Quand le bashing est sexiste

Depuis quelques années maintenant, se moquer plus ou moins subtilement des blogueuses mode et beauté est un sport dont certain-e-s ne semblent jamais se lasser. Traquant les demoiselles dans leur moindre faits et gestes (jusque sur AirBnB), essayant de deviner si elles sont toujours avec leur mec ou si elles ont grossi ou maigri. Quoi qu’elles fassent, de toute façon, il y aura toujours matière à critiquer. Ok, c’est le jeu quand on s’expose (non, le coup du AirBnB est flippant, certain-e-s devraient sincèrement consulter) mais il y a un vrai souci derrière…

Upset Teenage Girl With Friends Gossiping In Background

Si vous êtes un minimum connecté, vous devez avoir entendu parler d’EnjoyPhoenix, cette jeune youtubeuse beauté d’une vingtaine d’années qui a été éditée en début d’année et qui participe désormais à Danse avec les stars. Alors je vais être honnête : je ne regarde pas ses vidéos. J’en ai maté une, ça ne m’a pas passionnée. Parce que je n’ai plus 20 ans donc les histoires de lycée*, ça ne me parle plus et je ne trouve pas intéressant de mater un tuto beauté si je n’ai pas le besoin spécifique de me faire un chignon ou un smoky eye. De la même façon que je ne lis pas les blogs mode et/ou beauté ni les pages consacrées à ces sujets dans les mags féminins parce que ça ne me parle pas. Chacun sa came. Mais je défends cette fille bec et ongles sur les réseaux sociaux quand on la descend. Pourquoi ? Parce que le principal reproche qu’on adresse à cette jeune fille, c’est d’être futile… And so what ?

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Sur Youtube et les blogs, on a largement le choix des sujets. Parmi les vidéos que j’aime mater : le joueur du grenier, un mec qui joue aux vieux jeux vidéos moisis en vociférant. Je ne suis pas vraiment une gameuse, très loin de là mais je vous jure que quand vous passez une journée un peu chiante mais que vous n’avez pas le droit d’insulter les gens, écouter un mec proférer toutes les insultes qui vous brûlent les lèvres, ça fait du bien. Le joueur du grenier bénéficie d’une belle équipe rédactionnelle intégrant entre autre Karim Debbache pour qui je voue un véritable culte. Mais si je dois être honnête, il n’y a pas de différence en soi entre Joueur du grenier et Enjoy Phoenix : le sujet de base est futile. Sauf que l’un parle d’un truc plutôt attribué aux mecs et l’autre d’un truc de filles. Et qui va donc s’en prendre plein la gueule sur la futilité de son oeuvre?

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On s’est beaucoup indigné qu’elle publie un livre “tuer des arbres pour de telles conneries, quand même”. Mais c’est quoi le souci ? Il est vrai qu’une jeune fille de 20 ans qui publie une autobiographie, ça me fait toujours un peu rire vu que sa vie est plus largement devant que derrière elle (enfin, je le lui souhaite, en tout cas). Mais j’ai entendu beaucoup moins d’indignation à la sortie de l’autobiographie de Justin Bieber, si je dois comparer une jeune personne écrivant sa vie. Je n’ai pas entendu d’avalanche d’insultes à la sortie de la bio de Ribéry. Le foot, c’est moins futile que le maquillage, apparemment, les arbres sont tués pour une plus noble cause, ouf. Et je parle de Ribéry mais j’aurais pu évoquer Anelka ou Dugarry.

Où ça, aussi

Ou ça, aussi…

Alors effectivement, je n’achèterai pas le bouquin d’EnjoyPhoenix (ni les biographies sus nommées) pour me faire un avis parce que je ne pense pas que ce soit ça l’intéressant. Mais je suis désolée, je ne vois pas pourquoi les arbres seraient plus massacrés pour elle que pour d’autres blogueurs mâles qui ont sorti des livres. Je ne vous ai pas bien entendu hurler sur les arbres tués pour les affiches du film ou des spectacles de Norman, les DVD sur lesquels sont gravés ce film (alors que c’est polluant). Pourtant, entre Norman et EnjoyPhoenix, je ne vois pas plus d’utilité à l’un qu’à l’autre. J’irai même plus loin : je trouve beaucoup moins dangereux d’imprimer la vie de cette demoiselle que des romans comme Fifty Shades of grey qui t’apprend que l’amour, c’est trop bien quand on est soumise à un gros connard pervers narcissique tendance psychopathe.

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Tiens, cette photo m’évoque ça :

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Bref, ce qu’on balance à la gueule d’EnjoyPhoenix aujourd’hui, c’est un peu ce qu’on balançait à la gueule des blogueuses mode d’hier car au fond, ce qu’on leur reproche, c’est d’être superficielles. Oui et ? Leur passion,  c’est la mode ou le maquillage ? Pourquoi c’est mal ? Elles ne font pas des vlogs où elles chassent des animaux en voie de disparition. Surtout que leur passion leur a permis d’apprendre à maîtriser la photo et ou la vidéo. Ce que je suis assez peu capable de faire (photos, ça va mais vidéo…) avec mes passions moins “superficielles”. Si je prends des Betty ou des Garance Doré, on peut se foutre de leur gueule autant qu’on veut mais elles ont fait autre chose qu’aimer la mode, elles ont monté des businesses à part entière. Futiles et superficielles ? Ca, c’est vous qui le dites.

