Melania, la cinquième colonne

[titre soufflé par  Marie Schafferr] Bonjour, ceci n’est pas un article sérieux. J’aime bien Melania Trump. Non, plutôt : j’aime les histoires qui se tissent autour de Melania Trump et les histoires que je dessine autour. Depuis l’élection, je vois fleurir ici et là de (rares) articles sur la désapprobation de Melania vis-à-vis de son mari et ses discrets signes de résistance. Melania est-elle en train de phagocyter le système Trump de l’intérieur ?

Melania Trump réapparaît publiquement

Je ne connais pas grand-chose de la vie de Melania en vérité, j’ai juste lu un portrait d’elle dans Society. J’avais beau feuilleter le Voici de ma mère, j’avais raté l’existence de la dame, j’en étais restée à « Donald a été marié à Ivana avec qui il a eu Ivanka puis il s’est marié à Marla ». J’avoue ne me passionner que très peu pour la vie des socialites américains, je cligne toujours un peu des yeux quand on me parle de la nouvelle it girl à la mode, fille d’un magnat d’un truc.  J’ai donc découvert Melania durant la campagne présidentielle et je n’en ai pas eu grand avis.

Melania Trump en costume

J’adore tellement ce type de tenue pour une femme



Puis après l’élection, la nouvelle première dame a suscité quelques fantasmes… non, pas ceux là, non. Enfin, si, peut-être mais c’est pas mon sujet. On a eu Melania qui déteste Donald, Melania a été remplacée mais surtout, mon chouchou absolu : Melania la résistante qui utilise sa garde-robe pour s’opposer à la politique de son mari. Est-ce que j’y crois ? Non. Est-ce que j’ai envie d’y croire ? Oh que oui.

Melania Trump déteste son mari
J’ai toujours aimé imaginer des intentions aux personnes en apparence inoffensives voire un peu sottes. A une époque, j’avais une chouchoute dans la catégorie « bimbo qui vous la met bien à l’envers : Nabilla. Oui, Nabilla. Bon, depuis, elle a manqué d’assassiner son compagnon donc je l’ai oubliée mais à l’époque du allo ?, je me plaisais à imaginer une femme qui savait qu’on la considérerait comme une idiote et qui surjouait le truc pour empocher l’argent de tous ces connards  condescendants qui regardaient son émission pour se moquer d’elle. C’est le principe même de la téléréalité d’ailleurs : on vous offre le spectacle de gens que vous méprisez et que vous regardez pour ça pour transformer votre mépris en argent. Les candidats connaissent les bails, ils étaient coachés à une époque par le paparazzo Elfassi qui montait des couples pour des paparazzades. Tout est scénarisé, n’en doutez pas. Vous pensez choisir le gagnant de telle ou telle émission ? Hell no ! C’est le montage qui le fait.

Les anges de la téléréalité

Le bateau sur lequel tu veux pas monter



Du coup, cette histoire de Melania stimule mon imagination. Comme à peu près tout, il est vrai. Alors je me dis que vu que je vous parle d’écriture tout le temps, je vais écrire cette histoire ici, ou peut-être dans un blog lié, je ne sais pas encore, histoire qu’on s’amuse un peu ensemble. Ca me fera du matos pour parler écriture en plus. Du coup, faudra que je vois comment je l’appelle, ma Melania… à suivre !

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Bloguer, c’est immature

Préambule : alors que ce blog fêtait ses 9 ans (bordel !) le 24 mai dernier, date à laquelle je m’envolais pour Oman mais sans rapport, je l’ai un peu laissé tomber. Parce que ma vie, c’est un peu compliqué en ce moment et qu’en plus, j’ai téléchargé 2048(1), une énorme erreur, vous en conviendrez. Mais bon, je reviens et je ressors du placard cet article débuté il y a un mois ou deux (voire 3) car il correspond bien.

2048-for-dummies

Titre choc pour contenu introspectif ou à peu près

Par le jeu des liens poussés sur les réseaux sociaux, j’ai découvert le blog Second Flore où l’auteure se remémore les début sur son aventure blogosphérique, à l’époque où les blogs étaient faits avec deux bouts de ficelle, sans autre ambition que de partager des trucs. Avant le blogomarketing, en somme. Un temps que les blogueurs de moins de 5 ans ne peuvent pas connaître.

