Les gens heureux lisent et boivent du café d’Agnès Martin-Lugand

Dans la vie, j’ai trois passions  : lire, écrire et boire du café. Bon et puis voyager, dormir, rire, câliner… Mais restons sur les trois premières citées. En me baladant dans les rayonnages étroits d’une librairie, j’aperçois un livre qui m’interpelle : Les gens heureux lisent et boivent du café d’Agnès Martin-Lugand … Un livre publié par une vraie maison d’édition après avoir cartonné en auto édition. Quelle belle histoire, voyons ça de plus près.

Couverture du livre "les gens heureux lisent et boivent du café" d'Agnès Martin-Lugand

L’histoire : après avoir perdu son mari et sa fille dans un accident de voiture, Diane se laisse sombrer, s’occupant à peine de sa librairie “les gens heureux lisent et boivent du café”. Un soir de spleen total, elle trouve une vieille Guinness dans le frigo qui appartenait à son mari, elle la boit et décide de partir vivre en Irlande. A côté de chez elle, un bel homme qu’elle déteste d’emblée, il le lui rend bien mais le chien du monsieur l’aime bien elle et crée un rapprochement et…

setter irlandais race de chien

Heu stop. STOP ! Pardon ? Un livre qui parle de lire et de boire du café ne parle ni de livre ni de boire du café, en fait ? C’est juste une comédie romantique lue et relue 50 fois de type “au début, ils se détestent, à la fin, ils s’aiment ?” avec des rebondissements aléatoires et une psychologie des personnages totalement foirée (en deux pages, vous passez vraiment de “ah, je le déteste le voisin” à “oh bé il me propose de partir en week-end avec lui, j’accepte !”) ? Le livre me tient deux jours (les vacances permettent de lire vite) et je le range au fond de ma valise, me sentant trahie.

Village de pêcheurs en Irlande

J’aimais cette histoire de petite écrivaine caféinomane et bibliophage qui écrivait son petit roman, un roman forcément intelligent parce qu’il y a une librairie dedans et je me retrouve avec une resucée de “Mange,prie, aime”, sans la nourriture et la prière, à peu près. Et pourtant, j’aime l’Irlande, ce qui aurait pu me rendre indulgente avec le roman mais j’avoue, les bluettes, je déteste ça surtout quand on passe aussi brutalement de la haine réciproque à une tendresse voire un amour qui sort de nulle part. L’héroïne est censée être dévastée mais je ne ressens rien pour elle, en fait, aucune empathie. Elle est juste chiante comme la plupart des héroïnes de ce type de roman et je parle pas de son nouveau prince. Et évidemment, le traditionnel coup de théâtre qui remet tout en question, le gros drama où tout aurait pu être réglé en 5 mn si les gens s’étaient parlés un minimum mais non, personne ne fait jamais ça dans ce genre d’histoire et tu as envie de tous les frapper.

Lady Gaga prestation live Monster Tour

Alors vous allez me dire que je suis dure avec ce livre et c’est sans doute vrai mais je me suis sentie trahie et arnaquée. Parce que le (super) titre du livre, c’est juste le nom de la librairie où Diane ne va in fine jamais, JAMAIS. C’est un peu comme le roman de Gilles Legardinier lu y a quelques années que ma mère m’avait acheté car elle avait trouvé la trombine du chat de la couv trop mignonne…

Couverture du livre demin j'arrête de Gilles Legardinier

Et ouais j’avoue mais ce chat n’égalera jamais mon nouveau crush félin absolu : Rosie, le chat husky (je l’ai même mise en fond d’écran de mon pc du bureau à la place de Batman qui faisait un thumb up mais je vous jure que la tête de ce chat me rend heureuse instantanément)

Rosie, le chat qui se prend pour un husky

Mais le roman était nul, tu sais dès le départ comment ça va se finir… Enfin non parce que j’ai cru qu’il allait se passer un truc mais non… J’aime pas les bluettes romantiques, sorry.

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Le mariage pour tous ou la grande arnaque narrative du PS

Lundi, j’évoquais rapidement le mariage pour tous en disant que j’étais ravie que tout le monde puisse désormais se marier s’il en a envie. C’est ainsi que, si tout va bien, en 2018, j’irai au mariage de Isa et Joy (mes copines d’Irlande puis Canada). Une belle avancée oui, il était temps que la France franchisse le pas, une belle victoire de François Hollande et de son gouvernement avec en tête, la pasionaria Christiane Taubira.

Christiane Taubira, Minsitre de la justice des gouvernements Ayrault puis Valls

On en a entendu des horreurs pendant les débats sur cette loi… Il ne faisait pas bon être homosexuel-le dans ses moments là. Non parce que t’as beau avoir le cuir épais, entendre à longueur de journée que tu es une anomalie de la nature, un malade, un déviant ou en version soft que tu n’as aucune raison de vouloir te marier et que tu ne seras jamais capable d’élever un enfant, à un moment, ça finit par être *légèrement* agaçant. Personnellement, j’ai été assez choquée que tant de gens aillent manifester contre une loi qui ne leur nuisait en aucun cas et qui, de tout façon, ne les concernait même pas. J’ai eu mal à ma France, j’ai eu honte, j’ai eu envie de clamer à tous ses connards que ce n’était que l’ordre logique des choses et que leur avis, on s’en battait gentiment les steaks.

La vie est si simple quand on raisonne en binaire... je suppose

La vie est si simple quand on raisonne en binaire… je suppose

Et puis, il y a eu la digne Christiane, ennemie numéro 1 de la droite et extrême droite parce que le mariage pour tous,  parce qu’elle vidait les prisons, parce qu’en plus, elle était Noire. On s’est tous unis derrière Christiane, on a crié dès que quelqu’un lui manquait de respect, on s’est émerveillés de sa culture, de son intelligence, les journaux dressaient d’elle un portrait séduisant. Ouais, elle était grave hypée Christiane et son aplomb face à ses contradicteurs, surtout les plus cons (et y avait du level) rajoutait encore à l’admiration que nous avions pour elle et son noble combat pour l’égalité.