Salut, je suis la meuf qui gagne en un mois ce que tu gagnes en un an. Bisous

Salut, je suis la meuf qui gagne en un mois ce que tu gagnes en un an. Bisous

Le pire, c’est qu’on me répond toujours que non, ça n’a rien à voir avec le sexisme… Encore beaucoup de boulot pour faire ouvrir les yeux, quand même. Non parce qu’on a complètement le droit de critiquer le travail de ces demoiselles mais dans les faits, j’ai toujours vu des attaques sur Marie (EnjoyPhoenix), jamais de critiques un tant soit peu constructives sur son travail. Mais bon, je comprends, c’est toujours plus facile de suivre le troupeau que de s’arrêter pour réfléchir 5 mn.

Ah sinon, dans le genre critique d’un mec qui a quand même un peu lu l’article, qui est un peu mordante mais qui me fait rire :

Et encore mieux, sur la superficialité (avec toujours Masculin Singulier)

*Non, à 20 ans, elle n’est plus au lycée, ce sont de vieilles vidéos

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La bonne gestion de la rupture

(Article que j’avais prévu d’écrire il y a deux ou trois ans déjà, je précise)
Connaissez-vous quelqu’un qui n’a jamais connu de rupture ? Moi non. Hé oui, ça fait sans doute partie de l’aventure de la vie, on se rencontre, on s’aime, on finit parfois par se quitter parce que c’est la vie. Donc on vit tous à un moment ou à un autre cette triste aventure de la séparation, que l’on en soit l’instigateur ou la victime. Quelle que soit la place, ça fait en général mal. Donc pour gérer cette crise, il faut de la méthode, un planning. Laissez-moi vous expliquer.

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Je décortiquerai la rupture en trois temps :

– Temps 1 : le choc, la douleur. C’est le temps immédiat de la rupture, celui où l’on pleure recroquevillés dans notre lit, sur le sol de la salle de bain, sous la douche, dans les toilettes, dans la rue et peu importe où. On prend la mesure de la capacité de notre corps à expulser de l’eau par nos canaux lacrymaux. Quand on croit que c’est fini, on repense à cet autre désormais “ex” et c’est reparti pour un tour.

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– Temps 2 : la rémission. On arrête de pleurer tout le temps, ça peut nous reprendre de temps en temps mais ça va quand même mieux, on commence à ré envisager la vie sans l’Autre.

– Temps 3 : L’Autre a enfin cessé de squatter nos pensées et notre coeur, nous sommes repartis à la conquête d’un nouvel Autre (ou plusieurs, faites comme bon vous semble).

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Je ne parlerai pas du temps 3 aujourd’hui, je vais plutôt me pencher sur les temps 1 et 2. Donc comment gérer intelligemment une rupture selon Nina. Voici comment je procède. D’abord, je me laisse le temps de digérer la première phase. C’est à dire que selon l’intensité et la durée de la relation, je me dis que j’ai le “droit” à deux jours, une semaine, un mois de total laisser-aller. Manger un pot de nutella en un week-end ? Si tu veux. User 4 paquets de Kleenex par heure ? Vas-y ma fille, faut que ça sorte. Traîner en pyjama tout le week-end sans mettre le nez dehors ? Je le fais hors période de rupture alors autant en profiter pour ne même pas culpabiliser. On peut même dire aux gens “écoute, en ce moment, je suis pas la fille la plus joyeuse du monde, je préfère rester chez moi à pleurer et à manger du nutella en pyjama” ou au contraire “écoute, je viens de rompre, j’ai besoin de boire pour oublier, let’s go to the party !”.

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Sauf que le laisser-aller ne doit durer qu’un temps pour une raison très précise : il ne renvoie pas une image très valorisante de notre personne. Et puis le temps 1 présente de grands risques de cercles vicieux : plus on se lamente, plus on voit la vie en noir, plus on se lamente… C’est sans fin. Sans sous estimer notre peine, arrive un moment où pleurer toute la journée ne changera rien à la donne. Qu’il soit parti ou que vous l’ayez quitté, c’est fini. La vie continue et il va falloir en faire quelque chose. Comme dirait le poète “the show must go on”.  Donc en gros, quand rupture il y a, mesurons l’ampleur des dégâts et disons nous quelque chose comme “Ok, je me donne jusqu’à telle date pour être une larve et après, je me bouge !”. Alors attention, quand je dis je me bouge, je ne parle pas de dégainer sa carte bleue pour s’offrir un abonnement sur meetic ou remplir gratuitement son panier sur adopteunmec, tut tut tut. Non, faut pas se précipiter non plus, y a le temps 2 avant. Et le temps 2, c’est celui des projets. Je ne parle pas forcément du projet de toute une vie, ne nous surestimons pas non plus, nous ne sommes pas vraiment en état de gérer un échec. Par exemple, quand ça s’est terminé avec Guillaume 1er, j’avais la “chance” d’être en plein partiels. Bon, en plein, il ne m’en restait qu’un mais ça m’a un peu occupé la tête. Après les exams, j’ai encore un peu pleuré puis j’ai dit stop la larve ! J’ai pris mon ordinateur et j’ai cherché tous les journaux et médias existant sur Toulouse puis j’ai pris des feuilles et un stylo et j’ai écrit une dizaine de lettres de motivation à la main, j’y ai joint mon CV. Et j’ai décroché un stage. J’ai aussi fait pas mal de bagues en perles à ce moment là. Ca peut paraître quelque peu futile mais ça m’a occupée.

