Bilan 2018 ? Yeurk…

C’est l’heure du bilan, un de mes articles préférés de l’année même si 2018 fut bien décevante par rapport à mes attentes. Alors maintenant que j’ai deux blogs, je “dois” tout découper en deux (enfin, sur ce genre de sujets, quoi) donc pour résumer, ici, vous allez lire un article “bilan 2018 de ma vie pro” et là-bas, ce sera plutôt “bilan 2018 de ma vie perso”. Et au moment où je commence cet article, qui est le premier des deux que j’écris, je sais pas encore ce que je vais écrire sur le volet perso. Par contre, sur le volet pro, préparez-vous, ça va être salé.

Quand tu craques au travail

Bilan 2018 de ma vie pro ? En un mot, je dirais : déception. Ou traquenard. Ou burnout. Je dirais plein de mots, en fait… Mmm… Bon, pour peu que vous ayez mes aventures ici ou sur Twitter, vous avez bien compris que 2018, j’ai eu de quoi pondre quelques bonnes feuilles de mon livre noir du travail, voyez… Je diviserais cette année pro en quatre temps :

  • L’espérance : cet été, à peu près, quand je prenais en main ma nouvelle mission qui me réservait une sublime surprise sur le coup : on m’annonçait que je ne ferais plus de social media mais du traffic management et du marketing automation. Alors à ce moment là de l’histoire, je savais pas ce que c’était, le marketing automation, mais j’étais ravie de l’opportunité. Bref, l’été se passe dans l’excitation de la nouveauté et une équipe soudée  et des gens adorables.Le marketing automation
  • La chute : la rentrée, surcharge de travail permanente, la fatigue, l’obligation de gérer des dossiers alors que j’y pine rien, un chef tortionnaire qui n’arrête pas de me rabaisser, de m’expliquer que je suis nulle de mille façons que ce soit (sa technique préférée “Machin pense que tu es nulle, c’est gênant”), me prenant même dans la tête que ce que j’avais fait était “débile”. Littéralement. Je rentre en pleurant ou en criant de rage, les calls avec lui me mettent dans une colère noire. Et puis, son faux pas : “ton doc est bourré de fautes”. A moi. Me dire à moi que j’écris en faisant plein de fautes. J’ai relu le fameux doc, les seules “fautes” repérées (4 dont une phrase coupée en 2 et un ; à la place d’un .) étaient toutes dans une slide que j’avais décrite comme “faites pas gaffe, ce sont des notes que j’ai tapées pendant que l’expert me parlait, je dois l’écrire correctement”, j’avais même surligné le texte en jaune. Là, la révélation : ce mec ne fera que m’aplatir tout le temps. Je rendrais un truc parfait qu’il me ferait chier sur la taille de la police ou la couleur d’un graphique ou je ne sais quoi. Et comme on dit, à l’impossible, nul n’est tenu.
  • La fuite… ou la guerre : donc puisque mes efforts ne paieront jamais, on remet le CV à jour et on repart. Sauf que des choses se trament, on me demande de faire partie du dossier monté contre mon chef. Je vais un peu tout vous raconter sur les prochaines semaines mais…

C'est la guerre au travail

En fait, 2018 n’a pas été si épouvantable si on prend deux éléments en compte :

  • L’arrêt pour burnout. J’ai enfin eu les couilles de le prendre. Cet arrêt, j’aurais dû le prendre y a neuf ans. J’ai pas mal de petits traumatismes liés au monde du travail et à mes différentes expériences qui me rendent vulnérables. Grâce à cet arrêt, j’ai totalement renversé les forces en présence, mon boss est passé de “tu ne fais que de la merde” à “tout ce que tu fais est merveilleux”. Je ne suis pas dupe non plus, hein, mais je commence à comprendre certaines choses.
  • Faire carrière, c’est de l’arnaque : j’ai été tellement vidée par toutes ces histoires que je me suis rêvée guichetière. Genre guichetière dans une banque, tu fais un 8h30-17h30 puis tu as tout ton cerveau en forme ensuite pour vivre ta vraie vie. Ma vraie vie… c’est intéressant, non, comme je parle de “vraie vie” pour ces quelques heures hors du travail ?

Bilan 2018 : ça s'équilibre un peu

En résumé : le bilan 2018 est moisi si on considère que je me suis faite ronger par mon burnout, ma culpabilité délirante dès que je place mal une virgule, mon syndrome de l’imposteur bien entretenu par mon chef qui me présentait comme à une experte d’un métier que je n’avais jamais exercé, y compris en interne… j’ai beaucoup trop mis ma vie personnelle entre parenthèse et je finis l’année épuisée. MAIS je termine la course sur une belle victoire puisque j’ai enfin eu le courage de me faire arrêter, de comprendre que je m’en foutais de faire carrière et de devenir “head of” ou ce genre d’intitulé ronflant et surtout… spoiler : mon chef se fait dégager et c’est (un tout petit peu) grâce à moi. Je ne doute pas que le dynasty du boulot n’est pas terminé mais au moins, le bilan 2018 n’est pas si négatif.

Fallon Carrington en mode working girl

Ah et sinon, j’ai tenté l’engagement politique, je suis dégoûtée par les petites magouilles et tout. Je me ramasse déjà ça au boulot, je ne veux pas en ramasser aussi dans ma vie perso. Mais j’en parlerai dans mon blog citoyen dont je vous parlerai plus longuement dans mon article résolution.

Les votes à la poubelle

Ceci n’est pas un message anti suffrage, j’ai pas trouvé mieux pour « tous les politiques à la poubelle »

Et la partie perso ? Je le rappelle : c’est sur dans mes petits carnets !

A vendredi pour les résolutions, mon article préféré chaque année !

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Je drague avec mon estomac

Si les sites de rencontres nous posent parfois d’étranges questions et semblent plus curieux que les flics de New York Police je sais pas quoi, certaines ne sont pas si connes. Bien entendu, il est toujours un peu étrange d’en savoir plus sur un(e) inconnu(e) que sur certains de nos amis « de la vraie vie » mais bon. Donc aujourd’hui, penchons nous sur cette cruciale question « quel est votre régime ? ».

