PS story

Un jour, Dieu seul sait pourquoi, mon cœur politique se posa à gauche. Plutôt comique pour une fille dont toute la famille est à droite et qui n’est pas dans une logique de rébellion. Mais voilà, ce choix politique n’est pas une sinécure, pas du tout. Surtout en France. Parce que des fois, le PS, c’est quand même la lose.



J’ai beaucoup ri de Ségolène. Le faisait-elle exprès, je n’en sais rien. Le truc des excuses à un moment, c’était bon comme du chocolat noir au sésame (je vous le conseille, c’est excellent), sa mission super importante confiée à elle seule par l’ONU alors que c’est pas vrai, c’est meilleur qu’un Kinder Pingui. Je passe sur tous ses déplacements partout, tout le temps, telle une secrétaire du principal parti de l’opposition qu’elle n’est pas. Et puis voilà, nouveau rebondissement dans l’univers impitoyable du PS : Martine Aubry n’aurait pas gagné les élections et en fait, la vraie secrétaire du parti, ce serait Ségolène. Oh ben dis donc ! Alors, là, si un militant PS royaliste passe dans le coin, est-ce qu’il peut m’expliquer pourquoi cette bonne femme arrive encore à remporter possiblement une élection dans son parti après ses multiples pétages de plomb ? Non parce que ça m’intéresse, hein.


Y a des jours, je suis ravie de ne jamais avoir pris ma carte de militante, je crois que j’aurais fait une petite dépression quand même. Parce qu’autant je déteste Ségolène, je ne porte pas particulièrement Martine dans mon cœur non plus. Quant à Benoît Hamon, ce que j’aime le plus chez lui, ce sont ses yeux et ses couilles quand il va faire un doigt à Yann Barthès sur le plateau du petit journal. J’aime bien Bruno Julliard aussi mais pour les mêmes raisons triviales. Bref, j’en ris, parfois jaune, mais je n’attends plus d’homme ou de femme providentielle pour sortir ce parti de cet espèce de grand guignolisme. Oh, je me rends bien compte que l’herbe n’est pas plus verte ailleurs, je pense que je détesterais aussi être de droite à l’heure actuelle entre sa Sainteté (qui, paraît-il, aurait engrossé la Sainte Nitouche Carla, on n’a pas fini d’en baver si c’est vrai) et ses bouffons parfois assez effrayants avec les Frédéric Lefebvre, le Bernard Koutchner à la veste explosée tant il l’a retournée, Roselyne Bachelot et ses crocs, ses déclarations… Sans parler de Christine Boutin, la Muriel Robin pas drôle de la bande. Le Modem, c’est pas mieux, hein, entre un leader sous-charismatique qui refuse de partager sa lumière et… et personne, ils se sont tous barrés.


Alors on me dira que ce qui compte, ce sont les idées et pas les personnalités. Oui mais alors non. Parce que l’idée d’une Ségolène présidente de la République me file des sueurs froides même si après 2 ans de sarkozysme, plus rien ne devrait m’effrayer tant tout est hallucinant avec lui. Mais voilà, quand l’ego dépasse la conviction politique (ce qui est le cas de l’immense majorité des politiques), je suis désolée mais je ne suis plus. Le politique se doit être au service de la nation et des citoyens, pas de ses propres ambitions. La PS story me fait marrer, jaune certes, mais je ne peux tout de même pas en pleurer. Mais c’est assez révélateur des ambitions personnelles de toute une classe politique. Le problème du PS, finalement, c’est que Mitterrand avait choisi comme dauphin un mec qui ne voulait surtout pas une trop lourde responsabilité pour problèmes de santé (en 94, Jospin se rêvait ambassadeur pour soigner ses problèmes de thyroïde), dauphin qui a quitté le navire en plein naufrage sans penser à laisser les commandes à un homme de poigne. J’ai beaucoup de sympathie pour François Hollande mais ce n’est pas un leader, juste un bon gestionnaire. Du coup, ça se déchire pour prendre les rênes avec les conséquences que l’on sait. Ca me blase. Au moins, à droite, Nicolas, il n’a pas laissé de place aux autres… Mais après lui, le déluge ?


Bon, j’attends avec impatience le prochain épisode, je sens qu’on va encore rire.

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Ma famille concurrence les Feux de l’’Amour

Lecteur, tu as peut-être remarqué que, parfois, j’étais un peu bizarre, un peu sur une autre planète…Et bien, je crois que ça vient tout simplement de ma famille ! En effet, j’ai pu me rendre compte récemment qu’ils étaient tous frappadingues là-dedans !
 
Je t’ai déjà parlé de la famille de mon père, avec ma chère grand-mère, voici donc aujourd’hui le côté maternel, le seul que je fréquente, pour tout dire. Ma mère est la 2ème d’une famille de cinq filles, elle s’entend bien avec toutes ses sœurs sauf feu n°4, décédée il y a trois ans. Les quatre sœurs restantes sont semblables et différentes à la fois mais elles se serrent les coudes. Aujourd’hui, je parlerai de n°1 et n°5 (je sais, ce n’est pas classe de les appeler par un numéro mais ça ira plus vite que de trouver des faux noms à tout ce monde).
Deux pour le prix d'une!
 
