Range ton argument d’autorité

Longtemps, j’ai eu un énorme tort, un tort fortement répandu, d’ailleurs : j’en appelais à l’argument d’autorité. En gros, pour caricaturer à peine, je me targuais de mes diplômes qui étaient censés agir telle une massue pour faire taire à jamais mon contradicteur. Sauf qu’il va falloir nuancer très fortement. Parfois, je débats. En ce moment pas trop… enfin si, je me débats mais avec mon burn out. Mais parfois, je vois des propos qui m’agacent ou me choquent et, dans un élan d’ennui, je me lance. Oui parce que pour me frotter à ça, il faut du temps. Balancer … Continuer de lire Range ton argument d’autorité

Renoncer à l’humour oppressif n’est pas une régression

Un pas en avant, deux pas en arrière. C’est un peu comme ça que je vois la société française (et je parle de société française parce que c’est celle que je maîtrise le mieux mais en la matière, je me doute que l’herbe n’est pas plus verte ailleurs) au sujet des oppressions des minorités. Alors que l’humour raciste, sexiste, homophobe… commençait à être remis en question, voilà qu’il revient à fond les ballons avec des chantres du “on peut rire de touuuuut” citant Desproges à tour de bras. Même qu’arrêter de rire des minorités, ce serait une régression… Alors on … Continuer de lire Renoncer à l’humour oppressif n’est pas une régression

Les gens heureux lisent et boivent du café d’Agnès Martin-Lugand

Dans la vie, j’ai trois passions  : lire, écrire et boire du café. Bon et puis voyager, dormir, rire, câliner… Mais restons sur les trois premières citées. En me baladant dans les rayonnages étroits d’une librairie, j’aperçois un livre qui m’interpelle : Les gens heureux lisent et boivent du café d’Agnès Martin-Lugand … Un livre publié par une vraie maison d’édition après avoir cartonné en auto édition. Quelle belle histoire, voyons ça de plus près. L’histoire : après avoir perdu son mari et sa fille dans un accident de voiture, Diane se laisse sombrer, s’occupant à peine de sa librairie … Continuer de lire Les gens heureux lisent et boivent du café d’Agnès Martin-Lugand

Le mariage pour tous ou la grande arnaque narrative du PS

Lundi, j’évoquais rapidement le mariage pour tous en disant que j’étais ravie que tout le monde puisse désormais se marier s’il en a envie. C’est ainsi que, si tout va bien, en 2018, j’irai au mariage de Isa et Joy (mes copines d’Irlande puis Canada). Une belle avancée oui, il était temps que la France franchisse le pas, une belle victoire de François Hollande et de son gouvernement avec en tête, la pasionaria Christiane Taubira. On en a entendu des horreurs pendant les débats sur cette loi… Il ne faisait pas bon être homosexuel-le dans ses moments là. Non parce … Continuer de lire Le mariage pour tous ou la grande arnaque narrative du PS

Etre une femme sur le web : la curée

Semaine dernière, je traînasse mollement sur Twitter entre deux dossiers quand je vois fleurir un article “une Youtubeuse quitte momentanément Twitter après des menaces de meurtre et de viol”. Whaaaaaat ? Alors la Youtubeuse en question, je la connais très bien puisque je suis ses oeuvres vidéo, il s’agit de Ginger, une féministe assumée qui n’hésite pas à monter au créneau. Ici, elle avait expliqué en une demi douzaine de tweets qu’une miniature de vidéos de Squeezie posait problème dans le message qu’il délivrait à son audience (plutôt très jeune) et vlan, des kilotonnes de merdes déversées sur sa gueule. … Continuer de lire Etre une femme sur le web : la curée

Le snobisme géopolitique

Et je vous préviens : je vais être obligée de plaider coupable car je suis une passionnée de géopolitique.   Il y a quelques années, j’ai créé un blog d’actualités qui a vécu environ 5 jours. Le but : écrire quelques courts articles d’actualité factuels traitant de la politique étrangère… et française. Parce qu’on va pas se mentir : la politique française, ça m’ennuie. Parce que c’est de la politique politicienne, des petites phrases, des politiques stériles, des incompétents, toujours les mêmes têtes depuis que je suis née… Je n’y crois plus, je les méprise, je suis lassée. Alors qu’à … Continuer de lire Le snobisme géopolitique

Ex Machina d’Alex Garland

Depuis que j’ai plus la télé et que je traîne beaucoup sur YouTube, j’entends parler de tas de films qui me font bien envie. Du coup, après The lobster, magistralement vendu par In the panda, voici Ex machina, film très bien chroniqué par le fossoyeur. Un huis clos dans les montagnes, un robot si humain qu’il quitte la vallée dérangeante, un génie un peu fou, un jeune homme très intelligent mais un peu perdu, une magistrale partie d’échec entre les protagonistes, qui manipule qui ? C’est tout ça, Ex Machina. Caleb, jeune programmateur d’une big society, gagne le droit de … Continuer de lire Ex Machina d’Alex Garland

Saturnin est grand frère

[Ca ferait un super titre de film qui passe sur Arte, nan ?] Il est des silences qui s’expliquent aisément. La vraie vie m’a prise dans son tourbillon et j’ai délaissé ces colonnes. Le bonheur n’attend pas, voyez-vous et je préfère savourer mon bonheur que d’en voler quelques miettes pour vous assommer de mes considérations générales. Car l’année 2015 est paradoxale : d’un côté, mon bonheur, incroyable et serein, de l’autre, le monde qui continue de s’effondrer dans la douleur et les cris. Il y a 15 jours , mardi précisément, je m’agaçais, tournais et virais, vérifiant compulsivement mon mobile qui … Continuer de lire Saturnin est grand frère

Le labyrinthe de Wes Ball

Parfois, je me fais piéger par un synopsis comme celui du Labyrinthe. Je vous fais le pitch : des jeunes gens se retrouvent prisonniers dans un labyrinthe mystérieux aux murs qui bougent et plein de pièges. Comment s’en sortir ? Je lis ça et je dis “oh, un remake de Cube, un de mes films préférés !”. Et bien… Non, pas du tout. Reprenons l’histoire en détaillant un peu : un jeune garçon se réveille dans une boîte qui monte, monte et le fait arriver au milieu d’une sorte de prairie. Accueilli par des brutasses viriles qui le secouent un … Continuer de lire Le labyrinthe de Wes Ball

35

Si je m’en réfère à ma carte d’identité, ça y est, j’ai 35 ans aujourd’hui. Oh waouhou déjà ! Mais hier encore, j’étais cette fraîche jeune fille de 25 ans, débarquant pleine de rêve sur Paris… 35 ans. 30+5 ou pire… 40-5. Tic tac tic tac. Je n’aurais pas cru mais si : j’ai la crise de la trente cinquaine. Je ne pensais pas que ça existait mais figurez-vous que si, du moins pour moi. Alors que je m’étais sentie forte et sereine pour mes 30 ans en mode « hihi, 30 ans, c’est cool, je sais qui je suis lalala », … Continuer de lire 35