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En fait, l’idée est simple. Le temps 2 est, si on le considère sous le bon angle, une période douce dont il faut profiter. C’est un temps de recentrage sur soi, de chouchoutage et de repos. Mine de rien, si on ne retient que le positif, une rupture est aussi synonyme de plus de soirées libres donc plus de temps pour faire ce dont on a envie sans chercher à faire coincider les agendas de l’un et de l’autre. Tiens, si je sortais (enfin) la machine à coudre qui prend la poussière à la cave pour m’en servir ? Tiens, si je me lançais dans tous ces loisirs créatifs qui me font de l’oeil depuis une éternité et demi ? En somme, puisque le nous ne vient plus soutenir le je, je pars à sa reconquête, je me reconstruis.

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Evidemment, tout est toujours plus facile à dire qu’à faire. Et le fait que je me supporte pas au fond du trou m’aide à rebondir plus vite. Et mon agenda est encore plus rempli depuis que je suis célibataire, les gens craignant qu’en fait, je sois malheureuse sans le dire et qu’il faut donc me divertir (ce qui est adorable). Donc ma machine à coudre reste pour le moment dans la cave mais promis, dès que j’ai des sous (en mars), je me lance !
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Je t’entends rire derrière ton écran, tu sais…
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Je suis passé du côté totalement girly de la force

 j’avais 18 ans, j’étais globalement garçon manqué. Quelques teintures de cheveux par ci, une touche de mascara par là, un peu de khôl autour de mes yeux et c’est terminé pour ma féminité. Ah si, j’avais déjà de jolis sous vêtements . Mais tout ce qui était mode et chouchoutage au-delà de la simple hygiène me semblait d’une superficialité sans nom et rien que l’idée d’un masque capillaire me faisait lever les yeux au plafond.

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Je l’ai déjà dit, ado, je ne prenais pas bien soin de moi. Aujourd’hui, je me rends compte que je suis totalement l’inverse. Déjà, je lis des magazines féminins que je vomissais il y a à peine 10 ans (sauf Perso qui était ultra top) tellement je les trouvais futiles et creux. Non mais c’est vrai, c’est criminel de proposer des jeans à 1350 francs (y a dix ans, on parlait encore en francs, je rappelle). Aujourd’hui, les jeans sont encore plus chers et les pages mode génèrent chez moi grande frustration MAIS j’aime les magazines féminins, ça me distrait essentiellement, ça me donne de bonnes idées d’articles, des petits tuyaux pas cons et je rajouterai même qu’on y apprend des choses. Mais je ferai un article consacré au sujet plus tard.

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Donc me voici féminisée à mort et j’en ai pris conscience mardi soir, dans les vestiaires collectifs de la plongée. Déjà je me suis fait une copine, une apnéiste que je ne croise qu’aux vestiaires (il semblerait que plongeurs et apnéistes ne se mélangent pas, je suis pas sûre mais on ne les voit jamais au pot du débrief). Donc après avoir discuté avec ma nouvelle copine pendant qu’on se change (j’aime bien discuter topless, ça change les rapports… ou pas, en fait), une fois qu’elle est partie, j’écoute mes camarades plongeuses qui parlent beauté et cheveux : « non mais attends, il paraît qu’il faut faire un masque capillaire par semaine, geeeeeeenre ! Mais qui fait ça ? ». Heu… moi. Bon, ok, il est vrai que je suis un peu stressée du cheveux, je fais masque capillaire, j’ai une crème de nuit pour cheveux (si, si), j’ai un gel protecteur pour la piscine et parfois, je fais des masques à base d’huile de monoï ou d’argan (mais toujours avant shampoing, c’est hyper gras, on ne sort pas dans la rue sans avoir nettoyé derrière). Même si de manière générale, j’ai été moins complimentée sur la douceur de mes cheveux que sur celle de ma peau par la gent masculine, avoir le cheveu vif et soyeux permet de… bah de recevoir les compliments de la coiffeuse pour commencer.

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Des fois, je me dis que j’aurais dû prendre des photos de mon lavabo à différentes étapes de ma vie, passer de la brosse à dent et biactol non entamé à la panoplie brosse à dent, gel pour le visage, crèmes hydratantes (oui, une pour le corps, une pour le visage et je mets pas la même selon la saison, par exemple), huile d’argan, masques en tout genre. Et je ne vous parle pas de la baignoire décorée de plusieurs bouteilles de gel douche, shampoing et produits moussant pour le bain. Et le maquillage, j’en parle pas non plus… Même que j’applique mon rouge à lèvres au pinceau maintenant.

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Mais pourquoi ce changement ? Il semble que ça vienne de ma vie parisienne, je crois que j’étais pas aussi girly, fashionista et soignée avant (quoique rassurez-vous, me reste des marges de progrès faramineuses genre mes ongles, jamais peints, coupés ras). Le côté soin me vient de ma hantise de subir les effets de la pollution et du chlore (oui, et du tabac, j’en connais une qui va me le dire). Mais pour le reste, je sais pas. Est-ce lié à ma vie de femme séductrice ? Sans doute. Mais quoi qu’il en soit, je n’ai aucune envie de remettre en cause cette féminité-là, elle me plaît, je la cultive et dès que je relâche un peu le tartinage, j’ai la sensation de me négliger.

