Redeviens sérieuse, blogueuse

Bon, j’estimais que mes “résolutions” de blog allaient tenir sur mon article de résolutions tout court mais je me rends compte que j’ai déjà beaucoup de résolutions et l’article allait se transformer en liste indigeste. Donc reprenons ici, en bref : en 2016, je vais essayer d’être un peu plus sérieuse sur mon blog.

amandine-huffington

2015 a été une année un peu… hmmm…particulière en ce qui concerne l’écriture. Disons que j’avais envie de parler de sujets légers, finir mes histoires de site de rencontre, parler de plan cul, d’amour et de réseaux sociaux mais l’actualité m’a coupé l’herbe sous le pied à plusieurs reprises. Entre horreur de la situation, indignité des politiques et petites manipulations à peine discrètes, il devenait difficile de rester légère et superficielle. Trop de colère à évacuer, d’envie de ruer dans les brancards et de secouer des consciences endormies. Surtout que moi aussi, par le passé, je soufflais d’ennui quand j’entendais parler de la France qui va mal et des magouilles politiciennes. Ohé, ça va, on n’est pas en Corée du Nord, non plus. Non, certes mais entre une riante démocratie et la Corée du Nord, il existe toute une gamme de nuance et la nôtre vire caca d’oie…

jaune-vert-caca-doie

Mais reprenons ensemble mes résolutions blog / réseaux sociaux et rions ensemble de voir que j’ai rien foutu.

  • les bouquins en auto édition : pas du tout
  • Les dossiers de Nina : pas du tout
  • les guides de la vie parisienne : pas du tout
  • une liste de gens intelligents sur Twitter : pas du tout
  • les selfies : pas du tout
Je fais juste des selfies avec ma nièce d'amour

Je fais juste des selfies avec ma nièce d’amour

Ah et la version des 10 ans :

  • le flat design ; mouiiiiiiiiiii…
  • raconter des histoires : pas du tout
  • mini strip : pas du tout
  • Etre rigoureuse sur l’histoire d’Audrey : pas du tout

Businessman resting head on desk, playing with rubberband ball

Voilà, bravo le veau. Alors j’ai des excuses, hein. En un, donc, l’actualité qui m’a soit poussée à prendre la parole sur certains sujets, soit me taire tellement je ne me sentais pas légitime pour prendre la parole. Oui, j’ai été choquée par les attentats and so what ? Mon témoignage n’a que peu de valeur : je n’ai rien vu, je ne vis pas près des lieux touchés, je n’ai, Dieu merci, perdu personne. Rajouter une couche de “moi,je” n’aurait servi à rien. Ensuite, il y a Victor, mon adoré qui me prend du temps : on passe en moyenne un soir sur deux en semaine et tous nos week-ends ensemble mais comme on ne vit pas encore ensemble, c’est difficile de vaquer chacun à nos occupations donc, pour moi, d’écrire. Et en 3, je passe en rouge niveau charge de travail donc c’est pas en rentrant après 22h que je vais écrire quelque chose de pertinent.

Panne inspiration pour blog

Mais en 2016, je vais essayer de remédier à ça puisque a/l’écriture fait partie de mes résolutions et ce blog reste un très bon entraînement, que b/ on va arrêter les conneries au boulot (sous entendu le trop de travail) et c/ si tout se passe bien, Victor et moi aurons un chez nous donc chacun nos pcs et on pourra s’occuper chacun de notre côté (mais faire quand même des trucs ensemble, faut pas déconner non plus).

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Du coup, je pense axer mon blog sur plusieurs axes :