Christiane Taubira à l'assemblée nationale

Sauf que y a arnaque. Déjà, malgré toute ma réelle sympathie pour Christiane, elle ne s’était pas opposée à l’incarcération de huit syndicalistes de Goodyear ni à l’amende que dut payer un professeur à Avignon pour avoir fait une vanne sur Valls. Certes, la justice est indépendant mais les plaintes dans le cas de Goodyear avaient été retirées… On reste à se poser des questions. On veut bien donner quelques droits aux gays mais on va pas trop aller sur la gauche non plus, hein…

affiche du frond de gauche, statut de la bastille et usine

Mais le foutage de gueule n’est pas que là, reprenons une autre loi qui a suscité (et suscite encore) colère, rage, manifestations massives : la loi travail. Alors que les débats à l’assemblée s’annonçaient compliqués, Valls n’a pas tortillé : 49.3.  Trois putain de fois. Alors que pour le mariage pour tous, on a bien laissé le débat traîner en longueur, les amendements les plus farfelues être débattus au coeur de la nuit, Christiane exhibée à toutes les sauces pour bien nous montrer que notre gouvernement est bien de gauche et qu’il se bât pour les minorités opprimées. Ils ont laissé la situation se tendre pour prendre la place de héraut (et non Ayrault) de la cause, tant pis si les fachos décidaient que les “LGBT” étaient désormais la nouvelle cible, tant pis si quelques gays se faisaient péter la gueule gratos au passage. Regardez comme elle est courageuse Christiane, regardez comme on tient nos promesses malgré l’adversité.

mariage pour tous, manifestation à la Bastille, rainbow flag

Alors vous allez me dire que la différence entre le mariage pour tous et la loi travail, c’est qu’on n’avait pas le même Premier Ministre et que Valls, ce n’est pas Ayrault et donc qu’on ne peut pas comparer la situation. Certes mais vous ne m’enlèverez pas de l’idée que la lutte présentée comme courageuse de Christiane sur une loi qui devait arriver car ce n’est qu’une évolution logique de la société, c’était juste un argument marketing du gouvernement pour faire croire qu’il avait quelques valeurs de gauche. Ce même gouvernement qui emprisonne les syndicalistes et enlève toujours plus de droits aux salariés… On a volontiers sur-médiatisé les opposants au mariage pour tous, on leur a donné une visibilité hors norme (bien plus qu’aux manifestants à la loi travail qu’on présentait surtout comme des sauvageons violents qui ont blessé un flic, une fois, brûlé une Porsche et cassé trois vitrines), on nous a fait croire que le Moyen Âge était de retour… Et on a réussi à donner vigueur et légitimité aux fachos qui ont trouvé une victime toute désignée (Taubira) et une cause un peu fantoche derrière laquelle se réunir.

Couples gays et lesbiens sur les gâteaux de mariage

Et je sais déjà que quand la campagne va débuter (faut vraiment que je m’expatrie avant, ça me saoule déjà), ce sera brandi comme une victoire, ce mariage pour tous, un label “gauche et socialiste” alors que non. Je ne tomberai pas dans le piège. Jamais de la vie je vote PS en 2017, quel que soit le casting du second tour, c’est bon, j’ai déjà donné. Votre narration d’un gouvernement courageux face aux obscurantismes, je n’achète pas. Parce que j’ai compris que vous aviez allongé la sauce à l’infini pour constituer une belle histoire mais j’espère que les citoyens ne mordrons pas à cet hameçon. Ni à celui du sursaut républicain face à la menace bleue marine (qui sera très certainement au 2nd tour), car si elle est là aujourd’hui, c’est bien grâce à vous (droite comme gauche)

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Etre une femme sur le web : la curée

Semaine dernière, je traînasse mollement sur Twitter entre deux dossiers quand je vois fleurir un article “une Youtubeuse quitte momentanément Twitter après des menaces de meurtre et de viol”. Whaaaaaat ? Alors la Youtubeuse en question, je la connais très bien puisque je suis ses oeuvres vidéo, il s’agit de Ginger, une féministe assumée qui n’hésite pas à monter au créneau. Ici, elle avait expliqué en une demi douzaine de tweets qu’une miniature de vidéos de Squeezie posait problème dans le message qu’il délivrait à son audience (plutôt très jeune) et vlan, des kilotonnes de merdes déversées sur sa gueule. Car oui, être une femme sur le web, c’est souvent s’en prendre plein la gueule pour pas un rond.

ginger_force_adaptation_ être une femme sur le web

Je vis évacuer la dimension “féministe” pour aujourd’hui, j’y reviendrai à l’occase mais là n’est pas mon propos. Je vais juste parler des femmes qui ont l’outrecuidance de s’exprimer publiquement. Commençons par les blogueuses et vlogueuses mode et beauté, exemple ô combien parlant car elle s’en prennent systématiquement plein la gueule. “Idiotes”, “superficielles” et sans parler des attaques sur leur physique, le summum de l’intelligence. Alors je ne dis pas qu’elles sont toujours irréprochables mais sérieusement, arrêtons trente secondes. Une femme qui se maquille peut aussi avoir une culture G bien plus étendue que la vôtre. Quant aux attaques sur le physique… Là, ça touche carrément toutes les femmes. Regardez n’importe quelle vidéo de Youtubeuse et checker les comms, y aura toujours des commentaires sur le physique, soit pour dénigrer, soit des élégantes expression d’un désir brusque de faire des choses sales à la pauvre demoiselle qui n’a rien demandé. Vous avez le droit de ne pas être sensible au charme d’une personne, de là à le lui balancer… Même moi, alors que je n’ai jamais montré ma trombine en ses lieux, je m’en suis pris plein la gueule sur mon physique. Wokééééé…

Voilà, si vous arrivez à juger là dessus, faites-moi signe

Voilà, si vous arrivez à juger là dessus, faites-moi signe

A ce niveau, vous allez me dire que c’est pas grave, qu’il faut pas écouter les cons. Oui mais déjà, à un moment, si tu tapes sur le cuir à répétition, ça finit par l’attaquer. Est-ce que vous imaginez la force de caractère qu’il faut avoir pour réussir à ne pas être blessée par ces attaques incessantes ? Les gros cons limités qui s’attaquent au physique ont-ils seulement conscience du mal qu’ils peuvent faire ? Ont-ils seulement envisagé que la demoiselle qui s’exprime a pu souffrir de complexes physiques graves par le passé, que s’exposer est pour elle une véritable épreuve et que leurs attaques “pour le LOL” peuvent lui faire mal plus que de raison ? Et puis sérieusement, attaquer sur le physique, passé un certain âge, faut passer à autre chose les enfants. Vous n’avez rien d’intelligent à dire sur le fond ? Bah taisez-vous. Et tant qu’on est sur le physique, les remarques sur nos seins, nos formes qui vous mettent en appétit ou sur le fait que ça vous colle la trique et autre joyeusetés, ça ne fait pas plaisir non plus.

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Mais le pire, ce sont les menaces. Parce qu’une femme dit quelque chose qui déplaît, elle se prend des menaces de claques dans la bouche ou pire, de viol. Parce que si on n’est pas d’accord avec l’Homme, c’est souvent qu’on est mal baisées et qu’une bite bien placée nous ferait voir la vérité ou du moins nous dissuaderait de continuer à expliquer en quoi la personne a tort.

