Paris a le blues

J’ai le blues de Paris

Paris, 7 ans ¾ que j’y vis. Le 28 mars prochain, je soufflerai la 8e bougie de notre vie commune. Et je ne te cache pas que je ressens comme une petite crise existentielle entre nous, je sens que mon amour pour toi s’essouffle un peu. En fait, c’est pas tant toi que la vie parisienne qui commence à me fatiguer.

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Tu es attirante et tu le sais. Quand je suis venue vivre ici, je m’imaginais une folle vie culturelle, le Louvre deviendrait ma 2e maison, je serai de tous les concerts. Une vie aussi hype que dans les magazines féminins. Sauf qu’une fois que tu deviens mon quotidien, je rate toutes les expos, je trace dans tes rues en ignorant des sublimes atours. Tu es ma vie, je ne te vois plus. Le week-end, je suis trop fatiguée pour aller mater quelques tableaux, photos ou oeuvres en tout genre. Je ne profite de ta beauté que lorsque j’accompagne des touristes (mes parents en général) dans tes rues, que je leur fais découvrir certains quartiers. Ces quartiers, justement. Ma vie parisienne se limite à quelques coins où je ne me rends que par intérêt, pour la chorale ou la piscine ou visiter quelques amis. Mon Paris se limite à quelques stations, à quelques lignes. 8 ans de parisianisme plus tard, je lève un sourcil quand je reçois un texto “je suis à Avron, j’arrive”. Je sais pas où c’est, moi, Avron, quelque part entre Jaurès et Nation sur la ligne 2, par là… Il y a ces quartiers que je ne connais pas et ceux que, depuis que je vis en ton sein, j’ai en horreur. Rendez-vous à Châtelet, Opéra ou, le pire du pire, les Champs ? Pitié, au secours ! Oh oui, c’est follement pratique, ces grands carrefours de lignes, y en a toujours une qui arrange les gens. C’est vrai. Mais les bars se suivent et se ressemblent, c’est impersonnel au possible. On fait Starbucks ou Indiana ?

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D’ailleurs, quand on me propose de sortir et qu’on me demande un point de ralliement, je ne sais plus que répondre. Mes cantines ont décliné, certaines ont même disparu. Mes bars de prédilection d’hier, je ne m’y retrouve plus, je ne suis plus chez moi. Etre chez soi à Paris, étrange concept tant on est dilué dans l’anonymat de la foule. Vous n’êtes point un individu mais un client. Et que dire de ces bars à la mode où il faut faire la queue pour entrer ? Une heure pour boire un cocktail, si tant est qu’on vous accorde le droit de rentrer. Ca, je m’y refuse. Je veux boire un verre, pas assister à une soirée privée ! Verre que je paierai un prix démentiel parce que c’est Paris…

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Et que dire de ce snobisme puant de la plupart de tes habitants ? Ceux qui crachent sur la rive droite ou gauche selon où ils vivent ? Qui trouvent hérétiques d’aller dans certains quartiers ou certaines banlieues ? Qui te regardent limite comme une merde faisandée parce que ô mon Dieu, j’habite en banlieue (pourtant dans une ville à fort pourcentage de CSP++… Enfin, je crois). Au départ, ce snobisme sent le jeu, le côté parvenu vu que 90% des Parisiens snobs ne le sont pas, Parisiens, justement. Un jour, ils ont débarqué dans la grand ville, chopé une chambre de bonne de 9m² sous les toits (mais à côté du jardin du Luxembourg) et ils se sont crus les Rois du monde. J’avoue que moi-même, je me suis un peu pris au jeu de la pétasse parisienne fut un temps. Un temps où manger des macarons Ladurée fut un must. Puis je me suis perdue dans la guerre de la hype où manger des macarons est un jour devenu totalement ringard (vu que ma consommation avoisinait les 15 macarons par an, je me suis pas sentie super concernée). C’est ça, Paris, aussi, les trucs incroyablement hype du jour ne le sont plus le lendemain. Avant, on se la racontait en boulottant une salade Cojean. Aujourd’hui, ça fait autant pitié que de grignoter un sandwich Sodebo acheté au Daily Monop (mais ça coûte 10 € de plus).

A Paris, t’es hype ou t’es larguée. Sauf que moi, j’ai jamais été hype, ni avant, ni depuis que je suis ici parce que, pour te dire la vérité, ma douce, je m’en fous. J’ai toujours eu la mode en horreur, je shoppe chez H&M, Promod ou Camaïeu sans complexes. Et même, pour être complètement honnête avec toi, je n’aime pas faire les soldes dans tes magasins surbondés de petites connasses hystériques et méprisantes. Moi, les soldes, je préfère les faire dans mon sud natal, où je fais pas une heure de queue pour essayer une robe. Par exemple. Et je te parle même pas de cette nécessité toute parisienne de porter des fringues de marque. Alors que pardon mais Maje, Zadig et Voltaire, Comptoir des cotonniers, c’est le conformisme à l’état brut. Et ça tient même pas trois lavages alors que t’y auras lâché un demi SMIC. Et je te parle même pas des Isabelle Marant, Vanessa Bruno et consort. Mais je reparlerai mode un autre jour.

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Bref, tu m’épuises Paris. Tu manques de simplicité, de véracité, de naturel. La panacée des grandes villes sans nul doute. Mais ici plus qu’ailleurs, j’ai la sensation que si tu rentres pas dans le moule, tu ne seras jamais tout à fait parisien(ne). Si tu ne brunches pas avec ta petite frange, tes bottes fourrées dans lesquelles tu rentres ton slim, ton sac immense posé nonchalamment sur ton avant bras, t’es pas vraiment parisienne. Et je n’évoque même pas avec toi le prix que la vie parisienne coûte même si je crois que c’est la clé de voûte de ma lassitude. J’ai beau gagner un double SMIC par mois, les fantaisies sont limitées. Ca aussi, c’est une histoire de grande ville. Peut-être ne suis-je juste pas faite pour toi…

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L’été dissolu de Nina B.

Pouuuuuuuce ! Bon, ok, voilà, on est le 30 juillet et j’ai atteint mes limites. C’est ça la vingt-neuvaine, on se croit plus fort que les autres et à un moment, on se rend compte qu’on n’a plus 20 ans et que dormir, c’est aussi une bonne idée.




Cette année, l’été est plutôt beau (enfin, je trouve), il n’est pas rare de sortir du boulot sous un beau soleil et d’avoir envie de lézarder en terrasse avec un(e) ami(e) en sirotant un petit cocktail. Voire deux. A jeun. Autant dire qu’après ça, je ris très fort et pas forcément à propos, ce qui ne dérange pas forcément la personne en face, pour peu qu’elle soit un homme bien décidé à finir la soirée vers des horizons… plus horizontaux, justement. Ca tombe bien, moi aussi (sinon, je reste au coca).