N°1, que j’adore (c’est ma marraine !) est professeur d’histoire et géographie dans un lycée, elle entame sa dernière année d’enseignement et, zou, à la retraite ! Normalement, il lui restait encore cinq ans à faire mais je n’ai pas trop compris pourquoi elle part dès à présent. Elle est veuve et a trois enfants entre 25 et 30 ans, plus un chien qui fait tellement de conneries que Kenya, à côté, c’est le prix nobel de la sagesse.
 
N°5, c’est l’excentrique de la famille. Les cheveux oranges, lunette rouges (comme ma mère, ceci étant dit), vêtements géniaux, bijoux énormes… Elle a refait tout l’intérieur de sa maison, c’est fantastique ! C’est très coloré, très original, on aime ou on déteste. Cette tante-là est infirmière libérale, elle vit en concubinage depuis près de 20 ans avec son ami qui est le père de leur fils, mon cousin le plus jeune avec qui je m’entends particulièrement bien. En fait, je les aime bien car ce sont quasiment les seuls de gauche de ma famille et je me sens moins seule lors des repas.
 
Jeune, je me souviens que n°5 m’avait dit qu’elle voulait se marier pour ses 50 ans, je crois, nous étions parties toutes les deux à imaginer notre mariage commun (oui car on trouvait amusant de se marier le même jour). Mais son compagnon, Oncle n°1, est contre le mariage. Déjà, il ne rentre jamais dans les églises, sauf pour les enterrements. Je me souviens, pour le baptême du fils aîné de ma cousine (grand moment, faudra que j’écrive un article du dimanche dessus, tiens), il est venu avec son fils, ils ont fait la bise à tout le monde, ils sont restés dehors tout le temps de la cérémonie, ils ont refait la bise en sortant et c’est tout, nous n’étions pas invités au repas.
 
Il est donc contre ce qui est religieux mais il est aussi contre le mariage civil et même le PACS, ça ne lui plaisait pas. Il est comme ça, lui, il est libre Max. Je l’aime beaucoup parce qu’il a traversé le Canada en solex et ça me fait rêver, j’aurais aimé en faire autant…
 
Il y a près d’un mois, je rentre sur Paris, Arnaud me récupère à la gare, nous allons nous poser dans un café car mon train est annulé. J’en profite pour appeler ma maman, histoire de lui dire que je ne suis pas morte dans le train et là, elle m’annonce : « nous sommes de mariage en juin ! ». Petit tour d’horizon de ma famille : tante n°3 a bien un « ami » depuis 10 ans mais ces deux-là ne se marieront jamais. Cousine n°1 est célibataire, cousin n°1 et n°4 gays donc pour l’heure, ça ne peut pas être eux, cousine n°2 vient de divorcer. Ca ne peut pas non plus être ma sœur Alice, ma mère ne me l’aurait pas annoncé sur un ton aussi badin. Reste donc cousin n°2 mais il ne sort avec sa Bretonne (décidément) que depuis un an et demi. Quant à cousin n°3, le caille-ra de service (on se demande comment ça se fait qu’il ne soit pas encore en prison, grosso modo), ma mère ne m’en aurait pas parlé. Alors qui se marie ?
Et bien tante n°5 et oncle n°1 mais « ils divorcent juste après, c’est juste pour les impôts ». Je rigole, persuadée que c’est une blague.
 
Je redescends donc dans mon sud natal ce week-end, ma grand-mère (maternelle, of course) est conviée au déjeuner. On discute, on rigole puis revient sur le tapis cette histoire de mariage.
« Mais c’est une blague, non ? m’enquis-je.
– Non ! répond ma mère. Tante n°5 se marie en juin.
– Nooooooon pas du tout ! intervient ma grand-mère. En juin, oncle n°1 se marie avec tante n°1 puis il divorce pour se marier avec tante n°5 et redivorcer. »
 
Quoi ? Mais qu’est-ce que c’est cette histoire ? Suis-je en train de rêver ? Me suis-je retrouvée par les mystères du songe dans la peau de Nicky ou Victoria (ou n’importe quelle pintade des Feux de l’Amour). Je me mets à rigoler : « ahahah, n’importe quoi ! ». Mais ma grand-mère n’en démord pas : oncle n°1 va épouser tante n°1 puis divorcer pour épouser tante n°5 et s’en séparer. Alors que j’essaie de replacer ma mâchoire tombée, mon père part dans de grandes explications sur le divorce. Je te le répète lecteur car c’est intéressant. « Tu vois, on peut pas se remarier de suite après un divorce, il faut attendre 9 mois. Et pourquoi 9 mois, comme par hasard ? C’est pour être sûr que la divorcée n’est pas enceinte de son ex-mari ». Oui, enfin, aujourd’hui, faut rajouter des tests de paternité aussi car une fraîche divorcée peut tout à fait être enceinte de son amant… hum ! hum !
 
Samedi, alors que je partais faire l’andouille avec Clara et mes camarades de promos j’ai croisé tante n°5 mais je n’ai pas eu le temps de lui demander pour cette histoire de mariage, divorce… Ils sont tellement frappadingues dans ma famille que ça ne m’étonnerait pas que ce soit vrai, au fond. Je ne sais donc pas au mariage de qui je vais assister en juin mais comme dirait ma mère : « du moment qu’on boit le champagne, moi, je m’en fiche ! »
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