Tout est relatif

Par Petite Cervoise

Bien le Bonjour.

Aujourd’hui, nous allons disserter sur niveau de relativité en matière de mignonnage.

Tu comprends pas ?

je le savais, on est mal barrés, on est mal barrés.

Bon, alors tu sais que les filles, comme les gars, aiment bien regarder les gens qui les entourent et décréter s’ils rentrent dans la catégorie beau ou pas beau.

Genre, dichotomie sélective, par identification à Dieu.

T’as pas compris la deuxième phrase, hein ?

on voit le niveau sur divinacerveza…

Bon. On va parler avec des images sinon tu vas aller cliquer sur ma-bimbo et tu vas choper une gastro si tu prends trop d’aspirine.

Exemple concret 1 : le mec du sport


J’me la pète parce que j’ai presque fait du sport à l’Aquaboulevard samedi dernier, et j’ai attrapé la crève, au passage.

Mais, après les toboggans, le hammam et les frites, on a chopé un cours d’aquagym à peine entamé.

Je vous passerai les détails brumeux de notre inadaptation au sport dans un milieu mouillé, voir super mouillé, et au fait que CERTAINES PERSONNES ne peuvent pas beaucoup plier les jambes pour faire les exercices, sous peine de boire la tasse.

Passons.

Le prof d’Aquagym, c’est pas notre genre de type, à ma copine Hillary et moi. Pas nos critères : il était blond, musclé « sec », peau claiiiire et voix non-ovarienne.

Et bien pourtant, nous l’avons trouvé sexy.

Oui.

Motif : il était dans son milieu naturel.

Tu prends le même golio, tu le fous dans un bar de la place Monge, tu lui demanderais à peine où sont les waters.

Car c’est là que vient la science du jour, les potes : le milieu naturel…

Exemple concret 2 : le guide


On sait que tu ne pars jamais en vacances avec les autres plébiens, que tu potasses le Lonely Planet pendant 2h en salle d’embarquement et que ça te suffit largement pour te sentir tel un fayot dans le cassoulet pendant tout ton séjour.

On sait aussi que dans la vraie vie, celle que tu as vraiment, et pas celle que tu racontes au copains et aux interbloggeurs, tu aimes bien qu’on te prenne la main pour te montrer les coins et recoins d’un lieu étranger.

Et là, tu croises le chemin du guide, le mec épatant qui connaît tout sur l’histoire de la Haute Egypte, la Basse Egypte, la Middle Egypte et même qui sait lire les hiéroglyphes.

Tu es épatée, l’intelligence et la peau mate du monsieur te semblent irrésistibles, tu es conquise. Quand bien même tu n’es pas aficionada du look babouches et djellabah.

Oui.

Motif : il était dans son milieu naturel.

Tu prends le même zigue, tu lui mets un jean et des Converse sur le boulevard du Montparnasse, tu décrocherais pas ton regard de la vitrine Mango.

Tu commences à comprendre ?

Exemple concret 3 : le bureau


Beaucoup d’histoires sentimentales naissent sur le lieu de travail, dit la doxa. Normal, répond le maître, c’est là où qu’on passe plein de temps de vie. (le maître parle un peu comme un pochtron, oui, mais il fallait payer le tarif supérieur pour avoir droit à Pierre Bellemare)

Le maître argue aussi que dans ce vase clos, les visages se croisent et se recroisent, et le temps imparti étant long, le moins moche du département devient rapidement le plus envisageable des mâles connus.

Le costume, le succès professionnel, la reconnaissance de la hiérarchie… détails impressionnants et stimulants pour nous, femelles en mal de procréer avec un mâle puissant et défenseur de sa tribu.

Le maître s’est resservi une petite vodka.

Lorsque le chassé croisé se met en place, l’excitation mêlée à l’interdit « no zob in job » (Corneille, Le Cid) est vécue comme un stimulant journalier pour affronter une journée passée ailleurs qu’au fond de son lit (ou au Point Soleil).

Tu es séduite, tu es emballée et la cravate à rayures blanches et bleues te semble so sexy depuis.

Oui.

Motif : il était dans son milieu naturel.

