Histoire d’O de Pauline Réage

Après la lecture de l’effroyable After d’Anna Todd, j’avais envie de me plonger dans un vrai roman érotique, pour démontrer que l’on peut raconter une histoire torride… Sauf qu’en fait, ce que je ne savais pas, c’est que finalement, Histoire d’O n’est pas tant un roman érotique qu’un roman psychologique.

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On va passer rapidement sur l’histoire : O est amenée par son amant dans un château à Roissy où elle va être dressée, devenant un objet de soumission pour les hommes. Puis cet amant va ensuite la céder à son demi-frère, sir Stephen, qui va l’amener toujours plus loin sur le chemin de la soumission.

1975 --- French actresses Corinne Clery and Christiane Minazzoli on the set of Histoire d'O (The Story of O) written and directed by Just Jaeckin. --- Image by © Georges Pierre/Sygma/Corbis

Arrêtons-nous d’abord sur la dimension érotico-sexuelle du roman. Si les faits sont torrides, l’écriture reste étonnamment prude, au point que je n’ai jamais trouvé ça excitant. D’abord parce qu’il n’y a pas de détails : le temps que je comprenne qu’il y avait du sexe, la scène était finie et on se retrouvait dans les introspections de O. Par ailleurs, le vocabulaire reste très soft et j’ai parfois eu du mal à bien saisir de quoi on parlait. Par exemple, je n’avais pas réalisé jusqu’à la lecture d’Histoire d’O que le sexe “entre les reins”, ça veut dire sodomie (et évidemment, nous repensons tous à Je t’aime, moi non plus de Gainsbourg). A un moment, O se fait percer “le bas du ventre”, j’ai mis du temps à comprendre qu’il s’agissait en fait de ses grandes lèvres (mais je voyais pas trop le truc du piercing au ventre). Cette petite pudeur crée un décalage assez fort entre ce qu’il se passe et ce qui est écrit. On va y revenir après.

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Deuxième point : la soumission ou le manque total de caractère d’O qui m’a un peu saoulée au départ “alors je me promène avec mon plan cul et hop, il m’amène dans un château où je subis un gang bang dès le premier soir sans mon consentement mais ça va, finalement, je l’aime, ça passe”. Par la suite, O se fera donc piercer et marquer au fer rouge sans qu’on lui demande son avis puis finit prostituée contre son gré au Château. Alors ceux qui errent sur ces pages savent à quel point ça me rend hystérique les histoires “d’amour” où la fille tombe dans les pattes d’un pervers manipulateur (au hasard : After) ou que le mec fait moyennement attention à son consentement (Beautiful Bastard) mais qu’on nous fait croire que c’est ça l’amour, le vrai. Donc là, je dois être en triple salto arrière tellement je suis énervée. Mais non… car lire Histoire d’O sans le contexte d’écriture fait passer à côté de la compréhension de l’oeuvre.

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Ce roman n’aurait jamais dû être publié, il n’a du moins pas été écrit pour ça. “Pauline Réage” (en vrai Dominique Aury) a écrit ce roman uniquement pour exciter son amant au départ. Histoire d’O n’est pas une ode à la soumission et à l’abandon féminin mais une tentative (réussie) de prouver à son amant qu’elle était capable d’imaginer une histoire particulièrement salace et perverse. A partir de là, elle n’avait aucune raison de censurer ses ardeurs, pouvant livrer son héroïne aux mains expertes de sadiens expérimentés qui vont la violer, jusqu’à qu’elle finisse par prendre du plaisir à ses pratiques et tombe même amoureuse de ses dominateurs. Cette clé est essentielle pour comprendre le pourquoi du roman mais qui explique aussi un peu la “pudeur” du vocabulaire évoqué plus haut : Réage réalise ici un exercice, ce n’est pas du tout son style d’écriture habituel et elle cherche à choquer et bouleverser son amant… tout en, selon moi, s’autocensurant inconsciemment en n’utilisant pas un vocabulaire trop cru.

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Mais finalement, Histoire d’O n’est pas tellement un roman érotique pour moi, ni un roman d’amour mais un roman psychologique suivant les histoire d’une femme qui repousse de plus en plus loin ses limites et s’abandonne dans la soumission.

