Quand la fin approche

Je le sais, elle est là, je la vois arriver. Chaque moment prévu, chaque scène imaginée est née sur papier, certaines attendant encore d’être retapées. Alors qu’au dehors défilent la Grèce puis la Croatie et les Alpes (écrire dans un avion a un côté très magique), je mets les mots sur cette scène là, celle que je n’avais pas réussi à caler juste là et après… Une dernière scène forte, quelques discussions et ce sera la fin. Et je commence à galérer.

Quand la fin approche

Je me penchais l’autre jour sur le pourquoi de l’écriture, le fait que ce que je kiffe, c’est le processus plus que le succès final et il m’arrive aujourd’hui ce qui m’arrive souvent quand j’approche de la fin d’un projet chronophage : je me disperse. Concrètement, pour l’écriture, ça donne que j’ai de plus en plus de mal à terminer mon roman de Maja et je suis en train de voir lequel attaquer ensuite (nous avons pas mal de challengers et puis, je suis résolue à réécrire Technopolis pour en faire une oeuvre plus mature, plus “j’ai 17 ans de plus que la gamine qui a pondu ça, je vais un peu lui apprendre la vie”), commencer à plus réfléchir au début de ma prochaine aventure d’écriture qu’à la fin de celle-ci.

Tableau de répartition des tâches

C’est un peu quand on arrive à la fin d’un séjour chouette, qu’on sait qu’on va bientôt reprendre l’avion ou le train et que pour se consoler, on envisage déjà le prochain voyage, histoire d’avoir une perspective. C’est tout à fait ça, moi, je crois que je ne supporte pas de ne pas avoir de verbes à conjuguer au futur, je ne suis pas trop capable de prendre des vacances de projet, en quelques sortes.

Projets professionnels

Sauf qu’à me projeter, j’oublie que j’ai pas fini mon roman de Maja. J’ai toujours eu ce travers là. Je me souviens, quand j’étais jeune et que j’écrivais tout le temps, je commençais toujours un roman avant d’avoir fini celui d’avant, c’était plus fort que moi. A noter d’ailleurs que ce roman commencé avant la fin de l’autre finissait toujours à la poubelle mais j’ai un espèce d’enthousiasme d’écriture qui fait que quand j’ai une idée, je dois l’écrire maintenant. Et comme le roman de Maja n’occupe plus tellement mes pensées, je pense forcément aux autres histoires et…

groupe qui s'ébat dans l'eau

Et j’ai récidivé, j’ai commencé à réécrire Ofelia même si je sens déjà mon envie de celui-là faiblir. Ceci étant, j’ai commencé à écrire un nouveau roman mais en vérité, je vous le dis… A l’heure où vous lisez cet article, j’ai déjà écrit le mot fin sur le roman de Maja (du moins dans sa version manuscrite). Quelques pages à retaper encore et ce sera la fin pour de vrai… Ca mérite un article à part !

 

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3%, la série dystopique made in Brésil

Malgré ma semaine de vacances en Grèce, qui recèle en son sein des merveilles architecturales des temps anciens, j’ai pas trop lâché ma passion pour les dystopies et cette semaine, tournons-nous vers le Brésil et sa série 3%, réalisée pour Netflix (du coup, doit-on encore dire “série télé” ? Parce que moi, Netflix, je le regarde que sur ordinateur. Un grand débat sémantique).

3%, la série dystopique made in Brésil

Le pitch : dans un futur peur rose, le Brésil est plongé dans la misère, seuls 3% vivent dans l’opulence quelque part en Haute Mer. L’année de leurs 20 ans, tous les Brésiliens sont invités à passer des tests, seuls 3% seront autorisés à passer du côté des Riches. Mais ce système purement méritocratique ne fait pas l’unanimité et des résistants commencent à se faire entendre et commettent des exactions sous le nom de “La Cause”. On suit donc quelques prétendants dont Michele, Fernando, Joana, Rafaele, Marco, à travers les différentes épreuves qui font appel à la logique et à la solidarité en priorité. On suit également l’histoire d’Ezequiel, supervisant les épreuves et Aline, qui surveille Ezequiel pour le conseil. Bref, on n’a beau avoir que 8 épisodes, on a notre dose d’arcs narratifs.

3%, Ezequiel face aux candidats

Donc nous avons d’un côté des intrigues de palais qui mettent en scène les vices de l’utopie de la Haute Mer et surtout de l’autre la vie des prétendants qui sont prêts à abandonner leur ancienne vie et famille pour tenter d’approcher ce pays magnifique où vivent les 3% (et dont on ne sait rien, finalement). La série nous questionne sur la méritocratie et sur les moyens à mettre en place pour réussir. Certains trichent, d’autres se montrent violents, beaucoup mentent. Chaque personnage a ses failles, son histoire, certains s’entraident, d’autres s’écrasent… Quel prix sont-ils prêts à payer pour vivre une utopie dont ils ne savent in fine rien ? En temps de Macronie et de Start-up nation, la question est fascinante.

Michele et Ezequiel dans 3%

Au-delà de l’histoire, la série, on en pense quoi ? Le scénario est plutôt bien foutu même si certains rebondissements sont visibles à des kilomètres. Les épreuves choisies sont intéressantes, les sentiments des personnages à peu près cohérents (sauf à la toute fin, notamment un, j’ai eu du mal à suivre son délire). Niveau images, par contre, c’est hyper aléatoire : il y a d’un côté des plans hyper inspirés et de l’autre des vieux plans pourris qui te perdent presque.

3% Netflix

Autre point que je trouve très positif : le métissage et l’apparition d’un personnage non valide. Alors je ne connais pas bien le Brésil (pas du tout) donc sur le métissage, c’est peut-être juste le reflet de la société, je ne m’étendrai pas trop là-dessus. Par contre, je brode quelques instants sur le personnage de Fernando qui est en fauteuil roulant, point vu comme quasi éliminatoire par les autres candidats mais c’est une particularité qui n’est pas tant mise en avant : elle sert à quelques ressorts narratifs mais Fernando n’est pas traité différemment des autres personnages et a une love affair avec l’héroïne sans que la question d’une relation valide- non valide soit posée. Ils se plaisent, ils se font plaisir, merci, au revoir. Fernando n’est jamais vu comme faible ou dépendant. Et ça, j’avoue que ça fait du bien.

3%, série Netflix, Fernando et Michele

Mais alors globalement, on regarde ou pas ? Oui parce que 8 épisodes, ça vous prend pas tant de temps que ça et que quand même, la série a quelques partis pris intéressants. J’ai plusieurs fois pensé à Trepalium, la série diffusée sur Arte avec cette même fracture sociale, mais je l’ai trouvé meilleure, essentiellement parce que dans Trepalium, j’ai trouvé les personnages agaçants… Et d’ailleurs, tiens, je vous en parle semaine prochaine (si j’oublie pas !). En attendant, j’espère que Netflix nous réserve d’autres séries « locales » de ce type, j’aime bien mater des séries un peu différentes (en espérant cependant que ce soit de meilleure qualité que Marseille).

