Go Hollande, go !

La semaine dernière, François Hollande version 2011 (donc aminci) a fait une annonce fracassante : il est candidat aux primaires socialistes. Bon, ok, tout le monde a dit “oui, c’est bien mais DSK, il a rien à nous dire ?” mais moi, je vais vous faire une confession : je l’aime bien François.

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Mon affection n’a rien de politique, ce n’est qu’un sentiment. Ceux qui me lisent depuis longtemps connaissent mon affection pour les outsiders, les petits poucets, ceux sur qui on n’aurait pas misé un kopeck mais qui, finalement, s’en sortent bien voire mieux que bien. J’ai toujours en tête l’histoire de l’Australien, Steve Bradbury, qui a remporté la
course de vitesse en patinage car tous les autres s’étaient vautrés devant et qu’il n’avait eu qu’à rester debout. On peut débattre sur la qualité de son titre : il a gagné précisément parce qu’il était mauvais et qu’il était bien derrière les autres mais c’est justement ça qui est beau, ce petit aléa du destin qui transforme un loser en winner. Une leçon de vie, même : c’est pas parce que t’es mal barré qu’à la fin, tu ne peux pas devenir champion olympique.

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François, c’est mon outsider chouchou. Parce qu’en plus d’être le petit poucet en qui personne ne croit (à part sa copine et moi), il a une revanche à prendre. Observons un peu la carrière de François. Grand adversaire de Chirac en Corrèze, homme de paille de Jospin en 97 style “tiens, tu gardes le parti pendant que je fais premier ministre”. On sait bien que les chefs de partis, faut s’en méfier un peu comme Balladur ou Sarkozy. Mais non, François fut un fidèle lieutenant. 2007, alors qu’il est encore secrétaire du parti, qui se présente aux élections présidentielles pour le PS ? Sa propre compagne, Ségolène Royal. Une campagne où il se retrouve sur le devant de la scène en tant que “compagnon de”, on se gausse “ahah, François Hollande, première Dame !”, on a droit aux photos de son faux mariage tahitien dans Paris Match. Et finalement, à la fin de la campagne, on apprend que Ségo et lui, c’est fini. Marrant comme nos deux candidats principaux ont triché sur leur statut marital, comme si un divorce pouvait leur faire perdre des points… Je suppose que oui mais là n’est pas le sujet. François, éternel lieutenant, éternel faire-valoir.

 

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Et puis le François 2011 est arrivé. Plus mince, plus sémillant, plus ambitieux. Il veut enfin jouer un premier rôle et moi, je dis oui ! Parce que ce serait une belle revanche et que ça me ferait bien marrer, surtout vis à vis de Ségo que j’aime si peu (voire pas du tout). Et puis, je l’aime bien François. C’est un peu un mec que j’aimerais bien avoir comme oncle, par exemple. Qui nous invite le dimanche à déjeuner chez lui et fait un barbecue, il nous raconte des anecdotes marrantes, fait des traits d’humour… Il paraît qu’il est très drôle. Et comme je n’ai pas beaucoup de tontons (2 dont un que j’ai pas vu depuis 10 ans), forcément, ça me rend sensible.

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Au fond, j’ai envie de voir Hollande comme un nouveau Chirac. Pas pour le côté magouilleur, pas du tout mais pour le côté “mec qu’on pensait fini mais qui finalement massacre tout le monde”. Parce que mine de rien, l’élection de Chirac en 95, ça m’avait fait un peu plaisir pour ça, pour le côté “on l’avait tous enterré, on croyait tous en Balladur et tadan!”. Bon, en 95, je rappelle que j’avais 15 ans et que mon éducation politique, je la faisais essentiellement devant les Guignols donc on comprendra le manque total de pertinence dans mon analyse. Hollande, ce serait un peu un nouveau Chirac en moins tueur (à ce que j’en sais), le Président débonnaire qui prendrait un peu soin de nous, qui raconterait de bonnes blagues à Obama au lieu de faire la gueule dans son coin, qui n’épouserait pas une chanteuse éthérée. Plus qu’un Président, ce serait un super tonton. Mmmm, Corrézien comme Chirac, “tonton” comme on surnommait Mitterrand (ok, ce n’était pas du tout pour les mêmes raisons). Y a que moi qui y vois comme des signes évidents du destin ?

PS : cet article est la pire “analyse” politique du monde mais j’assume.

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DESPROGES MON AMOUR

Par DianeFrançaises, français, belges, belges, vingtenaires, vingtenettes,Pierre, pierrot, lecteurs chéris mon amour,