Oui, cet été, je renoue un peu avec mes anciens démons, c’est sex, alcool et rock n’roll. J’ai du rhum dans le sang, des courbatures aux cuisses, des cernes sous les yeux qui se confondent à merveille avec mon smoky eye… Bref, j’ai plus vraiment fière mine et y a des soirs où je ne rêve que de mon lit mais mon agenda se remplit aussi vite que mon compte en banque ne se vide (oui, c’est pas gratuit tout ça). Et comme j’ai rendez-vous avec des gens que j’apprécie (quand même), je ne peux pas dire non. Mes soirées sont prises, mes déjeuners aussi, vais-je devoir rencarder au petit-déjeuner ? Non, impossible, je dois dormir, dormir… Au moins un peu. Car quand mes nuits ne sont pas faites de cocktails, j’ai des conversations jusqu’au bout de la nuit ou presque avec des hommes sur MSN. Au secours, je veux dormir !



Pourtant, de façon déraisonnée, j’ai l’impression que c’est un peu mon dernier été de fête et de débauche. Peut-être que je me trompe mais force est de constater qu’après un mois et demi de ce régime, je ne tiens plus du tout et que je ne peux non plus abuser car je travaille. Oui, je ne crois pas que mon boss apprécierait de me voir arriver vers midi, les lunettes de soleil solidement vissées sur le nez (« mais j’ai une conjonctivite, je dois les garder ! »), la voix pâteuse, le doigt faiblard (gênant pour taper à l’ordinateur), les yeux prêts à se fermer à la première occasion. Non, je ne suis pas payée à ça, non. Je suis payée pour produire du contenu, gérer ma partie des recos, ne pas trop me moquer des agences qui parlent tellement leur langage que je ne suis pas sûre de comprendre. En fait, la question que je me pose est si les communiquants ont un train d’avance au niveau du langage ou s’ils sont plus dans la catégorie bien connue de nos années collège/lycée des ringards qui essaient de parler cool en utilisant des mots soit disant hype mais que seuls eux comprennent.




Bref, est-ce ce foutu chiffre 29 qui me pousse à me dire que je dois profiter de toutes ces folies maintenant car l’an prochain, ce sera trop tard ? Pourquoi j’ai la sensation que je dois profiter à fond maintenant ? Expérimenter, rire, m’amuser, rentrer tard et peu dormir. La vie ne s’arrête pourtant pas à 30 ans surtout que je n’ai pas de projets importants pour ma trentaine. Pas de changement de boulot en vue (et pas l’envie de bouger non plus), de déménagements (non, là, j’ai pris mon quota pour les prochaines années aussi). Un homme ? Ca se programme pas et je doute d’apprécier la vie avec un pantouflard, de toute façon. Un enfant ? Ahahahah, soyons sérieux trente secondes.


Finalement, je crois que j’ai limite hâte d’avoir trente ans, de passer cette barrière symbolique qui me fait raisonner à l’envers, qui me fait précipiter, courir après le temps pour faire tout ce qui me tente avant 30 ans histoire de ne pas avoir de regrets. Pourtant, la vie ne s’arrête pas là. Enfin, j’espère pas.


En attendant, je vais me mettre un peu au vert chez mes parents. Dor-mir. A mon retour, j’aurai encore quelques petites débauches en attente et à la rentrée, quand la nuit tombera à la sortie des bureaux, je referai mon associale. Profitons avant l’hiver !

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Il n’y a pas que le diable qui s’habille en Prada

Par Tatiana


Retrouvez tous les lundi notre nouvelle série, L’enfer de la mode !

L'enfer de la mode

Ceci est le témoignage d’événements qui se sont passés entre avril et juin 2002, au cours d’un stage au sein d’une agence de relations presse dont je tairais le nom histoire de garder (un peu) son anonymat. Toute ressemblance avec des personnes réelles est (malheureusement) non fortuite. Cette agence n’avait comme budget que des marques connues de vêtements, bijoux, sacs… autant dire le rêve pour une fille. Moi je me voyais déjà copiner avec toutes les journalistes et les créateurs, lancer ma propre marque d’accessoires… Le rêve ? Hum… pas si sûr. Voilà comment j’ai atterri dans un endroit que je ne pensais même pas pouvoir exister. On dit qu’il ne faut pas tenir compte des clichés, pourtant certains sont vrais et il y en a malheureusement des preuves vivantes. Après ce stage j’ai mis longtemps avant d’ouvrir un magazine féminin, et même encore maintenant je ne les vois plus de la même manière. Quelque chose en moi s’est brisé. L’illusion que travailler dans un magazine de mode c’était cool je crois.

 

Le 09 avril 

Je suis en stage depuis maintenant 7 jours chez Biiiiiiiiip relations presse. Après cette douloureuse première semaine j’ai décidé de tenir ce journal. Après une précédente expérience au sein de l’agence Biiiiiip et associés, j’avais grandement regretté de ne pas avoir gardé une trace écrite de mes aventures et je ne veux pas commettre la même erreur. Comme je sens que ce stage possède un excellent potentiel de best-seller, je ne vais pas rater l’occasion de raconter ma vie une fois de plus. Mais dans toute bonne série qui se respecte, l’épisode pilote possède une mise en situation, aussi, je vais commencer par un résumé des épisodes précédents.

…le 03 avril 

Je mets les pieds pour la deuxième fois dans l’agence avec un accueil plutôt agréable. Plantons le décor : c’est un loft en L, situé dans le quartier du
Sentier (quartier plutôt sympa). Cette agence est composée de 2 espaces : les bureaux et le showroom (où se trouve tous les vêtements, bijoux, sacs…).  

Les gens qui composent l’agence (attention ! ici on travaille en famille) :  

JF : the Big Boss (toujours très très agité, n’écoute qu’un dixième de ce qu’on raconte, n’as jamais le temps, ne sais jamais ce qu’il est en train de faire, bref limite insupportable) 

La reine mère : Big Mother (surtout là pour faire acte de présence et pour espionner les autres membres de l’agence. C’est la mère juive par excellence possessive et abusive. Elle ne ressemble à rien ou presque et parle jeunz genre « moi les casinos c’est mon kif » avec sa voix rauque de fumeuse depuis x années, on dirait qu’elle sort tout droit de l’ère crétacée) 

Luc : le mec de JF (je vous avais dit que c’était en famille ! Luc n’a absolument aucune personnalité, en même temps vaut mieux vu le caractère de son mec. En gros on dirait un mollusque. Par contre habillé très « fashion ». Bah oui on est hype ou on ne l’est pas quand même.) 

Clarissa : RP (alors elle, depuis le début je ne la sens pas du tout, elle fait très femme enfant et très pétasse en même temps. A part son petit nombril rien ne compte. Du coup elle a fortement tendance à ne pas faire l’effort de se rappeler des prénoms des gens. Bref, c’est une pétasse.) 

