Le quota de sexe dans le contrat amoureux

On dirait presque un titre de maîtrise, dis donc. La semaine dernière, nous avons eu droit à une énième polémique nauséabonde sur le consentement, cette fois au sein du couple. Est-il légitime de baiser sa copine pendant qu’elle dort ? Non. Sauf cas particulier où elle vous aurait donné son consentement avant. Le corps de l’autre ne vous appartient pas. Pour appuyer le propos, plusieurs femmes racontent leur calvaire, leur “je sentais bien que quelque chose n’allait pas mais nous étions en couple, je m’en voulais de ne pas avoir envie…” Ah, parce que y a un quota de sexe en couple ?

Quota de sexe dans le couple ?

Pour ma part, mes appétits sexuels sont souvent liés à mon humeur, un peu comme tous mes appétits, d’ailleurs. Je ne pense pas être exceptionnelle là-dessus. Donc y a des fois, je suis trèèèèèèès motivée pour câliner et d’autres, je suis très motivée à enserrer mon oreiller et ma couette et sombrer jusqu’au lendemain matin où chaque minute consacrée à la paresse sera chérie. Il y a quelques années, Sophie Fontanel avait sorti un livre où elle confessait son faible appétit sexuel et expliquait qu’elle avait feint pendant des années avoir les mêmes envies que ses copines. Enfin, à peu près, je n’ai pas lu ce livre. Mais les quelques papiers que j’avais vu sur ce roman m’avaient un peu interpellée : dans cette société où la performance est survalorisée en permanence, le sexe pourrait-il échapper à cette tendance de fond ? Après tout, en tant que fille des années 80s, j’ai grandi avec Madonna dans sa période sulfureuse, les fameux films Hollywood Night, Basic Instinct ou encore le sacro saint Sex and the city. J’ai atteint ma maturité sexuelle avant la tempête de ces romans érotico-malsains à base d’hommes abusifs et de femmes qui s’excusent d’avoir agacé leur mec…

Un couple sous tension

Donc on nous martèle qu’avoir une sexualité épanouie, c’est normal. Dans l’absolu, pourquoi pas, je suis la première à clamer que chacun fait ce qu’il veut de son cul, tant que tout se passe entre adultes consentants. Cependant, admettre que ce n’est pas toujours la fête du slip me paraît aussi un préalable indispensable. En fait, il me semble que la définition même d’une sexualité épanouie, c’est vraiment vivre ses envies… et ses non envies. Existe-t-il un autre domaine où l’on encourage la consommation quasi à outrance, au-delà parfois de ses envies ? Imaginez, remplacez sexe par alcool ou fromage à raclette. Boiriez-vous ce verre ou avaleriez-vous ce fromage fondu alors que vous n’en avez pas envie ? Bah non. Même si, ok, pour l’alcool, quand vous ne buvez pas, y a toujours un ou deux relous qui vient vous tenir la jambe “mais alleeeeeeeeeez, un petit verre, rooooooh”. Bref, une sexualité épanouie me paraît être une sexualité où on ne se force pas, on fait comme et quand on en a envie.

Du fromage à raclette

Sauf que la société, elle ne nous apprend pas ça. On doit pratiquer à minima deux ou trois fois par semaine et surtout ne jamais dire non à son conjoint sous peine qu’il aille voir ailleurs. Sur ce point, je vous donne mon avis que vous n’avez pas demandé : si votre mec trouve ce prétexte moisi pour aller voir ailleurs, ce sera pas une perte de vous débarrasser de lui (vous pouvez discuter d’une liberté dans votre couple si vous voulez mais c’est pas le sujet). En fait, le souci est là : on a la pression. On doit combler les envies de notre mec quoi qu’il arrive. Le devoir conjugal, version repimpée. Parce que dans tous les témoignages que j’ai lus, il y a souvent ce chantage affectif de “mais moi, j’ai envie”, “alleeeeeeeeeez”. Et on cède parce que bon, “les hommes ont plus envie que nous”, “si tu lui dis non trop souvent, il ira voir ailleurs”, “l’appétit vient en mangeant”, etc. On nous apprend que quand on aime, on aime sans concession, sans fatigue, sans “non, pas ce soir”. On nous apprend que si on n’a pas envie, il est mieux de mentir, de prétexter avoir ses règles, mal à la tête ou je ne sais quoi plutôt que de dire non. On en fait même des blagues parce que c’est rigolo, hein, la migraine, tout ça. Parce que souvent, dire non, c’est entrer dans une négociation sans fin donc on a plus vite fait de dire oui ou de trouver une bonne raison pour couper court. On nous apprend aussi qu’un homme a toujours plus envie que la femme, ce qui est relativement faux, ce qui en plus nous rajoute une surcouche de culpabilité dès qu’on a grand appétit.

Samantha, sex and the city

Mais le sexe ne fait pas partie du contrat de base. Vous avez le droit de ne pas avoir envie. Vous avez le droit de ne pas vous forcer. Si votre moitié ne le comprend pas, posez-vous la question : est-ce que cette personne vous mérite vraiment (NON) ?