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Le problème, in fine, c’est qu’en 2016, on essaie encore et toujours de confisquer la parole aux femmes. Vous allez me dire “oh mais les mecs aussi, ils s’en prennent plein la gueule”. Sincèrement pas autant : ils ne sont pas systématiquement attaqués sur leur physique, sur la profondeur de leurs propos (je suis pas sûre qu’on reproche avec un tel systémisme la superficialité des blogueurs et vlogueurs geeks ou jeux vidéo), sur leur façon de s’exprimer, ils se prennent bien moins de menaces de violence ou de viol dès qu’ils ouvrent un peu leur gueule. La parole de la femme est bien trop souvent dénigrée. Et pourquoi ? Parce qu’une fois de plus, certains refusent à la femme d’occuper une place égale à celle de l’homme sur la place publique (souvent inconsciemment), parce qu’une femme n’aura jamais rien d’intéressant à dire, parce qu’elle sera forcément taxée “d’hystérique”, de “pas pédagogue”, de “mal baisée” et qu’évidemment, elle n’a pas d’humour… C’est fou cette propension d’une classe dominante à toujours vouloir imposer un humour oppressif en refusant de voir ce qu’est le problème.

humiliation

Etre une femme engagée sur le web, c’est dur. Même quand on n’est pas engagées, d’ailleurs. Parfois, on se dit qu’on va juste remballer et partir sur la pointe des pieds, revenir dans la vraie vie ou personne ne nous insulte ou nous menace juste parce qu’on a eu l’audace de partager son avis, de le défendre, de s’affirmer, de souligner qu’un propos de dominant est problématique. Puis on pense aux autres, à celles qui n’osent rien dire, à celles qui se défendent d’être féministes parce que les féministes, ce sont des misandres hystériques (révélation : non). Alors on va laisser Ginger se reposer, profiter des gens de la vraie vie et on va continuer à faire du bruit en attendant. Parce que si ton seul contre argument, c’est attaquer mon physique ou mon sens de l’humour, c’est bien que mon raisonnement est difficilement démontable.

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Le snobisme géopolitique

Et je vous préviens : je vais être obligée de plaider coupable car je suis une passionnée de géopolitique.

 

Il y a quelques années, j’ai créé un blog d’actualités qui a vécu environ 5 jours. Le but : écrire quelques courts articles d’actualité factuels traitant de la politique étrangère… et française. Parce qu’on va pas se mentir : la politique française, ça m’ennuie. Parce que c’est de la politique politicienne, des petites phrases, des politiques stériles, des incompétents, toujours les mêmes têtes depuis que je suis née… Je n’y crois plus, je les méprise, je suis lassée. Alors qu’à l’étranger… ben, c’est très certainement pareil sur pas mal de ces points mais comme je le vois pas, ça m’intéresse de suite beaucoup plus. Mais au-delà de ça, s’intéresser à la politique étrangère, ça fait cultivé et intelligent…

Risk : allégorie de la géopolitique

L’intelligence de celui qui sait ce qu’il se passe ailleurs

J’ai toujours eu un réel intérêt pour la géopolitique et l’histoire des nations (au sens large du terme), je fais ma brillante en parlant de la révolution “citron” au Kirghizistan, en écho à la révolution orange de l’Ukraine (mais plus communément appelée révolution des tulipes, finalement), les délires mégalos de feu le dictateur du Turkménistan (il a fait une statue de lui en or qui tourne car il est si fort qu’il peut regarder le soleil direct dans les yeux et a envoyé son livre, le Ruhnama, sorte de Bible, dans l’espace) ou du Canada, ce pays si proche dont personne ne sait jamais rien in fine. Ouais, ça fait intelligent de savoir ce qu’il se passe à l’étranger et tiens, justement, c’est, je crois, le coeur du snobisme géopolitique : être (ou paraître brillant). J’eus un ami dans le temps qui se targuait d’être très intelligent et cultivé mais en fait, il s’arrangeait pour amener la conversation sur son sujet de prédilection pour paraître brillant puisque les personnes en face, moins au fait du sujet, écoutaient sans intervenir. C’est toujours drôle de voir que s’y connaître un peu en actualité des les pays étrangers vous fait de suite atteindre un statut de personne “cultivée” alors que vos commentaires ne volent peut-être pas plus hauts que ceux qu’on pourrait avoir au “café du commerce” rapport à la politique française mais vu qu’on ne maîtrise pas les paramètres, ça passe crème.

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Mais non, j’ai un amour pour un pays étranger, c’est pour ça que je m’y intéresse

Ce que j’appellerais aussi “l’herbe est plus verte ailleurs”. Choisissez quelques uns de vos amis, peu importe lesquels, je vais pas trop me mouiller qu’ils ont tous un pays de prédilection, un pays où ils rêvent d’aller visiter ou vivre parce que c’est mieux qu’en France. Moi, par exemple, je serais pas contre l’idée de partir vivre en Suède, Canada, Grèce ou Espagne pour différentes raisons que j’exposerai pas ici car on s’en fout mais en gros “la France, j’en ai marre, allons voir ailleurs si l’herbe est plus verte”. Parce que nos politique sont tous pourris, qu’il n’y a plus de travail et que les Français sont tous des cons, t’as qu’à voir les dernières élections (j’exagère à dessein). Sauf que… la fuite en avant est rarement une bonne solution. On ne voit les choses que de façon macroscopique, on n’est pas englués dans le quotidien, les petits scandales politiques qui s’égrènent au fil des jours. Je suis de plus en plus amère vis à vis de nos politiques français (c’est le moins que l’on puisse dire) mais je ne suis pas dupe : ce n’est pas forcément mieux ailleurs. Reste l’attirance pour une autre culture que je comprends tout à fait mais si je devais suivre mes élans culturels, j’irais vivre en Italie… le pays où la sphère politique est encore plus moisie que chez nous.

France Italie géopolitique

En France, on est quand même en démocratie, c’est moins grave qu’en… [choisissez votre pays en conflit, la liste est assez longue]

En France, il n ‘y a pas d’urgence, pas de danger, on en reste à la politique politicienne, tout va bien. Alors oui mais non. Si je me réfère à mes communautés, il me semble avoir vu beaucoup d’indignation lorsque les manifestations étudiantes du Québec ont été durement réprimées ou lors de la volonté du gouvernement espagnol d’interdire les manifestations. Alors que quand ça arrive en France, grosse indifférence. J’en ai déjà parlé sur la manifestation lors de la COP21. Déjà, j’ai généré quasi aucun trafic sur cet article par rapport à d’habitude, démontrant une certaine indifférence de mes communautés vis à vis de ce sujet… Alors peut-être est-ce parce que l’écologie ne leur parle pas, peut-être parce qu’ils ont bien assimilé la rhétorique de la terreur (moins de liberté pour plus de sécurité, promis, c’est pour ton bien) alors même que l’on a déjà voté une bonne dizaine de lois liberticides en 5 ans et qu’on n’a jamais eu autant de morts que depuis qu’on est censés être mieux protégés. Peut-être juste parce qu’on est en France et que ce n’est pas une dictature, arrête d’exagérer. C’est vrai, nous avons encore pu exercer nos droits citoyens pas plus tard que le week-end dernier, suite à une campagne lamentable où on nous a encore pris pour des débiles “vote pour nous sinon la bête immonde” (on dirait un chantage affectif de parents sadiques sur leurs gosses “dors sinon le monstre va venir te manger”) mais oui, on a pu voter, avoir un choix entre différents partis… sauf que l’Histoire nous a appris que la privation de droits ne venaient pas toujours par coup d’Etat, c’est souvent du progressif. Croire qu’en France, on risque rien, c’est d’une naïveté… et je me permets de le dire parce que j’ai été tout aussi naïve (je peux plaider coupable sur tous les éléments de l’article, pour rappel), parce que je trouvais le village des Indignés français ri-di-cule à l’époque du Printemps Arabe. Pourtant, il est désormais temps de s’indigner car notre riante démocratie fait la gueule. Je dis pas qu’on sera en dictature demain mais il faut rester vigilant quoi qu’il arrive… même si la pente est douce, elle peut nous amener au fond.