Béa : RP (RAS elle est cool, en fait je crois que c’est la seule fille normale de cet endroit) 

Valéria : Comptable (très enceinte et donc très pleine d’hormones) 

Alexia : RP (des cheveux très longs !! Mis à part ça, elle à l’air très gentille alors qu’en fait elle est plutôt sournoise) 

Bettina : RP (au début je la trouvais plutôt limitée intellectuellement mais en fait j’ai appris à la connaître par la suite et je me suis aperçue qu’elle se donnait cet air pour mieux servir ses intérêts) 

Annah : stagiaire (très EFAP donc très pétasse) 

Bien sûr qui dit Sentier, dit religion juive et nourriture casher. N’y voyez là aucun préjugé raciste ou autre surtout car là n’est pas mon intention. Mais c’est
juste pour situer l’ambiance qui se rapproche fortement selon moi de La vérité si je mens et de La cage aux folles. Drôle de mélange direz-vous et je confirme. Du coup j’ai tendance à me sentir un peu intruse au milieu de ces gens et d’ailleurs je pense que quelque part je le suis un peu (beaucoup, à la folie…).  

J’ai oublié de vous dire comment j’ai atterri ici (en enfer). En fait, c’est très simple. Je suis une fan de bijoux (que j’achète ou fabrique) et j’adore ceux de la marque tuuuuut. Donc pendant ma période de recherche de stage, me voilà devant la boutique de la dite marque. J’entre, et je demande à la vendeuse s’ils prennent des stagiaires en communication.
Là, elle me dit « ah mais attendez le créateur de la marque est là aujourd’hui, il va vous répondre ». Sur ce, ce dernier arrive, et me donne un numéro de téléphone en disant d’appeler de sa part. J’ai donc appelé et rencontré JF. Je m’attendais à un entretien mais en fait c’était plus pour me dire quand je commençais et combien je serais payée. Je crois même me souvenir qu’il ne m’a posé aucune question.  

La première personne à m’avoir prise en charge lors de ce stage est Valéria. Son job c’est la compta et « checker les parutions dans les magazines ». Là, j’essaie de vous introduire le jargon du métier histoire que vous sentiez bien l’ambiance et tout ça. Valéria ne travaille pas ici depuis longtemps car avant elle était dans un cabinet d’experts comptables. Le boulot qu’elle m’a fait faire c’est celui que je vais faire pendant longtemps par la suite : les books clients. Le truc le plus ennuyeux qui existe et le plus régressif (découpage collage ça vole pas haut). Ce mot raisonne encore dans ma tête de manière cauchemardesque voire traumatique. La marche à suivre : après le check des magazines (fait par Val la plupart du temps), il faut reprendre tous les magazines et découper (proprement bien sûr car JF est très maniaque, il tient ça de sa mère malheureusement) les pages où se trouvent des parutions, surligner le nom de la marque (parce que les gens sont trop débiles pour savoir lire), mettre ça dans une jolie pochette plastique et ranger le tout dans un classeur (énorme). Surtout bien respecter l’ordre indiqué sinon c’est le drame. Avec ça si je m’épanouis pas dans la vie je ne sais pas ce qu’il me faut.

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Le prix du chômage

Un entretien, ce n’est pas rien quand on est au chômage : c’est une lueur d’espoir. Alors je l’ai déjà dit, on le prépare pour être au top. Mais ce dont on ne parle pas forcément, c’est de son coût. Parfois, ça peut coûter cher. Illustrations (au pluriel, oui, oui).

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Avril 2007, le 11 précisément. J’ai décroché deux entretiens dans la journée, si, si. Le premier au fin fond du XVe à 11 heures et le second au fin fond de la ligne A du RER à 15
heures. Oui, je suis un peu une warrior quand je m’y mets. Alors je vais à mon premier entretien, je sors vers midi alors autant vous dire que je n’ai pas le temps de rentrer chez moi pour déjeuner donc je m’arrête vers Montparnasse manger un repas sur le pouce. 10 euros. Ajouté aux 9 euros de RER puisque je dois aller péter en zone 5 plus encore 3 euros de bus pour atteindre ma destination finale. 22 euros. Et je me vois mal aller à l’ANPE pour réclamer le remboursement de mes trajets pour de si petites distances. J’aurais pu avoir le même problème quand j’étais allée passer un entretien au fin fond des Yvelines mais j’ai grugé le bus, j’ai juste dû payer mon aller-retour zone 5. Autre exemple : mon entretien chez TGGP. Souvenons-nous, à l’époque, comme j’étais un tout petit peu intimidée à l’idée de travailler pour le site du mag féminin de grand standing. Du coup, pour passer l’entretien, je me devais d’être hype. Je me suis donc achetée une tenue pour l’occasion.

Il est vrai que la recherche d’emploi, ça coûte quand même de l’argent. Quand on a un accès illimité à Internet, ça va, on peut candidater à moindre frais. Parfois, il faut envoyer
des CV par courrier, comme demandé sur les annonces. Sans compter le book, ça s’imprime, ça se relie… Et les fringues pour les entretiens. Et encore, moi, je suis une fille, je peux trouver un tailleur à pas trop cher alors qu’un homme… Et tous ces frais là, on nous les rembourse pas. Déjà pour les transports, accrochez-vous alors aller à l’ANPE pour se faire son budget fringue, on va vous rire au nez. Or nous n’avons déjà pas de pouvoir d’achat car pour pouvoir vivre décemment avec le RMI, faut déjà pas vivre à Paris vu qu’un loyer moyen dépasse largement ce petit pécule. C’est mieux que rien, ok mais aujourd’hui, j’ai parfaitement conscience que si mon père ne gagnait pas aussi bien sa vie, je n’aurai jamais pu rester vivre en région parisienne. Et dans ma ville natale, niveau médias, c’est un peu pauvre…

Alors évidemment, la solution en attendant, c’est le boulot alimentaire. A un moment, j’ai envisagé de postuler au Starbucks parce que ça sent meilleur que le McDo et y a pas mal
d’étrangers, ce qui m’aurait permis de parler anglais. Je n’aurais pas vraiment pu le mettre sur mon CV, c’est pas tip top cohérent avec mon parcours. De plus, le travail alimentaire, même s’il permet de vivre en attendant, ça prend du temps et ça ne facilite pas les choses pour candidater correctement et surtout passer des entretiens. J’ai toujours eu peur du travail alimentaire, pas tellement dans sa dimension travail, hein, mais peur d’une situation qui perdure. Quand je bossais à la Poste, par exemple, je faisais mes 35 heures réglementaires et si j’aurais pu envoyer des candidatures le soir, pour caser des entretiens, bon courage. Surtout que je pense qu’un employeur doit être ravi de voir qu’une de ses employées prend des RTT pour passer des entretiens ailleurs. Et puis on sait ce que c’est : on gagne un salaire, on rentre fatiguée le soir et la situation s’étale dans le temps. Un mois, deux mois, trois mois… Mince, ça fait déjà un an. Dois-je renoncer à mes rêves ? Non parce que si je voulais faire un boulot alimentaire à vie, j’aurais pas fait d’études et j’aurais gagné quelques années. Là, j’en serais déjà à 10 ans de carrière presque, je serais plus en bas de l’échelle…

En attendant, on peut toujours accepter des stages rémunérés mais pour ça, il faut des conventions et vaut mieux s’inscrire à la fac vu que l’ANPE n’en délivre quasiment pas. Sauf
que la fac, c’est pas gratuit non plus. A mon époque, c’était en moyenne 300 euros pour les premières années, 800 pour le master pro. Plus que mon loyer. On se moque souvent de la génération Tanguy qui vit aux crochets de leurs parents mais franchement, j’ai beau poser l’équation dans tous les sens, un chômeur, c’est un gouffre financier. Quand je vois combien je coûtais à mes parents, je suis quand même gênée. Plusieurs fois, j’ai envisagé de rentrer dans mon sud natal pour ne plus leur coûter si cher. Plusieurs fois, on m’a répondu que c’était pas là-bas que je trouverais du boulot dans ma branche. Certes mais si mes parents n’avaient pas eu les moyens, je n’en serais pas où j’en suis aujourd’hui.