  • les histoires : celle d’Audrey qui devrait repartir quand j’aurai trouvé le ton (et le temps de faire l’illustration) mais aussi une histoire d’amour, celle de Camille et Sacha. Je reprends le concept d’une histoire d’amour avec un côté généralité puis focus sur Camille et Sacha. J’ai volontairement choisi des prénoms épicènes afin d’écrire une histoire la plus universelle possible même si, étant hétéro, ça risque de ressembler à l’histoire d’un homme et d’une femme. Je vais essayer d’éviter ça au max.
  • les séries : je vais finir par lancer mon guide du bien vivre son plan cul, promis
  • guide de défense à destination des gauchistes : c’est un peu le prolongement de ma résolution d’hier d’être une gauchiste éclairée. En gros, je vais essayer d’écrire des articles riches en exemples concrets de pays étrangers ou de pensées de grands philosophes, sociologues, économistes pour pouvoir mener des débats les plus éclairés et éclairants possibles. Je vais aussi essayer d’aller fureter sur les sites complotistes (de merde) pour tenter de comprendre comment à un moment, on peut me dire sérieusement dans une conversation “non mais si les députés sont contre la déchéance de nationalité, c’est que la moitié sont franco-israéliens” (véridique, véridique). Pour démonter certains arguments, il faut comprendre d’où ils sortent. Même si, dans mon anecdote, c’était facile de démonter en demandant des noms et en faisant remarquer qu’on avait le nom de tous les députés et qu’il suffisait de chercher.
  • La mise en scène du soi sur les réseaux sociaux : parce que je kiffe la cyber anthropologie
  • La chômagie ou plutôt un espèce de coaching de la recherche d’emploi parce qu’Anaïs veut changer de job et que je la conseille du mieux que je peux et je me rends compte que je suis devenue pas mauvaise en la matière
  • De la culture parce que des films ou des livres que je vois/lis, y en a des supers que vous devez découvrir et des mauvais que vous devez éviter à tout prix.
  • Carnet d’une aspirante écrivaine : (si écrivaine) parce que peut-être que si je parle d’écriture, ça va me forcer à vraiment m’y mettre.

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Et évidemment, mes traditionnels coups de sang, anecdotes et autres petits impromptus qui font le sel de la vie.

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2016, tu peux démarrer, je suis prête !

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Pompéi,  l’éternelle endormie

Quand nous avons choisi nos vacances avec Victor, on a cherché à se concocter un petit cocktail « soleil et vieilles pierres ». Parce que, oui, je kiffe les vieilles pierres, j’aime me perdre dans les vestiges d’une vieille civilisation, essayer de m’imaginer en ces temps reculés, déambulant sur le site. Et niveau imagination, on fera difficilement mieux que Pompéi comme site archéologique.

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J’avoue que Pompéi était un des points phare de notre programme, j’étais follement excitée… et un peu stressée aussi. Ca fait des années que j’ai envie d’y aller et forcément, je m’étais créé des images dans ma tête (je fais souvent ça) et je craignais d’être in fine déçue. Et bien… pas du tout.
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Pourtant, les conditions n’étaient pas super idéales, il faisait une chaleur torride. Alors premier point positif à Pompéi : y a des points d’eau absolument partout. Ca tombe plutôt bien vu qu’on avait vidé nos bouteilles en même pas une heure et qu’il faut bien une demi journée pour faire un tour même pas exhaustif du site.

pompei_3Je ne reviendrai pas en détail sur tous les éléments à voir, les guides le feront bien mieux que moi. L’avantage d’un tel site, c’est que c’est immense donc on peut se balader facilement sans trop être dérangé par d’autres personnes. On a cependant noté qu’on croisait régulièrement des groupes par paquets : ils doivent avoir les mêmes horaires de départ ou à peu près donc on était assez contents de pouvoir se balader tous seuls dans notre coin.

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Ce qui est fantastique à Pompéi, c’est vraiment cette facilité à flâner. On est allés un peu au hasard, se perdant pas mal, tombant de ci de là sur un temple, une belle maison aux fresques murales, un charmant jardin, des lauriers fuschia magnifiques. C’est une expérience assez incroyable de pouvoir se promener dans cette ville antique, de fouler les mêmes pavés que les romains, retrouver quelques signes des tuyaux de l’époque, nous rappelant un peu Bulla Regia (l’histoire est somme toute assez similaire). Et puis, en sortant le plan de notre poche, retrouver le forum, l’amphithéâtre ou les arènes.

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Si le travail de reconstruction reste assez visible dans les « rues », l’impression de majesté demeure. Chaque coin de rue est une surprise, une petite maison où l’on devine les escaliers, le péristyle, un bout de chambre… On se balade dans les poumons économiques et sociaux de la ville. Une expérience assez étrange et émouvante, on sent dans cette ville où le temps s’est arrêté tout le drame qui l’a frappée de plein fouet. On lève le nez vers le calme Vésuve… La même vue que les Romains de l’époque.
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Galvanisée par cette visite, je lus plus tard le roman « les derniers jours de Pompéi » dont je vous parlerai demain. En attendant, je vous renvoie vers ma chronique du film Pompéi… ou quand Hollywood a tué les Pompéiens une deuxième fois (et salement)

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Waterfalls… version Philippines

(Un peu de musique ?)