Tu prends le même bougre, tu le mets en short de bain à Copacabana, tu ne bâtirais pas de châteaux de sable tout autour de sa serviette pour attirer son attention.

Ça percute ?

Crac boum wiizzz ?

Le message d’espoir pour l’homme désemparé, s’il en est un, est que si rien mais alors RIEN ne marche pour pécho, c’est qu’il n’a pas encore trouvé son milieu naturel.

Il faut toutefois tristement avouer que le milieu naturel le plus adapté de certaines personnes reste l’obscurité.

Dans ce cas, A-DA-PTEZ-VOUS.

et pis c’est tout.

Femmes, lectrices, ne dites jamais jamais et ouvrez les yeux. Soyez conscientes que le mâle ne peut pas faire bonne figure dans tous les lieux où vous l’emporterez, l’important étant qu’il reste séduisant le visage entouré de vos jambes.

Sur ce, le maître m’attend à coté du bar et a m’a déjà servi un Gin Tonic,

alors à plus les anthropoïdes !

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L’art de dire non (opposé à celui de ne pas le comprendre)

Comme tu le sais lecteur, il y a un mois, j’ai décidé en mon âme et conscience de m’offrir une nouvelle virginité. Et bien, je m’y tiens, je ne veux point offrir mon corps à n’importe qui, je veux que ma prochaine brouette soit anthologique parce que j’aurai envie de mon partenaire mais pas que de son corps, de lui tout entier. Dans mes contacts MSN, il me reste un plan brouette qui ne possède pas le mot « non », dans son vocabulaire. Plus je refuse, plus il me veut.
 
Souvenons-nous de Laurent : mignon, passionné de plongée, plutôt bon amant (et sacrément équipé pour). A peine rentrée de Bretagne et à peine ai-je décidé de ma nouvelle virginité que le revoilà sur MSN. Il me veut, il a envie de moi mais la réciproque n’est pas vraie. J’ai de bons souvenirs de lui mais plus envie d’une brouette gratuite, si j’ose dire. Donc quand il me propose de folles galipettes, je lui explique que ma libido est au point mort, ce qui était vrai à l’époque. Et là, j’ai découvert à quoi pouvait être près un mec pour juste une brouette et, lui, c’est un champion du monde. Suite à mon refus, il commence à dire qu’il ne me reconnaît plus, ce qui me fait un peu grincer des dents : comment peut-il me reconnaître alors qu’il ne me connaît pas ? Il essaie tout : et si je me contentais de juste le branler ? Oh que c’est romantique ! Juste un petit touche pipi et on arrête là, allez ! Non. Et là, on tombe dans le grandiose : si je veux, on peut faire ça à 3 voire carrément une partouze. Curieusement, là, le refus fut très facile. Alors que je lui raconte ma vie (ô combien passionnante), il me balance : « je pense à tes seins ! ». Pourquoi je ne lui demande pas de m’épouser à celui-là ? Le pire c’est qu’il serait capable d’accepter juste pour me sauter.
 
Il me supplie de penser à lui en se masturbant, ce qu’il fera. Sauf que moi, on m’impose pas mes fantasmes, d’autant que durant ces derniers, je ne vois pas de visages précis. Le lendemain, le revoilà qui réinsiste (genre ma libido est revenue dans la nuit) et il m’explique ce qu’il imaginait me faire pendant sa branlette (c’était ma fête !), il m’explique comment il veut que je lui fasse sa prochaine fellation, je m’ennuie. A un moment, voilà que je lui explique que la seule chose dont j’ai envie à l’heure actuelle, ce sont de longs baisers langoureux : « Je peu te faire ça puis je me branle après ». Alors, là, j’imagine le tableau et je préfère en rire, plutôt qu’en pleurer ! J’arrive à détourner la conversation sur nos noms de famille (je suis un génie quand je m’y mets) et à un moment, silence radio. Bon, je me dis qu’il a compris et là, j’ai droit à « l’au revoir » le plus glamour de ma vie, j’en pleure d’émotion rien qu’en y repensant : « Bon, j’ai joui, bonne nuit ». Voilà que l’autre, il se masturbe pendant que je lui parle de son nom de famille alors que j’ai mis la photo de ma Kenya en avatar.
 