 
Voilà aujourd’hui 20 ans que Pierre Desproges est mort. Oui, je sais, il est mort en avril et on est en janvier, donc techniquement ça fait pas encore 20 ans, mais je vous ferais
remarquer que s’arrêter à de tels détails tatillons et puérils n’est pas franchement intelligent, et puis ne commencez pas à m’interrompre comme ça dès le début ça va m’énerver.
20 ans, disais-je, que ce fabuleux trublion politiquement incorrect a cessé de trublioner et de titiller nos zygomatiques pour aller s’enterrer au père Lachaise, entre Petrucciani
et Chopin.
Une dernière résidence dont l »épitaphe originelle a malheureusement été jugée un peu trop trublionement incorrecte (« Pierre Desproges est mort d’un cancer sans l’assistance du professeur Schwartzenberg») par les biens pensants qu’il assaisonnait copieusement et régulièrement de sa haine ordinaire. 
Mais qu’est ce que tu dirais, Pierrot (tu permets que je t’appelle Pierrot), si tu pouvais voir ce qu’on est devenus, sans toi?
On tient sa langue, on est mous, on lit closer, voici et la biographie de cécilia sarkozy, on a élu un mec gréffé à ses ray-ban et à ses faires valoirs (hommes, femmes enfants,
faux amis et rolex) qui se shoote à l’ego, au pouvoir et aux photos pipole comme représentant de tous les français aux piteux yeux du monde, on dégomme mère Nature, on fait la gueguerre, on piste les délinquants à la maternelle, on écoute nos MP3 à fond dans le métro sans écouteurs, on s’excite plus à la publication de photos de manaudou à poil sur le net qu’à la mort de Nougaro, on veut travailler, travailler, travailler, pour avoir du fric, du fric, du fric, pour pouvoir consommer, consommer, consommer, nous ruer dans les magasins, encore, courir avec une délectation vibrante d’extase consumériste nous coller à d’autres chercheurs d’or suintants d’excitation fébrile et se prendre une ou deux vieilles emperlouzées à chihuahua et vison véritable en pleine face, et leur planter notre talon dans les tibias, parce qu’on l’avait vu en premier, le sac vuitton à -50%, on va pas se laisser marcher dessus par une vieille mamie-la-tremblotte non plus merde!!
Tu avais raison, Pierre, on peut rire, de tout, mais pas avec tout le monde. On peut même pas  s’moquer de Mahomet sans se retrouver avec une bombe sous le paillasson ou se
faire attaquer en justice (heureusement charlie hebdo est revenu…)
 
COUVERTURE MAHOMET 
 
Les aveugles ont bon dos d’être les bénéficiaires d’une puante bienséance qui les fait hypocritement appeler « non voyants » tandis qu’entourés de centaines de
personnes à st lazare le matin ils se prennent les murs avec bienséance, aussi.
 
Mais où est-elle, Pierronounet (tu permets que je t’appelles pierronounet), où est-elle, cette fièvre, cet enthousiasme vibrant, cette passion fébrile, cette intarissable soif de
savoir, de justice et de raison qui embrasait naguère avec ardeur et éloquence nos plus brillants cerveaux d’une inextinguible flamme humaniste? Nous sommes mous, taris, vidés,lympathiques, décérébrés, légumineux, exsangues,atrophiés du bulbe,diminués,hypo-courroucés,neurasthéniques,flegmatiques et gélatineux. Gracq est mort, tout le monde s’en fout. Pour un peu que Mme de Fontenay aille casser sa pipe, on lui ferait des funérailles nationales. 
Mais je m’égare, et pas seulement au gorille.
J’ai peur, Pierrot, l’ombre misanthropique plane sur ma foi en l’humanité. Je lis Axel Kahn, Picouly et Philippe Val, et mon petit coeur se gonfle d’un léger espoir qui croit entrevoir en l’homme l’émergence, ou plutot la survivance d’une foi, d’une croyance, voire d’une certitude qui fait penser à l’homme qu’il peut vivre son éphémère vie en regardant plus loin que le bout de son pouvoir d’achat, qu’il peut être utile, qu’il peut découvrir, apprendre, et vivre sa vie sans corruption, en étant, tout simplement, raisonnable et humain.
Ca me rappelle ce que tu me racontais jadis:
« On a envie d’aimer mais on ne peut pas. Tu es là, homme mon frère, mon semblable, mon presque-moi. Tu es là, près de moi, je te tends les bras, je cherche la chaleur de ton
amitié. Mais au moment même où j’espère que je vais t’aimer, tu me regardes et tu dis :
— Vous avez vu Serge Lama samedi sur la Une, c’était chouette. »
 
Pourtant je persiste. Il y a 20 ans que tu es mort, et je ne m’en fous pas! Je suis triste! J’ai les badigoinces à l’envers et la rate en berne, et ce soir, ma choucroute a un arrière-goût d’atrabile. Je t’ai écouté, j’ai lu Vialatte et Aragon, et délaissé un peu ( un peu) Pif gadget. Aragon justement, rappelle toi:
 
« votre enfer est pourtant le mien
nous vivons sous le même rêgne
et lorsque vous saignez je saigne
et je meurs de vos mêmes liens.
 
Quelle heure est-il, quel temps fait t-il,
j’aurais tant aimé cependant
gagner pour vous pour moi perdant
avoir été peut-être utile.
 
C’est un rêve modeste et fou,
il aurait mieux valu le taire
vous me mettrez avec en terre,
comme une étoile au fond d’un trou. » 
 
Rhhaa je souffre, ver de terre amoureuse d’une étoile; mais du fond de ton trou tu m’éclaires toujours Pierrot, alors vivons heureux en attendant la mort, et d’ici là, n’oublions
pas qu’il faut rire de tout. c’est extrêmement important.C’est la seule humaine façon de friser la lucidité sans tomber dedans.
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Pourquoi les beaux sont-ils toujours avec des moches ?

Par  Tatiana

Un vendredi soir sur Paris : réunion d’une partie de la girly team (je crois qu’on arrivera jamais à se voir toutes ensembles) dans un bar puis au bistrot romain. Je pense que tous les sujets de filles ont été abordés sauf peut être l’épilation, on a pas du en parler ce soir là. En tous cas je m’en rappelle plus. On a surtout parlé
couple et beaux mecs. Oui quand est-ce qu’on pourra nous aussi s’afficher au bras d’un dieu grec ? Certaines d’entre nous on déjà le leur mais pas toutes.