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Comme les sites de rencontres se doutent qu’au bout de 38 questions, vous fatiguez un peu, ils vous proposent gentiment de vous contenter de cocher des cases pour répondre. Oui, c’est sans doute assez triste de tous nous faire rentrer dans des petites cases mais là n’est pas le débat (du moins pas aujourd’hui). Donc on nous propose gentiment d’indiquer notre régime alimentaire. Tu manges hallal, kasher, végétarien ou tu manges de tout ? Oui, voilà, t’as pas hyper le choix. Parce que bon, moi, je mange de tout mais j’aime pas les endives, le roquefort et le foie et je me passe volontiers de mayo-ketchup-moutarde-cornichons. Mais ça, y a pas. T’es pas végétarienne ? Tu manges pas kasher ? Ben tant pis pour toi, y a rien pour les filles qui n’aiment pas les endives et le roquefort. Ah et le bleu aussi. Bref, tu choisis ta case et tu te tais, merci bien.
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Pourtant, cette info n’est pas si inintéressante que ça. Anecdote ! Il y a quelques années (2011 ?), une désormais ancienne collègue nous raconta une histoire de rendez-vous. Premier rencard, son gentil date décida de l’amener dans un restaurant spécialisé dans la boucherie. Sympa sauf que notre amie, sans être végétarienne, n’était pas particulièrement fan de bidoche et ne garde pas un merveilleux souvenir de son premier rencard. Bon faut dire que jamais j’organiserais un premier rendez-vous dans ce type de resto sauf si le gars me parle de son amour pour la viande !
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Faut dire que niveau alimentaire, on peut facilement commettre un faux pas. Je me souviens du premier rencard « resto » avec Prince-charmant-devenu-crapaud, on se balade dans le quartier à la recherche d’un resto et je lui dis « ah tiens, là, je sais qu’ils font de bons burgers » et il me répond contrit « oui mais j’aime trop ça ». On finit par trouver un autre resto et là, il m’avoue qu’il est végétarien. Apparemment, en Italie, c’est un peu honteux… De la même façon, cet été, j’ai eu droit à l’intolérant au gluten et à l’Anglais qui n’aime pas trop trop la cuisine française. Mince, moi qui voulais l’amener à l’auberge aveyronnaise, c’est loupé.
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Donc, oui, pour une fois, on obtient une information importante. Parce que si personne ne vous en voudra à mort de proposer un resto où la bouffe ne convient pas, ça gâche quand même légèrement la soirée. Ou alors on zappe la case bouffe pour savourer ensemble un verre, ça évite tout faux pas.
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En attendant, ça s’appelle comment, alimentairement parlant, les gens qui n’aiment pas les fromages pourris et les condiments gras ?

La semaine prochaine, nous parlerons statut familial, mmmm…

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Mythomanie virtuelle

Vendredi, j’ai découvert une histoire assez moche sur le blog de Sonia. Une jeune fille paumée s’est fait passer pour ce qu’elle n’était pas, à savoir la sœur d’une jeune fille atteinte de leucémie. Pendant 3 ans, elle a volé les photos de deux autres blogs pour donner chair à Noa, jusqu’à la tuer de leucémie, donc. Violent. Mais elle a fini par être découverte. Même virtuels, les mensonges finisssent toujours par être trop gros.

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Dans la vie, j’ai croisé des mythomanes. Enfin, j’utilise le sens vulgaire du mot, le sens clinique est très restreint. Des menteurs et surtout des menteuses d’ailleurs, des gens aux vies extraordinaires… mais fausses. Sur le coup, on y croit mais arrive le moment où ça n’est plus cohérent, où ça bute. Je veux bien être prise pour une conne mais ne tirez pas trop sur la corde, ça finit par casser. Surtout que grâce à mon empathie (ou mon intuition, je ne sais pas), je ressens avant de comprendre qu’il y a un malaise, une sensation étrange de ne pas être bien en présence de la personne. Jusqu’à comprendre, jusqu’à remettre toutes les pièces en ordre et voir le gros vilain mensonge. 

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Derrière un écran, on se sent plus fort. Quand j’étais community manager chez TGGP, je devais m’inventer des vies pour créer des conversations et faire démarrer la communauté. Je me souviens d’un personnage, notamment, une jeune femme en relation avec un de ses collègues mariés… Jusqu’à ce qu’elle apprenne par accident que la femme de ce dernier était enceinte. Les messages de soutien des autres internautes étaient sincères, ça m’a gênée. Dieu merci, personne n’est arrivé en disant « oh mais moi aussi, il m’est arrivé la même chose », là, j’aurais été carrément mal. Et là, encore, mon mensonge touchait à quelque chose de pas si grave, il n’y a pas mort d’homme si j’ose dire, juste la mort d’un couple qui n’a jamais existé. Mais si ma mythomanie, sponsorisée par mon employeur, n’a fait de mal à personne, à priori, il est des cas, somme toute assez nombreux, où les internautes profitent de l’anonymat pour s’inventer de vrais drames. Top des maladies que l’on est supposés avoir ou dont un membre de notre entourage immédiat a contracté : le cancer et la leucémie. Pas le Sida, c’est un peu honteux. Et si vous mentez pour attirer la tendresse d’une cible amoureuse, le sida, ça complique les choses. Non, le cancer ou la leucémie, c’est bien parce que c’est grave et même mortel pour certains mais surtout la médecine reste encore surprise par certaines rémissions. Pratique : j’ai un cancer, je vais mourir. Ah non, en fait, j’ai guéri, miracle ! Le mythomane virtuel guérit de sa maladie mais le proche en meurt. En cherchant un peu sur le web pour cet article, j’ai trouvé l’histoire d’une maman  de 4 enfants racontant qu’une de ses filles est mourante d’une leucémie. Un jour, elle annonce la mort de la petite. 2 jours plus tard, elle raconte nonchalamment ses soldes. Les autres mamans ont hurlé à la mythomanie. Ok, la vie continue mais deux jours après le décès de son enfant, même
si on est parfaitement insensible, on a le nez dans les démarches pour organiser les obsèques. 

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Et j’ai lu cette phrase, dans cette conversation ou dans une autre : « on croit qu’on peut mentir sur le web car on ne fera du mal qu’à des inconnus donc c’est pas grave ». Oui, du mal. Pour en revenir sur l’histoire de Salomé, des gens ayant un enfant ou un membre de leur famille atteints se sont investis auprès d’elle pour l’aider, la soutenir. Ils se sont investis émotionnellement parlant jusqu’au faux décès d’une enfant qui n’a jamais existé. Mais ça, ils ne l’ont su qu’après. Pleurs, rage, désespoir. Tout ça pour rien. Au-delà de la colère, légitime, reste toujours cette question : pourquoi ? Réponse simple : pour attirer l’attention. Les mécanismes qui nécessitent cette attention sont eux plus compliqués. Besoin de manipuler les gens pour les soumettre, besoin d’exister aux yeux des gens, besoin de s’échapper de son quotidien monotone en s’inventant une autre vie digne d’un téléfilm de M6. Chacun son histoire, je suppose que certains sont plus excusables que d’autres. Mais il n’en reste pas moins que j’ai toujours du mal à comprendre. Déjà dans la vraie vie, le mensonge est difficilement tenable sur le long terme, à moins d’à chaque « nouvelle existence », on évite que les gens au courant de « l’ancienne » entendent parler de ceux qui sont dans la « nouvelle ». Ou on reste régulier sur ses mensonges
pendant des années et des années mais là, faut quand même couper avec la famille et les vieux amis. Mais dans le virtuel, tout est possible, on peut s’inventer plusieurs identités et plusieurs vies. Dieu merci, si j’ose dire, le mythomane, emporté par son désir de reconnaissance, finit toujours par aller trop loin, être incohérent et se faire démasquer. C’est le cas de la maman évoquée plus haut : trop désireuse de ramasser les messages de soutien de ses copines, elle a commis un faux pas.

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Alors quoi ? Ne faut-il plus croire personne ? Peut-on se permettre de douter des gens aux maladies graves car ils n’oseraient pas mentir là-dessus et que nos doutes pourraient les enfoncer ? Je ne sais pas. Je crois qu’avant tout, il faut toujours rester vigilant et se fier à son intuition. Si on sent que quelque chose coince, c’est peut-être parce que c’est le cas. Mais gardons tout de même en tête que sur le web, il n’y a pas que des attention whores et autres pervers manipulateurs. 

