C’est quoi un bon roman ?

Depuis quelques semaines (enfin une puis j’étais en vacances), je vous parle d’un roman horrible mais si on peut tous définir un mauvais roman (le truc qui nous tombe des mains, qu’on oublie sur un coin de la table de nuit en privilégiant une bonne partie de candy crush plutôt qu’une séance lecture). Du coup, un bon roman, c’est quoi ?

Lire avant de dormir

Je vais passer sur les qualités littéraires de l’oeuvre. Je ne suis pas éditrice et je considère le style comme du sel : ça rajoute du goût au plat mais si c’est dégueu à la base, ça ne sauvera pas le tout. L’appréciation est toute personnelle et nous ne sommes pas sensibles aux mêmes choses donc je vais vous parler de ce qui, moi, me fait dire que ce roman, là, il est vraiment au-dessus de tout

Lire allongé

Je ne le lâche pas

Ca paraît évident mais il va quand même falloir un peu nuancer le propos. Il y a des romans que je dévore parce que je suis totalement prise dans l’intrigue, chaque milliseconde de libre dans mon emploi du temps va être consacré à dévorer ce roman. Il m’arrivait, quand j’étais plus jeune et surtout plus célibataire, de passer des nuits blanches sur un roman et j’adorais ça. Aujourd’hui, j’ai un peu moins de temps pour la lecture, essentiellement parce que je bosse huit bonnes heures par jour et que j’essaie d’écrire un peu aussi mais j’adore ces romans dans lesquels je me réfugie avec plaisir, que je trimballe partout en espérant pouvoir voler cinq minutes à ma vie pour grignoter une page ou deux. Oui, un bon roman me rend boulimique… Mais parfois un roman moyen voire pas terrible aussi. Pour filer la métaphore culinaire, parfois, on a faim pour un bon boeuf bourguignon et des fois, on a la dalle et on s’avale des cacahuètes ou un kinder Maxi. C’est pas délicieux mais ça remplit. Et puis surtout, il m’arrive de dévorer un roman moyen voire pas terrible juste pour voir si j’avais raison. Je déteste ne pas finir un bouquin parce que j’ai besoin d’avoir la fin qui peut, parfois, sauver les meubles ou, au contraire, finir de clouer le cercueil. Le pire étant quand la fin ne me surprend pas, quand j’ai deviné qui était le coupable ou comment ça allait se terminer, démontant les rebondissements avant qu’ils n’arrivent. Parfois, je ne le fais pas exprès comme dans le dernier Camilla Läckberg, Le dompteur de lions, où j’avais deviné quasi tout mais sur le dernier plot twist, alors qu’il me restait encore quelques pages, je me disais “ah ben moi, j’aurais fait plus comme ça, ça aurait été un vrai retournement et… ah bah c’est ça en fait.” Idem pour Disparue de Lisa Gardner où j’ai cru avoir deviné, je me suis ensuite dit “ah je me suis peut-être trompée mais du coup, ça me donne une bonne idée… Ah ben si, j’avais raison en fait”. Donc le fait que je le dévore n’est pas un indice infaillible donc quoi d’autre ?

Qui est le coupable

L’envie d’écrire

Ca, c’est déjà un meilleur indice mais ce n’est pas non plus absolu. Quand je lis un roman (ou vois une fiction, ça marche aussi) qui me touche d’une façon ou d’une autre, ça me donne une violente envie d’écrire. Une histoire dans le même univers, m’en inspirer, faire ma propre version. Par exemple, en ce moment, je lis Dracula de Bram Stoker et je me rends compte que ça me stimule pour écrire. Pas un roman de vampire, c’est pas un sujet qui me branche, mais ce côté journaux intimes et lettres pour tisser un récit, oui, j’aime bien. Pareil pour la série the Handmaid’s tale qui m’inspire un peu sur le côté dystopique, quelques épisodes de Black Mirror… même quand une série me déçoit, genre Lost, j’ai envie de prendre le sujet pour en faire ma version.

Lost : le casting

L’obsession

Et c’est là, je crois, qu’on touche au sublime : la trace que me laisse un roman. Vous savez, quand vous lisez un roman génial et que vous êtes partagés entre la hâte de terminer pour connaître la fin et la tristesse de le laisser sortir de votre vie. Bien sûr, on peut relire mais il n’y aura pas le plaisir de la découverte et, pour ma part, je ne relis quasi jamais un roman, essentiellement parce qu’il y a beaucoup trop d’ouvrages à lire pour ne pas enchaîner. Je respecte ceux qui relisent, bien entendu, c’est pas un débat. Mais parfois, il y a un livre qui laisse son empreinte, je le finis et… j’ai un peu de mal à enchaîner directement. Besoin de digérer, de réfléchir un peu, d’imaginer comment j’écrirais une histoire qui ressemblerait à ça… Parfois, je n’ai pas conscience de suite que je suis marquée. C’est comme Fahrenheit 451, je l’avais trouvé bizarre quand je l’avais lue ado (parce que j’avais pas tous les outils intellectuels, je ne connaissais même pas le nom “dystopie”) mais il a laissé une énorme trace dans mon imaginaire, il est plus ou moins celui qui m’a inspiré une partie de Technopolis (ça et une partie de Batman forever, l’esthétique de Gotham telle que je m’en souvenais car j’ai un jour revu le film et c’était absolument laid).

