A vous les incels, petite lie de l’humanité

J’avais envie d’écrire « abrutis finis à la pisse » mais je voulais un titre pas trop moche. Chers incels, donc, c’est à vous que je crache à la gueule écris aujourd’hui. Pour ceux qui n’auraient pas suivi l’actualité des derniers jours, un incel, « involontairement célibataire », a pris sa voiture à Toronto et foncé dans la foule, tuant une dizaine de personnes. Comme il n’est pas musulman, ça n’a pas super intéressé les médias. Moi, ça m’a permis de découvrir le nom de cette communauté scélérate que je voyais agir notamment sur le forum 18-25 de jeuxvideos.com et sur Twitter dès que le mot « féministe » apparaît.

Klay, prototype des incels

Chers incels, vous pleurez sur votre célibat H24 tout en jouant les bonhommes genre « go muscu », vous vous posez en victime de la société en général et des femmes en particulier… alors que ce sont nous, les victimes. Vous vous posez en nice Guy, le gentleman ultime, comme disait Robert Elliot juste avant de tuer 6 personnes à Santa Barbara. Mais ça ne vous gêne pas trop de légitimer des viols ou nous souhaiter la mort, vous nous harcelez, vous profitez de la moindre occasion pour nous toucher, nous mater… toujours gentils ?

Les frotteurs dans le métro

Votre série modèle, ça doit être 13 reasons why : l’histoire d’un nice guy qui arrive à pecho une des plus belles filles du lycée… avant qu’elle ne se suicide, victime des « Chad » et « Stacy » de service, comme vous les appelez. Sauf qu’à y regarder de plus près, votre nice guy, c’est loin d’être un prince charmant. Oublions qu’il se masturbe devant la photo d’Hannah en train d’embrasser une autre fille, on mettra ça sur le compte de l’adolescence. Est-ce qu’il se préoccupe une seule fois d’elle, de ce qu’elle ressent ? C’est toujours à elle de faire un pas vers lui, lui est trop occupé à mater son nombril. Et il n’a vraiment rien à dire, il ne s’intéressé à rien. Du coup, pendant toute la série, je n’ai pas compris pourquoi elle le kiffait. Le seul relativement good Guy de l’histoire, c’est le basketteur, Zack, le seul qui, à un moment, se préoccupe vraiment d’elle. Un Chad pur jus. Heureusement, l’histoire en fait un connard juste après parce que si les beaux gosses sportifs sont en plus gentils, quelle fable allez-vous pouvoir vous raconter ?

Zach dans 13 reasons why

Ce qui me fascine le plus, c’est votre insistance sur le fait que vous êtes gentil. Le nombre de fois où je me suis fait invectiver (pour rester mesurée) par des mecs qui me reprochaient ma vie sexuelle, me crachaient à la figure que c’était bien fait pour ma gueule quand je tombais sur un connard parce que je ne les choisissais pas, eux, les gentils garçons. Le mieux, c’était quand ils approchaient, tout sucre, espérant me serrer et si ça n’arrivait pas, le miel devenait poison. C’est ça que vous appelez être gentil ? Ah bah j’espère ne jamais vois croiser en mode méchant, j’y laisserais quelques dents. Au mieux.

Hannah pleure dans 13 reasons why

Le problème, ce ne sont pas les femmes qui ne veulent pas de vous mais vous. Vous pleurez sur les modèles masculins mis en avant, tout de muscles saillants ? Nos injonctions sont pires, les corps que l’on nous impose irréalistes . La société est faite en faveur des hommes (cishet blanc, certes). Et vous ne supportez pas que ceux qui devraient sociologiquement vous être inférieurs ne reconnaisse pas votre supériorité. Vous pensez que la gentillesse, telle une carte à points, vous donne droit d’utiliser le corps de la femme qui a bénéficié de vos « largesses ». Non, ce n’est pas comme ça que ça marche. Une envie amoureuse ou sexuelle, c’est quelque chose de complexe, déjà, il n’y a pas de formule mathématique du désir. Porter le sac lourd de sa voisine ne lui fera pas écarter les cuisses. Imaginer de droguer une fille pour la rendre amoureuse non plus. Ah mais c’est legit « je la drogue pour la choper mais je la traiterai bien après ». Bien sûr, bien sûr…

GHB

La vraie vie, c’est pas juste des Chad et des Stacy qui copulent après un match de football américain, éteignez votre télé. Dans votre lycée aussi, les populaires sortaient entre eux. Oui, c’est ce qu’il se passe dans les groupes d’amis en fait. Quand j’étais au lycée, dans mon groupe de potes ni populaires ni impopulaires, y avait du mélange. Alors arrêtez de chialer sur votre sort en pensant que tout est de la faute des autres alors que c’est votre haine et votre rancœur qui vous rend peu désirable. Les femmes ne vous doivent rien.

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La femme est elle un trophée ?

Par Laurent

Je me suis toujours considéré comme Gentleman et en tant que tel je ne voulais juger une femme que sur ses qualités morales et son élégance.

Mais entre cette théorie et la pratique, force est de constater que depuis quelques années j’ai tendance à me fier à des critères beaucoup moins nobles, et me pose souvent cette question : serais-je fier d’être avec cette femme ?

Pour la clarté du sujet, je tiens à préciser que je me pose cette question pour la fille avec qui j’aimerais faire mon nid, je ne cherche pas nécessairement autre chose étant déjà dans une R.A.S. (Relation Affectivo-Sexuelle, je ferai peut être un post dessus).

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Apres avoir fait le débat sur le sujet hier avec des potes, je me suis rendu compte qu’une grande partie d’entre eux avaient également ce mode de raisonnement, et qu’on pouvait certainement en déduire une généralisation.

Tout d’abord, commençons par l’origine de tout ça, qu’est ce qui fait qu’un mec voudra un truc qui brille à exposer fièrement à tout le monde, je lâche le mot : un trophée.

Nous entrons ici dans l’égo masculin (oui je sais ça peut faire peur), mais le raisonnement est assez primitif à vrai dire.

La première de ces raisons est qu’un mec est en compétition perpétuelle avec ses pairs (théorie du mâle dominant, tout ça tout ça), et le fait de parader avec une mignonette rajoute au moins 2 points sur 10 sur l’échelle sociale du mâle !

