Ode aux parents d’enfants jeunes

 

Des fois, j’ai des idées à la con. Je n’en ai pas parlé ici (car je ne vous parle pas de tout) mais dans 10-15 jours, ma soeur donnera la vie, à nouveau. Une petite fille cette fois-ci, encore un nouvel amour dans ma vie. Du coup, comme elle était seule ce week-end, son mari étant à l’enterrement de vie de garçon du mariage auquel il ne pourra pas aller pour cause de “ma femme accouche”, je débarque chez ma sista, tel un chevalier blanc armé des meilleures intentions et d’une patience à toute épreuve pour la soulager quelques heures de Saturnin. Mais je ne savais pas à quoi je m’attaquais.

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Saturnin, je l’avais pas vu depuis mi juin. En cause, des vacances qui s’accordaient mal, je descendais quand ils remontaient, on s’est loupés, quoi. Ma mère qui a eu la tribu en pointillé pendant un mois me disait régulièrement par téléphone “ohlala, Saturnin, il est à l’âge chiant, il n’écoute rien, il ne fait que de bêtises”. Même son de cloche chez ma soeur. Anne m’expliqua que sa fille, vers les deux ans et demi, trois ans, était devenue super relou aussi. Mais bon, la bonne cause avant tout : ma soeur doit se reposer, je vais gérer le petit. Oh misère !

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Je vous raconterai pas par le détail. Depuis quelques temps, il est passé en phase “oui”, il dit oui à tout ce que tu lui dis. Mais croire qu’il va le faire est une grave erreur ! Point d’orgue de ce fol après-midi : la sieste. Le monstrou a décidé que non, il n’en ferait plus. Et il a un lit de grand maintenant vu que a/ il escaladait son lit à barreau et b/ le lit à barreau a été retransformé en lit de bébé pour la petite. Du coup, tu le couches, il se relève, il sort de la chambre, il court, saute sur le lit de ses parents. Tu as beau jouer la psychologie, essayer de le calmer, menacer, crier, rien n’y fait. Plus tu t’énerves, plus ça l’amuse. Et puis, il est malin : quand tu le mets au coin, il réclame à aller pisser. Et comme il vient de verrouiller la compétence “je fais pipi aux wc” (juste avant sa première rentrée, bonne nouvelle), on peut pas le brimer là dessus. Autre carte chiaaaaaaaaaaante, l’astuce de “je suis une chiffe molle”. Quand il veut pas qu’on le mette au lit, il s’étale par terre et fait le mou. Quand on sait qu’il fait environ 1 mètre pour 15-20 kg, je vous dis pas le cauchemar. Oui, cet enfant est grand mais il n’a bien que deux ans et demi. Bref, après avoir échoué à lui faire faire la sieste, je l’ai trimballé au parc où il a fait plein de tours en poussant sa poussette (pourquoi pas), lancé du sable, cassé tous les châteaux qu’un gamin chelou qui voulait que je lui enlève le sable des cheveux construisait, poursuivait le même gamin pour lui jeter des feuilles en rigolant (il avait commis l’erreur de lui dire “non arrête!”). Puis je l’ai un peu baladé dans le quartier pour permettre à ma soeur de se reposer au maximum.

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19h, je suis sur un banc en face de chez ma soeur à siroter un truc frais, complètement défaite. Et là, je me dis deux choses. La première “je ne ferai jamais d’enfants” (sa copine qui a eu un enfant 3 mois plus tard doit actuellement gérer la crise de “mon fils mord et crache sur les autres”) et la deuxième “mais bordel comment fait ma soeur ?”. Non parce que si elle n’a pas pris tant de poids pour sa deuxième grossesse, ma soeur fait des enfants de type “poulets fermiers”, bien lourds avec de charmantes cuisses. Donc notre demoiselle devrait approcher voir égaler les mensurations de son frère (4,4 kg pour 54 cm), ce qui fait que ma soeur doit gérer un baby bump de compète.

[USA ONLY] Barcelona, Spain - Shakira posed for a photo shoot of her bare pregnant belly, where the singer smiled and held her baby bump while wearing just a gold skirt and matching bikini top. The 35-year-old pop star awaits the arrival of her baby with footballer Gerard Pique. The couple recently launched the "World Baby Shower" movement, highlighting children around the world who suffer from illnesses. AKM-GSI          January 16, 2013 [USA ONLY] To License These Photos, Please Contact : Steve Ginsburg (310) 505-8447 (323) 4239397 steve@ginsburgspalyinc.com sales@ginsburgspalyinc.com or Keith Stockwell (310) 261-8649 (323) 325-8055  keith@ginsburgspalyinc.com ginsburgspalyinc@gmail.com

