Du doute raisonnable au complotisme : la limite ?

Depuis que j’ai décidé de créer un blog “engagé”, je me pose des questions sur l’engagement et le militantisme et notamment à quel moment on bascule dans la manipulation. L’an dernier, un sondage avait fait peur : 79% des Français croient au moins à une théorie du complot. By jove, serions-nous déjà en pleine idiocratie ? Pas si sûr : au vu de ce que l’on nomme théorie du complot, j’aurais pu faire partie des afficionados du complotisme, juste parce que je ne fais pas confiance aux médias… MAIS !

Confiance dans les médias

Alors entendons nous bien : quand je dis que je ne fais pas confiance dans les médias, je ne suis pas forcément dans le délire de “gna gna gna, tous des moutons”, je préconise juste de prendre un peu de recul par rapport à ce qu’on lit/regarde et ne pas se laisser avoir par des choix éditoriaux un peu curieux. Il y a un cas par exemple qui me fait toujours un peu froncer les sourcils : Jean-Luc Mélenchon. Alors je ne suis pas là pour le défendre, je m’en fous de Méluche. Vous ne l’aimez pas ? Et bah ok, j’ai rien à dire là-dessus. Cependant, il y a quand même quelques cas qui m’interpellent un peu : la fascination de la France pour le Venezuela depuis que Patrick Cohen a trouvé dans le programme de l’Avenir en commun une proposition de rejoindre l’alliance bolivarienne parce que la France a sa frontière commune la plus longue avec le Brésil (oui, c’est là qu’on mesure toute notre façon de pensée très métropolitaine, hein…). Alors il est tout à fait légitime de se pencher sur le cas du Venezuela, pas de soucis… mais quid de l’Egypte* dont on a reçu en grande pompe le dirigeant ? Quid du Togo, de l’Arabie Saoudite, l’Azerbaïdjan… Pourquoi on n’en parle pas ? Je vais un peu étudier le sujet, y aurait de quoi publier des dizaines de mémoires de science politique (vraiment, je dois me dégager du temps pour faire des analyses de presse parce que je kiffe vraiment ça). Idem sur les comptes de campagne. Je veux bien croire que les comptes de campagne de Mélenchon ne soient pas carrés mais il me semble que ce n’est pas le seul… Et sinon, on en est où niveau Marine Le Pen ? Ne vous inquiétez pas, on reparlera d’elle quand il faudra faire un front républicain… En attendant, on évite d’en parler, faudrait pas la décrédibiliser de trop avant la prochaine élection, hein… Je ne dis donc pas qu’il faut se méfier des médias par rapport à d’éventuelles fake news (je hais ce terme, c’est le pseudo argument ultime des gros cons, je trouve) même si ça dépend de qui on parle, je dis juste de faire un peu attention à la ligne éditoriale et à la narration d’un fait. Par contre, je ne pense pas qu’ils nous cachent des histoires d’extraterrestres, que la Terre est plate  ou je ne sais quoi. J’applique le doute raisonnable.

Complotisme : terre plate

L’autre jour, je regardais des vidéos de Defakator que j’aime bien parce qu’on est dans un débunkage par la preuve. Bon, il n’a rien débunké de ce que je crois (du moins dans les vidéos que j’ai vues au moment où j’écris cet article) mais je me pose la question : à quel moment on peut basculer ? De façon générale, j’aime bien les théories du complot, j’ai grandi avec X files quand même mais je n’y crois pas. Je me souviens d’avoir acheté un magazine du paranormal ou je ne sais plus quoi qui titrait un jour “sommes-nous vraiment allés sur la Lune”. Alors je suis un peu confuse car je suis persuadée d’avoir lu ça au lycée, avant le fameux documenteur d’Arte mais il n’était pas question de Kubrick et je suppose que c’était une théorie déjà en vogue aux Etats-Unis. Je lisais ça et j’étais en mode “mais c’est complètement con”. Et 20 ans plus tard, je persiste et signe. Prenez un secret quel qu’il soit que l’on vous a confié. Un secret qui a été formulé, donc. Combien de fois avez-vous entendu ce secret précédé par un “tu le dis pas mais…”. La plupart des complots supposés supposent des centaines de personnes au courant A MINIMA. Ca ne peut pas rester un secret. Le pire, c’est que quand on livre un complot sur un plateau (les écoutes à grande échelle de la population américaine révélées par Edward Snowden), non, ça, on s’en fout. On préfère les histoires de faux alunissages, de vaccins qui tuent et… de Terre plate. Celui-là me donne envie de donner des gifles avec élan. Vous êtes cons à quel niveau les platistes ? Je veux dire sur l’histoire de la Lune, je peux comprendre qu’on puisse imaginer une histoire de faux alunissage dans un contexte de guerre froide mais la Terre plate, pourquoi on vous mentirait là-dessus ?