 

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Courrier des cœurs, réponse à Agnès

Cette semaine, Agnès nous a posé la question suivante : « Mon chéri a une ex (oui, je sais, comme tout le monde), qui veut
absolument garder contact avec lui. Là, je suis jalouse, mais rien de grave. Ce qui me gonfle, c’est qu’elle veut à tout prix garder une place privilégiée dans sa vie, à part, et qu’il fasse de même. Cela n’est bien sûr pas clairement dit, mais se traduit à travers de nombreuses petites choses : elle refuse de confier ses petits pb perso à ses amis ou son mec, seulement au mien, elle en fait son confident; elle va regarder des photos de moi sur Facebook, et elle l’appelle pour lui dire qu’on ne se ressemble pas du tout; elle lui envoie un mail pour critiquer notre emménagement ensemble, alors qu’il n’a jamais voulu habiter avec elle, elle s’est mise à ne le contacter que sur son mail ou son portable pro « pour ne pas que je sois au courant »; elle lui reparle des chansons qu’ils écoutaient quand ils étaient ensemble; …
Lui, je lui fais confiance, je sais qu’il a bien tourné la page. Par contre, il refuse de croire que ça n’est pas son cas, et considère tout ça comme parfaitement innocent. Pendant tout ça, moi je bous !!!!
Que puis-je faire, soit pour arriver à relativiser tout ça, ou pour lui faire comprendre que non, ça n’est pas si innocent si on met tout bout à bout ??
Please, help…. 
»


La cellule love and sex des vingtenaires s’est réunie et voici ce que nous en pensons.

Tatiana : Alors alors, aujourd’hui je vais pas faire de réponse à la con. Si tu lui fais confiance comme tu dis, tu devrais te foutre des tentatives de cette fille pour se remettre avec (si ce sont des tentatives car si ça se trouve c’est juste qu’elle est hyper nostalgique et qu’elle a du mal à tourner la page). Après certaines personnes sont pas très perspicaces (surtout les mecs) et t’as beau des fois mettre des pancartes lumineuses sous leurs yeux, ils voient rien derrière leur vitres teintées qu’ils ont devant les yeux. Donc ton mec est sûrement sincère quand il dit qu’il ne voit rien de mal. Ou alors, il dit ça pour que tu ne t’inquiètes pas trop.
Quoiqu’il arrive toi tu ne peux rien faire. Pire si tu continues à lui insinuer qu’elle veut se remettre avec, ça va peut-être lui donner des idées. Alors reste tranquille et cette fille se lassera sûrement au bout d’un temps. Ou alors elle réussira à saouler ton copain. 

Enzo : « il refuse de croire que ça n’est pas son cas, et considère tout ça comme parfaitement innocent ».Lui as-tu présenté
les choses mises bout à bout comme ceci ?
Si non, fais le ! Car effectivement il y a des éléments vraiment flagrants…
Si oui, alors, même s’il a tourné la page, monsieur doit aimer se sentir désiré par une foule hystérique de femmes en chaleur (bon, pour l’instant juste sa copine et son ex, c’est pas encore une foule mais c’est un début prometteur) !

Lucas : J’adore la réponse de Tatiana. « Mais moi je reste tranquille »… Ca veut dire qu’il va y avoir du sport » ???Y a pas 36 solutions. C’est comme du temps de ma jeunesse à Street Fighter. Tu la prends entre 4 z’yeux. Pas au téléphone, de visu. Tu lui dis clairement : ton attitude est sournoise, insidieuse, non ne me coupe pas laisse moi finir, tes appels sur le portable professionnel, les remarques à la con par e-mail, la comparaisons implicite que tu mets entre nous deux c’est plus possible. Alors soit tu te calmes et tu l’oublies à jamais, soit je te mets un gros Ha Ryu Ken dans la tronche, option défiguration ultime. Capito ? Tout ça avec un grand sourire, bien entendu. La classe, je sais.

Enzo : Mais dans ce cas, l’ex va aller se plaindre au mec et c’est la fille qui va passer pour une psychopathe !

Lucas : Perso j’adorerais avoir une nana comme ça… Ah j’entends Enzo ronchonner et dire « c’est toha le psychopathe… »

Enzo : Non, en tant que stratège, je pensais juste au « pire » des cas !
Mais effectivement, comme il a l’air d’apprécier être désiré, il peut le prendre comme témoignage positif en ce sens.

Jane : Je pense également que là, c’est l’actuelle qui passe pour une psychopathe si elle menace l’ex. Si le monsieur ne voit pas
que l’ex en question lui tourne autour, il ne risque pas de comprendre pourquoi l’actuelle lui a cassé les deux jambes…
Sinon, moi j’dirai un petit récap’ des faits à monsieur, on met bout à bout (je sais, c’est très énervant de se rendre compte qu’il y a des échanges dans le dos « pour pas te faire mal », alors vu que ça fait mal, on explique que là, ça picotte et ça gratouille alors ton ex t’es gentil qu’elle se trouve une vie) et on lui annonce gentiment que ça te pourrit la vie d’avoir une charogne qui lui tourne autour en attendant qu’il revienne, sans faire de « c’est elle ou moi », il faut réussir à faire passer l’idée que c’est pas normal, c’est lourd, et limite pathétique quand on y pense.

Keira : Les ex envahissantes c’est chiant, surtout quand elles font tout pour te rabaisser.
Les ex envahissantes qui partent vraiment sur un objectif de « on reste potes et tu vis ta vie » c’est cool. Toi tu n’as pas de bol, l’ex de ton mec est de la première option.
Maintenant si ton mec est clair avec toi et elle, je ne vois pas d’autre choix que d’ignorer la grognasse. Si tu t’imposes pour la virer tu vas passer pour la fille soûlante de service. Et elle gagnera haut la main. Passe outre, ne te soucie pas d’elle, tant que tu as 100% confiance en ton mec tout va bien.

Diane : TU LUI FAIS LA TETE AU CARRE A CETTE PETASSE!! Non mais excusez moi mais là il faut arrêter un peu,hein. Déja les ex,
c’est insupportable, mais si en plus c’est une ignoble pourceaude manipulatrice, y’a pu qu’à lui casser la gueule, j’vois rien d’autre. Et pis je voudrais pas dire, mais si ton mec il est pas capable (ou ne veut pas) de voir que c’est une pétasse, c’est louche. Bref, elle=crac boum dans la gueule. Lui=explication entre quat’ zyeux

Tatiana : Moi je dirais pas que c’est une pétasse. après tout elle était là avant la nana. Elle a le droit d’essayer de le récupérer.

Lucas : Tu es tellement joueuse ma belle…

Diane : Ah nonononon, i don’t agree du tout. Elle a eu son tour, ça a pas marché, point. Si il se retrouve célibataire et qu’elle
veut y retourner, grand bien lui fasse, mais il est en couple, et vouloir lui casser ça, déja c’est faire preuve d’un sacré égoïsme. J’ai pour habitude de pas faire aux autres ce que j’aimerais pas qu’on me fasse, et personnellement j’aimerais moyen. Désolée i’m quite catégorique, mais si vous l’aviez pas déja deviné ça fait partie des attitudes qui m’énerve légèrement… (et non, pourtant, ça ne m’est jamais arrivé personnellement!)