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Paris m’a-t-il rendue superficielle ? Sans doute un peu mais au fond, ça m’est bien égal.

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L’avant, le présent, l’après

Par Bobby

Quand je suis arrivé dans l’équipée des Vingtenaires, je venais d’avoir vingt ans. Et puis j’ai arrêté d’écrire pendant presque un an, comme si mes vingt-et-un ans étaient passés en un instant. J’ai vécu une longue relation, ma première vraie longue relation. Quinze mois. Et puis voilà que j’ai vingt-deux ans, et que tout s’arrête. Angel et moi, nous nous séparons, et je ne sais pas ce qui va se passer. Inutile de vous détailler le pourquoi du comment de cette rupture, ça reste une affaire privée. J’ai parfois pensé à écrire à mes collègues pour le Courrier du Coeur de manière anonyme, mais sans jamais oser. Et puis, de toute façon, Nina est trop forte, elle m’aurait illico démasqué avec mon IP.

Ce que je trouve dommage, en relisant mes articles ici, ce sont les sautes dans le temps. Je voudrais tout consigner, jour après jour, les pensées, les apparences, les modifications imperceptibles, afin d’observer a posteriori la lente évolution des choses qui m’entourent. Garder une trace de nos hésitations quotidiennes, et pas seulement faire un signe une fois qu’on a pris tel ou tel chemin. C’est peut-être pour ça que je préfère le cinéma à la photo, parce qu’il capture un flux et non pas des instantanés. Depuis quelques temps, j’essaye d’approfondir en permanence ma réflexion
sur le cinéma, et sur la création en général. Parce que j’ai des idées qui fleurissent dans ma tête chaque jour, mais qu’il faut apprendre à les trier : savoir garder les vraies intentions, et élaguer le reste, tout ce qui est futile et frivole. Ca doit être parce que je suis en fac, et mes études de philo y sont sans doute aussi pour quelque chose. Je suis heureux d’être étudiant en université et que l’on m’incite à remettre les choses en questions, y compris celles qui me tiennent le plus à coeur. Bien sûr, je ne dis pas qu’il faut être en fac pour apprendre à être un tant soit peu sceptique, mais quand je vois la façon dont les études universitaires sont dépréciées, y compris par des gens en licence, quand je vois à quel point on nous fout la trouille avec l’avenir, à nous menacer de nous perdre dans une voie sans issue, alors qu’une orientation plus professionnelle nous serait plus bénéfique, j’ai juste envie de hurler.

Je crois que j’ai envie de faire de la connaissance mon cheval de bataille pour la vie. Au delà de l’amour et du bonheur matériel. Je crois que je veux faire de longues études et de la recherche. Et je crois même que je veux devenir universitaire. Parce que je ne me plierai jamais aux exigences idiotes de l’industrie cinématographique. Parce que je préfère expérimenter ma tambouille audiovisuelle en dehors de mes heures de travail sur le cinéma et la culture plutôt que de faire des films qui plaisent au public et dans lequel les producteurs peuvent couper sans scrupule. Je
veux faire de l’art, pas des compromis. Je sais que ça ne sera pas facile, bien sûr, je sais aussi que c’est un milieu rude, compétitif, parfois cruel et financièrement apocalyptique. Mais j’ai déjà trouvé un master intéressant à la Sorbonne qui me fait bien bander et j’ai l’immense chance d’avoir des parents qui me soutiennent. Affaire à suivre…

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Macho Macho maaaaaaaaan

Par Tatiana

Parce qu’après tout il n’y a pas que les mecs qui ont besoin ou envie de conseil pour draguer. Aujourd’hui un topo sur comment avoir l’air juste assez futile pour choper un mec macho.
 

Vous partez en Amérique latine cet été ? A vous les mexicains/argentins/ péruviens/colombiens… (rayez la mention inutile). Seulement voilà, avant de vous lancer dans l’aventure dans tous les sens du terme, quelques trucs à savoir pour paraître à leurs yeux encore plus désirables. Primo, si vous êtes du genre peau et yeux clairs, les ¾ du boulot sont déjà faits. C’est le succès à coup sûr avant même d’avoir à ouvrir la bouche (dans un premier temps of course). Vous l’êtes l’exotisme à l’état pur. Un peu comme un Brésilien en Europe. Revers de la médaille : on vous prend pour une américaine (même si vous êtes bien plus couverte que ces dernières). Jackpot ou non, c’est selon l’appréciation de chacune. Pas besoin de vous faire un dessin sur comment ils voient les américaines là-bas, mais vous êtes sûre d’avoir du succès par contre. Vous serez sans cesse obligée de décliner toutes sortes d’invitations (douteuses pour la plupart surtout si elles viennent de la part d’un papi de 70 ans).

Une fois sur place, vous vous retrouvez en soirée et vous avez repéré le petit latino au bar qui vous regarde avec insistance depuis un petit moment. Rejoignez-le en souriant, vous avez 99% de chances qu’il vous propose un verre. Là, arrive le moment critique, l’erreur est facile et peut être fatale. Il vous faut désormais vous transformer en faible femme légèrement décérébrée pour ne pas vexer/irriter/castrer son ego de mâle. Dur challenge pour nous femmes modernes issues du MLF. Mais bon, des fois il faut ce qu’il faut : une nuit torride à la clé ça peut valoir cette peine. Pas besoin de vous expliquer trop en détail comment avoir l’air d’une pintade, il suffit de ne pas dire grand-chose et de rire aux blagues. Aide extérieure fort appréciable : l’alcool et la barrière de la langue (prenez un petit air penaud en faisant mine de pas comprendre).