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Wesh wesh couzin !

L’autre jour, je lisais dans Elle un article sur un bouquin qui vient de sortir, un lexique de la cité avec un entretien avec les auteurs et une linguiste. Je vous résume en substance : le langage de la cité est un mélange de verlan, d’apports d’autres langues, un langage qui se réinvente chaque jour. Les personnes qui le parlent connaissent très bien le français aussi, c’est juste qu’ils veulent avoir leur langue et leurs codes à eux pour que les autres ne comprennent pas. Et ce langage enrichit la langue française.

Bon, voilà un résumé très succinct de l’article qu’il vaudrait mieux lire pour comprendre, ça ira plus vite. Je lis ça et je réfléchis. Si je regarde la langue française actuelle, celle estampillée « lu dans le Petit Larousse », il est vrai que des milliers de mots vient d’un langage argotique et j’en utilise chaque jour. Oui, je kiffe et ça déchire, maintenant, c’est entré dans les mœurs, c’est hype. Même si dans les cités, c’est complètement dépassé. Le phénomène est, en gros, le suivant : ces personnes inventent leur langage, rapidement
popularisé et repris à grande échelle. Du coup, leurs codes n’en sont plus et ils en réinventent encore et encore. De ce point de vue là, la richesse existe, c’est indéniable. Mais j’ai parfois l’impression que le langage devient une denrée jetable. L’expression à la mode chez moi, genre petite bourgeoise de la petite couronne parisienne est largement dépassé dans la cité, il sera très prisé par les grands bourgeois qui veulent faire djeuns dans peu de temps et on se foutra d’eux car c’est has been. En attendant, j’aurai repris des nouvelles expressions dépassées dans leurs cités d’origines. Je ne cherche pas forcément à reprendre des expressions de cité pour faire genre que je suis hypra branchée parce que, techniquement, je m’en fous un peu. Moi, ce que j’aime, c’est avoir mes propres gimmicks. Mais forcément, je me nourris de ce que j’entends.

Je ne fréquente pas des gens des cités. Non que je les fuis, c’est juste comme ça. Nous ne faisons pas partie du même univers, je ne les rejette pas mais chercher leur compagnie juste pour faire genre « moi, je suis pas discriminante, j’ai même des amis dans le 9-3 », bof. Mes relations se font comme ça. Donc forcément, quand j’entends des jeunes dans le métro parler entre eux, j’ai du mal à tout saisir. Ca m’apprendra à écouter les conversations qui ne me regardent pas, tiens ! Par contre, les médias les reprennent à outrance. Le rap les véhicule aussi, voici comment ça arrive dans mes petites oreilles et que ça reste. Aujourd’hui, c’est très chébran (ça, c’est ringard) de kiffer, tout le monde kiffe. Si ce mot ne finit pas par tomber en désuétude rapidement (ce qui peut arriver), il sera sans doute dans notre Petit Larousse prochainement.

Le français est une langue vivante qui se nourrit en permanence des gens qui le parlent. Il y a différents français, à la base : le français métropolitain, le belge, le québécois, celui d’Afrique, du Maghreb, des îles. Déjà, ces langues là évoluent forcément différemment selon les différentes influences qu’elles subissent. Prenons le québécois par exemple, cas que je connais mieux que les autres. Le français québécois est le résultat d’un mélange entre vieux français, anglais et américain francisé. Les Québécois traduisent littéralement des mots anglais, conduisant un char plutôt qu’une voiture, allant au blackouse pour les toilettes (de l’anglais black house). Les Québécois s’arrêtent à l’arrêt plutôt qu’au stop, vont au dépanneur quand nous, on va dans une épicerie arabe… Evidemment, en France, nous avons des influences dues aux différentes immigrations, africaine et maghrébines avec également des emprunts au tzigane. Par
exemple, j’ai appris que les mots en « ave » venaient du tzigane. Non pas les betteraves mais grayave, par exemple (ça veut dire manger).

C’est vrai que des fois, je grimace quand j’entends certains mots que je trouve phonétiquement laids. Cependant, les mots français du dico ne sont pas toujours très beaux phonétiquement parlant. Cucurbitacée, c’est pas le plus beau mot de notre langue, par exemple. Désolée, c’est le premier mot qui m’est venu à l’esprit. Et que dire du langage SMS qui me massacre les yeux ? Je trouve ça laid au possible cette façon d’écrire, peu compréhensible. Mais n’est-ce pas un peu trop réac de dire non à toute forme d’évolution linguistique uniquement parce qu’on ne la comprend pas ? Je ne suis pas favorable au langage SMS dans la mesure où je crains toujours qu’il nuise à l’apprentissage du bon orthographe, vous savez comme je suis tatillonne sur le sujet. Mais pour l’heure, on n’a pas encore suffisamment de recul sur le sujet pour dire que, oui, le SMS est en train de produire une génération d’illettrés. Je bosse avec des ados
amateurs de SMS. Quand ils l’abandonnent pour écrire correctement, ils ont un français tout à fait correct.

Bref, il faut arrêter de stigmatiser le langage « cité », puisque c’est ainsi qu’on l’appelle en l’accusant de dénaturer le français et d’être le produit d’illettrés incapables de parler correctement notre langue et qui se cachent derrière ces expressions pour masquer un vocabulaire pauvre. Il faut se mettre en tête que le français est une langue vivante qui ne peut qu’évoluer. Qui doit évoluer. Nous n’arrêtons pas de nous vanter de notre multiculturalisme (mouais, allez au Canada et on reparle de notre multiculturalisme) alors pourquoi en rejeter ces formes linguistiques ? Nous ne sommes pas tous obligés de parler « cité ». Je crois le français suffisamment riches pour que nous puissions choisir comment nous voulons le parler dans des sphères privées. Et M. Larousse, ça lui permet chaque année de faire la promo de sa nouvelle édition avec « plein de nouveaux mots dedans ! ».

Pour les joueurs, j’ai écrit cet article en version SMS là

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EVJF

Par Tatiana(Enterrement de Vie de Jeune Fille)

 

Dimanche soir à minuit (j’aime bien la chronologie en ce moment moi) : j’ai enfin assez émergé pour vous écrire ces lignes. Je crois que mon cerveau n’aurait pas pu le faire avant et vous n’auriez rien compris. De quoi vais-je vous parler allez-vous me dire ? Et bien je vous le donne en mille : l’enterrement de vie de jeune fille de mon amie d’enfance (20 ans d’amitié c’est pas rien), qu’on va appeler Barbie, parce que c’est elle ma star et que faut dire aussi ca lui va bien comme surnom. Pas parce qu’elle est débile mais parce qu’elle possède la plastique qu’il faut pour ce surnom. Non vous n’aurez pas son numéro, je vous rappelle qu’elle va se marier.