Gotham cit version Schumacher

J’aime bien l’idée des statues géantes, voilà

Du coup, c’est peut-être ça, la réussite d’un roman : devenir suffisamment viscéral pour ne pas s’arrêter à la dernière page.

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Commencer un roman

Il y a quelques temps, je vous avais parlé du fait de finir un livre… niveau lecture et un twittos m’avait dit, un peu taquin “je croyais que tu parlais de finir d’écrire un livre”. Et non parce que j’ai du mal pour cause de “la vie professionnelle, ça fatigue une Nina”. Par contre, il y a quelque chose que je fais super bien : commencer un roman … à écrire. Et c’est une sensation merveilleuse.

commencer un roman

Petit tour sur mon Drive : j’ai 25 ébauches de roman. Je n’avais pas fait l’effort de compter avant de débuter cet article et je suis sidérée. 25 embryons d’histoires… Bon ok, sur les 25, y en a 2 paires, c’est le même sauf que j’ai choisi de refaire l’histoire et certains ne comptent même pas une page mais quand même. Certains ne verront jamais le jour : je me suis lancée la fleur au fusil de la motivation mais j’ai très vite laissé tomber. Je ne finirai donc jamais l’histoire de Jérôme et Valentine, ni celle d’Audrey, en plein marasme dans sa vie (c’était une relative autobiographie de mon début d’année 2011, c’est certainement pour ça que je m’en suis arrêtée là mais j’ai récupéré le prénom d’Audrey parce que je l’aime vraiment bien), ni d’autres que je regarde, circonspecte : c’est moi qui ai commencé à écrire ce truc là ?

tampon "mauvais manuscrit" humour

Parce que dans la vie, j’ai un don et presque une malédiction : une imagination de malade. L’inspiration me bombarde en permanence. Lire un magazine et y trouver un fait divers qui serait une super histoire, naviguer nonchalamment de reportages en reportages sur Youtube et trouver un récit incroyable, surprendre une conversation entre deux personnes, m’interroger sur une chose incongrue vue ou aperçue. Parfois, j’essaie de construire un roman sur une personnalité particulière, un trait de caractère qui me fascine (pas forcément dans le bon sens du terme genre “je suis fascinée par Poutine parce qu’il ferait un personnage de roman incroyable”). Et n’oublions la source principale de mon imagination : mes rêves.

un femme dort sur un nuage et rêve

Genre ça se passe à la montagne, “je” suis l’héroïne de l’histoire. C’est confus, c’est la nuit et j’ai fait du ski (passionnant), il y a l’Hiver (allegro non molto) de Vivaldi et deux mecs qui m’ennuient, ça vire à l’agression mais l’Homme arrive. Je sais que je l’ai repoussé tantôt, un quinqua puissant et marié et qui porte un grand manteau mais là, il vient de me sauver alors je cède, reconnaissante et ivre de lui, sur cette même musique de Vivaldi. Le lendemain, j’arrive au boulot, exaltée, je commence à réfléchir à quoi faire de cette histoire. Après avoir imaginé une histoire proche de Black Swan, je suis retournée à ma data chérie et j’ai laissé tomber. Par contre, si j’écris une sitcom (voire une télénovela parce que y a souvent une histoire de meuf jeune, pauvre mais belle et du riche plus âgé qui craque sur elle au delà des barrières sociales), je m’en resservirai.

teresa et mariano, couple phare de la telenovela Teresa

Il y a cette histoire dans un chalet perdu au milieu de nulle part, il y a un scientifique, de jeunes gens dont “moi”, il y a de la neige (je rêve souvent de neige, tiens), des séances d’hypnose et au fur et à mesure de l’histoire, on découvre que le scientifique nous fait régresser par l’hypnose dans nos vies antérieures car nous avions tous été dans ce chalet dans notre ancienne vie et il y a eu un meurtre, le scientifique cherchait donc le pouvoir alors que le passé et le présent se mélangeait pour nos jeunes. A la fin du rêve, je me retrouvais soudain devant la télé et cette histoire était un film que je regardais et, tandis que j’arrangeais un bouquet de fleurs, je me désolais de ne pas avoir eu l’idée de cette histoire en premier. Evidemment, en me réveillant, j’étais exaltée car si, c’était mon idée à moi. Arrivée à la fac, je commençais à vite prendre des notes pour ne pas oublier… Pour finalement me rendre compte que c’était plutôt une idée de merde en fait.

