Une journée à Shinjuku : VR zone et parc

Le 18 octobre – Nous avons un dilemme : tenter ou non d’aller voir le Mont Fuji, sachant que la météo n’était définitivement pas de notre côté. Victor tranche : on laisse tomber. Pourtant, quand on se met en route, le ciel est limpide. J’hésite à proposer de faire un tour vers le Sky Tree, la Tour la plus haute de Tokyo (celle que je confondais au départ avec la Tour de Tokyo). Mais je laisse la main à Victor qui, lui, n’a qu’un seul but : la VR Zone Shinjuku. Lors de nos différentes soirées à trouver que faire, il avait repéré différentes zones VR à Tokyo, ce qui nous permet de nous occuper un long moment en intérieur  vu qu’on devait avoir de la pluie. Ok, et bien, allons-y.

Tokyo, quartier de Shinjuku

Je ne vais pas faire durer le suspense plus longtemps : c’était génial. Vous pouvez acheter un pack de 4 tickets + l’admission, chaque ticket de couleur vous donnant accès à un jeu parmi trois proposés. Pour le ticket jaune, aucune tergiversation : c’est parti pour Mario Kart VR. Le gros avantage du casque VR utilisé ici (le Vive), c’est qu’il te permet de jouer avec tes lunettes, la myope que je suis a fortement apprécié. Donc Mario Kart, je disais. Assis dans une sorte de baquet, un volant, deux pédales, on doit attraper les objets avec les mains (sur lesquelles on a des capteurs) et c’est parti. Ok, c’est ultra cool même si le premier vol (on arrive sur un saut et on se retrouve avec des ailes de deltaplane*) est légèrement flippant. On joue 4 mn mais ça passe hyper vite et je termine 3e ou 4e (sur 4. Je vous préviens que le résumé de ce petit passage dans le monde virtuel sera vraiment “je suis une quiche”). En tout cas, Mario Kart VR a un goût de reviens-y de ouf.

Shinjuku VR zone

Les toilettes de la Shinjuku VR Zone avec ses bonhommes qui ont l'air un peu flippants

Les toilettes de la Shinjuku VR Zone avec ses bonhommes qui ont l’air un peu flippants. Non ?

Mario Kart VR

Deuxième attraction : Evangelion. Il faut savoir que j’adore cette série (la série, pas le film qui est tout nul) et comme j’ai découvert qu’ils avaient sorti une nouvelle série (j’arrêtais pas de voir des illus avec une child que je ne connaissais pas du tout), je sais ce que je vais mater à mon retour. Le but du jeu : tuer un ange. Je serai Asuka, Victor, Shinji. Le set up est ultra cool parce qu’on commence dans les locaux de la NERV avec mise en route des EVA,a arrivée du liquide amniotique et propulsion de la ville et après… grosse merde. Le jeu est ultra dur, je ne parviens pas à changer d’arme malgré les instructions que j’avais lues et l’Ange tire de façon aléatoire donc à un moment, je fais ma bonne vieille technique de jeux vidéos : je bourrine. On finit donc mangés par l’ange (bon, pour le coup, Victor a bien galéré aussi, ça me rassure). Petite pause hydratation avec des boissons “fantôme de Pac Man” (pourquoi pas), on mate des gens sur des murs d’escalade pour une simulation de canyoning mais on ne tente pas l’aventure.

Evangelion VR

Espace canyoning Shinjuku VR Zone

Une fois l’escalade réussi, on avait le droit de faire un toboggan vénère pour atterrir là.

On a encore deux tickets, on va faire un peu de sport , genre du vélo. On embarque donc sur un ride sur vélo volant et attention, ça envoie. Le but est de s’envoler vers un château en pédalant. Donc moi, je pédale  sauf qu’en fait, il y a un parcours à suivre et je ne comprends rien à ce que me dit la femme qui gère l’attraction (j’ai eu pas mal de soucis de communication au Japon, nos anglais ne matchent pas), surtout que je n’avais pas du tout compris cette histoire de parcours et je ne voyais pas pourquoi elle s’entêtait à me faire passer par une grotte en bas alors que je voulais aller en haut. Les décors sont magnifiques, l’expérience hyper plaisante. On devrait installer ça dans les salles de sport, ça marcherait mieux que tous les mangerbouger du monde !

Shinjuku VR zone

J’ai pas de photos du vélo donc une attraction qu’on n’a pas faite, un shoot them up, je crois

Et voici la dernière attraction : le ski. On pouvait aussi choisir “pêche”  mais, curieusement, ça me motivait moyen. Donc on monte sur un appareil “ski” avec bâtons et skis, donc, le mec nous fait tester, ça marche très bien. Go ! Ca va vite. Ca va trop vite. J’essaie de slalomer comme je peux pour réduire la vitesse  mais je tombe dans la falaise… et je me recroqueville un peu sur moi-même. Une autre fois, je finis dans un mur, je ferme les yeux juste avant l’impact.C’est hyperprenant. Bon, j’ai même pas réussi à faire 200 mètres (Victor non plus pour le coup, il a voulu slalomer comme moi et a fini dans la falaise, pareil).