Petite anecdote pour étayer mes dires : dans un pub, des anglais complètements inconnus sont venu me déposer une pinte en me disant « well done bro’ » par rapport à la petite suédoise avec qui j’étais à ce moment la, comme si j’avais marqué un but en final de coupe du monde ou un truc du genre… 


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Une autre raison non négligeable, c’est qu’un mec adorera rendre jalouse ses ex en lui prouvant qu’elle n’était qu’un brouillon avant le chef d’œuvre. Car on peut tout acheter, mais pourrir la vie de ses ex, ca n’a pas de prix !

Après viennent des raisons plus profondes, prouver à ses parents qu’on n’est pas le raté qu’ils prétendaient, s’engager sans se dire qu’il était possible de trouver mieux.

Je vous rassure mesdemoiselles, si vous n’êtes pas une grosse bombasse vous avez quand même toutes vos chances, quand un mec cherche à se caser, il n’y a pas que le physique qui compte.

Et comme vous m’avez fait l’honneur de me lire jusque là, je vais laisser filtrer un peu l’info. De plus j’ai l’impression en lisant les anciens posts que quelques conseils matrimoniaux seraient loin d’être superflus…. Alors je vais vous faire un petit compte-rendu de mon récent débat sur le sujet, et vous énoncer qu’est-ce que votre futur mec va prendre en
compte pour déterminer s’il pourra, ou non,  se vanter auprès de la terre entière d’avoir trouvé la perle rare :


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Le physique : j’ai dit qu’il n’y avait pas que ça mais ca reste le premier truc qu’on regarde ! 

Déjà il faut comprendre qu’il n’y a rien de plus vexant pour un mec que d’entendre : ta meuf est grosse ou ta meuf est moche. Si vous faites parties de cette catégorie, je ne peux que vous conseiller 2 choses : le footing,  et le maquillage, (le voile ne constituant pas une solution viable), mais il faut savoir que ce premier test sera éliminatoire. Cependant le fait qu’une femme soit superbe ou juste un peu mignonne n’importera au final peu, comme si on savait que le temps ferait resserrer les écarts…

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L’argent : l’idée reçue qui dit qu’un homme se sentirait vexé de sortir avec une femme gagnant plus que lui ne s’est pas vérifiée avec les gens avec qui j’en ai parlé. Je dirais même qu’un homme mettra en avant le fait que sa femme gagne beaucoup, comme pour dire qu’il a trouvé un autre bon plan pour améliorer son train de vie.


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L’exclusivité : Nous parlons ici du nombre de partenaire qu’aura eu la belle, et ça le male y est particulièrement sensible. L’égo de l’homme a besoin de se sentir privilégié, d’avoir des faveurs que les autres n’ont pas eu, et ce qui est rare est précieux! A l’extrême un homme ne voudra jamais faire la femme de sa vie une femme qu’il considérerait comme un
« jouet usagé », qu’il jugerait aussi vexant que manger à la soupe populaire. 


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Le niveau social : il ne s’agit pas nécessairement du degré d’étude ou du travail, mais peut aller aux résultats sportifs, aux responsabilités associatives… Un homme aimera démontrer à qui en douterait que sa jolie femme n’est pas qu’une coquille vide, et il s’agit ici d’un moyen simple et efficace pour le faire. Pour mettre une touche d’avis personnel
c’est le critère que je privilégie pour me faire une opinion sur une femme (et sur les gens en général), il me parait plus sain de juger les gens sur ce qu’ils ont accompli plutôt que sur ce qu’ils sont, chose à laquelle ils n’y sont pour rien.

Vous l’aurez compris, c’est surtout l’égo du mâle qui prend le dessus quand il s’agit de trouver une fille pour se caser, mais ce phénomène est au final assez simple à comprendre.

Autant pour mettre dans son lit un mec se tournera vers une fille libérée, aguicheuse, pas des plus maline et d’un niveau social inférieur  car il joue la facilité pour arriver rapidement à ses fins.

Autant pour faire son nid c’est une autre histoire, car cela l’implique personnellement qu’une femme puisse potentiellement un jour porter son nom et élever ses enfants.

Un homme aura donc besoin d’être fier de la gazelle qu’il aura su attraper dans cette jungle qu’on appelle la vie.


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Après toutes ces réflexions, une question se présente désormais à moi : l’homme est-il également un trophée ?

Je n’ai pas la réponse, mais libre à vous mesdemoiselles d’écrire un article pour y répondre…

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Où trouver l’homme ? Episode 25 : Fabien

(Cher lecteur, souviens toi que tout ceci n’est qu’une fiction. Et sinon, ça va chez toi?)

 Après le mariage, j’avais donc récupéré le numéro de Fabien, charmant jeune homme qui me plaît au dedans et au dehors. Après avoir laissé passer deux jours, j’appelle, l’air de rien. On discute un peu genre j’appelle de façon anodine puis on en vient à l’essentiel : quand se voit-on ?


Le mardi suivant, on se retrouve du côté de Mouffetard pour boire un verre. Je suis toute émoustillée, je dois me préparer comme il se doit pour ce rendez-vous. Jolie tenue qui met bien en valeur mes arguments anatomiques, Je me maquille avec soin, un peu de paillettes, du gloss… Des dessous affriolants et une éradication du poil. Il faut tout prévoir. Rater un homme à peu près parfait pour des aisselles velues, ça m’ennuierait tout de même.


Arrive le jour J, je suis en avance, je me compose donc un air nonchalant pour ne pas lui donner l’impression que je joue ma vie sur ce rendez-vous, ça fait fuir les mecs en général. Intéressée, oui, désespérée, non. Ah le voici, je lui adresse mon plus grand sourire et on va se poser dans un bar. On discute de tout et de rien, on refait le monde plusieurs fois, on aborde aussi le sujet de nos amours. Nous sommes tous deux célibataires et disponibles, ça tombe plutôt bien. Je roucoule, je me pâme, je me secoue les cheveux l’air de rien,
je ris à gorge déployée, je rentre le ventre et sors les seins. Bref, je suis en pleine parade nuptiale.