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Oh non, la honte, j’ai mes règles

Elle commença à se dandiner sous son siège, l’envie se faisait de plus en plus pressante, irrésistible. Il était temps. Elle cessa de tapoter sur son clavier et jeta un regard furtif autour d’elle, vérifiant que personne ne lui prêtait attention. Elle tendit discrètement le bras vers son sac, espérant trouver rapidement ce dont elle avait besoin sans avoir à remuer son contenu… Le bruit de clés saisies par inadvertance et déplacées ne manqueraient pas d’attirer l’attention d’une ou deux personnes. Ses doigts palpèrent quelques objets et se refermèrent sur une forme longiligne qu’elle reconnut sans mal. Soulagée, elle tira l’objet du sac, tendant de le dissimuler tant bien que mal malgré ses couleurs fluos. Le glisser dans sa poche… mais elle avait mal anticipé ce moment critique et sa robe n’offrait aucune cachette pour son objet interdit. Légèrement mal à l’aise, elle décida de miser sur la concentration de ses collègues, elle se leva, serrant toujours farouchement le tube dans sa main et tenta d’adopter une démarche tranquille jusqu’aux toilettes. Surtout ne pas attirer l’attention. Une fois à l’intérieur des toilettes, elle s’enferma et soupira avant de desserrer sa main et d’observer un court instant le précieux tube qui allait terminer sa vie la tête la première dans son vagin.

tampon

Le tampon, ah le tampon ! Un petit cylindre pas bien épais qui cristallise à lui seul toute la honte des femmes vis à vis de leur règles. Longtemps, à l’heure de changer mon bout de coton pour éviter un ravage de ma culotte, j’essayais de discrètement cacher mon tampon dans ma main pour cacher ce terrible fait à l’assistance : oui, je suis pubère et je ne suis pas enceinte ! Mon Dieu, non, quelle révélation ! En plus, pour nous rendre la tâche plus compliquée, ces gros trolls de marketeux nous emballaient le tout dans un un emballage bien fluo, aussi discret que Kim Kardashian dans… ben dans tout ce qu’elle fait, en fait. Gros trolls car tout en nous affichant bien avec leur objet tabou qui brille dans le noir, ils nous montrent bien dans les pubs que les tampons, c’est la hoooooooonte…

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Pourtant, si on y réfléchit bien, honte de quoi ? D’être pubère ? Oh, passé 15 ans, c’est pas vraiment une surprise, hein ! Honte de ne pas être enceinte ? Votre boss en est ravi, lui. Puis même si je n’ai pas de stats sous la main, je pense qu’en moyenne, les femmes non enceintes sont largement plus nombreuses que celles qui le sont. Honte d’être en bonne santé ? Ben oui, un cycle régulier est en général signe de bonne santé (sauf évidemment en cas de contraception bloquant les règles). Depuis quelques temps, j’interroge mes copines qui rougissent en avouant avoir leurs règles ou ne sachant comment transporter le tube magique en toute discrétion dans les toilettes. Bon évidemment, certaines me diront qu’avec la cup, on n’a pas ce problème là et je suis tout à fait d’accord mais le sujet n’est pas tellement là : pourquoi ressent-on de la honte à avoir ses règles ?

Kotex

Oui, potentiellement, le sang, ça tache et ça pue, c’est “sale”. Mais est-ce que vous vous enfuyez en rougissant dès que vous vous coupez le doigt ? Ah on me fait signe que le problème est autre : ce sang (impur à cause de cette sale manipulatrice d’Eve, souvenons-nous) sort de la chatte, aaaaaaaah ! Un peu comme le pipi ou le caca, dès que ça végète dans notre culotte ou slip, c’est saaaaale ! Pourtant, qu’il y a-t-il de plus naturel que la déjection ? J’ai bien mangé, j’ai bien bu, mon système digestif a bien travaillé, récompensons le en l’allégeant au plus vite du surplus ! J’ai découvert cette semaine un article proprement hallucinant sur les gens qui n’osaient pas faire caca au boulot. Je ne me permettrai pas de juger mais bon sang, faut aimer se compliquer la vie quand même ! Personnellement, si l’envie m’en vient, je ne me pose pas tant de questions… surtout qu’au vu de mon système digestif susceptible, je n’ose le contrarier. Et par là, on en vient même à ne pas assumer son achat de PQ alors que le fait que vous soyez propre est plutôt une bonne chose, en soi…

papier-toilette

 

Bref, parfois, on aperçoit que je tiens dans ma main le fameux tube fluo et il peut survenir une blague “ahah, t’as tes règles!” “Oui, et ?” J’attends encore la réponse. Ne rougissez plus de vos menstrues, demoiselles, ce n’est ni sale ni mal, c’est la nature. Du moment que vous laisse les WC propres après votre passage, tout va bien.

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PS : Je sens d’éventuels commentaires sur le tampon donc : oui, j’envisage très sérieusement de me mettre à la cup.

 

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Cette incroyable boule de bonheur

19 mars 2012. Comme tous les lundis, ma soeur me prend à la sortie du boulot pour qu’on aille jouer les Britney ou les Adele à la chorale. « Ça va ? Me demande-t-elle.
– Ouais, ouais, super et toi ?
– Ouais, j’étais en week-end chez les parents. D’ailleurs, j’ai décidé de lire de nouveaux trucs. Tiens, regarde dans la boîte à gants ! »


Je m’exécute et vois un magazine à la couverture rouge et une première syllabe : « Ma. » Premier réflexe : penser qu’il s’agit de Management et vouloir répondre « ah moi aussi, je suis abonnée ! » mais je regarde mieux et la deuxième syllabe apparaît : »…Man. » Oh mon Dieu ! « Tu… Tu es enceinte ??? » « Oui ». À partir de là, ce fut larmes et ultrasons. Et dans mon corps, une boule, une véritable boule de bonheur qui se gonfle et éclate, inondant mes tripes d’une douce euphorie. Orgasme du cœur. Je suis TELLEMENT heureuse, l’ai-je déjà été autant ? Ma sœur, ce petit bébé que je baignais dans ma prime jeunesse, cette adorable bambine à la bouille et aux yeux ronds et sa petite coupe champignon, ce petit bout là va donner la vie. Je vais repleurer un coup.