 

Enfin bref, ça parle ça parle et ça arrive au sujet de prédilection du moment « l’île de la tentation ». Ceux et celles qui regardent auront donc vu le couple Lyndsay  et sa copine Joanna. Nous, ce soir là, on s’accordait pour dire que Lyndsay il est beaucoup plus beau que Joanna. D’ailleurs il est même très beau, mais ça c’est mon avis personnel. Et justement ce soir-là, on s’est demandé ce qu’il foutait avec elle car il peut trouver beaucoup mieux. Genre nous quoi ! Bon, en fait on a pas dit ça hein. Mais au bout du compte on arrive au constat suivant : pourquoi les beaux sont-ils souvent avec des moins beaux qu’eux ?

Eh bien moi j’ai une théorie là-dessus, que je me suis empressée de dire quand on a eu cette discussion et qu’on m’a expressément incité à vous livrer ici-même.

Tout d’abord la version logique et mathématique. Les beaux sont par définition plus rare que les gens normaux et les gens moches. C’est ce qui les rend si attirants et qui définit par là même leur statut de beau. C’est comme l’expression « tout ce qui est rare est cher ».  La sélection naturelle a mal fait son travail elle n’a pas encore rayé de la planète les spécimens trop faibles. Donc si les gens beaux sont plus rares, forcément à un moment y en a dans le lot qui seront avec une personne moins bien qu’eux. Je crois que jusque là c’est plutôt logique.

Mais moi j’ai une autre théorie sur le pourquoi du comment de la chose. Une théorie bien plus subtile qui découle des mécanismes inconscients et complexes de notre cerveau. C’est parti pour l’analyse de Mme Freud herself :

En fait c’est très simple. Inconsciemment ou non, notre moitié nous sert quelque part de faire valoir. On a beau dire « non non c’est pas vrai » ; E=m6 nous a déjà expliqué qu’on choisissait souvent sa moitié en fonction de son patrimoine génétique (notre cerveau analyse certaines caractéristiques physiques comme révélatrices de caractéristiques génétiques illustrant notre supériorité dans la sélection naturelle). On peut donc facilement accepter le fait que la beauté fait partie de ces caractéristiques. Mais la société et tous ces fonctionnements tordus et compliqués fait qu’on a aussi besoin de se mettre en avant auprès du regard de l’autre. On ne peut nier le côté très plaisant de se promener
aux côtés d’un bel apollon ou d’une naïade. Aussi, mis à part quelques personnes qui ne tiennent pas compte du physique, on cherchera toujours le plus beau ou la plus belle.

Maintenant si l’on fait partie de la catégorie des apollons ou des naïades (au passage si t’es dans la catégorie apollon envoie nous ta photo ! ok j’arrête de dire des bétises), on nous répète depuis tout petit qu’on est beau blablabla etc [on connait bien ça nous chez les vingtenaires ;)], donc on a moins besoin de reconnaissance via notre moitié vu que nous on est déjà reconnu. Ca paraît tout con mais c’est pourtant vrai. Les apollons et les naïades vont donc regarder d’autres qualités chez leur moitié. Des choses pour lesquelles peut être ils ne sont pas reconnus. Perso, je me dis que si on me répète depuis toute petite que je suis « trop mignonne avec mes grands yeux et ma bouche en en cœur », je vais sûrement chercher un mec qui est vif d’esprit et tout et tout. Maintenant s’il est pas hyper beau physiquement ce sera moins important. C’est ainsi que les beaux sont souvent avec des moins beaux qu’eux car au final ils ne vont pas chercher à se mettre en avant via la beauté de l’autre.

Tout cela n’est que mon avis, mais je suis sûre que vous avez, vous aussi, une théorie sur la question, alors surtout allez-y car aujourd’hui c’est psychologie de comptoir !

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La lâcheté, nom masculin

J’ai un terrible défaut : je suis naïve. Mais alors naïve de chez naïve. Genre quand un mec me dit : « reste le week-end du 15 août sur Paris, on le passera ensemble », je le crois. Résultat : je passe le week-end seule avec une folle envie de frapper quelqu’un. On ne m’y reprendra pas.

Pourtant, je le sentais. Bon, j’avais promis à ce jeune homme de pas parler de lui sur mon blog mais bon, vu le coup qu’il m’a fait, je m’assois sur ma promesse. Petit plantage du décor : y a un peu plus d’un mois, je m’inscris sur le site du Nouvel Obs, pour voir. Là, je suis contactée par un jeune homme avec une photo révélant un beau sourire. Mmmmmmmm ! Bon, allez, je réponds. Bon, on passe vite sur MSN, on discute, tout va bien. On travaille dans le même secteur, ça rapproche. Bon, monsieur a une copine mais c’est pas sa première infidélité alors ça passe. De toute façon, moi, j’ai pas envie de tomber amoureuse. Mon petit cœur est trop fragile pour ça pour le moment donc donner de l’affection et de la tendresse, oui, de l’amour, je peux pas, je suis bloquée.