Shinjuku VR zone : Halloween

Shinjuku VR zone : tilt brush

Bien, il est temps de sortir, le temps s’est couvert. On traverse Shinjuku, quartier que nous avions découvert de nuit  et qui est beaucoup plus calme en journée. Alors sachez que dans certains restos, quand vous commandez un soda (au melon car la curiosité)(oui, j’en avais déjà bu à Takayama mais chut), on vous sert un demi-litre… Evidemment, j’ai pas réussi à le finir. Prochaine étape : le jardin “Shinjuku Goen”. Assez sympa : des petits lacs, des petits ponts, des jardins d’inspiration japonaise, française et anglaise avec une pelouse toute fluffy hyper agréable pour se promener même si nous n’avons pas pu nous mettre pieds nus car il pleuvait. Oui, on s’est pris des amplitudes thermiques en 3 semaines, on est passés du temps “il fait trop chaud, mon jean a déteint sur ma culotte tellement j’ai transpiré” (vraie histoire) à “mes deux pulls ne me suffisent plus, je vais mourir ici, adieu”. Et d’ailleurs ce jour là, j’avais laissé mon cuir à l’appartement car il faisait beau et chaud quand on l’a quitté, j’ai tellement regretté.

Shinjuku, vitrine de restaurant

shinjuku salle d'arcade

Shinjuku Goen Shinjuku Goen Shinjuku Goen Shinjuku Goen

Shinjuku Goen

La nuit tombe, on retrouve Shinjuku qui s’agite bien désormais. Ca clignote, les écrans crient,on repasse devant le petit restaurant de brochettes du 1er soir… J’ai l’impression que c’était il y a une éternité. Après un petit café, dernière destination de la journée : Odaïba. Qu’on a déjà fait, oui, mais de jour et on avait envie de voir le Rainbow Bridge de nuit. On monte dans le Yurikamome et on chope les places devant pour profiter du spectacle. Et Odaiba, de nuit, ça mérite l’aller-retour, oui. Même si pour le coup, le rainbow Bridge n’était pas du tout rainbow ce soir-là, contrairement au building de la Fuji TV. On hésite à faire un tour à Joypolis, la salle d’arcade vénère de Sega mais le temps passe et finalement, on renonce. Après un petit détour dans les couloirs de la station Shimbashi où on a du mal à retrouver notre chemin, retour à l’appart pour notre dernière nuit Tokyoïde… et japonaise.

YurikamomeOdaiba : rainbow bridge Odaiba : rainbow bridge Odaiba Fuji TV Odaiba de nuit Odaiba : rainbow bridge

* Au moment où j’ai écrit ce récit, je n’avais pas joué à Mario Kart depuis 10 ans. J’ai rejoué depuis avec la Switch et j’ai bien le côté “deltaplane”, je ne sais juste pas depuis quand ça existe donc pardon si j’explique une évidence)

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Basse-Terre, Guadeloupe : Soufrière, rhumerie et bananeraie

Il y a toujours un truc qui me frustre un peu quand je pars en vacances plongée: je visite plus les fonds marins que la terre ferme. Dans le souci d’un peu nous cultiver, l’UCPA prévoit toujours un petit temps de découverte du pays dans lequel on s’active. Mesdames et messieurs,je vous propose donc de nous suivre dans notre folle journée “découverte Gwada” avec au menu : soufrière, rhumerie et bananeraie. Bon, on a aussi fait un marché mais j’ai moins à dire sur le sujet (quoi que…)

Terre basse vue de la mer, Guadeloupe

Etant une incurable curieuse et une photographe amatrice compulsive, je ne peux rater une occasion d’aller découvrir un peu du pays. Anaïs m’ayant brieffé sur la journée découverte Gwada, je décidais que nous irions. Dieu merci, Victor est aussi curieux que moi (mais ne prend pas de photos, va falloir que je travaille là-dessus, d’ailleurs), nous voici donc dès potron-minet* sur un bateau, direction Trois-Rivières. Après un petit déjeuner local dont je ne garderai pas un grand souvenir, nous voici au pied de la Soufrière, moment que j’attendais avec un peu d’impatience  car les volcans, c’est toujours un grand moment de “prends-toi en plein les yeux”. Bon, ok, j’ai fait que l’Etna mais quand même. Nous voici donc sur un parking et c’est parti pour une heure trente de randonnée avec un dénivelé de pas loin de 300 mètres… Woah ça va, easy. Sauf que non. Parce qu’une bonne partie de la balade se fait sur un charmant petit chemin en pierre volcanique. Des pierres bien lisses et mouillées vu qu’il pleut (et qui a oublié son kway au centre ? Dieu merci, j’avais pris une serviette de plage au cas où…)… Or sachant que j’ai une peur panique de la chute (parce que je tombe beaucoup. Genre la dernière fois que je suis allée me balader dans une petite jungle, j’ai cru avoir assassiné mon objectif…), cette partie a été pour moi une légère source d’angoisse (même si le décor était somptueux). Arrivé en haut… rien. En fait, la Soufrière est très souvent “coiffée”, cf ces quelques images :

 