Pour la petite histoire il y a eu beaucoup de polémique sur cette journée. Je ne vais pas trop m’attarder car sinon l’article va faire 3 pages, mais on a eu quelques embrouilles avec la cousine. Allez savoir pourquoi, alors qu’elle n’est pas témouine (j’aime inventer des mots), elle a décidé de faire l’organisation du truc toute seule sans nous mettre dans la boucle. Alors certes, elles sont très proches mais moi j’avais envie de lui dire que Barbie je la connais depuis aussi longtemps qu’elle et que j’avais envie de m’en occuper un peu de sa journée. Ben non, elle, elle s’est bien garder de nous répondre quand on lui a envoyé des mails.  Ce qui fait qu’on s’est retrouvées la semaine dernière avec un mail
dans nos boites qui décrivait toute l’organisation du truc sans qu’on ait notre mot à dire. Sous-entendu « t’es d’accord ou pas on s’en fiche royal ». C’est d’ailleurs ce qui s’est plus ou moins passé, quand on leur a fait un peu remarquer que pour le choix du restau, elles avaient pris un truc pas vraiment dans notre budget. Merci de vous renseigner avant, afin de savoir si les
filles invitées en question ont de l’argent ou non.

Bref ! Le jour tant attendu est arrivé. Barbie devait se faire kidnappée à 11h30 chez elle en banlieue et après, rdv au QG (chez la cousine) pour l’habiller… Moi je
devais les rejoindre chez la cousine, de une, pour poser mes affaires pour le soir vu qu’on dormait toutes là-bas, et de deux, pour voir la transformation de Barbie en policière de choc et
de charme. Ensuite, direction place d’Italie. On se restaure le midi au Mac Do et ensuite commence les gages. Juste avant première péripétie. On se fait repérer par des coiffeurs qui nous interpellent. Barbie, qui au début faisait sa maline, y va sans se faire prier. Nous voilà parties pour que madame se fasse faire un brushing gratuit dans un salon de coiffure plutôt hype. Il était tellement vide, qu’au début on s’est demandé si c’était bien un salon. Le plus drôle c’est quand la responsable et arrivée par les escaliers. Une furie. Elle était avec une actrice qui joue dans « La vie d’artiste » et commence à faire croire à l’actrice qu’on est des journalistes. Forcément l’actrice commence à me demander qui je suis. Moi je fais un peu ma bonde « Je suis Tatiana T » d’une voix ferme et décidée, tout en sachant qu’elle voulait savoir de quel journal j’étais. Tout de suite la responsable arrive par derrière et dit que je viens du Figaro. Ben voyons, vu mon look et mon âge j’ai à fond l’air d’une journaliste du Figaro moi. L’actrice part et la responsable commence à me taper
la discute. Au moment où elle a appris que j’étais en phase de devenir graphiste je crois qu’elle a eu envie de me prendre dans ses bras. Elle a commencé à me baratiner je ne sais quoi en me disant qu’elle connaissait des gens qui connaissaient des gens (jusque là moi aussi c’est pareil hein) et qu’il fallait absolument que je lui envois mon CV. Là où j’ai tiqué c’est quand elle m’a demandé un portrait de moi. Euh, je suis désolée mais je crois que mes employeurs n’ont pas à me juger sur mon physique pour voir si oui ou non j’ai des qualités professionnelles. Manquerait plus que ça tiens. Le brushing est fini, on peut enfin s’échapper de l’asile de fou. Il était temps elle commençait à me souler avec ses histoires à deux balles. La nana elle a quand eu le culot de baratiner une actrice devant moi et après elle croit que je vais avaler toutes ses couleuvres ?!

Enfin, on sort de cet enfer, on récupère deux Havraises au passage et nous voilà parties pour les gages. Gages établis en thématique avec la tenue de policière of course. Donner des contraventions, faire des tests d’alcoolémie, faire la circulation (elle a failli provoquer un embouteillage et plusieurs accidents tellement les mecs se retournaient au volant). Après, on a les classiques indémodables comme embrasser une tonne de mecs…Perso, les gages moi je suis pas du tout pour. C’est pas un concept auquel j’accroche, et si un jour je me marie je refuserais nette qu’on me fasse ça, car ça m’amuse pas du tout. Même quand c’est pas moi qui les fait ça m’amuse pas remarque. Finalement ça se résume à suivre une fille déguisée et ridicule et à attendre qu’elle fasse son truc en prenant des photos. On a eu la séquence émotions aussi en milieu d’aprem. D’ailleurs c’est ce que j’ai trouvé le mieux je crois dans toute la
journée. La fille qui avait organisé ça avait demandé à Barbie de noter ses 10 erreurs de jeunesse, et à nous une infraction et un objet évoquant un souvenir avec Barbie. C’était marrant de la voir se remémorer des souvenirs. Et puis ses erreurs de jeunesse aussi c’était sympa. Bon, à un moment elle s’est mise à pleurer car un de ses regrets était assez triste. Mais la joie est vite revenue.

Les gages finis on rentre au QG (chez la cousine) pour prendre un apéro, préparer le squat et se changer pour la soirée. La soirée parlons-en, c’est un restau karaoké. Un restau où la nourriture est bonne mais ne vaut pas son prix. Un karaoké prometteur (enfin autant que possible pour un karaoké) mais qui au final s’est révélé nul. Le mec ne nous a pas laissé chanter une seule chanson. Monsieur avait sa table favorite et les autres ils pouvaient crever je crois. On a eu le droit une seule fois de chanter quelque chose, parce que il a eu le
malheur de dire « à qui le tour maintenant » et nous de répondre « A NOUS !!! ». Et encore on a même pas chanté une chanson qu’on aimait bien. Mais la cerise sur le gâteau c’est quand on a eu le droit à non pas un mais 4 strip tease de mecs bodybuildés et décérébrés. Ben oui qui dit 4 enterrement de vie de jeune fille dans le restau, dit 4 strip tease, à mon grand désarroi. Cela dit il n’y avait pas que le mien de désarroi, car les Havraises elles étaient dans le même état de consternation/hilarité/stupéfaction… Ils auraient quand même pu les prendre
beaux les gogos danceurs. Sans déconner j’aime déjà pas les mecs hyper musclés (voire même musclé tout court) alors si en plus de visage ils sont moches avec l’œil bovin… Je suis désolé mais ca n’envoie pas du rêve du tout. En plus ils savent pas danser sexy, à part des coups de reins c’est bien tout ce qu’ils savent donner. Mon prof de salsa faisait bien mieux. Je crois que le pire fut quand Tarzan (le 3e dans la liste) est entré en scène. Il n’a rien trouvé de mieux à faire que de me fixer pendant tout le temps où il fait tournoyer la nana dans tous les sens, et qu’il lui filait des coups de reins (on aurait presque pu les imaginer à poil en train de brouetter). Ca fait sacrément bizarre de voir quelqu’un imiter l’acte sexuel en face de vous avec une fille alors qu’il vous regarde droit dans les yeux l’air de dire « j’aimerais bien faire ça avec toi mais sans les habits ».