A ne pas faire :

– Evitez de contredire le mec en question (très très dangereux de faire ça.)

– Ne critiquez pas trop non plus

En gros faites comme si vous n’aviez pas vraiment d’opinion sur les choses.

Les trucs en plus qui marchent bien :

– Etre tactile

– Les yeux qui en disent long

– la tenue à l’américaine (cf ci-dessus)

Si vous appliquez ces règles normalement c’est dans la poche. A vous les histoires croustillantes à raconter aux copines en rentrant de vacances, et le respect du à votre tableau de chasse décoré par une belle proie.

 Macho Macho Machistador macho macho… j’adore (ou pas)
 
Vous avez bien pris note de tous les conseils énumérés auparavant et donc vous avez récupéré un macho en cadeau. Mais voyons voir de plus près ce à quoi vous devez vous attendre plus exactement. Histoire de vos engager en toute connaissance de cause.

Un macho dans une relation ça donne quoi ?

Points positifs :

Les machos par définition aiment les femmes et donc toutes les femmes. Pour celles qui manquent de confiance en elles, y a pas plus rassurant sur son pouvoir de séduction qu’un macho. Regard de braise qui en dit long et geste prévenants. On se sent belle et désirable. La plupart du temps ils dégagent un charisme fou. En tous

cas pour ceux que j’ai rencontrés. Un regard de leur part et c’est limite si vous ne pourriez pas le déshabiller direct. A côté de cette aura plus que présente, les machos les vrais, feront normalement tout pour que vous vous sentiez bien. Prendre soin de leur femme c’est leur rôle. Ainsi, imaginez-vous dans un métro bondé, un papi de 70 ans sera capable de vous laisser sa place parce que vous êtes une femme et que c’est normal qu’il vous laisse sa place. Moi ça me scie des trucs pareils. Pour celles qui aiment se faire entretenir, il faut miser sur les machos. Car qui dit prendre soin, dit subvenir à ses besoins. Vous l’aurez compris le macho possède ses qualités quand même, quoiqu’on en dise. Mais il possède aussi ses défauts.

Points négatifs :
 

Les machos ont on gros point négatifs à leur actif : ben oui ils sont machos ! La femme doit avoir un côté bobonne et maman pour pouvoir rester dans sa vie. En gros faut toujours tout leur faire. Ce qui peut vite devenir très fatigant pour des femmes modernes comme nous. Un mec qui n’est pas capable de se prendre en main tout seul moi je le renvoie chez sa mère illico presto. Autre problème, le macho a parfois du mal avec les filles qui ont trop de caractère. Là où au début il voit le challenge, à la longue
il verra juste une emmerdeuse. Du coup exit l’emmerdeuse pour une fille plus docile. Pareil au niveau des opinions. Il aura tendance à pas trop prendre en compte les vôtres puisqu’elles viennent de vous justement et que forcément tout le monde sait qu’une fille c’est un peu stupide. Ah oui ! Un macho donc ca aime les femmes, donc forcément ça passe son temps à charmer (sans forcément aller plus loin) tout ce qui possède un vagin.

Alors finalement qui d’entre nous est faite pour avoir un mec macho ? Les machos c’est bien pour celles qui aiment bien se sentir ultra protégée et en sécurité en étant un poil soumise. Pour celles qui sont épanouies et qui n’ont pas l’envie de materner je leur déconseille sur le long terme ou ça pourrait finir en bain de sang. Par contre je conseil quand même de se laisser tenter le temps d’une nuit.

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Cake, macarons, pain perdu et produits de beauté

Dans la série « en ce moment, j’aime ma vie », laissez moi vous raconter ma soirée de vendredi. De toute façon, vous n’avez pas le choix alors faites vous un petit thé,
un petit café, une petite clope et c’est parti ! Vendredi soir, c’est parti pour une soirée fille chez Vicky, avec Summer et votre animatrice de communauté préférée (putain, qu’est-ce que j’adore l’intitulé de mon taf), moi.


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Ingrédients pour une soirée réussie :
3 filles

De la nourriture : un cake olive-jambon made in Vicky super bon, de la salade, des macarons Ladurée (forcément bons), du pain perdu fait par mes petites mimines (donc très
bon, aussi. Oui, je cuisine, ça peut arriver).

De la boisson : vodka rouge, red bull, manzana, thé

Des produits de beauté : du vernis, des masques pour la figure, une couleur pour cheveux.

Des trucs pour rigoler : des cartes à jouer et des cartes divinatoires, des DVD de Sex and the city et autres trucs girlies.

Nous avions rendez-vous à 20h30 chez Vicky. 20h30 pile pile, je frappe chez la demoiselle et la réveille, gloups ! On range un peu puis voilà Summer, la soirée peut débuter.

