Qualité : prétentieuse… ?

Comme vous le savez, en ce moment, je suis en recherche d’emploi. Hop, une annonce qui me correspond de près ? CV envoyé ! Bon, là, je corresponds pas trop à priori mais
… On tente. Lyon ? Il paraît que c’est sympa comme ville. Marseille ? Ah, y aura la mer. Ah mais merde, un CDD de 6 mois, je fais quoi après ?

Bref, la recherche d’emploi, c’est la réponse aux annonces mais aussi la candidature spontanée. Pour ce deuxième volet, j’ai eu une idée que j’espère originale pour promouvoir ma candidature mais en relisant, c’est d’un prétentieux sans nom. En gros : à 26 ans, je suis hypra expérimentée, vous trouverez pas mieux que moi et en plus, je suis drôle et audacieuse.


Alors, là, je me pose une question. Nous rédigeons tous des lettres de motivation pour dire à quel point nous aimons l’entreprise pour laquelle nous postulons et à quel point nous sommes faits pour eux. C’est plus de la motivation, ce n’est ni plus ni moins que de l’amour : toi, moi, unis pour l’éternité sous ce ciel azuré, faisons l’amour sur cette herbe grasse qui nous tend les bras ! Oups, je m’égare. Evidemment, je dois me vendre. Et je dirai même plus, je dois être sûre de mes qualités. Parce que si je ne suis pas convaincue de ce que je raconte, je ne vois pas comment la personne qui va lire ma prose va l’être. Oui, je suis une bonne journaliste, je sais que j’ai une bonne plume, que je surfe sur le net comme Kelly Slater sur les vagues ce qui me permet de trouver les infos dont j’ai besoin, j’ai un bon contact avec les gens, je suis pas réservée donc j’ose parler aux gens, tout ça, tout ça…

 

Certes, j’ai aussi des défauts mais vu qu’on me pose la question en entretien, je garde la liste des défauts avouables pour ma rencontre avec mes employeurs. Non mais ils sont
débiles à nous poser la question de nos qualités et de nos défauts ou pas ? Moi, une fois qu’on m’a expliqué le poste, je sais quelles sont les qualités qu’il faut et je les sors toutes.
Pour les défauts, je sors les « je suis perfectionniste » débile, exigeante, aussi. Bon, je balance un impatiente aussi mais faut que je trouve des défauts rigolos pour le prochain
entretien, histoire de marquer les esprits. Mais je vais pas dire que je suis lève-tard, bordélique au possible, hypra caractérielle et que je sais pas résister à un homme qui me plaît ! (ça peut être un défaut, si, si). Mais quelle est la limite entre confiance en soi et prétention ? A quel moment je passe du statut de candidate idéale à celui de candidate puante qu’on préfère ne pas avoir avec soi car elle doit avoir des problèmes avec l’autorité et n’admettra aucune critique ? Parce que s’il est vrai que j’ai du mal avec les excès d’autoritarisme, je reconnais mes torts quand j’en ai et j’accepte les critiques justifiées, surtout si elles sont constructives.

 

De l’autre côté, j’ai toujours peur que trop de prétention envoie précisément l’image inverse genre « elle se vante pour s’auto convaincre » et ça, c’est pas bon. Parce que dans les faits, quand je commence un boulot, j’ai toujours une bouffée de panique genre « je sais pas faire, je serai pas à la hauteur ». Je me souviens, quand j’ai entamé mon stage
rugby, je me rendais compte que je maîtrisais pas bien les règles de ce sport, je découvrais certaines équipes de Pro D2, je connaissais pas la moitié des joueurs. Bref, la panique. Mais
évidemment, je me suis vite coulée dans le moule et j’ai même fini par couvrir des matches, héhé ! Parce que je peux pas tout savoir sur tout, le problème est de ne pas baisser les bras dès le départ. Je l’ai systématiquement, cette panique, comme en début de chaque exam, quand je lisais le sujet et que sur le coup, je savais plus rien. Mais que finalement, trente secondes après, tout revenait.