Une femme assise sur un nuage avec une tablette lit

Mais j’aime commencer un nouveau roman. Poser le personnage principal, qu’il s’agisse de Guillaume, Maja,  Daniela, Ezialis, Audrey (3 fois), Allegra, Annabel (oui, j’écris plus facilement à travers une héroïne). Ils vivent à Paris, Rome, Stockholm, New York ou dans un royaume qui n’existe pas en vrai. Ils débutent leur histoire sans savoir ce qui va leur arriver, inconscients qu’ils commencent ici l’aventure de leur vie, heureuse ou malheureuse. Il n’y a que moi qui sais, moi qui tisse leur destin, qui pense à un aléa à ajouter au récit alors que je me douche ou même que je suis aux toilettes. Ecrire à un aspect grisant, on a droit de vie ou de mort sur des personnages, on place sur leur chemin dès micro événements qui feront toutes la différence. On voit naître sur l’écran cette histoire qu’on a en tête, se matérialiser cette histoire qu’on avait envie de raconter depuis des lustres.

une maman lit un livre à sa petite fille avant de dormir

Et puis… À suivre.

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Finir un livre

Au début, c’est grisant, voir le marque-page posé toujours plus loin entre les pages, voir le ratio pages lues/pages à lire s’inverser, doucement. Puis on voit le bout du chemin, les feuillets restants prennent de moins en moins de place entre nos doigts. Embarqués dans le sprint final pour la résolution de l’histoire, la chute, on ne veut plus le lâcher. Puis ne reste que quelques mots, histoire de terminer l’histoire, avec brio ou non. Finir un livre, c’est dire au revoir à des personnages, un adieu ou un à bientôt, s’il existe des suites. Qu’on ait aimé ou non, finir un livre, ce n’est jamais anodin.

Finir un livre

J’ai toujours un ou deux livres d’avance. Depuis que je dévore les bouquins, j’angoisse à l’idée de tomber en panne. Cette angoisse avait surtout lieu dans les transports : il me reste une vingtaine de pages, j’ai 30 mn de trajet, ça va pas suffire mais mon prochain livre est gros. Depuis, j’ai une liseuse et à part quelques pannes de batterie impromptues, je n’ai plus jamais eu de soucis de “oh non, je viens de finir mon livre et je  n’ai rien d’autre sous la main, me voici condamnée à contempler le dessin de la ligne de métro en attendant d’arriver à ma station”. Et j’ai un planning lecture très précis ! En ce moment, ça donne :

  • un roman de la saga l’épée de vérité de Terry Goodkin (j’en parlerai quand j’aurai fini, j’en suis à 3 lus sur 11… Bon, j’en parlerai si ce blog existe encore à ce moment là)
  • un Philip K. Dick (je viens de finir le génial “Le maître du Haut château”, je vais pouvoir mater la série maintenant)
  • un classique (là, j’en suis à “Un amour de Swann”, j’ai découvert avec surprise qu’à l’époque de Marcel Proust, on disait déjà d’une soirée réussie que c’était une “tuerie” et une jeune fille se déclare “refaite” à un moment aussi).
  • un polar (“Hostiles” de Frank Thilliez… pas commencé)
  • un bouquin de développement personnel (je sais pas lequel encore, j’en ai plein sur mon pc)

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Etc. Evidemment, je peux déroger à mes règles quand j’acquiers un roman que j’attends avec impatience genre un nouvel opus des aventures de Teodor Szacki (je vous en avais parlé sur Les impliqués, j’ai lu Un fond de vérité cet été, je vais vous en parler, je le note sur mon carnet imaginaire) ou le tome 7 de Game of Thrones, s’il sort un jour (en anglais, oui, je vais pas attendre la version française).

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Mais pourquoi un programme aussi drastique ? Parce que finir un livre, c’est comme une petite mort. Pas la mienne (et je ne parle pas d’orgasme) mais celle des personnages du livre. Certains auront la chance de poursuivre leurs aventures dans une saga mais pour la majorité, le point final mettra fin à leur existence. Et vu mon rythme de lecture actuel (surtout pour les livres papier dont je lis 20 pages max par jour), je passe un peu de temps avec eux, je m’attache, je les aime bien, en général. Une fois le point final tombé, c’est fini, ils sortent de notre vie. Y a bien la relecture mais ce n’est pas pareil, ça a un petit goût de réchauffé… et de façon générale, je ne relis jamais un livre, il y en a trop à lire. Et là, pas de Facebook pour prolonger artificiellement le lien, l’adieu est définitif.

