vu des loutres et moi, j’adore les loutres, surtout qu’il y en avait une qui avait été élevée par une biologiste qui était toute maladroite !
 
Il est vrai que l’écologie, ça me préoccupe, même si je vote pas vert. Sans doute parce que le parti du même nom m’horripile et que la démagogie de M. Mamère m’énerve. Je ne sais jamais s’il fait les choses par conviction politique ou par une espèce de frénésie médiatique mais là n’est pas le sujet. Vendredi, Tatiana m’a parlé du site « changer d’ère » qui présente l’expo du même nom à la Villette que j’ai pas vue (même si je suis allée à la Villette samedi avec Gaugau mais on est allé voir d’autres expos). Sur le site, il y a un questionnaire pour voir combien de planètes j’utilise par an pour mes besoins : 2,3 ! Je suis sous la moyenne française (3) et loin de la moyenne américaine (7 !). Ca fait peur ! Pourtant, je trie mes ordures, je n’ai pas de voiture, je me chauffe au gaz, je prends une douche pour me laver et pas un bain (de toute façon, je trouve pas ça très propre de se laver dans une eau dans laquelle on a macéré).
Mais je ne peux pas acheter des produits au format familial pour moi toute seule ! Bref, être écolo, ça coûte parfois cher. Moi, je veux bien me chauffer au solaire mais j’ai pas vraiment une maison… Donc bon, je fais des efforts à mon petit niveau mais c’est vrai que, des fois, je trouve la culpabilisation un peu facile. Par exemple, je vis en banlieue proche donc pour me déplacer, je peux prendre les transports en commun, pas de soucis. Mais quand on vit dans une petite ville, rien n’est moins simple. Dans ma ville natale, les bus passaient toutes les demi-heures de 7h30 à 20h et pas mal de quartiers ne sont pas desservis. Evidemment, il y a les vélos voire les scooters mais bon, faire du vélo en ville, faut oser ! A Toulouse, je n’habitais pas sur une ligne de métro et le service de bus n’est pas toujours très efficace. Et prendre le vélo en ville est limite suicidaire ! Heureusement que j’avais de bons pieds. Honnêtement, je ne
supporte pas les gens qui prennent leur voiture pour un rien. Par exemple, Rachel, quand elle a emménagé à Bordeaux, m’expliquait qu’elle n’avait qu’un pont à traverser pour aller bosser mais elle prenait la voiture « parce que tu comprends, 15 mn à pied dans le froid… ». Et que dire des 4×4 en ville ! Alors ça, ça me gonfle par contre. Surtout que ça fait chier tout le monde. La semaine dernière, je suis allée acheter du pain (en voiture mais pas le choix). Je me rassois dans ma voiture et là, une bonne femme en 4×4 se gare à côté de moi. Bon ben je voyais plus rien et j’ai fait une marche arrière un peu à l’aveuglette. C’est sûr, un 4×4 en ville, c’est teeeeeeeeellement indispensable. 
Pour le tri des déchets, c’est pareil. Dans mon immeuble, j’ai toutes les poubelles qu’il me faut donc aucun souci. Mais toutes les municipalités n’ont pas forcément une politique sur le sujet.
 