Nina : Ouais non, c’est pas du tout innocent. D’abord, elle lui fait ce que j’appellerais des scènes de jalousie.  Regarder les photos de la nouvelle nana de son ex, à la limite, j’en fais autant mais je commente pas. Enfin, pas au mec, je le dis à mes copines et encore…  Par contre, autant j’ai gardé contact avec certains de mes exs, autant il est hors de question de me mêler de leur vie amoureuse, on ne peut pas être juge et partie, si je puis dire. Je ne suis pas sûre que ton mec perçoive réellement son petit jeu, les hommes sont un peu miros des fois, surtout qu’elle semble avoir un petit ami mais il est clair que là, elle joue contre toi. L’idée de tout présenter bout à bout me paraît une bonne chose, aussi, peut-être qu’en additionnant tous les petits détails, il va comprendre.  Et puis puisqu’elle aime fureter, donne-t-en à cœur joie et étale ton bonheur sur Facebook : des photos de ton mec et toi dans votre nouvel appart, en veux-tu, en voilà.  Si elle ne comprend pas que vous êtes heureux ensemble et qu’elle n’a plus une place privilégiée dans la vie de son ex, c’est à désespérer. Puis à force de montrer ton bonheur, elle va peut-être un peu s’énerver et commettra un faux pas. En tout cas, je pense qu’il ne faut pas aller la voir frontalement, tu vas passer pour la méchante de l’histoire, sinon. Et puis les exs, c’est le mal, bordel !

Voilà, ce fut une discussion très intéressante, c’est cool qu’on ne soit pas d’accord, quand même, en espérant que la lanterne d’Agnès soit éclairée.

Si toi aussi, derrière ton petit écran 17 pouces, tu as une question à nous poser, n’hésite plus ! Tu as les comms, les mails (nina.bartoldi(aaaa)gmail.com) et tu peux me trouver sur facebook aussi. Voire twitter. L’est pas belle la vie ?

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Quand c’est non, ben, c’est non

Souvenons-nous, l’entretien et l’angoisse de la réponse. Bah la réponse, la voilà et c’est non. Comme je le disais, la moyenne est de 7 entretiens pour un premier job donc potentiellement 6 non de la part d’un employeur. Et faut savoir le vivre.

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Au début, on ne le prend pas mal, vu qu’on a le nez dans sa recherche. Un de perdu, 10 de retrouvés. D’ailleurs, on n’a pas que cet entretien dans la vie, on continue à candidater.,Mais au bout d’un moment, les non s’enchaînent et on commence à mal le prendre : mais c’est quoi mon problème. En tant que fille sensible, je les prenais de plus en plus mal. D’ailleurs, j’angoissais à attendre la réponse et une fois qu’elle était négative, j’allais me coucher en ressassant l’éternel refrain : « je suis une merde, une sous merde, une crotte de souris et encore, c’est prétentieux de ma part ! Personne ne veut de moi car je ne vaux rien. Y a que mon chat qui veut de moi et encore parce que je lui donne des croquettes ! ». J’exagère à peine.

Evidemment, la chouinerie, ça occupe pas son temps non plus et après les larmes ou la déprime, il faut se remettre à bosser. Oui mais comment ? Il faut tirer une leçon de cet échec, non ? Certains peuvent déjà objecter que ce n’est pas un échec en soi car on ne peut rien contre les autres candidats, y en avait qui avaient un meilleur CV. Peut-être mais l’expérience doit nous servir, sinon, on fait tout ça en vain. Pour ma part, chaque entretien permettait de m’aguerrir, de voir ce qui plaisait et ce qui faisait tiquer, les bonnes attitudes, tout ça. Une candidate professionnelle, voilà ce qu’il faut tendre à devenir. Seulement pour bien apprendre, il faut demander à la personne concernée : le recruteur. Ben oui, c’est quand même la personne la plus à même de vous dire ce qui a marché ou non. Parfois, le recruteur, s’il a eu de la sympathie pour vous, vous le dit d’emblée. Je me souviendrai toute ma vie du « je n’ai rien à redire à votre candidature, elle est parfaite ». Ca devrait faire plaisir mais à l’époque, ça m’avait démontée. Bon alors je suis parfaite et je trouve pas de job, le problème est donc insoluble. Mais là, j’avais eu de la chance car tous les recruteurs n’assurent pas le service après vente : le recrutement est terminé, vient pas demander en plus des explications ! Pourtant, ça aide grandement. Comment savoir si on a fait un faux pas si on ne nous le dit pas ? On a peut-être un tic insupportable, des gestes qui trahissent trop notre anxiété, des choses qu’on aurait dû taire. Mais dites-nous ! Si on vous pose la question, c’est que la réponse nous intéresse vraiment.

Mais le plus dur après ce non, c’est de retrouver l’énergie de repartir. Pour ma part, j’ai eu la chance de ne pas être seule dans le chômage, j’avais ma famille et mes amis. Côté famille, ma sœur ne m’a pas toujours épargnée, m’engueulant salement quand j’étais dans mon trip « je suis une merde, j’abandonne tout et je rentre à la maison ». Argument choc : « et tu vas faire quoi dans le sud, hein ? Tu crois que c’est là-bas que tu vas trouver du boulot ? ». Oui mais pas dans ma branche…

Parlons en de ma branche, tiens. Au fond, si je me ramasse, c’est peut-être que je me suis trompée de voie, que je suis pas faite pour le journalisme. Vers la fin de mon chômage, je m’étais ouverte à la comm et, presque un an après, je peux dire Dieu merci ! Parce que je n’aurais pas forcément postulé au taf que j’ai décroché si j’étais restée strictement sur le journalisme et dieu seul sait où je serais aujourd’hui. Mais bon, le chômage est un investissement en terme de temps et renoncer à ses ambitions, là est le vrai échec. Si j’étais rentrée chez moi, la queue entre les jambes, là, oui, j’aurais échoué. Car il ne faut pas voir un refus comme un échec. C’est ce que j’ai eu du mal à  comprendre. Une candidature qui n’aboutit pas, c’est juste une porte qui se ferme mais il en existe des tas d’autres à ouvrir. Seulement, quand on n’y arrive pas, on a parfois tendance à prendre le problème par le mauvais bout et à chercher des solutions qui ne sont finalement pas les bonnes : prendre un stage ou reprendre des études.

Mais ça, nous en parlerons une prochaine fois.
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Adultère professionnel

Je vous préviens, je vais vous emmerder avec mon “je change de taf” parce que pour une fois qu’il m’arrive un truc qui peut générer plein d’articles, je vais pas me priver !

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Tout commença par un échange de mails. Dès le départ, je me sentis coupable de discuter avec ce Simon que je ne connaissais pas, de lui donner mon numéro de téléphone, de
guetter mon mobile, le cœur battant. Tu sonnes oui ? Mais je sauvais les apparences, je ne laissais rien paraître. Quand on discutait des démissions nombreuses que subit l’agence,
j’approuvais sans rien ajouter. Ouais, tous ces gens qui partent, c’est dingue, hein ! Ne rien dire, ne rien laisser paraître, surtout pas. Puis vint ce coup de téléphone, j’étais, Dieu
merci, chez moi. Dans la clandestinité la plus totale, je prenais rendez-vous avec Simon pour un entretien informel. Mmmm, delicious !