Sauf qu’à force de parader, on ne voit pas l’heure passer et le dernier métro est passé depuis quelques temps. Que faiiiiiiiiire , me désespère-je. Il me rassure : y a une station de taxi pas loin. Ok, ce n’était pas vraiment la réponse que j’attendais mais restons souriante. On se pose devant la station de taxi, en voici un au loin.

« Bon, ben, bonsoir alors…

– Non, non, je te ramène jusqu’à chez toi. »

Hein ? Il s’invite chez moi, là ? C’est un peu curieux comme façon de procéder mais quitte à être épilée, autant rentabiliser. Surtout que j’avais aussi fait le ménage au cas où. La femmes des années 2000 ne doit jamais être prise au dépourvu.


Nous voici dans le taxi, comme tout ceci est romantique, on discute en regardant Paris by night. Je prends rarement le taxi pour cause de prix mais j’aime m’offrir ce petit luxe de temps en temps, c’est agréable de contempler la ville de nuit. J’ai gardé une âme de touriste. On discute, on se frôle un peu, l’air de rien. Dans mon for intérieur, je suis toute émoustillée… En fait, c’est carrément un volcan, j’ai envie de lui sauter dessus, là, dans le taxi mais je suis une fille polie et le chauffeur n’a pas l’air super sympa en plus. Ah nous voici dans la partie délicate du trajet, j’indique au chauffeur en laissant ma cuisse frotter négligemment celle de mon compagnon. Mise en température enclenchée.


Nous voici devant ma porte, autant vous dire que j’ai très très chaud dans mes vêtements.

« Attendez moi, j’arrive », dit Fabien au chauffeur.

Hein ? Quoi ? Quel est ce malentendu ? Il compte me déshonorer et sauter dans son taxi la minute qui suit ? Le fait qu’il demande au taxi de l’attendre est-il un indicateur de ses prouesses sexuelles ? Et je fais quoi, moi ? Je ne lui propose pas d’entrer, je refuse de me mettre toute nue devant un mec qui pense que nos ébats dureront suffisamment peu de temps pour se permettre de demander au taxi de l’attendre.

« C’était sympa comme soirée, faudra remettre ça vite.

– Oui, heu… oui.

– Bonne nuit. »

Quoi il s’en va maintenant ? Mais pourquoi il m’a raccompagnée alors ? Il se penche vers moi et m’embrasse doucement sur les lèvres puis me laisse planter sur mon trottoir pour partir dans le taxi. Je le vois me faire un signe de main et la voiture disparaît au premier virage.


Je rentre chez moi, le sourire aux lèvres. Yes, je suis tombée sur un gentleman. Je me précipite sur mon téléphone pour lui envoyer un texto : « j’ai passé une soirée délicieuse, j’ai hâte de remettre ça. ». Sa réponse ne tarde pas : « Pourquoi pas vendredi ? ».

3 jours, ça va être long.


A suivre ! (quelle garce je fais)

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40 jours, 40 nuits et même plus !

Je vous l’ai annoncé la semaine dernière au détour d’un article : je relance l’opération abstinence active. Ou lesbianisme abstinent ou No more mec in 2007, au choix. J’aime bien donner des noms à mes opérations de vie. Ca fait commando. Bref alors que je décidais ça, j’ai vu un chef d’œuvre du 7ème art appelé « 40 jours et 40 nuits » où le héros décide de ne plus avoir de sexe pour oublier son ex. Ben moi, c’est pour remettre un peu d’ordre là dedans.

 

Vous vous demandez sans doute pourquoi j’ai décidé ça tout à coup. Ou alors vous vous le demandez pas mais je vais le dire quand même. C’est à cause d’une goutte d’eau en trop, celle qui fait déborder le vase. En quelques mots, récemment, j’ai rencontré THE mec parfait ou à peu près : intéressant, intelligent, cultivé, curieux, touche à tout. Et beau. Mais alors beau, un truc de malade. Après un premier rendez-vous idyllique de 24h (rien que ça) et deux nuits tendres et torrides à la fois, je commence à flipper. Alors que je disais à Vicky : « non mais t’as vu comme il est beau, je fliiiiiiiiiiiiiippe ! », je reçois un mail : « ça fait pas longtemps que je suis célib, je sors d’une longue relation. Mais toi parfaite, je regretterai sans doute ». Bon, j’insiste un peu mais non. Donc, forcément, là, c’est trop. En 2007, j’ai côtoyé plus ou moins une dizaine de mecs, seuls 3 échappent au titre de connard : Gaétan (le dernier en date), Gabriel (même si quelques maladresses parfois) mais le titre de gentleman ultime, irréprochable de bout en bout revient à… Guillaume IV, celui là même
qui m’a quittée genre le 4 ou 5 janvier. Pour le reste, une succession de « je te baise, je disparais » ou « je te donne pas un billet mais le cœur y est ». Donc stop.

Le problème c’est que tout ça finit forcément par faire douter. Même si mes amis me disent que je suis géniale, même ceux qui me quittent dans les règles vantent mes qualités mais ça suffit pas. Bien sûr qu’on a tous et toutes vécu des sales histoires, je suis pas la seule et je vous sors pas la complainte de la pauv Nina. C’est pas du tout le but de cet article qui se veut optimiste. Là, je me range des voitures quelques temps pour me recentrer un peu sur moi, regonfler ma confiance en moi. Parce que même si l’amour, ça se mérite pas, je suis quelqu’un de bien qui a des choses à offrir (et à recevoir aussi). Faut juste que je change ma façon de procéder, je pense, que je sois plus sélective, moins précipitée. Plus naturelle aussi parce que de peur d’effrayer ces messieurs, je dis rien, je montre rien. Forcément, je passe pour la bonne sexfriend de service mais pas mieux. Alors que je peux être géniale comme petite amie, même si je demande à mon mec de m’acheter des tampons et du démaquillant (3 ans après, Guillaume m’en a encore reparlé, le pauvre !). Je fais pas des scènes pour rien parce que ça me saoule. Ouais, les disputes, c’est fatigant, j’aime pas.