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La fin, c’est aussi renoncer à ce moment si agréable de lecture, ces mots si admirablement mariés les uns aux autres. C’est mettre fin à un voyage et vous savez que j’adore quand un roman m’amène ailleurs : en Ukraine, en Suède, en Grèce ou à Barcelone ou même à Giverny. C’est cesser d’apprendre éventuellement des tas de choses sur les us et coutumes de ces pays, d’un roman qui nous apprend des tas de choses et nous enrichit.

lire-voyager

Mais surtout, la fin d’un livre est le point d’orgue dans notre relation, ce qui peut la faire finir dans un feu d’artifice qui va m’empêcher pendant quelques jours d’enchaîner avec un autre livre… ou un vilain pétard mouillé. Car oui, si la fin a pu me faire aimer un roman que je trouvais passable jusque là (ex : L’invitée de Simone de Beauvoir mais que j’ai peut-être lu un peu jeune), d’autres vont me proposer un final tellement moyen que je vais ranger le livre dans un rayon de ma bibliothèque et l’y oublier à jamais. Pas plus tard que mercredi soir, j’ai terminé un roman qui avait le défaut majeur de ne jamais en finir, tel un amant poussif qui ne parvient pas à jouir alors que toi, tu commences à avoir mal tellement ça dure. Une avalanche de rebondissements dont on se fout assez, comme si l’auteur (ou l’autrice, je suis pas sûre) avait prévu foule d’explications aux mobiles des tueurs mais n’ayant pas eu le temps de les balancer pendant le roman, il te mettait tout ça à la fin et démerde toi.

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Alors désormais, pour ne plus regretter la fin d’un roman, j’ai ma stratégie : d’abord toujours prévoir le prochain livre à venir occuper ma table de chevet (en l’occurrence La fille du train de Paula Hawkins, des fois que j’aimerais bien histoire d’aller voir le film ensuite parce que j’aime bien Emily Blunt) et lire deux livres en même temps : un sur ma tablette et un papier. Le seul drame potentiel désormais : finir mes deux livres le même jour…

 

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Passion dodo

Hé salut, toi ! Sais-tu qu’en ce moment, c’est l’hiver ? Les vingtenaires, le blog premier sur les scoops ! Qui dit hiver dit froid, pluie, neige, temps dégueu et nuit tout le temps. Donc de façon assez mathématique, en hiver, dès qu’on me parle sortie, je pleure des larmes de glace.

paris-neige

C’est pas que je sois déprimée, rien de plus que le bon blues du mois de janvier où l’hiver s’installe et tu sais que ça va durer. Le mois de janvier, c’est une saloperie. T’es en pleine gueule de bois des fêtes de fin d’année où t’as baigné dans une atmosphère pleine de joie, d’amour et de cadeaux et là, tu rentres, il fait froid, le gris a conquis le monde, on te parle entretiens annuels alors que t’as encore l’alcool du réveillon qui erre dans tes veines. Moi, j’ai juste envie de me lever dignement et de partir comme un prince pour aller me réfugier sous la couette avec un bon livre, ma couverture chaude, ma bouillote et mon chat. Et éventuellement un grog avec le rhum ambré ramené par mes parents de Cuba. Ca tombe bien, j’ai pas eu les congés que je visais pour y aller (oui, rectification, 2013 s’annonce plus du tout comme l’année des voyages). La grosse teuf, quoi.

Vive+La+Fte

Mais depuis quand il est humain de mettre une Nina dehors par temps si froid ? La Nina qui chope consécutivement la crève. Et comme la Nina est fatiguée par le froid, elle fait des conneries. Non parce que je vous ai laissé sur mon histoire de dégât des eaux mais j’ai fait fort depuis. Jeudi midi, H-1h30 avant un rendez-vous ach’ment important avec un client ach’ment essentiel, je pars m’acheter un sandwich et… Oh ben tiens, si moi, je peux pas prendre de vacances, ma carte bleue peut, elle, elle n’est plus là. A pu la carte, ciao ! Youhou, juste avant un rendez-vous important, une petite lichette de stress est une si bonne idée. Puis tiens, en rentrant du rendez-vous en question (qui s’est bien passé), j’ai voulu courir après le métro. Sauf que mon pied gauche a tenté une escapade et s’est faufilé dans l’espace entre la rame et le métro. Et blaaaaf l’énorme bûche en public à 18h. Mal à l’ego, une jambe bleue et écorchée bien profond. Une dernière pour la route ? Allez, dimanche, je décide de me faire un grog (cf supra le rhum ambré de Cuba). Je remplis une grosse tasse de jus de citron et de miel, j’ouvre la porte de mon micro ondes juché sur mon frigo. Un petit pot en verre posé sur le dessus du micro ondes me fait un petit suicide, tombe sur le sol, rebondit. Oh ouah ! me dis-je, quelle solidité. Sauf qu’apparemment (je me souviens pas bien), je me suis baissée pour le ramasser… La porte du micro ondes toujours dans ma main. Et vlaf, le micro ondes par terre, vlan les petits pots de verre atomisés, vlan le jus de citron au miel, tout parterre, youhou ! C’est pas comme si quelques minutes avant, je me glorifiais d’avoir tout bien nettoyé mon appart et que ça faisait du bien au moral. Tu vois, j’aurais entretenu ma passion dodo plutôt que de tenter de rentabiliser mon week-end, j’aurais pas cassé mes petits pots (le micro ondes va bien sinon).