 

J’en reviens à la question du bon dosage. Je pense que la modestie en recherche d’emploi n’est pas forcément un atout. Bien sûr que j’ai encore des choses à apprendre, bien sûr que
je lorgne pas déjà le poste de rédac chef. Bien sûr que je sais que ma candidature n’est pas parfaite, comme toutes les candidatures d’ailleurs. Sauf que si je laisse le doute sur mes capacités s’insinuer dans mon esprit, il est évident que le recruteur en face de moi le percevra de suite. Et à la poubelle. D’un autre côté, on aime rarement les gens trop prétentieux car ils paraissent de suite hautain. Bref, il faut trouver un juste milieu entre confiance en soi et prétention et c’est là tout le problème de la recherche d’emploi. Et de la plupart de mes idées puisqu’à chaque fois, on me dit « ouais… mais fait gaffe, ça fait un peu prétentieux ». Comme quoi, ça nuit !

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Nina prend le taxi

Il était une fois une jeune fille de 25 ans, pleine d’espoir en la vie et belle comme le jour… Non, je plaisante ! Il était donc une fois moi, une fille de 25 ans qui avait la lose, mais à un point inimaginable. En fait, cette fille alterne chance et malchance à une vitesse incroyable, si bien qu’une belle histoire peut se transformer en catastrophe.
 
Dimanche soir, je me couche, totalement enrhumée. Je pleure du nez, j’ai chaud, ça ne va pas du tout. Lundi, pareil, mardi, pas mieux. Mercredi matin, je me sens un peu mieux. 11 h, téléphone : je suis réveillée mais je paresse au lit. Au bout du fil, Bouc et Moustache : « je te réveille ? ». Bon, on discute un peu puis il m’annonce : « pour le boulot, tu vas être convoquée bientôt, tiens toi prête ! ». Oui car Bouki quitte son poste et à qui il a pensé pour lui succéder ? A moi, of course (bon, il a aussi pensé à Helmut Perchu, un de ses fans assidus et néanmoins ami) ! Mercredi soir, alors que j’écris des articles pour un webzine (même pas pour mon blog !), téléphone à nouveau, je reconnais le numéro de Bouki.
« Tu fais quoi, ce soir ? me demande-t-il.
Rien de spécial, j’ai des articles à écrire.
Bon et tu fais quoi demain ? Ça te dit une brouette ? [non, je plaisante, il n’a pas dit la dernière phrase]
Heu rien.
Bon, à 17h15, tu es attendue à la mairie de Ste Agathe des Chemins pour ton entretien. »
Oh, Seigneur ! Je raccroche et prudente, je cherche comment me rendre à la mairie de Ste Agathe des Chemins [ça n’existe pas en vrai, ne cherchez pas !]. Et là, le cauchemar : la RATP ne connaît pas cette ville et refuse de me dire comment m’y rendre. Je passe donc deux heures à trouver un trajet, secondé par mon adorable Guillaume qui sentait que je commençais à paniquer. Bon, je finis par trouver un trajet : train n°1, train n°2, bus. 1h20 de transports, tout va bien, je gère. Le souci majeur, c’est que je ne me sens pas au top de ma forme avec mon foutu rhume, j’ai peur que ça me desserve un peu. Surtout que Bouki m’a honnêtement précisé que je serai en concurrence avec Helmut Perchu dont je ne connais absolument pas le parcours mais, curieusement, de savoir que nous ne sommes que deux sur le poste, ça me fout un stress terrible surtout que je te rappelle, lecteur, que je n’ai jamais eu d’expérience en tant que salariée.
 
Jeudi matin, je me lève (et ne bouscule personne, comme d’habitude), je travaille sur mon press book en matant les maternelles, en attendant qu’on me livre mon bureau. Le bureau arrive, mon press book est prêt, je mets en page mes articles pour mon webzine. Je suis au point ! Je fouille sur le site de Plume sur Berges pour trouver les bulletins municipaux, je prends des notes : je suis parée ! Une petite douche, un peu de parfum et de maquillage, je suis au top !
 
15h43, je quitte mon appart : le train est à 15h48, tout va bien. Arrivée sur le quai à 15h45, mon sang se glace : j’ai oublié mon press book ! Je cours chez moi, je le récupère mais drame : quand je ressors, le train est déjà à quai. Même en courant, je ne l’aurai pas. Je fonce à la deuxième gare à pied, train n°2 est à 15h59, j’y arrive à 16h02… Bon, c’est la panique totale, le prochain train passe une demi heure plus tard. Il est hors de question d’arriver en retard donc aux grands mots, les grands remèdes, je décide de prendre un taxi. Oui, je suis fauchée mais c’est pas grave, je n’ai plus le choix.
 