(c) Je ne sais pas mais trouvé sur Associazione culturale Zenit (clic sur l'image)

(c) Je ne sais pas mais trouvé sur Associazione culturale Zenit (clic sur l’image)

Voilà, fin de mes articles politiques, on va passer à Noël maintenant, sauf si une news me met encore la rate au court bouillon. Mais ne vous inquiétez pas : dans mes résolutions 2016, il va y avoir « ouvrir encore plus ma gueule » #spoiler

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Ex Machina d’Alex Garland

Depuis que j’ai plus la télé et que je traîne beaucoup sur YouTube, j’entends parler de tas de films qui me font bien envie. Du coup, après The lobster, magistralement vendu par In the panda, voici Ex machina, film très bien chroniqué par le fossoyeur.

Ex machina affiche

Un huis clos dans les montagnes, un robot si humain qu’il quitte la vallée dérangeante, un génie un peu fou, un jeune homme très intelligent mais un peu perdu, une magistrale partie d’échec entre les protagonistes, qui manipule qui ? C’est tout ça, Ex Machina. Caleb, jeune programmateur d’une big society, gagne le droit de passer une semaine dans le chalet de son PDG, dans les montagnes. Une semaine au frais ? Pas tout à fait : en guise de chalet, Caleb se retrouve dans une sorte de prison, dans une chambre sans fenêtre, et va participer à un test de Turing. Un test de Turing ? C’est un test qui détermine si un ordinateur qui simule des conversations humaines peut être suffisamment convaincant pour que l’humain en face soit incapable de savoir qu’il parle à une machine ou à un autre être humain.

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Ici, Caleb ne va pas parler à un ordinateur mais à un robot au visage humain, Ava, créée par Nathan le PDG. Petit à petit, les deux vont se rapprocher, laissant s’instaurer une certaine intimité, frôlant le sentiment amoureux. Mais Nathan qui interroge souvent Caleb pour étudier son ressenti vis à vis de sa création, insinue le doute : Ava est-elle sincère ou ne répond-elle que parce qu’elle a été programmée ainsi ?

Ex Machina

L’ambiance est lourde. Malgré les très beaux paysages montagnards qu’on ne voit finalement que peu, l’essentiel de l’histoire se passe au coeur du clair obscur du chalet, Nathan est un putain de connard pervers narcissique, sa compagne Kyoko assez flippante de servilité, Caleb ne comprends pas tout ce qu’il se passe (et nous donc) et Ava semble la seule personne normale de ce quatuor. C’est prenant, troublant et la dernière partie est juste géniale. Le film a beau durer presque 2h, il passe comme dans un souffle, on n’a pas le temps de s’ennuyer mais les pauses dans l’intrigue sont suffisamment bien aménagées pour qu’on ait le temps de se demander qui manipule qui et si Nathan est vraiment la pire enflure du monde.

Ex machina face à face

Ce film a été co-écrit et réalisé par Alex Garland, scénariste (et auteur du roman, surtout) de 28 jours plus tard que j’avais vraiment bien aimé (alors qu’à la base, les zombies, ça ne me parle pas du tout), qui était bien haletant, également, malgré quelques scènes de respiration. Ici, on retrouve ce rythme parfaitement équilibré entre avancement de l’intrigue et pause pour digérer ce que l’on vient de voir et d’apprendre.

28_jours_plus_tard

Je ne peux que conseiller ce film avec force. D’abord parce que c’est de la très bonne came, entre science fiction et thriller psychologique mais surtout pour une fois qu’on a un (très) bon film sur l’intelligence artificielle, ce serait vraiment dommage de faire l’impasse. Et il a 92% sur Rotten tomatoes, la preuve ultime !

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Saturnin est grand frère

[Ca ferait un super titre de film qui passe sur Arte, nan ?]

Il est des silences qui s’expliquent aisément. La vraie vie m’a prise dans son tourbillon et j’ai délaissé ces colonnes. Le bonheur n’attend pas, voyez-vous et je préfère savourer mon bonheur que d’en voler quelques miettes pour vous assommer de mes considérations générales. Car l’année 2015 est paradoxale : d’un côté, mon bonheur, incroyable et serein, de l’autre, le monde qui continue de s’effondrer dans la douleur et les cris.

Photo prise lors de la visite du Musée Montmartre avec ma maman. Je vous le conseille, il est super

Photo prise lors de la visite du Musée Montmartre avec ma maman. Je vous le conseille, il est super

Il y a 15 jours , mardi précisément, je m’agaçais, tournais et virais, vérifiant compulsivement mon mobile qui s’obstinait à rester silencieux. Est-ce qu’il marche bien au moins ? Je vais m’envoyer un sms de mon tel pro pour voir. Oui, ça marche. 13h45, n’en tenant plus, je finis par appeler mon père « bon, alors ? » « Non, toujours rien. Au rythme où ça va, ce sera cette nuit. » 17h ou presque, je discute avec ma chef et une collègue « non, ce sera pour cette nuit et (bip bip !)… Oh mon Dieu, elle est née ! ». Pivoine, 52 cm, 3,8 kg, une crevette par rapport à son frère. Un accouchement express qui a surpris son monde, la petite monstresse a bien failli naître dans un couloir de maternité. Une entrée dans le monde qui n’aurait pas manqué de panache, quelque part…

pivoine

Bref, me voici tatie à nouveau et je ne vous cache pas que j’avais hâte… car j’avais peur. En fait, quand ma soeur m’a annoncé sa grossesse, j’étais contente… mais un peu triste aussi. Parce que Saturnin. D’un côté, j’avais peur que ça lui fasse de la peine et puis surtout… En fait, je ne voyais pas comment je pouvais aimer cet enfant. Enfin, si, j’allais l’aimer mais pas autant que Saturnin, c’était évident. D’ailleurs, je fus fort soulagée de savoir que l’enfant à venir était une fille : comme ça, ils seraient bien différents (au moins physiquement), ce serait peut-être plus facile… Mes parents me rassurent : eux aussi ont pensé comme moi, eux aussi ont eu cette crainte mais tu verras, quand la petite sera là, tu penseras autrement.