La plongée étant un sport un peu exigeant niveau pression sur votre corps, il est recommandé de ne pas plonger 24h avant de prendre l’avion. Ainsi, après une plongée du matin assez moyenne à Turtle Bay, nous rangeons nos affaire définitivement : fin de plongée (pour ce séjour) pour nous, cet après-midi, on va barboter sous la cascade.

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Destination : Kawasan Fall ! On s’entasse dans le bus rutilant de l’hôtel (celui qui a crevé, oui)et en route pour un lieu que j’imagine féerique, on me l’a décrit comme une cascade tombant dans des bassins aux eaux bleutées. Ouaaaaah ! On se gare sur un parking blindé et on marche 10-15 km sur un petit chemin, remontant une rivière aux eaux limpides. Que tout ceci est bucolique ! On s’approche, j’entends l’eau vombrir au loin… Oui, la cascade !

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Oh mais que c’est beau, cette puissante colonne d’eau qui tombe dans un bassin à l’eau de jade… Sauf que moi, je m’attendais à ça :

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Et en fait, c’était ça :

Cette photo ne rend pas justice au monde qu'il y a

Cette photo ne rend pas justice au monde qu’il y a

Bienvenue dans l’un des spots préférés des Philippins. Alors avouons que c’est très beau et que l’eau est délicieusement fraîche et que j’étais ravie d’être là. Le contraste entre les intrépides et les prudents avec leur gilet de sauvetage était assez marrant même si, certains se sentaient pousser des ailes. Ainsi, alors que certains de mes camarades s’élançaient d’un rocher un peu haut, un mec (je ne suis pas sûre de sa nationalité, Philippin ou Coréen), sanglé dans un gilet de sauvetage me demande si c’est suffisamment safe pour sauter. Heu ben j’ai envie de te dire oui mais ton gilet me fait douter un peu…

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Ca aurait pu être une journée divine mais… j’ai fait mon boulet. Après le déjeuner, notre guide nous annonce qu’on va se promener dans la jungle. Alors je vous le dis, je trouve le mot jungle légèrement galvaudé, le sentier pour monter était très praticable. On monte un premier degré, on découvre un nouveau bassin avec pas mal de gens, quelques tables de pique-nique, des gamins qui jouent avec une liane. Tout ça est bien joli, je dégaine mon gros reflex et immortalise ces quelques instants.

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Le mec qui plane au milieu vient de lâcher la liane avec laquelle il se balançait

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J’ai pas réussi à comprendre le sens de cette photo

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On continue, on passe sur des rochers plats un peu humides et… je finis le cul (mouillé) par terre. Je me relève, pas de bobo, tout va bien. Quelques mètres plus loin, je reglisse d’un rocher à cause de mes pompes mouillées. Je tombe droite et sur mes pieds mais… dans ma chute, mon objectif tape ledit rocher. Pas de panique, pas de panique… Putain, j’arrive pas à retirer le cache, qu’est-ce qui se passe ? Un de mes camarades, me sentant en hyperventilation, vient m’aider, on arrive à faire sauter le cache et là, je tombe face à une désolation : le verre est pulvérisé.

Vous comprenez pourquoi j'étais pas bien ?

Vous comprenez pourquoi j’étais pas bien ?

Alors que l’on arrive à un nouveau pont branlant en bambou et que l’autre Nina du groupe (oui, sur 13 stagiaires, on a réussi à être 2 Nina) commençait à paniquer, je me dis “non, j’en ai marre”. J’ai donc annoncé aux autres que je restais là à les attendre et, Anaïs sentant mon bouillonnement intérieur, encourage les gens à me laisser seule. Je suis un peu comme ça : quand je suis énervée, j’ai besoin de rester quelques instants tranquille pour reposer un peu l’équation. Nous avons donc un objectif pété qui coûte facile 300 € (après vérification, pas du tout, c’est plus 160 € mais à ce moment là de l’histoire, j’avais pas Internet, j’étais dans la jungle). J’ai un autre objectif à focale fixe à Paris et nous sommes en fin de séjour donc de ce point de vue là, l’appareil peut être très vite réutilisable. J’avais pris une assurance UCPA donc peut-être que ça va me prendre le bris de matériel… Bref, après quelques minutes, le drame n’en est plus un surtout qu’en re testant l’appareil, tout fonctionne, à part évidemment la trace de bris sur les photos. Tiens, pas pété l’objectif ?