Le grand secret de Barjavel

Bref, le complotisme me fait souvent lever les yeux au ciel, surtout quand il s’agit d’histoires où on empoisonne son propre peuple pour un projet de décroissance de population, je sais pas quoi… Alors bon, je veux bien que les 7,5 milliards d’individus donnent des vapeurs à certains mais… je suis pas un vilain de roman d’anticipation mais si je devais tailler dans le gros, j’irais plutôt m’attaquer à des pays loin, des fois que… Genre les chemtrails “ah ben y a trop de monde dans ce pays Bobby !””Tu as raison Ted, on va balancer des gaz toxiques dans l’atmosphère avec les avions de ligne” “Ahahah” “Ohohoh” “Héhé… et mais attends, on le respire, cet air, aussi !”. Et puis depuis le temps que les chemtrails nous bombardent la gueule de je sais pas quoi, d’où on n’est pas morts ? Bref, je ne suis pas bienveillante avec ce genre de discours MAIS je me pose la question : mon propre système de croyance ne me pousse-t-il pas à tomber dans certains travers aussi ? Déjà, je n’ai pas non plus 100% confiance en ces êtres qui nous gouvernent, on a quand même notre joli lot de scandales sanitaires démontrant que parfois, on joue effectivement avec notre santé pour de mauvaises raisons. Je sais que ces scandales ne naissent pas de mauvaises intentions à la base mais de mauvaises prises de décision, surtout quand y a un bon gros paquet de money dans l’équation. Qu’il y a des doutes raisonnables qui devraient être pris dans un principe de précaution et non dans celui du croisage de doigts en mode “oui bon y a un petit risque mais la probabilité est plutôt de notre côté.” La prudence ne devrait pas être sacrifiée sur l’autel du profit. Mais du coup nos amis complotistes nous compliquent la tâche quand on essaie d’appeler les gens à se faire leur propre avis. Je suis en général mesurée dans mes propos, ça fait un an que j’évite d’écrire “bordel, c’est le retour des années 30, les générations futures nous jugeront durement (enfin, avec l’actuelle extinction massive d’espèces, pas dit qu’elles vivent, ces générations futures. Et non, ça, c’est pas un complot par exemple), ils se demanderont comment on a pu laisser faire, comme nous quand on était au collège, qu’on étudiait la montée des fascismes en Europe”. Je le pense TRES fort et votre barrage républicain à la con, j’ai envie de l’insulter tous les jours (oui, je n’ai pas voté au 2nd tour parce que je percevais très bien l’arnaque) mais je ne le dis pas à chaque actualité qui me fait penser ça parce que… beaucoup de gens sont dans le déni.

Macron et de Villiers : à droite toute

Mais j’en reste à me demander à quel moment je suis dans le doute raisonnable et à quel moment je bascule dans un espèce de complotisme. On aime fantasmer sur les cabinets noirs, les hommes à la cigarette, ceux qui tirent les ficelles dans l’ombre. Si je ne crois pas aux Illuminatis et leurs amis, je suis bien persuadée que nos gouvernants ont parfois des intérêts qui nous échappent, des tapes dans la main pour sceller des accords indignes. L’actualité nous le rappelle régulièrement, la destinée commune est souvent malmenée par les intérêts particuliers. Je ne crois pas aux complots, aux grands secrets, aux organisations occultes qui mènent le monde… essentiellement parce que je ne crois pas tellement au concept de secret en lui-même. Les seuls secrets qui résistent au temps sont ceux qui ne laissent aucune trace et que l’on a partagé avec personne. Des fois, je suis peut-être un peu trop prompte à croire des histoires qui mettent à mal ce système qui me débecte. Mais finalement, pourquoi se déchirer sur qui a tort ou qui a raison ? En cas de doute raisonnable, laissons faire l’Histoire. Ca prendra parfois du temps mais la lumière finira toujours par être faite.

* J’ai écrit cet article y a une dizaine de jours donc cette histoire sur l’Egypte et l’implication de la France sur la répression du peuple égyptien n’était pas encore sortie

Rendez-vous sur Hellocoton !

Et là, on a atteint le point François-Ferdinand ?

L’actualité glace le sang. Tous les jours, des citoyens qui ne demandaient qu’à vivre tranquillement leur vie meurent sous les bombes. Celles de sectes fanatiques (oui, j’appelle ça des sectes, moi), celles de dictateurs narcissiques. Pendant ce temps, nos gouvernants échangent, vitupèrent, essaient de se refiler le bébé, hésitent à intervenir ou pas, oui, non, ça va dépendre de qui fait quoi, on parle de guerre. Guerre contre quoi, contre quoi ? Guerre contre le terrorisme ou Troisième guerre mondiale ? Les tensions s’exacerbent, on a l’impression que la chute des dominos est lancé jusqu’à ce que… jusqu’à ce que quoi ?

giphy (7)

Quand vous étiez de jeunes collégiens ignorants de la vie, vous avez appris que l’assassinat de l’Archiduc François-Ferdinand à Sarajevo avait provoqué la Première Guerre Mondiale. Alors oui mais c’est un peu plus compliqué que ça. Reprenons les faits. Oui, sur ce blog, on révise son Histoire, voilà. Bon, par contre, ça va pas trop rentrer dans les détails non plus.

