Le deuil sur les réseaux sociaux

2016 débute sur les chapeaux de roue avec non pas un mais deux décès de people. A ma gauche, Michel Delpech, chanteur gravement malade depuis des années et à ma droite, Michel Galabru, 93 ans. Deux disparitions qui sont donc loin d’être surprenantes ou choquantes contrairement à celle de Jules Bianchi, par exemple, décédé à 25 ans en pleien course. Et pourtant, tout le monde s’est mise à pleurer sur ses réseaux sociaux “oh non, il est mort !”. Heu, oui ?

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En général, quand un people meurt, il y a une course à celui qui postera le RIP en premier, celui qui sera le plus rediffusé, qui gagnera trois followers parce qu’il a dit en premier que Jean People est mort. Du coup, se multiplient les “oh non Jean People !”, en espérant que personne dans votre entourage n’aura la primeur de l’annonce du décès.

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Mais il n’y a pas que ça… Passées les 15 premières minutes (ça va très vite sur les réseaux sociaux), abandonnez l’idée d’avoir la primeur du RIP, à moins de pleurer sur un candidat éliminé au premier tour de The Voice Italie donc totalement inconnu par chez nous (déjà que je suis pas sûre que le nom des candidats des premiers éliminés de The Voice vous restent bien en tête…). Et pourtant, les RIP et autres “oh non” continuent de déferler dans votre timeline, accompagnés d’émoticônes qui pleurent. Pourquoi tant de rage et de désesoir ? Réponse : pour faire partie d’une communauté qui partage un sentiment à un moment donné, tout simplement.

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J’ai toujours eu du mal avec l’expression de ce genre de sentiments sur les réseaux sociaux… et dans la vie de manière générale, d’ailleurs. Je n’ai jamais pleuré un people sur les réseaux sociaux et même lors des attentats, je n’ai pas donné mon sentiment parce que… dans le cas des attentats, je n’ai pas senti le besoin d’exprimer ma peine ni de la mettre en scène et pour les peoples… Ben ça me touche pas vraiment, en fait. Autant j’ai de l’empathie pour leur famille et je n’irai pas faire de jeux de mots dégueulasses pour gagner 3 RT et je me retiendrai de cracher à la gueule des cadavres des pires ordures (essentiellement parce que je vois pas trop l’intérêt de poster des “ah, il est mort Marc Dutroux, bon débarras”… oui, merci, c’est très intéressant), autant ces gens ne font pas partie de mon quotidien. Oui, ça pique parfois quand le décédé était jeune, oui il peut représenter une partie de mon enfance ou une partie de ma vie, ça peut me chagriner mais me rendre triste au point que je me sens obligée d’exprimer cet état sur les réseaux sociaux et communiquer avec les autres attristés, non.

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Mais le point qui me fascine le plus, ce sont les fans de la dernière heure qui, soudain, se sentent triste de la mort d’un people dont ils n’avaient strictement rien à faire 2 jours plus tôt. Je veux dire, je suis tout à fait certaine que beaucoup estimaient que Michel Delpech était un monsieur très sympathique mais si je vous demande de citer un de ses titres, vous allez me dire “Pour un flirt” puis… ? C’était un peu pareil pour Michaël Jackson, j’avais légèrement été fatiguée par les “han non, trop triste, je vais réécouter ses chansons” de la part de personnes n’ayant pas écouté du Jackson depuis des années. J’ai tellement été saoulée que j’ai plus écouté de titres du monsieur pendant au moins deux ans. A se demander s’il n’y a pas une sorte de hype de la mort : pour relancer la vente de tes disques… ben meurs.

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Bref, pourquoi exprimer sa tristesse suite à un deuil sur les réseaux sociaux ? Pour gagner un peu de visibilité ? Pour intégrer une communauté (certe éphémère) ou parce qu’on n’ose pas dire qu’on s’en fout car faut pas dire du mal des morts ?

 

Choisissez votre camp

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Rush de Ron Howard

Encore une chronique ciné, je dois être possédée. Et 3e biopic en plus. Résumons : une fille non cinéphile qui n’aime pas les biopics en a vu 3 en moins d’un mois. Merci Oman Air ! Donc pour accompagner mon vol et après avoir maté le Majordome, je passe sans transition à Rush, donc. Petite précision avant de poursuivre : j’adoooore la Formule 1, je fus même très calée il fut un temps. Donc un film sur la Formule 1 retraçant la rivalité Niki Lauda/ James Hunt, ça me faisait un peu frétiller.

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Il faut savoir que niveau film de course de voiture, j’en étais restée à Driven, immense nanard de et avec Silvester Stallone où les voitures de courses faisaient trois loopings avant de retomber sur la piste ou se naufrager dans un lac à 2 km de la piste. Je partais donc de très loin. Venons en à l’histoire : dans les années 70, deux pilotes se croisent sur les pistes de catégories mineures : Niki Lauda, Autrichien, génie de la mécanique et de l’ingénierie, légèrement psychorigide, et James Hunt, blondinet un peu chien fou et tombeur de ses dames. Point acteur : ils sont vraiment très bons, Lauda est limite flippant de ressemblance. Ce dernier est une très belle façon de rentrer un peu (mais point trop) dans les détails techniques, Lauda devant son talent en grande partie à son génie dans le réglage de la monoplace.
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Curieusement, contrairement à la plupart des biopics où je ne peux m’empêcher de m’interroger sur ce qui est vrai et ce qui est fictionnel, j’ai pas ce léger agacement de « non mais là, c’est trop gros ! ». Eventuellement sur une scène où Hunt va péter la gueule d’un journaliste qui a posé une sale question à Lauda mais basta. Parce que la réalisation mixe scènes jouées et images d’archives, ancrant le récit dans la réalité. L’histoire s’attache particulièrement au championnat 76 où les deux pilotes se mènent la vie dure sur la piste. Si Hunt est à la peine en début de championnat, sa voiture ne lui permettant pas de faire jeu égal avec son grand rival. Mais les courses s’enchaînent, Hunt revient en lice, Lauda fait invalider l’une des victoires de son compétiteur pour non conformité de sa monoplace… Bref, la lutte fait rage, l’ambiance n’est pas toujours au beau fixe entre les deux hommes mais ça reste correct. Jusqu’au grand prix d’Allemagne où, suite à un accident, Niki est gravement brûlé (je spoile pas, c’est l’histoire de sa vie).
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Tout est amené de façon efficace : on « voit » quelques pilotes de l’époque, notamment dans les commentaires des journalistes sportifs aposés sur les images d’archives. Bon, on peut légèrement regretter l’absence de Jody Scheckter dans l’histoire, pilote classé second de ce championnat (du moins jusqu’au grand prix d’Allemagne) pour mieux se concentrer sur les deux héros de l’histoire mais c’est du détail. J’avais peur d’un film un peu sensationnaliste, notamment sur l’accident de Lauda mais non. C’est tout simplement juste. Après, je suis pas sûre que le film parle à ceux qui ne s’intéressent pas à la Formule 1 mais si vous en avez assez des courses où, à la fin, c’est Sebastian Vettel qui gagne, ce film vous fera beaucoup de bien.