Mais bon, je pense que l’écologie, chacun doit essayer de faire des efforts à son petit niveau. Evidemment que nous n’avons pas tous les moyens d’être parfaitement écologistes mais c’est vrai que marcher au lieu de prendre sa voiture pour faire 500 mètres en voiture n’est pas un mal. Trier ses déchets ne coûte rien en terme de temps. Par ailleurs, acheter des ampoules basse
tension, ça fait peut-être plus cher à l’achat mais à l’arrivée, vu que ça dure beaucoup plus longtemps, l’économie est certaine. Après, je pense que chaque Etat doit également s’engager à faire des efforts car pour pas mal de trucs, même si je fais plein d’efforts, je ne pourrai rien faire. Ce n’est pas moi qui pollue les rivières avec du nitrate, je ne peux rien pour les rejets de carbone dans l’atmosphère, etc. Je ne comprends pas comment, aujourd’hui, on peut laisser des pays ne pas signer le protocole de Kyoto comme les Etats-Unis. D’ailleurs, le Canada envisage également de se dédire de ce protocole. Après tout, si tout le monde ne joue pas avec les mêmes règles, on peut comprendre que les pays n’aient pas envie de s’encombrer avec ça. Pourtant, il me semble que si on demande aux citoyens de faire des efforts, il faudrait que les pays, qui polluent à grande échelle, en fassent autant ! Utopiste ? Oui, sans doute. Mais bon, faudrait peut-être voir à se bouger les fesses car nos ressources naturelles ne sont pas inépuisables.  
 

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Orgasme au féminin

Pour beaucoup d’hommes et même certaines femmes, l’orgasme féminin est un sacré inconnu. Si y a un truc que j’ai constaté chez mes partenaires, c’est qu’ils ne savent pas toujours reconnaître si j’ai eu un orgasme ou pas, certains se vantant de m’avoir fait grimpé au rideau alors que non. Alors l’orgasme féminin, qu’est-ce ?

female-orgasm

Première fois. Après cette brouette assez violente, je soupire : quoi, c’est ça le sexe ? Bon ? c’est sympa mais y a pas de quoi se taper la tête contre les murs. Puis un jour, j’ai découvert l’orgasme. A quoi ressemble l’orgasme féminin ? Je ne sais pas chez les autres femmes puisque je n’ai eu aucune relation homosexuelle donc je vais surtout parler de mes orgasmes, j’invite les commentatrices à parler de leur propre expérience, si elles veulent. Pour ma part, il y a d’abord une espèce de boule qui se forme au creux du ventre et tout à coup, la boule explose et je décroche complètement, je me mets à trembler comme une feuille, je ne contrôle absolument plus mon corps. J’ai souvent l’image de cette boule que j’imagine très lumineuse puis quand elle éclate, y a des filaments de lumières qui se dispersent dans tout mon corps. Juste avant l’orgasme, j’ai un peu l’impression que je vais tomber dans le vide, une espèce d’appréhension immensément agréable. Ca doit être comme un saut à l’élastique ou un saut en parachute, on est très excité par la sensation qui va arriver mais, en même temps, on a un tout petit peur. Enfin, je suppose, j’ai jamais sauté en parachute, j’ai peur du vide. Après, je suis morte, j’ai besoin de quelques instants pour revenir sur terre, me remettre la tête à l’endroit mais c’est super bon.

 

Seulement, l’orgasme féminin, c’est compliqué. Déjà, il y a le grand débat : vaginale ou clitoridienne ? Ben, personnellement, je dois pas être normale parce que j’ai
plus l’impression d’être un mélange des deux. La meilleure et la plus sûre façon d’atteindre l’orgasme, pour moi, c’est une pénétration doublée d’une stimulation clitoridienne. Ca ne veut pas dire que je n’ai jamais eu d’orgasmes avec que l’un ou que l’autre mais c’est autrement plus efficace. Sauf que beaucoup de messieurs, une fois entrés dans notre intimité, délaissent totalement le clitoris. Et bien non, je vous le dis : le clitoris n’est pas réservé aux préliminaires ! Bon, évidemment après, tout dépend de la position.