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Le vote conservateur, le choix de la zone de confort

[Article écrit avant le 1er tour, peut-être délicieusement anachronique]
J-3 avant le premier tour (ENFIN) et ça débat sec partout où vous allez : au travail, sur les réseaux sociaux, en famille, dans l’ascenseur, dans le métro. Il y a ceux qui sont convaincus, ceux qui ne savent pas… et ceux qui flippent. Et quand j’entends celà, je me demande : le vote conservateur est-il le choix de la zone de confort ?

Sortir de sa zone de confort

Quand je traînasse sur LinkedIn, entre deux équations “que seuls 10% des gens pourront résoudre (ou n’importe quel élève de CE2)”, demande de likes pour trouver du boulot ou mantras à la con, tu vois plein d’appels à quitter sa zone de confort, tenter l’aventure pour réussir. Si j’y vois souvent du bullshit, j’y vois un parallèle intéressant avec le choix politique : aurions-nous une peur panique du changement ? Je lis des échanges à droite à gauche, notamment sur l’Union Européenne et l’euro en mode “ouais mais si on sort, ce sera l’apocalyyyyyypse, regarde le Brexit !”. Alors de 1/ sur le Brexit, faut pas oublier qu’en dehors de Londres, l’Angleterre est un pays avec une paupérisation catastrophique mais surtout de 2/ à part la mère Le Pen et Asselineau, personne ne parle de sortir de l’Euro. Et non, pas Mélenchon, désolée de vous contredire : ce n’est que son ultime recours si la renégociation des traités européens échouent. Et je suis désolée mais l’UE est un échec. Regardez la Grèce, surveillez l’Espagne et l’Italie. Si vous, ça vous gêne pas de faire crever les voisins (tout en ignorant bien leur crise des migrants au passage), ok, bien, mais ne vous faites pas avoir par les épouvantails alarmistes…

Effrayant épouvantail

Parce que je parle de l’Europe mais c’est pas le seul cas. On va pas sortir du nucléaire parce que ohlala, ça coûte cher… alors que bon, un accident, ça coûtera beaucoup plus mais ce n’est pas trop plausible. Ce n’est pas impossible, juste que la probabilité est en notre faveur. Plus personne ne veut de cette énergie, la plupart des pays glissent petit à petit vers une énergie renouvelable moins polluante mais nous, on est leaders, hého ! Oui, cool, mais être leader de quelque chose que personne ne veut plus, je vois pas super l’intérêt. Et pour rappel, on n’a qu’une seule planète…

Centrale nucléaire

Et les emplois ? L’économie ? Le tournant de la rigueur, c’était en 83… Vous trouvez qu’on va mieux, vous ? On a beau changer le nom du président et du premier ministre, on a toujours les mêmes discours nauséabonds sur les salauds de pauvres qui tuent la France, se serrer la ceinture, encore et encore, travailler plus et gagner moins parce que regarde le chômage chez les voisins. Oui, les gens vivent mal, coûtent un fric monstre à la société car leur santé est niquée mais les courbes du chômage, elles sont plus cools que les nôtres. 34 ans, 34 ans qu’on nous fait culpabiliser alors que pendant ce temps, un de nos chers candidats a détourné un million sur les deniers publics (ça en fait des mecs au RSA qui fraudent pour arriver à une telle somme) et que dire des salaires de nos députés et sénateurs, des caisses noires, des détournements et petit arrangements… mais ce sont les pauvres le problème, c’est nous qui ne voulons pas nous serrer la ceinture d’un cran de plus, nous qui ne voulons pas accepter de gagner moins tout en bossant plus. Je ne suis pas allergique à l’effort mais à un moment, faut que je sois convaincue que ça paye.

Des efforts pour l'austérité

Je suis une solidaire. Je ne suis pas de gauche, je ne suis pas socialiste, communiste, trotskyste ou ce que vous voulez, je suis juste solidaire. Je sais que par ma naissance, je suis privilégiée : oui, je suis une femme MAIS je suis blanche, issue d’une classe riche donc j’ai pu choisir mes études et si j’ai bossé pendant mes études, c’était de l’argent de poche. Je fais aujourd’hui de la classe aisée parce que j’ai un boulot qui paye pas si mal parce que j’ai un master 2 que j’ai pu avoir car mes parents ont tout payé. Je suis blanche donc je n’ai jamais eu de soucis à l’embauche (je fais jeune, on ne se pose jamais la question de ma reproduction). Donc je trouve normal de repartager ma part du gâteau parce qu’elle est très grosse alors que mon voisin n’a eu que des miettes. Donc en tant que solidaire, je ne suis pas dérangée par les impôts si l’argent va bien dans un système solidaire. Surtout que bon, aujourd’hui, je suis du côté de ceux qui donnent mais peut-être qu’un jour, je serai du côté de ceux qui reçoivent. J’ai eu la jambe cassée, la solidarité m’a payé mes frais médicaux, mon séjour à l’hôpital… Bon, au pire, j’aurais pu payer, mes parents auraient pu m’aider mais ce n’est pas le cas de tout le monde. Je n’ai pas peur de perdre parce que finalement, je serai toujours dans celles qui s’en sortent parce que j’aurai toujours un emploi et un revenu. Vivre un tout petit peu moins bien (aka faire un peu moins appel au jap’ quand on a la flemme de manger, prendre les transports au lieu d’un Uber et voyager un peu plus à la roots) si ça peut permettre que mon voisin vive juste décemment, comment on peut refuser ce contrat, sérieusement ?

Solidarité

Mais les conservateurs le savent : on a peur. La bête immonde est à nos portes, chaque parti prendra soin de mettre un de ces adversaires à la place de cette bête. Pourtant, a-t-on réellement quelque chose de grave à perdre ? Peut-on se dire que continuer dans ce modèle qui cumule les échecs, c’est plus sécure ? Parce que quand on voit ce qu’on nous proposait comme changement en 2012, finalement, on n’aime pas risquer, on préfère rester dans sa zone de confort et s’indigner devant ses hippies qui manifestent pour un autre monde en se disant que, oui, quand même, si la police les a frappé/gazé, c’est sans doute qu’ils l’avaient bien cherché.

Vote conservateurvote

Pourtant, pardon mais quand on voit ce qu’on a, comment peut-on avoir peur de changer la donne ?

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Finir un livre

Au début, c’est grisant, voir le marque-page posé toujours plus loin entre les pages, voir le ratio pages lues/pages à lire s’inverser, doucement. Puis on voit le bout du chemin, les feuillets restants prennent de moins en moins de place entre nos doigts. Embarqués dans le sprint final pour la résolution de l’histoire, la chute, on ne veut plus le lâcher. Puis ne reste que quelques mots, histoire de terminer l’histoire, avec brio ou non. Finir un livre, c’est dire au revoir à des personnages, un adieu ou un à bientôt, s’il existe des suites. Qu’on ait aimé ou non, finir un livre, ce n’est jamais anodin.