Admirez mon talent en matière de PPT art

Admirez mon talent en matière de PPT art

L’amour se multiplie-t-il à l’infini ? Des gens que j’aime, il y en a : ma famille, mes amis, Victor, Saturnin. L’un n’éclipse pas l’autre. Le plus dur, finalement, c’est d’arriver à partager son temps pour ne léser personne. Alors Pivoine, elle pouvait avoir une petite place dans ma vie, ce n’était pas si dur alors pourquoi cette angoisse ? Peut-être parce que pour moi, Saturnin était l’Enfant parfait, le seul, l’unique, celui qui rigole comme un bossu à la moindre de mes facéties, un enfant beau (je suis très objective, notez), plein de malice et quelle intelligence ! L’autre jour, par exemple, on jouait à faire semblant de dormir et pour me cacher ses yeux grands ouverts, il a tourné la tête de l’autre côté. A même pas 3 ans, il est fûté ! Bon, il n’est pas parfait non plus, bien sûr : un peu réservé, je comprends pas toujours ce qu’il dit et il fait pas mal de caprices et colères (instant le saviez-vous : les enfants de 2 ans et quelques vivent ce qu’on appelle la “petite adolescence”). Pivoine, elle sera comment, elle ? Elle ne pourra pas être aussi géniale, c’est pas possible…

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15 septembre, donc. Je largue ordinateur et dossiers et je saute dans le 1er bus qui passe pour me rendre à l’hôpital de ma soeur. La petite merveille est là, rouge, les yeux collés, encore un peu de matière organique sur la tronche. Mmmm… Ma mère s’émerveille, je le mitraille avec mes super appareils photos. Oui, elle est mignonne, c’est vrai. Mais le déclic est plutôt arrivé le dimanche suivant quand je l’ai prise dans mes bras, chaude et calme. Saturnin à mes côtés pour que je lui lise une histoire, je me rends compte que, si, je l’aime cette petite fille. L’amour se multiplie, il ne s’annule pas.

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Bref, cet article neuneu sert à vous expliquer qu’en ce moment, j’ai pas le temps d’écrire mais je vais m’y remettre dès que je peux, j’ai encore plein de mes vacances à vous raconter, les prochaines qui arrivent très vite (dans une semaine, en fait), des livres, des colères, des tas de choses…

 

Au moins, je m’ennuie pas.

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Le labyrinthe de Wes Ball

Parfois, je me fais piéger par un synopsis comme celui du Labyrinthe. Je vous fais le pitch : des jeunes gens se retrouvent prisonniers dans un labyrinthe mystérieux aux murs qui bougent et plein de pièges. Comment s’en sortir ? Je lis ça et je dis “oh, un remake de Cube, un de mes films préférés !”. Et bien… Non, pas du tout.

labyrinthe

Reprenons l’histoire en détaillant un peu : un jeune garçon se réveille dans une boîte qui monte, monte et le fait arriver au milieu d’une sorte de prairie. Accueilli par des brutasses viriles qui le secouent un peu et ricanent bêtement quand il se met à courir pour leur échapper. Bienvenue chez les bourrins ! Bref, le nouveau est un peu perdu, le gentil chef le prend par la main pour lui expliquer un peu le truc : on ne sait pas où on est, on est au coeur d’un labyrinthe et comme on arrive pas à en sortir, on a organisé une société, chacun doit mettre la main à la patte et chacun sa fonction.

LabINT

Mais le nouveau, il écoute pas trop parce que lui, il veut aller voir le labyrinthe, ça le titille. D’ailleurs y a des mecs qui en surgissent en courant ! “Hé mais moi, je peux pas aller dans le labyrinthe et eux, ils peuvent ?”. Finement observé jeune homme. Donc on apprend que parmi la communauté du labyrinthe, on a les coureurs, des gens qui courent dans le labyrinthe en journée pour tenter de trouver une sortie en traçant un plan du labyrinthe découvert au fur et à mesure de leur course mais bon, le labyrinthe se meut tous les jours… Mmmm… Du coup, pardon ma question mais à quoi ça sert de faire le plan d’un truc qui change tous les jours ? Bon, en fait, ça change mais pas trop, apparemment. On apprend qu’il faut pas rester la nuit dans le labyrinthe parce qu’il y a de grosses bêtes qui tuent ceux qui ne reviennent pas. La nuit tombe, les portes du labyrinthe se ferment.

le_labyrinthe

Bon, je vous passe un peu les détails, le nouveau se souvient soudain de son nom, Thomas, puis le lendemain, il se fait agresser un peu gratos par un des coureurs qui est contaminé par une sorte de méga insecte qui traîne dans le labyrinthe. Il devient donc fou et pour s’en débarrasser, on le jette dans le labyrinthe à l’heure de la fermeture des portes pour qu’il se fasse déchiqueter par les bêtes qui traînent là dedans la nuit. Le lendemain, le coureur rescapé part au petit trot avec le chef du camp pour continuer à tracer un plan qui ne servira à rien puisque, pour rappel, ça bouge toutes les nuits. Un petit point sur le chef du camp : les habitants du labyrinthe oscillent entre adolescents et jeunes adultes et le chef, le premier arrivé, doit bien friser la quarantaine. Pourquoi, on ne saura jamais. Bon, évidemment, vous devinez aisément que ça se passe pas bien, le big chef (Alby) est blessé par le méga insecte qui rend fou. Alors que les portes se ferment, il est proche de la sortie du labyrinthe avec l’autre coureur mais ils ne peuvent franchir les 10 derniers mètres, aaaaaaah… Alors ni un ni deux, Thomas se jette là dedans pour les aider et se fait pourrir la gueule par l’autre coureur qui lui expliquent qu’ils vont tous crever. Bon quitte à être là, ils tractent le boss en haut d’un mur puis courent un peu à droite à gauche au lieu de rester à l’abri avec papy Alby. Comme Thomas est trop fort, il arrive à éclater une bestiole, une sorte d’araignée mécanique.

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Le lendemain, ils reviennent triomphants au village, larguent Alby à l’infirmerie puis vont un peu discuter avec tout le monde, deux camps se forment, les camps du “ohlala, le nouveau, il change la donne, on est trop content” et le camp des “vous avez énervé les gens qui nous surveillent en cassant leur jouet, ils vont se venger”. Bon, là, Thomas est puni car il a fait n’importe quoi et on le condamne à adhérer au groupe des coureurs… Ah ben si désobéir implique que je vais avoir en punition ce que je veux dès le départ, je vais foutre le dawa plus souvent, moi ! Ils retournent dans la labyrinthe et vont voir la bestiole éclatée… Sur celle-ci, ils trouvent un cylindre avec les mêmes initiales que sur leur rationnement et le chiffre 7. Mais ils n’ont pas le temps de se taper dans la main que des cris viennent du village : la cage arrive ! Normalement, elle ne remonte qu’une fois par mois et là, cette fois-ci, il y a une fille dedans avec un étrange message : “ce sera la dernière”. Quel est donc ce message mystérieux ? Oui, ils se posent vraiment la question, je situe pas bien quel mot ils ne comprennent pas…

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Bon, là, la situation est tendue : dans un village rempli d’ados et jeunes ados qui vivent en auto gestion, on envoie une fille, sosie raté de Kirsten Stewart. Une fille au milieu d’ados qui s’ennuient un peu et sont là depuis plusieurs années pour certains… Vous voyez où je veux en venir ? C’est un peu comme les Schtroumpfs quand Gargamel a créé la Schtroumpfette et l’a balancé dans le village des Schtroumpfs sauf que là, je suis pas sûre qu’ils se contentent de lui offrir des fleurs… Mais Thomas pense reconnaître la fille : c’est Bella de Twilight celle dont il rêve toutes les nuits depuis son arrivée (deux fois donc). D’ailleurs, alors que la demoiselle, à peine réveillée, se réfugie en haut d’une plateforme et lapide tous ceux qui essaient de monter (je disais quoi à propos de la Schtroumpfette ?), elle accepte que Thomas monte car il ne lui est pas inconnu.