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Donc on était pile dans le nuage. Il pleuvait… tellement que j’ai fini par enlever mes lunettes car j’y voyais mieux sans qu’avec (j’ai une myopie moyenne, 3 de correction, c’est à dire que je n’arrivais plus à distinguer précisément le sol sur lequel je marchais). Déluge et odeur de souffre… Ah tiens, l’enfer doit légèrement ressembler à ça. Mais ne croyez pas que j’ai détesté la balade, bien au contraire : ça restait impressionnant, beau… et vu comme on se faisait bouffer par les moustiques dès que la pluie s’arrêtait, finalement, on a apprécié de traverser la petite jungle sous la pluie…

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Etape suivante : le marché. Tout mignon, tout petit, on fait le plein d’épices et surtout de rhum arrangé, qu’on nous faisait goûter pour bien nous convaincre… Bon, donc, déjà, là, j’avais perdu quelques points de fraîcheur mais rendons nous sans transition à la rhumerie, hihi. Bon, en guise de visite, on a surtout visité la boutique où on a pu déguster quelques rhums… Pour ma part, j’ai craqué sur la crème de rhum, une tuerie, mais le rhum coco et le rhum de Noël n’étaient pas mal non plus. Après, on a visité vite fait un entrepôt servant à distiller le rhum puis direction la bananeraie où il devenait urgent de manger… Pendant notre déjeuner, un monsieur arrive : c’est le propriétaire de la bananeraie qui est bien décidé à nous apprendre des choses. Nous servant un smoothie du tonnerre et nous offrant une banane particulièrement goûteuse, il nous raconte que la banane soigne tout : les brûlures, les piqûres d’insecte, les problèmes de peau, c’est bon pour la digestion, le sommeil et même la solitude (hin hin hin !!). On part ensuite faire un tour dans la bananeraie dans un vieux camion aménagé en petit bus…

Le sucre de canne, indispensable pour un bin rhum

Le sucre de canne, indispensable pour un bin rhum

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… et c’est là que ça devient super intéressant car le monsieur nous fait un exposé sur la biodiversité, le zéro chimique, l’utilisation des troncs de bananiers pour faire du papier… Mais c’est génial, la banane en fait. Je vais en remanger (j’ai arrêté avec mon régime IG bas, il ne faut manger que des bananes peu mûres et vu la vitesse à laquelle elles se gâtent… bon voilà) et me pencher sur la culture de la banane, parce que c’est peut-être l’avenir (bon, ok, nonobstant l’empreinte carbone que ça génère pour nous les expédier par avion)… Je vais planter des petits bananiers chez moi, idée déco et plantes d’intérieur (ça se reproduit hyper facilement, en fait… sauf que je suis pas tout à fait sûre de vivre dans les bonnes conditions climatiques à la base, woké…). La banane, l’avenir de la planète ? J’aime l’idée.

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Bref, ok, mais que retenir de tout ça ? Je dirais : vert, nature luxuriante et jamais plus j’oublie mon Kway. Mais aussi “je tiens vraiment plus l’alcool” et “la banane nous veut du bien et lutte contre la solitude, hin hin hin !!”

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Une fois prochaine, je vous parlerai plongée mais je sais pas trop quand (le but étant de finir les articles sur la Guadeloupe avant mon prochain voyage pas encore planifié mais qui devrait tomber vers février-mars)

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* Oui enfin potron-minet de chez nous car à 7h, là bas, il fait grand jour depuis longtemps

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Non, tu n’as pas le droit de te foutre de la St Valentin

Oui, youpi, joyeuse St Valentin petits lecteurs amoureux de ma si divine prose (oui, la St Valentin étant aussi et surtout la fête des fleuristes, je m’en envoie une demi tonne)

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Voilà, ce matin, je me suis réveillée et nous étions le 14 février, une journée pluvieuse qui m’a gentiment rappelé que mes sneakers n’étaient pas particulièrement étanches et que mes chaussettes ne sont pas géniales en terme de séchage rapide. C’est vendredi, j’avais pas super envie de me lever car j’aime bien traîner au lit. Un jour comme un autre. Au menu : quelques bilans, des mails relous, des impossibilités de terminer un dossier car t’es interrompue toutes les 2 mn 30 : la routine.

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Mais non. Non. Le monde en a décidé autrement : c’est la St Valentin. Or, étant plus ou moins du côté des célibataires (je crois), je suis censée être aigrie, jeter des seaux d’eau boueuse aux couples dans la rue, déchiqueter des roses en sanglotant parce que ma vie, c’est de la merde car en ce 14 février, j’ai pas de mec (je crois). Ben pardon, mais non. D’abord, la St Valentin, je l’ai jamais fêtée quand j’étais en couple, je vois pas bien pourquoi ça me turlupinerait soudain. Je ne suis pas anti St Valentin, chaque couple adopte les rituels qu’il veut, ça ne me regarde pas (et limite, je m’en fous comme de ma première chaussette, mouillée ou non). Mais moi, ça m’a jamais parlé. Sauf qu’on ne me croit pas.

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Ca fait donc 15 jours qu’on me bourre le mou avec la St Valentin car c’est la seule fête qui semble devoir concerner tout le monde et tu es soit dans le camp des maqués heureux, soit tu es aigrie, c’est mathématique. Il n’y a aucune alternative, AUCUNE tu entends. Car c’est finalement ce que je reproche au traitement de la St Valentin dans les médias et donc dans nos conversations. Et qui me poussent à dire SYSTEMATIQUEMENT « je te jure que je m’en fous, je la fêtais pas quand j’étais en couple ».