Bref, la situation est claire. On part sur une idée de relation sympa mais pas impliquante. Ceci étant, ça commence vite à dérailler. J’ai la mauvaise idée de donner au jeune homme l’adresse de mon blog et voilà que ça le bloque. « Non mais tu comprends, tu as plus d’expérience que moi alors que tu es plus jeune, ça me bloque, j’ai peur de pas être à la hauteur. » Là, je suis passablement étonnée, vu que je ne suis pas extrêmement exigeante non plus et que je ne suis pas à la recherche d’un étalon mais d’un partenaire complice. Finalement, on finit par aller boire un café à côté de chez moi, on se retrouve dans mon appart et après avoir fumé, il déclare qu’il a follement envie de m’embrasser. On se pelote pendant une heure sans pour autant consommer car il doit voir sa copine après et il peut pas lui faire ça. Mais c’est pas grave, on doit se voir le lendemain pour consommer. Mais finalement, non, il peut pas, il attend un coup de fil pour le boulot.

De là, je pars 15 jours chez mes parents et ça recommence : « non mais je suis pas sûr ». Il a peur de pas être à la hauteur, peur qu’une relation sexuelle gâche notre relation, peur que je me sers de lui pour oublier mon ex, peur de pas assurer et puis je suis une fille trop bien, je mérite qu’il s’investisse à 100% avec moi mais c’est pas possible. Devant ce défilé d’excuses, je commence à douter et lui dit que si je lui plais pas, il n’a qu’à le dire, ça fera gagner du temps à tout le monde. « Mais non, tu es attirante, désirable et je t’adore ». Ok. Donc il me dit qu’il viendra me chercher à la gare mais j’ai du mal à y croire. Effectivement, 30 mn avant mon arrivée sur Paris, texto « peux pas venir te chercher, ma mère vient chercher le chat chez moi. ». Là, je commence à sérieusement douter. Je le retrouve sur MSN et commence à lui dire que je trouve ses excuses un peu suspectes. Mais non, sa mère doit vraiment venir. Je lui demande quand on se voit et là, il m’explique qu’il veut pas me voir avant ses vacances avec sa nana car il préfère que je le vois bronzé et qu’en plus, il a des boutons de chaleur, c’est vilain… Là, ça sent vraiment l’embrouille.

Prochain projet : passer le week-end du 15 août ensemble vu que sa copine n’est pas là. Il part en vacances juste avant pendant 10 jours et je commence à sérieusement douter de ce week-end, je sens qu’il viendra pas. J’ai beau me raisonner, j’ai cette intuition, je le dis à tout le monde. Et bingo ! Dimanche, 15h (oui, le week-end était déjà bien avancé), je reçois enfin un mail de monsieur qui se décommande : « non mais tu comprends, je viens de passer 10 jours avec ma copine, je peux pas lui faire ça dès qu’elle a le dos tourné, j’espère que tu comprends. Bon, je sors, j’espère te retrouver ce soir sur MSN. » Heu… Le gars, il rentre samedi nuit de ses vacances et le dimanche, il a une sortie de prévue alors qu’il devait passer le week-end avec moi ? Bon, ok, il me prend vraiment pour la reine des connes. Trois lapins en un mois, on atteint des records. Ca me fait penser à un mec de meetic qui me relançait régulièrement pour un rencard pour annuler au dernier moment, son excuse la plus merveilleuse ayant été : « on peut pas se voir ce soir, je vends ma voiture ». Dommage que les hommes n’aient pas leurs règles, ça leur ferait une excuse toute trouvée.

Bref, ma réponse ne fut pas des plus aimables, c’est le moins que l’on puisse dire. Mais bon, j’avoue que la gentille Nina a tendance à sortir les crocs quand on la prend pour une conne. Y a des jours, je me demande ce que je fais pour mériter ça. Avec Tatiana (qui m’a gentiment tenu compagnie hier après midi et avec qui on a fait une formidable séance de « tous des connards »), on s’est demandé pourquoi ça nous arrivait à nous et on en a conclu qu’on était trop gentilles, trop « oui, je comprends, c’est pas grave. » Oui ben au bout d’un moment, je comprends surtout que monsieur m’évite comme la peste (tout en continuant à m’allumer sur MSN, sans doute pour tester son pouvoir de séduction et me garder sous le coude au cas où). Sauf que moi, je ne suis ni une roue de secours ni un faire valoir. Je ne suis pas désespérée au point de courir après un mec qui me rejette. Surtout que c’est con, j’aurais prévu plus tôt, j’aurais pu passer le week-end chez un autre mec qui, lui, au moins, a très envie de moi et me joue pas la comédie.

Arf, foutus mecs !
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La beauté féminine

Les femmes sont généralement jalouses. Une femme plus belle qu’elles, mais quelle hérésie ! Pourrissons l’impie, faisons lui payer sa beauté ! Personnellement, je ne vois pas pourquoi je détesterais une fille plus belle que moi (sauf si elle me pique mon mec), tant mieux pour elle, tant pis pour moi.
Il y a deux types de « femmes plus belles que moi ». D’abord, les célèbres, celles qu’on ne voit que sur papier classé. Là, on peut reconnaître leur beauté sans complexes : elle ne rentreront jamais dans notre sphère, elles ne seront jamais nos rivales. Notre mec peuvent fantasmer sur elles, on s’en fout, nous, on fantasme bien sur Brad. Et on va voir « Mr et Mrs Smith » au ciné et tout le monde est content. Je suis en général la première à m’extasier sur la beauté de Monica Bellucci ou Adrianna Karembeu : je ne peux pas avoir la mauvaise foi de dire qu’elles sont laides. Par contre, quand je dis que des femmes sont moches, c’est que je le pense. Mais je n’en ferai pas la liste ici car ça n’a aucun intérêt. Mais certaines filles ont déjà du mal avec ces lointaines rivales : « non mais t’as vu la cellulite qu’elle a Monica ? Franchement, Sophie Marceau, en vrai, elle est énorme ! ». Oui ben honnêtement, moi, la cellulite de Monica ou les cuisses de Paris Hilton, je m’en tamponne le cocotier et même, je suis contente de voir que ces véritables beautés (enfin, pas Paris Hilton, elle, elle me plaît pas) ont des défauts.
 