Vicky prépare le cake tandis que je tire les cartes à Summer puis c’est au tour de notre hôtesse de connaître son avenir (supposé) puis après, on se fait une partie de poker. Sans mise aucune,
c’est juste pour rigoler. On boit de la vodka rouge redbull, les filles sont vite pompettes mais pas moi. Bon, ok, aucun mérite, c’est pas parce que je tiens bien l’alcool, c’est juste que je bois carrément lentement. On mange en refaisant le monde, petit shot de Manzana puis à 23h, vient l’heure fatidique du colorage de cheveux de Nina. J’avais acheté tout ce qu’il fallait au shoppi à midi, je me préparais donc à avoir une nouvelle couleur de cheveux, ce qui n’est pas précisément une expérience inédite pour moi. Je me mouille les cheveux, Summer me les peigne avec soin ensuite et Vicky m’étale le produit. Toi aussi, vis ma vie de Barbie. Côté positif, j’ai eu plein de compliments sur mes cheveux. En toute immodestie, j’ai de très beaux cheveux. Côté négatif, le « si c’est raté, tu m’en voudras pas » de Vicky. Dit une fois, ça va, mais plusieurs, j’ai peur. A genoux devant elle, je me laisse faire. On laisse poser en mangeant un macaron puis je vais me rincer. Verdict : c’est pas du tout ce que je voulais comme couleur mais finalement, c’est pas si mal.

 

Retour au salon et c’est l’heure du pain perdu. Pendant que Vicky s’épile, Summer fait de la vaisselle et moi, je prépare le dessert. Après s’être régalées de ce succulent dessert
(vous noterez que l’idée directrice de cet article, c’est ma modestie naturelle), on s’amuse à se tirer les cartes en se faisant les jeux débiles de la colo genre j’ai annoncé à Summer que Kinder voulait sortir avec elle. Oui, oui, dans le sens lui rouler une pelle devant le collège. Après, on s’amuse à un jeu où on a 4 mecs représentés par des rois et il faut poser des questions pour savoir lequel est le plus ceci, lequel nous fera cela. Donc, moi, j’aurai des enfants avec un mec mais l’homme de ma vie, c’est un autre. Ca va être drôle tiens. On fait pareil avec les filles, Vicky est donc la plus gentille et la moins gentille avec moi, et moi pareil avec elle. On s’éclate !

 

Mais c’est the beauty time ! Etape un : se laver la figure avec la lingette purifiante de Neutrogena. Puis on passe au peel off de Garnier (je crois, je suis plus sûre,
Summer confirmera ou infirmera). Puis on se fait un masque donc nous avons une Vicky bleue et une Summer et une Nina vertes. Enfin, cherry on the sunday (oui, je prends en compte les remarques faites dans les comm), on se vernit les pieds devant Sex and the city, saison 1. Même moi qui ne me vernis jamais. A 5h, on finit par aller au lit, on papote encore un peu et extinction des feux.
C’est sûr, c’est utile, il fait déjà jour.

 

Bilan personnel : j’ai a-do-ré. Cette soirée m’a filé du baume au cœur. C’est super agréable de se chouchouter entre filles, de se filer des conseils de maquillage et de
beauté, de s’échanger les produits, de tester… Futile ? Mais c’est précisément le but ! Et d’ailleurs, je trouve ça plus agréable de faire nos futiles en groupe qu’en privé. Là, se
chouchouter devient un partage et l’occasion de se marrer, de se photographier les pieds et les tronches masquées. Bref, quand je vis tout ça, je me dis que ma vie est bien en ce moment et j’ai pas besoin de plus. Merci ma girlie team !

 

Enfin, petit jeu dont vous aurez la réponse demain : de quelle couleur sont les cheveux de Nina ? A gagner : rien, j’avoue. Les deux demoiselles présentes à la soirée, ma mère et ma sœur (des fois qu’elles passeraient par là) n’ont pas le droit de jouer ! Bon, ok, la réponse est donnée ailleurs mais c’est pas grave!

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Girls just wanna have fun

En ce moment, je suis très branchée fille. Pas sexuellement, non, mon lesbianisme reste abstinent, c’est moins dangereux pour mon petit cœur. Non, quand je dis que je suis
très branchée fille, je parle des mes coupiiiiiiiines avec qui j’entretiens des relations passionnantes et passionnées.

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Pendant longtemps, je me suis méfiée des amitiés féminines où y a toujours un relent de jalousie ou presque. Bon, au lycée, avec Cécile, on était comme les deux doigts de la
main et y a jamais eu de problèmes entre nous. Avec Anne non plus, je me souviens pas qu’il y ait eu des histoires de jalousie et nous connaissant, je pense que si je m’en souviens pas, c’est
normal, c’est qu’il n’y en a jamais eus. Mais bon, mes années fac ont été empoisonnées par des relations féminines conflictuelles qui m’ont fait limite détester les filles. Je ne sais pas
pourquoi les femmes ont une propension plus importantes à se jalouser les unes les autres. Récemment, j’ai déjeuné avec un blogueur de la « haute blogosphère », celle des importants qui
squattent le top 100 des blogs les plus influents et il me parlait de l’une d’entre elles qui avait pas mal de détracteurs alors qu’objectivement, il me fait marrer son blog. Ouais, c’est futile,
c’est léger mais c’est bien écrit, c’est jouissif alors où est le problème ? Rançon du succès, ok, mais pourquoi ce sont toujours les femmes qui doivent le payer, ça, ça me dépasse. Mais là,
je suis officiellement hors sujet.