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Allez, les moches, boudez pas ! Les magazines féminins (pour l’essentiel) sont très inquiets, ils nous pensent à la limite du suicide à cause de notre célibat. Mais pourquoi personne ne m’aime ??? Apparemment, la question est critique le 14 février (les autres jours, moins). Bon, déjà, oui, supposons que le célibat est uniquement dû au fait que personne ne nous aime et non au fait qu’on n’est pas désespérée au point de sortir avec le premier nase à l’affût de la victime facile qui passe. Pire, la St Valentin est le meilleur allié des manipulateurs et pervers narcissiques en tout genre. A minima les Barney Stinson mais on nous vend tellement la nécessité d’être amoureux ce jour là qu’on se sent poussées à donner son coeur au premier venu. Et on part pour une belle culpabilisation parce que bon, si on est célibataire, c’est forcément notre faute car on est trop grosses/poilues/pas drôles/blondes/brunes/pas à la mode… Mais bon, quand même, les magazines viennent un peu arroser notre dépression solitaire de leur condescendance en nous expliquant gentiment qu’être célibataire, ça peut être cool un peu quand même. Ah mais merci, merci, dire que j’ai vécu quasi 34 ans sans me rendre compte que vivre seule n’était pas l’antichambre du suicide, mais youpi !!

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Des roses, des culottes en satin ou l’opprobe. Côté couple aussi, on vous fait bien culpabiliser, histoire que tous les commerçants se fassent gentiment leur beurre. Femmes, soyez épilées avec de la lingerie de dingue qui rendra votre homme tout foufou. Oui, quelque part, il semble écrit que la nuit du 14 février sera la plus hot de l’année. Homme, va acheter roses et parfum, paye un dîner de ouf à ta belle sinon tu seras le plus mauvais petit ami du monde et si tu te fais larguer, ce sera franchement bien fait pour ta gueule. Ben oui, les magazines draguant tant la fille en couple que la célibataire, on lui a bien farci la tête d’attentes démesurées. Soit à la hauteur ou prépare toi à une soupe à la grimace.

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La fatigue. J’avoue que ça me crispe un peu, cet espèce de date obligée. Même Noël, j’ai l’impression qu’on nous en fait moins une montagne (faudrait faire une étude, tiens… Mais j’ai pas le temps). Cette culpabilisation de tout un chacun selon la catégorie dans laquelle tu te places fait de cette fête quelque chose qui me paraît extrêmement négatif et agressif alors qu’à la base, ça devrait être juste quelque chose d’un peu mignon. Après, au vu de mon amour de la foule, comprenez que m’entasser dans un resto romantique avec mon cher et tendre avec pleiiiiiiiin d’autres couples, ça me vend pas du rêve. Et que quitte à nous vendre de la lingerie hors de prix, glissez la St Valentin en juin : je serai de suite plus motivée pour parader en culotte à 300 €.

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Et cette musique dans ma tête…

Dire que j’aime la musique est l’une des déclarations les plus insignifiantes que je connaisse, à peu près au niveau de, “tiens, il pleut” alors que tes orteils sont déjà noyés. Tout le monde ou presque aime la musique, je suppose que c’est l’un des mots les plus utilisés dans la rubrique loisirs des CV. D’ailleurs, je suis fière de moi, je ne l’ai pas mis (j’ai mis chant) (avant, ok, j’avais mis musique en précisant violoncelle mais je n’en ai fait qu’un an en 2004 alors voilà quoi…). Pourtant, j’ai parfois comme un besoin limite violent d’écouter un morceau précisément.

J’ai fait il y a fort fort longtemps un article sur la musique comme bande-son de ma vie. Mon péché mignon ? Trouver de nouveaux titres ou artistes que je vais adorer. Certaines chansons sont comme les amours de ma vie : comment ai-je pu vivre sans eux jusque là ? Parfois, ça vire à l’obsession. Du matin, lorsque je lance spotify sur mon iPhone pour aller bosser, au soir où je rentre chez moi, je n’ai envie de n’écouter qu’un seul titre. Envie ? Non besoin. Dès que je coupe le son, je l’ai qui tourne en boucle dans la tête, qui m’obsède, encore et toujours. L’écouter, je dois l’écouter.

Je me souviens précisément d’une soirée où j’avais Roméo et Juliette de Prokofiev dans la tête,je suivais distraitement les conversations en attendant le moment où je pourrais enfin l’écouter. De retour à la maison à 2h du matin, ramenée en voiture par un de mes camarades de plongée, je n’ai pas pu dormir sans l’avoir écoutée. J’ai des obsessions musicales, ça me démange le tympan. Je suis capable d’écouter la même chanson en boucle toute une journée sans m’en lasser. Dès que j’essaie de passer à un autre titre, j’écume mes playlists Spotify en vain : je ne veux pas écouter une autre chanson, je veux écouter celle-là. Plus qu’une envie, un besoin.