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Où trouver l’homme ? Episode 28 : une nuit sur son épaule

[O toi qui vient de débarquer sur nos pages, sache que tout ceci est fictionnel. Même si ça me ferait bien plaisir d’aller dormir chez un homme vu que moi, je squatte le canapé en attendant qu’on me livre mon lit]

A la recherche du prince charmant

Le lendemain soir, nuit chez Fabien au programme donc je prends mes petites affaires genre trousse de maquillage, démaquillant et brosse à dents et c’est parti. Arrivée dans son quartier, je lui passe un coup de fil mais il ne répond pas. Bien… Que faire ? Je vais me poser dans un café et fait mine d’être détendue mais dans ma tête, c’est reparti pour le film d’horreur : « il en a rien à faire de moi, il a juste voulu tirer son coup, il s’est bien foutu de ma gueule, bouhouhou! ». Au bout d’une demi-heure, je rappelle et là, ça décroche : « Oh, je m’étais endormi et j’avais laissé le téléphone sur silencieux ». Je crois que j’ai trouvé pire que moi en matière de « je n’aime pas le téléphone ».

Une fois chez lui, on discute, on boit un verre, on s’envoie en l’air de façon divine. Parfois, je capte un de ses regards qui part au loin mais je ne m’inquiète pas, ça arrive. Le lendemain matin, pendant que je m’étire dans tous les sens, le voilà qui part nous acheter des croissants pour un petit déjeuner royal. Je suis la reine du monde, il n’y a pas à dire. Oui mais je sens comme une tension, une distance, je ne suis pas sûre de saisir… Il y a un bémol dans tout ce bonheur mais je ne saisis pas où exactement. Donc comme je suis une grande fille, je pose la question :

« Ca va ?

– Oui, oui.

– Je te sens un peu loin.

– Oui… Tu sais avec mon ex, ça fait pas vraiment longtemps qu’on s’est séparés et je sais pas trop… »

Et vlan ! Le coup de l’ex, je ne l’avais pas vu venir mais ça fait un peu mal à la mâchoire, quand même. Bien, respirons un grand coup, ne paniquons pas, il est temps de dédramatiser un peu la situation.

« Mais tu sais, il ne sert à rien de se poser des questions pour le moment, on n’est pas encore fiancés, tu sais, hihi ! »

Je sens que j’ai été un peu faible sur ce coup. J’espère qu’il n’a pas compris que je souhaitais une « open relationship » comme ils disent sur Facebook parce que bon, je cherche un peu le père de mes futurs enfants (que ce pluriel paraît ambitieux tout à coup) dans cette histoire…

On termine le petit déjeuner dans une ambiance légèrement pesante mais au moment de se quitter, c’est un déluge de baisers et de câlins et une promesse : « je t’appelle », susurré à l’oreille. Il semble donc que la crise soit passée et que je me sois inquiétée pour rien.

Le soir, pas de nouvelles mais normal : il ne faut pas qu’on soit trop fusionnels, je n’aurais pas appelé non plus. Le lendemain soir, mon sourcil gauche commence à se lever  mais je me raisonne : nous sommes en tout début de relation, faut se ménager des moments de solitude pour mieux apprécier nos retrouvailles. Le troisième jour, je commence à bien comprendre que quelque chose ne va pas et c’est parti pour un « bouh, je suis moche, personne il m’aime et je finirai mangée par mon chat ! ». En prévision, je noie mon désespoir dans un peau de Haagen Dazs histoire que mon chat puisse tenir suffisamment de temps avant qu’on retrouve mon corps rongé. Même s’il est vrai que Kenya ne mange pas beaucoup[quoi que depuis le nouvel appartement, elle mange beaucoup plus et je suis en panne de croquette, d’ailleurs]. Le quatrième jour, j’entame le « tous des connards », je balance régulièrement mon téléphone à travers la pièce car il refuse de sonner (ou alors ne sonne pas avec la bonne sonnerie, celle qui fait « sexy back », attribuée aux hommes torrides de mon entourage), je me demande s’il est raisonnable de se saouler seule pour oublier ou si c’est le comble du pathétique. Non, c’est pathétique, mieux vaut reprendre de la Haagen Dazs. Même si en hiver, ça me donne encore plus froid.

Au bout d’une semaine d’un silence radio assourdissant, le rebond. Non mais il se prend pour qui ce connard ? Il croit qu’il a droit de me traiter de la sorte ? Mais je suis de la formule 1 de la bonne femme, moi. Il n’en trouvera pas deux comme moi. Je n’étais que du caviar donné à un porc dans cette histoire. Et s’il n’est pas assez intelligent pour saisir l’incroyable chance que je lui offrais d’être sienne, un autre la saisira.

La semaine prochaine, je repars sur les sentiers de la séduction.

NdelaBloggeuse : Je tiens à préciser que cette histoire, bien que fictive, mêle une histoire que j’ai vécu et une mésaventure d’une amie donc inutile de me faire remarquer en comm que je fais dans le cliché facile. Les hommes disparaissent parfois en plein conte de fée.

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La télé des vacances

La télé des vacances, c’est bonheur… ou pas. D’ailleurs pas tant que ça, c’est sans doute pourquoi je la regarde beaucoup moins qu’en temps normal. Il faut dire que l’été n’est guère propice au matage télévisuel : vu qu’il fait toujours jour tard et qu’il fait chaud (normalement),on préfère traîner ses guêtres à l’extérieur.   Sans parler des vacances sans télé. Du coup, les chaines vont pas investir non plus et gardent leurs programmes stars pour la rentrée.