Mais la vraie question c’est “pourquoi faites-vous un 2e enfant quand le premier est aussi relou ?”. Alors il est vrai que quand ma soeur est tombée enceinte de la petite, Saturnin était dans une phase mignonne. Il disait certes non tout le temps mais restait plutôt de bonne composition. Mais les gens qui font mettons 3 enfants, comment ils font ? Je veux dire entre la phase du non, la phase du “je jette”, la phase du “je tape”, puis l’adolescence dans sa globalité et d’autres phases que je ne connais pas, pourquoi on s’inflige ça, sérieux ? Je suis à la fois admirative et terrifiée. Admirative devant ceux qui arrivent à gérer et terrifiée à l’idée d’être un jour concernée. Heureusement, je viens de changer Güdrun, son successeur est aux aguets. Quant à Victor, ma douce moitié, il a trouvé la solution “pourquoi faire un gosse quand on pourrait adopter un autre chat?”. Ma foi…

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Bref, je vous admire, parents de jeunes enfants… parce que je pense que je serai pas capable d’en faire autant !

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Faire la queue ou le début de la fin de la civilisation

Ah ben oui, j’y vais cash. De retour de vacances, je suis au sommet de ma forme ! Et pour mon retour, je vais vous narrer une anecdote car ça, j’aime bien.

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Tout se déroule vendredi fin d’après-midi. Après être partie en courant du boulot pour attraper le train de 18h23, j’arrive dans une gare Montparnasse bondée. Oui bah un vendredi soir de juillet, ça ne m’étonne pas plus que ça. Je file acheter mon sandwich et je répère une dame qui tourne autour des queues, vraisemblablement pour gruger. Et ça n’a pas manqué. Je commence à m’agacer : putain mais pourquoi les gens essaient toujours de faire ça ? Et quand je dis dame, elle avait le look de la dame du catéchisme prête à se lancer sur les chemins de St Jacques de Compostelle, la gruge de queue semble une maladie universelle. Mais j’en étais qu’à l’échauffement…

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Car mon train n’est jamais parti. Et ce n’était pas le seul à ne pas partir. Donc dans ce hall surchauffé et survolté, j’appelle mes parents pour avoir leur avis : le train de 16h40 et celui de 17h48 n’étant pas partis, est-il utile d’attendre celui de 18h23 alors que d’après les infos que j’ai, un incendie fait rage sur les voies puis y a eu un accident en plus ?

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Ah oui, petit apparté. Soyons clair, je ne reproche pas à la SNCF ce navrant enchaînement des faits mais par contre, il faut vraiment apprendre à communiquer. Je suis arrivée à la gare vers 17h45, je suis donc allée m’acheter à manger. J’avais bien vu qu’il y avait des retards et des trains annulés mais je n’ai pas fait particulièrement attention. Une fois mon sandwich acheté, je commence à remarquer qu’il y a quand même vraiment beaucoup de monde, pas mal d’agents SNCF sécurité et de gens énervés. Et pas parce qu’ils se sont faits dépasser par la dame du catéchisme dans la queue de la boulangerie. Donc 20 mn après mon arrivée à la gare, je finis par choper mon smartphone et je découvre la vérité : ça chie grave. A ce moment là, le train de 17h48 est annoncé avec juste 10 mn de retard et le mien à l’heure… Aucun des deux n’est parti. Alors je veux bien que ce soit le bordel mais informez putain !

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Bref, comprenant que je ne partirai pas, je commence à me rendre aux guichets pour me faire rembourser et là, on arrive au summum de la gruge et je peux vous garantir que les grugeurs sont de tout âge, c’est universel, je vous dis ! Technique favorite du grugeur : jouer le paumé. Ainsi, quand j’atteins enfin le point ticket après 15 mn de queue (donc juste pour retirer un ticket), un mec arrive de nulle part et interpelle l’employé SNCF pour lui poser des questions et lui tend son billet en mode “je veux être remboursé”. Oui pardon, monsieur, ça te gêne pas que je sois déjà là, sans parler de la vingtaine de personnes qui font la queue derrière moi ? Ca déborde dans tous les sens, les gens ignorent les queues déjà formées, le nez levé, utilisant leur air perdu comme un coupe-file.