Mais là où la jalousie féminine prend toute son ampleur, c’est avec les femmes que l’on côtoie et donc que notre chéri peut voir. Alors, elles, c’est une autre paire de manches ! L’autre soir, je parlais à un copain qui me montrait des photos, je m’extasiais sur la beauté d’une de ses amies et il me dit ! « machine ne l’aime pas. » Mais pourquoi donc ? « Parce que quand elle est là, y a pas moyen de choper, tous les mecs n’ont d’yeux que pour elle ». Ah, c’est une vraie raison de détester quelqu’un, ça, en effet. Surtout que les deux demoiselles n’ont pas grand chose à voir physiquement donc, dès le départ, un mec qui aurait dragué l’une n’aurait sans doute pas dragué l’autre…
Bref. J’avoue que je suis rarement jalouse de mes congénères féminines et je suis assez sensible à la beauté féminine. J’apprécie de voir une belle femme qui sait se mettre en valeur, en plus. Je
suis irrémédiablement attirée par les belles femmes mais pas sexuellement parlant (ah, je sens que je n’aurais pas dû le préciser, ça, je viens de perdre au moins trente lecteurs) mais j’ai envie de sympathiser avec elles. Ben oui, je trouve ça agréable d’être amie avec des gens que je trouve beau, peut-être est-ce par esthétisme, peut-être par narcissisme (les gens beaux avec les gens beaux), je ne sais pas. Toujours est-il que la première impression est très importante pour moi, surtout que je me trompe rarement. Quelqu’un dont la gueule me revient pas, que j’aurai du mal à regarder en face parce que sa tête me dérange (ben oui, ça arrive), je vais avoir du mal à m’en faire mon amie. Je me souviens, en première année, j’avais en cours de géo, où j’allais une fois par mois les bons mois, une fille dont le visage m’insupportait, une vraie tête à claque. Déjà, son visage paraissait vieux et son style vestimentaire n’arrangeait pas cette sensation. En plus, c’était une sale fayote : « monsieur, c’est quand qu’on corrige le devoir que vous nous avez donné la semaine dernière ? » Ta gueule, connasse, je l’ai pas fait ! Et
voilà-t-il pas qu’en 2e année, elle sympathise avec Gauthier et Silvia, notre amie andorrane. Bon, j’ai pris sur moi et la dernière fois que je lui ai adressée la parole, je lui ai dit : « ce n’est plus la peine de me parler, tu n’existes plus pour moi. » Oui, elle faisait partie de la bande de frustrées qui nous avaient pris pris pour cible, Guillaume et
moi.
 
Je ne suis pas particulièrement difficile en beauté féminine, ce qui compte, c’est essentiellement le visage. Moi, j’aime les femmes souriantes et pleines de vie. Non mais osez me dire qu’une femme gaie est laide ! Lors de mon premier stage, il y avait une femme magnifique, un visage sublime à peine réhaussé par du maquillage, le genre de femme dont on peut être facilement jalouse malgré ses quelques (très jolies) rondeurs, surtout que son physique lui a apporté quelques avantages salariaux (hé oui). Mais cette fille, c’était la joie de vivre réincarnée, toujours une connerie à dire. Avec moi, elle était adorable. Je me souviens, un jour, elle vient me voir et me dit : « si tu veux, tu pourras venir me voir, on fera des trucs ensemble ! » Je la regarde, les yeux ronds : c’est qui ? Oui parce que le premier jour, on m’a présenté une vingtaine de personnes et sur le coup, j’ai pas compris. Donc je me suis penchée vers Zoé pour avoir des infos : c’est la chargée de comm ! Ah, logique qu’elle me propose une collaboration (et pas des brouettes, bande de pervers !).
 
Personnellement, je trouve que fréquenter de belles femmes, c’est quand même agréable et, curieusement, être avec une belle femme me fait sentir plus belle. Oui, normalement, ça devrait être l’inverse, je devrais me sentir l’immonde boudin qui sert de faire-valoir mais non. J’aime bien être avec de jolies femmes qui prennent soin d’elles parce que du coup, je me sens un peu comme elles. Marcher dans la rue avec une jolie femme, c’est se sentir puissante, sentir qu’on fait un beau duo (ou plus si on est plusieurs), sentir qu’on peut draguer si on en a envie. Je ne me sens pas menacée par une jolie femme car à moins de me balader avec mon sosie, on est forcément différentes donc on n’attirera pas les mêmes mecs (a priori).
 