Grand classique de l’été : les émissions de jeu ou de téléréalité. En effet, ce genre d’émissions ne coûte carrément rien par rapport à une fiction et ça assure pas mal de revenus, notamment grâce au vote SMS. Donc cet année, on retrouve le vidissimal Secret Story qui semble encore plus racoleur que l’an dernier, le vulgaire Ile de la tentation dont le seul intérêt, outre la plastique des tentateurs, est le niveau intellectuel incroyablement bas des candidats. A tel point que je ne peux pas m’empêcher de me demander s’ils sont sérieux ou pas. Rassurez-moi, ils jouent un rôle, on peut pas être si con en vrai ! On a aussi les aventuriers du bout de monde Koh Lanta soit un Lost réalisé avec 3 bouts de ficelles, sans mystère ni crash d’avion. Sans parler de l’indétrônable Fort Boyard ou des stars de 3e zone
s’agitent dans les araignées et serpents pour gagner des sous pour des assos. D’ailleurs, si vous aimez les people has been, ne ratez pas la nouvelle version d’Intervilles sur France 3… Non seulement y a du ringard mais en plus, c’est pas toutes les semaines les mêmes.

Autre rendez-vous normalement incontournable : la saga de l’été. Mais cette année, TF1 et M6 ont fait l’impasse, se contentant de mini séries diffusées en juin. Hé oui, c’est comme le tube de l’été que chaque chaîne nous matraquait jusqu’à écoeurement, tout se perd ma bonne dame. Seul France 2 continue le jeu  mais bon, on ne peut pas dire que la chaîne publique soit au top des tendances.

Et puis surtout l’été, y a du sport. Bon, cette année, pas de coupe de monde de foot (vu nos performances à l’Euro de toute façon, mouarf) mais il nous reste le sport favori des siesteurs de l’après-midi : le tour de France. J’avoue que je n’ai jamais compris la passion des gens pour ce spectacle : c’est d’un chiant ! D’abord, je ne connais pas le quart des coureurs, je capte rien à leur stratégie de course, les commentateurs sont un vrai cauchemar tant ils sont poussifs. Pire qu’en F1 mais en F1, un grand prix ne peut pas durer plus de deux heures alors qu’une étape de Tour de France, ça n’en finit jamais. Et tous ces gens qui courent autour des coureurs, menaçant de les faire tomber, c’est quoi ce délire, franchement ?

Heureusement, cette année, on a les JO. En plein creux politique pour cause de vacances (mais où ira Sarko et Carla cet été ? C’est pas que ça nous intéresse mais les journaux, si), ces JO de tous les scandales tombe bien. En plus, Sarkozy a prévu d’y aller ! Entre ça et les commentaires sur les prestations de nos champions (qui parie que Manaudou perd son titre ?), ça va nous occuper un été. En plus, ce qu’il y a de bien avec les JO, même ceux de Chine, c’est que ça nous permet de regarder des sports qu’on ne voit jamais à la télé et auxquels on s’intéresse une fois tous les 4 ans. A nous le volley, hand, basket (non NBA), beach volley, gym, natation, natation synchro, escrime…  Quel programme. Bon, comme d’hab, je ne verrai pas grand-chose surtout vu le décalage horaire mais si j’avais été en vacances à ce moment là, j’aurais pu voir quelques épreuves.

Finalement, l’avantage, l’été, c’est qu’on a plus de temps pour lire ou pour sortir. Parce que la télé, faut oublier. A moins de ne pas avoir peur de se retaper la 158e rediffusion du gendarme à St Tropez.

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Mmmmm Chabal !!

Débuter un article avec un titre aussi naze, je sais, je devrais avoir méga honte mais pas du tout, en fait. Pour les 3 du fond qui n’ont pas suivi, je vais parler rugby mais restez parce que le sujet, c’est pas que ça, en fait. En fait voici l’article que j’avais prévu la semaine dernière mais que j’avais pas écrit parce que je faisais autre chose.

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Semaine dernière, avant le quart de finale contre les All Blacks, je lis mon Elle. Oui, une phrase qui allie Elle et rugby, c’est possible. Là, je découvre une chronique de mon cher ami Eric Zemmour. Lui, je vois son nom, j’ai des envie de meurtre, c’est automatique. Et quand je le lis, c’est pire. Je vous résume sa pensée (si, si, paraît qu’il y en a une) : Chabal, c’est trop trop cool qu’il soit mis en avant parce que ce sont les vraies valeurs viriles du rugby qu’il représente, contrairement aux tapettes joueurs du calendrier et du Stade Français. Regardez, femmes, un homme, c’est barbu, poilu, hirsute, musclé, cradouille, pas gentil… Les autres, c’est que des pédés, il nous sape notre virilité. Et puis vous n’y connaissez rien au rugby, d’abord, c’est votre faute, à vous et aux tafioles homosexuels qui ont imposé cette féminité dans le sport. Au moins.

Forcément, je lis ça, je m’énerve. Bon, déjà, Zemmour, je devrais vraiment pas lire, je le sais que ça va m’énerver. Alors, M. Zemmour, je me permets de vous répondre, malgré mon irrespect et mon mépris pour vous. Alors commençons par le « vous n’y connaissez rien au rugby et vous le féminisez ». Prenons mon cas personnel, au hasard. 25 ans, journaliste rugby (oui, stagiaire mais quand même) qui attend devant les vestiaires pour interviewer les joueurs et qui pose des questions intelligentes parce que je m’intéresse à ce qu’ils ont fait sur le terrain. Même que j’ai suivi le match et même que j’ai compris tout ce qu’il se passait. Oui, je m’intéresse au rugby et pas qu’au cul des joueurs. Moi, quand je regarde le rugby, j’explique à Enzo sur MSN les règles, je m’énerve face à certaines couffes des Français, je peux expliquer à Vicky ce qu’il se passe à la télé… Alors, oui, je suis folle amoureuse d’Elissalde, j’ai fait ma maline
quand Michalak m’a fait la bise, quand je croise Betsen en boîte, je trouve sa virilité torride. Donc je m’intéresse au rugby en dépit du calendrier, du maillot rose du Stade Français, du côté glamour de certains joueurs parce qu’au fond, je ne regarderais pas un sport juste pour mater des mecs. Si on regarde le foot, par exemple, y a des joueurs très craqua miou genre les Italiens, là, mais je vais pas me taper de 90 minutes d’un sport qui m’intéresse pas pour mater épisodiquement un mec. J’ai autre chose à foutre de ma vie.