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Et ça me rend folle. J’avais déjà parlé de l’incivisme ordinaire dans le métro mais là, ça frôle le débordement de vase ! Surtout que je suis la meuf prête à laisser passer des gens si besoin est comme cette femme enceinte qui cherchait un guichet rapide pour juste avoir un mot pour dire que le train n’est pas parti. Mais là, ça vire au n’importe quoi. Mais quel est l’intérêt, pourquoi faire ça ? Pourquoi cracher systématiquement à la gueule des autres juste pour gagner 5 minutes ? Pourquoi prendre le risque de se faire prendre à parti et donc de s’engueuler, mettant tout le monde de mauvaise humeur ? Qu’est-ce qui vous pousse à systématiquement faire un gros doigt aux règles et à la bienséance quand lesdites règles ne sont qu’une question de mieux vivre ensemble ? Toi qui a grugé, es-tu rentré chez toi satisfait de toi-même, te disant que tu étais plus fort et plus malin que tous ces abrutis qui font docilement la queue ? Mais imagine 30 secondes si tout le monde faisait comme toi, tout le temps… Déjà qu’on fait la gueule dès qu’on doit se rendre dans le métro, par exemple, tout ça à cause de petites incivilités de merde, si tout le monde commence à ne plus compter que sur son intérêt personnel et essaie de dépasser tout le monde dans la queue, ça finira en guerre civile cette connerie ! Le premier au guichet, ce sera celui qui aura pris les cours de krav maga !

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J’aurai mon ticket avant toi d’abord !

J’exagère, certes, mais je me demande à un moment où ça a chié dans la colle. Je ne suis pas une acharnée des règles à la base, je peux même concevoir que certaines sont discutables. Mais parfois, respecter les règles ne nuit à personne, bien au contraire. Je vous renvoie, par exemple, à cet épisode de Minute Papillon avec sa sublime conclusion sur les limitations de vitesse. Après tout, c’est qui le con ? Celui qui ne respecte pas les règles en espérant ne pas être chopé et qui hurle au scandale dès qu’il se fait flasher ou l’Etat qui sait très bien qu’il y aura toujours des cons pour se croire plus forts que les autres, ne respecteront pas les règles et rempliront tranquillement la caisse avec l’argent de leurs amendes ? On pourrait voir ici un paradoxe : en disant merde à la société et ses règles, vous l’engraissez, intéressant. Non parce que pareil, qu’est-ce qui vous paraît si compliqué dans le respect de la limitation de vitesse, surtout aujourd’hui avec des voitures où tout est parfaitement sous contrôle ? On vous a déjà expliqué que rouler plus vite ne vous faisait gagner que quelques minutes au mieux (et en plus, ça consomme plus d’essence donc ça coûte plus cher). Et si vous avez envie de vous la jouer Fangio, inscrivez-vous au club de kart voisin.

Bref, non, vous n’êtes pas plus malins que les autres, vous êtes juste la lie de la société, vous comptez sur la passivité des gens qui n’osent pas l’ouvrir parce qu’on n’a pas été élevés comme ça mais putain vous gonflez tout le monde et ça finira mal. Si vous avez des accès de rébellion, je sais pas, engagez-vous dans une association qui se bat pour changer les règles pour dessiner un monde qui vous convient… Ah mais oui, suis-je sotte, vous n’avez pas envie de dessiner un autre monde puisque la seule chose qui vous enchante, c’est votre propre confort. Emmerder les autres pour gagner 2 minutes que vous reperdrez très rapidement (genre en attendant le métro ou le train qui n’arrivera jamais), ouah, super, quel gain incroyable !

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Pour achever cet article sans queue ni tête (mais j’aime bien ces articles à la limite de l’écriture automatique), revenons à la SNCF qui a versé la dernière goutte de cette journée de merde (oui, de merde car l’écran de mon iPhone pro, déjà abîmé, est définitivement mort quand mon chat l’a fait tomber de mon lit. Oui de mon lit, vive la solidité de l’iPhone 5c, hein ! Or mon smartphone ne serait pas mort si j’étais partie puisque, partant sans mon chat, elle ne l’aurait jamais fait tomber de mon lit). 0h, je reçois un mail “ouais, super, vous avez effectué 5 trajets en IDTGVmax, vous avez gagné une étoile”. Super, à quoi sert cette étoile ? A rien ! Si on considère en plus que je suis abonnée à ce service depuis février, 5 trajets c’est pas grand chose… Surtout si on considère que le 5e, c’était celui de vendredi soir, celui que je n’ai pas pu faire donc… Alors la SNCF, vos employés au guichet ont été super et, de façon générale, j’ai été surprise par le calme des gens face à cette situation. Mais revoyez votre communication, pitié…

Le chat casseur d'iPhone

Le chat casseur d’iPhone

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Le métro rend (vraiment très) con

Depuis un an, je me rends au travail à pieds. Ne serait la plongée, la chorale et ma vie sociale débordante, je pourrais ne pas prendre le métro… Pas de bol pour moi, hélas, je m’entasse régulièrement dans des wagons surpeuplés et bruyants. Or comme je le prends quand même moins qu’avant, l’incivilité et la crétinerie de la plupart des passagers me donnent envie de frapper et fort.