Argent-cadeau

J’avais en ce temps là quelques ambitions, je dois le reconnaître. Je m’imaginais que j’allais devenir une sorte de Carrie Bradshaw à la française, les Manolo Blanik en moins parce que d’abord, j’ai été obligée de vérifier sur les Internets comment ça s’écrivait et qu’ensuite, je peux pas marcher en talons (j’ai légèrement le pied plat). Pourtant, avec mon mètre 56, j’étais pas si mal barrée que ça. Puis là, vous verriez mes sublimes racines châtains sous mon blond, je suis complètement Carrie quoi(2). Me manque que le poireau sur le menton, une silhouette svelte, une garde robe digne d’un daltonien abusant des acides et une chiantise extrême et hop, hop, je suis la Carrie de Paris. Donc voilà, j’avais de modestes ambitions, dans la droite ligne de ma vocation professionnelle de l’époque, puis les agences ont commencé à s’intéresser aux blogueurs, j’ai été contactée par des éditeurs, des journaux voulaient mon témoignage… Puis des blogueurs ont décidé de dire qu’ils étaient influents, qu’on était influents et ce fut le bordel. Sur ces points là, je vous renvoie aux articles de Second flore finalement, elle l’a écrit mieux que moi et je ne comptais pas plagier (donc épisode 1, épisode 2, épisode 3 et le mieux “comment les blogueuses ont tué Wikio”).

foule

Et puis, c’est parti dans tous les sens, une blogosphère avide de cadeaux et de billets sponsos a pris le devant de la scène, bête s’auto dévorant en permanence : je t’invite, tu m’invites. Je te mets sur un billet sponso, tu me mets sur ce week-end blogueur. Sans dévoiler toutes les coulisses, j’ai connu des blogs “influents” avec moins de 10 000 visiteurs par mois. Mais quand t’es dans le circuit, ça marche. D’autant que ces blogueurs “influents” sont globalement de bons clients. Même si ce sont des “personnalités compliquées” à gérer, tu sais que tu seras toujours bien reçu quand tu taperas à certaines portes. Bref, tout le monde se rue sur sa part du gâteau. Et moi ? Moi, j’ai un peu joué le jeu avant de finir par partir en courant, me replier sur mon coin de la blogosphère. Je n’ai globalement que peu de plaisir à rédiger des articles commerciaux, j’ai déjà pas le temps de voir mes amis, c’est pas pour passer mes soirées avec une bande de faux-culs qui t’adorent par devant et te crachent méchamment à la gueule par derrière (oui, vraiment, le lycée à côté, c’est le royaume des bisounours). Des fois, j’ai un peu d’envie face à certaines expériences qu’ils vivent car j’aime expérimenter mais je crois que je ne suis plus capable de concessions pour un week-end avec des blogueurs dont j’apprécie finalement peu la compagnie, à quelques exceptions près ou tester un truc incredibeul. Quant au tests produits, je suis en train d’essayer de sauver mon appart d’un tsunami d’objets inutiles accumulés au fil des années, je vais éviter de m’en rajouter. (3)

isla-ficher-shoppaholic

9 ans. En 9 ans, j’en ai vu des blogs naître et mourir mais le mien est toujours là. La blogosphère n’a plus rien à voir avec ce que nous en faisions au début, on est passé du pique-nique sauciflard-rouge qui pique un peu à buffet petits canapés qui font bien – champagne. J’ai décroché de ce train là, oui. Mais pourquoi je continue à bloguer ? Quand je vois le nombre de gens qui ont un jour laissé de côté leur blog pour passer à autre chose. Vivre “la vraie vie”, comme on dit. Après tout, je n’attends plus rien de ce blog mais…

off-pc

Mais 9 ans. En fait, je n’ai jamais tenu quelque chose aussi longtemps. 9 putain d’années. Ce blog est plus vieux que mon expérience professionnelle, le seul truc auquel je me suis tenue avec un sérieux assez constant (sauf ce mois-ci). Alors oui, d’autres sont passés à autre chose mais mon blog a évolué avec moi. Ce n’est plus la vitrine de mes exploits sexuels, c’est moins la vitrine de ma vie perso. Je parle de tout, j’essaie d’éditorialiser, oui, non, peut-être. Ca me permet de continuer à écrire, des fois qu’un jour, je me foute sérieusement à l’écriture d’un roman ou quelque chose d’approchant. Parce que bon, rêver d’être publiée, c’est bien mais si j’ai rien à proposer, forcément… Ca n’aide pas.

cahier-ecriture

Alors pour cette 10e année, je prévois : des articles culture parce que ça m’amuse de parler des livres ou films passés sous mes yeux (surtout s’ils sont mauvais), continuer Audrey parce que ça me fait marrer, reprendre et finir mon histoire de sites de rencontre, entamer une nouvelle série sur les plans cul et puis reprendre un peu mon indignation, je m’endors un peu ces derniers temps. Et mes vacances à Oman, bien sûr ! Et puis ça me permet de tester de petits trucs qui me serviront pour mon taf ensuite… ou pas.