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Mes camarades reviennent et me voient un peu apaisée, on redescend tous joyeusement pour la dernière partie de cet après-midi : le passage sous la cascade sur un radeau en bambou. Hihi, ça va être rigolo même si on ne comprend pas pourquoi les gens crient à chaque fois.

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Ah ben pour la peine, on a compris : l’eau te tabasse. Littéralement. Aplatie sur mon radeau, je reçois je ne sais combien de litres d’eau sur le dos, j’ai limite du mal à respirer. On recommence, deux fois, trois fois, ça m’arrache le bas du maillot puis on le refait assis… Une fois sortie de l’eau, la fille à côté de moi se jette sur moi, je me dis “tiens, je la savais pas si tactile” mais en fait, elle cachait juste un de mes seins rendu à sa liberté par la puissance de la chute.

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Bref, c’est assez bondé et touristique, la balade sur le radeau en bambou n’est pas indispensable mais ça reste beau.

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Ah et pour ceux qui s’inquiètent pour mon objectif, il va bien ! En fait, seul le filtre polarisant a été explosé. Une fois retiré les restes de celui-ci, j’ai pu refaire plein de photos. Mais il est vrai que le reflex, c’est encombrant et comme j’ai tendance à toujours le tenir au moins à une main, ça n’aide pas mon équilibre déjà précaire. Et puis à l’occase, il faudra peut-être que j’aille chez la podologue pour retaper ma voûte plantaire gauche déformée depuis mon accident du genou. Quelques photos prises après l’incident…

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Il y a des nuages incroyables là-bas, j’adore les nuages

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C’est moi ou c’est un peu phallique, là ?

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Voilà, fin du voyage aux Philippines, retour en France imminent (après 18h de vol en cumulé). Mais déjà, je formentais des projets pour mes prochaines vacances : rando américaine, plongée aux Antilles… Rien de tout ça, finalement. Avec Victor, nous allions nous envoler vers l’Europe du Sud. A suivre !

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Patong, le temple du vice thaïlandais

On associe souvent la Thaïlande à un pays très favorable au tourisme sexuel. Peu importe ce que tu as envie de te taper, sur place, tu as, il te suffit de sortir la monnaie. Dans ma petite tête, j’imaginais que ce marché de la luxure se faisait dans des quartiers interlopes, loin de la lumière des quartiers touristiques. Oui, je sais, je suis naïve.

Premier soir, on dîne et on nous propose d’aller à Patong le lendemain. Anaïs et moi sommes enthousiastes, prêtes à accepter toutes les excursions du moment que ça nous fait “voir du pays” (parce que dans l’hôtel, on voit pas grand chose). Le samedi soir, nous voici donc 6 à filer vers Patong : Anaïs et moi, donc, Marine brune et Jeff, Matteo et Fabrice. Déjà, ambiance, notre guide (qui ne fait que nous laisser là-bas sans se joindre à nous) nous répète à plusieurs reprises, à Anaïs et moi, de pas rester seules. Youhou… On y retournera tous le samedi suivant.

Il nous laisse à l’entrée d’une rue piétonne et de suite, ton corps part en vrille : tu perds 3 dizièmes à chaque oeil et la moitié de ton audition entre les néons aveuglants et la musique techno-dance à fond les ballons. Du bruit, de la fureur, la chaleur moite, la foule qui monte et descend, des Thaï qui te sautent dessus tous les deux mètres pour te proposer des shows à caractère sexuels ou les merdasses clignotantes que tu envoies en l’air, les mêmes qu’à Paris sur le Trocadéro ou devant le Sacré Coeur.

D’abord, tu ris de l’ambiance kitsch du lieu, de ces immenses bâtisses parées de néons et de sculptures en tuc, tu ne vois que les trucs pour gentils touristes comme la fish pédicure, tentée par Marine brune et Céline (certainement pas par moi, du fait de ma podophobie), les jeux étranges qui fleurent au coin des bars comme le bon vieux puissance 4 ou ces énormes troncs d’arbre sur lesquels on plante des clous. Comme à Fort Boyard, oui. Tu passes devant des bars où des groupes Thaï chantent, pas toujours juste, voire même carrément faux, du Shakira ou du Metallica. Tu découvres même un petit autel bouddhiste, la longue file des Tuk tuk.