Je trouve une station de taxi et monte dans le premier qui se présente. Je me pose et déjà, premier constat : ma ceinture ne marche pas.
« Vous pouvez me conduire à Ste Agathe des Chemins dans le ** ?
– C’est où ?
– Pas loin de Sainte-Hortense les Foins.
– Ah, d’accord ! ».
Bon, confiante, je m’enfonce dans le siège. Il est 16h10, une heure pour rejoindre la mairie, c’est jouable. Le mec démarre et là, je commence à douter : tandis qu’il conduit de la main gauche (menaçant les ailes de toutes les voitures à nos côtés), il fouille sur un plan de la droite. Finalement, au bout de dix minutes, il se gare et appelle un ami pour lui demander le chemin. Car évidemment, il n’a pas de GPS. Je sais pas pourquoi, je le sens mal.
 
On se retrouve sur une nationale, le temps défile et je commence à angoisser, dans ma tête, sublime dialogue :
« Pas de panique, ça va aller
– Non, tu n’y seras jamais, c’est pas possible ! »
Stressée, je décide de partager mon angoisse avec Guillaume (charmante que je suis). Le trafic est dense mais fluide, ça va aller, j’aurai même le temps de me fumer une cigarette avant l’entretien. 16h45… Le monsieur recommence à regarder son plan, c’est plutôt mauvais signe, il me semble… 16h55, je lui demande d’une voix tremblante : « on est bientôt arrivés ? Non parce que j’ai un rendez-vous très important à 17h15… » Bon, non, on n’y sera pas. J’appelle donc Bouki qui me demande où on est et quand je lui explique, il me fait : « mais comment t’as fait pour te retrouver là ?
– Ben j’ai pris le taxi.
– Mais en partant d’où ?
– De chez moi…
– Ah, intéressant ! ».
S’ensuit une belle balade en campagne, je suis désespérée : voilà, je suis en retard. Je harcèle le pauvre Guillaume de textos : « Le chauffeur de taxi est perdu, je vais me pendre », « comment perdre 100 euros et un boulot dans la même journée par Nina. J’ai envie de pleurer ». Parce que, franchement, j’ai très envie de pleurer : je suis tombé sur le seul chauffeur de taxi qui ne sait pas lire une carte ! Ça ne pouvait arriver qu’à moi, tiens ! Donc je prends une résolution : je vais à mon entretien et une fois rentrée chez moi, je pleure toutes les larmes de mon corps. Mais pas avant, ça ne le fait pas de se présenter avec du maquillage dégoulinant.
 
Le chauffeur de taxi, sentant mon angoisse, me fait poliment : « Ne vous inquiétez pas pour le prix, hein !
– C’est pas pour le prix que je m’inquiète mais pour le boulot que je viens de rater ! ». Bon, il m’a dit ça sans doute parce qu’il avait vu que j’avais recopié sa plaque sur un papier… Enfin, à 18h, on arrive sur place mais comme je suis très en retard, Helmut doit passer avant moi. Le monsieur du taxi me fait une ristourne de près de 25 euros (je paie quand même 70 euros), je cours à la mairie.Je fume une clope à une vitesse hallucinante et je monte à l’étage, m’installant dans les confortables sièges. Après avoir lu deux, trois articles pour mon webzine, je me plonge avec délectation dans la lecture de 1984 d’Orwell, en attendant.
 
Enfin, c’es mon tour, je discute deux minutes avec Helmut que je ne connaissais pas encore puis je rentre dans la petite salle, j’ai face à moi quatre personnes : deux personnes je me souviens plus qui c’est, le maire et Bouki, donc. C’est mon premier entretien pour un boulot et ça me rassure un peu d’avoir un ami dans le lot. Bon, je me vends comme je peux avec ma voix nasillarde, je démonte à peu près 800 fois mon stylo en un quart d’heure (oui, faut toujours que je tripote un truc, même quand je suis calme), je montre que j’ai bossé mon entretien en parlant du journal, je mets en avant mon expérience dans un journal local. A un moment, question qui tue : « quelle est votre principale qualité et votre principal défaut ? me demande le maire.
– Heu… Défaut : je suis impatiente ! Qualité…hum… je pense que je suis conciliante. Ah et je suis curieuse, c’est pour ça que j’ai voulu faire du journalisme » et me voilà partie sur un laïus sur ma vocation, l’envie de toujours apprendre, de faire des rencontres…
 