Finir un livre

J’ai toujours un ou deux livres d’avance. Depuis que je dévore les bouquins, j’angoisse à l’idée de tomber en panne. Cette angoisse avait surtout lieu dans les transports : il me reste une vingtaine de pages, j’ai 30 mn de trajet, ça va pas suffire mais mon prochain livre est gros. Depuis, j’ai une liseuse et à part quelques pannes de batterie impromptues, je n’ai plus jamais eu de soucis de “oh non, je viens de finir mon livre et je  n’ai rien d’autre sous la main, me voici condamnée à contempler le dessin de la ligne de métro en attendant d’arriver à ma station”. Et j’ai un planning lecture très précis ! En ce moment, ça donne :

  • un roman de la saga l’épée de vérité de Terry Goodkin (j’en parlerai quand j’aurai fini, j’en suis à 3 lus sur 11… Bon, j’en parlerai si ce blog existe encore à ce moment là)
  • un Philip K. Dick (je viens de finir le génial “Le maître du Haut château”, je vais pouvoir mater la série maintenant)
  • un classique (là, j’en suis à “Un amour de Swann”, j’ai découvert avec surprise qu’à l’époque de Marcel Proust, on disait déjà d’une soirée réussie que c’était une “tuerie” et une jeune fille se déclare “refaite” à un moment aussi).
  • un polar (“Hostiles” de Frank Thilliez… pas commencé)
  • un bouquin de développement personnel (je sais pas lequel encore, j’en ai plein sur mon pc)

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Etc. Evidemment, je peux déroger à mes règles quand j’acquiers un roman que j’attends avec impatience genre un nouvel opus des aventures de Teodor Szacki (je vous en avais parlé sur Les impliqués, j’ai lu Un fond de vérité cet été, je vais vous en parler, je le note sur mon carnet imaginaire) ou le tome 7 de Game of Thrones, s’il sort un jour (en anglais, oui, je vais pas attendre la version française).

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Mais pourquoi un programme aussi drastique ? Parce que finir un livre, c’est comme une petite mort. Pas la mienne (et je ne parle pas d’orgasme) mais celle des personnages du livre. Certains auront la chance de poursuivre leurs aventures dans une saga mais pour la majorité, le point final mettra fin à leur existence. Et vu mon rythme de lecture actuel (surtout pour les livres papier dont je lis 20 pages max par jour), je passe un peu de temps avec eux, je m’attache, je les aime bien, en général. Une fois le point final tombé, c’est fini, ils sortent de notre vie. Y a bien la relecture mais ce n’est pas pareil, ça a un petit goût de réchauffé… et de façon générale, je ne relis jamais un livre, il y en a trop à lire. Et là, pas de Facebook pour prolonger artificiellement le lien, l’adieu est définitif.

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La fin, c’est aussi renoncer à ce moment si agréable de lecture, ces mots si admirablement mariés les uns aux autres. C’est mettre fin à un voyage et vous savez que j’adore quand un roman m’amène ailleurs : en Ukraine, en Suède, en Grèce ou à Barcelone ou même à Giverny. C’est cesser d’apprendre éventuellement des tas de choses sur les us et coutumes de ces pays, d’un roman qui nous apprend des tas de choses et nous enrichit.

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Mais surtout, la fin d’un livre est le point d’orgue dans notre relation, ce qui peut la faire finir dans un feu d’artifice qui va m’empêcher pendant quelques jours d’enchaîner avec un autre livre… ou un vilain pétard mouillé. Car oui, si la fin a pu me faire aimer un roman que je trouvais passable jusque là (ex : L’invitée de Simone de Beauvoir mais que j’ai peut-être lu un peu jeune), d’autres vont me proposer un final tellement moyen que je vais ranger le livre dans un rayon de ma bibliothèque et l’y oublier à jamais. Pas plus tard que mercredi soir, j’ai terminé un roman qui avait le défaut majeur de ne jamais en finir, tel un amant poussif qui ne parvient pas à jouir alors que toi, tu commences à avoir mal tellement ça dure. Une avalanche de rebondissements dont on se fout assez, comme si l’auteur (ou l’autrice, je suis pas sûre) avait prévu foule d’explications aux mobiles des tueurs mais n’ayant pas eu le temps de les balancer pendant le roman, il te mettait tout ça à la fin et démerde toi.

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Alors désormais, pour ne plus regretter la fin d’un roman, j’ai ma stratégie : d’abord toujours prévoir le prochain livre à venir occuper ma table de chevet (en l’occurrence La fille du train de Paula Hawkins, des fois que j’aimerais bien histoire d’aller voir le film ensuite parce que j’aime bien Emily Blunt) et lire deux livres en même temps : un sur ma tablette et un papier. Le seul drame potentiel désormais : finir mes deux livres le même jour…

 

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Kotor, station balnéaire du Monténégro

Quand j’ai organisé notre road trip en Europe de l’Est, j’ai voulu voir un max de choses mais aussi nous prévoir un peu de repos car ce sont nos seules vacances de l’été et va falloir recharger les batteries. Ayant entendu parler du Monténégro et de ses splendides paysages, je tape “station balnéaire Monténégro” et le gagnant est : Kotor. Embarquons donc maillots de bain et crème solaire, ça va glander sur la plage.

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Sauf que pas du tout, en fait. Reprenons. Après trois jours dans mon nouveau pays préféré, la Croatie (toujours à égalité avec la Grèce et l’Italie, j’ai pas mis au point un système de classement fiable), on monte dans un bus, direction Kotor. Evidemment, on est partis avec 20 mn de retard, on a passé une heure avec les douanes (mais j’ai récolté un nouveau tampon sur mon passeport qui commence à devenir bien velu). Le trajet nous balade dans les hauteurs de la Croatie jusqu’à arriver sur les bouches de Kotor, un fjord magnifique qui entoure un bras de mer. Et c’est parti pour le grand tour, je repère un village adorable avec deux petites îles avec un monastère sur l’une et une église sur l’autre. C’est trop beau, ce doit être là Kotor… D’ailleurs, on s’approche… et on ne s’arrête pas. Alors si ce petit bijou, là, c’est pas le plus beau de la baie, je me demande à quoi peut ressembler Kotor…

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On arrive enfin à destination et : je préférais le petit village, quand même. Mais Kotor a un truc génial, fou : outre les fjords bien sûr, Kotor dispose d’une vieille ville, un peu comme Dubrovnik mais surtout des remparts qui grimpent jusque haut dans la montagne pour atteindre la citadelle. Pendant 3 jours, je passais mon temps à lever le nez pour me repaître de ce spectacle. On peut même monter tout en haut mais après 10 jours à manger des escaliers tous les jours et vu qu’on était là pour glander, on n’a même pas prévu de le faire. Bref, on rejoint notre AirBnB après s’être tapés des côtes de malade (hydratation en négatif tellement on transpirait), on croise un tout petit chaton dans une évacuation d’eau qui nous salue (Monténégro +10 points dans mon coeur) et on s’installe. On a une chouette terrasse avec vue sur la baie (même si on a quelques bâtiments devant mais ça passe), l’eau verte qui rappelle les lacs de montagne… et pile en face, sur cette eau, un énorme paquebot TUI. Je hais ces paquebots, bordel ! Heureusement, il lèvera l’ancre une ou deux heures plus tard, il est donc temps d’aller à la plage se détendre.