Le ballet des montées et descentes

C’est la situation type où le passager crétin surgit. Tu ne sais pas s’il va monter, descendre ou s’accrocher comme une moule à son rocher à la barre centrale pour pas céder sa place dans la rame. Place debout, hein. D’un côté, nous avons donc ceux qui descendent, le passager crétin est rarement parmi eux vu que leur seule activité consiste à quitter la rame au plus vite. Mais parfois, en pleine heure de pointe, l’un d’eux se laisse aller à une douce rêverie et réalise soudain qu’il est à sa station. Il bondit de son siège (le rêveur étourdi est généralement assis) et bouscule ceux qui tentent de de faire une petite place parmi la foule.

Mais le passager crétin est généralement sur le quai et je suis excessivement généreuse quand j’utilise le singulier. Sur les quais symbolisant les portes du métro, il est facile à reconnaitre : c’est celui qui se pose bien en plein milieu. Le passager crétin ne connait absolument pas le principe des vases communicants : il est plus facile de monter dans un métro bondé quand on en a laissé descendre quelques passagers. Non lui, il veut monter quoi qu’il arrive. Il lance aux autres un regard de défi, son attitude transpire l’agressivité : il sera le premier dans la rame, point. Quand le métro arrive à quai, il s’agite, n’hésitera pas à se poser pile devant vous et à bousculer ceux qui descendent. Pourquoi ? Par peur de rater le métro, de ne pas pouvoir rentrer dedans ou il a vu quelqu’un quitter une place assise et il la veut. Comme la fille observée la semaine dernière : cheveux long, sanglée dans un trench, téléphone à l’oreille, elle a bousculé tout le monde pour poser son cul sur la dernière place assise dispo. Et est descendue 2 stations plus loin.

Les places assises parlons en, elles sont un révélateur parfait de passager crétin.

Je poserai mon cul, point

Prenez le métro au départ d’une ligne vous permet d’observer un spectacle amusant : quand la rame arrive à quai, les passagers sont sur le qui-vive. Ils ont beau avoir un métro entier pour eux, dès qu’ils pénètrent dans le wagon, ils se dispersent dans tous les sens telles des abeilles dans une ruche dans le but de trouver une place a/assise, b/dans le sens de la marche et c/ sans personne à côté. Cette place libre à côté est particulièrement prisée par les femmes qui y disposeront leur sac et soupireront très fort quand un importun osera lui demander de le pousser. Etre assis est une lutte permanente dans le métro, c’est un ballet fascinant à observer. Dès qu’une personne assise quitte sa place, vous pouvez admirer divers protagonistes tenter de récupérer le siège, jouant au choix la carte du eye fight ou justement faire genre « je ne regarde personne afin que mon droit à m’asseoir ne soit pas contesté ». Si aucune place en dur n’est libre, il reste les strapontins, place chouchoute du passager crétin. Le strapontin, quand y a personne, c’est pratique sauf que malgré les dessins on ne peut plus clairs, passager crétin refuse d’admettre que non, déplier un strapontin aux heures de pointe n’est pas une option acceptable. Mais j’admire toujours un peu le culot de ce qui le font et persistent alors même qu’ils sont les seuls assis dessus, entourée d’une foule hostile qui leur jette des regards assassins et distribuent des coups de sacs au moindre mouvement de la rame (ça, c’est moi).

Mais le passager crétin assis ne s’illustre pas simplement dans sa volonté d’utiliser les strapontins quand il ne faut pas. Il est aussi remarquable dans son abnégation de l’autre. Et quand je dis l’autre, je parle des vieux, des estropiés et des femmes enceintes. C’est marqué qu’ils sont prioritaires mais peu importe : tout cul posé sur une place assise le restera jusqu’à destination. Je concède que parfois, parmi la foule, on peut ne pas voir celui qui mérite siège. Parfois, on tape un article de blog sur son iPhone et on ne regarde pas du tout autour de soi (genre moi en ce moment-même mais la rame est vide donc c’est pas grave, il reste plein de places assises). Mais le passager crétin, tu le voies bien qu’il fait mine de ne rien voir alors qu’il n’y a qu’une paire de gens debout dont un avec béquilles ou une sur le point de perdre les eaux. Ah et pour l’argument « mais pourquoi ils prennent le métro ceux là aussi ? », je répondrais qu’on n’a pas tous les moyens de prendre un taxi à chaque déplacement, qu’une patte cassée ou une grossesse vous permet quand même de sortir de chez vous et que, bordel, si on autorise les mauvais joueurs d’accordéon ou, pire, de violon, on va pas s’indigner pour un bidon rond ou un tibia en kit.