 

Donc voilà, je me lance dans un hiver cocooning ressourçant. Le tout pour racheter une belle confiance en moi toute neuve. Bah oui, c’est mathématique : mieux je suis dans ma peau, plus je rayonne, plus je suis attirante. Par ailleurs, en ayant confiance en moi, je peux démarrer en relation en toute sérénité au lieu de bouder mon plaisir genre « il est merveilleux, fantastique mais il va me plaquer, c’est sûr de sûr ». Non parce qu’autant le boulot, après une crise, j’étais obligée de continuer à chercher parce qu’un taf, j’en avais besoin mais un mec, non. Je dirais pas que c’est un bonus mais comme je suis pas dans une logique « tiens, si je trouvais un père pour mes futurs enfants ». De toute façon, si je commence à rentrer là dedans, je crois que le risque de se prendre un mur augmente. Non parce que si je me mets la pression, je vais forcément la mettre sur l’autre qui n’a rien demandé et ça ne va pas être vivable. Zeeeeeeeeeen, ma fille, zeeeeeeeeeeeen. Donc voilà, j’ai ressorti mon tricot (j’ai un peu massacré mon pauuuuvre échantillon), ma couverture, je passe mes soirées peinardes à la maison et ça me fait du bien. C’est un peu comme un roman qu’on écrit : si à un moment, on bloque, ça ne sert à rien de s’acharner. Si on insiste, on va sortir un truc médiocre, au mieux moyen, mais si on laisse reposer, le chef d’œuvre est au bout du chemin. Ou du moins, un truc qui nous plaît.

Donc voilà, c’est parti pour une soixante dizaine de jours d’abstinence minimum. Ca tombe bien, avec mon boulot, je vais être très très occupée.

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Aujourd’’hui, j’’ai rencontré l’’homme de ma vie

Tu me connais lecteur, je honnis la drague dans des lieux publics, je l’ai suffisamment dit. Mais comme la vie aime bien me ridiculiser, ce qui devait arriver arriva : aujourd’hui, j’ai rencontré un homme dans le métro.

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La journée fut pour le moins chaotique, il faut l’avouer. Une interview reportée, un RER C qui change de voie sans prévenir et me voilà partie sur la mauvaise branche (alors que j’ai vérifié plusieurs fois que j’étais sur le bon quai, bordel), une heure de perdue pour revenir à Choisy (où l’affichage ne fonctionnait plus), puis à Juvisy et enfin arriver à destination.

De retour sur Paris, me voici posée dans une rame de la ligne 14, le nez plongé dans mon bouquin du moment (un Van Cauwelaert parce que le Goncourt, il est lourd, dans le sens physique du terme). Ca monte, ça descend, ça monte, ça descend. A un moment, je lève le nez de mon bouquin et là, j’avise le mec d’en face. Oh la vache, le pur beau gosse ! Châtain, les yeux noisettes, un visage tout simplement sublime, d’une finesse. Bon, il a une cicatrice récente à la cicatrice et est habillé comme un syndicaliste étudiant. Ceux qui ont étudié au Mirail (ou qui y sont toujours) comprendront pourquoi ça me gêne un poil. Bilan de ma personne : emmitoufflée jusqu’au bout du nez dans mon manteau doudoune, l’écharpe, le chapeau, les lunettes… Bon, je vire le chapeau et me passe la main dans les cheveux pour éviter l’effet « casque plat de l’hiver, merci électricité statique de mes fesses ». Je vire les lunettes ou pas ? Ah, il me jette un regard. Bon, il m’a vue avec, on va les garder. Je fais mine de me replonger dans mon livre, je relève le regard et bim, nos regards se croisent encore. Mais bon, ça veut rien dire, on est en face, normal qu’on se regarde un peu… je suppose.

 

Il reste trois arrêts jusqu’au mien, je fais quoi s’il descend avant ? Je le suis ? Bon, comme je m’arrête au terminus, il pourra pas descendre après moi. Plus que deux, plus qu’une… Yes, il bouge pas ! Bon, il me lance un nouveau regard, il est beau, putain ! Je fais quoi, je fais quoi ? Il a l’air jeune quand même. S’il n’a qu’une petite vingtaine, ça va être la lose quand même… De toute façon, la journée a été merdique alors je crois qu’on va en rester là. Je me lève pour me mettre devant la porte, juste à côté de lui. J’aime bien être à proximité d’un beau mec que j’ai repéré, c’est complètement con mais ça m’amuse. On sort, je le devance légèrement, je me demande si je dois ralentir ou pas et là, j’entends un « mademoiselle ». Putain, putain, c’est lui qui me parle ? Je me retourne et il me tend le chapeau que j’avais enfourné dans ma poche et qui était tombé. Bon, le côté mystique de ma personne est troublé, là. Je le remercie en souriant avec mes lèvres et mes yeux. Il me rend mon sourire. Il est beau, putaiiiiiiiiiiiiiiin ! Et là, il me fait « je m’appelle Thomas ». Bon, forcément, je lui donne mon prénom, y voyant un appel du pied. Et là, l’audace, incroyable, ma bouche passe en pilote automatique et lui propose un café. J’aurais jamais cru être capable, tiens ! Surtout qu’il accepte.

 

Nous voici donc au café de St Lazare aux prix défiant toute concurrence. Comme je le pressentais, il est plus jeune que moi, 24 ans, et il finit ses études. Là, il fait un master pro en relations internationales (enfin, c’est pas ça l’intitulé, c’est un truc à la con). Je sens que je suis amoureuse, là. Forcément, moi, je kiffe les relations internationales aussi, je lui parle de mes études en la matière, de mon boulot de pigiste sur un webzine à la rubrique international, il me parle de son mémoire en cours sur la Russie (Slaviiiiiiiiiiiiiiiiiiie !) et le pouvoir de Poutine, c’est super intéressant. A un moment, je lui demande s’il est syndicaliste à la fac et ça le fait rire. Oui mais ici, ils sont pas acharnés comme au Mirail, il est même assez modéré, à l’entendre parler. Plus idéaliste que moi mais pas utopiste non plus. Je suis totalement en train de craquer le vernis protecteur de mon cœur a volé en éclat. Je me dis à part moi que tout ça est excessif, que je devrais me calmer un peu. Je suis tellement la pro pour m’emballer ! A un moment, il regarde sa montre et m’annonce qu’il doit s’en aller, suis un poil désappointée.