 Et puis ça veut dire quoi « vous, les femmes, vous vous intéressez qu’à la plastique des joueurs ». Alors voilà, aux hommes le sport, aux femmes les soap et émissions de cuisine. Bah ouais, qu’est-ce qu’on fait chier à regarder et même à aimer le sport ? C’est un truc de mec, nous, on a juste droit à la gym, la danse et à la limite, la natation synchronisée. Ah, et le cheval aussi. Ce qui est « amusant », très entre guillemets, c’est la réaction des mecs lambdas quand on dit qu’on s’intéresse à des sports de « mecs ». Toi, tu t’y connais en rugby? Mouahahahah! Ben ouais, mon gars, je suis allée dans les vestiaires, je les ai interrogés, j’étais la chouchoute de l’équipe d’Aurillac, j’avais qu’à demander quel joueur je voulais interviewer et je l’avais. Et ce n’est pas juste parce que j’ai des gros seins et les yeux bleus, c’est surtout parce que je faisais de bons papiers. D’ailleurs, je n’ai jamais été mal vue par les joueurs. Entre eux et moi, il

n’y avait pas de question de sexe, j’étais journaliste asexuée, point. Pareil quand je me mets à parler F1, au début, ça rigole et on se rend vite compte que je sais de quoi je parle. De toute façon, en F1, si on regarde que pour la beauté des pilotes, il ne faut regarder que les 5 minutes du podium, sinon, ils ont un casque, on voit rien ! On voit même pas leur cul. Mais c’est vrai qu’aujourd’hui encore, j’ai l’impression qu’une femme ne peut pas aimer le sport sans que ça paraisse suspect.

 Enfin, Chabal. Bon joueur, ok, mais pas toujours. Face à la Nouvelle Zélande, il a été plutôt discret, on dira. Pourquoi c’est la nouvelle coqueluche? Mais parce qu’il détonne. Il y a 5-10 ans, ce qui déteignait, c’était les beaux gosses pas abîmés et « fins » (par rapport aux autres parce que même les plus fins sont hyper baraques). Et ça, on aime les « pas pareil ». Je suis pas sûre que si Chabal avait été anglais ou néo-zélandais, il aurait été une star à ce point vu qu’il serait plus dans le ton. Oui, il est bon, oui, il est impressionnant mais moi, il me fait pas

triper. Sa virilité, ça me fait pas craquer du tout, c’est juste pas mon genre. Quand il fait une belle action, j’applaudis, quand il se vautre, je râle. Il joue tant mieux, il joue pas, tant pis. Mais si on regarde, sur le papier, j’ai l’impression que le meilleur joueur français de ce mondial, c’est Elissalde, le gars fin d’1m72. Forcément, Elissalde et Chabal, ils n’occupent pas le même poste, je rappelle. On n’a pas besoin des mêmes forces pour l’un et l’autre… Ah, ça, M. Zemmour, il a pas fait gaffe. Non parce que si on regarde Betsen, par exemple, qui a toujours été dans le calendrier, avec son visage aux traits saillants, ses cicatrices, ses cuisses larges comme des troncs, sa carrure puissante, il n’a rien du tout à envier à Chabal. Hé oui, les joueurs virils n’a rien de nouveau et même que des fois ils sont dans le calendrier… Je ne sais pas pourquoi Betsen n’a jamais été plus sur le devant de la scène et pourquoi Chabal est devenu la nouvelle coqueluche, peu importe. Mais je le dis haut et fort : oui, les femmes ont le droit de s’intéresser au sport et pas juste pour les petits culs moulés, les (bons) joueurs virils peuvent aussi jouer le jeu du calendrier. La « pédéisation » du Stade Français amenée par Max Guazzini, ça agace ? Et alors ? Ils sont quand même champion de France et c’est pas un hasard. Mais bon, c’est vrai qu’à force de se focaliser sur ce genre de détails, on oublie que les mecs sur le calendrier, ce sont des joueurs des vrais. Ceux qui, une fois rhabillés, s’arrachent sur un terrain. Et c’est ça qui compte. N’est-ce pas, M. Zemmour ?

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Donnons nous la main, soyons copains !

L’autre jour, je lisais Glamour qui donne des petits conseils stratégiques pour sa carrière notamment sympathiser avec ses collègues pour développer son réseau. Sans être aussi calculatrice, je fais attention à mes relations avec mes collègues parce que je les vois tous les jours donc si on s’aime pas, ça va vite devenir invivable.

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 Première semaine, me voici face à une quinzaine de personnes que je ne connais pas avec plein de prénoms à retenir. Ok, je suis là pour un bon moment donc retenons vite qui est qui et qui fait quoi. Ben oui, autant demander les choses à la bonne personne sinon, tout le monde perd du temps. Bon, y a que des garçons à tendance bruns mal rasés mais ça va, je gère, je retiens

vite. Maintenant que je connais les prénoms, passons la vitesse supérieure, adressons la parole aux gens. Dès le départ, certains sont plus chaleureux que d’autres donc on va dire que c’est ma porte d’entrée. Comme j’ai de la chance, la fille que je remplace part la semaine où j’arrive, elle fait donc un pot de départ donc idéal pour discuter avec les gens. Pour sympathiser, j’accepte même une partie de fléchettes. Bon ben voilà, au bout d’une semaine, je me sens déjà intégrée, trop forte moi.

 Oui, mais c’est pas le tout. Les collègues, faut faire amis amis sans pour autant sortir avec eux tous les soirs, c’est pas une obligation. Mais travailler dans la joie et la bonne humeur ça se travaille, manger seule devant son écran, c’est un peu bof comme principe. Dans l’agence on a un espace pour déjeuner (enfin, un canapé et des tabourets autour d’une table basse), la tradition veut qu’on mange tous autour avec ce qu’on a acheté et on papote. Parfois, on va aussi manger dehors, je n’accepte pas toujours parce que bon, resto tous les jours, ce n’est bon ni pour mon porte monnaie, ni pour ma ligne. Bon, bref, il faut trouver un bon dosage pour pas faire la snob de service ni faire pleurer ma conseillère financière. Il y a aussi les pots, des fois, à ne jamais rater, avec le tournoi fléchettes qui va avec (et que je perds toujours lamentablement mais j’essaie quoi).
 