Happy birthday mon blog, c’est reparti pour un tour.

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(1) J’ai réussi à obtenir le 2048, oui, je bosse dur sur le 4096 maintenant.

(2) Ah oui, cet article date, je suis repassée brune entre temps mais mes vacances à Oman m’ont fait revirer au blond alors que c’est même pas ma couleur à la base.
(3) Par contre, si un marque est motivée pour m’offrir un pc de bureau tout intégré dans l’écran, je veux bien

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Joue ton pouvoir de séduction

Je vous l’avais dit lors de mes résolutions, je me suis abonnée à différents magazines en fin d’année pour être plus cultivée. Bon, les trois quarts du temps, je comprends pas tout à Tout pour la science mais je lis consciencieusement, je finirai bien par capter. Autre
magazine qui, là, me parle plus : Management. J’ai enfin reçu mon premier numéro et j’ai pas mal de choses à en dire. Commençons par une phrase lue dans le courrier des lecteurs, rubrique que je ne lis jamais. Photo :

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En tant que femme, première réaction : argh, je m’étrangle ! Je vais enfiler ma tenue de super féministe et je reviens.

Reprenons la base. Abandonnons l’idée qu’un employé réalise sa mission indépendamment de son sexe, manifestement, c’est impossible. On va nous expliquer pour la 100e fois que les hommes sont dans la compétition et les relations franches et viriles, testostérone oblige, et les femmes dans la diplomatie, la douceur et l’écoute. A ce sujet, je vous laisse lire l’excellentissime article de Slate sur les études sexuées, ça permettra de remettre les choses un peu à leur place. Mais ici, restons dans les stéréotypes. Femme je suis, en attestent mes ovaires (entre autres). Donc si je comprends bien, je ne suis guère compétente et je dois jouer de mes charmes pour grimper l’échelle l’air de rien, papillonner pour qu’on me fasse la courte échelle. Oui, Patrice, je sais, tu convoitais la promotion que j’ai eu mais mate un peu mon décolleté et regarde mes battements de cils et tu deviendras mon dévoué, mon esclave. La vie est simple comme un clip de Michel Sardou dis donc. L’hystérie en moins.

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Alors là, je me pose quand même une sacrée question : suis-je totalement stupide ? Au bout de quasi 4 ans d’expérience, je n’ai jamais eu la présence d’esprit de jouer de mes atouts physiques pour progresser, je me suis bêtement contentée de faire de mon mieux, d’acquérir des compétences, de proposer des idées, bonnes ou mauvaises… Bref, plutôt que d’être bonne physiquement, j’ai essayé d’être bonne professionnellement. Non parce que mine de rien, quand je fais des régimes ou que je fais du sport, ce n’est pas tellement dans une visée professionnelle même si, je le concède, se sentir bien dans sa peau est utile pour tous les domaines de la vie, pas simplement celui de la séduction. Non parce que dans ce cas là, je vais aller voir mon chef et lui demander que tous mes cours de sports soient pris en charge par l’agence. Ben ouais, attends, si être canon me permet de grimper l’échelle de la société, c’est de l’investissement professionnel et non personnel, je mérite donc que tout ces efforts soient pris en charge et je ne parle même pas de ma garde-robe ! Pourtant, je ne fais pas un travail de représentation. J’ai quelques rendez-vous clients mais je n’avais pas compris à quel point mon corps était, lui aussi, un outil de travail. Non mais faut être un peu stupide pour lire des ouvrages sur le marketing, travailler jusque tard, réaliser de beaux powerpoints alors qu’il me suffirait d’aller à la salle de sport tous les soirs…

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Ce qui m’énerve, c’est que le péché de séduction est toujours associé aux femmes. Lisez un portrait d’une PDG, d’une femme qui a réussi, son physique sera systématiquement évoqué via un détail (ses yeux, sa silhouette), une tenue vestimentaire… Et je ne vais même pas évoquer le fait qu’on se sent toujours obligé de donner la composition de sa famille genre « PDG et mère en plus, quelle femme! », ce qu’on ne dit jamais d’un homme. Mais ça mériterait un article entier, ça. Donc les femmes, même celles qui ont fait leurs preuves et qui sont arrivées au sommet, sont toujours appréhendées sous le prisme de leur apparence physique. Si l’une est belle, on ne cessera d’en parler, elle sera « tout en séduction », même si elle ne cherche pas du tout à séduire. Mais surtout, on conseille les femmes sur leur pouvoir de séduction, on leur conseille d’en jouer ou, au contraire, de s’en méfier. Mais bordel ! Parce que je suis une femme, il est impossible de me dissocier d’une notion de séduction ? 