Les seuls moments où je suis jalouse d’une belle femme, c’est quand il s’agit d’une ex de mon mec. Oui, ça les exs, je les aime pas trop mais j’en parlerai dans un autre article. Mais globalement, je ne me sens pas jalouse. Oui, cette fille est belle, tant mieux pour elle. Non, je ne veux pas lui ressembler car elle est elle et je suis moi, chacune ses atouts. J’en parlais l’autre soir avec un charmant garçon et il me disait que mon attitude n’était pas commune, ce qui m’a un peu étonnée. Si je commence à être jalouse des jolies filles, je peux rayer les trois quarts des femmes de mon répertoire. Anne est belle, Lucie aussi, mais je peux pas être jalouse d’elles, d’abord parce que ce sont mes amies, ensuite parce que nous ne nous ressemblons pas. Et puis, il faut l’avouer : Lucie, je l’ai aimée de suite parce qu’elle a vraiment une bonne bouille. Pour Anne, c’est un peu différent, on s’est rencontrées à la maternelle, je pense que je n’avais absolument pas conscience de la beauté à cette époque-là. Lucie, c’est une fille toute mignonne qui a un super nez. Oui, c’est tout moi, ça, la première chose que j’ai remarqué chez elle, c’est son nez et il m’a plu. Lucie n’aurait pas été mon amie si son visage ne m’avait pas plu ? Impossible à affirmer mais je pense que c’est probable.
 
Qu’en est-il des hommes ? Réagissent-ils de la même façon ? J’ai l’impression, mais je me trompe peut-être, qu’il y a beaucoup moins de rivalités entre deux hommes et qu’il n’y a donc pas cette espèce de gué-guerres mecs beaux contre les autres. Et moi, je trouve ça sain ! Parce que, techniquement, on trouvera toujours plus beau que nous (surtout quand on a tendance à se déprécier) et à jalouser tous ceux qui ont plus de succès auprès du sexe opposé ou du même sexe, on finit par devenir totalement asocial et malheureux.
 
Alors, les filles, arrêtez de jalouser les belles demoiselles. Vous aussi, vous êtes belles, ne rougissez pas devant elles !
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La place des ex dans une relation

Par Athéna

Je pense ici à la place physique et psychologique que nous leur donnons et la raison pour laquelle nous ou nos petits amis leur donnons cette place. Qu’est-ce que signifie de parler de ses ex à ses nouveaux petits amis ou à ses nouvelles petites copines ?

Mon dernier copain en date de juillet ( durée de vie de la relation = 3 semaines … et encore car j’ai pris la peine de le rappeler sinon ça aurait été 4 jours  ) avait une fâcheuse tendance à me parler de ses ex.

Premier soir : j’ai eu le droit en détail à son difficile divorce et sa méchante femme qui était mannequin et partie avec un autre. Soit dit en passant, il me déclare au passage que maintenant il ne s’attachait plus autant au physique, et qu’il en était revenu des belles filles … Q’aurais-je dû comprendre ici ? Que j’étais gentille mais pas très belle ???

Second soir : il me montre son décor d’appartement et m’explique avec les détails comment une de ses ex avait l’habitude de s’accrocher aux rideaux et qu’il avait peur qu’ils tombent. Soit dit en passant, il me montre avec les gestes comment dans l’extase et l’orgasme, elle s’accrochait à ses rideaux. Avec les yeux retournés vers le ciel pour encore mieux simuler bien sûr … J’ai eu bien sur le droit dans la soirée à son blabla sur sa très vilaine ex qui l’a dépouillé de tout son argent.

Troisième soir : après m’avoir brouetté j’étais lovée tendrement contre lui et nous nous sommes mis à discuter. Là, il se met à me raconter en détail comment il en est arrivé à faire un fist fucking à une autre fille. Avec la simulation de l’orgasme de la fille en question et la façon dont il a procédé …. Beurkkkkkkk. Toute la partie intéressante du brouettage précédant ont perdu de son charme.

D’où mes interrogations sur la place des ex dans une relation. Pourquoi avons-nous besoin à un moment de parler de ceux avec qui nous avons partagé la couche ? Personnellement, je n’en parle jamais spontanément, sauf si je sens poindre en face de moi un divorcé dépressif qui se plaint de sa méchante ex, pouvant me rappeler un ex divorcé dépressif qui passait son temps à se plaindre de sa méchante ex.

Quand on me demande mon nombre d’ex, je mens à la baisse et deviens très évasive en général ( ça n’a pas dépassé les 4 ou 5 officiellement ). Sauf avec mes copines d’enfance qui m’aident à me rappeler du nom et du nombre des mecs avec qui j’ai pu coucher.  Ah copines, que ferais-je sans vous ? ( je le leur rends bien car aussi je les aide dans cette entreprise difficile ).

Peut-on ainsi dire que mentionner ses ex c’est une façon de mettre en garde sur ce que l’on veut où ne voulons pas dans une relation ? Mais aussi une façon de se faire valoir et mousser en disant que nous avons déjà partagé la couche d’un autre ou d’une autre et que par conséquent, nous avons un passé sexuel ? Mais pour une fille, ce qui pour un mec devient objet de faire valoir, cela ne devient-il pas un sujet tabou ? Et que si l’on espère se faire mener devant l’autel, il vaut mieux mentir à la baisse sur ses ex afin de garder une image de « oie blanche »?.

Mais n’est-ce pas une véritable gageure que de parler de ses ex dans une relation … je repense à la simulation du fist fucking …. Beurk …. C’est un tue l’amour, un tue attraction que de parler de son passé dans certains cas. Il en est de même pour les pauvres garçons qui se plaignent de leur méchante ex … je me dis mais ils sont faibles pour être resté aussi longtemps avec des connes ??? Et ils attendent quoi de moi ? Que je sois une gentille plante verte ?