 

Après un début d’année bien pourri, je rencontre Vicky avec qui le courant passe instantanément. En à peu près 6 mois, on est passées de copines de blogs à « les
inséparables à l’unique personnalité, c’est moins fatigant ». Même dans la lose, on est solidaires ! On passe nos journées à se mailer, nos soirées à se MSNer, on se voit trois ou
quatre jours par semaine. En gros, vous avez une, vous avez des chances d’avoir l’autre pas loin. J’avoue que cette amitié me fait beaucoup de bien, c’est serein, y a pas de jalousie. En plus, on
a même pas les même goûts en matière de mecs donc on se battra pas. Sauf pour George mais là, on s’est promis de le partager (mouahahah !). D’ailleurs, Vicky et Nina qui regardent Hors
d’atteinte avec Geoooooorge et Jennifer Lopez, ça donne : « Han, Geoooooooorge, il est trop beau. Elle était pas mal Jennifer à l’époque, quand elle était pas refaite de partout…
Putain, il est nul, ce film. Han Geooooooooooorge ! » Bref, on se marre, on se console, on se soutient. Normal ? Oui mais entre deux femmes, pas si simple. Certaines disent par
devant « oh, c’est trop affreux que Kevin-John t’ait plaquée » et pensent par derrière « Je trouvais bizarre que cette grosse vache soit en couple et pas moi. Ouf, retour au statu
quo ! ».

 

En dehors de Vicky, j’ai d’autres amies, of course. En ce moment, je vois beaucoup Summer aussi, Tatiana, Lil Virgo et Marine. Je dois à tout prix rappeler Sab, Lefroid et
Zoé. Avec les filles vingtenaires, on adore se faire des plans girlies : on va boire un verre dans un bar méga prout prout puis on va manger dans un resto tendance aux prix raisonnables
parce que se la péter, c’est bien, mais on n’a pas forcément les moyens de dîner à la Tour d’argent, hein. Bon, des fois, dans nos soirées girlies, y a Kinder mais bon, comme c’est le chéri de
l’une de nous, il est le bienvenu. Je suppose qu’on l’a un peu traumatisé quelque fois mais bon, il revient toujours, il doit aimer ça, entendre parler les filles. Et il a bien raison, on
n’apprend jamais autant sur les femmes que quand on passe une soirée avec une bande de filles et qu’on se fait discret. Genre Kinder, d’ici peu, il pourra nous écrire « Etre dans la tête des
femmes : ce qu’elles veulent, ce qu’elles désirent, ce qu’elles pensent de nous ».

 

A quoi ça sert les soirées entre filles ? A se détendre, à se marrer mais aussi à se rassurer. Quand vous exposez votre problème et que les autres disent « moi
aussi ! » ou « pas de panique, ça m’est déjà arrivé ! ». Non parce que les hommes, je les aime, je les aime même trop, des fois, mais ils savent pas ce que c’est d’être
une fille. Si je leur dis « merde, mes règles sont en retard », ils me filent de suite une pilule abortive ou commencent à choisir les futurs prénoms de nos enfants. Alors que mes
copines, elles raisonnent : « Oh, ça arrive, si tu dormais plus de 5h par nuit, aussi, que tu mangeais correctement, que tu n’avais pas repris la clope, que tu n’étais pas stressée par
ton boulot… ». Oui bon, ok, les amies servent aussi de mère de substitution parfois. Puis quand un mec nous fait une crasse, ça fait du bien de sortir la cellule « tous des
connards », un mec comprendrait pas. Non parce qu’on le sait bien que non, pas tous des connards, y en a de bien mais on s’en fout, on est malheureuses, on a droit de maudire tous les
détenteurs d’un pénis durant une soirée. Et puis on peut être futiles, s’acheter du maquillage ensemble, parler fringues, mecs, manger des glaces et se marrer. Ou, c’est superficiel et léger mais
on s’en fout, ça met du baume au cœur.

 

Bref, avec mes copines, on décompresse, on se marre. J’aime ses relations sans ambiguïté, sans jalousies, sans désir de plus ou de moins. Je leur dis tout, de la beauté des
fesses d’un choupinou à mes loses quotidiennes, à mes séances de piscine, tout, tout. J’aime nos mailings quotidiens, nos after work, ça illumine mes journées (qui ne sont pas bien ternes,
certes, mais encore plus). J’vous kiffe les filles !

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La guerre des sexes

Par Gauthier

Nina nous a pondu hier un très bel article sur les méandres de la psychologie masculine. C’est de bonne guerre. Elle conclut par ceci « parce que, finalement, ce que l’on prend pour une incompatibilité entre les sexes n’est ni plus ni moins que deux personnalités différentes qui se rencontrent ». Et bien moi je dis non ! Pourquoi ? Mais je m’en vais vous l’expliquer. Avant de commencer, je rappelle que je n’ai aucun diplôme de psychologie et que tout ceci est uniquement la conséquence de mon vécu et de mon ressenti.


Passons outre le fait que naturellement deux personnes qui se rencontrent ont du mal à se comprendre. Il faut passer par un long travail d’apprentissage de l’autre, je suis entièrement d’accord avec cette affirmation. Bien entendu ça ne vient pas uniquement de la différence de sexe, j’ai du mal à comprendre les hommes, alors que je suis pénissalement équipé (oh il me plait ce néologisme !!!!). Mais revenons à nos moutons.