 

Le lundi de l’entretien, Nina dans sa salle de bain. Comment je m’habille ? Il faut que je donne envie de m’embaucher mais que je porte pas un écriteau « je vais à
un entretien » quand même ! Oui, je laisse tomber le style narratif passé simple et co, c’est rigolo un paragraphe, pas deux. Je me pomponne sans en avoir l’air. Mon pressbook est
énorme, je le cache comme je peux dans mon sac mais c’est pas trop ça. Je file vite à mon rendez-vous sans dire où je vais puis je fais un compte rendu à mes parents loin du boulot, au cas où. Ca 
y est, j’ai mordu dans le fruit interdit.

 Tout s’enchaîne, les coups de fils imprudents en pleine journée pour prendre rendez-vous, les confidences aux amis (mais pas beaucoup pour pas porter la poisse). Un jeudi, j’ai rendez-vous chez TMF, chantre de l’élégance et du raffinement donc je DOIS être super sapée. Je shoppe pendant ma pause déjeuner mais je ne trouve rien de rien, c’est laid, c’est moche, c’est triste, c’est mal taillé. Quelle angoisse. Obsédée, j’y retourne le soir et je trouve mon bonheur dans une sobre robe chasuble, parfait. Le lendemain matin, je pars conquérante et en robe à mon entretien mais peut-être en ai-je trop fait puisqu’en arrivant au boulot, avec mon sac Lancel dissimulant à peine mon gros pressbook, Claude me fait « bah alors, t’es drôlement bien habillée ! Tu avais un entretien ou quoi ? » Heu mais non, paaaaaaaaaaas du tout ! Mais les erreurs se multiplient
 

Une semaine plus tard, un peu plus, je reçois ZE coup de fil qui me confirme que je suis prise. Je vais devoir rompre avec mon entreprise pour courir dans les bras de la
nouvelle. Je me cache un peu dans une rue voisine pour appeler toute ma famille, je suis euphorique. Masque tes sentiments, mademoiselle ! Mais hiiiiiiiiiiiiiiiiiii quoi ! Mais le faux
pas n’était pas loin. Quelques jours plus tard, nouveau coup de fil pour m’annoncer mon salaire. Entre midi et deux, je vais à la FNAC et j’appelle ma mère en chemin pour lui en parler. Au retour, alors que je suis sur le quai du métro, ma mère rappelle pour me demander de repréciser certains trucs, je rentre dans la rame en pleine conversation, je m’assois et coupe la conversation. Et là, mon sang se glace : de l’autre côté de l’allée, Guillaume, mon collègue. Et là mon père qui rappelle « Oui, ta mère, elle se souvient pas de ton salaire… – Je te rappelle plus tard, je peux pas parler, là, suis dans le métro ! ». Putain, putain, est-ce qu’il m’a entendue ? On se fait la bise à notre station, on papote en cheminant il ne dit rien. Mais quelques temps plus tard, nous revoici tous les deux dans le RER, cette fois ci, pour aller à une réunion chez Big Entreprise. « Et tu te plais à l’agence ? ». Heu, pourquoi il me demande ça ? Réunion, retour, on reprend le bus et quand on monte dedans (on parlait de Big Entreprise), il me dit : « chut, les bus ont des oreilles ». Putain
mais pourquoi il dit ça ? Bon, comme j’ai pas encore eu l’occasion d’annoncer à tout le monde ma démission, je ne sais toujours pas s’il a entendu quelque chose ou pas, à
suivre.

 Maintenant que mon destin est officiellement lié à TGGP, il faut que je l’annonce à l’agence, comment va se passer la rupture ? A suivre dans le prochain épisode (non, ne me détestez pas !)
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L’imperfection des gens parfaits

Dans notre entourage, nous avons de tout, des amis, des connaissances, des collègues, des voisins, des connards… Dans tout ce petit monde il y a ceux que l’on admire et qui
nous filent un complexe d’infériorité. Genre celui que l’on trouve extrêmement brillant et qui sait tout, celle qui est tellement jolie que vous voyez pas qui pourrait dire le contraire, celui 
qui réussit tout ce qu’il entreprend, celui/celle qui a toujours la classe quoi qu’il arrive… Bon, bref, il y a de ces êtres parfaits qui nous filent un sacré complexe
d’infériorité.

bavoir-miss-perfect

Je suis du genre à aimer admirer les gens pour des raisons X ou Y. Je ne suis pas du genre fan midinette à deux balles, je parle d’une admiration saine, un « qu’il est intelligent, qu’elle est jolie, qu’ils sont brillants ». Pas un « haaaaaaaaaaaaaaaaaaan comme j’le kiffe troooooooooooo ! ». Cependant, les jours de petite humeur, ces gens me
collent carrément un complexe d’infériorité. Peut-être que je me compare trop aux gens mais c’est humain, non ? Donc ces gens parfaits évoluent dans ma bulle, je sais que je n’arriverai pas à leur cheville mais bon, je suis résignée et non aigrie. Et un jour, c’est le faux pas, ces personnes tombent de leur piédestal de perfection.

Imaginons un ami, on l’appellera Octave parce que les gens parfaits, ils vont pas en plus avoir un prénom qui fait rêver. Donc Octave est docteur es sciences politiques, par

exemple, et il a une culture générale qu’on ne prend jamais en défaut. Ca peut marcher avec un ingénieur, un docteur en droit, chimie, chacun choisit ce qu’il veut, hein. Donc Octave, dès qu’il parle, vous vous sentez ignare, nulle, dépassée. Et un jour, vous vous rendez compte qu’Octave amène toujours la conversation vers les 3 mêmes sujets, qu’il est toujours au courant de l’actualité et de l’évolution de deux ou trois pays. Mais pas plus. Paf, pris sur le fait. Conscient de ce fait, vous avez le pouvoir, vous verrouillez ses trois sujets de prédilection et vous constatez que quand vous parlez de votre domaine, là, Octave n’est pas omniscient. Bon, dit comme ça, ça fait genre Octave est un merdeux mais c’est pas forcément mon propos, certains amènent toujours la conversation sur ce qu’ils connaissent sans s’en rendre compte et coupent les conversations partant sur ce qu’ils ne connaissent pas car ça ne les intéresse pas.

 

Ca marche aussi avec la fille ou le gars que vous trouvez physiquement parfait. Et un jour, en regardant bien, vous voyez un défaut. Rien de grave, rien de repoussant mais un
défaut. En fait, elle a pas de jolies cheveux, il a de la brioche… Ce que vous voulez, on s’en fout. Ca peut paraître méchant mais le but n’est pas là de se moquer mais d’être soulagés :
notre ami(e) n’est qu’un humain et on est son égal. Le must have : quand la personne qui vous paraît supérieure vous fait un compliment genre « non mais je suis pas aussi cultivé que 
toi » ou « tu complexes toi ? Mais comment oses-tu, tu les fais tous craquer ? ».