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Quelques petites photos prises en direct de la terrasse

Et là, le fail : en guise de plage, du gravier. Alors là, je dois préciser un truc : j’ai passé mon enfance sur la plage de sable proche de Perpignan, fuyant les plages caillouteuses de Collioure ou Banyuls, par exemple. Même si Collioure, je conseille d’y aller, c’est vraiment joli. Je n’ai jamais compris l’attrait de certains pour les plages de cailloux, ça fait mal. On essaie de s’installer un peu comme on peut : douloureux. On essaie d’aller se baigner : douloureux. Un peu plus loin, il y a des transats, 10 euros la journée… Ah oui, petit point : le Monténégro étant sous protectorat européen, ils utilisent l’euro comme monnaie. Mais comme on n’a pas vérifié avant, on avait déjà changé toute notre monnaie. On se trouve un coin de plage moins caillouteux et on va nager un peu. Et là, j’avoue que nager au milieu de ce fjord mérite amplement les petits bobos aux pieds, c’est magnifique. Kotor propose également une sorte de piscine naturelle, un carré de pontons en béton avec ouverture sur la mer mais j’avoue que l’aspect eau croupie ne m’a pas trop attirée.

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La « piscine » d’eau de mer

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Le soleil passant vers 18-19h de l’autre côté du fjord, l’eau reste assez fraîche

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Point propreté de la plage : un canard abandonné

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Puisqu’il était désormais évident que nous n’allions pas passer nos journées à la plage à bouquiner, il fallait improviser. Une journée à paresser, siester, crapuler, une petite visite de la vieille ville de Kotor, très charmante (mais toujours pas de grimpette jusqu’à la citadelle) et petit plus : y a des chats partout. Dans la vieille ville, ils sont plutôt bien entretenus et en forme mais dès qu’on sort un peu, on a été attaqués par un adorable chaton de un mois qui avait contracté une sorte de coryza, j’imagine. Donc on a fait des “oooooooooh, trop mignon” mais on l’a pas touché.

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Après notre tour (un peu rapide, ce n’est pas très grand) de la vieille ville, on pousse un peu la balade et on tombe sur un vieil hôtel désaffecté, le bien nommé “Fjord”. Je capture un peu la façade puis commence à me raconter une histoire dramatique sur cet hôtel, imaginant un drame en pleine guerre des Balkans. Mais en fait, la vraie histoire est totalement nulle : faillite. En faisant des recherches sur le web sur le sujet, je tombe sur un blog de photographes qui sont allés dans la vieille bâtisse pour faire des photos. Ouiiiiiiii, des photos d’abandoned places, mon rêve ! Mais je ne vais pas faire durer le suspense plus longtemps : on n’a pas eu le temps d’y retourner et Victor était moyen chaud rapport à un éventuel risque de se prendre une plaque en béton sur la tête.

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Du coup, pour notre dernier jour, je fais du lobby pour aller à Perast. Perast ? Oui, vous vous souvenez, l’adorable village dont je vous ai parlé en début d’article. Et bien, après un tour là-bas, je suis absolument affirmative : si je retourne au Monténégro, je séjournerai dans ce village. Non, il n’y a toujours pas de plage de sable mais c’est absolument adorable et me réveiller le matin avec une vue imprenable sur ces deux petites îles, je ne peux qu’adhérer. Même si pour le coup, il n’y a pas de AirBnB (mais j’ai repéré une jolie maison à vendre…).

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Du coup, on achète celle-ci…

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…Ou celle la ? (plus abordable, je pense)

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Que retenir du Monténégro ? C’est beau, très (enfin, les bouches de Kotor du moins) mais mes ambitions sur le séjour là-bas (la plage) ont un peu terni mon image du coin. Une fois de plus, j’ai regretté qu’on n’ait pas de voiture (je n’avais pas pris mon permis, des baffes) pour découvrir d’autres coins hyper sympas comme Tivat ou encore le lac Skadar, hyper réputé. Quand je vous dis que je vais réorganiser un tour Croatie-Bosnie-Monténégro ! Le seul hic : je suis la seule conductrice, Victor n’ayant pas son permis. Mais bon, si je suis notre planning de vacances, ce ne sera pas avant 2019 alors d’ici là…

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Voici donc le récit de notre road trip en Europe de l’Est. Il me reste encore quelques aventures à narrer comme le train de nuit entre la Hongrie et la Croatie et une petite note sur les AirBnB. Bonne semaine les gens !

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La Croatie : et si on s’y achetait une baraque ?

Après la torride Budapest, j’avais HATE (en majuscule, oui) de me rapprocher de la mer, histoire d’avoir un peu d’air. A l’origine, je voulais vraiment aller en Croatie et j’ai construit le voyage en fonction de ça. Au menu : un petit arrêt à Split puis direction Dubrovnik !

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Je vous passe les détails du trajet entre la Hongrie et la Croatie mais spoiler : c’était horrible, je vous raconterai dans un article entièrement dédié. Nous arrivons donc relativement ronchons à Split avec une seule envie : un CAFE (toujours en majuscule, oui). Et déjà, on touche ce qui va être le défaut majeur de la Croatie : l’argent. Tout est payant et on te fait cracher un petit surplus si on peut. Ainsi, on a commandé deux cafés, on nous a automatiquement servi deux grands cafés (plus chers que des Expressos, donc). Peu attentifs et encore peu familiarisés avec la monnaie locale (la Kuna… on a chanté Hakuna Matata pendant trois jours), on ne se rendra compte de la supercherie que lorsqu’on y retournera prendre un café après notre déjeuner (on avait un bus à prendre dans la gare routière voisine).