Journée et soirée mouvementée comme vous pouvez le constater. Franchement les enterrements de vie de jeune fille j’en ai ma claque pour cette année.

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Les premières vacances d’une jobeuse

La semaine dernière, j’étais donc chez mes parents pour de vraies vacances. De vraies vacances ? Oui, celles où je passe pas ma journée sur le pc à chercher une annonce pour y
répondre, à travailler sur ma candidature… De vraies vacances sans culpabilité, sans me dire « zut, si je descends, je vais peut-être rater une annonce, un entretien, un rédac chef qui viendrait toquer à ma porte… ». Là, c’étaient de vrais vacances pour se reposer et faire le point. Oui, j’adore faire le point, c’est ma spécialité.
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Bon, j’avais un planning chargé : bronzing et reposing. Oui, quand on met en ing, ça fait de suite très hype. Mais pas que ça quand même. J’ai fait des soldes, appelé ma
conseillère financière, crée mon netvibes, vu Anne (mais raté Guillaume 1er qui était en vacances) et mes deux mamies. Puis, j’en ai profité pour réfléchir un peu à ma vie. Depuis que j’ai du taf, je me la coule douce niveau projet de vie et tout ça. Ok, j’ai mérité de savourer ma nouvelle stabilité professionnelle mais va falloir à nouveau aller de l’avant, à présent, avoir de nouveaux projets perso parce que j’adore ça, que ça me motive et qu’en plus, c’est bientôt la rentrée, période hyper motivante pour se lancer dans de nouveaux trucs.
 
Alors, j’ai des envies de tas de choses. Déjà, j’ai pas mal de projets niveau blog, ici et ailleurs. Pour ici, j’ai envie de lancer des « séries », pas de fiction mais des grands thèmes, un peu comme la saga de l’été de Marine sauf que ce serait par thème et pas une histoire, en gros. J’ai envie de lancer aussi le coup de cœur de la semaine, un blog que j’aime
et que je mettrais en avant. Je sais pas si je vais laisser les liens tels quels, je verrai. Les autres projets, on verra ce que ça donne.
 
Pour le reste, faut pas que je stagne car aujourd’hui, on ne reste pas toute sa vie dans la même boîte donc je dois embellir mon CV. J’envisage très sérieusement de prendre des
cours de russe, faudrait que je trouve une école parce que les cours particuliers sont atrocement chers. Puis faudrait que je trouve une pige ou deux rémunérées, ça mettrait du beurre dans les épinards et ce serait ça de pris comme expérience.
 
Ensuite, dans la série, je prends ma vie en main, je recherche des cours d’aquagym mais qui sont bien, pas les trucs de mémères tous mous. Non, des trucs qui bougent, qui remuent,
qui font bosser le muscle. Parce que les longueurs, c’est sympa mais arrive un moment où pas tant que ça finalement. Avec Summer et Vicky, on aimerait faire de la danse également.
 
Vous allez me dire : Nina, c’est bien tout ça mais tu te disperserais pas un peu là ? Tu travailles et tes journées ne font toujours que 24h. Je sais, je sais, mais je pense à tout. Idéalement, si je fais mon sport et mes cours de russe tôt le matin, c’est bon. Après, je vais taffer et le soir, je fais ce que je veux puisque n’oublions pas que je compte venir vivre sur Paris avec Future Coloc donc moins de transports en perspective, youpi you ! Tout est question d’organisation et de planning. Bien sûr, quand on est motivés, tout nous semble
réalisable et quand on s’y met, on finit par lâcher, allez-vous me dire. Certes mais moi, j’ai besoin d’aller de l’avant, d’avoir des projets. J’ai bien savouré ma stabilité professionnelle, je ne suis plus du tout déprimée, je dois profiter de cette énergie pour faire des choses.
 
En fait, ses vacances m’ont permis de me ressourcer, de me rendre compte à quel point ma vie me plaît en ce moment. Certains diront qu’il me manque plus qu’un mec mais même pas. J’ai suffisamment d’amour et d’affection dans ma vie, ce serait un bonus mais pas un besoin. De toute façon, tout est question de cercle, quand on est dans un cercle vertueux, tout ne peux que me sourire, c’est mathématique. Puis en plus, je me suis acheté du Mixa Bébé avec autobronzant pour avoir bonne mine.
 
Bref, en ce moment, c’est vrai que j’ai l’impression d’avoir les moyens de faire ce que je veux. Que si je m’en donne les moyens, tout est à portée. Sauf faire 1m70 ok, mais c’est
pas grave. Je me sens conquérante, c’est tellement bon d’avoir repris confiance en soi, de ne plus se sentir une merde qui trouve pas de taf, qui fait rien de sa vie, gna gna gna. Donc puisque ’ai confiance en moi, autant en profiter pour faire des choses, commencer à construire ma prochaine marche.
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There goes the Game

Par Lucas

Cet article est entièrement non sous titré pour vous laisser imaginer les pensées qui ont traversé l’esprit des nanas quand elles répondaient à mes questions ou faisaient des remarques. On peut d’ailleurs créer un mini-concours. Vous choisissez une phrase, ou une interjection d’une nana et vous me dites en commentaire ce qu’elle déguisait…

Iconoclaste Affair

– Bonjour tu es Lucas d’Amore ?
– Oui et toi tu es Raoulette Sgo. Je kiffe ton pseudo d’ailleurs
– …
– Oh ça va, prend un siège !
– Bonjour quess que je vous sers ?
– Quess tu prends ?
– Heu, un café…
–  Bon alors un café et un pastis
– J’vous apporte ça tuuu de suite.
– Tu prends un pastis ?
– Oui c’est pour faire style je suis du Sud, comme ça les parisiens ils te regardent avec une sale tête et quand tu leur dis que pas du tout, tu es parisien, ça les soulage graaaave et tu es leur ami pour la vie.
– Ah.
– Ouhai, ouhai, j’ai réfléchi au problème…
– Ah.
– Bon, j’ai quelques questions. Est-ce que tu kiffes Pierre Richard ?
– Pierre Richard ? Le loser des films télés ? Mais pourquoi tu me poses cette question ?
– C’est marrant ça, j’aurais dit « C’est quoi ton vrai prénom ? » ou « C’est mignon tes fossettes, je kiffe ! On t’la dejà dit ?  tu t’serais pas posé de questions, et tu m’aurais répondu. Mais des qu’on passe à un sujet un peu iconoclaste ça merde graaave. Oh le très mauvais point !
– Mauvais point ? Mais attend, je suis en train de passer un test ? On est là pour faire connaissance autour d’un verre !
– Très bonne répartie qui vient contrecarrer ta réponse précédente. Et non, tu ne passes pas un test. Bon on revient au sujet. Est-ce que tu kiffes Pierre Richard ?
– Nan mais je vois pas l’intérêt de la question…
– Ah bah oui c’est sur, on est à un rendez vous de lovers et parler de Pierre Richard c’est pas très hype…
– Bah ouhai, j’vois pas l’intérêt. Maintenant pour répondre à ta question, bah heu ouhai, il est sympa.
– Il est sympa… La phrase qui veut tout dire et rien dire. Tu kiffes Saillemone ? Ouhai il est sympa… T’as aimé le film ? Ouhai c’etait sympa. Elle était bien la teuf ?Mouhai, sympa sans plus…. Ah la réponse basique de ouf de la nana qui veut pas se mouiller. Oh le trrrès mauvais point ! Pourtant t’avais bien commencé avec ton « j’vois pas l’interet »…T’aurais du maintenir cette ligne.
– Non mais attend, je passe un test là ? Mais t’as cru que c’était la fête ? Mais t’es ouf, j’me casse là !!
– OK, bonne soirée. Et n’hésite pas à ne pas revenir sur ma page !
–  Luuuuzeur…
– Oui moi aussi j’te kiffe !.