Ce qui est fascinant dans cette obsession, c’est qu’elle varie. Je peux écouter trente fois la même chanson un jour et ne plus y penser le lendemain. De la même façon, un musique peut soudain s’imposer à moi comme une évidence, comme la B.O de ce que je vis. Typiquement en Sicile, alors que je découvrais ces vestiges des temps anciens, Grecs et Romains sur fond de ciel bleu azur, je ne pouvais que penser au thème de Camille du film du Mépris de Godard. En fait, pour expliquer à ceux qui n’ont pas vus, à un moment, il y a l’image d’une statue grecque (Arès ? Apollon ?) qui tourne sur un fond de ciel pur et sans nuage. Cette mélopée me revenait sans cesse en tête, une obsession : le thème de Camille.

J’ai de la musique un besoin vital, une boulimie me faisant avaler tout et son contraire selon les périodes de ma vie, mes besoins. Je peux passer le lundi à écouter du classique, le mardi de la pop dance commerciale, le mercredi du gros rock qui tâche, le jeudi du lounge… Et tous les jours quelques notes de violoncelle. Et mon péché mignon : rebondir d’artistes en artistes pour découvrir mon nouvel artiste préféré dont j’écouterai le titre en boucle sans être capable d’écouter autre chose. Obsessive, moi ? Pas du tout !

Et pour finir, le fameux thème de Camille dont je vous reparlerai à l’occasion.

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Dimanche pluvieux, dimanche foireux

J’avais déjà expliqué il y a quelques années que je n’aimais pas le dimanche, un non jour. Petite, c’était le jour des devoirs (oui, je suis de celles qui bossent toujours dans l’urgence). Adulte, c’est le jour du ménage vu qu’en temps normal, je ne suis jamais chez moi avant 20h ou plus tard et j’ose plus passer l’aspi après. Bref, dimanche, ça a toujours été corvée et déprime à l’idée que le week-end est fini. Le pire étant quand je suis en week-end chez mes parents (ce qui n’arrive plus beaucoup, merci la SNCF qui me coûte un bras), rentrer me déchire toujours un peu le cœur.

Aujourd’hui, nous sommes en plein dimanche qui s’annonce mal. Avant même de me lever, j’ai déjà crié trois fois sur Kenya qui a décidé que mon sommeil n’était plus sacré. Oui, il suffit que j’écrive dans un article que mon chat est devenue sage pour qu’elle recommence à faire la con à 6h du matin. Youpi. Et là, alors que j’essaie de dormir une heure de plus (quoi que vu mes rêves cette nuit, j’aurais pu m’abstenir, rien de sympa), j’entends des ploc ploc sur les volets. Sous entendu, il pleut. Suis-je donc obligée de me lever alors que je sais déjà ce que je vais découvrir derrière mes volets fermés ? Bon, allez, je tente. Volets ouverts, je découvre un paysage de désolation avec un ciel gris-noir, des feuilles mortes plaquées au sol par la pluie et l’humidité. La fin de l’automne est toujours une période sale, avez-vous remarqué ? Les feuilles qui pourrissent au sol, transformées en espèce de gadoue qui salissent les trottoirs, sans parler de l’odeur. Octobre-Novembre puent la moisissure. Alors que septembre sent bon la terre mouillée et les champignons, par exemple. Bref, tout est mort, gris, marron, pourri et Noël est encore un peu trop loin pour nous consoler.

Donc voilà, je me lève et j’ai déjà envie de me recoucher, sans pour autant avoir sommeil. Mais bon, on ne peut pas zapper une journée en entier comme ça. Sachant que ma productivité hebdomadaire flirte avec le néant pour cause, le soir, je suis claquée, je n’ai envie de rien faire. Alors si j’en fais autant le week-end, ma vie va se résumer à ma vie professionnelle… Pardon mais bonjour l’angoisse. Je ne veux pas juste être une salariée, je veux vivre ! Alors bon, déjà, faudrait que je fasse le ménage mais sans lumière, ça ne donne pas envie, pas du tout, du tout. On a juste envie de se rouler dans une couverture moelleuse, avec un bon bouquin et une tasse de chocolat chaud (ou de cappuccino). Mais je n’ai pas de quoi faire de chocolat ou de cappuccino et le bouquin que je lis est pénible. Mais vraiment pénible, ça fait deux mois que je suis dessus et le jour où je l’aurai fini, je vous écrirai un article en forme de victoire. Non, je ne le lâcherai pas, j’en suis à 500 pages sur 700, ce serait ridicule d’abandonner maintenant. Par contre, le Ulysse de Joyce attendra 2010. Bref, tout ça pour dire que rien ne pouvait réellement m’inciter à la paresse et vu les rêves peu intéressants de cette nuit (à la limite du désagréable mais je ne peux pas parler de cauchemar, plus de navrantes histoires qui me rendent de mauvaise humeur. Alors que normalement, les week-ends, je fais des rêves érotiques. Mais il est vrai que ma libido a profité de ma baisse de forme récente pour se faire la malle (la garce) et elle n’a pas l’air de vouloir revenir.

Alors puisque rien ne m’appelle à la paresse mais sans pour autant me motiver pour une activité, j’écris. Un mug de café, des clémentines (le point positif majeur de ces foutus mois de fin d’année), j’écris. Je bidouille des trucs pour le blog (il va se passer bientôt un truc, vous allez voir). Je langue de pute avec Vicky via MSN et c’est délicieux.