Petite anecdote : le 20 février, je me rends chez une voyante en compagnie d’Anaïs, Anna et Isa brune. Au milieu de pas mal de conneries (je ne savais pas à l’époque mais y a un sujet sur lequel elle s’est violemment vautrée), soudain, elle me parle de ma sœur et s’écrit : elle est enceinte ! Déjà, j’avais eu ma petite boule de bonheur à ce moment-là mais j’étais vite retombée, me rappelant que la dame était voyante et non la gynécologue de ma sœur. Résultat : ma sœur est tombée enceinte le 24 février… Bien vu. Dommage que t’aies pas vu d’autres trucs un peu importants et assez immédiats parce que bon, tu m’as dit sur j’allais rencontrer l’Amouuuur et peut-être même avec un mec qui bosse dans la restauration (?? C’est pas du tout un univers qui me parle) et pour le moment, peau d’zob… Enfin non, justement. Mais je m’égare.


Du coup, je traquais ma sœur. J’avais bien entendu raconté cette folle histoire de voyante à ma mère, avec interdiction d’en parler à ma sœur qui n’aime pas les marabouteries en tout genre. La semaine précédant la fameuse révélation, elle m’avait glissé « non mais les règles arrivent, je suis de mauvais poil ! ». Du coup, le lendemain, coup de fil à ma maman « Bon, Alice doit avoir ses règles depuis mardi, tu surveilles ce week-end hein ! » Ok, ça fait psychopathe dis comme ça mais pendant mes vacances en Thaïlande, j’avais rencontré une maman qui avait eu du mal à tomber enceinte et vivait très mal l’inquisition des autres « alooooors, t’es enceinte ? ». Du coup, je préférais guetter les signes que de demander directement, histoire de pas mettre la pression à ma pauvre sœur.

Et voilà, je vais officiellement être tatie. Après le marasme 2011, rien ne peut me rendre plus heureuse. Maintenant, il va falloir attendre un mois et demi avant de connaître le sexe puis c’est parti pour la phase cousette et tricot pour que mon futur neveu ou la future nièce soit le plus beau ou la plus belle. J’ai de grands projets pour cet enfant, faudra juste que j’en touche deux mots à ma sœur (si tu me lis sœurette, je voudrais bien l’inscrire aux bébés nageurs et l’y amener, dis ouiiiiii !). Je suis euphorico-hystérique, j’ai le sourire éclatant dès qu’on en parle, je pousse des hiiiii! à tort et à travers, j’attrape tous les bébés qu’on me tend histoire d’être bien prête à bichonner ce futur petit bout.

Tatie M-5.5. J’ai haaaaaate !

(en tant que tatie en devenir, je me réserve le droit d’abuser des voyelles).

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Ma mère, ma fertilité et moi

Ca pourrait être le titre d’un mauvais film sur une trentenaire genre célibataire extravertie et liberée (genre moi), harcelée par sa mère qui désire plus que tout un petit fils ou petite fille (genre pas du tout ma mère). Un sujet carrément inédit, en somme. Mais non, ma mère a fortement milité pour que je reprenne la pilule quand elle a décrété qu’Amant
chouchou était mon only one et que je devais protéger mes ovules de ses petits spermatos (mais je suis sûre qu’ils sont supers tes spermartos, chéri, le prend pas pour toi). Mais n’étant pas une poule, je ne voulais plus être gavée d’hormones donc j’ai pris l’option stérilet avec les péripéties que l’on connaît. Pour vous rassurer, maintenant, je ne souffre plus du tout. J’ai juste toujours mes règles de 10 jours (en fait, c’est un mélange de spotting et de règles mais vous n’êtes ni mon mec (sauf toi), ni ma culotte donc vous vous en foutez un peu). On progresse !


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Donc ma mère a milité pour que je devienne artificiellement stérile, combat peu acharné vu que c’est pas trop dans mon plan de vie actuel de me reproduire. Là, je suis plus en mode connasse égoïste de 30 ans qui veut voir le monde et cramer sa tune et qui est trop immature pour gérer un autre être vivant qu’un chat et un pimentier. Donc voilà, depuis fin juin, j’ai un Gudrun dans le ventre et tout va plutôt bien.

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Pour mon nouveau boulot, qui n’est plus très nouveau au passage, j’ai dû assister à deux événements. Deux évenements avec des enfants. Tadam ! De là à en conclure que j’ai dû abandonner des enfants dans un glacier dans une vie antérieure, il n’y a qu’un pas… Or je ne m’en sors pas si mal même si j’ai un défaut énorme : je parle aux enfants comme à es
débiles. Par exemple, il y a 15 jours, super événement avec plein d’enfants hyper excités dans un environnement bruyant. Genre j’ai limite pleuré dans le métro en y allant. A un moment, je me retrouve à jouer avec une petiote de 1 an trop choupinette qui m’a de suite adoptée. Les enfants, c’est un peu comme les chiens, plus t’en as peur, plus ils t’adorent. Quoi que j’avais pas peur du caniche des parents de Guillaume 1er mais qu’est-ce qu’il me collait ce chien (j’aime pas les caniches). Bref. A un moment, la petite pique une voiture à un plus grand et la colle à son 
oreille « a-o ? A-o ? ». Attention, Nina l’amie des enfants et grande pédagogue devant l’éternel va entrer en scène. La petite me tend la voiture que je saisis et je lui fais : « Non, pas allo mais vroum vroum ! » en faisant rouler ladite voiture sur mon bras. Pendant un quart de seconde, je lis toute l’incompréhension du monde dans le regard de la gamine qui me reprend la voiture et refait « a-o ? ». Ok, je suis nulle… Mais je soupçonne ses parents de prendre le métro, ça ne m’a pas aidée dans ma grande mission éducative.