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Nous nous étions arrêtés à Split car je n’avais pas trouvé de train Budapest-Dubrovnik et les avis sur la ville était en plus positifs, je décidais donc d’y rester quelques heures. Et effectivement, c’est superbe : la mer, une vieille ville aux belles couleurs, un palais dioclétien. La balade dans le centre historique est vraiment super agréable, on s’en prend bien la vue. Par contre, une fois le tour fait, il serait difficile de rester sur place (on n’a pas trouvé la plage mais on ne l’a pas vraiment cherchée non plus) et, moyennant finance, vous pouvez vous rendre dans d’autres villes de Croatie. Donc au bout de 2 heures, émerveillée par les photos des îles alentours ou encore de Pula, Zadar, Mostar (bon, en Bosnie), je décrète que la Croatie entre direct dans le top 3 de mes pays préférés, avec l’Italie et la Grèce (me demandez pas le classement exact, je suis pas sûre)…

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On va prendre le bus pour Dubrovnik et, malgré un départ à l’heure ou à peu près, on arrivera avec une heure de retard. Alors oui, ça, je sais pas si c’est nous qui avons eu de la malchance ou si c’est un fait mais on n’a jamais été à l’heure avec les transports croates. Pourtant, ils partaient relativement à l’heure (20 mn de retard certes sur notre Dubrovnik-Kotor) mais ça merdait ensuite. Alors oui, on passait des contrôles frontières ô combien pète-couilles mais quand on a fait Kotor-Dubrovnik opéré par des Monténégrins, malgré l’attente à la douane, on est arrivés à l’heure. Bref, je passe 5h à moitié lire moitié regarder le paysage en décrétant que “oui, oui, c’est très beau !”. Après un bref arrêt en Bosnie et une photo sur Insta histoire de dire que j’y étais, nous voici arrivés à bon port avec, donc, une bonne heure de retard. Heureusement que l’appart est juste à côté de la gare routière, on se pose tranquille sur la terrasse en profitant de la vue sur le port… Ah oui, oui, j’aime la Croatie !

Ma photo de Bosnie

Ma photo de Bosnie

Et la vue de la terrasse notre AirBnB à Dubrovnik

Et la vue de la terrasse notre AirBnB à Dubrovnik

Le lendemain, nous voici en route pour la vieille ville, là notamment où sont tournées les scènes de King’s Landing de Game of Thrones (et aussi des scènes de Star Wars VIII donc niveau merchandising, entre Game of Thrones et Star Wars, on était biens). Alors un peu d’histoire pour commencer : suite à la guerre des Balkans, Dubrovnik avait été en partie détruite et la vieille ville a été reconstruite avec les méthodes de l’époque. Et effectivement, si tu ne sais pas qu’il y a eu une guerre, tu n’as aucun moyen de le savoir juste en te baladant dans les rues. Seules stigmates trouvées : un char et un bateau repeint dans d’étranges couleurs posés dans un coin à côté d’un square pour enfant au bord du nouveau port. Ah et une vague expo sur le sujet en haut du téléphérique. Mais revenons à la vieille ville. Dire que c’est beau ne rendrait pas vraiment justice au lieu, c’est magnifique, somptueux. Et en plus, dès qu’on sort un peu des gros points centraux, y a peu de monde donc on peut flâner tranquille (mais bon, on est partis hors scolaire, ça joue peut-être). En petit plus produit : les fontaines qui distribuent de l’eau fraîche, un délice au vu de la chaleur ambiante.

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Voyez le toboggan derrière à gauche du char

C'est la bataille de la Nera !

C’est la bataille de la Nera !

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Mais la vieille ville nous a confronté au problème majeur de la Croatie évoqué plus haut : tout est payant. Ainsi, quand on a voulu se promener sur les remparts, on a découvert qu’on devait payer 16 euros chacun pour avoir le droit de monter une bonne grosse volée de marches et se promener sur les remparts. Pour le même prix, on a le droit de monter dans un téléphérique, direction le sommet de la montagne au-dessus de la ville… Donc quitte à payer, autant filer notre argent là où ça nous paraît le plus justifié. Notez que le problème n’est pas de payer quelque chose, juste la somme… Et pareil pour le resto du midi : Victor étant affamé, nous nous attablons à un resto dans la vieille ville, conscients que ça va nous coûter un peu cher mais tant pis. Donc pour deux entrées, deux plats, un dessert, deux café, une bière et un cidre… 80 € ! Pourboire non compris, s’il vous plaît. Bon, sur ce point, il faut comprendre que les restaurants croates ressemblent pas mal aux restos italiens (sauf qu’on vous fait pas payer les couverts et le pain) : dans le menu, vous avez des “entrées chaudes”, soit de gros plats de pâtes/risottos qui vous suffiront amplement et qui ne sont pas très chers… contrairement aux plats un poil plus élaborés (surtout le poisson alors qu’ils sont juste à côté de la mer, va comprendre…).

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Du coup, entre les remparts et le téléphérique, on a choisi ce dernier (coût plus légitime) et franchement, on n’a pas regretté trente secondes. Pour preuve :

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Bref, avoir passé une très belle journée à Dubrovnik et trempé mes fesses dans la mer (littéralement, j’étais assise sur un rocher en bord de mer, les vagues sont venues me lécher le fondement mais vu la chaleur, j’ai séché en quelques secondes), il nous fallait un plan pour la journée suivante. Les excursions proposées sont nombreuses (à peu près les mêmes qu’à Split mais en partant de Dubrovnik, donc) mais vu qu’on n’avait rien planifié ni réservé (et qu’on n’était pas sûrs d’être prêts à payer 60 € pour se balader avec un gros convoi de touristes. Je l’avais fait en Thaïlande, j’avais pas kiffé des masses), je suis allée jeter un oeil rapide sur Internet et nous voici partis pour l’aboretum de Trsteno (je vous dis pas le sketch pour acheter un ticket de bus pour … la ville sans voyelle ou presque). D’abord parce que ça nous ferait du frais, ensuite parce que ça avait l’air beau et enfin, quitte à se la jouer fans de Game of thrones (alors qu’on a zappé la saison 06), quelques scènes y ont été tournées, notamment celles censées se dérouler dans les jardins de King’s Landing. Et effectivement, c’était très sympa à un détail près : les moustiques. Je suis plutôt ce genre de personnes qui n’attire que peu les moustiques, un met de second choix pour eux… Bah, là, dans la forêt, pas de pitié, je me suis retrouvée avec des cloques qui grattent sur toutes les jambes. Donc si vous allez à l’arboretum (et franchement, c’est sympa, je conseille), pensez au spray anti moustique. Sinon, c’est très beau, surtout la fontaine de Neptune et le nympheum, l’aqueduc, le jardin. Vous vous promenez au calme au milieu des papillons. Plus bucolique, tu meurs.

C'est là que sont jouées les scènes entre Margaery et Lady Olenna dans Game of Thrones

C’est là que sont jouées les scènes entre Margaery et Lady Olenna dans Game of Thrones

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Un Neptune s’est glissé sur la photo, le trouveras-tu ?

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Y avait des libellules aussi

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Vois-tu le papillon ?

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Et là, tu le vois ?