En fin de compte, ce dimanche merdeux ne s’est pas si mal passé. Repos, écriture, papotage et clémentines… Simple mais efficace. Mais je vous laisse, j’ai encore un peu de pain sur la planche !

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La famille Bartoldi a testé pour vous les inondations tropicales

Dans ma famille, on a un don assez marrant… Enfin, marrant après coup : on fait pleuvoir. Vous pouvez être sûr que dès qu’on part quelque part en vacances, c’est parti pour une belle inondation de type « historique ». Pour vous situer le cas, mes parents ont réussi à faire pleuvoir dans le désert, 6 ans qu’une goutte n’était pas tombée. Donc, forcément, quand on va en Martinique, on inonde tout.

Dès l’atterrissage, ça partait mal : l’avion a à peine posé ses roues au sol qu’on se retrouve dans une grande bulle d’eau, sous le regard désespéré d’Alice. Pas de panique, il pleut souvent sous les tropiques. D’ailleurs, le dimanche, il pleut un peu mais quasi rien, ça fait un peu un effet brumisateur qui n’est pas désagréable. Le lundi, on va lézarder aux Salines aka « la plage où il ne pleut jamais » et effectivement, je me ramasse mes premiers coups de soleil. Ouf, les pluies, c’est pas si dérangeant finalement…

Pensait-on. Dans la nuit de lundi à mardi, je me réveille vers 6h du matin avec la sensation d’être dans une machine à laver géante. Ah il pleut. Il pleut très fort. Ca va passer, les pluies tropicales, ça fait toujours son petit effet. Sauf qu’à 8h30, il pleut toujours et qu’en fait, ça a commencé à 3h du matin. On a donc passé la journée à trouver des activités plus ou moins en intérieur histoire de ne pas trop se mouiller. Mon père fait sacrément la gueule : « Non mais voilà, on vous paie des vacances, on veut vous faire plaisir et il pleut ! ». Moi, je hausse les épaules : c’est pas si grave un peu de pluie. Sauf que le soir, en regardant les infos, on apprend que c’est l’inondation du siècle (l’avantage des débuts de siècle, c’est qu’on peut coller « du siècle » à tout). 40 ans qu’ils n’avaient pas vu ça. Evidemment, nous sommes dans la place, on inonde, c’est une fatalité.

Bref, durant une semaine, il a plu, plu, plu. Tous les jours, on s’est pris de belles saucées qui vous pénètrent jusqu’à la moelle, il m’est même arrivé d’avoir froid, pour dire. Evidemment, parfois, ça mine un peu, on n’a même pas pu se baigner dans l’Atlantique (où il y a de vraies vagues). Certains m’objecteront que je devrais avoir honte de râler, que des gens ont tout perdu pendant ces inondations et même qu’il y en a deux qui sont morts. Je ne nie pas mais je soulignerai juste que je ne vais pas y aller tous les jours non plus et que quand même, j’ai raté des trucs et que dans ma liste de voyage, la Martinique repart vers la fin (mais n’est pas éliminée, je pense sincèrement que j’y retournerai un jour). Et puis c’est vrai que cette lose persistante, cette « rien ne peut se passer comme prévu dans ma vie », y a des jours où ça fatigue. Le clavier de mon netbook est au passage à moitié décédé. Aucun lien avec l’inondation mais c’était juste pour rajouter une petite cerise sur le gâteau.




Bref, quand on se prend le déluge sur la tête en vacances, on se retrouve face à deux options : où on fait la gueule en se disant que la vie est trop injuste et qu’on aimerait bien, pour une fois, que tout se passe bien. Où on hausse les épaules en se disant que la pluie tropicale, c’est toujours mieux que la pluie parisienne et que même sous la pluie, le rhum est bon. On pense à nos collègues en train de trimer pendant qu’on glande. Alors oui, on n’a pas pu faire tout ce qu’on voulait, la visibilité lors de mon baptême de plongée était un peu réduite, quelques photos furent… brumeuses.



Mais j’ai quand même bronzé (incroyable), attrapé des coups de soleil (normal), nagé, plongé… Mais quand même, cette capacité à toujours mal choisir notre moment me fascine.

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Entretien pluvieux, entretien merdeux

C’est l’ébullition, les entretiens s’enchaînent ! Après avoir caressé le rêve d’un CDI y a 15 jours, j’avais un nouveau entretien, mercredi. Cette fois, c’était pour un magazine étudiant donc je laisse tomber le tailleur et m’habille simplement,maquillage et hop, je suis prête. La veille, Mappy m’avait informée que je mettrai une heure pour y aller (putain !). Bon mappy, il veut que je prenne un bus puis le métro puis le métro puis le tram. Moi, j’ai fait train-métro-tram, faut pas déconner non plus.