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Le lundi, je raconte ça à ma mère et là, réaction totalement improbable : « Hihi, ça va finir par t’inspirer tout ça, tu pourrais bientôt nous en faire un ?

– Heu, maman, tu te foutrais pas un peu de moi ? Rappelle-moi qui a insisté pour que je me mette un stérilet ?

– Ahahah ! »

Oui, quand on connaît la mère, on connaît beaucoup mieux la fille. Et encore, je vais vous épargner l’histoire où elle compare les plumes marrons collées sur son paquet cadeau à des poils de foufounette (m’en fous, c’était pas mon paquet cadeau). 

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Du coup, là, j’hésite à évoquer le prénom d’Amant chouchou dans mes conversations, j’ai peur qu’elle finisse par insister pour que je me reproduise là, maintenant, de suite. Oh, y a pas à dire, on s’entraîne dur, hein, on pourrait devenir des champions olympiques de la discipline mais… comment dire… j’en ai pas chié tant de temps avec Gudrun pour ne pas en
profiter pendant de longs, longs, loooooooongs mois ! 

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En fait, je crois que ma mère est sadique…

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Et soudain, l’inspiration

Je sais pas pourquoi mais ces derniers temps, niveau écriture, c’est moyen l’inspiration. Pourtant, il y en aurait des sujets à causer. Rien que l’actu, tiens… Mais sans doute que ça me déprime un peu trop, sans doute que j’estime que tout a été dit ailleurs, en mieux ou en pire, selon le média, et que ma pierre à l’édifice ne servirait pas à grand chose. Peut-être que je suis un peu désabusée, aussi, je sais pas. Puis j’ai un peu perdu de mon mordant et de mon cynisme ces derniers temps, je suis tellement Bisounours que je m’en effraie moi-même. Et hors de question de faire un article Bisounours.

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Et puis arrive ce moment béni où, soudain, l’idée jaillit. Par exemple la semaine dernière. J’ai certes mon journal d’une démissionnaire à terminer (alors que je fêtais dimanche mes 2 mois de période d’essai, que d’émotion, j’en suis à la moitié) mais des fois, j’ai pas envie. Et comme je suis très utéro-centrée en ce moment (je sais, on doit dire hystéro-centrée mais j’aime pas ce mot), je tourne un peu en rond. Non mais vous n’imaginez même pas comme je parle de mon stérilet à tout le monde en ce moment. C’est bien, je peux comprendre mes internautes qui sont enceintes, je vis pareil. Sauf que bon, à l’arrivée, j’ai pas d’enfants (principe n°1 du stérilet), ce qui est plutôt une bonne nouvelle au vu de l’état actuel de mon appart. Puis je saurais même pas où le mettre en plus. Et non pas là, merci. Mais voilà, Gudrun est désormais dans ma vie, Gudrun l’a changée et pas trop en bien pour le moment. Moi, j’ai pas les nausées du matin, j’ai mes règles tout le temps. 11 jours ce mois-ci et je rempile le 21 septembre. Voilà, utéro-centrée.

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Mais des fois, me vient une idée, soudain, comme ça, alors que je ne m’y attendais pas. Comme jeudi, alors que j’étais sans idée réelle d’article, voilà donc que se joue le dialogue entre Camille et Eve-Marie sur le déjeuner et que me vient cet article. Ou plutôt me revient car j’avais eu l’idée d’en parler dans le temps mais les idées, si je les note pas, je les oublie. Bien que je consulte finalement rarement mes notes, ce n’est finalement pas si utile mais ça me rassure un peu, sans doute. C’est comme tous ces romans que je n’ai pas écrit dont il reste un embryon de synopsis sur des cahiers oubliés. J’ai même des romans un peu détaillés de ci de là. Certains le sont dans ma tête comme les 4 tomes de Technopolis (arrêtés au tome 2 depuis 3 ans, je dois tout reprendre, je ne sais plus ce qu’il se passe), j’ai aussi une histoire d’ange et de démons en 3 tomes bien avancé dans le squelette mais j’ai pas écrit une page. Puis en ce moment, j’ai écrit une page d’un roman genre histoire d’amour un peu crade (Benjamin Biolay m’inspire) et 3 pages de mon interprétation de Lost. Là, j’ai même la liste des personnages avec leur métier et tout mais rien n’est définitif. Le problème étant ensuite que je ne peux pas tout faire : écrire, lire des blogs BD, jouer à yahoo! jeux, aller dormir chez Vicky, chez Amant chouchou, des fois un peu chez d’autres aussi. Et le week-end, je dors tout court en me disant qe ce serait cool de me la jouer comme Mickey et de faire marcher mes ustensiles de ménages à la
baguette.