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De toute façon, le froid, moi, ça m’endort, je vire totalement narcoleptique en ce moment. C’est impressionnant. Par exemple l’autre soir, j’errais sur le web, je me suis endormie quelques secondes plusieurs fois devant mon pc ! Et que dire de vendredi dernier, quand je suis allée me coucher et que je me suis dit « bon, allez, je termine ce foutu livre, me reste 5 pages. 4 ! 3… 2zzzzzzzzrrrrrrrrrzzzz ». Je me suis réveillée 4h plus tard, la lumière allumée, le livre sur mon oreiller. Il me restait VRAIMENT 2 pages en plus.

jeune-etudiant-dormir-sur-table-pres-de-livre

Donc, oui, je joue les associales. On pourrait croire que je vais mal mais non, je vais neutralement. Ni bien, ni mal, je vais cool. Pas de projets particuliers pour le moment, juste l’envie de sauter sous ma couette en criant mon amour à mon matelas, me pelotonner bien comme il faut au chaud et lire, dormir, jouer au sudoku sur mon iphone en rêvassant… Bref, une vie d’hiver comme j’aime. Mais bon, comme j’aime aussi mes amis, je fais des efforts ! Mais c’est bien parce que c’est eux !

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Le front russe de Jean-Claude Lalumière

Errant au milieu des rayons de la FNAC, mes yeux traînent joyeusement sur les livres. Oui, je suis en pleine fièvre acheteuse, j’ai besoin de nouveaux livres. Besoin, non, envie. Oh tiens, un titre m’accroche l’oeil : le front russe. Et hop, direct dans mon panier.

front-russe

Le front russe ne parle pas vraiment de Russie, en fait. Non. C’est l’histoire d’un jeune fonctionnaire qui se retrouve nommé au Quai d’Orsay. Mais comble de malchance, il fait chuter une huile du service qui l’envoie direct dans le pire bureau parisien, celui des pays en voie de création / Section Europe de l’Est et Sibérie. Le placard miteux. Notre héros se retrouve donc dans une cellule de 6 personnes avec un chef se croyant toujours en guerre, une secrétaire fabriquant (mal) ses vêtements elle-même, une autre plutôt jolie, un collègue très appliqué mais très limité et un informaticien s’inventant des voyages à travers le monde.

siberie

A peine arrivé, notre protagoniste décide de remuer un peu les choses. Il ramasse la jolie secrétaire et commence à bien se faire voir du Quai d’Orsay, obtient quelques missions qui ne se passent pas toujours très bien mais il passe entre les gouttes. Jusqu’à une mission en Georgie. Là, je commence à grimacer. Le roman était bien sympathique jusque là mais cette histoire de Géorgie me fait furieusement penser à”Nos amis les journalistes” de François Reynaert, livre que j’ai adoré. Mais la mission en Georgie ne dure que quelques dizaines de pages et notre ami retourne en France où la voie royale s’ouvre à lui… jusqu’à la chute.

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Et là, ce livre justifie parfaitement mon credo : toujours finir un livre car la fin peut en changer la perception. Là, c’est la dernière phrase qui vous explose à la figure et transforme ce petit roman rieur en incroyable vision pessimiste de la vie et agite sous notre nez la vacuité de l’existence. Une phrase. Soudain, le livre gagne tant de profondeur qu’on a presque l’impression que ce qu’on a lu jusque là, les quelques 208 pages dévorées avec plaisir, n’étaient en fait qu’un prélude à cette phrase. Cette phrase que je ne vous dévoilerai pas, zavez qu’à lire le livre. Parce que les 208 premières pages mélangent une gentille satire du fonctionnariat (cf la lutte de notre héros pour faire évacuer le cadavre d’un pigeon échoué sous sa fenêtre), les portraits des personnages dignes d’un film de Chatilliez, quelques anecdotes amusantes. Parce que la dernière phrase est une véritable gifle qui te fait refermer le livre pour y réfléchir un peu. Et c’est assez rare pour un roman…

 

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Sociologie des cons

Je vous ai parlé il y a quelques temps de cette notion de “l’autre est un con”. Cet article me fut inspiré par un livre “Les nouveaux cons” d’Etienne Liebig. Je l’ai acheté par accident, j’avais compris qu’il s’agissait d’une sorte de sociologie du con ou comment on supporte pas l’autre. Faux, il s’agissait de petites chroniques tapant sur strictement tout le monde, de la droite catho aux bobos, des écolos aux jeunes de cité en passant par le flic ou le dealer, tout le monde en prend sur son compte. Grinçant, oui. Un peu trop.