Pendant une semaine, il ne me parle plus : aurait-il compris la leçon ? En fait, non, il était parti en vacances… Et je ne m’en étais même pas rendue compte. Au début, conversation très soft, il essaie de me faire deviner où il était parti en vacances et je trouve très vite… C’est énervant de voir que je m’entends très bien avec ce garçon quand nous avons des conversations normales mais, inévitablement, il en revient au sexe, encore et toujours. Ah ben quand il m’a dit que c’était un obsédé, il ne m’avait pas menti. Cependant, je crois voir dans cette conversation anodine une nouvelle approche, plus subtile. Après tout, en y allant cash, il se prend veste sur veste alors en endormant ma méfiance…
 
Et bien, je surestimais le jeune homme, il me demande à nouveau quand on se voit, quand je suis libre, si ma libido est revenue. Pour le calmer, je lui explique que j’ai trouvé un jeune homme qui me plaît bien, le résultat est totalement inattendu : « super, ça veut dire que ta libido revient ! ». Biiiip, mauvaise réponse ! Enfin, techniquement, elle revient un peu, effectivement, mais pas avec lui.
 
Je gagne quelques jours avec ma gastro mais uniquement parce que je peux facilement le convaincre que je ne suis pas en forme (ce qui est totalement vrai). Mais lui, coucher avec une fille malade et même pas épilée, ça ne le rebute pas. Pourtant, à une époque, ma goutte au nez l’avait profondément dégoûté… Une fois guérie, il attaque : « on se voit demain soir ? » Toujours pas, mon gars ! Comme je lui explique que je pars chez mes parents pour le week-end, il me fout la paix trois jours mais hier, attaque à nouveau : « tu rentres quand ? ». Et là s’ajoute un nouvel élément : l’ordinateur de mes parents est relié à une webcam, le voilà tout émoustillé. Sauf qu’il est au boulot ! Il veut que je me foute à poil devant la webcam alors qu’il bosse, mais je rêve ! Je réponds un poli : « non, je suis en jogging, pas maquillée avec mes lunettes puis suis même pas épilée, d’abord » mais je crois que même avec la varicelle, il n’aurait pas dit non. Donc suivant les conseils de Guillaume, au courant de toute l’histoire, j’ai fini par le bloquer.
 
Suite à cette petite histoire, j’en viens à me demander comment un mec peut être à ce point en manque pour accepter de se prendre trois à quatre non par conversation, tous les jours ou à peu près… C’est peut-être parce que je suis une fille mais un seul non suffit, mon ego ne peut en supporter plus (sauf si c’est un « non, ce soir, je peux pas mais demain ok »). Comment peut-on se vendre à ce point pour une seule brouette ? Comment peut-on avoir envie d’une fille malade et même pas épilée ? Tout ceci me dépasse, quelque part, et me désole. J’aurais aimé partir sur une relation amicale, il est clair que ça ne sera jamais le cas. Ce gars se fout de moi, il ne s’intéresse qu’à mon corps et se passe de toute la politesse (si j’ose dire) que l’on est en droit d’attendre d’un homme. Je ne suis pas un jouet sexuel et même si apparemment, je suis une partenaire très agréable, je pense que quand je dis non, c’est suffisamment clair pour ne pas insister. Après tout, si j’ai envie de le retrouver, je sais très bien où aller, j’ai son nom, son adresse, son numéro de téléphone, son MSN… Non, vraiment, cette insistance me dépasse. Au fond, je suppose que je ne peux m’en prendre qu’à moi-même : il m’a eue (trop) facilement au départ, il ne doit pas comprendre pourquoi il n’en est plus de même aujourd’hui.
 
Ceci étant, cette petite (més)aventure ne m’est pas inutile, je me rends compte à quel point je suis résolue dans mes choix de privilégier la complicité et la tendresse à du sexe pur et dur. Comme Benoît, il finira bien par comprendre que je ne serai plus sa partenaire de brouette, même pas une camarade puisque ça ne l’intéresse pas. Au fond, je ne le regrette pas, cette insistance m’a profondément gonflée et je ne vois pas ce que je pourrais dire à ce garçon, finalement. Puisqu’il ne comprend pas le non, il comprendra peut-être mon silence et mon absence.
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Faut-il choisir entre ses parents et ses amis ?