Et puis le stupre commence à te piquer les narines. Tu comprends que la bouillie verbale que te servent tous les Thaï qui t’abordent dans la rue signifie “ping pong show”. Si tu as vu Priscilla Folle du désert et/ou le film South Park, tu sais de quoi je parle. Pour les autres, ce spectacle d’un rare raffinement consiste à se placer des balles dans le vagin et les expulser en le contractant. D’après un de mes encadrants de plongée (à Paris), il y a des spectacles à base de sarbacane dans le vagin qui éteignent des bougies ou des poissons vivants enfilés là-dedans et qui sont expulsés dans un bocal.

Puis tu vois les femmes, partout, qui se dandinent autour de barres de pole dance devant des écrans géants diffusant du foot ou seules dans des vitrines. Poses suggestives, elles se jettent sur tout Occidental s’aventurant près d’elles. Puis tu vois les autres, celles qui racolent dans la rue et ont l’air d’avoir 15 ans. Sans doute ont-elles réellement cet âge là d’ailleurs. Pendant que je bois mon cocktail trop sucré, je vois les va et vient, cette jeune prostituée qui semble flirter avec un Occidental, un badinage amoureux comme on en voit tant mais tu sais que ce n’est pas ça, elle rejette finalement le gars : il ne proposait pas assez. Elle partira avec un autre, l’entraînant avec assurance vers un lieu plus intime. A côté, une autre passe au bureau de change, elle a dû être payée en euros, roubles ou dollars australiens. Dans la rue, tu ne vois plus que ces prostituées, femmes ou hommes grimés en femmes, les fameux lady boys. Tu vois aussi une foule de jeunes Occidentaux complètement défoncés, certains flottant au bord du coma éthylique. Le malaise commence à devenir palpable. Et là, un gamin de 7-8 ans vient de proposer des conneries qui clignotent.

Au loin, tu vois ce qui semble être des flics. Alors tout ceci est normal, légal. Les gamines de 15 ans qui tapinent ont un air prétentieux, un gras chauve d’une cinquantaine d’années fend la foule avec une certaine agressivité en traînant derrière lui une de ces ados qu’on se paye pour quelques baths. Les clients sont de tout âge et de toute nationalité. Un peu comme la fish pedicure, la pute thaïlandaise semble un incontournable.

Le lendemain, alors que nous faisions un tour dans le vieux Phuket avec notre responsable, je lui dis que je trouve ce tour intéressant, que j’ai l’impression de voir enfin la Thaïlande. Et il me répond : “oui, je veux montrer aux gens que la Thaïlande, c’est pas que l’alcool et les putes”. Je suis pas sûre que ce soit clair pour tout le monde. Bref, Patong, c’est à voir juste pour comprendre que oui, ça existe et que même en étant ouvert d’esprit, ça met franchement mal à l’aise. A la fin, t’as juste envie de partir de là, de ne plus être la complice passive de ce bordel. Tu jettes un dernier coup d’oeil à la fille qui danse mollement dans sa vitrine. Et tu prends dans la gueule tout ce tourisme que tu exècres mais auquel tu as participé. Même si à Patong, t’es pas obligé d’aller dans un bar aux filles qui dansent ou de te payer une ado…

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Road trip

Par Tatiana

Ca y est enfin ! Je vais repartir en voyage. Je suis trop contente, j’ai trop hâte. Depuis le temps que ça me trottait dans la tête. Mais où vais-je aller me direz-vous ? Et bien je pars au Chili, dans moins d’un mois. Je vais voir des amis là-bas et bouger dans le pays. Une amie me rejoint là-bas et c’est avec elle que je vais descendre dans le sud jusqu’en Patagonie. Au début je pensais partir un peu à l’arrache avec mon guide lonely planet dans la poche et advienne que pourra. Quand j’étais partie au Mexique, je n’avais strictement rien préparé. J’étais arrivée les mains dans les poches et je me suis laissée guidée par Maria qui était déjà là-bas depuis un an et qui avait déjà repéré les trucs importants. Alors je me suis dit que ce serait pareil pour le Chili. J’arriverai avec le guide et en tête les endroits que je voudrais visiter, et puis on verrait comment ça se passe sur place. Cependant, je me suis rendue compte très vite que ça n’allait pas marcher de cette manière. J’avais omis un léger détail : la Patagonie c’est la nature sauvage. Au début avec mon amie on voulait faire le nord et le sud. On commence à lire le guide et on se rend compte que les temps de trajets sont énormes. Première déception : on se rend compte qu’on va devoir choisir entre le nord et le sud. Ce sera donc le sud car on ne peut pas ne pas aller en Patagonie. On commence donc à regarder que voir dans le sud et là on se retrouve confrontées non seulement au problème de distance mais aussi à celui des moyens de locomotions qui sont très limités. Il y a seulement quelques départs par semaine pour certains endroits. Voire un seul départ par semaine. Certaines villes ne sont quasiment accessible qu’en avion ou bateau. Bref, ça va demander un peu d’organisation tout ça.