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Très bien donc à partir de demain, je ne porterai plus que des robes bustiers courtes et avantageuses et je laisserai tomber mes powerpoints, excels et autres PDF. Je sais pas pourquoi mais j’ai un léger doute quant à la réussite de cette nouvelle stratégie.

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Ah si j’étais riche

 Un bonheur ne vient jamais seul ! Comme si trouver un boulot ne suffisait pas, je viens de gagner une grosse somme d’argent ! Je suis même passée dans un journal, regardez !
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Bon, évidemment, ceux qui ont lu ont vu le fake, je suis pas Suisse ! C’est une campagne amusante mise en place par le journal Suisse 24h. En voyant ça, ça m’a fait penser au jeu classique que j’ai avec ma sœur ou des copains : et si tu gagnais une grosse somme d’argent, tu en ferais quoi ? En juillet 2005, Alice (ma sœur) et Nina font les soldes aux Halles. Au déjeuner, Alice me rappelle qu’il y a une super cagnotte à Euromillions et elle veut savoir ce que j’en ferais.

« Alors, je m’achète une maison puis je donne des sous à papa et maman, à mamie, aux tantes puis à toi aussi.

– C’est tout ?
– Heu… »

Il est vrai que je ne joue pas ou très peu à ce genre de jeu donc je ne m’amuse pas à imaginer ce que je ferais avec un tel magot. Et comme je réponds jamais aux mails de tous ces Africains qui veulent me filer un peu de leur fortune pour service rendu, je vais pas avoir un gros gain de sous comme ça, tout à coup, sans raison.

N’étant cependant pas dénuée d’imagination (n’est-ce pas !), je peux imaginer que je joue ET que je gagne. Là, tout est permis. Commençons par le commencement : un bien immobilier. Non parce que être vraiment chez soi, c’est cool aussi. Et comme je suis pétée de tune, j’aurai un appart à Paris dans un quartier hypra chic genre St Germain les Prés pour faire ma bobo et une maison à la campagne pour le week-end histoire de changer d’air quand j’en ai envie. Ensuite, j’aurai une super garde robe et je prendrai des séances powerplate. Quitte à avoir plein de tunes, autant en profiter.

Niveau boulot ? Non, je ne deviendrais pas jet setteuse sans emploi. J’ai suffisamment souffert de mon inactivité professionnelle pour pas y retourner aussi sec. Donc je pense garder mon emploi actuel, histoire d’accumuler de l’expérience et peut-être qu’après, je créerai mon propre journal. En attendant, je mets des sous dans un compte épargne à cet effet, histoire de pas tout dépenser en attendant. Puis j’irai voir Lucie en Guadeloupe, avec tous les sous que j’ai, je peux prendre l’avion en business class !

Bon maintenant que j’ai dépensé des sous pour moi, forcément, j’en ferai profiter mes proches. Bon, mes parents sont pas dans le besoin mais ils m’ont élevée et entretenue pendant 27 ans, normal que je leur en rende, ils pourront se payer un sublime voyage, par exemple, ou ce qu’ils veulent. Après tout, une fois l’argent donné, je n’ai plus mon mot à dire dessus. Ma sœur aussi aura un tribut substantiel. Son mec et elle gagnent pas trop mal leur vie mais normal de partager (encore). Ils pourraient s’acheter un appart, par exemple. Evidemment, j’en donnerais aussi à ma mamie maternelle qui survit avec une retrait de 300 euros à peu près et aux sœurs de ma maman (mes tantes, donc), qui ne roulent pas sur l’or. Côté paternel, ma grand-mère a plus d’argent qu’elle ne peut en dépenser et je n’ai pas vu mon oncle (frère de mon père) depuis au moins 5 ans donc bon… Après, j’organiserais une énorme fête sur péniche avec mes amis, je ferais des cadeaux à ceux que j’aime le plus (ou je leur donnerais des sous selon leurs besoins). Evidemment, mes amis apparus juste après mon gain ne font pas partie de ma liste des gens qui bénéficieront de mes sous. Je n’aime pas du tout qu’on me prenne pour une conne.

Enfin, tout cet argent me tombant du ciel, il est totalement naturel que j’investisse dans l’humanitaire. Idéalement, j’aimerais parrainer un enfant du tiers monde pour lui assurer une éducation et une vie correctes. C’est un projet qui me tient à cœur et dans lequel je compte me lancer quand je pourrai (pas de suite de suite, mon salaire n’étant pas non plus mirobolant) donc là j’aurais des sous, j’hésiterai pas une seule seconde. Après, il faut voir quelles associations me parlent le plus, il y a beaucoup de gens à aider en France, aussi. Mais j’avoue que je ne sais pas laquelle, il y en a tant. Je crois que grâce au métier de mes parents, je donnerais plus facilement aux associations qui embellissent la vie des enfants hospitalisés pour des maladies graves.