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Racolons un peu, parlons cul !

Article que j’aurais dû écrire cet été comme des milliards d’autres articles mais la vie fait que je ne l’écris que maintenant.

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Un matin d’été comme un autre, je chemine mollement vers mon boulot, passant devant le kiosque à journaux. Distraitement, je mate les titres : du cul, du cul et encore du cul. Je lève un peu les yeux au ciel : oh les mecs, vous vous êtes foulé sur ce coup là, que d’originalité ! Parler de cul en été, c’est si… si… si je vais pas acheter ça merci. Parce que j’aime pas trop trop quand le subtexte “on va réinventer l’eau chaude pour t’extorquer du fric” est à ce point visible.

Je ne connais même pas ce magazine :/

Je ne connais même pas ce magazine

Comprenez-moi : je trouve sain que nous parlions de sexe. On construit tellement de tabous autour de ça alors que ce n’est rien que de très naturel qu’il faut en parler pour a) permettre à chacun de vivre sa sexualité comme il l’entend b) entre adultes consentants et c) avec les bonnes protections. Oui, on peut baiser autant qu’on veut mais on n’oublie pas le petit capuchon, on ne le répétera jamais assez. Certains ont besoin de se rassurer, savoir que leurs tendances ne sont ni anormales ni perverses. Jusque là, oui, je trouve bien et même sain de parler sexe.

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Le problème, c’est que là, on ne parle pas de sexe mais de baise un peu trash en mode “on est anticonformistes, fuck la morale !” et c’est là que je commence à tiquer. C’est super de parler échangisme, sodomie, shibari ou gang bang mais, outre le fait que ça n’apporte pas grand chose aux gens vu qu’on reste souvent dans le domaine de l’anecdote (on suit généralement les aventures d’Aurélie et Sofiane en boîte échangiste au Cap d’Agde ou les doutes amoureux de Virginie qui se questionne sur une nouvelle pratique sexuelle, ou encore Steeve qui va venir se déclarer aromantique ou skoliosexuel ou autre terme un peu compliqué histoire de se coller une étiquette supplémentaire), ça finit par singulariser des pratiques qui ne le sont pas tant que ça et les rendre subversives. Donc potentiellement taboues.

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Prenons un exemple non sexuel pour le coup mais qui illustre un peu ce que je veux dire : le naturisme. A la base, le naturisme est une démarche plus écologique, une volonté de vivre nu dans un esprit de communion avec l’environnement et le respect d’autrui. Une démarche plutôt positive. Mais voilà, là où je vois une façon intéressante de vivre en communion, les médias, ils voient quoi ? CUL !!! CHATTE !!! NICHONS !!! BIIIIIIIIIITE ! Et Cap d’Agde, tiens. Ce qui peut donner une image sulfureuse du naturisme alors qu’à la base, c’est tout sauf sulfureux. “Tu vas en village naturiste, toi ? AH OUAIS OK, je vois !” Clin d’oeil et coup de coude bien lourd en prime. Non, tu ne vois pas, non…

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Et c’est là tout le problème : sous prétexte de brasser toutes les sexualités, on finit par “extrémiser” des pratiques qui n’en sont pas. Parce que chacun son curseur en fait. Si pour certain-e-s, la fellation, c’est le must, d’autres s’ennuient dans la monogamie, sont à la recherche d’expériences, cherchent leurs limites… Aucun n’a tort ou raison. Sauf dans les médias qui posent une norme (qu’est-ce qu’un bon coup, qu’est-ce que le bon sexe) et posent autour les “hors normes”, ceux qui ne sont pas juste hétéros, bi ou homos, ceux qui utilisent d’ailleurs cette sexualité “hors normes” pour s’inventer une cause, un combat, un besoin de reconnaissance, un droit d’exister que la majorité leur accorde déjà. Ah bah alors, du coup, explorer sa sexualité, sortir du schéma, c’est mal ? C’est tabou ?