education.les-cours-dhistoire-geo-alleges-au-risque-de-saupoudrer

C’est le 28 juin 1914 que l’Archiduc d’Autriche François-Ferdinand, héritier de l’empire Austro-Hongrois et son épouse Sophie sont assassinés par le serbe Gavrilo Princip à Sarajevo. L’Empire austro-hongrois est fort mécontent et accuse le Royaume de Serbie d’être responsable… et effectivement, Belgrade est animée par de nombreuses manifestations de joie d’autant que l’attentat est formenté par Jeune Bosnie car à ce moment là de l’histoire, la Serbie est annexée depuis 6 ans à l’Autriche-Hongrie. D’ailleurs, un premier attentat a échoué le matin même, un des membres de la Main Noire a jeté une bombe sur le capot de la voiture de l’archiduc mais celle-ci a rebondi sur le capot pour exploser sur la voiture derrière. Ironie de l’histoire : c’est en se rendant à l’hôpital visiter le blessé que le chauffeur se trompe de route et doit s’arrêter pour retourner sur la bonne route… manoeuvre exécutée sous le nez de Princip qui saute donc sur l’occasion.

sarajevo1

L’Autriche-Hongrie ne peut pas laisser le crime impuni (même si ça les motive pas des masses de se lancer là dedans non plus) donc au bout de 4 semaine, Vienne envoie un ultimatum à Belgrade qui accepte l’ensemble des points sauf un : autoriser les policiers autrichiens à agir sur le territoire serbe. Le 28 juillet, l’Autriche-Hongrie déclare donc la guerre à la Serbie. Pendant ce temps, les puissances européennes essaient de jouer les médiateurs pour en arriver là mais ça échoue. La guerre est déclarée, le Reich suit la Autriche-Hongrie, la Grande Bretagne et la Russie sont du côté serbe. L’Allemagne demande à la France de ne pas soutenir la Russie mais celle-ci répond en décrétant la mobilisation générale. Suite à un nouvel ultimatum à nouveau rejeté, l’Allemagne déclare donc la guerre à la France et à la Belgique (qui avait également reçu un ultimatum pour laisser passer les troupes allemandes). Or, la Grande Bretagne étant garante de la neutralité belge, elle entre à son tour en guerre. L’Empire Ottoman entrera plus tard en guerre après un traité signé avec l’Allemagne et le Japon déclare à son tour la guerre à l’Allemagne.  Et voilà comment un attentat qui a finalement plus réussi par le fait du hasard a fait tomber le premier domino et tout entraîné.

giphy (8)

Aujourd’hui, je guette. Je ne suis pas vraiment du genre à crier à la guerre tout le temps, on a tellement annoncé la 3e Guerre Mondiale qu’on finit par ne plus y faire attention (on pourrait débattre de si la guerre froide était la 3e Guerre Mondiale mais pour simplifier, on va continuer à dire 3). Peut-être qu’on exagère le déséquilibrage des forces, les tensions. Qu’après tout, on ne peut pas déclarer la guerre à des groupuscules terroristes alors du coup, on risque rien de ce côté là. C’est vrai mais quand tu vois les petites tensions diplomatiques du genre un avion russe abattu par la Turquie, tu finis par te poser la question : est-ce que finalement, on y est pas ?

XT0014-3

Cet article n’a pas du tout vocation à répondre, il reste toujours difficile de connaître les tenants et aboutissants des faits et de leur succession. Quand on apprend l’histoire, il nous apparaît évident que l’assassinat de François-Ferdinand précipite tout… alors qu’à l’époque, ce n’était pas si évident que ça. En premier lieu parce que le ballet diplomatique faisait tout pour empêcher cette escalade. Et c’est là que je veux en venir : les Cassandre nous crient à la guerre depuis des années et des années (remember 2001) et finalement, les tensions continuent d’augmenter mais personne ne dégaine… Enfin de façon globale, je suis pas sûre que l’Irak, la Syrie ou l’Afghanistan aient noté que “personne n’avait dégainé”. Mais reste la question : est-ce qu’une fois de plus, on nous brandit l’épouvantail de la guerre pour rien ou si le point François-Ferdinand arrive en courant… ou s’il est déjà arrivé. Est-ce que dans 50 ans, nos (enfin, vos) petits enfants apprendront l’histoire avec un fait qui était le début de la fin de la paix ?