Quoi qu’il en soit, tout cet argent qui me tomberait dessus, comme ça, j’avoue que quelque part, je ne trouverais pas ça très juste, mon seul mérite étant de trouver une bonne combinaison de chiffres complètement au pif. Et puis l’argent m’angoisse un peu, je crois que mon compte en banque qui se retrouve crédité de millions d’euros, je fais une syncope (ma banquière
aussi, je pense). J’aurais peur de trop dépenser et mal. Non parce que je connais la valeur de l’argent et fête et paillettes, c’est cool mais vu que cet argent ne vient pas de la sueur de mon front mais de l’encre de mon stylo, je crois que je serais incapable d’en jouir de façon totalement égoïste et superficielle sans culpabiliser. Et oui, passer 15 ans dans un bahut catho, ça laisse des traces.

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Air France vs SNCF

Par Gauthier

Je suis en plein vol. Je m’ennuie comme un rat mort, alors je décide de pondre un article sur les bienfaits de l’avion. D’aucuns diront que l’avion est le moyen de transport le plus rapide qui soit. Jusque-là je suis d’accord, si on prend en compte que pour faire un Paris Toulouse, l’avion met 1h là où le train met 5h30 en moyenne. Mais, parce qu’il y a un terrible « mais », le train conserve ses avantages.

En effet quand on prend le train il n’est pas nécessaire d’aller à Roissy (à moins d’être complètement siphonné, quand on vit dans le 11e on ne va pas choper un TGV à Roissy !). il n’est pas nécessaire dans une gare SNCF de faire une heure de queue à l’enregistrement ALORS que l’on a déjà acheté son billet sur Internet ! Il n’est pas non plus nécessaire de passer 4 points de contrôle (dont un où l’on vérifie que je ne cache pas une tête nucléaire dans mon iBook !), et de poireauter dans une salle en plein soleil pendant 1h avant d’entrer dans l’avion. Et ça, c’est quand il n’y a pas de grève ou de dysfonctionnement majeur.
 

Moi j’ai toujours les plus produit, je prends habituellement l’avion à Orly (zone 4), exceptionnellement orienté vers Roissy, je ne fais point attention à la zone, qui pour moi est forcément la même. Et ben non ! Roissy : zone 5. Bon heureusement il n’y a pas de barrières trop hautes, j’ai donc sauté par-dessus avec ma valise de 25kg (oui je pars pour 4 jours, mais j’ai besoin de toute ma garde-robe, on ne sait jamais !). ensuite, moi je ne connais pas l’aérogare, donc je me perds bien, mais alors bien :

 
« Excusez-moi mademoiselle, je suis perdu !
Oui, vous cherchez quel vol ?
Toulouse, 20h20.

Euh, vous voyez le plan, on est là, et vous ben vous devez aller à l’opposé !

Les taxis c’est par où ?« 
 

Sur le coup elle m’a regardé bizarre, puis a compris que je blaguais. Une fois mon terminal trouvé, Je cherche le check point, bon là j’ai été plus rapide, en plus comme je suis abonné, forcément ça va plus vite. Oui alors tiens, ça aussi, le truc qui tue. Je passe ma vie dans un avion, donc j’ai le droit à mon billet gratuit. Tout content, je réserve donc avec mes points-fidélités un beau billet d’avion tout gratuit. Comme d’hab’ je demande une issue de secours à l’enregistrement, pour plus de confort, et là, c’est le drame :

« Monsieur, vous ne pouvez pas choisir une issue de secours, vous êtes en classe éco.

Attendez dans un A320 on s’en fou, c’est un rideau qui sépare les classes éco du reste.

Mais monsieur, vous allez voler sur un A321, et il y a les issues de secours pour classe éco, toutes pleines, et celles pour classe affaire, et vous n’y avez pas le droit !

Et j’en fais quoi de mes jambes ?
 

Ok, sur le coup j’ai pas été super sympa avec elle, mais bon ça m’énerve. Je paye toute l’année le prix fort, et quand ils m’offrent un billet c’est au fond de l’avion avec les genoux dans les dents GRRRRRRRR

 

Une fois installé, ils ont eu un problème pour nous compter. Moralité on décolle pas tout à fait à l’heure. C’est mon père qui va être heureux de poireauter à l’arrivée, connaissant le naturel joyeux du paternel, je vais en prendre plein les feuilles.