L’homme a changé, pour plusieurs raisons, mais surtout parce que la femme a changé avant lui. Je suis un féministe convaincu, par moment je suis plus féministe que les femmes. Certaines de mes amies me hérissent le poil quand elles me disent « c’est une salope, elle couche avec tout le monde », moi aussi je couche avec tout le monde, « mais toi c’est pas pareil t’es un mec ! ». ET ALORS ???? Oui bon je me bats à mon niveau pour faire avancer les choses, même si je suis d’accord avec vous, ça semble plutôt futile…

Aujourd’hui les femmes travaillent, sans l’accord de leur mari (et seulement depuis 1967 ou 1969, là j’ai un trou, j’avoue), elles peuvent avorter, elles élèvent seules des enfants, elle sont carriéristes, elles peuvent même se présenter à l’élection présidentielle en étant crédible (n’est ce pas Madame Royal ?). Bref que de chemin parcouru en un demi-siècle d’émancipation du « sexe faible » ! Oui « sexe faible », c’est bien là que réside le problème. Parce que si tout le monde se réjouit de l’évolution de nos sociétés occidentales, les préjugés et les stéréotypes sont coriaces. Je ne vous referais pas ici le cours de communication sur les préjugés et les stéréotypes que j’ai eu le bonheur de suivre cette année. Tout ce que je vais vous dire c’est que l’image que nous avons des femmes (tout sexe confondu) dans la société actuelle ne représente plus la réalité. Pourquoi doit-on s’extasier devant une cadre sup’ qui allie parfaitement une vie de famille (trois enfants) et un salaire annuel supérieur à 50 K€ ? « Quelle femme « ! ». Je ne vois pas où il est impossible pour une femme de réussir ça ! Je ne vois pas pourquoi je devrais être admiratif, elle a travaillé, elle a réussi. Point barre ! Ah mais oui bien sûr c’est une femme, le « sexe faible »…

Alors que se passe-t-il concrètement chez les mâles ? Et bien ils changent aussi. Combien de magazines de société ont consacré des unes à ces « hommes nouveaux », à « l’homme beau », ou au « métrosexuel » ? L’homme assume son corps, assume ses faiblesses, et surtout il assume sa « féminité ». Aujourd’hui quoi de plus naturel qu’un homme de 30 ans qui passe deux fois par semaine dans un club de gym, qui met des crèmes de jour, et qui assume pleinement d’avoir un jour recours à la chirurgie esthétique. Et je ne parle pas que des stars de cinéma ou des hommes politiques, non, toutes les csp sont concernées. Mais surtout ce qui change c’est son rapport à la femme, à l’autre sexe, à cet ex « sexe faible » que l’on ne comprend plus.

Mes parents sont nés dans les années 50, bien qu’ils soient de la génération post-soixante-huitarde, ils sont relativement conventionnels. Par exemple ma mère s’est mariée, elle a eu deux enfants, elle a arrêté de travailler, et elle a consacré sa jeunesse à nous élever, mon frère et moi. Par la suite elle a repris un travail « quand nous sommes devenus assez grand », comme elle nous dit. Et il y a 4 ans lors d’un déjeuner, elle m’avoue ceci :
– Tu sais je ne suis pas heureuse avec ton père !
– Tu veux divorcer ?
– Non… (gros blanc) Je me suis mariée jeune, je vous ai eu jeune, je suis très heureuse de vous avoir tous les deux, mais avec ton père ça ne se passe pas bien.
– Je ne comprends pas pourquoi tu restes alors !
– Je ne suis pas heureuse, mais je ne suis pas malheureuse, ton père est gentil, il subvient à nos besoins, si j’étais malheureuse je partirais, si je tombe amoureuse de quelqu’un d’autre je partirais.
– Tu n’es plus amoureuse ?
– Je ne le suis plus depuis que j’ai 17 ans…
Pour l’histoire ma mère a rencontré mon père à 16 ans, elle s’est mariée à 18, et à l’heure actuelle ils sont toujours ensemble.

J’ai mis longtemps à comprendre pourquoi elle restait, à présent je suis assez grand pour supporter le divorce de mes parents, mon frère aussi, alors pourquoi ? Parce que ma mère estime que sa place est auprès de mon père, de même que mon père ne pourrait pas vivre sans sa femme. C’est un compromis, une sorte d’accord qu’ils ont passé tacitement, tant que ça tient, ça tient. Qui à l’heure actuelle se verrait dans ce genre de situation ? Quelle fille de mon entourage verrais-je faire ça ? Franchement personne !

Les femmes ont changé, et les hommes aussi. Maintenant le fond du problème est le suivant : messieurs, ces dames n’ont plus besoin de vous. Une femme aujourd’hui a envie d’un mari, elle a envie d’avoir des enfants, elle a envie de réussir sa vie professionnelle. Mais elle n’a plus besoin d’un mari pour exister, elle n’a plus besoin d’être mère pour être reconnue. Là réside le fond du problème, les relations ne peuvent plus être les mêmes quand on remplace le besoin par l’envie. Alors on cherche des solutions pour se comprendre, pour pouvoir s’aimer comme se sont aimées des générations avant nous. Mais l’amour n’est qu’une illusion, on ne peut plus reproduire ce que faisaient nos aïeux, pourtant on s’y accroche.

Outre les changements dans les mentalités des deux sexes, ce sont les changements dans leurs rapports qui vont encore faire couler beaucoup d’encre. Surtout en France où nous sommes si cartésiens, et où tout semble décorticable et compréhensible pour peu qu’on veuille vraiment comprendre. À mon sens, le vrai défi de ce siècle naissant n’est pas de percer les mystères de la psychologie, mais de savoir comment nous allons interagir. De là découle une nouvelle conception du couple, de l’amour, et, bien entendu, de la famille.
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