Troisième guerre mondiale

Il ne reste qu’à espérer que tous les partis en présence arrivent à garder leur sang froid… Et je sais pas vous mais en ce moment, j’ai pas trop confiance là-dessus…

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

Ce chat qui ne m’aimait pas

Ce chat là :

"Je vais te tuer"

« Je vais te tuer »

A priori, un chat qui ne m’aime pas, ce n’est pas bien dramatique surtout que j’ai d’ordinaire la côte avec les félidés. Par exemple, chez mes parents, il m’est impossible de dormir sans qu’un, deux voire trois chats viennent squatter mon lit (celle de ma mère, celle de ma soeur qui vit désormais dans le sud et la mienne quand je la redescends bien que cette dernière ne soit pas toujours très partageuse). Selon ma théorie toute personnelle, c’est parce que je dégage beaucoup de chaleur en dormant donc je suis un peu la bouillotte humaine des chats.

DSC00197

Mais revenons en à celle qui ne m’aime pas : Evanya. Le problème avec Evanya, c’est que c’est la chatte de Victor, le garçon avec qui je vais m’installer dans quelques temps. Et elle ne m’aime pas beaucoup. J’exagère ? Reprenons les faits.

chat-rouge

Janvier 2014, un froid matin d’hiver. Je me lève et me glisse mollement dans cette salle de bain qui n’est pas mienne, celle de mon amant du moment, Victor. Eau chaude, savonnage, séchage, je quitte la salle de bain emballée dans ma serviette et me glisse dans la chambre pour m’habiller. Oh pouah, ça pue la pisse de chat. Peu réveillée, je saisis mon pantalon et… alors de 1, il pue et de 2… y a une grosse tache qui n’y était pas la veille… J’approche mon nez et… Ah oui, je confirme : le chat a pissé sur mon pantalon. Alors le drame est le suivant : j’ai pas de pantalon de rechange et Victor est très fin (alors que moi, pas vraiment). Par miracle, je rentre dans son jean (et j’avoue que ça me faisait un super cul), la situation TRES gênante n’est donc plus que gênante. Cette histoire entrera désormais dans la légende et l’explication officielle de Victor restera “tu lui as fermé la porte de la salle de bain au nez, elle s’est vengée”. Oui mais c’est à dire que j’allais pas laisser la porte grande ouverte, sachant que Victor vit en coloc… Pourtant, lors de ma première venue dans cet appart, elle avait été très gentille avec moi… Sans doute parce que son maître venait de me mettre un stop dans la face, qui sait…

Je te vois même pas

Je te vois même pas

Depuis, on navigue entre guerre froide et entente cordiale. Elle vient me coller la nuit parce que toujours cette théorie de la chaleur mais à la différence de Kenya qui dort aussi avec nous, elle, elle dort entre nous…Ce que nous interprétons par “NON, ne faites pas de bébés”. Faudrait peut-être que j’essaie de lui expliquer le concept de stérilet… Bref, en 2 ans dont un an de réelle relation, elle est venue une fois, UNE SEULE FOIS sur mes genoux pour un câlin. Alors que dans le même temps, Kenya passe de l’un à l’autre selon qui l’appelle. D’ailleurs, un soir, j’avais décidé de la rendre folle : moi sur le lit, Victor sur le canapé, on l’appelait à tour de rôle pour faire des câlins, elle en pouvait plus…

<3

<3

Bref deux chats, deux styles. Vous allez me dire que c’est pas bien grave que ce chat ne m’aime pas, qu’elle me regarde toujours comme si elle allait me trancher la carotide, qu’elle me tire occasionnellement les cheveux (je vous jure qu’elle fait ça), qu’elle piaule dès que j’embrasse son maître et vient même faire un tour sur le lit en miaulant très fort pendant que nous sommes en train de faire l’amuuuur. Bon, c’est peut-être une compétition vocale, elle est super douée en miaulage fort… Le souci, c’est qu’il serait temps qu’elle m’accepte vu que je vais bientôt faire partie intégrante de sa vie, moi et ma Kenya, donc. On a tenté la cohabitation cet été et force est de constater qu’elle a beaucoup mieux accepté mon chat que moi…

Tu sens qu'il y a un chat plus serein que l'autre, quand même

Tu sens qu’il y a un chat plus serein que l’autre, quand même

Il y a quelques temps, avant de me remettre avec Victor, je me disais qu’en vieillissant, je multipliais les chances de tomber sur un mec avec enfant et de me retrouver dans le rôle peu enviable de belle-mère… Finalement, j’avais pas si tort.

Il est à moi...

Il est à moi…

Ca se finit à quel âge la crise d’ado chez les chats ?