Mon métro, ma poubelle

Le passager crétin est aussi sale. Pas forcément d’un point de vue corporel (mais des fois si) mais niveau savoir vivre, c’est le néant absolu. Par exemple l’autre soir, je prends le métro (la 14 je crois) et que vois-je au sol ? Un trognon de maïs. Rah mais c’est dégueulasse ! Déjà que d’ordinaire, on se tape les canettes et autres bouteilles plastiques, là on part carrément dans l’organique. C’est juste crade et ça dépasse ma compréhension. Y a des poubelles sur tous les quais de métro, les rames ne sont pas faite pour qu’on se laisse aller à nos élans porcins bordel !

Et je renonce même à l’idée de m’indigner sur les usagers qui n’ont pas compris que l’escalator, c’est comme la route, tu restes à droite si tu ne comptes pas tracer.

Mais je ne peux m’empêcher de me poser la question : qui sont ces gens là ? Que nous veulent-ils ? Pourquoi font-ils ça ? Par étourderie ? Par anticonformisme ? Par QI proche de celui d’un mollusque neurasthénique ? Non, je comprends pas bien. Voire pas du tout. La vie serait tellement plus belle si tout le monde jouait le jeu de la civilité, dans le métro ou ailleurs.

Je songe à aller voir un psy pour guérir de mon bisounoursisme.

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Et soudain, l’inspiration

Je sais pas pourquoi mais ces derniers temps, niveau écriture, c’est moyen l’inspiration. Pourtant, il y en aurait des sujets à causer. Rien que l’actu, tiens… Mais sans doute que ça me déprime un peu trop, sans doute que j’estime que tout a été dit ailleurs, en mieux ou en pire, selon le média, et que ma pierre à l’édifice ne servirait pas à grand chose. Peut-être que je suis un peu désabusée, aussi, je sais pas. Puis j’ai un peu perdu de mon mordant et de mon cynisme ces derniers temps, je suis tellement Bisounours que je m’en effraie moi-même. Et hors de question de faire un article Bisounours.

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Et puis arrive ce moment béni où, soudain, l’idée jaillit. Par exemple la semaine dernière. J’ai certes mon journal d’une démissionnaire à terminer (alors que je fêtais dimanche mes 2 mois de période d’essai, que d’émotion, j’en suis à la moitié) mais des fois, j’ai pas envie. Et comme je suis très utéro-centrée en ce moment (je sais, on doit dire hystéro-centrée mais j’aime pas ce mot), je tourne un peu en rond. Non mais vous n’imaginez même pas comme je parle de mon stérilet à tout le monde en ce moment. C’est bien, je peux comprendre mes internautes qui sont enceintes, je vis pareil. Sauf que bon, à l’arrivée, j’ai pas d’enfants (principe n°1 du stérilet), ce qui est plutôt une bonne nouvelle au vu de l’état actuel de mon appart. Puis je saurais même pas où le mettre en plus. Et non pas là, merci. Mais voilà, Gudrun est désormais dans ma vie, Gudrun l’a changée et pas trop en bien pour le moment. Moi, j’ai pas les nausées du matin, j’ai mes règles tout le temps. 11 jours ce mois-ci et je rempile le 21 septembre. Voilà, utéro-centrée.

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Mais des fois, me vient une idée, soudain, comme ça, alors que je ne m’y attendais pas. Comme jeudi, alors que j’étais sans idée réelle d’article, voilà donc que se joue le dialogue entre Camille et Eve-Marie sur le déjeuner et que me vient cet article. Ou plutôt me revient car j’avais eu l’idée d’en parler dans le temps mais les idées, si je les note pas, je les oublie. Bien que je consulte finalement rarement mes notes, ce n’est finalement pas si utile mais ça me rassure un peu, sans doute. C’est comme tous ces romans que je n’ai pas écrit dont il reste un embryon de synopsis sur des cahiers oubliés. J’ai même des romans un peu détaillés de ci de là. Certains le sont dans ma tête comme les 4 tomes de Technopolis (arrêtés au tome 2 depuis 3 ans, je dois tout reprendre, je ne sais plus ce qu’il se passe), j’ai aussi une histoire d’ange et de démons en 3 tomes bien avancé dans le squelette mais j’ai pas écrit une page. Puis en ce moment, j’ai écrit une page d’un roman genre histoire d’amour un peu crade (Benjamin Biolay m’inspire) et 3 pages de mon interprétation de Lost. Là, j’ai même la liste des personnages avec leur métier et tout mais rien n’est définitif. Le problème étant ensuite que je ne peux pas tout faire : écrire, lire des blogs BD, jouer à yahoo! jeux, aller dormir chez Vicky, chez Amant chouchou, des fois un peu chez d’autres aussi. Et le week-end, je dors tout court en me disant qe ce serait cool de me la jouer comme Mickey et de faire marcher mes ustensiles de ménages à la
baguette.