Parce qu’en fait, dans toutes ces histoires, c’est bien nous qui nous mettons en position d’infériorité par rapport à cette personne, soyons clairs. Les personnes qui me font

bien sentir que je suis une merde, je les fréquente pas. S’ils me méprisent, qu’est-ce qu’ils foutent avec moi ? Sans doute idéalise-t-on toujours l’autre, on le voit fort et beau alors
qu’il est comme nous, ni plus ni moins, avec certes ses forces mais aussi ses faiblesses. Je ne me réjouis pas des faiblesses de mes amis, juste que j’aime me rendre compte que je vaux autant qu’eux, qu’ils me considèrent comme leur égale et pas comme une teu-bê à la culture générale inexistante ou qui s’habille comme un sac. Bien sûr qu’il y a des domaines où je me sais faible, bien 
sûr que je ne suis pas omnisciente et que, forcément, mes amis n’ont pas la même culture que moi puisque chacun ses centres d’intérêt. Moi, je saoule mon monde avec le Canada par exemple. Après, par exemple, je ne pourrai pas me la ramener sur le sujet de thèse de LilVirgo, que je ne connais rien au métier de Vicky et qu’elle a tout à m’apprendre sur le sujet, que je ne connais rien en droit et que je vais toujours saouler Summer ou Alex pour qu’ils répondent à mes petites questions juridiques. Bien sûr. Bien sûr que des matins, j’ai trop la tête dans le pâté pour me rendre compte que mon haut et mon bas ne vont pas du tout ensemble. Le but, quelque part, c’est qu’on s’apporte tous quelque chose, je crois. Mais c’est vrai que quand je vois que tous ces gens que je fréquente et qui me semblent parfaits ont aussi des défauts dans la cuirasse, que des fois, ils me voient mieux qu’eux, ben, ça rassure. On est tous imparfaits et c’est normal.

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Je crois que je t’aime…

Par Jane

C’est drôle, quand j’ai demandé à Nina comment on pouvait traduire « je suis amoureuse » en version amicale, nous sommes tombées sur une faille linguistique. Il n’y a rien. « Je suis amicale », oui, certes, mais ce n’est pas ce que je veux dire. Reprenons donc le « je suis tombée en amour » de nos cousins québécois, ce qui donnera « je suis tombée en amitié ».

Non, ça ne fait même pas mal! Et même plutôt du bien.

L’amitié, c’est quoi? Une forme d’amour, ni plus ni moins. Mais un amour auquel on aurait enlevé toute la dimension sexuelle et l’attraction des corps. Non parce que faut pas non plus déconner, je ne couche pas avec tou(te)s mes ami(e)s pour leur prouver que je les apprécie. Se dévouer, parfois c’est bien, mais pas toujours totalement nécessaire… Et l’amitié quand il y a une attirance physique, ce n’est pas de l’amitié. « Non, je ne veux pas franchir le pas avec Maurice, ça gâcherait notre amitié », quelle excuse bidon! S’il y a attirance pour Maurice, ce n’est clairement pas de l’amitié. On se contente d’amitié en espérant qu’un jour il se rendra compte qu’on en voudrait bien un peu plus.

L’amitié, c’est être là pour l’autre. Sans juger. Ok, on peut parfois dire « écoute, tu ne vas pas aimer, mais je pense honnêtement que tu déconnes là » Ce n’est pas juger, parce que quelle que soit la décision de l’autre, ça ne changera rien au regard qu’on porte sur elle/lui. L’image de l’autre ne compte pas. Je suis parfois profondément superficielle, mais je ne crois pas à la grande love story avec un homme qui ne me plaira pas un minimum. En amitié, l’image, on s’en fout. Ma meilleure amie m’a vue en jogging indatable, les cheveux en vrac, le maquillage ayant coulé. Mes exs, assez
rarement (ça fait beaucoup d’un coup à encaisser quand même) Je lui ai tenu les cheveux un soir d’abus alcoolique, sans qu’elle perde une once de glamour à mes yeux, parce que je m’en fous royalement! Je connais la beauté intérieure de mes amis, et c’est tout ce qui compte à mes yeux.

Une autre amie a été mon point fixe lors d’une rupture douloureuse. Elle m’a inlassablement écouté rabacher les mêmes idioties pendant un temps fou. Elle m’a inlassablement rassuré. Elle est inlassablement là quand j’ai besoin d’elle pour me dire que si si, je suis quelqu’un de génial, ou que là, je joue avec le feu. Je sais qu’elle a parfois (dire toujours me ferait vraiment trop mal à l’ego) raison, mais elle ne se formalise pas quand je décide de me casser la gueule toute seule comme une grande. Et elle ramasse les morceaux. J’essaye d’en faire autant pour elle.

Paradoxalement, je suis bien plus exigente en amitié qu’en amour. Peut-être justement à cause de ce détachement de l’image. Nos personnalités doivent être compatibles. Se compléter et s’harmoniser. Je dois apporter quelque chose à l’autre, et vice et  versa. Et comme je suis atrocement rancunière, je ne pardonne pas les faux pas. Oui, c’est bête et méchant. Mais comme en amour, j’ai eu des ruptures amicales très douloureuses. le moment où on se rend compte qu’une personne qu’on croyait être une amie nous lache. Je digère ces ruptures là beaucoup moins bien que les ruptures amoureuses. Parce que la personne avait toute ma confiance, et en a abusé. Ou parce que j’ai beaucoup donné, pour me rendre compte qu’il n’y a personne en face quand j’ai besoin d’une épaule solide et affectueuse. Je ne marche pas au compteur, mais parfois, un minimum syndical est exigé.

Je me rappelle d’une amie pour laquelle j’ai mis ma vie entre parenthèses pendant de longs mois. Elle traversait une période difficile, se retrouvait sans rien, et complètement désarmée. j’ai canalisé sur moi pas mal de l’énergie négative qui l’entourait. Elle s’est servie de moi quand elle en avait besoin, et a du jour au lendemain arrêté de répondre à mes appels, alors qu’elle s’était relevée, et que j’aurais eu besoin d’elle à mon tour. Etrangement, quand on me donne de ses nouvelles, et qu’on me dit qu’elle voudrait me revoir, je réponds que je n’ai aucune envie qu’elle revienne dans ma vie. La rupture fut trop douloureuse.

Maintenant, les gens que j’aime d’amitié, je le leur dis. Autant j’ai du mal à dire « je t’aime » en amour, autant ça me vient facilement en amitié. ca peut parfois surprendre. Non, le fait que je te dise que « je t’aime toua tu saiiiiiiiiiiis » ne veut pas dire que « j’ai envie qu’on milite pour le mariage gay une fois qu’on aura notre labrador chérie, tu fais quoi ces 20 prochaines années? » Ca veut juste dire « ton amitié m’est précieuse, j’apprécie tous les moments qu’on passe ensemble et notre complicité. J’aime ce que tu es, ta personnalité, et tu as une place importante dans ma vie. » Parce que des fois, c’est bien de dire aux gens qui nous entourent qu’ils comptent pour nous… et qu’on les aime!

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Trop canon la meuf !

Non, aujourd’hui, je ne parlerai pas d’un éventuel revirement de cuti de ma part, je suis toujours hétéro. Mais je veux te parler de beauté féminine ou plutôt celle de nos amies
les célébrités parce que, des fois, y a des trucs qui m’interpellent.