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Je déteste quand les médias parlent de cul parce qu’au lieu d’ouvrir nos écoutilles, ils classent les gens à l’extrême, rétrécissant la définition d’une sexualité « normale » pour faire de tout le reste quelque chose d’extrême, de subversif… Et donc de honteux ? Quand je vois la réaction de certaines personnes de mon entourage (lointain) sur le shibari (mot que je dois leur expliquer) et le regard qu’ils m’adressent pour quelque chose qui relève tellement du jeu érotique et en aucun cas d’une perversité (au sens négatif du terme), je me dis que plus on parle de cul, moins on se libère du regard des autres.

Et ça, bordel, ça m’énerve.

(Et je ne vous parlerai même pas de cette tendance de nous sortir des « modes » en matière de sexe parce que je trouve ça encore plus ridicule)

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Folie furieuse de Jérome Attal

Plus jeune, j’ai lu pas mal de chick litt, des romans dévorés en 2h dont tu oublies assez rapidement l’histoire vu que c’est toujours la même histoire : une fille un peu girl next door voit sa vie s’effondrer mais elle rencontre un mec et c’est trop un prince charmant et après quelques péripéties sans intérêt, ils finissent ensemble. Fifty shades of grey est donc un parfait exemple de chick litt, voyez. J’ai dû donc donner l’impression que j’aimais ce genre de littérature (non) puisque j’ai hérité en cadeau de Noël* de Folie furieuse de Jérôme Attal.

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Le principe de base est assez sympa : il s’agit d’un roman de type “ce livre dont vous êtes l’héroïne”, on construit l’histoire en fonction des choix. Commençons donc : c’est l’anniversaire de Meilleure Amie que nous appellerons Agnès car j’ai oublié son prénom mais voilà, souci : on a à la maison Victor, notre fils de 7 ans donc nous voici confrontée à notre premier choix qui implique d’abandonner son gosse pour aller à la soirée d’Agnès parce que bon, elle a 25 ans, on peut pas sécher quoi… Ah oui, voilà, dès le départ, aucun des choix ne me convient, je me vois difficilement abandonner mon enfant fictif de 7 ans quoi… Et ça pose de suite le personnage que je suis censée incarner : une grosse connasse irresponsable et superficielle. Oh que je sens que l’identification va être difficile… D’ailleurs, ça rate pas, au bout de 3 choix, je me retrouve assassinée dans un fossé.

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Bref, les histoires se croisent, on accumule les clichés : notre héroïne n’a pas de fric mais ne s’habille qu’en marques, citées à longueur de pages histoire qu’on comprenne bien du genre : “je m’installe dans l’avion en faisant attention à ne pas froisser ma robe Maje”, par exemple. On peut s’offrir une aventure avec un pote psychopathe, un vieux camarade de classe passé de moche à beau (donc soudain digne d’intérêt vu qu’on est superficielle, souvenons-nous), une rock star, notre meilleure amie, le voisin un peu insignifiant mais finalement pas si mal,l’ex mari qui décide de nous trimballer en club échangiste et un vampire. Et on a des quêtes super intéressantes : se taper un mec beau (souvent connard mais beau) et gagner une robe de mariée Jean-Charles de Castelbajac. En gros, l’auteur a repris les grandes lignes du journal d’Elsa Linux qui semblait n’être qu’un kinky diary où il fallait suivre une liste précise de situations sexuelles (scène lesbienne, sodomie, plan à trois, gode ceinture, fist fucking, gang bang, cock ring, soumission et un peu de masturbation entre 2 séances de baise) et le jeu Ma Bimbo.

J'avoue, ça fait super envie...

J’avoue, ça fait super envie…

Ce “roman” est intéressant cependant par la vision qui nous donne de la femme ou du moins la vision de son auteur : la femme ne cherche que l’amour, accepte l’inacceptable si le mec est beau, se ruine en vêtements de marque (alors qu’elle n’a qu’un mi-temps et doit élever son enfant) et n’a d’autre rêve que de gagner une robe de mariée haute couture… Mon Dieu mais ce livre est une insulte pour la femme, sérieux ! Et je vous parle même pas du paternalisme de l’auteur. A la fin d’une histoire, l’héroïne finit dans les bras de son voisin avec une petite conclusion “l’amour est peut-être à côté de vous, ouvrez les yeux, les filles (et arrêtez de choisir les beaux connards, prenez le mec lambda)”. Mais on t’emmerde. Par défaut, je ne choisis pas un mec que pour son physique et je pars très vite quand un mec commence à faire son connard, rock star ou pas, donc j’ai pas besoin de ta morale de merde en mode “allez, les filles, je vous livre le secret du bonheur”. Bonheur qui n’est pas obligé de passer par vous, messieurs au passage. Ah oui parce que si notre héroïne finit par coucher avec sa meilleure amie dans certaines variations, ça ne finit pas bien, ce n’est qu’une escapade, elle reviendra aux mâles, rassurez-vous… ou alors elle mourra. Non, je vous jure, c’est vrai…