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Bon, la fille a une fiole dans sa poche et Thomas se dit que, tiens, c’est l’antidote contre les mégainsectes qui rendent fous donc il va soigner Alby qui n’a pas été re largué dans le labyrinthe parce que bon, il est fou mais c’est le chef, quoi. Thomas lui injecte la substance étrange et, oh dis donc, ça marche ! Et un problème de réglé, merci la fille d’avoir si opportunément ramené l’antidote.

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Bon, re course dans le labyrinthe, Thomas et le coureur vont vers le secteur 7, rapport au numéro du truc piqué sur la méga araignée et ça tombe incroyablement bien, c’était une sorte de clé. Ils ont eu chaud, c’est le seul bout qui n’a pas été broyé dis donc. Bon, ça ressemble une sortie donc on va ramener les autres et tenter de passer par là. Mais ça va pas être si simple : de retour au village, le personnage antagoniste, aka le gros bourrin pilier de l’équipe de foot qui parle mieux avec ses muscles qu’avec sa bouche, a un peu monté tout le monde contre Thomas et ses potes en disant qu’il fallait rien changer sinon le labyrinthe allait se venger. Thomas se retrouve donc enfermé avec quasi Bella, l’autre coureur, Jojen Reed et un gamin un peu chiant qui dit à Thomas « tu vois, ça, c’est une petite statue que j’ai sculpté de mes parents par rapport à mes souvenirs. Si jamais je meurs et que tu arrives à t’enfuir, j’aimerais que tu la donnes à mes parents… » « Mais non, tu mourras pas ! ». Voyons : un personnage secondaire mi sympathique mi agaçant qui parle de sa mort sans aucune raison et donne un objet à transmettre « si jamais »… Bien sûr qu’il va crever !

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Finalement, ils sortent de là et foncent dans le secteur 7 du labyrinthe, ils se battent entre eux, ils se battent contre les araignées, ils rentrent dans un labo plein de morts donc une dame que voyait souvent Thomas dans ses visions et à la fin, le bourrin veut tuer Thomas mais tue le gamin énervant à la place. OH PUTAIN JE M’Y ATTENDAIS TELLEMENT PAS ! Le bourrin meurt à son tour et les survivants (Thomas, la fille, l’autre coureur et Jojen Reed) découvrent une vidéo qui leur explique qu’en fait, c’est la guerre dehors et pour les préserver, on les a foutus là le temps que ça se calme et que s’ils étaient intelligents, ils s’en sortiraient. Donc pour préserver l’humanité, vous foutez ce qu’il en reste dans un labyrinthe avec des méga araignées et des méga insectes tueurs. MAIS JE ! Ils sont récupérés par un hélicoptère et découvrent alors le labyrinthe de loin. Mais en fait, ça encore, c’est un leurre : la dame censée être morte ne l’était pas ! A suivre.

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Je pensais voir le remake de l’un de mes films préférés, je me retrouve face à un énième film pour ados à 4 ou 5 films, histoire de rentabiliser la franchise. Le pire, c’est que quelques temps plus tard, j’ai récidivé avec Divergente (je savais pas ce que c’était, le titre m’a attirée), je vous en parlerai une prochaine fois, tiens.

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35

Si je m’en réfère à ma carte d’identité, ça y est, j’ai 35 ans aujourd’hui. Oh waouhou déjà ! Mais hier encore, j’étais cette fraîche jeune fille de 25 ans, débarquant pleine de rêve sur Paris… 35 ans. 30+5 ou pire… 40-5. Tic tac tic tac.
35
Je n’aurais pas cru mais si : j’ai la crise de la trente cinquaine. Je ne pensais pas que ça existait mais figurez-vous que si, du moins pour moi. Alors que je m’étais sentie forte et sereine pour mes 30 ans en mode « hihi, 30 ans, c’est cool, je sais qui je suis lalala », à 35 ans, c’est plus compliqué. Pourtant, ma vie roule encore mieux qu’à mes 30 ans. Le jour de mes 30 ans, je me suis éveillée pour rejoindre un boulot que je haïssais, passant tout mon temps libre à mailer des CV pour me tirer de là au plus vite. A mes côtés, mon petit ami du moment, un garçon aussi charmant que dysfonctionnel qui n’aurait jamais m’offrir plus que la place de maîtresse officielle bien qu’il n’en ai pas réellement conscience (ou ne veuille pas l’admettre). A 35 ans, je fête mes 7 mois dans cette boîte où tous les espoirs me semblent permis, où je cartonne et où je joue enfin le jeu de l’entreprise, espérant aussi gagner la branche que je vise : les études (oui, je sais, avant, j’avais dit stratège digitale, laissez-moi changer d’avis). Mon chéri est bien plus fonctionnel que celui de l’époque, on vit une relation cool, tendre et épanouissante qui nous fait du bien à tous les 2, tout va bien. Côté amitié, j’ai des piliers solides et je le sais, dans ma famille, tout va bien, ma soeur voyant à nouveau son ventre s’arrondir. Mais je vous en reparlerai. Bref, tout va bien. Alors c’est quoi cette crise ? C’est la crise du sens.
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Je ne veux plus perdre de temps en conneries, en fait. Ca s’articule autour de plusieurs axes. Le premier est personnel : je veux savoir qui je suis. Enfin pas tant qui je suis (je le sais) mais ce que je peux faire. Je ne finirai pas ma vie dans le marketing, c’est un acquis pour moi. Parce que si je m’éclate à raconter des histoires, à arriver à répondre à la problématique client en mettant les bonnes pièces dans le bon ordre, ça n’aide personne. Je veux dire si demain, on arrêtait tous de faire du marketing, ça ne léserait pas grand monde in fine, ma contribution à la société étant aujourd’hui résumée à payer mes impôts et à consommer. Ca fait une bien belle jambe à ceux qui ont eu moins de chance que moi dans la vie. Ca tourne depuis janvier, j’arrive toujours pas à trouver mon engagement et j’ai envisagé un temps à finir ma vie marketing pour devenir… instit. Pourquoi pas mais en fait, je me rends compte de deux choses : ce qui me motive avant tout, c’est l’idée de passer le concours et ensuite, les enfants, à part mon neveu, je suis pas sûre d’avoir une grande patience avec eux. Je me suis imaginée masseuse Shiatsu aussi pour aider… les riches. A 60 € le massage, c’est pas le smicard qui va profiter de la détente accordée par mes doigts de fée (au moins). Bref, ça mouline, ça mouline.
Labyrinthe-pelouse
Autre point que je trouve encore plus intéressant : ma volonté de décaper mon entourage, façon Monica. Je m’explique : je veux de la sérénité partout. J’en ai marre des parasites de la vie, ces gens pas forcément méchants en soi mais que t’as pas envie de voir car ils sont toujours négatifs ou qu’ils ont une addiction qui fausse leurs rapports aux autres. En gros, ils ne m’apportent rien. Je ne parle pas de gens qui sont à un moment T dans une situation qui les rend triste et déprimés voire dépressifs, je ne rêve pas de vivre au milieu des Bisounours non plus mais il y a cette catégorie de gens, ceux qui sont toujours bourrés/camés/en chasse en soirée et qui finissent par en être ultra lourd. Ceux qui vont passer le moment où vous allez vous voir à se plaindre, plaindre, plaindre sans même se demander 30 secondes si vous, ça va. Des gens toxiques, quoi. Ca, c’est fini. Je veux des gens qui m’apportent quelque chose : à minima un bon moment (sauf cas où la vie a été pute avec eux, bien sûr, je ne dis pas que je tournerai le dos à mes amis le jour où ils auront un pet de travers), mais aussi des connaissances, qui touchent leur bille dans des univers que je connais pas ou mal.
happy friends in summertime
C’est un peu compliqué à expliquer, ça fait limite amitié intéressée mais c’est vrai que j’ai envie de gens « meilleurs » que moi qui me poussent en avant, m’encouragent à lever le point et avancer vers mes objectifs, qui me nourrissent de leurs savoirs et m’invitent à partager avec eux mes compétences, qu’on s’apportent mutuellement des choses. Ca vient finalement avec le fait que je n’ai plus envie de me bourrer la gueule à en vomir aux soirées, que je préfère une soirée cool à siroter du vin en refaisant le monde que des soirées défonce à dire de la merde dont on se souviendra pas parce qu’on n’était plus en état d’enregistrer.
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Bref, 35 ans, c’est l’âge de l’intelligence et de la sérénité. Deal with it !