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Après cette charmante promenade et un déjeuner pas trop mal dans le resto voisin, on décide de suivre les panneaux “plage” histoire de se tremper les pieds. Et là, nouveau point commun avec pas mal de régions d’Italie, ils n’ont pas forcément la même définition que nous de “plage” : ici en l’occurence, c’était une sorte de ponton en béton plus quelques dalles éparpillées à droite à gauche. Autant dire que l’effet “port” nous a bien dissuadé (mais on a un peu utilisé la douche voisine par contre).

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Sinon côté bouffe… Ben rien à signaler en fait, on a vite oublié les restos pour grignoter tous les soirs à la maison, notamment des gnocchis pas mal du tout, y avait du cidre un peu partout aussi.

Donc en résumé, j’ai adoré la Croatie, Victor un peu moins à cause de ce truc de tout payer tout le temps. Les côtes et les paysages sont fabuleux, les gens globalement sympas et surtout : après une semaine de privation, on voyait à nouveau des chats donc des petits chatons qui squattaient devant notre appart (mais sauvages donc inapprochables). Victor et moi nous amusions à repérer plein de vieilles maisons en mode « on rachète, on retape, on en fait un gîte ». Un peu comme on avait fait en Grèce, quoi. Mon seul regret : ne pas avoir eu de voitures pour pouvoir nous déplacer facilement et se faire un vrai tour de Croatie. Je me le mets donc dans ma liste (infinie) d’idées voyage “tour Croatie (et Bosnie + Monténégro).

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Exemple de maison à retaper

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D’ailleurs, à propos de Monténégro, bouclez vos ceintures, c’est notre prochaine destination !

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Le cas Victoria Hislop

Tout commence comme souvent quand il s’agit de littérature : j’erre sans but dans les rayons d’une librairie, attendant la révélation. Soudain, j’aperçois un petit poche avec une photo de couverture fleurant bon la Grèce, prochaine destination des vacances (oui, j’ai un an de retard mais vous allez voir pourquoi). J’achetais donc ce roman de Victoria Hislop, L’île des oubliés.

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Partant en week-end yoga, je prends de quoi lire. Ah ben tiens, le livre sur la Grèce, là, ça va m’ambiancer un peu… Il m’a tenu deux jours, je l’ai littéralement dévoré. Pour vous résumer, rapidement : Alexis, jeune diplômée d’archéologie, part en vacances en Crête avec son amoureux avec qui ça va moyen et part à la découverte de son histoire familiale. Donc en gros, on a une première histoire (celle d’Alexis à la recherche de l’histoire de sa mère et son amour faiblissant avec son mec) et l’histoire de la mère d’Alexis et surtout de sa grand-mère. Elle découvre donc l’histoire de Spinalonga, la petite île face au village de Plaka qui a accueilli une colonie de lépreux dont son arrière grand-mère. Un drame familial sur fond d’Histoire.

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Enchantée de cette lecture malgré quelques niaiseries, je décide d’acheter un deuxième roman de Victoria Hislop, à savoir “Une dernière danse”. Sonia, une jeune britannique en plein doute sur son couple part à Grenade pour un stage de tango. Au fil des rencontres, elle va découvrir la terrible histoire d’une jeune danseuse sur fond de guerre… Attention, là, je spoile : la jeune danseuse était sa mère. Heu… Alors la partie dans le passé est très bonne mais je suis un peu gênée que “l’enrobage” soit quasi identique. Je décide donc d’acheter “le fil des souvenirs” pour me faire un avis définitif. Cette fois, c’est un jeune gréco-britannique qui interroge ses parents pour connaître leur histoire, le drame familial sur fond d’Histoire mais lui n’a pas de doutes sur son couple.

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Bon, un peu moins de copier/coller. Mais doit-on jeter les livres de Victoria Hislop aux orties ? Non, surtout pas. Car si on évacue la dimension romantique pas toujours intéressante (surtout sur les personnages du présent dont on se fout complet), le contexte historique est très bien brossé et donc hyper intéressant. Par exemple Une dernière danse parle de la guerre d’Espagne sur laquelle je savais quasi rien donc j’ai appris pas mal de choses. Idem pour le fil des souvenirs” avec l’instabilité grecque après la seconde guerre mondiale. Placer des personnages dans ces événements nous permet de regarder l’Histoire par le petit bout de la lorgnette et franchement, c’est hyper prenant… et riche en enseignement.

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Et surtout, cherry on the cake (pour moi) : ça donne envie de voyager. J’avais lu L’île des oubliés juste avant de partir en Grèce donc ça l’a moins fait mais avec les deux autres, j’ai trop envie d’aller à Thessalonique et surtout Grenade. Et ça, rien que pour ça, je trouve qu’un livre vaut le coup. Puis Victoria Hislop a vraiment un talent pour décrire les villes, je trouve, tu as limite l’impression de connaître la ville à la fin.

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Bref, lecture idéale sur la plage, je vous conseille et vais aller m’acheter le nouvel opus, histoire de voyager un peu.

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Road trip en Europe de l’Est

Hey salut ! Ceux qui me suivent sur Twitter ou Instagram le savent :  pendant 15 jours, Victor et moi sommes allés se promener un peu à l’Est pour voir ce qu’il y avait de nouveau. En Europe de l’est ! Au menu : Prague, Budapest, Dubrovnik et Kotor. Ambitieux ? Oui mais c’était sans compter mon arme ultime : le powerpoint des vacances !

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C’est à peu près à ce moment là que Victor a regretté de s’être installé avec moi, je pense.

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Oui, voilà. En fait, tout a démarré il y a quelques mois quand j’ai découvert le pass Interrail, je nous imaginais déjà voyager à travers l’Europe en train, découvrir toutes les villes et les capitales. J’ai donc commencé à dessiner différents trajets. Voyons, où ai-je envie d’aller ? Amsterdam, Prague, Vienne, Dubrovnik, Thessalonique ? Attends, non, en train, ça colle pas trop… Amsterdam, Berlin, Prague, Dubrovnik, Thessalonique ? Et si on faisait Amsterdam, Berlin, Venise, Dubrovnik et Thessalonique ? Non, ça ne marche pas car : le train en Croatie, c’est pas ça… Par exemple, moi, je m’imaginais faire un Venise-Dubrovnik en longeant la côte mais non, si je veux faire Venise-Dubrovnik, je dois descendre à Bari et prendre le ferry. Bon, bref, j’essaie de ré articuler. Puis le soir de mon anniversaire, j’en parle un peu et Victor m’annonce qu’il veut aller à Budapest donc je modifie mon menu et voilà la version définitive : Prague – Budapest – Dubrovnik et Kotor. Oui, le Monténégro est apparu comme une bonne solution : moins loin que la Grèce et y a la mer.