Bon, passer un instant de détente avec ses collègues, c’est bien mais si c’est pour faire tapisserie, ça ne sert à rien. Il faut parler. Face à moi une quinzaine d’hommes entre 25 et 37 ans, la plupart entre 25 et 30 (enfin, 28-30, même). Bon, même génération, de suite ça aide. Mais le problème avec des garçons programmeurs et compagnie, c’est qu’ils parlent beaucoup technologie et jeux vidéos et c’est pas forcément ma tasse de thé. Ceci étant, de temps en temps, je joue avec eux, même qu’une fille qui joue à GTA, c’est pas si courant que ça. Même que je tape tous les gens que je croise dessus, trop forte moi. Bon, la F1 et le rugby, c’est pas leur truc, reste la politique, le cul et les conversations de type scatologiques où je peux suivre. Bon, des fois, on parle taf aussi mais c’est moins marrant. Seulement attention à ces petites conversations. Il est vrai que dans mon cas, mes collègues peuvent être facilement pris pour des potes du fait
de notre âge similaire mais il ne faut point trop en dire. On n’a pas besoin de savoir que je me suis faite secouée dans tous les sens la nuit dernière, tututut. J’ai pas besoin de faire la liste de tous les mecs avec qui je couche, quelles positions on a testées, non. Je dirais même que je préfère pas. Bon, j’ai vaguement expliqué à Rémi et Guillaume le dossier Gabriel, j’avais aussi
clairement la tronche d’une nana qui avait fait des folies de son corps la semaine dernière (je ne boirai plus de Dark dog au boulot, on va croire automatiquement que j’ai sexé) mais je reste discrète, tout comme eux, d’ailleurs. Je sais qui est maqué, le prénom de la plupart de leurs copines mais j’avoue que je suis pas sûre que j’aimerais savoir qui fait quoi. On sort pas
ensemble, chéri, alors tes pratiques sexuelles, je m’en passerai. Déjà que je sais qui fait pipi la porte ouverte chez lui…

 

De la même façon, je suis la seule fille de l’agence avec la boss et la secrétaire (mais on la voit jamais parce qu’elle est dans sa pièce et c’est la seule dans la catégorie plus de 50 ans) donc forcément, j’en joue un peu, je minaude, je demande toujours à celui qui tient la cafetière « tu me sers un café s’il te pléééééééééééé ! » en papillonnant avec ma petite voix mais après, si on se sort quelques vannes de cul, je ne drague pas. Déjà que ça jase quand je papote avec mon collègue tchèque, hein ! Non parce que les histoires de coucherie au
boulot, c’est compliqué, même si elle sont fantasmées. Oui, forcément, ils me taquinent sur le sujet et je réponds mais c’est que du jeu. Mais ça fait que je me sens à l’aise avec mes collègues et c’est ça de pris.

Bref, le boulot, ce n’est pas « que » bien faire son job, c’est également soigner ses relations. Car mine de rien, à qualités égales, on préférera toujours une personne souriante et sociale à celle qui se la joue perso et qui se limite « bonjour, bonsoir, tu me passes l’agrafeuse ? »

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Petits conseils pour mâles en chasse sur meetic (et autres)

Messieurs, des fois, je vous maltraite, je vous taquine et je m’en excuse. Alors pour me faire pardonner (parce que je vous aime bien), je vous donne quelques tuyaux pour vous faire remarquer dans la jungle meeticienne (ou tout autre site du style). Parce que voilà, quand on est une fille sur ce genre de site, on est hyper sollicitées donc, forcément, on se montre sélectives.

Toi, homme, tu as décidé de prendre ta vie amoureuse en main et de te trouver une moitié sur le net. Déjà étape 1 : le pseudo. Alors si tu veux faire de l’humour, assure-toi que ce soit vraiment drôle sinon, ça va faire fuir. Lucie me fait la liste détaillée des pseudos qu’elle trouve ridicule et figure-toi que je partage son avis. Tu évites les trucs du genre « tuningforever », « Zidaneestleroi » ou je sais pas quoi d’autres… Déjà, tu as une rubrique exprès pour étaler tes passions, ne le fais pas en pseudo non plus. Ah et tant qu’à faire, évite les « trobogoss » « jesuisuperbeau » et compagnie. Déjà, j’aime pas les prétentieux et tu me permettras d’en juger par moi-même. Surtout qu’en général, je

veux pas dire mais ceux qui s’appellent comme ça ont vraiment des tronches de cake. Enfin, j’aurais tendance à te dire d’éviter les Pierre238, Luc3527 ou Petitcoeur56. Comment tu veux sortir du lot si tu affiches dès le départ que des tas de gens ont le même pseudo que toi ?

 

Ensuite, tu remplis ton profil. Alors, j’aurais tendance à te conseiller de dire la vérité. Bon, tu peux te rajouter un centimètre ou deux, prendre ou perdre un kilo ou deux mais pas trop quand même. Parce que je vais te dire, si tu rencontres une nana, que tu lui as dit que tu avais 27 ans, aux cheveux longs et que tu faisais 1m85 et que la nana se retrouve face à un quinqua à moitié chauve d’1m65, elle va se casser. Faudrait voir à pas trop nous prendre pour des connes. Pareil pour tes loisirs, dis pas que tu es un fana de littérature si tu crois que Proust est un pilote de Formule 1 au nom mal orthographié. Parce que moi, personnellement, si je vois qu’un mec partage le même loisir que moi, forcément, je vais lui en parler…  

 

Puis arrive la question de l’annonce. Que mettre, que mettre ? Alors bannis de suite les « je cherche la femme de ma vie, j’espère que c’est toi » parce que ça fait un peu 150 fois qu’on voit ça. Evitez aussi de citer des paroles de chansons parce que moi, une annonce de type : « Je ne dirai qu’une chose : je t’aimais, je t’aime et je t’aimerai (Cabrel) ». Parce que même si vous avez l’honnêteté de citer votre source, moi, le mec qui ne met que ça en annonce, ça pue le type qui n’a aucune personnalité et n’est même pas foutu de définir ce qu’il veut ou non. Bon, ok, l’exercice de l’annonce est difficile et peu de nanas la lisent mais quand même, un peu d’efforts, merde. Il faut privilégier l’humour. N’hésite pas à te montrer exigeant dès le départ : si tu cherches un type particulier de fille, fais le savoir, ça fera gagner du temps à tout le monde. Et évite les fautes d’orthographe ou, pire, le SMS. C’est une langue que tout le monde ne parle pas…

 

Bon, après, le choix de la photo. Alors tu étais peut-être très beau cet été sur la plage, torse poil et bronzage impecc mais peu de filles cherchent un Aldo Maccione. Ça marchera si tu veux juste baiser mais si tu cherches la femme de ta vie, mets des photos qui ressemblent plus à ton toi de tous les jours. Oui, DES photos, j’insiste sur le pluriel parce qu’une photo où le mec est super beau, me demande si y a pas un peu tromperie sur la marchandise, tu vois ? Genre « c’est la seule photo où je suis potable, depuis, j’ai pris 10 ans et 30 kg ». Evite les photos de type identité, aussi, les femmes recherchent rarement des employés sur meetic. De la même façon, tu trouves peut-être que tu étais sublime, déguisé en John Travolta dans la fièvre du samedi soir à l’anniversaire de ta cousine mais en fait, non. Sois toi, bordel, montre toi tel que tu es tous les jours !