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

J’ai vu la guerre

(Article débuté y a 15 jours après le crash du boeing de la Malaysia, shooté par un missile)

Pendant longtemps, j’ai aimé raconter cette histoire : à chaque début de siècle, dans les années 10-15, on a eu droit à de sales guerres ou de grands bouleversements historiques.* J’aimais faire frémir les gens en expliquant qu’il allait se passer des choses terribles, bientôt, parce que l’histoire se répète… Sauf que quand on lit les journaux, on finit par se demander si ma blagounette n’a pas un fond de vérité.

image-de-guerre
Souvenez-vous quand vous étiez au collège et qu’on vous racontait l’assassinat de l’Archiduc François-Ferdinand qui entraîna la guerre, le premier domino qui enclencha le jeu des alliances enclenchant la guerre. Et ça nous paraissait couler de source, une machine à rouages bien huilée, il suffisait de tourner la manivelle pour obtenir le mouvement.
rouages
Sauf que c’est toujours plus facile de comprendre l’histoire quand elle est finie. Mais oui mais évidemment que la 1ère Guerre était inévitable, tout comme la 2e, l’enchaînement des faits est limpide. Et là, on y est : un missile tiré par on ne sait qui (j’ai lu des théories parlant d’avions de chasse ukrainiens mais j’ai aussi lu des théories sur le premier avion Malaysia Airlines descendu car il fonçait droit vers une base militaire située vers quelques milliers de km du lieu supposé du crash mais ce doit être un détail. J’ai aussi lu une histoire de force mystérieuse…Bref) sur une frontière où la lutte fait rage. Russie vs Ukraine, la Malaisie, les Pays Bas au milieu. Le Lusitania, version XXIe siècle. Tout ça pue.
lusitania-poster
Et pourtant, sommes-nous au bord de la 4e ou 5e guerre Mondiale (les intitulés de guerre mondiale peuvent être accolés à la guerre froide puis à la « guerre des civilisation » ou « guerre contre le terrorisme », je n’entrerai pas dans le débat, tel n’est pas le sujet) ? On y pense forcément, des articles sur le sujet commencent à fleurir et à bien y penser, c’est vrai qu’on entend presque le premier domino tomber, tout ça paraît si évident. Sauf qu’à l’époque, les politiques de l’époque n’avaient pas vu venir le drame et on ne peut pas dire qu’avant le crash, on s’attendait à une telle hécatombe de civils n’ayant rien à voir avec l’histoire. Alors oui, on pourrait débattre du survol de la zone mais pour une guerre qui ressemblait plus à une guérilla jusque là, on ne pouvait pas forcément s’attendre à ce qu’un avion de ligne soit abattu. Même s’il y a eu des cas par le passé.
Malaysia-Airlines-crash-ukraine
La guerre demain ? Dans les 3000 embryons de romans que j’ai débuté, j’ai inventé des tas de débuts de guerres mondiales. Souvent basé sur un conflit qui dégénère ou la lutte contre un dirigeant despotique peu éclairé. Peu importe l’histoire racontée finalement, il y a toujours une idée d’escalade et de chute de dominos déclenchée par un événement premier. Comme l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand, finalement. De là à penser que la paix est un équilibre instable… A dire vrai, faut bien être européenne pour s’imaginer en temps de paix. Mais quand nous étions au collège, au lycée, que nous étudions la guerre, ça paraissait toujours lointain : loin dans le temps ou dans des pays très éloignés. Quand la guerre a frappé au coeur de l’Europe**, déjà, ça sentait bizarre, un drôle de goût de métal dans la bouche. Aujourd’hui encore, ça tonne à nos portes.
vukovar 1991
Est-on à l’aube d’un nouveau conflit majeur ? Les générations futures étudieront-elles l’année 2014 comme le début évident d’un nouveau conflit majeur qui changera à jamais le visage de l’Occident ?

Qui sait ?

—————
*1914 : Première Guerre Mondiale
1815 : Les 100 jours de Napoléon avec la fameuse défaite de Waterloo
1715 : Mort de Louis XIV et début de la Régence
1610 : Assassinat d’Henri IV par Ravaillac
1515 : Marignan
1415 : Hazincourt mais bon, là, c’est la guerre de 100 ans donc c’était facile de trouver.
** La guerre en ex Yougoslavie

Rendez-vous sur Hellocoton !

Les dictatures digitales

J’ai une certaine fascination pour les systèmes. Politiques ou d’information. Je suis fascinée tant par les utopies que par les dictatures et ce parce que j’adore les jeux de pouvoir, libertés et responsabilités et des citoyens… Je vais vous préparer un article sur le sujet, tiens. Parce qu’aujourd’hui, je veux vous parler des dictatures du web.

cispa

Travaillant dans le digital, je me frotte régulièrement aux big consortiums qui s’affrontent sur la scène web : Apple vs windows, Facebook vs Google, une magistrale guerre froide avec quelques crises dont l’internaute est un pion souvent peu averti. Bien entendu, personne ne nous oblige à participer au grand jeu mais aujourd’hui, si on peut ne pas s’inscrire sur Facebook et effectuer ses recherches sur Yahoo!, il devient compliqué de vivre hors de la bulle Internet, du moins pour notre génération. Les enjeux sont colossaux et ce qui est formidable, c’est que les limites de ce nouveau média sont bien floues. Tout est donc à peu près permis tant que personne n’a dit que ça ne l’était pas.

no-limit

Nouveau rebondissement dans la guerre des Internet : Free a annoncé qu’il allait bloquer les pubs sur les sites, hop, comme ça ! Et c’est parti pour le Ad gate, encore mieux que la crise des fusées de Cuba. D’un côté, Free qui se présente une nouvelle fois comme le chevalier blanc des internautes en leur promettant de sauver leur ordinateur de la lie capitalistes (tout en faisant marcher leur propre machine à cash, les belligérants du web aiment brandir le fanion de nos interêts tout en piquant quelques sous sur notre compte en banque mais c’est légitime hein… ). De l’autre tous les besogneux du Web qui gagnent leur croûte grâce à ladite pub online. Je ne vous cache pas que j’étais à peu près persuadée qu’il s’agissait surtout d’un coup de bluff. Mais au delà de cette polémique, y a une question qui plane, une question qui nous ramène directement à la dictature du web : peut-on censurer un contenu sur le web de façon unilatérale ?