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Je divague, revenons en à l’inspiration. L’inspiration, ah, l’inspiration. J’aime quand elle vient me cueillir par surprise, au détour d’une conversation captée, d’une scène observée (ça me rappelle que j’ai écrit un article y a 4 ans qui moisit sur un vieil ordinateur sur les disputes de couple en public, je devrais le réécrire)… Et là, en plus, je bosse sur des forums à nouveau et c’est source inépuisable de sujets en tout genre. Même si ça m’encourage dans mon utéro-centrisme, je passe quand même une partie de la journée à lire des histoires d’allaitements, de femmes enceintes jusqu’aux yeux qui ont peur de l’accouchement (ça s’appelle la tokophobie) mais aussi des histoires de « j’étais enceinte de 8 mois et le foetus est mort » qui filent bien le cafard. Je pense donc voler mes futurs enfants quand j’en voudrai, c’est plus sûr. Quoi que le souci c’est que tu sais jamais trop comment ça évolue. Y a pas longtemps, je voulais voler le bébé le plus beau du monde mais je trouve qu’en grandissant, elle est un peu moins la plus belle du monde alors je pense me contenter de voler le papa (lui, il est magnifique et il a fini de grandir donc pas trop de mauvaises surprises). Oui, voilà, à force de lire des nanas forcément utéro-centrées vu qu’elles ont la vie dans leur ventre, je réagis pareil (sauf que
moi, j’ai pas la vie, j’ai un Güdrun. Ceci étant, vu comme je réagis avec ce truc, je pense que si un jour je tombe enceinte, va falloir me fuir pendant 9 mois, je vais virer hystérique. Etymologiquement, on y revient). Mais sur les forums, y a pas que des histoires de ventre, y a aussi des histoires de fesses, de célibataires heureux ou malheureux, c’est amusant. Du coup ma
liste des notes à écrire s’allonge, s’allonge, c’est sans fin.

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Maintenant si le soir, au lieu de glander sur mon lit à jouer sur mon iPhone (voilà pourquoi j’en voulais pas), je prenais mon petit clavier pour pondre tous ces articles que j’ai en tête (sans parler des romans), ce serait pas mal. Non ?

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Résolution de rentrée : réécrire. Et re-lire aussi, je ne lis plus rien en ce moment, je me demande si c’est pas un cercle vicieux en fait.

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Mon cher fœtus en cuivre

Ou : là, de suite, je regrette mon stérilet.

Il y a 2 mois, ma mère qui vit aussi sereinement l’idée d’être grand-mère que moi d’être mère me proposa d’aller chez le gynéco poser un stérilet. Mais super maman, allons y! Donc opération gyneco. Et voilà comment nos destinées ont été liées. Désormais, tu es mon fœtus en cuivre.

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Quelle idée de te nommer comme ça mais un fond, regarde : tu niches peinard dans mon utérus qui, je suis sûre, est très confortable et surtout, grace à toi, je découvre la joie des symptômes de grossesse. Sans la période où les hormones me font une peau et des cheveux sublimes et à la fin, au bout de 3 ans, pas de bébé, tu finis à la poubelle.

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Mais sinon, je suis bonne : nausées matinales, vertiges, grosse fatigue, irritabilité, hypersensibilité qui me fait pleurer pour rien, mal au dos et au bas des reins. J’ai même la modification des goûts alimentaires, je mange des tomates crues maintenant dis donc. A dire vrai, tu ne serais pas là et j’aurais eu un rapport sans capote (ou capote percée) depuis que tu as été posé, j’aurais fait un petit pipi sur un clearblue. Mais bon, là, si je suis enceinte, je m’appellerai Jésus parce que bon…

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Et puis je sais que je ne suis pas enceinte puisque j’ai mes règles. Depuis une semaine. Une semaine entière ! En fait quand on m’avait dit que j’aurais des règles plus abondantes, j’avais pas compris que ça s’étalait dans le temps. Et comme j’ai mes règles tous les 23 jours grace à toi, j’ai la sensation de les avoir en permanence et je te promets que c’est pas une sensation que j’aime. Le seul avantage de cette histoire, c’est que j’ai AUSSI la libido d’une femme enceinte, tout n’est pas perdu… 

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Alors tu vois, foetus, je t’en veux quand même un peu. D’abord parce que ça fait une semaine que je suis très irritable, que je me donne envie de pleurer pour rien, que je suis plus molle qu’une guimauve abandonnée en plein soleil et je me demande pourquoi, oh oui, pourquoi, tu me fais ça. Si je t’ai implanté en moi (enfin, je, c’est le gynéco mais tu comprends l’idée), c’est PRECISEMENT pour éviter ce genre de désagrément. En plus, je sais pas si tu sais mais je suis un peu en période d’essai et la version zombie neurasthénique de ma personne n’est pas vraiment l’aspect le plus valorisant que je souhaite présenter.Alors écoute moi Gudrun (oui, je te personnalise à mort et comme tu me fais souffrir, je te file un prénom ridicule car, ah, c’est moi la chef !), tu vas te calmer maintenant. Parce que non, je vais pas retourner en pleurant chez le gynéco pour qu’il te fasse sortir de là. Tu y es, tu y restes. Tu n’imagines pas le nombre de personnes qui aimeraient être à ta place (phrase étrange…) alors tu t’installes peinard et tu te fais oublier. 

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Y a des moments, j’en viendrais presque à penser que la méthode Ogino a tout de même quelques avantages. Evidemment l’inconvénient majeur, c’est que ça ne marche pas. Groumpf

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PS : Je remercie au passage Galliane qui m’a rassurée mercredi quant à mon état, ça peut mettre jusqu’à trois mois avant que mon corps s’adapte au stérilet et mes symptômes sont on ne peut plus normaux. D’ailleurs, si on tape stérilet et symptômes grossesse sur google, on peut constater que ça arrive tout le temps. Ouf ! Et pour celles qui s’intéressent à la question, j’ai un DIU en cuivre, pas d’hormones donc. Ma furie hormonale n’est donc due qu’à mon seul corps.

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Cachez ce PQ que je ne saurais voir !

Hier, j’ai donc fait ma maline en expliquant que héhé, ahah, j’ai fini un vilain bouquin et que depuis, j’en ai lu deux. Et bien parmi ces deux, il y avait Tribulation d’une caissière d’Anna Sam, super vite lu mais bien écrit et qui m’a fait réfléchir sur deux ou trois points. Ce qui va nous faire 2 ou 3 articles et voici le premier : les achats honteux au supermarché.