 

Bon, voilà, ton profil est tout beau, maintenant, à la chasse. Alors, tu as à ta dispo un outil génial : le mail. Mais alors ça aussi, ça se maîtrise. Le copier/coller, j’aime
pas. Bon, on va me dire : « ouais mais pour 50 mails envoyés, y a une réponse alors à la guerre comme à la guerre ». Sauf que ça sert à quoi que je me fasse chier à faire une annonce pour sortir du lot si le mec envoie tellement de mails que je suis même pas sûre qu’il ait lu mon profil ? J’en ai reçu un, comme ça, une fois, le mec disait clairement « oui, je fais du copier /coller mais après, si tu me réponds, je ferai l’effort de ne parler qu’à toi », un truc du genre. Bon point. Sauf que quand je vais sur son profil, je vois qu’il a reçu 250 visites en 24h donc l’envoi est tellement massif que j’ai pas envie de lui répondre. Après, il faut comprendre qu’un mail, c’est pas un chat. Sur le site de l’Obs, y en a un qui m’a envoyé en tout une demi-douzaine de mails qui disaient « bsr » ou « bjr ». Non mais il pense sérieusement que je vais répondre ? Alors à force de recevoir des trucs comme ça ou des « coucou, ça va ? », j’ai mis comme annonce : « moi, ce que j’aime dans la vie, c’est recevoir des mails de plus de trois mots ». Joueuse, je suis. Donc pas la peine d’en faire des caisses mais montre que c’est la fille qui t’intéresse, pas n’importe laquelle dans le lot.

 

Ensuite, le chat. Pareil, soigne ton approche. Une fille sur meetic peut avoir une dizaine de chats simultanés donc si tu attaques par un banal « bonsoir », t’as intérêt à être le sosie de Brad Pitt pour qu’elle réponde. Une petite blagounette, un petit « j’ai vu sur ton profil que… », un truc pour montrer qu’elle t’intéresse et que tu as envie de la découvrir. Et surtout, évite les « je cherche une fille à qui faire l’amour, intéressée ». Moi, j’aime bien que les gens se présentent avant de m’annoncer qu’ils veulent me brouetter. La politesse n’a jamais tué personne !

 

Enfin, voilà, je crois qu’en tant que fille, ce qui me plaît chez un meetic boy, c’est la personnalité. En gros, je veux pas d’un mec qui n’a rien à dire d’original parce qu’au fond, il veut juste tirer son coup, peu importe la nana derrière.

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Faut-il se marier pour réussir ?

Il y a des jours, je regarde la télé et je zappe. M6 : émission de foot présentée par Estelle Denis qui n’est pas n’importe : c’est madame Raymond Domenech. Bon, on m’a expliqué qu’elle était très douée pour ce qu’elle avait à faire dont soit. Ceci étant, elle a eu chaud aux fesses, la demoiselle. Les Bleus se seraient ratés, je pense qu’elle n’aurait pas gardé son fauteuil. Sur W9 (si je ne m’abuse), une émission de rallye est présentée par Séverine Loeb, la femme de Sébastien du même nom, le champion du monde. Alors, là, je m’interroge ? Faut-il
se marier pour avoir son émission ?

estelle-denis-foot

 

L’univers des people en France est un microcosme essentiellement parisien où tout le monde connaît tout le monde. Pour intégrer de nouvelles personnes dans ce paysage, il y a soit la télé réalité, soit le mariage. Pernault épouse une ex miss France oubliée de tous ? La voilà « star » d’un été avec sa ferme et ses flirts avec M. Ducruet. Il paraît qu’elle est en pourparlers avec je ne sais quelle chaîne pour présenter une émission. Cendrine Dominguez est (ou était ?) l’épouse d’un tennisman célèbre en son temps. La femme de Patrick Bruel (enfin,
sa compagne, je sais pas s’ils sont mariés) a, comme de par hasard, publié un roman il y a peu… Bon, bref, vous avez compris l’idée. Et bien, je ne trouve pas ça juste. Déjà qu’il faut être jolie et bien foutue, si en plus, il faut être mariée à une célébrité, on n’y arrivera jamais !

 Personnellement, comme tu le sais, lecteur, je suis journaliste. Donc je veux travailler dans cet univers-là. Mais je ne suis pas la fille de Mitterrand donc pas de tribune dans les colonnes de Elle. Je sais pas si vous avez eu l’occasion de lire la prose de Mlle Pingeot mais ce n’est que du verbiage sans queue ni tête. On lit et à la fin, la seule réaction possible est un : « hein ? quoi ? ». De la même façon, certaines présentatrices télé font peur. Mais qu’est-ce qu’elles sont nulles ! Genre une blonde anorexique qui s’appelait Clémence Arnaud. Si vous vous en souvenez, vous êtes forts. Moi, je m’en souviens surtout parce que j’ai relu récemment une chronique de Guy Carlier à son sujet (oui, dans les chiottes de mes parents, y a les bouquins de Guy Carlier, ça occupe). Donc cette demoiselle était du genre « à côté de la plaque », elle présentait une émission humoristique où trois comiques viennent présenter leur dernier spectacle. Vous savez, le genre où la présentatrice fait des blagues qui tombent à plat, des humoristes qui se font clairement chier et des extraits de spectacles à la

pelle ? Bon, ben notre amie Clémence présentait ça, elle était nulle, toujours un train de retard, elle passait plus de temps à minauder devant la caméra qu’à faire son job… Et comme de par hasard, qui était le producteur de cette… chose ? Son mari ! Fou, non ? Je crois que c’est pareil pour Daniela Lumbroso. Nuance : j’ESPERE que c’est pareil pour Daniela Lumbroso parce que dans le style nulle… Elle a forcément dû coucher sinon, j’ai honte pour la télévision publique française (déjà que…).