Sans parler de ceux qui envoient des messages subliminaux avec un « j’aime les filles indépendantes ». OK, j’ai compris, encore un qui ne veux pas s’engager et qui passe de nanas en nanas … en général, je fais ma bêtasse à ces paroles et fais semblant de ne pas comprendre le message subliminal, je ne relève même pas ! D’où l’intérêt de jouer les bêtasses dans une relation ….. euh … bon de toute façon en jouant la bêtasse ou pas … le résultat est le même … on est bonne pour se faire plaquer.

De même, sans parler ouvertement de ses ex, je pense souvent que le passé des ex nous conditionne dans nos réactions. Je me rappelle de la pire erreur de ma vie, il passait son temps à me dicter ce que je devais faire ou ne pas faire ( idem pour ce que je devais manger ou non ). Et il passait aussi son temps à me coller physiquement et se frotter contre moi ( j’aurais eu un cabot, ça n’aurait pas été pire … les cabots quand on les engueule, ils comprennent … lui, ne comprenait pas que je souhaite bouquiner en paix sans l’avoir à se frotter contre moi … je passais donc mon temps à l’engueuler … ). Donc maintenant, quand un gars d’un site de rencontres que je n’ai jamais vu s’énerve car je ne répond pas dans l’heure à son texto qui ne veut rien dire, j’ai la fâcheuse tendance à me rappeler cet ex macho et fuir dans le sens opposé en pensant fortement « macho qui me pourrira la vie ». Et ça clignote, ça clignote dans ma tête. Conditionnement du passé ?

Je ne parlerais pas ici des mecs qui sont « très amis » avec leur ex copine qui n’a pas digéré la rupture et qui voient leur ex sans leurs copines car sinon l’ex fait des crises de jalousie. N’ayant pas vécu cette situation, je ne peux pas en parler.

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La femme conquérante des années 2000

Il y a quelques années, alors que je me préparais à entrer à la fac (je ne dirais pas quand c’était exactement, la nature féminine est pudique lorsqu’il est question d’âge), j’avais lancé un jour cette expression dans une conversation. En fait, je consolais une copine après une rupture amoureuse. Très inspirée, je lui avais parlé de la fac comme d’un immense
supermarché à mecs. Imaginez que sur environ 30 000 étudiants, si on compte à peu près 10 000 hommes (oui, c’était une fac plutôt littéraire), il y en a pour tous les goûts : petit, grand, blond, brun, noir, blanc, jaune, vieux, jeune… On trouve tout ce qu’il nous faut ! Et dans mon délire féministe, j’avais lancé cette merveilleuse phrase : « Nous sommes des femmes conquérantes des années 2000 ».

 

Qu’est-ce que c’est ? En gros, des femmes qui prennent les hommes, les consomment et les jettent s’ils ne sont pas à la hauteur. Car nous sommes des princesses, voyez-vous. Des hommes, il y en a à la pelle donc il ne faut pas nous traiter comme de vulgaires faire-valoir. Nous ne demandons pas d’être couvertes de bijoux et autres cadeaux onéreux mais juste que les hommes nous aiment pour ce que nous sommes. S’ils ne sont pas à la hauteur, on passe au suivant.

Aujourd’hui, c’est un peu plus facile pour une femme de multiplier les conquêtes même si l’image de « salope » reste encore présente. Si je suis un homme et que je me vante d’avoir couché avec 10 femmes dans la vie, je suis un loser. Si je suis une femme et que je me vante d’avoir couché avec 10 hommes dans la vie, je suis une salope. Pourquoi faut-il
toujours qu’il y ait deux poids, deux mesures ? Au XXe siècle, les femmes ont presque rattrapé leur retard social sur les hommes : droit de vote, droit au divorce, à contrôler leur corps, on les rattrape au niveau des salaires, on s’habille à peu près comme on veut… Mais ça bloque toujours au niveau de la sexualité. J’exagère ? Non et je le prouve : regardez,
quand une jeune fille se fait violer, il y a toujours une âme bien pensante pour dire : « Oui mais si elle ne s’était pas habillée comme ça, aussi… ». Et là est le problème. En été, j’aime m’habiller court, j’ai chaud, c’est normal. Sauf que les hommes (enfin, certains, pas tous) y voient une invitation coquine. Ainsi, en été, ils ont la fâcheuse tendance à laisser des mains traîner, surtout dans les transports en commun. Enfin, messieurs, vous êtes stupides ou vous le faites exprès ? Pensez-vous sérieusement que caresser une fille sans son consentement va vous permettre de conclure avec elle ? J’aimerais qu’un jour, un sociologue fasse une étude sur les techniques de drague et celles qui ont le plus de succès. Je suis sûre que le tripotage dans le bus ou, pire, le métro par 30° arrive bon dernier.

Les femmes conquérantes des années 2000 essaient donc de s’assumer et écrasent de leur talon aiguille les tabous liés à une sexualité féminine libre et exacerbée. Quand je suis arrivée dans ma nouvelle région, j’ai porté haut les couleurs de ce nouveau type de féminisme : « je baise et je fais ce que je veux ! ». Sauf qu’aujourd’hui, je me rends compte que ma carapace de femme sensuelle ne protégeait pas mon cœur et j’en suis perturbée. M’adressant à mes ami(e)s vingtenaires, j’ai eu soudain une révélation : « la femme conquérante des années 2000 n’existe pas ! ».