Kotor au Monténégro

Commençons par un trajet en avion pour gagner du temps, puis train de Prague à Budapest, ça va. Maintenant, organisons le voyage Budapest – Dubrovnik… Et c’est là que ça commence à chier un peu : en fait, la Croatie n’a pas de réseau ferré très développé (peut-être à cause de la guerre, j’ai pas trop investigué là dessus, j’avoue) donc on peut arriver à Split en train, faire ensuite du bus jusqu’à Dubrovnik puis du bus jusqu’à Kotor. Ok. Et du coup, je prends pas l’Interrail, sans intérêt.

prendre le train pour voyager dans l'Europe de l'Est

Cette jolie gare est située à Budapest, en Hongrie

Je dessine donc nos vacances, je sélectionne quelques AirBnB plutôt sympas et je présente le tout à mon adoré, rétroplanning et budget en fin de présentation. Vendu ? Vendu ! Et je dois vous dire, mesdames et messieurs, que j’ai réalisé une très belle offre, un très beau package (on en a eu pour moins de 1500 € chacun pour 15 jours), je ne me suis pas plantée dans les dates, tout a roulé. Par contre, à refaire, je modifierais deux ou trois trucs mais c’est bon, si demain, je n’en peux plus du marketing, je pourrai faire agente de voyage. Enfin, à un voyage en train de nuit épouvantable et une plage de cailloux près mais on y reviendra.

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La plage qui fait mal…

Tout était prêt en amont… Puis le déménagement et pof, on est partis à l’arrache complet : pas un guide, rien, juste nos habits et nos maillots et on s’en est sortis comme des chefs. Aidés certes par le Dieu Internet porté par le Saint Wifi, Victor a même été contacté par Google car il mettait plein de notes partout. On a usé et abusé de Google map et de ses établissements notés, de Tripadvisor, du forum du routard… Finalement, avait-on besoin de dépenser 20 € dans un guide qui nous aurait duré 2 jours ? Ahahah, non. Par contre, la prochaine fois, j’espère avoir plus de temps pour réaliser un cahier avec phrases clés, monnaie, points d’intérêts du coin. Mais comme toujours, le temps me manque.

Mais où se situe donc cette horloge ?? Réponse dans le prochain article (ou le suivant)

Mais où se situe donc cette horloge ?? Réponse dans le prochain article (ou le suivant)

Bref, asseyez-vous, on va un peu vous parler de notre road trip en Europe de l’Est (mais sans doute pas tout d’un coup, je vais encore être inspirée par plein de trucs, vous allez voir… ou pas parce que je n’ai aucune idée de la teneur de mes prochains articles)

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Aller à Montréal, réaliser un rêve de mon moi ado

Je ne peux pas vous parler de mon voyage  à Montréal sans vous faire une mise en contexte car je risque de manquer légèrement d’objectivité.

Voyage à Montréal

Tout commence en 1995, quelque chose comme ça. Ma mère m’avait offert le CD de Starmania et je m’étais prise à ce point d’affection pour cette comédie musicale interprétée en très grande partie par des chanteurs québécois que j’avais fini par m’intéresser de près à la belle province. Un exposé sur le Québec, un support sans failles aux sportifs québécois et un certain ennui à l’arrivée à chaque Mondial de foot parce que je voulais soutenir le Canada mais qu’il n’y étaient jamais. Mais curieusement, je me suis jamais intéressée au hockey.

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En grandissant, le côté fan girl a disparu, je ne gardais que Starmania et Jorane sur la musique, je voyais quelques films quand ils passaient au cinéma (comme le magique “la grande séduction” mais par contre, Denys Arcand, je trouve ça beaucoup trop bavard pour moi), le délirant le Coeur a ses raisons et plus récemment Xavier Dolan. J’achetais régulièrement un magazine dédié au Québec, j’ai même fait un mémoire dessus parce que l’histoire du Canada et du Québec en particulier est follement intéressante. Mais je n’y étais jamais allée. J’avais fait un plan à mes 18 ans pour aller chez la soeur de la meilleure amie de ma mère mais mes parents ne m’ont pas donné le go et vu que j’avais pas de sous… Ben fin de l’histoire. Par la suite, j’avais envisagé un Erasmus là-bas mais m’étant mise en couple, je n’ai pas bougé. Avec le recul, je me rends compte que c’était une très mauvaise raison… Mais avec le recul, j’aurais sans doute faite une école de commerce, quitte à me retrouver dans le marketing, donc bon…

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Du coup, quand Joy et Isa, mes copines d’Irlande, sont parties là-bas, je m’imaginais un périple Montréal-New York mais les demoiselles étaient nomades, j’ai fini par me remettre avec Victor et nous sommes partis en Italie et Grèce. Puis un jour, au détour d’une conversation Facebook, je fais une plaisanterie à Joy “ahah, je vais venir vous voir un week-end !”. Je mate les prix et… mais c’est pas cher ! Du coup, notre projet de réveillon à Lisbonne avec Victor tombant à l’eau (parce que l’aller-retour en avion me coûtait quasi le même prix alors que je traverse même pas un océan), me voici fin janvier à bord d’un airbus A330 d’Air Transat, émue à l’idée de réaliser un rêve et angoissée à l’idée d’être déçue.

La tristesse de faux bonhommes de neige sans neige

La tristesse de faux bonhommes de neige sans neige

Et j’ai eu peur sur le coup : atterrissage et… y a pas de neige. Alors pardon mais je viens braver le froid canadien et y a pas de neige ? Oui, je suis venue en plein redoux mais rassurez-vous, c’est tombé après. Je prends un billet de bus, j’abandonne ma valise dans l’aéroport (je m’en suis rendue compte quelques minutes plus tard, j’étais pas encore dans le bus. Donc à Montréal, quand tu oublies ta valise, personne ne la vole et t’as pas 30 militaires avec mitraillette qui viennent la faire sauter. Pas la même ambiance qu’à Paris dis donc), je prends le métro que je trouve un peu vieillot mais ça va, j’arrive rapidement chez mes amies. Pour faire “ambiance”, j’avais choisi une chanson pour mon arrivée, comme j’avais fait avec Again d’Archives pour New York (et c’est génial, dès que je l’entends, je repense à ma première vision de la Statue de la Liberté), j’avais logiquement choisi “Ouverture pour Québec” de Jorane. Sauf qu’en fait, depuis quelques temps, je fais une fixette sur le podcast de Ginger Force sur Cindy et j’ai eu les bouts de chanson en boucle dans ma tête. Oui, des bouts de chanson, j’en ai jamais entendues aucune en entier (ah si, rave party) mais c’est obsessionnel (j’ai dû mater le podcast 30 fois tellement ça me tourne dans la tête). Bon, ça colle un peu avec la thématique vu que c’est écrit par Luc Plamondon et y a des chanteurs québécois dedans mais pour le côté émotionnel, c’est pas top.

Tant de carrières brisées

Cindy : tant de carrières brisées

Je sors du métro, doudoune dézippée et chapka à la main car trop chaud… Je suis perdue, un peu, je croise un McDo où on vend des “chaussons aux bleuets et à l’érable”. Pas de doute, je suis bien au Québec. Et c’est donc parti pour 4 jours et demi (oui, je sais, je suis folle) à la découverte de ce pays dont je rêvais tant… Et sans trop spoiler, j’ai été charmée au delà de mes espérances. Les prochaines fois, je vous parlerai de la neige, de quelques points de la ville, d’animaux et de pourquoi je dois aller vivre là-bas.