Cette semaine est sorti au cinéma le film « Le concile de Pierre », avec Monica Bellucci dans le rôle principal. D’ailleurs, sur l’affiche, on ne voit qu’elle. Et là, quel est l’argument marketing de ce film ? « Ouais, Monica a accepté de s’enlaidir ». Donc, s’enlaidir, c’est se couper les cheveux et se mettre de la boue sur la joue ? Bon, pour le coup des cheveux, je pourrais me vexer mais bon, y a plein de belles filles avec des cheveux courts comme Carole Bouquet et Cécile de France ou Miranda dans Sex and the city. Enfin, bref, c’est pas un article capillaire, reste lecteur ! Donc moi, je n’ai pas vu ce film mais j’ai vu la bande annonce en allant voir Prête moi ta main avec Gauthier l’autre jour. La bande annonce se termine sur un gros plan du visage pensif de Monica qui regarde par le hublot d’un avion. Non mais vous croyez vraiment qu’on aurait intégré un gros plan comme ça d’une fille moche ? Non mais rien que pour ça, j’ai pas envie de voir le film.

 

Dans l’industrie du cinéma, ils aiment ça l’argument « elle s’est enlaidie, quel courage ! ». On nous a fait le coup avec Nicole Kidman, Charlize Theron, Natalie
Portman et j’en oublie certainement. Donc, si je résume être une actrice belle et accepter de s’enlaidir, c’est une preuve de courage ? Elles ne font que leur travail ! Tous les rôles ne demandent pas aux actrices d’être juste belle, faut composer parfois un peu ! Va-t-on applaudir une infirmière qui nettoie un malade qui s’est fait dessus ? Non ! Alors pourquoi applaudir une comédienne qui ne fait que son boulot ? Ces actrices sont effectivement très belles (quoi que Charlize Theron, je la trouve un peu banale par rapport aux autres) et c’est sûr que quand on est belle, c’est pas toujours facile de s’enlaidir. Non mais c’est vrai mesdemoiselles, laquelle d’entre nous serait ravie de sortir de chez elle enlaidie ? Perso, moi, même pour aller au supermarché, je reste pas en jogging ! Bon, je me maquille pas, quand même, faut pas déconner (surtout que les beaux caissiers, c’est au McDo qu’ils sont) mais c’est vrai que je suis incapable de sortir chez moi avec les cheveux sales ou un t-shirt souillé, par exemple.

 

Mais il n’y a pas que ça. Avez-vous remarqué comme on a tendance à dire « elle a accepté de s’enlaidir, c’est une vraie actrice ». Sous-entendrait-on qu’en fait, l’actrice en question ne doit son métier et sa renommée qu’à sa beauté ? Bon, pour Monica ou Charlize, c’est vrai que leur carrière n’est pas particulièrement marquée par de grands rôles de composition, c’est plus « Sois belle et tais-toi ». Mais bon Nicole Kidman, elle a quand même su montrer qu’elle déchirait, belle ou pas ! Parce que si je comprends bien, une belle actrice ne peut être bonne (donc une bonne actrice est forcément laide ?). C’est la jalousie qui parle ou pas ? C’est intéressant de voir qu’une femme belle est toujours suspecte. Genre sans son physique, elle n’aurait pas réussi. Faut être honnête, pour faire actrice, faut quand même un physique. Pas forcément être une bonnasse intégrale à la Pamela Anderson (qui n’a pas un très joli visage et qui n’est pas une excellente actrice puisqu’elle joue plus avec ses seins qu’avec le reste de son corps), il y a des actrices qui ont un charme fou. Je parlais de Prête moi ta main plus haut : ben, moi, Charlotte Gainsbourg, je la trouve bourrée de charme. J’avoue que ses premières prestations cinématographiques ne m’ont pas vraiment convaincue mais là, on sent la femme sereine et sûre d’elle. Mais revenons-en à la beauté. Ne peut-on pas être belle ET douée ? Il est évident que certains films ne jouent que sur la plastique de la comédienne donc on s’en fout qu’elle soit douée, on lui demande juste d’être belle, de prendre des pauses interminables, des tenues sexy et tout ça. Bon, là, effectivement, on peut remettre en doute ses qualités d’actrice. C’est vrai que Monica n’a pas eu des rôles vraiment réfléchis, surtout dans Matrix où elle a un rôle de potiche intégrale. Peut-être ne lui propose-t-on pas d’autres rôles, j’en sais rien (j’avoue que je m’en fous un peu, en plus). Mais c’est hallucinant comme on attend toujours les belles actrices au tournant : « ah, là, elle va pas pouvoir jouer sur sa plastique, on va vraiment voir si elle vaut le coup ou pas ! ». Bon, en l’occurrence, je suis pas sûre que le Concile de Pierre soit un rôle totalement novateur pour miss Monica mais pourquoi on ne fait pas de même avec des actrices à la plastique moins irréprochable mais qui s’enferment toujours dans le même rôle ? Par exemple, Mimi Mathy, pourquoi personne ne l’attendrait au tournant si elle jouait un rôle dramatique ? Non parce que sorti des films comiques et de Joséphine, l’ange gardien, on sait pas de quoi elle est capable, Mimi.

 

En somme, je ne comprends pas pourquoi la beauté et le talent seraient forcément antinomiques. Certaines actrices sublimissimes sont capables de tout jouer, comme leur métier le leur demande. Alors ne nous enthousiasmons pas parce qu’elles ont accepté de s’enlaidir. Et arrêtons de guetter le faux pas ! Oui, on peut être belle et talentueuse, heureusement, d’ailleurs !

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Les hommes parlent des femmes (et disent n’’importe quoi)

Dans la série « entre sexes, on ne se comprend pas », j’ai eu l’occasion de me rendre compte que les hommes fonctionnent comme nous : au cliché. De façon générale, les hommes adorent nous ranger dans des tiroirs : si on est infirmière ou secrétaire, on est cochonnes. Si on a des gros seins, on est cochonne. Si on est blonde, on est cochonne. Si on est brune, on est chaude comme la braise. Si on est rousse, on est sulfureuse. Si on a des lunettes, on est le feu qui couve sous la glace. Si on est instit, on est perverses et on cache notre jeu. Par contre, si on porte un vieux gilet de grand-mère avec une jupe en laine et des mocassins sans talons, on est frigide, on n’intéresse personne. D’ailleurs, dans les films pornos, vous remarquerez qu’il n’y a jamais de physicienne ou de conductrice de bus. Pourtant, dans ces catégories socio-professionnelles, il y a aussi de belles filles.
 