« Tu prends le train ?
– Non, j’habite pas loin.
– Où ça ?
– Du côté de Madeleine. »

Je souris : il est pas descendu à son arrêt ! Il m’a suivie, chuis sûre ! Je finis par lui poser la question et il me répond évasivement qu’il rêvait et qu’il avait raté sa station. Mouais, tu parles ! Mais gentleman jusqu’au bout, il me raccompagne jusqu’à mon quai. Jusqu’au bout du quai (oui, je dois entrer dans le premier wagon deuxième porte pour être pile devant ma sortie). Il fait froid, je gigote un peu, je suppose que je devrais faire un truc intelligent mais quoi ? Il me demande si j’ai froid et j’acquiesce (surtout que j’ai pas remis mon chapeau) et là, il me prend dans ses bras. Oh ben putain, si je m’attendais ! Il me frictionne le dos pour me réchauffer. Audacieux le jeune homme et moi, malgré le froid, je fonds. Mais le train arrive. Il fait chier celui-là.

« Ah, le voilà…
– Ouais… »

Je lui donne mon numéro de téléphone, à tout hasard… Bon, là, faut se quitter, je lève la tête pour lui faire la bise (ah oui, il est pas super grand mais je reste limite naine, moi) et là, il détourne la tête et smack. Je rigole un peu niaisement, surprise (pourquoi faut toujours qu’on soit niaise dans ces cas-là, je vous jure !) et puisqu’on est à ce degré d’intimité, je l’embrasse carrément. C’est drôlement prometteur… Dommage qu’on puisse pas poursuivre la soirée ensemble mais ce n’est que partie remise. Et encore, on a eu droit à un rab grâce à un crétin qui a tiré la sonnette d’alarme (non, c’était pas nous). Je suis rentrée chez moi, j’étais toute bizarre. Elle est trop dingue cette histoire, j’avais l’impression que c’était pas réel. Et pourtant…

 
A suivre, bientôt, je l’espère.

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Sous le soleil par LilVirgo et Nina

Avec LilVirgo, notre grande spécialité, c’est de sauter du cop à l’âne. Et voici comme on passe des gens qui se la pètent avec leur culture à Sous le Soleil. Ca se passe de commentaires. (à noter une phrase = une réplique, sinon, c’est illisible)

Nina : Ben, disons que voilà, tu as fait des études et tout, tu es très forte, y a des sujets que tu maîtrise mieux que moi mais bon, si je te lance sur le
Canada et le Québec, je te mets ta race!! 😉

LilVirgo : parce que à mon école, les conversation un peu « poussées » fonctionnent uniquement comme ça
Nina : Oui, c clair. Moi, je sais pas trop mais y a des fois, j’ai pas envie de parler donc ça m’arrange que la conversation file sur un sujet que je connais pas
LilVirgo : uais mais à ce moment là, je te caserai sur a/la série qui se passe au canada, b/les états-unis qui sont pas si loin, bim bam boum, rapport de force
inversé, niark niark. moi ce que j’apprécie particulièrement, c’est les mecs qui parlent de leur domaine, mais qui cherchent à t’inclure dans la conversation en te briefant sur tel ou tel détail.
C’est EUX les plus intelligents de la vie

Nina : Et là, je te renvoie sur Alerte à Malibu et je glisse sur Sous le soleil et je te pile!! ben, moi, quand un sujet me passionne, j’ai tendance à en parler pour convaincre les autres que c intéressant
LilVirgo : ah nan sous le soleil, j’crois pas, nan
Nina : Après, je me perds pas dans les détails qui rendent le discour incompréhensible. Ben, écoute, j’ai vu deux épisodes aujourd’hui sur TMC, c’est
affreux. Déjà, l’Américaine, elle est hyper chiante.

LilVirgo : hihi ! Avec mon frère on regardait et on essayait de deviner les dialogues et de pronostiquer l’arrivée du « je sais plus où j’en suis » dans l’épisode
Nina : Ben, c la série mal conçue de base : tu sais dès le début de l’épisode ce qu’il va se passer. Rien qu’avec le résumé au départ. Par contre, comme je regarde qu’un épisode tous les trois ans, je suis tjrs larguée, vu qu’ils s’échangent les maris
LilVirgo : jess c’est un des personnages phares, fais gaffe, elle vient même de lancer une ligne de vêtements
Nina : Elle est plus maire? Prof de danse? Animatrice radio? Serveuse? Elle s’habille comme un sac en plus!!
LilVirgo : ben jess, elle a commencé mannequin, puis barmaid, puis gérante de night club, puis danseuse, puis maire. ben oui. c’est l’actrice, hein, qui lance la ligne de vêtements. la fan de mode dans la série, c’est valentine, la nympho qui a eu un mome avec alain après avoir été défigurée, qui a été refigurée, a lancé un magasine de mode, a fait je sais plus quoi et est je sais plus quoi. elle a dû se marier 4 fois, elle
Nina :  Ah, j’ai raté le mannequin et le night club. Elle avait une boutique avec la mère de Laure à une époque
LilVirgo : oui le truc de fringues
Nina : A un moment, elle avait une soeur aussi
LilVirgo : oui qui est morte, je crois
Nina : Oh mince alors, je savais pas!!
LilVirgo : jeanne, la doctoresse qui prenait une blouse xxs et qui se tapait baptiste
Nina : Là, déjà, suis tombée dessus samedi, j’ai appris que Caroline avec un 2e enfant (mais je sais pas avec qui). Non, elle se tapait Alain
LilVirgo : avec le sosie de son premier mec je crois. oui mais avant de se taper alain elle s’est tapé baptiste
Nina : Ah ouais, c’était super naze cette histoire. Oh la pute!
LilVirgo : ce qui a failli provoquer la rupture avec la régulière
Nina : Quand il était avec Laure ou Jessica ou entre les deux?
LilVirgo : qui était déjà jess, je crois. laure c’était au tout début quand elle a trompé grégory avec (je pense que là, tu copie-colles cette conversation et
t’as un post « sous le soleil » tout beau tout frais pour demain)