– Le café et le pastis ! Oh, la demoiselle est partie ?
– Oui, elle avait un film à voir, enfin non c’est le contraire : elle croyait venir ici pour voir un film, avec un scenar tout prêt. J’ai commencé à la jouer second degré, d’où le pastis… – –
Mais bon, je comprends sa haine : c’est une quiche en impro.
– Heu, j’vous suis pas trop là…
– C’est pas grave, je vous dois combien ?
– Heu deux cinquante et 80 ça nous fait trois trente.
– Gardez la monnaie.

Speed Dating

Top c’est parti ! Vous avez 5 minutes !
– Bon alors moi c’est Libellule, 28 ans, je suis conseillère chez Bains et Mckenzie, je gagne 60 kilo euros par mois, je bosse de 9h00 à 22h00, je fais du step deux fois par semaines, je mange végétarien, j’aime pas les cons, je suis maniaque sur la propreté, ta cravate elle pue et non, je n’ai jamais vu « Mensonges et Trahisons ».
– Ok, alors moi c’est Lucas d’Amore, j’adore les connes et tes tentatives pour me déstabiliser sont carrément téléphonées. Mais la prochaine fois tu prendras rendez-vous parce que je ne suis pas là pour qu’une bouffonne tente de démontrer son manque de confiance en soi par un phrasé incisif et  péteux. D’ailleurs ton discours est merdique, matiné de bêtise crasse que tu déguises très mal
derrière l’intelligence qui t’a permis de rentrer chez Bains. (NdLucas : oui, je suis un chieur mais faut pas me saouler quoi…)
– Mais…
– Et je rajoute immédiatement et vulgairement, parce que c’est comme ça qu’on se fait comprendre le mieux : va te faire foutre.
– Putain c’est la première fois qu’on m’envoie chier comme ça !
– T’inquiète, c’est pas la dernière si tu continues comme ça…
– Mais on a même pas échangé deux mo…
– Bah oui mais la nana qui arrive et qui s’la pête, pour moi c’est la preuve qu’elle déguise un manque de confiance en soi derrière un propos offensif. Et moi, chuis pas là pour faire du social.
– Heu…
– Et cette hésitation dès qu’on ne rentre pas dans ton jeu ça démontre bien que j’ai pas tout à fait tort.
– Oui… Mais c’est à dire que…
– OK, je peux très bien voir dans ta présentation une tentative maladroite pour me déstabiliser et tâter ce que j’ai dans le ventre. Pour me coller au mur, voir si j’ai de la répartie, tout ça. Mais j’ai pas envie de jouer à ce jeu car je ne suis pas là pour ça et en plus j’aime pas les blondasses insignifiantes qui s’la racontent.
– Mais j’me la raconte pas !
– Non, pas du tout, et moi je suis Brad Pitt en calbutte. Bon j’vais me prendre un kawa. Désolé, j’tinvite pas : j’fais pas dans l’humanitaire Jet Set. Bonne soirée et bonne chasse : tu vas bien réussir à tirer sur un pigeon

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Dolce Vita

Dans mon escarcelle à idées pour l’article du dimanche, j’avais soit la ringardise hype soit l’impudeur médiatique rapport à la mort de Serrault comme tout personnalité qui décède.
Ca, je le ferai plus tard (oui, c’est ce qu’on appelle du teasing). Parce que j’ai décidé de vous saouler avec mes vacances un max donc je vais vous parler de la dolce vita du sud, si précieuse à mes yeux.

ladolcevita

Dans ma vie, j’ai donc vécu dans trois villes : 18 ans dans ma vie natale, 7 ans à Toulouse et 2 ans à Paris. Si ma ville natale et Toulouse ne sont espacés que d’une centaine
de km à peu près et offrent un rythme de vie à peu près similaire, autant entre mon sud ouest et Paris, c’est le jour et la nuit. A Toulouse, on commence la journée vers 8h30 ou 9h, sauf commerces, on déjeune pendant une à deux heures puis retour au boulot jusqu’à 18h, 18h30 au plus tard. Puis on rentre chez soi et parfois, on ressort ou pas. A Paris, on fait plus du 10-19h (voire plus tard) avec une pause déj minimale puis on multiplie les after works pour voir ses amis, se faire de nouveaux contacts et co… De la même façon, l’espace et le temps sont pensés différemment. Quand j’étais à Toulouse, une heure de transport pour aller bosser, c’était vraiment le bout du monde. Je mettais 25 mn à pied pour aller à la fac, 15 mn en métro les premières années. A Paris, pour aller bosser, je mets quasi 45 mn quand tout se passe bien (record : 1h30) mais comme je n’ai qu’une correspondance, ça me dérange pas outre mesure. J’habite également à 45 mn de trajet de chez Gabriel, ce n’est pas gênant, ce qui le serait beaucoup plus dans mon sud ouest.

De la même façon, on ne se déplace pas de la même façon : vendredi, je pars de chez ma grand mère, je dois me rendre au Capitole, je commence à calculer instantanément métro.
Là, soudain, je me sens ridicule : j’ai vécu 3 ans dans ce quartier, je sais très bien que je suis à une vingtaine de minutes à pied du Cap. Mais j’ai quand même pris le métro pour tester la ligne B. Tout est différent dans le sud, on est moins stressés, moins pressés, moins agressifs. Dans la rue, on a de la place (quoi que certaines rues, c’est un peu le cauchemar), les gens ne courent pas… Le soir, chez mes parents, on profite. Après le repas, on profite de la douceur estivale, on discute autour d’un verre de vin, on regarde les canards passer (enfin, surtout mon papa) en attendant que la fraîcheur nous pousse à débarrasser la table. Bon, bien sûr, je suis en vacances mais j’ai tellement la sensation d’un double temps, d’une vrai dolce vita.