Forcément, les tiroirs, ça nous rassure. La psychologie féminine, ça paraît compliqué et ils ne savent jamais comment nous prendre (je ne parle pas de sexe dans cette phrase). Car les hommes pensent tous que nous avons été gavées de contes de fées durant toute notre enfance. Donc il faut toujours agir en conséquence et attention au faux pas. Et bien non, messieurs. Je ne rêve pas d’être la nouvelle Cendrillon ou la nouvelle Belle au Bois dormant, absolument pas. Déjà, messieurs, apprenez que les fleurs ne font pas tout. Dans tous les films romantico-concon censés augmenter les ventes de Kleenex, l’homme offre des fleurs, tout le temps, pour rien. Un premier rendez-vous ? Un bouquet. Une demande en mariage ? Une alliance glissée au milieu des roses (très malin, on se déchire les mains pour la récupérer. Une alliance sur un doigt en sang, c’est original…). Une dispute ? Un bouquet pour se réconcilier. Il a pété au lit ? Un bouquet. Alors messieurs, les fleurs, c’est joli mais ça ne sert pas à tout.
 
La semaine dernière, je vais chez le fleuriste pour offrir un bouquet à ma sœur (elle avait gardé Kenya pendant mon week-end breton). Un monsieur est en train d’acheter un énorme bouquet de roses rouges. Au passage, on n’offre les roses jours que par nombre impair… Je ne sais pas pourquoi mais c’est comme ça. Donc ce monsieur achète ça, j’observe la scène d’œil vide quand les deux hommes devant moi commencent à rigoler : « Ben si avec ça, elle te pardonne pas, c’est que je comprends pas !
– Ouais, t’as tout bon, mec, elle va craquer !
– Heu… J’espère. »
Je lève les yeux au ciel : mais qu’est-ce qu’ils en savent ? Bon, vu leurs têtes, je pense qu’ils ont appris la psychologie féminine devant les films pour adulte ou chez Bataille et Fontaine mais pas avec des vraies femmes. Pourquoi les hommes pensent toujours qu’un bouquet de fleurs va tout arranger. Surtout que, dans ce cas-là, vu la taille du bouquet, il l’a au moins trompée avec sa sœur, c’est pas possible ! Personnellement, en cas de grave problème avec monsieur, ce n’est pas des roses qui arrangeront les choses. De toute façon, j’ai pas de vases et moi, j’aime les lys.
 
Mais le bouquet de fleurs ou le bijou pour les plus fortunés permet d’éviter les discussions. Oui parce que, pour les hommes, l’explication avec la femme semble à proscrire à tout prix. Dans toutes mes relations amoureuses, c’est toujours moi qui ai abordé les sujets délicats parce qu’il y a parfois des abcès à percer. Et des fois, de parler montre à monsieur que la montagne qu’il imaginait était un trou de taupe. Exemple : quelques mois après le début de ma relation avec Guillaume premier du nom, le voilà qui prend soudain de la distance avec moi, chacune de mes paroles est accueillie par un grognement. Le voilà qui passe en mode agressif, ce que je ne supporte absolument pas. S’il a des soucis, qu’il m’en parle mais qu’il ne me traite pas comme ça. Je sens la rupture proche, je serre les fesses, je l’attends. De toute façon, s’il continue comme ça, c’est moi qui vais rompre. Et un soir, j’apprends le pourquoi du comment. En fait, ce soir-là, on devait aller au bowling entre copains et le voilà qui m’appelle pour annuler car il a une migraine. Guillaume, c’était pratique, dès qu’il avait un souci, il avait une migraine donc il ne pouvait rien me cacher. On commence à discuter et il avoue qu’il se pose des questions sur nous. Ah, nous y voilà ! « Tu comprends, ça fait 6 mois qu’on est ensemble et je t’ai pas encore dit je t’aime. » Alors, c’était donc ça ? Ce n’était QUE ça ? Il faut savoir que Guillaume n’avait aucune spontanéité. La première fois qu’il m’a dit je t’aime, il a mis deux heures à amener la conversation pour le dire. Donc je lui dis : « mais mon chéri, c’est pas grave ! Est-ce que
je t’ai demandé de me le dire ? J’ai pas besoin de l’entendre. » Abcès crevé.
 
Mais les hommes craignent les conversations car ils les assimilent aussitôt à des crises d’hystérie. Il est vrai que, nous, les femmes, on pleure plus facilement qu’eux. Autant en public, je suis incapable de pleurer, trop fière. Mais en privé, quand les vannes s’ouvrent, c’est le déluge. Seulement, souvent, si je pleure, c’est parce que je me heurte à un mur et que je ne comprends plus. La relation ne va pas et il faut arrêter ? Mais pourquoi ? Je ne peux pas me contenter d’une déclaration comme ça. Il est vrai que j’ai le défaut de toujours croire que l’échec d’une relation amoureuse m’incombe, ce qui me vaut de sacrées remontées de bretelles de la part de Gauthier. « Moumour, tu as fait des efforts, ça ne marche pas, ça arrive. Toi, tu as fait ce que tu avais à faire, ce n’est pas ta faute. » Je peux le concevoir mais que monsieur m’explique pourquoi ça ne marche pas et, là, la pilule passe. Ce n’est pas parce qu’il m’a vue sans maquillage, je suis rassurée. Messieurs, on peut discuter gravement avec une femme calmement, sans qu’elle casse toutes les assiettes ou vous envoie
votre bouquet à la figure.
 
Ce qui est amusant, aussi, c’est la relation que les hommes établissent entre notre humeur et nos règles. Alors, il est vrai que les hormones jouent sur notre état d’esprit mais arrêtez de croire que humeur boudeuse rime avec règles douloureuses (ou pas d’ailleurs). Si on vous reproche quelque chose, ce n’est pas parce qu’on a un tampon entre les jambes, c’est parce que vous le méritez. Tout ne s’explique pas par notre flux menstruel, ce serait trop facile. D’ailleurs, moi, je n’ai pas de règles douloureuses donc ça ne me rend pas chiante.
 
De l’autre côté, l’homme a peur de se comporter de telle façon qu’on pourrait exagérément s’attacher à lui. L’autre soir, je prenais un bain avec mon Cosmo (ce sont les joies du célibat, ça !) et le magazine fait un article sur « ce qu’ils pensent après l’amour. » Florilège : « A ce qui l’attend si elle s’imagine que nous entamons une relation sérieuse », « à remettre mon pantalon dignement et dévaler l’escalier le plus vite possible », « A mon talent, j’ai réussi à ne pas prononcer le mot amour , « à ce que je vais répondre si elle me demande mon numéro de portable », « au pire : pourvu qu’elle ne me demande pas si je l’aime ». Rassurons-nous, il n’y avait pas que ça…Alors, je vous le dis, messieurs : non, les femmes ne pensent pas que la brouette amène directement à l’autel ! D’ailleurs, beaucoup de filles n’ont pas du tout envie de se marier… On ne sait pas où une relation peut nous amener et, au début, on ne se prend pas la tête à savoir si on va s’installer dans son appart ou le nôtre. De plus, je ne demande jamais à un homme s’il m’aime. S’il veut me le dire, il n’a qu’à le faire, je vais pas le forcer non plus. Et s’il me le dit, je ne suis même pas obligée de le croire ou de penser que ce je t’aime est une demande en mariage. Hé oui je vous le dis : les femmes ne sont pas des psychopathes qui sautent sur le premier mec qui passe en espérant lui mettre la corde au cou. Nous ne nous prenons pas pour des princesses de la collection Harlequin.
 
Voilà, messieurs, arrêtez d’avoir peur du prétendu romantisme du sexe dit faible. Et arrêtez de croire qu’un cadeau fera passer n’importe quelle pilule !
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