Fin de l’entretien, je sors discuter un peu avec Helmut et je lui montre mon press book puis Bouki arrive et nous traîne au bar. Là, je m’offre un Blue Lagoon parce que je l’ai vraiment mérité ! On discute, Bouki regarde un peu mon press book et découvre en avant-première mon interview de Nicolin pour Over Blog. Il me dit que je devrais faire attention à cacher un peu mes tremblements (oui, c’est naturel chez moi alors si on rajoute le facteur stress, ça fait limite Parkinson) et de pas jouer avec mon stylo quand je parle. On repart ensuite à la gare, Bouki me suit jusqu’à ma gare car il prépare un nouveau billet rose. En trajet, on discute un peu, je commence à lui raconter que je suis dégoûtée par cette histoire de taxi et par ma maladie qui fait que je n’ai pas été au top pour mon premier entretien. A un moment, il est un peu inquiet car mes yeux brillent et mes joues sont rouges mais je me sens pas particulièrement émue donc c’est soit l’alcool, soit un accès de fièvre (au choix).
 
On se quitte à la gare (hé oui, ce n’est pas moi le billet rose), je rentre tranquillement chez moi et là, la lose continue. Je prends mon courrier, j’enfonce la clé dans la serrure, je pousse et je ne peux ouvrir la porte que de quelques centimètres : que se passe-t-il ? Je regarde par terre, pensant que Kenya avait fait quelque chose et, là, sueur froide : cette andouille a réussi à bloquer la porte avec une tige en métal qui sert de verrou intérieur ! Oui, vous savez, les tiges en métal qui enserrent un clou et qui permettent d’ouvrir la porte de quelques centimètres sans que l’intrus puisse entrer… Ben ma chatte est super intelligente, elle a réussi à la mettre toute seule. Je m’escrime un peu, impossible d’ouvrir la porte. Je referme le battant et j’appelle Guillaume, totalement désemparée et au bord de la crise de larme. A peine a-t-il décroché que j’entend un grincement particulier : Kenya a enlevé la tige ! Non parce que ma dernière option était casser un carreau et passer par la fenêtre… Je rappelle à mon lectorat que nous sommes presque en hiver, il fait froid…
 
Et puis pour en rajouter encore un peu, hier soir, j’ouvre une lettre de mes parents qu’ils me disent qu’ils m’aiment et que je dois m’accrocher pour réaliser mon rêve. Ben, là non plus, j’ai pas pleuré mais c’était vraiment pas loin… Faut vraiment que j’apprenne à ouvrir les vannes quand c’est nécessaire…
 
Je finis donc la journée sur les rotules, j’en peux plus, j’ai évité trois crises de larmes in extremis… Tout ça pour quoi ? Ben, pour ne pas avoir le poste. Motifs invoqués : j’habite trop loin et Helmut a plus d’expérience que moi. L’histoire ne dira pas si la distance avait joué contre moi si j’étais arrivée à l’heure. Toujours est-il que je vois le positif de la situation : c’était mon premier entretien pour un boulot et c’est toujours ça de gagné. En plus, Bouki m’a dit ce que je devais améliorer, je vais en prendre note. En attendant, aujourd’hui, j’ai réaménage mon appart !
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Il n’’y a pas tromperie sur la marchandise

Qui suis-je ? Il y a pas mal de temps, j’avais écrit un article sur les blogs où je posais l’hypothèse suivante : qui te prouve que je suis bien une jeune femme de 25 ans ? Les lecteurs ont répondu qu’ils avaient peu de doutes sur la question. Pour autant, Nina est-elle moi ou un personnage qui ne me ressemble pas ? Nina, c’est moi, ou plutôt une partie de moi puisque je parle peu ici de mes orientations professionnelles, de mes études, de nombre de mes passions… Ici apparaît surtout ma vie amoureuse, comme pour la plupart des vingtenaires.
 