Au début, je trouvais ça drôle, ces petits épinglages même si j’étais déçue de ne pas lire une étude sociologique sur les cons (c’est quand même un super sujet). Sauf qu’au fur et à mesure de ma lecture, mon sourire s’estompait peu à peu pour ne laisser place qu’à une grimace de gêne. Est-ce de l’aigreur qui transpire de ces lignes ? Une méchanceté forcée pour dire merde au politiquement correct, un peu à la façon de Bénabar, soit à tort et à travers ? Je me sens mal à l’aise et je finis le livre avec déplaisir, suivant mon principe idiot de toujours terminer un livre. On ne sait jamais, les dernières pages peuvent toujours le sauver !

En fait, ce qui m’a gêné, outre la violence mal placée de certains propos faisant perdre de vue un éventuel second degré, c’est la destruction systématique. C’est comme Zemmour et Naulleau (et Pulvar et Polony si j’ai bien compris mais je ne supporte tellement pas l’émission que je vais pas regarder juste pour vérifier). On a le droit de ne pas aimer quelque chose, de le dire, de faire de la critique caustique. Sauf qu’à force de taper systématiquement sur tout et n’importe quoi, la notion même de sarcasme perd de sa substance et ne reste qu’une aigreur putride et peu drôle. Tout cela manque de légèreté et baigne tant dans le mépris qu’effectivement, on sent entre chaque ligne le principe du “tous des cons, des médiocres… sauf moi”.

A une époque fort lointaine, j’eus un blog de critique destructice qui, comme la plupart de mes blog parallèle,n’eut qu’une courte vie. Ouais, j’ai tendance à avoir des milliers d’idées de blogs, je devrais devenir consultante blog, j’ai des tas d’idées, de concept, mais j’ai pas le temps de les développer (et je joue pas assez le jeu de la blogosphère pour les faire suffisamment marcher pour en faire mon activité principale). J’aimais bien le concept de ce blog là et j’ai parfois envie d’importer le concept ici. Même si à part deux ou trois films, j’ai pas grand chose à critiquer et je le fais déjà dans l’art du nanard. Quoi que je me ferais un plaisir de dégommer Grey’s anatomy. Le problème de la critique destructrice est dans l’équilibre de ce que l’on dit. Dire du mal d’une série ou d’un film, livre… peut être drôle et jouissive à partir du moment où on reste à son propre niveau. Je n’ai eu aucun plaisir à lire le bouquin de Guillaume Musso dont j’avais parlé mais le critiquer ne m’autorise pas à me placer au dessus du monsieur pour lui dire qu’il n’a pas le moindre talent, que ce n’est qu’une merde… Ca pue un peu l’aigreur et limite la jalousie. Non parce que si on faut un match purement statistique, Guillaume a publié X livres, moi aucun (mais bon, j’ai jamais franchi l’étape “contacter une maison d’édition” alors bon…). De plus, il est facile de critiquer aussi les amateurs du genre mais qui suis-je, une nouvelle fois, pour dire à une personne qu’elle lit de la merde. Je peux en lire aussi…


L’idée est de rire de tout ça, y compris chez les fans. De pointer les incohérences, les côtés trop ci ou pas assez ça sans pour autant mépriser le quidam moyen. Mais est-ce juste possible ? Le critique ne finit-il pas par se sentir au dessus de la masse en désignant de son doigt divin celui qui doit être sacrifié sur l’autel de sa chronique ?

Bon et sinon, je la lance ma chronique “j’aime pas” ?

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Cachez ce PQ que je ne saurais voir !

Hier, j’ai donc fait ma maline en expliquant que héhé, ahah, j’ai fini un vilain bouquin et que depuis, j’en ai lu deux. Et bien parmi ces deux, il y avait Tribulation d’une caissière d’Anna Sam, super vite lu mais bien écrit et qui m’a fait réfléchir sur deux ou trois points. Ce qui va nous faire 2 ou 3 articles et voici le premier : les achats honteux au supermarché.