Access-Denied

Oui, ok, on vit mieux sans la pub, détachons nous de ça. À quel moment le fait qu’un fournisseur d’accès à Internet décide que nous n’aurons plus accès à un contenu n’est-il pas complètement flippant ? On s’indigne de la censure qu’applique Google en Chine mais là, vu que c’est la pub qui est visée, tout va bien. Oui bah, tiens, c’est vrai, laissons nos FAI afficher les contenus selon leur bon vouloir. Bien sûr, Free avait prévu la possibilité de désactiver leur bloqueur de pub si vous avez vraiment envie de vous en débarrasser. Mais imaginez quel pas a été tenté : Free décidait de facto que ses abonnés n’auraient plus accès à un type de contenus, hop, comme ça… Et le gouvernement à mollement réagi « oui oh pffff, faut qu’on en parle ». Le fait que Free s’attaque à la pub rend l’histoire moins critique, personne n’aime trop les pubs, surtout ces putains de pré rolls de merde. Mais le problème est ailleurs, dommage que peu de gens semblent en avoir conscience. Tout ça parce que la première victime est la pub…

Rendez-vous sur Hellocoton !

Si tu pouvais voyager dans le temps, t’irais tuer Hitler ?

Ressort classique de romans SF, le voyage dans le temps qui sous-tend toujours la terrible question philosophique : faut-il intervenir dans l’histoire ou laisser faire les choses ? Car l’hypothèse de base est simple : un élément modifié dans le passé peut bouleverser tout l’avenir, cf Le voyageur imprudent de Barjavel qui met notamment en scène une sorte de boucle temporelle : s’il fait ça, il se déclenchera ça qui fait que dans son présent, il ne pourra pas repartir dans le passé donc s’il ne repart pas, il ne se passe plus rien donc dans le présent, il peut à nouveau repartir vers le passé pour commettre cet acte et donc ne plus le réaliser dans son présent et repartir dans le passé… Pour simplifier la donne, certains solutionnent tout par un « chaque intervention dans le passé crée une réalité alternative ». Complexe de Terminator : si Sarah et John parviennent à arrêter Skynet, John ne pourra pas envoyer son propre père dans le passé pour qu’il fertilise sa mère. J’ai revu Terminator 1 récemment, j’avoue que je me serais bien laissée planter un John dans le ventre aussi, il est canon son père.

MichaelBiehn.jpg

Hypothèse chérie des voyages dans le temps : si tu peux retourner en Allemagne dans les années 20, tu croises Hitler. Tu le tues ou pas ? Si on le tue, on sauve des millions de vie. Forcément, c’est tentant d’être le sauveur de l’humanité même si on reste dans l’anonymat car assassiner un étudiant n’a jamais fait de nous un héros, sauf à connaître l’Histoire qui n’aura du coup jamais lieu. Bon, évidemment, tuer Hitler n’empêchera pas l’affrontement Japon- Etats-Unis. Ok. Mais même en tuant Hitler, les Juifs ne sont plus victimes donc plus d’Israël et plus de guerre là-bas et un gros point de tension en moins dans les relations entre les pays Occidentaux et les pays musulmans et on peut même imaginer que du coup, y aurait pas la guerre froide, pas de guerre en Afghanistan ou de décolonisation donc peut-être pas d’Al Qaïda. Bon, faudrait que je détaille plus, tout ça n’est qu’une simplissime chute de dominos envisageable. Pourtant, je pense que si je retournais dans le passé, je  ne tuerai pas Hitler. Bon d’abord parce que je suis pas certaine d’être capable de tuer mais surtout parce que je pense que la chute de domino ne serait pas du tout celle à laquelle on pourrait s’attendre.