Anna consacre donc un chapitre aux achats honteux, ce que l’on n’ose pas trop exhiber devant la caissière parce que hum hum… Parmi ceux-ci, les préservatifs et autres lubrifiants. Pour être tout à fait honnête avec vous, ce n’est effectivement pas ce que je passe en caisse d’un air triomphant. Ce n’est pas tant qu’il est gênant d’avoir une vie sexuelle (je dirais que de ce point de vue là, on pourrait limite faire des envieux), c’est juste d’exposer ce fait à des regards parfois un peu inquisiteurs. Pink avait fait une BD sur le sujet, par exemple. Et même si je fais ma fille super libre, tout ça, y a toujours un petit moment de gêne. Lundi, par exemple, je vais faire des courses. J’avais prévu un 5 à 7 (enfin, un 22-0h plutôt) avec un charmant jeune homme, j’achète de quoi dépoiler la bête (moi, pas lui, je ne dépoile pas mes invités) et en cherchant du dentifrice (là, sans rapport, je n’en avais juste quasi plus, mon tube agonisait), je tombe sur le rayon capotes et je regarde, forcément. Oh waaah, ça a l’air top les capotes super supra lubrifiés, une lubrification continue durant tout l’acte. Ah mais super, paie ton arnaque : comme l’emballage est un peu différent, t’en as 10 dans la boîte pour le même prix que celles de 12. Oh, une boîte avec des cotillons dessinés dessus pour de folles parties avec plein de capotes rigolotes à l’intérieur (dont des à la fraise, yeurk !). Je prends ? Je prends pas ? Je prends ? Ouais bon, il m’en reste à la maison, on attendra Noël, ça passera presque inaperçu. Parce que y a quand même quelque chose qui m’échappe légèrement dans toute cette histoire. Il est de notoriété publique que les gens ne sont pas particulièrement à l’aise dans l’achat de capotes en
supermarché. Alors pourquoi ils mettent des packagings argentés, fluos, que tu reconnais à 10 lieux à la ronde ? Pour nous apprendre à assumer notre vie sexuelle ?

Bref, je m’étends sur les capotes mais c’est d’un autre truc que je voulais parler, surtout, c’est du papier toilette, ze PQ. Alors Anna nous explique que les gens ont relativement honte d’acheter du PQ, ce qui me dépasse légèrement. Oui, lecteur, vois-tu, comme tout être humain, je dois évacuer les déchets de mon corps et comme je ne vomis que très rarement (depuis presque 3 ans, je crois), il faut bien que j’utilise les voies que la nature m’a donnée. Oui, j’évacue, je défèque et après ? J’ai la décence de m’essuyer après m’être adonné à mes bas instincts et alors ? Je pousse même le vice à repartir avec mon paquet sous le bras vu que ça prend une poche en entier…





Idem pour les tampons. Oui, j’ai mes règles, je les ai même une fois par mois et après ? Je ne vais pas rougir devant la caissière qui vit, généralement, la même chose que moi régulièrement, qui doit aussi mettre tampon ou serviette. Au pire, ma caissière apprendra que je ne suis pas enceinte mais je ne pense pas que cette info (ou son inverse) l’intéresse particulièrement. Je n’ai pas honte du vide mon utérus !




Mais je trouve ces petites pudeurs assez marrantes, au fond. On a beau avoir des milliers d’années d’évolution derrière nous, évoquer de façon dérivée notre nature humaine et nos plus bas besoins fait toujours rougir. Ceci étant, parfois, j’apprécierais un peu plus de pudeur sur le sujet genre ce serait merveilleux que des hommes arrêtent de pisser dans les couloirs du métro. Non mais c’est vrai ! En temps que femme, je suis censée avoir une plus petite vessie que vous messieurs et j’arrive à me retenir jusqu’à trouver des toilettes, je pense que ça n’est pas au dessus de vos forces d’en faire autant. Si ?

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La positive attitude est de retour

(Sous titre : arrête de râler Nina)

Je pense que même le lecteur le moins attentif aura remarqué que par chez moi, en ce moment, c’est pas trop la grande forme. Faut dire que je suis dans ces fameuses périodes que je déteste où une lose peut en cacher une autre donc à force, je ne trouve plus ça très drôle et ça finit par me miner. Rajoutons ça à la fin officielle de l’été (légitime certes), mon moral est dans les chaussettes.


Faut dire que la semaine dernière n’a pas été de tout repos : des dossiers extrêmement compliqués à ficeler avec des changements de demande de clients toutes les deux minutes, un rhume qui a commencé jeudi, jour où en saisissant mon jean qui gisait dans mon sac de sport, je l’ai découvert trempé. Bouteille d’eau renversée ? Non, chatte pisseuse. J’ai compris le message, j’ai viré le toit de sa litière. Ah et quand je dis chatte pisseuse, évidemment que je parle de Kenya, je ne pisse pas sur mes affaires, hein ! Donc mauvaise humeur

jeudi (surtout que j’avais un petit souci de machine à laver pour changer, Anthony l’a réparée mais j’ai quand même dû aller à la laverie entre temps parce que la pisse de chat, c’est infect), vendredi, tonus aux abonnés absents, remplacé par une jolie rivière de morve s’écoulant de mon nez tandis que ma voix n’avait plus à rien à envier à Macha Béranger. Dieu ait son âme (à Macha, pas à ma voix). Puis si samedi, ça allait mieux, Dame Nature m’a fait un beau cadeau dimanche. Et me voilà pliée en deux sur mon lit, une bouillote bouillante sur le ventre à maudire les spermatozoïdes Y de mon papa qui n’ont pas été capables de remporter la course.  Super rentable le week-end en somme.