Anna consacre donc un chapitre aux achats honteux, ce que l’on n’ose pas trop exhiber devant la caissière parce que hum hum… Parmi ceux-ci, les préservatifs et autres lubrifiants. Pour être tout à fait honnête avec vous, ce n’est effectivement pas ce que je passe en caisse d’un air triomphant. Ce n’est pas tant qu’il est gênant d’avoir une vie sexuelle (je dirais que de ce point de vue là, on pourrait limite faire des envieux), c’est juste d’exposer ce fait à des regards parfois un peu inquisiteurs. Pink avait fait une BD sur le sujet, par exemple. Et même si je fais ma fille super libre, tout ça, y a toujours un petit moment de gêne. Lundi, par exemple, je vais faire des courses. J’avais prévu un 5 à 7 (enfin, un 22-0h plutôt) avec un charmant jeune homme, j’achète de quoi dépoiler la bête (moi, pas lui, je ne dépoile pas mes invités) et en cherchant du dentifrice (là, sans rapport, je n’en avais juste quasi plus, mon tube agonisait), je tombe sur le rayon capotes et je regarde, forcément. Oh waaah, ça a l’air top les capotes super supra lubrifiés, une lubrification continue durant tout l’acte. Ah mais super, paie ton arnaque : comme l’emballage est un peu différent, t’en as 10 dans la boîte pour le même prix que celles de 12. Oh, une boîte avec des cotillons dessinés dessus pour de folles parties avec plein de capotes rigolotes à l’intérieur (dont des à la fraise, yeurk !). Je prends ? Je prends pas ? Je prends ? Ouais bon, il m’en reste à la maison, on attendra Noël, ça passera presque inaperçu. Parce que y a quand même quelque chose qui m’échappe légèrement dans toute cette histoire. Il est de notoriété publique que les gens ne sont pas particulièrement à l’aise dans l’achat de capotes en
supermarché. Alors pourquoi ils mettent des packagings argentés, fluos, que tu reconnais à 10 lieux à la ronde ? Pour nous apprendre à assumer notre vie sexuelle ?

Bref, je m’étends sur les capotes mais c’est d’un autre truc que je voulais parler, surtout, c’est du papier toilette, ze PQ. Alors Anna nous explique que les gens ont relativement honte d’acheter du PQ, ce qui me dépasse légèrement. Oui, lecteur, vois-tu, comme tout être humain, je dois évacuer les déchets de mon corps et comme je ne vomis que très rarement (depuis presque 3 ans, je crois), il faut bien que j’utilise les voies que la nature m’a donnée. Oui, j’évacue, je défèque et après ? J’ai la décence de m’essuyer après m’être adonné à mes bas instincts et alors ? Je pousse même le vice à repartir avec mon paquet sous le bras vu que ça prend une poche en entier…





Idem pour les tampons. Oui, j’ai mes règles, je les ai même une fois par mois et après ? Je ne vais pas rougir devant la caissière qui vit, généralement, la même chose que moi régulièrement, qui doit aussi mettre tampon ou serviette. Au pire, ma caissière apprendra que je ne suis pas enceinte mais je ne pense pas que cette info (ou son inverse) l’intéresse particulièrement. Je n’ai pas honte du vide mon utérus !




Mais je trouve ces petites pudeurs assez marrantes, au fond. On a beau avoir des milliers d’années d’évolution derrière nous, évoquer de façon dérivée notre nature humaine et nos plus bas besoins fait toujours rougir. Ceci étant, parfois, j’apprécierais un peu plus de pudeur sur le sujet genre ce serait merveilleux que des hommes arrêtent de pisser dans les couloirs du métro. Non mais c’est vrai ! En temps que femme, je suis censée avoir une plus petite vessie que vous messieurs et j’arrive à me retenir jusqu’à trouver des toilettes, je pense que ça n’est pas au dessus de vos forces d’en faire autant. Si ?

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Elections à Plume sur Berges

Dimanche, comme plein de gens consciencieux, je suis allée voter. Mais je n’imaginais pas que ce geste citoyen pouvait se transformer en véritable farce car c’est bien connu, dans la vie de la Nina, rien ne se passe jamais simplement.

Plume sur Berges, près de 70 000 habitants, c’est pas un hameau quoi. Quelques jours avant le scrutin, j’apprends que je voterai électronique, fuck, je voulais pas. Moi, j’aime le papier, même si c’est pas écolo, j’ai plus confiance. Donc voilà, au boulot, les gentils informaticiens listent les bugs qu’il peut y avoir, ça me rassure pas du tout !

 

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Dimanche, il fait beau, les oiseaux cuicui, le pollen atchoum, tout ça, tout ça. 16h30, après m’être douchée, je décide d’aller voter car l’avenir de la France n’attend plus. J’enfile un jean et un t-shirt, je pars cheveux mouillés. Le bureau de vote est à 10 mètres, ça va aller vite. Ah tiens, y a la queue. En fait, je vote à l’école maternelle que je connaissais pas, je regarde mon papier. Je suis au bureau 4. Merde, c’est bien celui où y a la queue, allons-y gaiement. Ce petit coin est assez mignon, les gens sont venus voter avec leurs enfants, ça grouille de partout. En plus, les gamins, ils sont surexcités d’être à leur école sans qu’il y ait cours. J’arrive et je vois une petite fille s’approcher d’une autre « tu t’appelles commeeeeeeeeeeent ? ». Dieu merci, y a pas l’affreuse Anna, la fille de mes voisins qui n’a pas compris qu’elle n’était pas obligée de hurler à chaque fois qu’elle rentre ou sort de l’immeuble. Une jeune femme blonde râle devant moi. Je le sens mal cette histoire et je tends une oreille.