Nina : Oui et après, il est revenu et il la voulait
LilVirgo : oui, mais finalement il s’est mis avec valentine
Nina : Mais à un moment, il était avec une Anna, mais je sais plus qui c’est
LilVirgo : qui avait divorcé d’alain puis alain s’est fait passer pour mort, ce qui a fait revenir valentine
Nina : Oh putain mais j’ai raté ça!!!
LilVirgo : et grégory, gentleman, s’est effacé. remarque qu’il lui renvoyait l’ascenseur : grégory avait bien piqué laure à alain (le jour de leur mariage en plus)
Nina : Ah mais c’est Gregory qui s’est mis avec Valentine? Ah mais oui!!
LilVirgo : mais oui!
Nina : Ok, je croyais que c’était Baptiste avec Valentine mais ça me paraissait pas logique
LilVirgo : déjà, il avait trompé laure avec elle quand il faisait du bateau. non c’est grégory avec valentine quand il est revenu pour la deuxième fois d’entre
les morts

Nina : Oui, je m’en souviens, elle est apparue le jour du mariage
LilVirgo : oui ça doit être ça
Nina : Puis Grégory, il était mort en mer lors de la nuit de noces, normalement
LilVirgo : il est mort en mer deux fois en tous cas
Nina : Il va revenir, tu penses? Jamais deux sans trois
LilVirgo : ah parce qu’il est re-mort, là??? parce que moi, la mort en mer, c’était y a longtemps la première fois
Nina : Je sais pas
LilVirgo : puis il était revenu vite
Nina : Ah mais ok, ça, j’avais zappé
LilVirgo : puis il est re-mort pour de vrai pour quitter la série mais 8 ans après il est revenu
Nina : Oui mais non, c’était pas pour de vrai
LilVirgo : (fred deban devait pas arriver à percer)
Nina : Ben, comme tous. Ils sont tous revenus, quasi, sauf Mallaury Nataf
LilVirgo : naaaan « mort pour de vrai » pour dire c’est pas du pipeau, mais en fait 8 ans après si. ouais, elle elle est jamais revenue. remarque, ne jamais dire « fontaine ». y a bien louis qui est revenu sous la forme d’un agent secret taciturne et ténébreux
Nina : Oui, remarque, vu qu’elle a fait la ferme célébrité, ça m’étonne. Ouais mais il était nul lui
LilVirgo : alors qu’avant c’était l’esthétique barman dreadeux
Nina : Il a une gueule d’abruti, je trouve
LilVirgo : ah ben il est assez raté, c’est sûr
Nina : Puis il joue mal en plus
LilVirgo : euh… Nina… ils jouent tous très mal dans cette série
Nina : Ahahahahahhahahha. Putain, tu me fais rire!!! C vrai en plus
LilVirgo : ben oui!
Nina : Moi, j’aime bcp Jessica qui a un peu le même jeu d’acteur à base de « toujours ouvrir la bouche »
LilVirgo : non la pire c’est laure quand même
Nina : Elle, c’est plus le serrement de machoîres, en fait
LilVirgo : ben elle c’est à base de chaque phrase est dite sur le même ton avec lequel elle a dû réciter la mort du loup d’alfred de vigny en cm1
Nina : Ouais, carrément!! 😀 Ben, la nana, on lui a dit qu’elle ressemblait à Carole Bouquet, elle doit penser que ça suffit
LilVirgo : ben sans doute
Nina : D’un autre côté, elle joue dans Sous le Soleil, pas dans un film de Truffaut
LilVirgo : seulement voilà. carole bouquet est glam, pas elle. carole bouquet fait n°5, elle fait un soap français. sachant qu’en plus carole bouquet n’est pas l’actrice la plus géniale de la vie… oui voilà
Nina : Ben, honnêtement, je trouve pas la ressemblance si frappante que ça. Tu la sens plus dans le rôle de miss camping que celui de miss Channel 5
LilVirgo : ben oui c’est à peu près tout à fait ça
Nina : Et la musique?? Et la musique!!
LilVirgo : ben écrite par pascal obispo. notons quand même que caro, avant d’être avocate de renom crypto goudou, a quand même été chanteuse à succès tronchée par un musicos de talent (sam), puis a tenu un ranch pour se tenir à l’écart du monde du showbiz
Nina : Moi, j’adore!
LilVirgo : tiens, dans les métiers de jess, j’ai oublié « présentatrice radio »
Nina : Comme ça fait trop partie de l’action. Oui, moi, je l’avais dit!! Oui, surtout j’aime bien la nana qui devient avocate en 6 mois
LilVirgo : ben comme celle qui devient maire après barmaid, c’est pas mal j’avoue
Nina : C clair
LilVirgo : y aussi la stripteaseuse qui a acheté une boîte de nuit, mais je me rappelle plus son nom, j’avoue
Nina : Et qui passe de maire à animatrice radio car elle file son poste à son mari. Marie?
LilVirgo : oui!!! marie c’est ça, elle se tape un vieux, nan?
Nina : Oui, le père de Laure. Qui était maire, en plus, nan??
LilVirgo : non, tu confonds avec le père de louis et grégory, là. le père de laure, je crois qu’il était grrrrrrand médecin de renom d’où la carrière de laure
Nina : Non, je suis pas sûre… Quoi que… Y en a un qui se tape Sophie Favier à un moment
LilVirgo : notons aussi le parcours de blandine, la maman : femme au foyer se reconvertit vendeuse dans un magasin de fringues avant de s’improviser proviseur de lycée. sophie favier? tiens, j’avais oublié son passage…
Nina : Ah ouais, énorme. Oui, elle était la secrétaire malsaine qui provoque le divorce. Je crois que c’est entre les parents de Laure
LilVirgo : ah je me souvenais pas de ça, tiens…
Nina : Ouais, mais je suis plus sûre… Disons que c’était au tout début
LilVirgo : et moi j’ai jamais vu de rediff c’était que du « inédit sur tf1 »
Nina : Non, l’été, ils rediffusent

Et on est parties sur autre chose. Bon j’avoue que sur le sujet, Lil, elle assure plus que moi!

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Nina la bachelorette

L’autre soir, je somnolais tranquillement avant de m’endormir quand m’est venu cette idée d’article totalement débile. Et comme je suis joueuse, je me lance.