Et puis, j’en ai eu marre. Stop à la complainte ! C’est vrai que l’an dernier, j’étais en plein déménagement et l’année d’avant en plein changement de taf. Cette année, rien, nada, aucun changement majeur en vie. Mais évidemment, il faut être réaliste. Mais ce n’est pas parce que je n’ambitionne pas de déménager et de changer de taf que je dois me laisser aller, non, non, non. L’arrivée des jours courts et moches n’est certes pas l’idée la plus motivante de l’année mais voilà, on est partie pour la partie météorologiquement maussade de l’année, faut faire avec. Tout n’est question finalement que de point de vue. C’est vrai que la lose qui s’accumule, ça finit par ne plus faire rire mais à côté de ça, j’ai quand même une vie pas dégueulasse, pas de soucis majeurs et même des petites nouvelles qui font chaud au cœur donc pourquoi ne pas les mettre par-dessus tout le reste ? Par-dessus les clients tatillons, les bugs à répétition, les ovaires en pleine protestation, les reins qui tirent, ma gorge qui brûle, mon nez qui coule et le temps gris. Tout est relatif, toujours.


Alors je me reprends en main. D’abord, comme me l’a suggéré Isadora, j’arrive plus tôt au boulot et de 9 à 9h30, je m’occupe juste de mes affaires (blog, articles…). Puis je vais au sport le plus souvent possible, la mélancolie se dissout dans la sueur, c’est testé et approuvé. Je me bichonne aussi, je me remets au cappucino que j’adore, un petit carré de chocolat pour le magnésium. Ah et je me gave aussi de fruits et de légumes, je ne compte pas tomber malade tous les trois jours cet hiver. La Nina qui se laisse un peu aller, je ne l’aime pas. D’ailleurs, c’est pas compliqué, après un week-end à macérer dans ma crasse et mon pyjama, une vraie douche, un masque facial, un masque capillaire, je me sens renaître.


Nina Automne hiver 2009-2010, c’est parti !

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Curieusement, je ne prends pas trop ça pour un compliment

Les hommes sont parfois des êtres étranges. Les femmes aussi, évidemment mais nous sommes toujours dans le cadre de la semaine du sexe et je n’ai jamais couché avec une femme donc on les exclut de l’article, vous pourrez en parler en comms, messieurs, si vous voulez.

Donc, les hommes, je disais. Parfois, je suis étonnée par le sens de l’à propos et leur délicatesse à des moments où ce n’est pas le moment. Prenons par exemple un garçon que nous appellerons Thierry. Suite à une partie de jambes en l’air, le jeune homme me recontacte sur MSN et ça donne en gros :

Lui : Tu vas bien ?

Moi : Oui

Lui : On baise ?

Moi : Non, pas le temps.

Bon y avait plus de chair quand même mais en gros, lui était chaud bouillant, moi froide crevée. Oui, mon nouveau boulot est TRES prenant (mais je ne me plains pas, j’aime bien). Donc la conversation alternant les « et tu deviens quoi ? On baise ? », j’ai multiplié les non, il était clair que je n’étais pas dans le trip et là, attention : « c’était bien la dernière fois, tu [fffffffff] drôlement bien, on sent bien que c’est ton truc ». Bon, je vais me pincer le haut du nez là. Oui, le monsieur voulait me faire un compliment mais ce genre de déclaration, hors contexte torride, je sais pas pourquoi mais ça ne me flatte pas plus que ça. Voire pas du tout, en fait.

Autre cas, je discute avec un mec hautement hot sur MSN mais il est important de signaler qu’au début, le mec ne sait pas à quoi je ressemble. Il veut me voir là de suite à tout prix mais je refuse. Non que j’ai pas envie de le voir mais je suis en indisponibilité technique et pour pousser le vice, je lui explique même que pas de bol,  mes règles avaient en plus 15 jours de retard (nouveau boulot = stress quand même = mon corps me le fait payer). Je suis d’un glamour quand je m’y mets… Et là, le mec insiste pour qu’on se voit, « non, j’ai mes règles, c’est dégueu, pas agréable, laisse tomber » et il me sort : « j’ai envie de toi ». Rappelons qu’il n’avait pas vu ma tête et que je discourais sur mes règles depuis 10 bonnes minutes. Alors soit ce mec est un vampire, soit il a pas vu de femme à poil depuis une éternité. Pourtant, au vu de sa photo , c’est un magnifique lot. Mais bon, tout ça pour dire que là encore, le « j’ai envie de toi » ne m’a pas flatté une demi nano seconde. 

Mais pourquoi ils nous disent parfois ce genre de choses ? Autant dans le feu de l’action, ça ne me gêne pas du tout parce que voilà, c’est le contexte donc là ok. Quoi que faut pas que ça fasse « dans les films pornos que je regarde, le mec dit « han t’aimes ça, salope ! » donc je vais dire pareil » parce qu’au mieux, je vais exploser de rire, au pire, je vais me demander sur quel tocard je suis encore tombé. Faut que ça soit naturel et si vous ne dites rien, personne ne vous en voudra (comme si c’était le moment de faire des discours). Mais là, dans une conversation pas du tout hot, c’est juste… incongru. J’ai des talents de [ffffff] ? Ouais bah cool, ravie que ça t’ait plu mais je me serais passée
de cette déclaration. J’avais bien remarqué que ça t’avais plu, j’étais là, aussi…


Alors j’imagine qu’il existe aussi nombre de filles qui ratent les moments X et vous sortent de nulle part des « haaaaaaaaan, j’ai envie de ta grosse queue toute dure, là » alors que vous étiez en train de lui raconter que vous aviez eu quelques soucis sur un dossier… J’en suis même absolument persuadée, en fait.