Du coup je commence à envoyer des mails à droite à gauche, dans des agences de voyage ou auberge de jeunesse. Là, j’apprends qu’un des parcs naturels qu’on veut visiter est fermé car un volcan qui se situe à l’intérieur du parc est en pleine activité. Ok, bon. Là, je suis face à une réalité qui me dépasse. J’ai pas vraiment l’habitude de prendre en
compte ce genre d’aléas dans mes voyages. Je commence d’ailleurs à me dire à ce moment là, que si ça continue on va jamais pouvoir visiter ce fichu pays. Nan mais c’est vrai il est relou ce volcan à être en activité. Mais je tiens bon. Je me transforme en agence de voyage à moi toute seule afin d’arriver à faire un circuit cohérent et faisable par rapports aux temps de trajets d’une ville à une autre. Heureusement que je ne travaille pas en ce moment car toutes ces recherches me prennent un temps fou. Je comprends maintenant pourquoi ils prennent si cher quand ils organisent
des voyages dans les agences. En tout cas moi j’ai bien fait de ne pas faire ce métier. Car au début organiser un voyage c’est sympa : on détermine l’itinéraire et les endroits à voir ainsi que les excursions à faire. Par contre, la partie détails techniques comme horaires de bus, où dormir… c’est juste l’enfer et la prise de tête. Il faut vérifier chaque horaire de bus pour voir si le circuit est réalisable dans le temps imparti… Pendant un moment j’en rêvais la nuit tellement je ne pensais plus qu’à ce que je devais chercher le lendemain. Ca me déprimait même, car je me
disais que j’allais jamais y arriver. En plus, avec mon amie on voudrait loger chez l’habitant histoire de faire quelques économies. Du coup je suis allée sur couch surfing. Idem c’était un peu la croix et la bannière pour trouver des personnes pouvant nous héberger. Mais en allant au bon endroit j’ai fini par trouver des gens. J’ai même gagné un rencard en prime car un mec m’a contactée pour aller boire un verre. Ca n’a pas dépassé le 1er rdv car le mec a dit qu’il me rappellerai et l’a jamais fait. En passant c’est un truc que j’ai du mal à comprendre : pourquoi dire
« je t’appelle » si tu sais déjà que tu vas pas le faire ? Parce que la fille en face de toi est parfaitement capable d’encaisser le fait que ne compte pas la rappeler . Et en plus elle espère pas ou n’attend rien.  

Bref, aujourd’hui je pars dans moins de 15 jours et j’ai super hâte. Surtout que j’ai passé des vacances de noël un peu merdique, alors je pense que prendre l’air me fera le plus grand bien. Donc je vous dis à bientôt pour le résumé de mes vacances d’aventurière !!!

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Tout est relatif

Par Petite Cervoise

Bien le Bonjour.

Aujourd’hui, nous allons disserter sur niveau de relativité en matière de mignonnage.

Tu comprends pas ?

je le savais, on est mal barrés, on est mal barrés.

Bon, alors tu sais que les filles, comme les gars, aiment bien regarder les gens qui les entourent et décréter s’ils rentrent dans la catégorie beau ou pas beau.

Genre, dichotomie sélective, par identification à Dieu.

T’as pas compris la deuxième phrase, hein ?

on voit le niveau sur divinacerveza…

Bon. On va parler avec des images sinon tu vas aller cliquer sur ma-bimbo et tu vas choper une gastro si tu prends trop d’aspirine.