 

Et si je me retrouvais bachelorette ? C’est-à-dire candidate dans ce jeu de téléréalité où vingt mâles (enfin, je crois que c’est vingt mais c’est peut-être plus) se battent pour m’épouser (et s’ils peuvent me tripoter avant, c’est bien aussi). En France, on n’a jamais eu de fille bachelorette sauf Marjolaine mais ça compte pas, on lui a fait croire que ses prétendants étaient riches et quand elle a vu que c’était pas vrai, elle a jeté le vilain menteur. Comme quoi, on sait où se situe le cœur de Marjolaine : dans son portefeuille.

 Bon, moi, le Bachelor, j’ai vu que le dernier, Karl, très mignon mais quelle voix pourrie ! Ah, mais cette voix, ça cassait vraiment tout, pffffff ! Bon, je sais pas où en sont les couples crées par les Bachelors successifs, sans doute parce que je m’en tape un peu. Perso, je ne pourrais jamais participer à ce genre d’émission côté « celle qui sera peut-être choisie… ou pas. » Bordel mais vous imaginez comme c’est mauvais pour l’ego ? On est quand même en concurrence avec 20 nanas ! Si vous êtes éliminée dès le premier tour, c’est clair : vous êtes pas belle, aux yeux du beau gosse de service. Super flatteur. Et pour la suite, c’est très gai aussi. Si vous arrivez loin dans le jeu, ça veut dire que le Bachelor a pu mettre sa langue dans votre bouche sinon, il vous choisit pas. Peut-être a-t-il même visité votre culotte, ça, ils le montrent pas à la télé. Bref, vous voyagez à travers le monde avec M. Bachelor, c’est très romantique et tout ça, il vous regarde avec ses grands yeux bleus (oui, ils ont tous les yeux bleus), il vous embrasse et vous dit que vous êtes super trop merveilleuse de la mort qui tue. Alors même si vous savez dans quoi vous vous êtes fourrés, l’ambiance contribue quand même à ce que vous croyiez ses promesses d’amour toujours. Pour dire, vous l’avez même présenté à vos parents ! J’imagine trop la gueule de mes parents si je leur imposais ça, tiens, eux qui ne supportent pas la télé réalité… « Tiens, maman, je te présente Karl, tu sais, le mec qui mélange sa langue avec toutes les filles. Ben, peut-être que je vais me marier avec lui… Ou pas ! ». Oui, non, ça, c’est pas possible. Bon, bref, c’est la cérémonie de la rose, vous avez mis votre plus beau sourire et une robe cache-téton-cache-sexe et là, il offre une première rose à une autre nana. Salaud, va ! Deuxième rose, c’est Jennifer la garce vulgaire qui la reçoit. Non mais quel goujat ! Il en reste qu’une. S’il me l’offre pas, je le massacre !
 

Autre cas : Karl, il vous plaît pas, sa voix de Pokemon vous exaspère et vous le trouvez vraiment très con. Oui, l’argent, c’est pas un argument de séduction et sa coiffure laisse à désirer. Bon, bref, ça le fait pas, quoi. Bon, faut être honnête, si vous faites le bachelor, c’est pour passer à la télé et présenter la météo de la 6 après. Peut-être que vous pourrez même faire la coui-couille pour faire gagner une voiture avec une question tellement conne que c’est une honte de la poser. Bref, l’amour, c’est un peu secondaire dans l’histoire. Donc voilà, le Karl, il vous plaît pas mais lui, il vous aime bien, il vous trouve « mystérieuse ». Du coup, il vous sélectionne. Et là, voici l’heure du rendez-vous en tête à tête. Il reste encore un certain nombre de candidates en liste et si vous êtes éliminée maintenant, vous pourrez pas faire la potiche sur la petite chaîne qui monte. Donc le Karl, il commence à vous bisouiller dans le cou et tout mais vous savez que son but, c’est de glisser sa langue dans votre bouche et sa main sous votre jupe (et donc dans votre culotte, c’est pas un puceau, Karl !). Vous vous laissez faire ou pas ? Non, mais c’est vrai, ça, si le bachelor nous plaît pas, on est censé faire quoi ?

Bref, je veux pas être candidate au bachelor, je veux être la bachelorette. Bon, je suis pas riche moi mais on s’en fout, les hommes aiment gagner mieux leur vie que leur compagne donc pas de soucis. A moi les voyages partout au frais de la production ! Mais surtout, ce qui est fantastique, c’est que je peux me taper tous les candidats, je passerai pour la princesse romantique à la recherche de l’amour. Non mais Karl, là, il a dû embrasser une demi-douzaine de candidates, au moins, et c’était un gentleman, un prince charmant… Donc, moi, pareil, je les embrasse tous et à aucun moment, on ne pensera que je suis une salope. Je pourrai faire de la gondole à Venise avec Steeve (et lui rouler des pelles), du cheval au Maroc avec Brandon (et lui rouler des pelles), du shopping à Londres avec Marco (lui faire porter mes sacs et lui rouler des pelles), tripoter Philippe dans le jacuzzi (et lui rouler des pelles)… Et tout le monde trouvera ça normal.

Arrivera la cérémonie de la rose. Bon, moi, je suis pas une méchante mais je suis pas une naïve non plus : un mec, il tombera pas amoureux de moi en trois jours, surtout qu’on a passé 4 heures ensemble en tout et pour tout. Alors ciao Brandon, tiens. En plus, c’est bien parce qu’une fois que je l’ai jeté, j’ai pas à jouer le service après-vente. Brandon, tu te casses et tu m’oublies, sauf si je te glisse mon numéro perso, on sait jamais. Et puis tu as eu ton quart d’heure de gloire, tu vas pas me casser les couilles non plus !

Bref, le Bachelor, c’est avoir le droit de jouer les garces en étant adulée par un tas d’hommes. Mais faut être honnête, ça sert à rien d’espérer de trouver l’amour. Parce que quand on quitte Venise pour Plume sur Berges et qu’on passe le samedi matin au Franprix plutôt qu’à Venise, curieusement, la magie des premiers instants est moins présente… Mais bon, au moins, j’aurais été désirée pendant quelques jours par 20 mâles débordant de testostérone… Elle est pas belle la vie ?