On rajoute à ça que j’ai passé la journée à courir dans tous les sens (trois rdv super important, dont un d’embauche à la défense), moi j’ai pas eu le temps de manger depuis que je suis debout (à savoir 9h), et une fois à Roissy je me suis offert un petit goûter. Je ne sais pas pourquoi vu que je suis censé manger dans l’avion gratuitement. Mais je ne le sentais pas. Quelle bonne idée j’ai eue ! « Mesdames, Messieurs, suite à un mouvement de grève dans l’hôtellerie, nous ne sommes pas en mesure de vous fournir les prestations que vous attendez ! », moralité en guise de repas nous avons… de l’eau !

 

Franchement la grève dans l’hôtellerie, je ne m’y attendais pas… Et pourtant j’ai eu le droit à toutes les formes de grèves qui peuvent vous pourrir un week-end ou des vacances. Tout ça pour dire qu’il me faut encore récupérer mes bagages, je sens que ça va être rapide, sinon il va y avoir un meurtre ou deux.

Ça me fera des sujets de conversations avec mon nouveau patron, qui est, au passage, encore plus snob et élitiste que moi, je sens que je vais me plaire chez lui 😉

Moralité je suis parti de chez moi à 18h, et je suis arrivé à Toulouse à 22h, soit 1h de moins qu’en prennant le train! Donc l’avion gagne encore, et puis ça me fait des choses à vous raconter

 
Gauthier en dessous du 45° parallèle.
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Sex and the city

Il y a parfois dans la vie certains paradoxes. Prenons par exemple un blog qui se veut un « sex and the city » à la française et qui n’a
pas publié un seul article sur la série… Donc voici ENFIN un article sur le sujet.
 
Automne 2000 (je crois), après avoir regardé Ally McBeal sous la pression de mes amis (oui, au début, j’arrivais pas à suivre). Après les aventures de l’avocate névrosée et anorexique, voici qu’apparaît sur mon écran un drôle de truc : une musique un peu jazzy et une nana à la gueule qui me revient pas qui se balade en tutu dans la rue. Qu’est-ce que c’est ? Curieusement, je survis à ce générique bizarre (je devais avoir la flemme de me lever éteindre la télé) et là, je découvre 4 New Yorkaises déjantées qui vont devenir un
sujet de conversation inextinguible avec mes amis : Carrie, Miranda, Charlotte et surtout la grandiose Samantha. Quatre femmes qui nous ressemblent un peu, si on excepte le compte en banque, la garde-robe et les professions. Elles sont avocate, attachée de presse, journaliste ou guide dans un musée, nous sommes étudiants, désespérément étudiants. Je crois que le jour où j’aurai les moyens de glisser mes fesses dans un pantalon Prada, mes premières rides seront apparues depuis longtemps.
 
Revenons donc à nos quatre amies, est-il la peine de les présenter ? Au cas où :
Carrie : la journaliste et narratrice de l’histoire. Fétichiste de la chaussure, elle n’est jamais habillée deux fois pareil et a des tenues
parfois… hum… curieuses. Durant la série, elle a deux grandes histoires d’amour : Hayden, le fabricant de meuble avec qui elle va jusqu’à se fiancer mais surtout Mister Big (aucun rapport avec le nôtre), l’homme de sa vie qui n’arrête pas de partir et de revenir. En amour, on peut dire que Carrie est chiante. Oui, vraiment. Du genre à faire des scènes pour tout et n’importe quoi, elle a, quelque part, le complexe de la petite fille gâtée. Et puis, en plus, dès qu’elle est avec un mec, Mister Big revient et la fidélité en prend un coup. A noter que Carrie parle souvent de sexe mais on voit très rarement des scènes olé olé avec elle. Il me semble même que des quatre, c’est elle qu’on voit le moins en action.
 
Miranda : LA carriériste de la racine des cheveux aux ongles des orteils. Cette femme est avocate et c’est franchement tout ce qui compte. Jolie rouquine, la coupe courte (pour gagner du temps le matin ?), elle s’habille chic, souvent en tailleurs ou tenues assez strictes. C’est, à mon avis, la plus intelligente et la plus cynique des quatre. Comme c’est la moins bombasse des quatre, c’est aussi celle qui connaît le plus les affres de la misère sexuelle… Personnellement, je la trouve bien jolie mais ce n’est que mon avis. Au niveau des relations amoureuses, y a un geek pas très beau qu’elle se tape de temps en temps… En gros quand le petit geek se trouve une copine, elle fait tout pour se le taper, histoire de vérifier son pouvoir d séduction. Mais surtout il y a Steve, le père de son bébé. Car Miranda est la seule à avoir un enfant des quatre et ça arrive assez tard. D’un point de vue scènes sexuelles, les siennes sont généralement assez savoureuses puisqu’elle tombe toujours sur des psychopathes aux mœurs bizarres.
 