Une fois par mois ou à peu près, je retourne dans mon pays, histoire d’aller voir mes parents en mal de leur fi-fille aînée. Cependant, il n’y a pas qu’eux dans le sud, il y a aussi mes amis et je dois arriver à concilier famille et amis, parfois l’un au détriment de l’autre.
 
Jeudi 19h, j’arrive enfin à destination, un voyage périlleux, je sortais de là avec le cul mouillé (bouteille d’eau renversée) et une vieille odeur de croquette (Kenya qui a vomi). Me revoilà au domicile familial, cette maison qui m’a vue grandir un peu (oui, on est arrivés, j’avais déjà treize ans), je libère mon fauve qui court à la gamelle, ma mère s’extasie sur mon poids perdu (bon, merci la gastro, il n’y a pas d’autres explications), elle m’a fait mon gratin de pâtes traditionnel. Bref, c’est pas le retour de la fille prodigue mais presque. Mon programme est simple : sortie vendredi et samedi sur Toulouse, « mais je ne rentre pas trop tard ». Naïve, moi.
 
Le vendredi, justement, ma maman ne travaille pas donc je la vois un peu, mais pas trop : à peine est-elle rentrée des courses que j’y repars. On dîne ensemble et je file sur Toulouse pour une soirée que j’imagine sage. La plupart des vingtenaires (Emma, Lucie, Gauthier, Mister Big et moi-même) accueillaient dans le groupe Yome (un des commentateurs les plus assidus du blog, pour ceux qui ne lisent pas les commentaires). Rendez-vous à 22h à la FNAC, je suis la première arrivée suivie de près par Lucie. Blablabla, « la grossesse, c’est horrible quand on voit le pied du bébé se former sur notre ventre » (oui, c’est un peu notre hantise, ça), blablabla, « ils font quoi les autres ? ». On poireaute. 22h30, Gauthier nous informe que Yome est quelque part par là donc opération : « retrouvons un mec qui ne ressemble pas du tout aux deux photos que j’ai pu voir de lui ». Mais finalement, je le reconnais et il se dirige droit vers nous : « quand j’ai vu une fille avec un chapeau, j’ai su que c’était toi », me dit-il. Gauthier vient nous chercher avec une amie à lui et nous voilà à cinq dans une Twingo. Alors note lecteur : si tu dois t’entasser dans une twingo, ne te met pas derrière, au milieu, parce que c’était ma place et la ceinture essayait désespérément de me violer les fesses, j’en avais encore mal le lendemain. Bon, on arrive dans un bar relativement vide où on retrouve Mister Big et Emma. Première tournée, deuxième tournée. Stop, dis-je, car après deux verres, tout s’accélère. Sauf que le serveur du bar en a décidé autrement et nous offre une autre tournée (faudra qu’on m’explique qui il voulait brouetter). Donc Lucie me dit gentiment : « Nina, tu dors chez moi ! ». Du coup, je me lâche un peu et me voilà « morte poule », comme dit Gauthier.
 
Tous gais, nous voilà partis dans une boîte voisine avec Gauthier, son amie, Lucie et moi, Emma et Yome ayant ramené Mister Big chez lui (mais ils sont revenus après). Je sympathise avec une nana qui a le même prénom que moi dans la rue mais je la perds très vite de vue, tant pis. Dans la boîte, on reboit un coup ou deux (arrive un moment où je perds le compte), Gauthier et son amie repartent un peu après le retour d’Emma et Yome mais je ne raconterai pas ce qu’il se passa (ou non) entre ces deux-là. Cette phrase vous prouve que je peux être délicieusement garce, tout le monde va se poser des questions, maintenant, hihihi ! Bref, avec Lucie, comme on est saoules, on se fait de sublimes déclarations d’amour : « Tu es une fille fantastique, que j’aimerais être comme toi
– Mais non, je suis une sombre merde comparée à toi ! »
Bref, à 5h, tout le monde rentre chez soi, Lucie et moi faisons les langues de pute une heure de plus et, enfin, on s’endort.
 