15h45, me voici partie avec mon press book sous le bras (2 bons kilos), je prends le train puis le métro, puis le tram. Arrivée à la station de tram, je suis un peu perdue mais je retrouve mon chemin, même si Mappy n’avait pas eu la bonne idée de me mettre tous les noms de rue. Je n’avais jamais mis les pieds dans ce quartier et je me perds rapidement. Oui je devais prendre la rue « poète du XXe siècle », mappy m’a dit que c’était la première à droite. J’arrive à la première à droite : rue « philosophe du XVIIIe ». Huuu ? Heureusement, j’ai mon GPS personnel, j’appelle ma sœur (elle est en vacances donc je peux l’embêter). Je finis par arriver à la bonne adresse, un peu excédée par la nullité de Mappy et mouillée grâce à la pluie. Je suis face à un immeuble résidentiel… Hein ? Bon, j’ai déjà 2 minutes de retard, on va pas la jouer fine, j’appelle et j’apprends que ce que j’avais pris pour un cabinet médical était en fait le centre social du groupe qui édite le magazine. Bien. Je rentre, un peu étonnée par l’exiguité des lieux mais soit. Je m’assois sur un canapé et au bout de 10 minutes, le rédac chef me récupère pour l’entretien le plus édifiant de ma vie.

Dès le départ, j’avoue que je le sentais pas trop : il m’avait envoyé un mail pour me proposer un entretien, j’avais appelé tout le vendredi mais sa secrétaire n’avait pas « son agenda » et enfin, lundi, j’ai droit à un rendez-vous. Et puis le mail ne précisait pas le pourquoi de l’entretien (pige ou poste). Je sens que je vais arriver devant un mec qui ne sait absolument pas qui je suis. J’ai donc pris un CV en prévision et ça ne rate pas : « vous êtes là pour l’annonce ? ». Non, moi, je suis Mlle candidature spontanée… Bon, il regarde mon CV deux minutes par politesse, bloque sur un webzine où je bosse qui s’adresse aux étudiants. « Ah, des concurrents ! », il fait mine d’aller sur le site alors que je lui propose de lui montrer mes articles, je lui dis dans quelle rubrique je bosse mais il a l’air de s’en foutre. Puis il me demande si je suis encore étudiante. Non, je ne le suis plus (c’est marqué sur mon CV…). Donc je l’intéresse pas. En effet, ce magazine est écrit par des étudiants bénévoles, « ça leur fait une bonne expérience » et « vous comprenez, je vais pas payer pour ce que j’ai déjà gratuitement ». Oui, il a dit ça le monsieur. Mais peut-être que quand ils auront recruté quelqu’un pour le site Internet, ils auront besoin de moi ponctuellement pour des piges.

Là, il jette un œil sur mon CV : « mais vous vivez à Paris ou à Toulouse ? ». Tiens, mon adresse postale manque de clarté, visiblement… « Paris ». « Et vous connaissez pas deux étudiants sérieux à Toulouse ? J’en cherche pour distribuer des journaux devant les lycées pendant une semaine ». Ah ok, en fait, il me prend pour la VRP de Manpower, je comprends mieux la raison de ma présence. Non, je connais pas. Et même si je connaissais, j’aurais pas donné les noms, ça va aller, la blague. Je lui explique qu’à mon âge, mes collègues ont généralement fini leurs études. « Ah oui, 26 ans, vous êtes une vieille… ». Et ma main dans ta gueule, elle va être vieille ? Bon, l’entretien se termine là, il me dit de le recontacter dans quelques temps pour voir s’il a des piges pour moi puisqu’il me dit honnêtement qu’il ne me recontactera pas, lui. Ça a le mérité d’être clair. Il ne me raccompagne même pas à l’entrée, ne me serre pas la main, rien. Non mais si je le dérange, il a qu’à le dire, moi, ça m’a tellement éclatée de me taper une heure de RATP, tiens.

Une fois dans la rue, j’appelle ma sœur et lui raconte, excédée. Franchement, s’il voulait juste avoir accès à mon carnet d’adresses, il suffisait de régler ça par mail, je n’ai pas 2h30 à perdre en pleine après-midi pour ce genre de bêtises. Surtout que bon, ça fait quand même naître un espoir, tout ça pour rien, pas même un embryon de pige. Dommage, je trouvais ce magazine de qualité, il est clair que j’aurais écrit pour eux quand j’étais étudiante si je savais qu’ils fonctionnaient pour ça. Mais là, j’avoue que me faire venir sans même savoir pourquoi, ça me dépasse totalement. S’il croit que j’ai que ça à faire de perdre deux heures en plein après-midi…

Du coup, en rentrant, je me suis acheté des fruits de la passion, de l’ananas, je me suis fait une timballe de coquilles St Jacques. On se console comme on peut. Le pire c’est que s’il avait présenté les choses autrement, j’aurais pigé bénévolement pour lui car il me manque carrément une expérience dans la presse ado magazine. Mais là, j’avoue que ça a refroidi mes ardeurs. Et ça m’a un peu vrillé le moral aussi parce que cet entretien, c’était un peu une bonne nouvelle et ça s’écroule comme un soufflé. Ma mère m’a demandé pourquoi je l’avais pas franchement envoyé chier mais je préfère éviter de me griller, on ne connaît jamais les connexions entre les gens. Enfin, au moins, je vois le positif : j’ai pris le tram.