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Le snobisme géopolitique

Et je vous préviens : je vais être obligée de plaider coupable car je suis une passionnée de géopolitique.

 

Il y a quelques années, j’ai créé un blog d’actualités qui a vécu environ 5 jours. Le but : écrire quelques courts articles d’actualité factuels traitant de la politique étrangère… et française. Parce qu’on va pas se mentir : la politique française, ça m’ennuie. Parce que c’est de la politique politicienne, des petites phrases, des politiques stériles, des incompétents, toujours les mêmes têtes depuis que je suis née… Je n’y crois plus, je les méprise, je suis lassée. Alors qu’à l’étranger… ben, c’est très certainement pareil sur pas mal de ces points mais comme je le vois pas, ça m’intéresse de suite beaucoup plus. Mais au-delà de ça, s’intéresser à la politique étrangère, ça fait cultivé et intelligent…

Risk : allégorie de la géopolitique

L’intelligence de celui qui sait ce qu’il se passe ailleurs

J’ai toujours eu un réel intérêt pour la géopolitique et l’histoire des nations (au sens large du terme), je fais ma brillante en parlant de la révolution “citron” au Kirghizistan, en écho à la révolution orange de l’Ukraine (mais plus communément appelée révolution des tulipes, finalement), les délires mégalos de feu le dictateur du Turkménistan (il a fait une statue de lui en or qui tourne car il est si fort qu’il peut regarder le soleil direct dans les yeux et a envoyé son livre, le Ruhnama, sorte de Bible, dans l’espace) ou du Canada, ce pays si proche dont personne ne sait jamais rien in fine. Ouais, ça fait intelligent de savoir ce qu’il se passe à l’étranger et tiens, justement, c’est, je crois, le coeur du snobisme géopolitique : être (ou paraître brillant). J’eus un ami dans le temps qui se targuait d’être très intelligent et cultivé mais en fait, il s’arrangeait pour amener la conversation sur son sujet de prédilection pour paraître brillant puisque les personnes en face, moins au fait du sujet, écoutaient sans intervenir. C’est toujours drôle de voir que s’y connaître un peu en actualité des les pays étrangers vous fait de suite atteindre un statut de personne “cultivée” alors que vos commentaires ne volent peut-être pas plus hauts que ceux qu’on pourrait avoir au “café du commerce” rapport à la politique française mais vu qu’on ne maîtrise pas les paramètres, ça passe crème.

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Mais non, j’ai un amour pour un pays étranger, c’est pour ça que je m’y intéresse

Ce que j’appellerais aussi “l’herbe est plus verte ailleurs”. Choisissez quelques uns de vos amis, peu importe lesquels, je vais pas trop me mouiller qu’ils ont tous un pays de prédilection, un pays où ils rêvent d’aller visiter ou vivre parce que c’est mieux qu’en France. Moi, par exemple, je serais pas contre l’idée de partir vivre en Suède, Canada, Grèce ou Espagne pour différentes raisons que j’exposerai pas ici car on s’en fout mais en gros “la France, j’en ai marre, allons voir ailleurs si l’herbe est plus verte”. Parce que nos politique sont tous pourris, qu’il n’y a plus de travail et que les Français sont tous des cons, t’as qu’à voir les dernières élections (j’exagère à dessein). Sauf que… la fuite en avant est rarement une bonne solution. On ne voit les choses que de façon macroscopique, on n’est pas englués dans le quotidien, les petits scandales politiques qui s’égrènent au fil des jours. Je suis de plus en plus amère vis à vis de nos politiques français (c’est le moins que l’on puisse dire) mais je ne suis pas dupe : ce n’est pas forcément mieux ailleurs. Reste l’attirance pour une autre culture que je comprends tout à fait mais si je devais suivre mes élans culturels, j’irais vivre en Italie… le pays où la sphère politique est encore plus moisie que chez nous.

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En France, on est quand même en démocratie, c’est moins grave qu’en… [choisissez votre pays en conflit, la liste est assez longue]

En France, il n ‘y a pas d’urgence, pas de danger, on en reste à la politique politicienne, tout va bien. Alors oui mais non. Si je me réfère à mes communautés, il me semble avoir vu beaucoup d’indignation lorsque les manifestations étudiantes du Québec ont été durement réprimées ou lors de la volonté du gouvernement espagnol d’interdire les manifestations. Alors que quand ça arrive en France, grosse indifférence. J’en ai déjà parlé sur la manifestation lors de la COP21. Déjà, j’ai généré quasi aucun trafic sur cet article par rapport à d’habitude, démontrant une certaine indifférence de mes communautés vis à vis de ce sujet… Alors peut-être est-ce parce que l’écologie ne leur parle pas, peut-être parce qu’ils ont bien assimilé la rhétorique de la terreur (moins de liberté pour plus de sécurité, promis, c’est pour ton bien) alors même que l’on a déjà voté une bonne dizaine de lois liberticides en 5 ans et qu’on n’a jamais eu autant de morts que depuis qu’on est censés être mieux protégés. Peut-être juste parce qu’on est en France et que ce n’est pas une dictature, arrête d’exagérer. C’est vrai, nous avons encore pu exercer nos droits citoyens pas plus tard que le week-end dernier, suite à une campagne lamentable où on nous a encore pris pour des débiles “vote pour nous sinon la bête immonde” (on dirait un chantage affectif de parents sadiques sur leurs gosses “dors sinon le monstre va venir te manger”) mais oui, on a pu voter, avoir un choix entre différents partis… sauf que l’Histoire nous a appris que la privation de droits ne venaient pas toujours par coup d’Etat, c’est souvent du progressif. Croire qu’en France, on risque rien, c’est d’une naïveté… et je me permets de le dire parce que j’ai été tout aussi naïve (je peux plaider coupable sur tous les éléments de l’article, pour rappel), parce que je trouvais le village des Indignés français ri-di-cule à l’époque du Printemps Arabe. Pourtant, il est désormais temps de s’indigner car notre riante démocratie fait la gueule. Je dis pas qu’on sera en dictature demain mais il faut rester vigilant quoi qu’il arrive… même si la pente est douce, elle peut nous amener au fond.

(c) Je ne sais pas mais trouvé sur Associazione culturale Zenit (clic sur l'image)

(c) Je ne sais pas mais trouvé sur Associazione culturale Zenit (clic sur l’image)

Voilà, fin de mes articles politiques, on va passer à Noël maintenant, sauf si une news me met encore la rate au court bouillon. Mais ne vous inquiétez pas : dans mes résolutions 2016, il va y avoir « ouvrir encore plus ma gueule » #spoiler

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