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Je divague, revenons en à l’inspiration. L’inspiration, ah, l’inspiration. J’aime quand elle vient me cueillir par surprise, au détour d’une conversation captée, d’une scène observée (ça me rappelle que j’ai écrit un article y a 4 ans qui moisit sur un vieil ordinateur sur les disputes de couple en public, je devrais le réécrire)… Et là, en plus, je bosse sur des forums à nouveau et c’est source inépuisable de sujets en tout genre. Même si ça m’encourage dans mon utéro-centrisme, je passe quand même une partie de la journée à lire des histoires d’allaitements, de femmes enceintes jusqu’aux yeux qui ont peur de l’accouchement (ça s’appelle la tokophobie) mais aussi des histoires de « j’étais enceinte de 8 mois et le foetus est mort » qui filent bien le cafard. Je pense donc voler mes futurs enfants quand j’en voudrai, c’est plus sûr. Quoi que le souci c’est que tu sais jamais trop comment ça évolue. Y a pas longtemps, je voulais voler le bébé le plus beau du monde mais je trouve qu’en grandissant, elle est un peu moins la plus belle du monde alors je pense me contenter de voler le papa (lui, il est magnifique et il a fini de grandir donc pas trop de mauvaises surprises). Oui, voilà, à force de lire des nanas forcément utéro-centrées vu qu’elles ont la vie dans leur ventre, je réagis pareil (sauf que
moi, j’ai pas la vie, j’ai un Güdrun. Ceci étant, vu comme je réagis avec ce truc, je pense que si un jour je tombe enceinte, va falloir me fuir pendant 9 mois, je vais virer hystérique. Etymologiquement, on y revient). Mais sur les forums, y a pas que des histoires de ventre, y a aussi des histoires de fesses, de célibataires heureux ou malheureux, c’est amusant. Du coup ma
liste des notes à écrire s’allonge, s’allonge, c’est sans fin.

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Maintenant si le soir, au lieu de glander sur mon lit à jouer sur mon iPhone (voilà pourquoi j’en voulais pas), je prenais mon petit clavier pour pondre tous ces articles que j’ai en tête (sans parler des romans), ce serait pas mal. Non ?

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Résolution de rentrée : réécrire. Et re-lire aussi, je ne lis plus rien en ce moment, je me demande si c’est pas un cercle vicieux en fait.

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Le Français à l’étranger est-il un gros con?

Par Jane

Quand je manque d’inspiration (c’est à dire « quand je n’ai pas écrit depuis 6 mois et que ça commence à faire tâche un peu quand même ») je vais me promener sur d’autres blogs, et je tente de pomper honteusement un sujet. Comme je viens de l’avouer, mon IP va être bannie de la moitié de la blogosphère, mais on s’en fout, je tiens mon sujet, le ciel peut me tomber sur l’écran, ce n’est pas grave.

J’ai d’abord penser au tuning, vous faire un bel article illustré sur la manière de coller des néons sous une Twingo. Et je me suis dit que finalement, non. Trop masculin.

Puis je me suis dit que j’allais vous expliquer comment faire un masque pour le visage à l’aide de ce qui traîne dans votre frigo, mais finalement non. Trop féminin.

Alors je me suis dit que j’allais aborder un sujet mixte, les vacances. Avec ça, tout le monde va se sentir concerné. Sauf ceux qui n’en ont pas, je sais…

PinkLady a parlé del’ado étranger en vacances, ce charmant troll urbain qui se croit tout permis, et surtout te traiter de tous les noms en pensant que tu ne comprends pas. J’aime quand c’est en anglais et que je me fais traiter de femme enceinte (par exemple et totalement au hasard hein, pas du tout parce que je suis rancunière) Sans déconner, le Français n’est pas connu pour briller dans les langues étrangère, mais quand même, les Anglais pensent vraiment qu’on ne les comprend pas??

Je vais de mon côté vous parler du Français en vacances, parce que finalement, on n’est pas mieux que les autres. C’est navrant mais c’est ainsi.

Le Français en vacances se dit qu’il est plus intelligent que les autres (ces étrangers) et qu’il se doit de le faire remarquer à son entourage, dans sa langue maternelle. Comme les étrangers sont forcément de gros nazes, il s’en fout, ils ne comprennent pas. Sauf quand… dans la masse étrangère ambiante, se trouve, au hasard, une Française égarée. Qui habite en zone étrangère, vit avec des
étrangers, et parle étranger tous les jours. Ca, c’est pas d’bol pour nos Français. Mais ça donne des observations très intéressantes.