La semaine dernière, j’expliquais en réponse à un commentaire que j’avais attribué le prix du « plus connard » à Raphaël car je ne comprenais pas son soudain silence radio et pourquoi il avait décidé de m’ignorer. Si j’étais allée lire son blog, j’aurais eu une explication… Et quelle explication ! Au départ, j’ai cru que son soudain silence était dû à une fille, une de ses lectrices (ou plutôt adoratrice) à qui il fallait cacher qu’on avait couché ensemble car elle était très jalouse de moi et pensait (à juste titre) que si Raphaël et moi nous nous rencontrions, il y aurait brouette. La demoiselle a lu l’article que j’ai écrit sur lui, elle l’a reconnu mais il a réussi à l’embobiner, je me demande bien comment. Mais là, j’aurais compris : je trouvais ça con de me reprocher d’avoir couché avec lui (d’autant que c’est lui qui est venu vers moi) mais bon, si c’est pour une fille, ça se comprend.
 
Et bien non, ça n’a rien à voir : le monsieur se plaint, il y a eu tromperie sur la marchandise : je ne suis pas la bimbo blonde que je prétends être (et je suis une gamine, aussi, super). Déjà, me reprocher ma « non-blondeur » indique un haut niveau de maturité. De plus, je n’ai jamais prétendu être une bimbo, bien au contraire ! Je déteste ce mot et ce qu’il représente. Mais ce cher Raphaël s’est arrêté à ce qui l’arrangeait : j’ai expliqué plusieurs fois que j’étais en réalité châtain clair et pas blonde. Cet adjectif, « blonde », est plus une private joke avec Gauthier qu’autre chose, ça fait 7 ans qu’il me répète que : « si, tu es blonde ! ». Par ailleurs, si j’ai un côté amazone, j’ai dévoilé ma fragilité à plusieurs reprise dans ce blog, et ceci dès le départ. S’il avait lu « la femme conquérante des années 2000 », un de mes tous premiers articles, il aurait vu que je n’étais pas une bimbo, loin de là. Je peux paraître dure et sans cœur mais les lecteurs assidus de mon blog et, surtout, mes amis, savent bien que ma carapace cache un cœur énorme. A peine ce blog entamé, je tombais sur le charme du fragile Julien et aujourd’hui, je ne parle que d’Arnaud. Ce n’est pas parce que je suis en couple et monogame que ma vie sexuelle est moins passionnante, loin de là. La différence, c’est qu’au lieu de réaliser des fantasmes avec des inconnus ou peu connus, je le fais avec Arnaud. Le sexe en couple ne se résume pas à un simple missionnaire le jeudi soir à 22h38…
 
Très classe, il n’a pas précisé qui j’étais… C’est sûr, une « blonde » qui tient un blog dont il a enlevé le lien et qui ne vient plus poster sur son blog, personne n’a compris qu’il s’agissait de moi, il a su dissimuler mon identité avec élégance…
 
Je pense surtout qu’il n’a pas apprécié de voir que je ne l’adulais pas puisqu’il a commencé à me critiquer le jour où je lui ai dit : « gare à tes fesses, mon blog va dépasser le tien ! ». Il a l’humour sélectif : il a le droit de casser les autres mais nous, nous devons le vénérer et fermer notre gueule.
 
Car Raphaël est fort : en trois rencontres (dont la dernière qui était une pure brouette), il a réussi là où mes amis ont échoués : lui a compris que je n’étais pas celle que je prétends être. Tous les jours, Gauthier ou Anne (qui me connaît depuis toujours) lisent ce blog et jamais ils ne m’ont dit : il y a trop d’écarts entre celle que tu es et celle que tu prétends être. Les articles que j’écris ici, c’est souvent le condensé de mes conversations avec mes amis. J’aime le sexe, ce n’est pas pour autant que j’ai couché avec la terre entière. Je n’ai pas eu beaucoup d’amants dans ma vie, j’ai quand même passé plus de quatre ans avec la même personne donc forcément… Depuis que je suis à Paris, je n’ai eu que 6 amants sur bientôt 6 mois, c’est franchement pas exceptionnel. Ceci étant, le nombre d’amants ne permet pas d’évaluer la qualité « sexuelle » d’une personne, si j’ose dire : mon premier amant m’a initié à énormément de choses, par exemple. Parallèlement, on peut avoir couché avec 50 mecs et être « nulle » au lit. Je ne suis pas une tombeuse (je ne l’ai jamais prétendu), je suis une charmeuse. J’aime plaire même si ça ne va pas au-delà du simple jeu. Parfois, je me retrouve prise à mon propre piège et je me retrouve face à des hommes qui attendent plus de moi qu’une simple soirée à discuter. Instant délicat à négocier : dire au revoir de façon ferme et définitive en évitant toute tentative de baiser de la part du jeune homme.
 