Exemple concret 1 : le mec du sport


J’me la pète parce que j’ai presque fait du sport à l’Aquaboulevard samedi dernier, et j’ai attrapé la crève, au passage.

Mais, après les toboggans, le hammam et les frites, on a chopé un cours d’aquagym à peine entamé.

Je vous passerai les détails brumeux de notre inadaptation au sport dans un milieu mouillé, voir super mouillé, et au fait que CERTAINES PERSONNES ne peuvent pas beaucoup plier les jambes pour faire les exercices, sous peine de boire la tasse.

Passons.

Le prof d’Aquagym, c’est pas notre genre de type, à ma copine Hillary et moi. Pas nos critères : il était blond, musclé « sec », peau claiiiire et voix non-ovarienne.

Et bien pourtant, nous l’avons trouvé sexy.

Oui.

Motif : il était dans son milieu naturel.

Tu prends le même golio, tu le fous dans un bar de la place Monge, tu lui demanderais à peine où sont les waters.

Car c’est là que vient la science du jour, les potes : le milieu naturel…

Exemple concret 2 : le guide


On sait que tu ne pars jamais en vacances avec les autres plébiens, que tu potasses le Lonely Planet pendant 2h en salle d’embarquement et que ça te suffit largement pour te sentir tel un fayot dans le cassoulet pendant tout ton séjour.

On sait aussi que dans la vraie vie, celle que tu as vraiment, et pas celle que tu racontes au copains et aux interbloggeurs, tu aimes bien qu’on te prenne la main pour te montrer les coins et recoins d’un lieu étranger.

Et là, tu croises le chemin du guide, le mec épatant qui connaît tout sur l’histoire de la Haute Egypte, la Basse Egypte, la Middle Egypte et même qui sait lire les hiéroglyphes.

Tu es épatée, l’intelligence et la peau mate du monsieur te semblent irrésistibles, tu es conquise. Quand bien même tu n’es pas aficionada du look babouches et djellabah.

Oui.

Motif : il était dans son milieu naturel.

Tu prends le même zigue, tu lui mets un jean et des Converse sur le boulevard du Montparnasse, tu décrocherais pas ton regard de la vitrine Mango.

Tu commences à comprendre ?

Exemple concret 3 : le bureau


Beaucoup d’histoires sentimentales naissent sur le lieu de travail, dit la doxa. Normal, répond le maître, c’est là où qu’on passe plein de temps de vie. (le maître parle un peu comme un pochtron, oui, mais il fallait payer le tarif supérieur pour avoir droit à Pierre Bellemare)

Le maître argue aussi que dans ce vase clos, les visages se croisent et se recroisent, et le temps imparti étant long, le moins moche du département devient rapidement le plus envisageable des mâles connus.

Le costume, le succès professionnel, la reconnaissance de la hiérarchie… détails impressionnants et stimulants pour nous, femelles en mal de procréer avec un mâle puissant et défenseur de sa tribu.

Le maître s’est resservi une petite vodka.

Lorsque le chassé croisé se met en place, l’excitation mêlée à l’interdit « no zob in job » (Corneille, Le Cid) est vécue comme un stimulant journalier pour affronter une journée passée ailleurs qu’au fond de son lit (ou au Point Soleil).

Tu es séduite, tu es emballée et la cravate à rayures blanches et bleues te semble so sexy depuis.

Oui.

Motif : il était dans son milieu naturel.

Tu prends le même bougre, tu le mets en short de bain à Copacabana, tu ne bâtirais pas de châteaux de sable tout autour de sa serviette pour attirer son attention.

Ça percute ?

Crac boum wiizzz ?

Le message d’espoir pour l’homme désemparé, s’il en est un, est que si rien mais alors RIEN ne marche pour pécho, c’est qu’il n’a pas encore trouvé son milieu naturel.

Il faut toutefois tristement avouer que le milieu naturel le plus adapté de certaines personnes reste l’obscurité.

Dans ce cas, A-DA-PTEZ-VOUS.

et pis c’est tout.

Femmes, lectrices, ne dites jamais jamais et ouvrez les yeux. Soyez conscientes que le mâle ne peut pas faire bonne figure dans tous les lieux où vous l’emporterez, l’important étant qu’il reste séduisant le visage entouré de vos jambes.

Sur ce, le maître m’attend à coté du bar et a m’a déjà servi un Gin Tonic,

alors à plus les anthropoïdes !

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