Charlotte : Bon, elle est vaguement guide dans un musée mais elle est surtout blindée de tunes et ne fait rien, finalement. Elle a deux passions dans la vie : les chaussures et la recherche de son futur mari. Oui parce que, elle, c’est la romantique un peu prude du groupe, celle qui est choquée quand ses copines parlent sexe crûment et qui passe son temps à faire de super plans pour trouver un homme. Du coup, Charlotte est la première à se marier des quatre, avec Trey, un riche chirurgien chiant comme la pluie. Après une rencontre pour le moins spéciale (il a failli la renverser en taxi), ils passent très vite aux choses sérieuses mais leur mariage va très vite se consumer, car Charlotte ne peut pas avoir d’enfants, le drame de sa vie. Ensuite, elle garde leur luxueux appartement et aussi la belle-mère qui va l’ennuyer quelques temps. Puis elle va rencontrer un avocat juif, assez repoussant physiquement, mais elle va en tomber raide dingue, allant jusqu’à se convertir au judaïsme pour l’épouser. A la toute fin de la série, ils arrivent à adopter un enfant. Concernant les scènes sexuelles, RAS, si ce n’est que Charlotte fait toujours l’amour en sous-tif…
 
Samantha : le meilleur pour la fin. Je dirais que le mot nymphomane est trop léger pour elle : un épisode, un amant. Les scénaristes se lâchent bien, ils lui font faire à peu près n’importe quoi. A mon avis, ils recyclent les films pornos qu’ils voient pour constituer les scènes avec Samantha. C’est le personnage le plus fun mais pas toujours le plus creusé : on ne sait pas grand chose de sa vie hors sexe. Je n’ai pas tous les épisodes en tête mais on n’apprend que sur le tard qu’elle est attachée de presse, à peu près quand elle tombe amoureuse de son patron. Côté cœur, trois histoires notables : Richard, son patron, Maria (je crois) et Smith. Pour le premier, elle fait tout pour nier ses sentiments mais une fois qu’elle les accepte, elle devient totalement névrosée, suit son mec et découvre qu’il n’est pas fidèle. La seconde, c’est une femme, pour les trois du fond qui n’auraient pas suivis, mais Samantha aime le pénis donc arrive un moment où ça ne passe plus, d’autant que Maria est jalouse de tous les anciens amants de Samantha (soit de tout Manhattan). Enfin, Smith, le super beau gosse de la pub d’Absolut Vodka dont elle tombera amoureuse et ça la rendra franchement gnangnan. Evidemment, les scènes sexuelles de Samantha sont de très loin les meilleures. Elle garde son sous-tif,des fois, aussi, ou se cache souvent les seins, je suppose qu’il y a un respect de la pudibonderie américaine, ici.
 
Bon, voilà, des portraits très caricaturaux, je suppose que j’oublie pas mal de choses. Ce qui est amusant, c’est que le trois amies de Carrie représentent chacune une partie de notre personnalité : notre carriérisme, notre romantisme et notre sexualité. La blonde, la brune et la rousse sont de parfaits faire-valoir pour Carrie, celle qui semble la plus équilibrée. Ni trop romantique ni trop obsédée sexuelle, carriériste mais pas trop (oui, enfin, y a des moments, sa carrière, ça la stresse pas plus que ça). Idéalement, Carrie est le profil type des femmes regardant cette série, fashionable au possible, femme forte qui se retrouve paumée dès qu’il s’agit des mecs. C’est moi, c’est toi, c’est elle. Bon, évidemment, nous, on vit pas dans un super appart à Manhattan en écrivant un article par mois de chez soi (non, je vous jure, ça paie pas !), on ne se déplace pas qu’en taxi, on n’a pas un placard complet dédié à nos chaussures et on n’a jamais mis les pieds chez Gucci (sauf pour faire nos malines)… Mais bon, Carrie, elle nous ressemble, quoi qu’il arrive.
 
Ce qui est bien avec cette série, c’est que les héroïnes grandissent au fur et à mesure. C’est pas comme dans Friends où ils ont 30 ans pendant 5 ou 6 saisons alors qu’ils fêtent trois fois Thanksgiving par an… Petit à petit, ces femmes légères et insouciantes découvrent la vie de couple, la maternité, les problèmes de santé, d’argent, de carrière… Rien n’est immuable dans la vie et ça, on le sent bien dans Sex and the City. Les héroïnes changent, chaque histoire compte et les construisent. On peut saluer là le travail des scénaristes qui ne commettent aucun illogisme (contrairement à Friends mais c’est pas le sujet de l’article). Les exs reviennent, on en parle des fois dans les conversations, ce genre de choses…
Comme dans la vie, quoi.
 