– Le Français est discret

Dans le bus, le métro où dans la rue, tu le repères très vite, c’est celui qui parle le plus fort. Il s’en fout, personne ne le comprend. Et ça permet de le localiser plus rapidement. Surtout après une longue période en zone étrangère, le radar à France est bien enclenché.

– Le Français est classe

« Ptain, t’as vu la jupe? Non mais comment on peut sortir habillée comme ça? Et mate moi les chaussures, je rêve! » La France, c’est la mode, donc ailleurs, on peut tout critiquer, c’est normal, être français donne immédiatement un statut de fashion analyzer et puis c’est tout.

– Le Français n’a peur de rien

Vu que personne ne comprend, de toute façon, il peut se lâcher. Jusqu’au jour où il tombera sur quelqu’un qui le comprendra. Il reviendra alors de vacances en expliquant que quand même, ces étrangers, ils sont parfois d’un vulgaire…

J’ai ainsi le souvenir impérissable d’une virée shopping de Noël qui a tourné au cauchemar. Parce que deux greluches françaises semblaient faire le même parcours que moi, à 2 minutes d’intervalle. Et que dans chaque magasin, alors que je m’énervais de plus en plus en ne trouvant rien (la marmelade, c’est un peu trop cliché comme cadeau pour toute la famille) je me farcissais leurs commentaires sur… absolument tout. Sauf moi. Parce que le Français à l’étranger semble néanmoins parfois reconnaître les siens, on appelle ça l’instinct de survie. Et cette autre fois, à l’autre bout de la planète, où je découvrais atterrée qu’un vol de dindes francophones avait élu domicile à la table voisine en terrasse. Et parlait tellement fort qu’elles n’ont à aucun moment percuté que
la table à côté était également francophone, notre conversation ne couvrant pas la leur.

Finalement, vous savez quoi? A l’étranger, nous sommes tous des plaies

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La famille, y a que ça de vrai

Cette semaine, je suis chez mes parents et ce jusqu’au 26 juillet. Pas vraiment des vacances puisque je dois bosser mais je suis quand même à la campagne avec Kenya, je peux faire des pauses piscine, tout va bien. Si je suis rentrée pour le 15 juillet, c’est pas pour voir le feu d’artifice en direct de ma ville natale (je suis même pas allée le voir) mais pour assister à la grande réunion de famille qui eut lieu chez moi samedi. Voici donc une petite chronique de la vie de la famille Parmentier (côté maternel, donc).

guepard 

Ils étaient presque tous là. Mes trois tantes, quatre cousins-cousines, quatre compagnons, une sœur et un presque frère. En tout, nous voilà dix-sept. Qu’allons-nous fêter ? Officiellement, la retraite de tante n°1 qui après trente ans de bons et loyaux services au sein de l’Education Nationale prend une retraite anticipée mais méritée. En fait, pour l’occasion, ses trois enfants (cousine, cousin 1 et cousin 2) ainsi que la chérie de cousin 2 lui ont fait un cadeau. Mais on fête aussi les 18 ans de cousin 3 et son bac, par la même occasion, sans parler des fêtes de tante 2 (et tante 3, décédée) et l’anniversaire prochain de tante 4. On aime bien cumuler. En fait, il ne manquait que cousine 2 et ses trois gamins (dont un que j’ai jamais vu) et cousin 4 et sa copine enceinte jusqu’aux yeux. Mais nous sommes plutôt en froid avec cette partie de la famille, ils n’ont même pas été conviés.