dominos.jpg

Imaginons que je sois moins chochotte et que je tue Hitler. Fin du nazisme qui n’a même pas existé. Bien. Mais n’oublions pas qu’Hitler a quand même pu en arriver là grâce au contexte. Tuer Hitler n’efface pas les conséquences de la Première Guerre Mondiale, le fameux Diktat du traité de Versailles. Ce n’est pas parce qu’Hitler n’existe pas que les Allemands n’ont plus de rancoeur face à la terrible humiliation qu’on leur a imposé, que la crise de 29 n’aura ensuite pas lieu : Hitler était peut-être la mèche mais le mélange explosif est toujours là et rien n’indique qu’une autre mèche ne va pas s’imposer. Sans mauvais jeu de mot capillaire. On pourrait penser à Himmler, par exemple, on l’a pas tué, lui. Alors quoi, on éradique tous les dignitaires du parti pour être sûrs ? Mouais. Le terreau est quand même particulièrement fertile à ce moment de l’histoire, Mussolini n’a pas eu besoin d’Hitler pour arriver au pouvoir. Même si le fascisme n’est pas le nazisme. De la même façon, le début du XXe siècle fait la part belle à l’antisémitisme en France.

antisemitisme.jpg

Mais ok, imaginons que couic Hitler et qu’aucune mèche ne vient le remplacer à ce moment là de l’Histoire. On peut facilement imaginer que même sans cette guerre, la science continue son chemin. Même si, allez, on peut remettre en question l’installation d’Einstein aux Etats-Unis (même si lors de l’arrivée du nazisme en Allemagne, il n’y résidait pas mais les événements l’ont encouragé à ne pas y retourner)et sa participation au projet Manhattan donc pas de bombe A. Ok. Posons cela. On peut même poser comme hypothèse que sans camp de concentration, pas de tests sur les prisonniers donc un gros recul de la connaissance scientifique par rapport à notre réalité. Sauf que même sans ça, je ne crois pas que les scientifiques se tournent les pouces dans cette réalité alternative.

recherche.jpg

Or imaginons qu’il n’y ait pas eu d’Hitler, pas de camps, pas de notion de crime contre l’humanité. Inévitablement, un jour ou l’autre, un autre homme serait parvenu à un même comportement. Les camps existaient avant (même s’ils n’étaient pas d’extermination), ils ont continué d’exister ensuite. Donc suivant mon raisonnement : science qui a progressé, tendance « naturelle » de l’Humain à enfermer les ennemis dans des camps, tentation de les éliminer, ça nous fait, ça nous fait… un massacre épouvantable. Sans parler du développement des armes massives. Pendant la guerre froide, si Etats-Unis et Russie ne se sont jamais affrontés directement, c’est parce qu’ils savaient les dégâts provoqués par les bombes A  et H. Or vu la surface des deux pays en question, une attaque engendrerait forcément réplique. Et là, prions pour notre survie mais j’ai un peu des doutes. Un peu comme dans Le diable l’emporte de Barjavel. Je sais, je
lis beaucoup trop de Barjavel.

lediablelemporte.jpg

Tout ça pour dire que je ne suis pas convaincue du bienfait pour l’humanité de tuer Hitler, si on pouvait. Je crois que les vies que l’on sauverait au moment de la 2nde guerre mondiale seraient multipliés par 2, 3, 5 ou 10 plus tard dans l’Histoire. 

post-apocalypse.jpg

Mais en fait, je trouve fascinant de se pencher sur la question. Je suis preneuse de tous les avis et de toutes les théories. C’est ça qui est magique avec une hypothèse de départ impossible (pour l’heure mais je suis plus que sceptique pour ma part) à mettre en place, c’est qu’on peut imaginer toutes les chutes de Domino possibles et imaginables. 

Rendez-vous sur Hellocoton !

Chroniques d’une râleuse

Par Ella Sykes

I) Entourage

Bien voilà, ça y est ! J’y suis ! J’ai le mal du pays. Oui ça devait bien arriver un jour où l’autre,n’est-ce pas ? À priori, je m’étais toujours dit que c’était encore un de ces maux totalement imaginaires que s’inventent les gens misérables incapables de gérer leurs émotions, à la recherched’un bouc-émissaire. Me voilà contrainte d’admettre le contraire.

En fait, il se passe tant de choses dans ma vie depuis que je suis arrivée, que je me fais l’impression d’être un second rôle dans une tragédie grecque. Je résume : au cours de ce programme universitaire dans lequel je suis inscrite, j’ai fait la connaissance de 5 filles. Je peux déclarer sans ambages que nous sommes devenues amies à force de travailler dur ensemble (suer collectivement nous a probablement rapproché ?) et plus proches encore suite aux nombreuses mines que nous nous sommes payées tous les samedis soirs dans différents bars de la ville au son des
groupes pop/rock plutôt nuls qui s’y produisaient (mais le vomi et les délires alcooliques aussi solidifient les relations entre humains ?).

Il y a donc une petite blonde aux cheveux longs cuivrés, plutôt rondelette mais terriblement sexy. On aurait envie de croquer dans sa peau tant elle est charmante. Elle s’habille toujours avec ce soupçon de classe et d’élégance empreinte d’humilité qui donne envie à celui qui la regarde, de l’embrasser fougueusement. Pourtant, elle est gênée par ses kilos supplémentaires, rêverait de maigrir pour choper tous les Jude Law de la planète, tout en n’ayant pas le courage ni la volonté nécessaires pour aller courir et acquérir le statut de sex symbol. C’est la fillette qui est
toujours de bonne humeur, toujours optimiste, toujours souriante et prompte à s’amuser. On s’imagine qu’elle est fondamentalement droite et honnête.