10h20, mon téléphone sonne, ma mère : « Quoi, tu es encore à Toulouse ? Et comment je fais pour faire les courses, moi ! Rentre fissa ! ». Bon, ben je me rhabille vite et je me dépêche de rentrer. Evidemment, je choisis ce jour pour perdre ma voiture dans l’immense parking souterrain, je tourne, je retourne et découvre que je n’étais pas garée au niveau -4 mais -3. Bravo la blonde ! Bon, je monte dans la voiture, je me permets quelques excès de vitesse sur l’autoroute (c’est mal, lecteur, ne fais pas comme moi). D’ailleurs, ma mère a reçu une lettre des autoroutes, aujourd’hui, je frémis… Bref, arrivée à la maison, je me prends des réflexions toutes les deux minutes : « heureusement que j’avais préparé les tomates avant parce que si je t’avais attendue ». Et dans le genre j’aggrave mon dossier : ma mère appelle ma mamie à la rescousse pour faire les courses, ma grand-mère venant manger à la maison. Or ma grand-mère a une conduite très intuitive, genre « j’ai toujours pas compris à quoi sert un rétro » donc elle fait une marche arrière et bim, redessine la voiture garée derrière elle.
 
Samedi après-midi, Anne vient me voir donc ma mère fuit un peu, m’expliquant qu’elle nous entendait papoter et qu’elle ne voulait pas troubler notre intimité. D’ailleurs, une fois partie, on aborde THE sujet de conversation : les hommes, les hommes et encore les hommes. Après, je vais faire la sieste et je repars sur Toulouse pour un dîner chez Lucie avec un couple d’amis, on papote, on mange, on papote, on papote, on se tire les cartes (on a tous un super karma, quand même, sauf l’un des quatre, le jeu lui expliquant en long, en large et en travers qu’il va se réorienter), on papote, on papote. Quatre heures du matin, je n’ose rentrer chez moi donc je reste à nouveau dormir chez Lucie.
 
Je rentre donc à 13 heures chez mes parents, déjeuner puis sieste tout l’après-midi. Le dimanche soir, on mange en famille, quasiment pour la première fois depuis le week-end (mon papa était très pris, ce week-end aussi). Mais que pouvais-je faire ? Je ne veux pas choisir entre mes parents et mes amis mais je ne peux pas voir tout le monde en même temps, surtout que pour mes parents, je suis non-tabagique et presque vierge (quoi que ce dernier point, je suis pas sûre que mes parents me prennent pour une charmante demoiselle chaste qui n’a plus vu le loup depuis ma relation avec Arnaud).
 
De plus, ce week-end m’a montré que ma vie de petite fille était terminée : mes parents ont vendu mon lit de jeune fille, dans lequel je ne dormais plus depuis des années, effectivement. En fait, pour Noël 1997, j’ai eu un lit mezzanine… une place. Or quand j’ai ramené Guillaume à la maison, on ne pouvait décemment dormir à deux là-dessus. Donc mon lit est parti, je ne dors plus dans ma chambre depuis trois mois car elle sert plus ou moins de débarras. Ma mère m’a expliqué que mon père voulait faire une chambre avec un grand lit (celle de ma sœur) et une chambre avec deux petits lits (la mienne). Là, j’ai protesté : ok, je n’ai ramené aucun homme chez mes parents depuis presque deux ans mais je finirai bien par trouver le père de mes trois enfants et j’ai pas envie qu’on fasse lit à part quand on va visiter mes parents ! Heureusement, ma mère partage entièrement mon point de vue.
 
Voilà, je repars dans moins de 24 heures et je suis d’un côté reposée et heureuse d’avoir vu mes amis, de l’autre, j’ai la sensation de n’avoir profité suffisamment de personne. Mes amis me manquent, mes parents me manquent et je supplie quelqu’un de faire une ligne TGV Paris-Toulouse en 3h très vite parce que là, ça m’agace d’avoir l’impression de ne pas profiter pleinement de ma famille et de mes amis. Et je n’ai pas envie de faire un choix entre eux.
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