 

Donc voilà, je regarde tout ça et je me dis que, merde, j’ai épousé personne de célèbre moi. Bon, j’ai épousé personne tout court, en effet. Mais l’épouse d’un sportif fera-t-elle forcément une bonne journaliste sportive ? Déjà, ils nous imposent les bombasses nullasses : Thalmann est une très jolie fille mais on sent bien que le foot, c’est pas son truc. Idem pour la nouvelle poulette de la F1, une Asiatique parlant à peine français à qui on charge désormais d’interviewer Jean-Louis Moncet, journaliste…à TF1. Oui, je sais pas si vous avez remarqué
mais c’est le grand jeu des journalistes sportifs de s’interviewer entre eux. Genre, tout à l’heure, pendant le Tour de France, avant le départ, les cyclistes commencent à pédaler et comme les journalistes de France 2 savent pas quoi faire, ils interviewent Jalabert qui n’a rien à dire vu que la course n’est pas partie puis « Biloute », le conducteur d’une voiture qui est là depuis 20 ans… Bon, ok, pour le Tour de France, on interviewe pas les cyclistes en plein effort. Mais sur une grille de départ en F1, y a quand même des pilotes, des directeurs d’écurie, des pros de la stratégie alors qu’est-ce que coui-couille première qui parle même pas français nous fait chier à interviewer Jean-Louis Moncet qui parlera tout au long de la course, de toute façon ? Y a des jours où je regrette Karen Minier. Elle était pas forcément plus compétente mais au moins, quand elle parlait, on la comprenait. Puis elle, au moins, elle s’est approchée des pilotes,
particulièrement de David Coulthard, hein !

 Bref, revenons à nos moutons. Donc, en plus des bonnasses, ils nous imposent les « femmes de » et là, je suis pas d’accord. Parce qu’une femme est mariée à un pilote ou à un footballeur, est-elle censée mieux s’y connaître qu’une journaliste qui a fait des études ? Rien n’est moins sûr. J’ai passé quatre ans et demi avec un rôliste, je serais totalement infoutue de présenter une émission sur le sujet. D’ailleurs, il m’a appelée l’autre jour pour prendre des nouvelles et a commencé à m’entreprendre sur le sujet. Au bout d’une demi-heure (durant

laquelle je m’étais habillée, maquillée et coiffée pour sortir, ce qui veut dire que je n’écoutais mais je n’avais rien à répondre), je l’arrête : « je comprends rien à ce que tu me racontes ! ». Donc est-ce que parce qu’on partage la vie d’une personne connue, on est plus à même de faire de la télé (ou du ciné, de la musique, de la littérature et, donc, du journalisme). Non ! Et pourtant, être « femme de… », quel précieux sésame.

 

Donc, dans le souci de réussir ma vie, il est temps que j’agisse. Sagamore, c’est à toi que je parle. Oui, je le sais que tu lis mon blog (ohé, ça va, j’ai le droit de dreamer in blue moi aussi) et que tu es fasciné par ma personne. Crois-moi, en vrai, c’est encore mieux. Alors Sagamore, agis ! Envoie moi un mail à nina.bartoldi@hotmail.fr et fais de moi ta femme. Bon, je te préviens de suite, nos enfants, c’est moi qui choisis les prénoms, vous êtes un peu trop joueur
de ton côté. Bref, ce serait sympa que tu m’épouses. En échange, je ferai ce que tu veux, de la musique, du cinéma (enfin, n’oublie pas que je suis journaliste et potentiellement écrivaine à la base), on nous prendra en photo dans Voici et Closer. A partir de là, tu deviendras la star incontournable qu’on verra dans tous les films et moi, je mènerai ma carrière tranquille. Mais bon, je te promets aussi des nuits torrides, de l’amour que même pas t’en rêvais, je te promets le sel au baiser de ma bouche, je te promets le miel à ma main qui te touche… Enfin, tout ça, quoi. Et en plus, Sagamore, je parlerai de toi sur ce blog qui réunit quand même l’équivalent d’un Olympia par jour, tu imagines ? Je dirai que du bien de toi. Alors, écris ce mail, Sagamore, n’hésite plus !

Plus sérieusement, je trouve ça assez injuste. Il y a des nanas genre moi qui font des tas d’années d’études et qui rament comme des malades (et encore, je suis pas la pire !) et d’autres qui se contentent de passer devant le Maire et grillent toutes les places. C’est pas parce que je n’ai pas épousé quelqu’un de célèbre ou que je ne suis pas la fille de que je suis incompétente. Evidemment, je le sais que c’est comme ça et rien de ce que je dirai ne changera les choses. Mais y a des jours, je me dis que je ferais mieux de passer mes soirées au milieu de la
jet set, on ne sait jamais… Au cas où l’alcool et le sexe seraient plus rentables que mes foutus diplômes et expériences.

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Les filles, toutes des garces !

L’amitié féminine est quelque chose d’assez curieux. Quand je lis les magazines féminins ou que je regarde ma propre vie, je catalogue l’amitié féminine en deux catégories : l’amitié sincère et l’amitié hypocrite basée sur la rivalité. Je sais pas si c’est pareil chez les mecs mais y a des jours où c’est très fatigant.

J’ai plusieurs amies, des proches et des moins proches, des copines avec qui j’aime bien papoter aussi. Mes vraies amies, on se confie tout. Par exemple, Anne, on a eu des conversations très intimes. Anne, je la considère comme une vraie amie : je suis heureuse pour elle quand il lui arrive des choses biens sans ressentir de jalousie. Là, elle est en couple depuis 4 mois, maintenant, et j’avoue que ça me fait grand plaisir. Faut dire qu’elle n’a pas eu une vie sentimentale très heureuse jusqu’à présent, chose que je ne m’explique absolument pas. Outre qu’elle est très jolie et qu’elle a un corps de déesse, elle a oublié d’être conne, elle se cultive beaucoup. Bref, elle a tout pour plaire et, enfin, elle trouve un mec avec qui ça marche. C’est marrant comme nos rôles se sont inversés : avant, c’était moi la fille en couple, elle la célibataire, moi qui disais : « mais t’inquiètes, toi aussi tu trouveras le bon ». Là, c’est l’inverse. Anne, elle a un mec, un boulot et deux neveux. Tout ce que j’aimerais avoir. Mais je ne suis pas jalouse pour autant. C’est mon amie et son bonheur fait aussi le mien. Idem pour Lucie : quand j’ai su qu’elle avait son CAPES, j’étais réellement heureuse pour elle parce qu’elle avait bossé comme une folle pour l’avoir et l’avoir dès le 2ème coup sans être passé par l’IUFM, c’est quand même une jolie performance. Bon, je vais pas vous faire la liste de tout ce que je pourrais jalouser chez mes copines parce que je suis pas en train d’écrire un roman, là.