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Bref, si le concept était intéressant, cette caricature de femme qui se rêve Carrie Bradshaw (on déteste toutes Carrie Bradshaw) m’a violemment donné envie de a) vomir, b) déchirer le livre, c) lui mettre le feu, d) écrire à Jérôme Attal pour lui dire de ne plus jamais, mais alors jamais, tenter de se mettre dans la peau d’une femme. Et s’il s’est inspiré de ces copines pour écrire ça, qu’il change d’amies. Vite.

* Noël… 2013. Je suis si réactive

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Courrier des cœurs : réponse à Martin

Cette semaine, Martin nous a posé la question suivante : « Eh bien voici mon problème : j’ai découvert dans l’ordinateur de ma copine des PDF d’histoires à l’eau de rose. Du coup, intrigué, j’ai fouillé un peu plus (je sais, c’est mal), et j’ai même trouvé des DivX de films d’amour dans un dossier caché de son ordinateur portable… Dans l’historique de son navigateur, j’ai même vu qu’elle dévorait (oui, je crois que c’est le terme, au vu de la quantité de pages consultées) des forums Internet sur le couple et l’amour, en particulier les témoignages d’amour d’autres gens, particulièrement intimes et détaillées. Elle consulte même parfois des blogs sur le mariage avec des photos de gens qui s’embrassent lors des cérémonies civiles et religieuses. Bref, je me sens tout retourné, pour ainsi dire trahi.

Je pensais ma copine fidèle et heureuse dans notre couple, et je me rends compte que notre amour ne lui suffit plus. Pourquoi a-t-elle besoin de lire toutes ces histoires d’amour des autres ? Qu’ai-je fait de mal pour qu’elle aille chercher son bonheur ailleurs ?  »

La cellule Love and sex des vingtenaires s’est réunie pour répondre à cette dramatique question.

Jane : Votre histoire ne lui suffit plus? Moi je dirais au contraire qu’elle aimerait beaucoup passer à la vitesse supérieure, et vivre son grand roman d’amour perso en direct live. Tu as déjà pensé lui déclarer ta flamme lors d’un coucher de soleil, à genou dans le sable avec des dauphins qui barbotent joyeusement à quelques mètres du rivage? Si la réponse est non, tu peux également apprendre l’équitation et investir dans une tenue de prince charmant qui viendra l’enlever sur son cheval blanc. Bon, j’arrête là, tu dois avoir compris le principe, elle veut du romantisme, de l’amour avec des pétales de rose et des paillettes, une robe blanche et des angelots… Ok, reste à savoir si c’est bien avec toi. Surtout si tu trouves que les meilleures soirées passées ensemble sont celles où elle regarde le foot à tes côtés. Mais la trahison, en fait, je ne vois pas bien où elle se situe. Et si ça se trouve c’est juste une grande romantique qui craint que tu te foutes de ses goûts (de chiotte, certes, mais quand même) à la découverte de ses films fétiches et de ses lectures émotionnantes. Ou alors c’est elle qui a posé la question sur le porno la semaine dernière et elle contre-attaque à sa manière. Je découvre d’ailleurs que je suis une vraie fille à l’intérieur de moi-même, autant j’ai séché sur la question de la semaine dernière, autant le romantisme, les clairs de lune et les grandes envolées lyriques des amants en verve, je maîtrise. J’ai peur.
Bon courage à toi.

Tatiana : offre lui un arlequin pour son anniv. Dis c’est toi le mec de la miss qui a écrit la dernière fois et qui ne comprennait pas pourquoi il avait des films X sur son ordinateur ?