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American nightmare de James deMonaco

Mon masochisme est sans limites. J’ai ainsi une passion étrange pour les navets, ces films déplorables pour lesquels j’attendais le pire pour pouvoir sortir ma plume la plus acerbe. Tout commence dimanche soir quand je mate distraitement No Life chez Victor, on parle bande annonces de films à venir dont American Nightmare 2. La critique est épicée « on n’a pas encore vu le 2 mais si c’est aussi nul que le premier, c’est peut-être pas la peine d’aller le voir ». Pourtant, le côté dystopique me titille et quand le premier opus se présente devant moi, je clique sur play. La VOD est parfois une plaie.

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Le pitch : en 2022, les Etats-Unis vont très bien : une économie florissante, moins de 1% de chômage, le tout grâce aux Nouveaux Pères fondateurs, un groupe d’hommes qui gouvernent le pays, m’en demandez pas plus. Pour permettre à cette belle nation d’aller bien, le gouvernement a mis en place la Purge : une nuit par an, les services police et de santé sont arrêtés pendant une douzaine d’heure et c’est parti pour l’anarchie : vous pouvez buter qui vous voulez. Pourquoi ? Parce que d’une part, ça permet d’évacuer la violence que chaque individu à en lui mais accessoirement, ça permet de se débarrasser des SDF qui n’ont pas les moyens de s’enfermer à l’abri. Le film débute avec James Sandin (Ethan Hawke défiguré par le botox), joyeux entrepreneur qui a réussi en vendant des systèmes de sécurité hors de prix à ses voisin, rentre chez lui peu de temps avant la purge. Pour qu’on comprenne bien, il écoute la radio où on ne parle que de ça et salue son vieux voisin qui balade son chien, chacun se salue d’un « soyez épargnés ! ». James, sa femme Mary (jouée par Lena Headey aka Cersei Lannister mais en brune, ce qui m’a fait perdre 5 minutes d’intrigue à remettre où je l’avais vue) et leurs deux rejetons Zoey et Charlie ne vont pas participer à la purge, ils affirment néanmoins leur soutien en déposant une gerbe de fleurs bleues, histoire de pas se faire massacrer sur une malentendu.

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Alors que la Purge débute, James enferme sa famille dans leur maison façon Fort Knox avec énormes volets en acier. Et là, on va découvrir à quel point cette famille est ultra conne. Attention, je spoile mais je suis obligée :
– en 1 : la fille. Une fois la maison fermée, elle reçoit la visite de son mec qui s’était introduit dans la maison et elle trouve ça trop cool. Le gars lui dit qu’il va parler à son père car il en a marre de devoir sortir avec elle en cachette et la fille percute pas 30 secondes que s’il a choisi la nuit de la Purge pour le faire, c’est pas trop un hasard.
– en 2 : le fils. Alors lui, je sais pas, il a dû manquer d’oxygène à sa naissance, je ne vois pas d’autres explications. Une fois la purge débutée, il voit un SDF dans la rue qui a l’air mal en point et le fait rentrer dans la forteresse parce que, le pauvre, il a l’air d’avoir peur.

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Donc là, on se retrouve avec un petit ami un peu énervé et un SDF affolé, ça dégénère, le petit ami essaie de tuer le père qui riposte et lui défonce un peu les boyaux avec une balle de revolver. Donc le petit ami meurt, le père, la mère et le fils débile s’enferment dans une pièce, le SDF se planque et la fille décide de vivre sa vie dans la baraque car elle a un peu honte d’avoir un ex petit ami qui a essayé de tuer son père.

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Alors que l’ambiance est déjà un peu tendue, rajoutons en une couche : arrive des mecs masqués qui se croient visiblement dans Orange Mécanique et sont un peu vénères car ils voulaient tuer le SDF car d’abord, c’est leur droit et qu’en plus, ça nettoie la société donc faut le rendre, merde à la fin. Comme eux aussi sont un peu finis à la pisse, ils coupent l’électricité de la maison hyper sécurisée sauf le boîtier électrique dis donc. Donc le père et la mère sortent de leur trou chasser le SDF (noir, ça facilite pas les choses), le fils utilise son robot sorti tout droit de Toy Story (je…) pour aider le SDF à se planquer dans sa super cachette au fond du placard. Mais voilà-t-il pas que la soeur décide elle aussi d’aller se planquer dans le placard ? S’ensuit bagarres mais finalement les parents arrivent à neutraliser le SDF, ils le saucissonnent, la mère le poignarde dans le bide pour qu’il arrête de se débattre et là… « non mais c’est pas bien de le donner aux psychopathes dehors, on va pas le faire finalement. » Je.