Tout le monde arrive vers 19h, tout est prêt : les tables dressées, la bouffe fraîche (oui, il fait 35e degré ici donc pour la raclette, on repassera. Oncle 1 commence à m’entreprendre et on refait le monde, comme à notre habitude. Il faut savoir que dans la famille, ils sont tous à droite sauf oncle 1, donc, cousin 3 et tante 2, je suppose. Tante 4 était à gauche aussi avant mais il paraît qu’elle ne l’est plus. Ma mère m’a expliqué que tante 4 avait voté Le Pen en 2002, j’avoue que je me suis prise une sacrée claque, j’ai du mal à y croire. Je me souviens, il y a quelques années, tante 4 était partie de chez moi en claquant la porte après une conversation très houleuse avec ma mère sur le sujet. Merde alors… Bon, bref. Lors du dernier repas de famille, nous avions découvert Aglaé, la chérie de cousin 2 (une Bretonne, c’est fou cette passion pour nos amis aux chapeaux ronds). Elle est toujours là, parfaitement intégrée à la famille tout comme Anthony, la tendre moitié de ma soeur et Yohann, mon presque frère. En son temps, Guillaume 1er avait aussi trouvé sa place. Bref, dans ma famille, on accueille gentiment les nouveaux arrivants. Cette année encore, il y en a eu un ! Pas le fiancée de cousine ou le mien, vu qu’on n’en a pas, ni le compagnon de cousin 1 puisqu’il viennent de se séparer, pas plus que le petit copain de cousin 3, ma grand-mère ne sachant pas que celui-là aussi est homo. Elle l’a un peu mal pris pour cousin 1 alors on va peut-être pas lui dire pour le petit dernier. Il faut savoir que cousin 3 est né en juillet 88, à peine deux mois après le décès inattendu de mon oncle, mari de tante 1. Donc, forcément, cousin 3, il a été extrêmement choyé, c’est un peu le chouchou de tout le monde. Si on dit à la mamie que cousin 3 est gay et qu’il s’installe à la rentrée avec son copain (oui, il est super précoce), ça va la tuer. Donc ce n’est pas du côté des cousins qu’il faut chercher le nouvel arrivant mais du côté des tantes : tante 2 nous a enfin présenté son compagnon ! Ça fait dix ans qu’ils sont ensembles mais elle nous l’avait jamais présenté car « ce n’était pas le bon ». Bon, finalement, elle a dû changer d’avis. Il est très sympathique, un look à la Bernard Lavilliers (cheveux un peu long, boucle d’oreille, chemise blanche en lin…).

 

Bon, tout le monde est là, on attaque l’apéro : soupe de champagne et cakes. Bon, il fait très chaud donc je tape un peu beaucoup dans la soupe au champagne, genre quatre coupes à moi toute seule, je commence à rire. On passe à table, oncle 1 tape l’incruste parmi les jeunes. Avant de dîner, on fait les discours. Ma mamie adresse un message à chacune de ses filles, sans oublier tante 3 qui n’est donc plus parmi nous depuis trois ans, maintenant. Sobre mais émouvant. Vient ensuite la lettre écrite par les enfants de tante 1 et par Aglaé, une lettre très émouvante qui fait pleurer ma mère. Alice et moi, on fait les fières mais on a un peu la boule dans la gorge aussi. Si c’est cousin 2 qui l’a lue, c’est que les trois autres n’en auraient pas été capables sans pleurer, Aglaé écrase aussi une petite larme. Oui, dans ma famille, on est super sensibles. Avec le discours, il y a un cadeau, donc : un voyage en Egypte. Tante 1 remercie et là, tante 2 lui dit : « Il faut que je te dise un truc. Pendant ton voyage, tu partageras ta cabine avec moi. » Et là, tante 1, 55 ans, prof de son état, se met à sauter partout et à trépigner comme une petite fille ivre de joie. Ma mère rajoute : « oui et tu devras nous supporter tous les deux » en parlant de mon père et elle. Re-trépignements de joie. Bref, c’est le bonheur. Ma grand-mère n’est pas super rassurée de voir trois de ses quatre filles restantes partir ensemble dans un pays arabe au vu de la conjoncture actuelle mais bon…

Bref, le dîner se passe plutôt bien, oncle 1 entreprend Yohann sur le sujet de la religion : les deux ont des avis fondamentalement opposés mais tout reste cordial. Alice et moi buvons tranquillement du rosé et du champagne. Autant vous dire qu’à la fin du repas, on rigole joyeusement. Tout le monde discute avec tout le monde puis à minuit, tout le monde file, reste la famille Bartoldi, Yohann et Anthony. Ma sœur décide que c’est l’heure de faire des photos donc elle y va gaiement. Elle nous impose une séance de photos : tous les 6 ensemble (ça dure trois plombes), ma mère, elle et moi, Yohann et Anthony, Yohann et elle, mon père, elle et moi… Elle nous prend en photo pendant qu’on fait la vaisselle. Oui parce que j’ai beau être saoule, j’essuie les assiettes avec Anthony et même pas j’en ai cassée une.

Bref, le lendemain, ma mère expliqua à ma mamie : « Ahlala, mes deux filles étaient pilos (ouais, ma mère parle djeuns, des fois), y en a une qui arrêtait pas de parler et l’autre qui n’arrêtait pas de prendre des photos. » Ben crois-le si tu veux, lecteur, mais ma mamie a deviné de suite laquelle avait fait quoi.
 
En somme, une petite réunion de famille comme il en existe tant, des gens liés par le sang (ou par alliance) qui se donnent des nouvelles, confrontent leur vision des choses, se racontent des blagues ou des anecdotes. Rien d’exceptionnel… Mais ça fait vraiment du bien.
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