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La vie ordinaire d’une desperate jobless

En ce moment, vous aurez noté que je parle peu de moi. Sauf pour dire que je prends le métro et que je mate les gens. Sauf pour vous montrer mon sac. Sauf pour vous dire que les bonnes idées naissent sous la douche. Bref, que des choses pas très importantes. Mais que fait la Nina de ses jours (et de ses nuits). Bah pas grand-chose. Enfin, si, mais rien d’exaltant.



Comme je n’arrête pas de le répéter depuis un an et demi, j’aime pas l’hiver. Pas du tout, c’est moche, ça pèle et ça pue. Et même pas il neige vraiment, histoire que l’hiver soit plus joli. Donc l’hiver, j’hiberne ou à peu près. Je dors facile 9h par nuit tout en faisant des rêves super chelou mais des fois, ils sont bien et ils me rendent de bonne humeur (genre quand ils sont de type érotique, huhuhu). Du coup, au lieu de me lever, je me rendors pour essayer de prolonger le rêve, ce qui n’arrive jamais. Et puis quand j’ouvre les volets et qu’il pleut, ça me donne pas envie de sortir. J’ai plus envie de m’enrouler dans ma couverture en mohair violette méga chaude et tricoter toute la journée en buvant du thé. Mais bon, comme je travaille pas, j’ai pas trop de vie sociale hors de chez moi donc j’essaie de me bouger quand même sinon, je vais finir dépressive et asociale.

Donc de temps en temps, je m’organise des déjeuners avec mes coupines, des soirées avec des ami(e)s, des interviews en ville, tout ça, tout ça. Ouais, en fait, j’ai une vie sociale bien remplie. Par exemple : jeudi dernier, resto avec un ami, vendredi, soirée avec Dru Dru et un de ses amis, samedi après-midi, interview, samedi soir, verre+resto avec un charmant jeune homme. D’ailleurs, c’était super drôle, cette soirée. On est tombé dans un espèce de boui boui avec des nanas qui démarraient manifestement dans le métier de serveuse puisqu’il y en a une, elle sert un fond de vin dans le verre à mon comparse pour qu’il le goûte mais elle attend pas, elle nous pose la bouteille et se casse. Bah alors ça sert à rien de verser juste un fond ! Enfin, tout a été à l’avenant, on leur a appris de proposer un café pendant que les gens mangent leur dessert (alors que normalement, c’est après, quand on débarrasse). C’était marrant, on n’y retournera pas. Bon, dimanche, je devais aller au billard avec l’ami de jeudi mais ça a été annulé. Bon, pour le moment, j’ai rien de prévu pour les jours prochains sauf dimanche midi, déjeuner chez l’oncle de mon papa mais je dois voir LilVirgo dans la semaine et Lambchop ce week-end. Ah et j’ai une réu jeudi soir, aussi ! 

En dehors de ma folle vie sociale, j’ai une vie professionnelle. Enfin, j’essaie. Je cherche du taf, quoi. Donc, en ce moment, avec ma sœur, on monte une opération CV et lettre de motivation, tout ça. Mais l’étape ultime, c’était la photo d’identité sur mon CV. Lundi, je décide donc de m’exécuter. Hop, hop, un tailleur avec un chemisier. Hop, hop, du maquillage et même du gloss pour repulper mes lèvres. Hop, hop, on se coiffe nickel. Hop, hop, on est partie ! Evidemment, il pleut, grrrrrrrrr. Bon, je m’installe dans la machine. Merde, y a pas le noir et blanc, ça commence. Bon, première tentative. Non, on va refaire. Deuxième tentative. Ah bah non, j’ai les yeux fermés ! Troisième tentative, je peux pas me rater. Je souris, clic et… faut que j’attende qu’elles sortent. Je poireaute à l’extérieur de la machine (3 minutes, c’est long…) et là, les photos sortent. Bon, ok, je viens de me faire enfler de 4 euros. Non mais où sont passés mes beaux yeux bleus ? Et depuis quand je suis brune ? Bon, moi qui envisageais d’aller chez un coiffeur prendre cette couleur (oui, j’aime changer de couleur de cheveux), au moins, j’ai une idée de ce que ça va donner. Bon, en vrai, j’ai pas le teint jaune mais bon… Là, je vous ai mis le cliché, j’ai juste flouté ma gueule mais j’ai pas du tout trafiqué les couleurs ! Ceux qui me connaissent mesureront la différence entre ma vraie couleur et celle-ci. Du coup, j’ai fouillé mon ordi pour trouver une joli photo qui paraîtra sur mon CV parce que celle là, mais c’est carrément impossible. Je suis donc rentrée chez moi trempée, les cheveux se collant à mon gloss et le moral à plat. Oui parce que moi, une photo moche de ma personne, ça me fout le moral en l’air. Même si, comme dit Gaor, les gens beaux sont jamais photogéniques. Enfin, je réponds à toutes les annonces me correspondant pour le moins et quand tout sera réglé au niveau de mon CV et lettre de motiv, je lancerai ma campagne d’envoi de CV. Bon, avec de la chance, mon chômage touche à sa fin. Après tout, y a pas de raisons.

Bref, en ce moment, ma vie est follement passionnante, c’est dodo-tricot-recherche de boulot. Et là, je sens que je fais beaucoup d’envieux, hein ? Et puis aussi, je mets plein de liens dans mon article comme ça, si tu t’ennuies, tu auras plein de lecture.

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