Lucas : Bon alors bien sûr je suis écroulé de rire ! Merci à toi honorable inconnu !! En plus tu as chiadé ton mail pour que ce soit identique : t’as repris la même structure que la question de la semaine dernière ! La classe ! Merci beaucoup pour cet humour ! En tout cas, perso, j’étais écroulé  ! Que celà ne donne pas des idées aux autres lecteurs épris d’un humour délicat ! On est des gens sérieux à la Cellule Love and Sex !

Summer : Alors comme la semaine dernière j’essaierai de répondre avec le même sérieux!
Pour d’obscures raisons les fifilles aiment à regarder des mélos sans nom, et nourrisent leur imaginaire sous couvert de romantisme par ce biais. Il n’y a pas lieu de s’inquiéter sauf si:
-Le film d’amour inclut mariage princier: de toute évidence tu n’as rien d’un prince alors autant épargner quelques désagréments futurs et déconvenues qu’elle te reprochera un jour ou l’autre.
-le film inclut un meilleur ami secrètement amoureux de l’héroïne ou de l’ héros: si héroïne elle risque fort de te lâcher pour un homme qui la comprend et nourrit les mêmes passions qu’elle à savoir de jolies chaussures et de belles robes empires et qui en plus la connait par cœur puisque son meilleur ami. Si le meilleur ami tombe amoureux du héros  ( beaucoup plus fréquent), je ne dirais pas que tu dois t’inquiéter mais sache qu’à un moment donné une question sacrément épineuse se posera.
-le film se termine par un drame ( meurtre, maladie…): dans ce cas, court loin le plus loin possible il est évident que de telles atrocités ne peuvent être regardées que par des sérials killeuses en puissance.

Diane : Mmmm….mon sixième sens de l’humour me dit qu’il y aurait peut-être comme une légère ironie dans cette question….voire même qu’un petit malin se serait amusé à pasticher la question de la semaine dernière…. Enfin, moi j’dis ça hein…

Enzo : Comme Lucas, je ne peux que voir la symétrie avec la question de la semaine dernière, mais c’est très bien vu (j’en serais presque jaloux de pas y avoir pensé) !
Malheureusement, il n’y avait pas eu beaucoup de réponses la dernière fois, difficile de voir si les gens font deux poids deux mesures ! Peut-être que Jane aurait conseillée la semaine dernière « je dirais […] qu'[il] aimerait beaucoup passer à la vitesse supérieure, et vivre son [gang bang] perso en direct live. » ^_^ Je ne sais que trop répondre à ta question cher lecteur, si ce n’est qu’en cas de problèmes psychologiques pré-existants, un visionnage intensif de ce genre de films peut provoquer une distorsion de la perception de la réalité ! (mais en même temps, avec des problèmes psychologiques, même le visionnage de Dora l’exploratrice peut avoir des conséquences funestes). Avec la réponse de Summer, je m’inquiète, ma chérie aime un film où il est question de meilleur ami lors d’un mariage (intitulé originalement « Le mariage de mon meilleur ami ») !

Jane : Moi la semaine dernière tout ce que j’avais à dire c’est « bouh c’est sale! » alors j’ai rien dit (psychorigide coincée du derrière, et j’assume^) Là tu me parles de prince charmant et de cheval blanc, je maîtrise!

Nina : Depuis notre plus tendre enfance, nous, les femmes, sommes nourries aux contes de fées et autres histoires d’amour et ça ne s’améliore pas en grandissant. Même quand on est en couple, on a du mal à s’en passer, ça nous démange. On a besoin de notre dose de baisers sous la pluie, d’amour devant une cheminée, d’histoire impossible qui va au delà des obstacles… Une fois qu’on est tombé dedans, c’est mort. La seule solution, c’est soit de partager son addiction, soit écrire un roman d’amouuuuuuur. Ou tu la plaques et tu sors avec une aigrie.

Voilà, comme tu peux le voir, t’es pas forcément obligé de poser une question sérieuse à notre cellule, tu fais comme tu veux. La semaine prochaine, pas de courrier des cœurs puisque je suis en vacances donc déconnectée mais tu peux déjà poser ta question en comm, mail (nina.bartoldi’at’gmail.com) ou même en message sur mon facebook, je suis trop gentille.

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