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Du coup, intelligence totale : ils demande aux enfants de se planquer et vont s’armer jusqu’aux dents des fois que ça dégénère. Mais ils laissent le SDF attaché à la chaise, ils ont dû oublier qu’il était là. On lui sauve la vie en le livrant pas, ok, mais on va pas lui faciliter le truc non plus hein. La fille va se planquer sous son lit (meilleure cachette pour être trouvée depuis toujours) et le fils dans la buanderie alors que sa planque dans le placard était la meilleure idée du monde mais je vous dis qu’il a quelques soucis. Bref, les méchants arrivent à arracher la porte en acier avec leur petite voiture et trois chaînes (…) et du coup, on sait pas pourquoi, tous les volets et protections en acier disparaissent du même coup, hop, la maison est ouverte aux 4 vents. Je.

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(image trouvée sur Nioutaik comme quoi, je suis pas la seule à avoir été troublée)

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S’ensuit un jeu de massacre qui illustre une nouvelle fois à quel point le fils a un instinct de survie totalement sous développé. Imaginez que votre maison est assaillie par des mecs pas bien intentionnés, qu’il n’y a plus d’électricité et que vous êtes planqué derrière une machine à laver. A quel moment vous passez votre temps à braquer votre lampe torche dans tous les sens pour être bien sûr d’être repéré ? Bref ça chie dans tous les coins et le père est gravement touché, il vient s’affaler dans les escaliers de l’entrée, rapidement rejoint par le reste de la famille. Oui, regroupez-vous, c’est une excellente idée, tiens. Alors que le méchant ultime arrive et les menace, pof, il se fait arracher les boyaux par les voisins qui viennent à la rescousse, ouf !

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Oui mais non. Parce qu’en fait, ils sont trop jaloux de la réussite de James, basée quand même sur leur fric à eux, donc ils décident de massacrer ce qu’il reste de la famille (Mary et ses deux assistés de gosses, le père vient de mourir). Pourquoi ? Parce que ça sert à ça, la Purge, évacuer les sentiments négatifs. Alors que la famille se met à pleurer en mode « naaaaaaan, nous tuez pas ! », arrive soudain le SDF black qu’on avait oublié mais qui a réussi à se libérer et à se planquer pour pas être trouvé par les méchants (comme quoi, quand on veut…) et pam, il décanille le vieux voisin. Fin de la nuit, la famille survit. Je vous dis pas les relations avec le voisinage ensuite…

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Le pitch de base pouvait être intéressant, le concept de Purge est certes un peu tiré par les cheveux mais pourquoi pas, c’est un peu du darwinisme radical avec un fond de discours social à base de « les pauvres seront toujours victimes des riches », saupoudré de « sauve la vie du SDF noir, il te le rendra » et mâtiné de « ne te fie jamais à tes voisins ». Ca aurait fait un beau reportage pour Julien Courbet, ça. Le problème ici, c’est que c’est atrocement mal écrit. Je veux dire le sous instinct de survie de la famille Sandin est juste hallucinant. A la fin, t’en es limite à te marrer quand ils ont une nouvelle fois une réaction en dépit du bon sens. Les massacreurs en mode Orange mécanique sont aussi particulièrement mauvais, le leader, qui ressemble quand même furieusement à Jean Sarkozy, joue le sadisme comme une patate. Le suspense est tellement mal mené que je n’ai pas sursauté une seule fois, je savais ce qui allait se passer de façon évidente. Ce qui est censé faire sursauter (façon Paranormal activity) te fait à peine hausser un sourcil et tu te dis que c’est bien dommage de pas avoir fait preuve d’un tout petit peu plus d’application dans l’écriture et la réalisation.

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Bref, quand t’es pas Kubrick, tu n’essaies pas de copier le maître. Est-ce que j’essaie de peindre un Monet, moi ?Navet 100% bio.

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Plan cul ou plan love ?

Remplir sa fiche de site de rencontre est un vrai acte de foi tant on veut tout savoir de vous. Certains vont même jusqu’à vous questionner sur votre lingerie ou vos pratiques sexuelles tout en vous demandant : tu cherches l’amour ou les parties de jambe en l’air ? Ils sont bien curieux, ces sites !

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Mais après tout, si je trouve la question des pratiques sexuelles et de la lingerie franchement sans intérêt (coucou adopteunmec, le site soit disant pour les filles qui doivent cependant exhiber leurs dessous et leurs pratiques intimes pour choper du mâle), la question de ce que l’on cherche peut être intéressante. Alors, est-ce que je cherche l’amour ? Bah oui, hein, tant qu’à faire, ça ferait plaisir de trouver the big love. Mais on n’est pas forcément opposés à un petit plan cul si jamais on trouve un gentil partenaire avec qui on ne fera pas notre vie pour X ou Y raisons, je mets quoi alors ? Car la réponse a son importance :

Carrie Bradshaw
Je cherche plutôt du cul : vous ne cherchez rien de sérieux ? Attendez-vous à recevoir des mails en conséquence. « Salut, on baise ? » Oui, manifestement, le fait d’assumer chercher des relations sexuelles fait de vous un être insensible à toute forme de bienséance. Ecartez bien les cuisses ou les fesses, tendez fort votre bambou magique, c’est à peu près tout ce qu’on attendra de vous. Votre conversation ? Non mais on s’en branle, on est là pour la baise, pas pour se la jouer café philo. Tant pis si vous êtes du genre jouisseur intellectuel. Sauf si vous considérez que papoter de la pertinence ou non de la fessée lors du coït est stimulant pour votre intelligence. Bref, assumer sa liberté de niquer, c’est souvent se transformer en aimant à gros-ses lourd-e-s.

Aldo Maccione dragueur lourd
Je cherche l’Amour : option intéressante pour faire un peu le tri entre ceux qui ne cherchent qu’à visiter vos dessous et ceux qui s’intéressent un peu au reste de la bête. Sauf que vous prenez le risque de perdre légèrement en marge de manoeuvre et recevoir des mails flippants à base de « je cherche un-e époux-se, je suis sérieux-se, diplômé-e en truc muche et très certainement fertile, youpi ». Je vous jure avoir reçu ce genre de mail ! Le problème, c’est qu’en évoquant d’entrée de jeu l’envie que ça devienne sérieux, non seulement vous perdez toute insouciance, cette période un peu bénie où vous vivez d’amour et d’eau fraîche sans vous poser de questions, mais surtout vous risquez de vite vous retrouver étouffé-e par un date certes bien intentionné qui va vous parler appart commun et prénom de bébé au lieu de vous parler de nuit blanche torride ou petit week-end à Venise ou à Rome. Et enfin, chercher rigoureusement l’Amour (avec un grand A) pourrait vous permettre de collecter une belle masse de pervers manipulateurs en tout genre qui verront en vue un-e désespéré-e de l’amour facile à embobiner.

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Alors, je mets quoi ? Rien ? Non, mettez tout si vous le pouvez : les petites histoires peuvent parfois se transformer en grande. Mais gardez la tête froide : l’amour ne se trouve pas si facilement au détour d’un clavier.
Love keyboard
Bien, vous avez votre photo, vous avez répondu aux questions. Maintenant, préparons nous à la plus casse-gueule des épreuves : la rédaction de l’annonce.

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