Nos quatre amies passent beaucoup (trop ?) de temps dans un resto branché et, pendant leurs déjeuner, elles parlent des hommes et de sexe. De sexe et d’hommes… Parfois d’autre chose mais rarement. Tout y passe : fellation, cunni, anulingus, poils ou pas, circoncis ou pas, sextoys, chlamydiae et morpions, même ménopause ! Le sujet le plus trash abordé ? Je me souviens d’un épisode où Charlotte parle toute excitée, des magazines de robes de mariées entre les mains, quand Samantha sort : « le jus de mon mec à un goût ! ». Et là, Charlotte s’en va en claquant la porte. J’avoue que cette scène m’a fait mourir de rire. Evidemment, ces conversations sont motivées par ce qu’il leur arrive. Exemple : Miranda tombe sur un mauvais amant et simule (scènes grandioses, au passage), ses copines lui conseille de ne pas continuer, grand débat, chacune y va de sa petite histoire « moi, une fois, ça m’est arrivé et alors… ». Je crois que les conversations les plus amusantes sont celles où les rôles sont inversés, comme celle sur l’anulingus. Toutes : « bah, c’est DE-GOU-TANT ! ». Et là, Charlotte qui fait : « Ah mais non, Trey et moi, on le fait souvent ! ». C’est marrant comme quoi, dès que Charlotte la prude avoue pratiquer un truc, les autres se disent : « bah, si Charlotte le fait… ».
 
L’épisode qui m’a le plus rire ? Je crois que c’est celui du vibromasseur, le modèle « chaud lapin » rose fluo donc Charlotte devient
tellement accro qu’elle ne veut plus sortir le soir avec ses copines. N’empêche qu’il serait temps que j’aille faire un tour au sexodrome pour avoir le même, vu la longue période de chasteté qui s’annonce (ben oui, je peux être chaste avec les hommes tout en m’éclatant avec un gode, non mais !).
 
Par contre, j’ai été déçue par la fin, comme la plupart des fins de série, dégoulinantes de bon sentiments. Déjà, il faudrait que les Américains arrêtent d’avoir des clichés pareils sur Paris : non, il n’y a pas que de vieilles rues, chez nous, on a découvert l’asphalte, aussi. Et on ne voit pas la Tour Eiffel de partout, il n’y a pas de boulangerie tous les deux pas ni une auberge rue St André des Arts. Bref, comme d’habitude, Paris se fait vieille pour voir Carrie retrouver (enfin) son Mister Big, non sans avoir rencontré avant Carole Bouquet et des fans qui a-do-raient son livre. Pendant ce temps, Charlotte et son mari arrivaient à adopter un enfant, Samantha dit « je t’aime » à Smith et retrouve sa libido et Miranda… ben, rien, elle est heureuse avec son mari et son petit. Bon, super, c’est cool, tout le monde est heureux mais dans la vie, tout n’est pas si simple.
 
Pourquoi cette série a aussi bien marché ? Je pense qu’aborder le sexe sans tabou et avec humour, ça ne peut que fonctionner. Mais parler sexe et plaire, c’est pas forcément évident, il y a toujours le risque de tomber dans le vulgaire et le superfétatoire. Voir une scène de sexe, oui. Faire une série avec UNIQUEMENT des scènes de sexe, non. Sex and the city est tiré des chroniques de Candace je-sais-pas-quoi, une journaliste américaine. Même si certains traits sont trop gros (genre leur compte en banque), je trouve que ces
femmes ont les mêmes préoccupations que nous et on peut regarder cette série sans se sentir déconnectées. Et puis, mine de rien, ça fait rêver toutes les sado-masochistes que nous sommes. Ben, oui, moi, l’histoire Mister Big/Carrie, elle me fait rêver. C’est une histoire d’amour absolu, passionnée, ils s’aiment tellement qu’ils n’arrivent pas à communiquer. Ils en chient, ils passent leur temps à s’engueuler, elle pleure, elle crie, elle s’arrache les cheveux, elle l’oublie juste au moment où il revient (connard, va) et pourtant, ils s’aiment. Moi aussi, j’aimerais un Mister Big, un mec avec qui je finirai forcément ma vie parce que c’est lui, parce que c’est moi. Et je pense que je ne suis pas la seule à vouloir ça ! Sauf que moi, je serai pas aussi chiante que Carrie (enfin, j’espère) comme ça, il me plaquera pas tous les trois matins !
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