En effet, faisons un tour d’horizon de nos vingtenaires. Il y a d’abord Victoire, femme extrêmement sensuelle et qui le revendique, multipliant les brouettes avec son Fulbert. Elle ne l’aime pas, elle s’en moque mais… son cœur n’est pas plus protégé que le mien. Sous le vernis de la femme conquérante, se cache une femme blessée qui tente d’oublier l’homme qu’elle aime, William, qu’elle a quitté il y a peu. Les brouettes ne sont pas un baume au cœur : en voulant l’oublier dans les bras d’un autre, Victoire n’a fait que prendre conscience de ses sentiments pour William et lui a envoyé un e-mail de déclaration…

Lucie peut paraître un excellent exemple de cette femme conquérante : parfois, en rentrant de discothèque, alors que d’autres ramènent une gueule de bois, elle rentre avec un homme sous le bras. Quelques brouettes et il repart, c’était sympathique mais faudrait voir à pas s’attacher. Il y a trois ans, Lucie a ramené un homme, un soir, Damien. L’expérience étant concluante, il est revenu une deuxième fois, puis une troisième… Deux ans et demi plus tard, elle a finalement fini par le congédier mais elle l’a aimée, son Damien, et même souffert lorsqu’elle a appris qu’il brouettait avec d’autres filles. Furieuse, elle l’avait congédiée, s’était vengée mais elle l’avait repris, finalement. Reprenant ses airs de femme conquérante, elle n’est pas allée bien loin, finalement, retombant dans les bras du charmant Jérôme, jeune et inexpérimenté mais tellement attendrissant. Si leur histoire n’a duré que quatre mois, elle s’était beaucoup attachée à lui. Quand elle m’en parlait, ses yeux brillaient et elle s’inquiétait de savoir qu’il poursuivait ses études à une bonne centaine de kilomètres d’elle. Sous ses airs de femme dure, Lucie a un cœur, elle aussi. Seuls ses concours la sauvent d’une nouvelle histoire d’Amour, avec un grand A.

Anne ne se la joue pas femme conquérante des années 2000 même si elle en adopte le discours de temps en temps mais ce n’est pas vraiment son genre. Elle espère que chaque coucherie se terminera à la mairie mais sexe et amour, ça ne rime pas. Dernièrement, son cœur a chaviré pour un Allemand, Tobias, qui lui en a fait voir de toutes les couleurs. Elle s’énerve contre lui, pleure, le déteste… mais dès qu’il revient, elle fond devant lui et ne peut pas lui résister. D’ailleurs, il retraverse le Rhin, cette semaine. « Moi, je m’en fiche ! Il dormira sur mon canapé et si on peut se faire plaisir, tant mieux, mais je m’en fiche ! » Je lui adresse un regard interrogateur et elle avoue. « Non, c’est pas vrai, j’ai peur de le
revoir. »

Clara est la seule à ne pas se vanter d’être une femme conquérante des années 2000 et c’est sans doute la plus honnête d’entre nous. Cette fille est merveilleuse, son romantisme est si pur, l’entendre parler d’amour fait rêver. Clara ne rêve pas de l’amour comme on le lit dans la mauvaise littérature de gare, non, elle cherche juste un homme qui l’aimera et qu’elle aimera en retour. Elle prend le temps de faire les choses, elle ne passe pas sous la couette dès le premier soir… Oui, sur ce blog, il y a également des non-obsédés sexuels (enfin, il y en a une).

Même Gauthier, qui a du mal à être une femme conquérante des années 2000 vu qu’il est un homme, a sa part de sensibilité. Collectionnant les conquêtes comme d’autres les billes dans les cartouches d’encre, il cherche également l’amour, sans succès. Un soir de fête, alors qu’il me ramenait chez moi aux petites heures du matin, il me confiait sa peine de ne jamais arriver à tomber amoureux des hommes qu’il fréquentait. Sous ses airs de mangeurs d’homme, il est tout aussi en manque d’amour que nous.

Et moi. Cela fait maintenant un an que je suis célibataire, à quelques jours près, et pendant dix mois, j’ai multiplié les non-relations amoureuses, craquant systématiquement sur des hommes déjà en couple et fidèles (précision importante car la fidélité est une donnée toute relative). Ce n’est pas bon pour l’ego de désirer un homme qui ne nous voit que comme une fille sympathique, peut-être jolie, mais pas comme une petite amie potentielle… Même pas comme partenaire de brouette occasionnelle. Bref, quand j’ai débarqué dans ma nouvelle région, j’ai décidé de m’amuser un peu : la meilleure façon de ne pas souffrir en amour, c’est de ne pas tomber amoureuse. Donc je suis partie dans de folles aventures meetiques jusqu’au jour où ma route a croisé celle de Julien. Et ce que je voulais éviter à tout prix est arrivé : j’ai craqué sur lui. Ma nature de jeune fille romantique est revenue au galop car, comme dit Gauthier : « Toi, ce que tu veux, c’est te réfugier dans les bras de ton chéri pour pleurer devant des soaps ». C’est vrai et faux : j’aime bien me réfugier dans les bras de mon chéri mais j’ai jamais pleuré devant des soaps, je les regarde pas !

Ainsi, en réfléchissant à ma propre vie sentimentale et à celle de mes amis, j’en arrive à cette conclusion : la femme conquérante des années 2000 n’existe pas.

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