J’ai un idéal assez élevé en terme d’amitié, je crois que je suis exigeante dans ce domaine qu’en amour, voire plus. L’amitié, c’est un peu mon arche de Noé, là où je me réfugie en temps de déluge mais là aussi où j’accueille mes amis quand ils ne vont pas bien. Ca marche dans les deux sens : on se soutient mutuellement. C’est aussi un lieu de joie : quand tout va bien, on est heureux de se retrouver tous ensemble pour célébrer nos bonheurs. La vie est suffisamment compliquée pour s’en rajouter avec les amis, même si les prises de tête arrivent.

Revenons à l’amitié féminine. Durant ma vie, je me suis retrouvée dans des cas d’amitiés concurrentielles et j’ai franchement horreur de ça. Cas le plus flagrant : Rachel. Dans le genre « je t’aime autant que je te déteste », on a fait fort. Cette fille, je l’ai rencontrée au lycée, en première et on est devenues très amies en terminale. C’était toujours à celle qui aurait la meilleure note (moi, en général), à celle qui plairait le plus aux mecs, à la plus mince, la plus intelligente… Enfin, moi, je faisais pas attention, je m’en foutais un peu. D’abord, il y eut le gars qui me fit une déclaration en pleine discussion sur Friends, celui qui faisait une rubrique F1 sur une radio locale un peu grâce à moi. Quelques temps après, voilà qu’elle se sent attirée par lui. Un jour, on discute collégialement, elle parle des peluches qu’elle a dans la voiture, je lis l’Equipe quand je vois qu’il y a eu un accident pendant les essais privés donc je m’exclame : « oh, machin a eu un accident » et le gars me parle du coup. Quand on se retrouve toutes les deux seules, je me prends un « il a suffi que tu ouvres la bouche pour qu’il m’oublie » bien amer. Heu…pardon, je l’ai pas fait exprès. Pour compliquer cette relation, Yohann, notre meilleur ami commun de l’époque, la troisième roue du tricycle, en somme, tombe amoureux de moi. Là, la jalousie est à plein régime. Un soir, elle lui dit : « Nina et moi, on a le même caractère, pourquoi tu la préfères elle à moi ? » Sous entendu : Nina est de toute façon trop moche pour qu’elle te plaise par son physique. Ca fait plaisir ! D’ailleurs, je me suis pris pas mal de skuds sur mon physique. Exemple : on part en vacances avec Yohann dans la maison de sa tante au bord d’un lac. Un soir, on parle d’atouts physique et elle me demande les siens, je commence un listing quand elle me fait « Bah, arrête, tu me demanderais la même chose, je serais pas capable de répondre. » Ok, j’ai ramassé mes dents et je suis allée faire la vaisselle.

A la fac, nouvel élément de notre folle passion amicale : Gauthier. Au début, c’est moi qui suis intéressée par lui et je me prends un fantastique râteau. En 2ème année, Gaugau et moi devenons insupportablement complices, on passe nos cours à s’échanger des petits mots d’amour genre « je te prendrais en levrette, la tête dans le frigo». Elle croit qu’on dit du mal d’elle sur nos mots donc systématiquement, elle se place entre nous en cours et fait tout pour qu’on ne s’échange plus nos mots doux mais on y parvient toujours. Déjà, je ne suis pas suffisamment garce pour écrire des saloperies sur une nana à côté de moi. Ensuite, on a appris six mois plus tard qu’à ce moment-là, elle voulait sortir avec le Gauthier et qu’elle était persuadée que j’allais conclure avant elle malgré ma pseudo relation de couple avec Pierre le pervers. Finalement, avec le temps, nos relations se sont normalisées, sans doute parce qu’on ne se voyait plus beaucoup mais maintenant, quand je sens poindre un rapport de rivalité entre une copine et moi, je mets aussitôt de la distance. J’ai passé l’âge de jouer à qui sera la plus belle, qui aura la meilleure note, qui aura le plus de mecs… Je ne nie pas qu’une certaine émulation peut être motivante mais faut pas pousser mémé dans les orties. Avec Cécile, au lycée, on jouait un peu à
« qui aura la meilleure note » aussi mais de façon très soft, c’est-à-dire que quand l’une des deux se prenait une sale note pas du tout attendue, l’autre ne ramenait surtout pas sa fraise. C’était surtout en philo qu’on s’amusait à ça, vu qu’on avait généralement un point d’écart ou la même note. Mais on travaillait main dans la main, celle qui avait compris en premier expliquait à l’autre. En général, je l’aidais en maths, elle m’aidait en anglais, on faisait tous nos exercices à deux sans chercher à impressionner l’autre. Une saine amitié, quoi

Pendant longtemps, j’ai eu du mal avec les filles, en fait. Depuis que je suis sur Paris, j’ai des relations tout à fait normales avec Tatiana, Zoé ou Sab. On se raconte nos vies sans se balancer des piques dans la gueule. Quand Zoé me parle de sa nuit d’amour avec M. Zoé, je peux lui sortir un « han, je suis jalouse ! » mais c’est de l’ordre de la boutade et elle le sait très bien. Idem pour les deux autres demoiselles. Les filles ont quand même tendance à être garces entre elles et quand y en a une qui me fait un compliment, j’ai tendance à le prendre pour argent comptant. Mais je me méfie quand même des hypocrites et Dieu sait qu’il y en a. Quand je surprends une copine en flagrant délit d’hypocrisie, j’ai tendance à me refermer, aussi. L’amitié, c’est comme l’amour, tout est question de confiance, selon moi. Et à partir du moment où ma confiance est trahie, je ne me sens plus très motivée pour faire des confidences. Le pire étant les
nanas qui se la racontent, qui sortent des mensonges aussi gros qu’elles car j’ai vraiment l’impression qu’elles me prennent pour une idiote et ça m’agace. Oui quand on ment, faut bien le faire, c’est tout un art. Quand on sait pas, on s’abstient. De toute façon, je vois pas l’intérêt de mentir en amitié. Se faire passer pour quelqu’un d’autre ? Ben c’est pas de l’amitié ! Entre amies, on devrait se montrer telles quelles, ne pas s’inventer d’histoire d’amour ou de sexe pour pas se sentir moins jolie que les autres, ne pas prétendre qu’on pèse 10 kg de moins que ce qu’il y a marqué sur la balance. D’abord ça se voit. Et puis en plus, on n’est pas là pour se juger. Si mes amies commencent à me juger, c’est que ce ne sont pas des amies, point.

L’amitié féminine est vraiment quelque chose de compliqué. Heureusement, j’ai quelques bonnes amies qui m’empêchent de penser que les filles sont toutes des garces.

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