Alors mesdames, messieurs, soyons des êtres de bon goût : ce genre de phrases,  on apprend à les sortir au moment adéquat parce que sinon, ça me donne juste envie de dire : « T’as qu’à le dire que t’en as rien à foutre de ce que je raconte. » Puis je ne trouve pas ça hyper respectueux. Si je dis non, ce n’est pas pour me faire désirer et faire mon effarouchée, c’est juste que j’ai pas envie parce que je suis fatiguée ou en pleine marée rouge (ahem) donc merci de changer de sujet.

Non mais…

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Merci la SNCF

Non, ce titre n’est pas ironique, je suis sérieuse. Je dis merci à la SNCF pour de vrai car elle a sauvé mon week-end, contrairement à la RATP qui m’a poussée aux  limites de la crise de nerf.

La semaine dernière, j’ai commencé mon nouveau boulot avec la dose de stress qui va avec. Parallèlement, je dois refaire ma carte d’identité pour mes prochaines vacances sinon je pars pas. Première tentative : non, les photos ne sont pas bonnes, on ne voit pas mes oreilles. Deuxième tentative vendredi matin avec des photos faites dans un studio photo
agréé : non, le fond est trop foncé et on ne voit pas assez vos oreilles (bordel, on voit que j’en ai deux!). Vous partez dans 7 semaines ? Ah mais non, madame, vous ne l’aurez pas votre carte, vous pouvez annuler votre voyage.


Donc j’arrive au boulot déjà énervée avec une certaine envie de pleurer. Oui parce qu’en plus du nouveau boulot, j’ai mes règles et force est de constater que depuis la mort de ma grand-mère, je suis sensible à tout et je pleure pour un rien. La journée se passe tranquille, je liste toutes les solutions possibles pour avoir des papiers d’identité à temps.

18h15, je quitte mon poste (super sérieux). Je mets normalement une toute petite demi heure pour aller à la gare, sachant que le train part à 19h05 mais je me ménage un peu de marge. Je reçois un texto de Vicky m’informant que la ligne 13 est perturbée (comme d’habitude) donc en prévention, je vais prendre la 4, ça me rallonge de 2 mn en moyenne. Je récupère donc la 4, m’assois en me disant « je suis large ». Sauf qu’à la station suivante, le métro ne repart pas. « Suite au malaise d’une personne dans le métro de devant, nous allons rester à quai quelques instants. »C’est ça oui ! Je sens le coup venir, ça va durer des heures. Et la bonne blague, c’est que je suis à l’arrêt Etienne Marcel : là où il n’y a AUCUNE
correspondance. Bon, je sors de la rame, je vais repartir en sens inverse. En sens inverse, le métro ne bouge plus non plus. Putaiiiiiiiiiin !


Bon, ok, c’est la merde. Je pars en courant vers les Halles, j’appelle Vicky : « Je serai jamais à l’heure, j’en ai marre…Y a jamais rien qui va, tout merde tout le temps et je peux pas avoir ma carte d’identité à temps… Bouhouhou ! » C’est ce qu’on appelle un craquage en règle. Arrivée aux Halles, je dois traverser toute la station pour récupérer la ligne 1 puis la ligne 12 pour arriver à la gare. Ouééééé ! Si vous avez été bousculé par un mini furie en larmes qui courait avec sa valise sur l’épaule, je m’excuse.


Arrivée à la gare sur les quais : 19h13. Même pas 10 mn après le départ. Bon, ben, me reste plus qu’à me faire rembourser ce que je peux. Alors que j’arrive à la queue, une mini contrôleuse vient me voir et je lui explique que je voudrais me faire rembourser parce que le métro était en panne bouhouhou et que je l’ai raté bouhouhou et j’ai pas les moyens de m’en acheter un autre bouhouhou… Bon en vrai, je ne pleurais pas vraiment mais j’avais la voix totalement brisée et  quand elle m’a dit que je pouvais échanger mon billet pour le prochain train avec juste 10 euros de retenue, je crois que j’ai jamais été aussi reconnaissante. Hé oui, un fois à la caisse, la petite guichetière très gentille me case dans le train de 21h05. Mon week-end est sauvé ! Je n’ai eu que 70 centimes à payer en plus. Au guichet voisin, une compagne de galère (elle aussi coincée à Etienne Marcel d’après ce qu’elle gueulait) a aussi trouvé une solution et est toute plus calme. Ouf.


Dans le train, je suis dans le wagon des victimes du métro ou de retards de train. Ah, apparemment, le train de 19h05 était maudit. En attendant, le truc dans cette histoire, c’est que je ne savais pas trop sur qui gueuler pour extérioser ma colère. La dame de la mairie de Plumes est très gentille, je peux à la limite gueuler sur l’état lamentable de la ligne 13 qui ne fonctionne jamais mais n’ayant pas de responsable RATP sous la main, ça m’aurait même pas défoulée. En attendant, je crois qu’il devient urgent de se mettre au yoga ou un truc comme ça car je ne peux pas me mettre à pleurer comme je l’ai fait à la moindre contrariété, même si elle vient au bout de 150 subies ces six derniers mois (même si j’ai mes règles), ce qui fait que je suis bouffée par le stress. Par contre, j’ai bien fait de me remettre au sport, j’ai bien survécu à mon sprint à travers les Halles.

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