 
Mes amis mâles sont pour la plupart homosexuels et nous jouons à un vrai jeu de séduction ensemble, nous nous faisons souvent des « mmmmmm, toi ! », on parle de sexe crûment et sans détour, on se touche, on s’embrasse. J’agis de la même façon avec mes camarades hétérosexuels et même avec les filles, quand ce sont de bonnes amies. J’ai récemment joué ce jeu avec Banana (« viens, on va se prendre en photo nues ! »)  et je pense qu’elle a compris qu’il s’agissait d’un jeu. Je joue le même jeu avec nombre de lecteurs du blog de Nicolin comme Archi, Cédric, Nono ou Loui, parfois Zak, mais je sais bien qu’ils ne prennent pas mes propos au premier degré, c’est plus une marque d’affection envers des garçons que je trouve sympathique qu’autre chose. De la même façon, j’ai vanté la beauté de Sab ou de Ush en faisant mon « dragueur relou » sans qu’elles le prennent de travers. Quelque part, c’est sincère : elles sont belles, je vais pas le nier par jalousie ou par hétérosexualisme (« non, non, je suis pas lesbienne, je ne trouve aucune femme belle ! »).
 
J’ai d’ailleurs rencontré de nombreux lecteurs de ce blog : Sab, Agnès, Papaiya, Laxigue, Tink, Ush, Aurélie, Reno et Nicolin himself, j’ai des contacts privilégiés avec Nico et je dois rencontrer Ced bientôt. Personne ne m’a dit que j’étais « décevante » ou « surprenante » par rapport à l’image que je renvoie de moi sur le net, beaucoup ont réussi à me cerner sans difficulté, notamment Agnès et Sab ou plus hallucinant encore, Banana (on ne s’est encore jamais vues). Oui, j’aime jouer et j’aime le sexe : quand je suis célibataire, je pars en chasse, et si il y a alchimie avec un gars, je fonce. De l’autre côté, je ne suis pas non plus un « trou », je ne couche pas avec tous les mecs qui se présentent : je n’y peux rien si je n’ai pas envie de tout le monde. En juin, je suis allée au restaurant avec Aurélien, un jeune copain de Louis et Arnaud (que je ne connaissais pas à l’époque). On a beaucoup parlé sur le net et je l’ai trouvé charmant mais pas attirant : il me faisait beaucoup penser à mon jeune cousin avec qui je parlais beaucoup sur MSN il y a quelques temps. La rencontre a eu lieu, nous avons passé une très bonne soirée au restaurant mais il ne s’est absolument rien passé. Un mois plus tard, je rencontrais Arnaud et là, je me suis dit que j’avais vraiment bien fait.
 
C’est facile de retenir d’une personne que ce qui nous arrange et de les façonner à leur image. Croire que j’ai effacé son lien de mon blog juste par « vengeance », c’est plus aisé, ça évite de se remettre en question. Ce ne fut pas par vengeance mais sa soudaine façon de m’ignorer sans explication m’a déplu, je me suis dit que ce garçon n’en valait pas la peine, je l’ai remplacé par un blog qui paraît plus intéressant et fait par un garçon bien moins égocentrique. D’ailleurs, s’il était moins nombriliste, il aurait remarqué que je ne commentais plus d’autres blogs où j’allais très régulièrement autrefois. Je suis Nina mais pas que ça, effectivement, ma vie ne se limite pas à mes histoires de cœur.  Je suis peste, impatiente, parfois orgueilleuse, têtue, rigolote et rigoleuse, passionnée, curieuse, gaffeuse, enflammée, étourdie, tendre, parfois naïve, joueuse, aventurière « du bout du monde », fidèle (autant en amour qu’en amitié), loyale, exigeante, exaspérante…
 
Mais ça me paraissait clair, non ?
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