PS : en vrai, je veux pas être bachelorette mais c’est un article du dimanche, donc j’écris n’importe quoi et ça me fait marrer. Bon week-end les loulous !

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Du sexe avec une célébrité : un fantasme à réaliser ?

L’autre jour, j’ai écrit un article dans lequel je parlais de « Sagamore », en référence à Sagamore Stévenin. Oui, c’est pas parce que j’ai pas de moitié en vrai que je ne peux pas parler amour ou autre. Mon fiancé virtuel, avant, c’était Brad mais comme j’ai eu un vrai copain pas virtuel du tout depuis, le nouveau, c’est Sagamore parce que je fais pas dans le réchauffé. Bref, voyant cela, une lectrice me proposa gentiment de me filer les coordonnées de ce monsieur mais je refuse, ne sachant qu’en faire. Car après tout, autant c’est rigolo de fantasmer
sur une célébrité, autant le concrétiser, non.

Bon, imaginons, imaginons. Nina est seule dans son lit, elle imagine de belles histoires de princes charmants et de princesses. Dans le rôle de la princesse, moi, forcément. Dans le rôle du prince… Bon, comme je n’ai aucun plan M pour le moment, prenons un choupinou célèbre, ça fera l’affaire. Donc au hasard, notre ami Sagamore. Voilà un prince doux, prévenant aux attributs royaux conséquents. Oui, comment vous croyez, vous, que prince et princesse « eurent beaucoup d’enfants », par insémination artificielle ? Bon, bref, vous saisissez
l’idée. Bon, comme j’ai beaucoup d’imagination et que j’ai du mal à m’endormir, j’ai le temps de fantasmer, avec plein de scénarii différents et tout.

Un jour, voilà que je me promène dans la rue. « Lalalalala ». Soudain, qui vois-je ? Sagamore himself ! Bon, cette scène est totalement fictive puisque je pourrais croiser mon père dans la rue que je ne percuterais même pas. Mais bon, on continue ! Donc, je croise M. Sagamore et lui, il me remarque aussi, il me propose de boire un verre. Bon, on discute, blabla, puis il me propose un dernier verre chez lui. Bon, comme j’ai plus 15 ans, j’ai pas la naïveté de croire qu’un mec m’invite à un dernier verre juste pour me parler de la pensée philosophie de Kierkegaard. Donc, toute émoustillée, j’accepte. Oui parce que quitte à être dans la supposition, il est acquis que pour l’occasion, je serai épilée, j’aurai mes plus beaux dessous et j’aurai même pas mes règles.

Bref, lui et moi, moi et lui sur un canapé à quand même boire ce dernier verre et ce qui devait arriver arriva, nous nous embrassâmes passionnément avant de finir en brouette. Bon alors, déjà, vous aurez noté que jusqu’à la brouette, M. a un comportement irréprochable. C’est déjà de l’ordre du fantasme. M. étant un peu connu, il pourrait me croiser dans la rue et faire : « hé poulette, ça te dirait de baiser avec une célébrité ? ». Heu… Ben non, là, j’ai pas le temps, j’ai ma casserole de lait en double file ! Bon et même s’il est gentleman, il pourrait être très mauvais amant ou me sortir un « alors, ça te fait quoi d’avoir couché avec une star ?» à peine a-t-il fini de jouir. Heu… Ah, il faut que j’y aille, mon
chat a l’appendicite, là. Bref, entre la réalité, pas toujours glamour, et le fantasme, toujours délicatement sensuel, il peut y avoir une sacrée différence. Non parce qu’on sait jamais, Sagamore, il peut être goujat, SM hard, podophile (non, y a pas de fautes, c’est un amateur des pieds !), petite bistouquette, bande mou, éjaculateur précoce…

Bref le mythe serait brisé. Tu vas me dire, et alors ? Au moins, le fantasme sera réalisé. Ouais mais finalement, j’aurais préféré que ça reste un fantasme car même si la liste de mes fantasmes sur des célébrités sont longues, ça fait chier quoi. En plus, j’ai rien d’une midinette et côté « fan qui couche avec sa star » (à dire avec une voix de pétasse), ça me fait pas triper, il faut être honnête. Déjà quand j’ai reçu le mail de la demoiselle, je me suis demandée ce que je pourrais en faire. Fureter dans son quartier en espérant le croiser ? Je le fais plus depuis mes 16 ans. Et puis j’ai pas le temps. Et puis avec le bol que j’ai, il habitera forcément à l’autre bout de Paris. L’appeler alors ? Ah, j’imagine ça d’ici :

« Allo Sagamore ?
Heu… Oui, c’est qui ?

Je m’appelle Nina et j’ai 26 ans et je te trouve trop trop beau.

Merci. Et ?
Ca te dirait qu’on aille boire un verre un de ses 4 ?

Ah…euh…Je peux pas, je dois m’épiler les genoux. Et puis je suis marié et en plus, je suis podophile. »

Toutes mes répliques sont à dire avec ma voix de pétasse option suraiguë hystérique. Bref, ça pourrait être très rigolo mais la dernière fois que j’ai appelé un mec pour lui déclarer ma flamme (j’avais 16 ans), je me suis pris un vent donc curieusement, la drague téléphonique, je le sens plus trop.

Et puis d’abord, si mon destin est de me taper un jour Sagamore, c’est que nous nous serons trouvés par hasard et pas parce que j’ai joué ma fan hystérique et collante parce que, ça, curieusement, je sens que ça lui plaira pas.

Nous fantasmons tous sur des célébrités, c’est normal. Mais je suis pas la seule à trouver Sagamore (ou Brad ou d’autres) choupinou donc c’est plus marrant de se faire ses films que de tenter quoi que ce soit. Parce que Sagamore, il doit en avoir marre des nanas qui le désirent corps et âme, qui lui écrivent de longues lettres avec des cœurs sur les i et puis tout ça.


Non, c’est définitif : Sagamore, si tu me veux, c’est à toi de te bouger !

 

PS : Sagamore, si tu me lis, sache que je ne pense pas que tu sois équipé petite bistouquette impuissante. Sache cependant aussi que je suis comme St Thomas, je ne crois que
ce que je vois…

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