 

« Non mais c’est pas votre faute mais avant, il y avait 4 isoloirs alors que maintenant, y a plus qu’une machine, c’est obligé que ça aille plus lentement

– Mi non pitite ma’moiselle, c’est qui y a plis di monde » lui répond un des messieurs qui tient le bureau.

Moi, je suis d’accord avec blondinette.

La queue avance… Enfin, j’aurais pris un bouquin, j’aurais eu le temps de le terminer. Surtout que celui que je lis me saoule, ça aurait été une bonne idée de le terminer, tiens. Le monsieur devant moi est, je le sens, du genre concierge, il dit bonjour à tout le monde, genre je fais de grands gestes pour dire bonjour au brun méga canonissime qui se promène avec Grelucha et enfants. Bon sang, y a que des papas canons dans mon quartier ou quoi ? Pourquoi ils se sont foutus à la colle avec Grelucha plutôt qu’avec moi, je suis mieux. Ah tiens, le mec de blondinette est sex aussi mais bon, il avance par fauteuil, lui. En gros, il reste immobile jusqu’à que blondinette soit trop loin et se trouve un autre siège pendant que bobonne pousse la poussette.

 

Le monsieur devant moi semble un peu intrigué par ma personne aka la seule qu’il connaît pas donc il commence à taper la conversation : « vous avez reçus les programmes vous ? Ah ben nous non ! ». Je constate qu’il a repris sa vieille carte électorale, ça va encore foutre le bordel. Mais apparemment, sa femme et lui n’ont pas reçus la nouvelle. On râle un peu sur le vote électronique, il m’explique qu’il y a une pétition dans le quartier mais moi, j’ai pas été sollicitée parce que moi, je l’aurais signée. Ca pue, on attend trois heures pour voter, c’est mal foutu. J’avoue que ce couple m’intrigue car ils sont accompagné d’une petite fille blondinette toute mimi mais un peu surexcitée, j’ai cru que c’était leur petite fille mais non « mamaaaaaaaaaaan ! » dit-elle à la dame en lui montrant le caca qu’elle a sur la main comme si elle allait mourir de la peste. Mais ils sont pas un peu vieux pour se reproduire ? En plus, vu leur tête et celle de la gamine, y a clairement des liens génétiques. Bref, avec le monsieur, on soupire en se disant que le découpage électoral est étrange vu que personne ne va voter au bureau 3 et que nous, on fait la queue comme des cons. Blondinette se joint à nos récriminations. Moi, en fait, j’avoue que je m’amuse bien, c’est de la sociologie de rue comme j’aime.

 

Les enfants sont fantastiques : l’insupportable coue-couette de derrière exaspère ses parents tellement elle tient pas en place et l’attendu se produit : « Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ! » hurle-t-elle mais sa mère lui dit : « tu peux faire ton caprice, je m’en fous, tu bouges plus ! ». Y avait le trop mignon Maximilien qui jouait à la ba-balle avec sa maman. Mais le mieux c’est le gamin qui va voter avec sa mère qui doit s’appeler Marie-Hortense et voter au mieux Sarko, au pire De Villiers. Le gamin suit sa maman dans l’urne et quand elle a validé son choix, il appuie à son tour sur le bouton. Sa mère explique à la dame du bureau qui a oublié la fonction sourire : « Hihi, il voulait pas voter comme moi » et le gamin de hurler : « OUI, MOI, JE VOULAIS VOTER JOSE BOVE !!!! ». Arrête de rire Nina, arrête, c’est pas très poli. Sinon, je veux pas dénoncer mais il me semble avoir clairement entendu une maman appeler sa fille Sixtine. Non, Nina, ne ris pas, c’est malpoli. Puis c’est quand même un lieu majeur dans l’art de la Renaissance que tu aimes tant.

 

Bref, arrive enfin mon tour. C’est très amusant car on arrive sur la table par la droite mais faut donner sa carte aux personnes de gauche, la personne du milieu et c’est la personne de droite qui valide et du coup, pour sortir, faut se faufiler à travers la queue. Du coup, on sait plus qui a voté et qui va le faire. Je donne mes cartes, je rentre dans l’isoloir, j’appuie sur le bouton correspondant à ma candidate, l’écran me demande si j’ai bien voté Royal et si oui, je suis priée de valider. C’est écrit tout gros, même pas j’ai besoin de mes lunettes. Je signe enfin le cahier de madame-je-souris-pas et me voici enfin libre, je remonte la queue, pensant que y en a facile pour une heure pour les derniers, je fais 10 mètres et me revoilà chez moi. A 20h, étant en ville avec Athéna, mon AFP à moi (ma sœur quoi) m’a envoyé les résultats par texto. Bon, ben, vivement dans 15 jours !

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