Puis, il y a une française amoureuse d’un québécois. Toute en finesse, elle a un sourire, une peau et une silhouette d’enfant qui ferait craquer n’importe lequel d’entre vous messieurs. Elle a acquis un accent qui se situe à mi-chemin entre l’accent québécois et français. Du coup, on aurait presque l’impression qu’elle parle comme une Belge. Dommage. Cependant, elle est brillante, douée et parfaite. Elle s’avance dans la vie avec un sérieux et une légèreté tranquilles, un respect des autres et une humilité qui frisent l’insoutenable. Elle est irréprochable.

Vient ensuite cette grande brune aux cheveux sombres magnifiques, un sourire tendre, des yeux rieurs et une silhouette sportive et énergique. Elle vit avec son petit ami et a tout de la jeune fille québécoise type, c’est-à-dire rangée à 23 ans, sûre d’elle et de ses projets futurs : un mariage, des enfants par douzaine, un bon job, et une maison dans un coin sympa histoire de pouvoir se réveiller avec le bruit des oiseaux en arrière fond et le soleil à portée de main. Elle est sans doute la personne la plus généreuse, honnête et gracieuse que j’ai eu l’occasion de rencontrer.

Il y a aussi une autre brune. Elle et moi c’est l’histoire des meilleures ennemies, un jour c’est l’amitié folle et les soirées délirantes à picoler, sortir, et rire. Et le lendemain, sans trop que l’on sache comment ni pourquoi, c’est la guerre froide. Elle me fait penser parfois à ma soeur : ombrageuse comme un cheval effrayé, peu sûr d’elle même mais en temps, qui rêve de tout exploser, de tout explorer et de tout conquérir. Elle aime les relations humaines et approche les autres avec une naïveté, une soif et un désir enviables. Elle tombe toujours sous le charme du
mauvais gars, en souffre, puis m’en veut lorsque je lui fais remarquer que les hommes sont des misérables petites choses non fiables.

Et enfin, il y a la rebelle du groupe. Elle me ressemble trop, nous réagissons de la même manière et ce, sur tous les sujets. Lorsqu’elle est triste ou en colère je sais toujours comment lui parler, car au fond, je m’adresse à elle comme si je me parlais à moi. Elle donne l’image d’une fille forte, inébranlable dans ses convictions, intouchable, insensible parfois, orgueilleuse, intransigeante alors qu’elle n’est qu’une petite fille qui a besoin d’être constamment rassurée. Elle est cependant irrésistible dans une certaine mesure. Et elle, là où elle a du bol, c’est qu’elle a trouvé le seul me sur terre capable de lui parler et de l’accepter comme il se doit. Je sais bien la plaie que ce genre de fille pourrait représenter pour un mec puisque je suis comme elle, Sauf que moi, je n’ai pas eu sa chance, et que je n’ai pour l’heure pas encore rencontré ce type extraordinaire qui aurait des couilles suffisamment monumentales pour me supporter et venir à
bout de ma mauvaise foi et de mon caractère imbuvable.

Je pourrais aussi mentionner l’existence d’un homme que j’ai l’occasion de rencontrer de temps à autre dans le cadre de mon stage. Il est professeur à l’université et je dois dire qu’il est parfaitement charmant. Mais ce qui tyrannise ma curiosité et excite mon intérêt est qu’il possède pas moins de 2 doctorats alors qu’il n’a que 31 ans. Oui, parce que ce qui me fait bander moi, ce sont les hommes brillants. Il est brun et s’habille comme les métrosexuels parisiens, chose plutôt rare dans une ville où tout le monde se contente de porter des baskets et des jeans et où sexy
pour une meuf équivaut à se ballader à moitié à poil dans un tee shirt à bretelles riquiqui et un short jean bariolé.

Tout ce joyeux petit monde anime ma petite vie depuis presqu’une année entière.

Évidemment, je passe sous silence le pote canon de mon colocataire et son sourire ravageur avec qui il pourrait bien se passer quelque chose s’il n’y avait pas cette échéance au bout du chemin. En octobre, il part 6 mois en Europe pour se retrouver seul avec lui-même comme il l’a si bien dit. Je passe encore sous silence l’affreux collègue de travail que je me tape. Oui, un gros tas de geek passionné de jeux de rôles médiévaux qui se prend pour le roi du pétrole et qui a décidé que le travail allait se partager comme lui il avait décidé. Et bien sûr, il a décidé d’en faire le moins
possible, oui parce que vous comprenez, un gros porc, ne peut pas trop faire d’efforts sinon il est épuisé le pauvre chou. Du coup, qui se tape le plus gros du boulot ? Allez quoi, un effort, merde !

Bah oui c’est moi, c’est Bibi !

Rendez-vous sur Hellocoton !