 

Par ailleurs, il me semble que le sexe au féminin, c’est tout aussi physique que psychologique. Enfin, pour moi, en tout cas. Si j’ai pas le moral, même pas la peine d’essayer de me faire grimper aux rideaux, ça ne marchera pas. De la même façon, avec un partenaire avec qui je ne suis pas en phase, ça ne partira pas non plus, sans doute parce qu’inconsciemment, je bloque. J’ai du mal à décoller avec des mecs qui ne cherchent que leur propre plaisir car, de toute façon, ils ne sont pas attentifs au mien, ils vont pas chercher à le provoquer. Pourtant, je trouve ça assez jouissif de faire grimper son partenaire au rideau et j’ai croisé des mecs exactement dans le même état d’esprit, qui adorent faire jouir leur partenaire. J’en parlais l’autre soir avec un pote sur MSN, il me disait que l’orgasme féminin est plus psychologique que le masculin qui, lui, est plus mécanique. Peut-être, je suis pas un mec. Ceci étant, chez les mecs, il ne faut pas croire que l’éjaculation est synonyme d’orgasme, ce n’est pas obligatoire.

 

Mais revenons aux demoiselles. Pourquoi certaines femmes jouissent et d’autres non ? Bon, il y a certes des problèmes de frigidité mais je ne crois pas que ce soit si courant
que ça. Selon les estimations, ça toucherait une femme sur 10, ce qui est déjà beaucoup. Ceci étant, je pense que certaines filles n’atteignent pas l’orgasme par méconnaissance de leur corps donc ne sachant pas ce qui les fait décoller, ce n’est pas évident de guider son partenaire. Oui parce que même si je donne pas le manuel d’utilisation, genre : « alors, si tu veux me faire jouir, tu fais comme ça et comme ça », y a toujours moyen d’arriver à ses fins. Après tout, qui mieux que moi peut connaître mon corps. Bon, bien sûr, y a des trucs que j’ai découvert dans les mains d’hommes et Dieu merci, quelque part. Mais la masturbation m’a rendue plus épanouie et plus sensible, il me semble. Par ailleurs, les hommes ne connaissent pas toujours le corps féminin parfaitement. En plus, tout le monde ne réagit pas aux mêmes stimulis. Chacun et chacune nos zones érogènes !

 

Les hommes ont une certaine fascination pour l’orgasme féminin comme j’avoue moi-même avoir une fascination pour l’orgasme masculin. Je veux toujours savoir ce que ça fait chez mon partenaire. Parfois, les mecs nous reprochent notre facilité à simuler l’orgasme mais seuls les mecs qui ne m’ont jamais fait jouir ne savent pas reconnaître mes orgasmes. Bon, j’ai jamais donné d’orgasme à une fille que moi mais vu comme je me tortille dans tous les sens, j’arriverai jamais à simuler une telle contraction. Il paraît même qu’au moment de l’orgasme, je fais un espèce de « gnnnn ». Possible, j’avoue que je m’écoute pas dans ses moments-là…Mais beaucoup de mecs prennent une expression bruyante pour signe d’orgasme. Que nenni ! Bon, je suis extrêmement expressive dans ces moments-là, je le fais pas exprès donc si on se fie à mes décibels, on pourrait penser que j’ai un orgasme du début à la fin. Il m’est arrivé une fois aussi d’exagérer un peu parce que j’en avais marre et j’avais hâte que monsieur termine. Ceci étant, est-ce parce qu’on n’a pas d’orgasmes que le coït est raté ? Non, messieurs. L’orgasme est en quelque sorte l’apothéose du plaisir, le paroxysme mais ça ne veut pas dire que ce qui a avant et après n’a pas d’intérêt, bien au contraire. Mais souvent, un homme est vexé de ne pas avoir donné d’orgasme mais la réciproque est vraie. Ca m’est déjà arrivé d’être avec un mec qui ne jouissait pas et, sur le coup, je me disais : « ben merde, je suis nulle ! » mais ça ne veut pas dire que le monsieur n’a pas pris du plaisir. Après tout, si on fait la moyenne, l’orgasme représente une partie infime de la brouette en terme de temps. Ce serait dommage de bouder son plaisir en attendant cette explosion qui doit durer une demi-minute ou une minute… Oui, je suis très mauvaise pour évaluer le temps pendant le sexe. Parce que le sexe, pour moi, ce n’est pas l’orgasme, pas que mon orgasme mais aussi tout le plaisir et la jouissance qu’on se donne.

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