Dans les pubs qui aiment tant exploiter les clichés, dans le sud, on fait la sieste sous les oliviers. Bon, je ne suis pas de la provence, on ne sieste que le jours chômés. Mais

c’est vrai que quand je compare ma vie parisienne et ma vie toulousaine, j’ai vraiment la sensation que la seconde, c’est la dolce vita. Dans mon pays, tout me paraît plus simple, moins basé sur les apparence. Et pourtant, tout le monde se connaît et tout se sait alors qu’à Paris, on est anonyme mais Paris, c’est ma ville de carrière, on dira, je dois me tisser un réseau alors que dans le sud, je n’ai plus que ma famille, Anne et Guillaume 1er. Je sors en ville sans trop me farder, ça m’est un peu égal, au fond. Je prends le temps, je savoure.

 

Dans le sud, les gens sont un peu indisciplinés, surtout en voiture. Leur demandez pas de regarder dans le rétro, ils connaissent pas. Le cligno non plus, pas plus que les trajectoires et le feu, bof, ça dépend. Faut pas être stressé en voiture dans le sud sinon, vous n’y survivrez pas.

Mais surtout, mon sud à moi, c’est jeter une serviette sur la pelouse et bronzer tranquillement en attendant que l’allergie se manifeste et me force à me pousser de là. Ce sont des fruits à cueillir à même l’arbre pour dégustation immédiate, ce sont les mûres qui poussent partout le long des chemins. C’est le ciel bleu pur parce que moins pollué, ce sont les grillons qui chantent, les grenouilles qui croassent. Bref, dans mon sud, on entend la nature.

 Bien sûr, vous me direz que y a pas que chez moi qu’on trouve tout ça, Dieu merci d’ailleurs. Mais à présent que ce pays est mon pays de détente et de vacances, c’est plus que jamais, le pays de ma dolce vita.  
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Pourquoi manger chez soi quand on peut piquer dans l’assiette ?

Depuis quelques temps, avec Vicky, on squatte les soirées VIP et/ou prout prout. Jeudi, nous sommes donc à la soirée Geekette avec Sony, Kenzo et je sais plus qui comme marques présentes. On dépose nos manteaux et on va au bar. Je veux du champagne, des tas de coupes à moitié pleines sont abandonnées ça et là. Tout sourire, j’aborde le serveur qui nous annonce la terrible vérité : champagne, il n’y en a plus. Non mais quelle bande de crevards !

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Bon, comme tu es brillant lecteur, t’as compris que je voulais parler des piques-assiettes, des taxeurs, profiteurs et autres. Retour en arrière, en juillet 2005. Clara (une cops
journaliste ancienne vingtenaire) m’invite au Grand Palais pour une expo, elle a eu des entrées à son taf. Au menu, visite du Palais mais surtout buffet. Celui-ci ouvrait à 20h et à 19h45, les gens se pressent tout autour. 20h, ouverture dudit buffet et là, c’est la folie : les gens se ruent sur les cacahuètes et les biscuits apéros (rien de sophistiqué), les gens prennent même les coupelles destinées à mettre les noyaux d’olive pour les remplir à rabord de bouffe. Avec Clara, on prend une coupe et deux Bretzels et on file à l’autre bout de la pièce, atterrée : on se croirait en pleine guerre, genre y a plus de bouffe.

 

C’est incroyable comme dès qu’il y a manger et à boire gratuitement, les gens perdent le sens de la mesure. Personnellement, quand je vais à ce genre de soirée, mon but n’est pas
de boire et manger au max pour profiter à fond de la gratuité de ces mets. Surtout des cacahuètes. Je prends une coupe de champagne et si je n’ai plus soif, je vais pas en prendre une autre juste pour le style. De la même façon, je remplis pas mes poches de bouffe. Et pourquoi pas prendre un doggy bag tant qu’on y est ? Ouais, c’est gratuit mais soyons raisonnables, tout de même. Ce qui est d’autant plus fascinant, c’est qu’en général, on invite pas des RMIstes à ce genre de soirée, c’est toujours un certain gratin : des influents, des journalistes, des bloggeurs (oui, paraît qu’on est des influenceurs. J’ai tellement de badges de Buzz Paradise que je vais finir par en faire la collection). Donc des gens qui ont des salaires plutôt sympas, pour la plupart. Et plus ils ont de tune, plus ils tapent dans le buffet. Bon, faut avouer que de soirées en soirées, ils doivent avoir un frigo aussi vide que la tête d’Eve Angeli. Donc du coup, ils sont accueillis et nourris. Mais qui les empêche de manger raisonnablement à ces buffets et de manger ensuite chez eux. Surtout que les petits fours et cacahuètes, c’est pas bon pour la ligne.

 

Le top du top des gratteurs, ce sont les stars. Une soirée, un nouveau mobile, ordi portable, parfum, fringues de marque… Ca dépend qui organise la soirée. Alors, oui, pour la
marque, c’est un coup marketing bien vu, voir une star (ou à peu près) en photo dans Voici avec le dernier Sony Ericsson ou Nokia ou Sagem, ça fait de la pub. « Moi, je suis hype comme Lindsay Lohan, j’ai un téléphone de la même marque ! ». De la même façon, le buzz des soirées bloggeurs est pas mal. Par exemple, hier, je vous ai dit que j’avais gagné un walkman vidéo Sony Ericsson, j’ai chopé plein de produits de beauté Kenzo que je vais forcément tester, j’ai joué à Singstar sur PS2 et c’était marrant et j’ai des catalogues des marques présentes à la soirée. Mais si les marques, je comprends leur intérêt, pour les stars, ça paraît parfois déplacé. Ces gens là gagnent plus en un film ou en un CD que nous en une vie et ils courent après ce genre de soirées pour bouffer à l’œil et se ramasser plein de cadeaux gratos. Bon, ok, certaines redistribuent aux amis mais quand même. Si j’ai souvent remarqué que l’argent rend souvent radin (plus t’en as, plus t’économises), j’ai l’impression que plus on est aisé, plus on joue les piques-assiettes. Bien sûr que c’est toujours agréable ce genre de soirées, toute cette bouffe et cet alcool sont là pour qu’on les consomme, oui. Mais tout est question de proportion. Je trouve ça super impoli de se gaver à ce genre de soirées. Par ailleurs, ce n’est pas rare que ces personnes se rendent
dans ses soirées précisément pour s’en foutre plein la panse, le reste compte peu. Honnêtement, vous enlevez l’open buffet et bar de ce type d’happening, je suis sûre que la liste des participants est divisé par deux. J’avoue que perso, je découvre en arrivant que c’est nourriture et boisson comprise, vu que c’est pas ce qui me motive en premier. Jeudi, je savais même pas qu’il y avait des trucs à gagner, hihi.

 

Bref, les piques assiettes sont des parasites sociaux de type aisé. Bien sûr, on me fera remarquer à raison qu’ils ne coûtent rien à la société puisque ce sont des entreprises
qui organisent ce genre de soirée donc techniquement, y a pas de mal. Si ce n’est peut-être une certaine indécence. Si moi, j’arrive à me payer un steack, j’ai du mal à croire que eux,
non.

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