Les succubes de l’énergie

Je poursuis mon exposé sur les amitiés malsaines, tant qu’à y être… Je vous parlais donc de ces personnes qui vous pompent l’air, des parasites de la good vibe qui n’attendent de votre amitié qu’une chose : que vous soyez là pour lui. Tu peux te brosser pour la réciproque.

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A la base, je suis plutôt une gentille, l’éternelle pompom girl de mes amis qui positive autant que faire se peut. Comme disait ma naturopathe, je suis faite pour être heureuse. Donc quand je rencontre une personne, je ne mets pas de barrière et je me retrouve parfois très vite dans le rôle de confidente – psy(de bazar). Jusque là, pas de soucis en soi, on a tous des coups de mou, besoin de se confier, moi comme les autres. Mais petit à petit, tu te rends compte que ce que tu prenais pour une simple amitié est en réalité une mer de sables mouvants. La réciprocité amicale n’a pas sa place, la succube n’a qu’un but : devenir le centre de ton univers.

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Les succubes de l’énergie se reconnaissent assez facilement, à partir du moment où l’on devient attentif aux signes : égocentrisme, paranoïa et une petite lichette de perversion narcissique. Car ces amis veulent vous enfermer dans leur univers. Ok pour que vous ayez d’autres amis mais à dose homéopathique et surtout interdiction de développer des liens aussi forts que ceux qui existent entre vous. Je vous jure, je me suis pris une scène monumentale un jour par une copine car j’osais passer la soirée avec une autre. Oui…euh… J’avais pas signé pour ça, moi ! La succube de l’énergie vous veut pour elle seule parce que vous devez être disponible au moindre de ses coups de mou pour répondre à ses what milliards de sms à base de “si tu n’avais pas été là ce soir, tu sais… Enfin, bref.” Houhou, c’est la fête…

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Très rapidement, vous vous rendez compte que la succube utilise le moindre prétexte pour vous parler d’elle car rien d’autre ne compte. La question “t’as fait quoi hier/ce week-end/pendant les vacances” n’est ni une politesse ni un réel intérêt pour votre personne, non, non. Elle attend que vous répondiez par un “blabla et toi ?”. Ah ben puisque tu me tends la perche pour parler de moi, allons y gaiement… Les succubes de l’énergie veulent surtout vous pomper votre attention. Les fameuses attention whores sauf que le pire c’est que c’est relativement inconscient. Elles ne sont pas amies avec vous pour vos qualités, non, elles sont amies avec vous parce qu’elles ont besoin de quelqu’un qui les conforte dans leur paranoïa, qui leur donne la sensation d’exister et surtout, surtout, essentiellement même, qui répond à la moindre de leurs sollicitations car elles sont forcément celles qui vivent les pires drames, sont victimes des pires angoisses. Et si un jour vous ne décrochez pas le téléphone, vous devenez sa pire ennemie.

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Après, ne soyons pas gratuitement méchant, certains succubes sont avant tout des dépressifs qui ne se rendent pas compte qu’ils vous empoisonnent. Seulement, moi, je suis pas psy et arrive un moment, faut mettre fin au délire et conseiller gentiment à la personne d’aller voir un professionnel (ou d’en changer). Surtout que mon énergie positive n’est pas non plus une source inépuisable.

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Petit cours de médisance

Ces derniers temps, le scénariste de ma vie semble se prendre pour un auteur des Feux de l’Amour ou Jean-Luc Azoulay, je ne sais… Mais ça fatigue un peu. J’essaie de régler les choses les unes après les autres pour tenter d’atteindre une relative sérénité et je vais devoir à m’attaquer rapidement à un nouveau dossier. Un dossier plein de médisances qui m’épuisent.

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Je ne vais pas jouer les mères la vertu, je suis une langue de pute. Je médis, oui. Parfois parce que les gens que j’aime m’énervent sur certains points, des points qui ne méritent pas de drames donc j’en parle à une tierce personne pour me vider. Le but ici est d’éviter d’exploser à la figure de la personne et attendre que la crise passe. Car il est des crises qui ne nécessitent pas de s’asseoir pour discuter (sinon, on ne langue de pute pas, on se comporte en adulte et on convoque la personne à un café explicatif). Et puis il y a le gros langue de putage sur les personnes que je n’aime pas et là, je m’en donne à coeur joie. Du moment que ça ne vire pas à l’obsession, tout va bien. Sinon tu règles ton obsession parce que c’est lourd pour tout le monde.

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Seulement la médisance exige un certain savoir-faire et notamment celui de trouver un allié de langue de putage à savoir une personne qui partage votre point de vue. Dans mon problème actuel, c’est là tout le problème, je me retrouve le cul entre plusieurs chaises. D’un côté notre amie Léa qui attend beaucoup des gens, beaucoup trop. Du genre à faire la gueule sans qu’on sache pourquoi et si on ne va pas lui demander, on est des méchantes. Les têtes de turc de Léa varient, nous avons eu A (B et moi étions alors ses chouchoutes) puis B (C et moi devenions alors ses chouchoutes). A présent, elle est remontée contre B et C, A et moi sommes ses nouvelles meilleures amies. Je n’ai pas entendu qu’elle se plaignait de moi aux autres donc pour le moment, A MA CONNAISSANCE (j’insiste), je suis la seule à ne pas avoir essuyé son courroux. Sauf que du coup, elle m’écrit des mails dans lesquels elle se plaint de B et C (avant, c’était A) et quand nous sommes toutes ensemble, elle marmonne des remarques acerbes qui m’épuisent. D’abord parce que je trouve son comportement illégitime. La dernière fois que nous avons fait une soirée toute ensemble, elle a claqué la porte car « personne ne se préoccupe de moi alors que j’ai dit que mon mec allait sans doute me quitter demain et tout le monde s’en fout ». Notons que ce jour précis, j’étais célibataire depuis moins de 24h et que j’ai fait l’effort d’être agréable autant que faire se peut mais je n’avais pas la palme : A venait de perdre sa grand-mère. Bref, Léa est une attention whore mais elle a quand même bon fond et peut être de très bonne compagnie, ce qui m’empêche de l’envoyer tout simplement chier.


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Pour autant, j’aimerais ne plus être dans toutes ces histoires. Je ne suis pas d’accord avec ses griefs sur les autres filles, je ne la relance jamais sur ses médisances, j’aimerais qu’elle me foute la paix avec ça. Par exemple, moi, quand j’ai une personne que je n’aime pas, je vais pas en parler à une personne qui l’apprécie. En ce moment, il y a une fille que je méprise du plus profond de mon âme. Je suis en parallèle copine avec une fille qui a l’air de bien s’entendre avec elle donc je me contente de ne pas en parler pour ne pas mettre la
dite fille au milieu d’une inimitié qui n’a strictement rien à voir avec elle. De toute façon, j’en parle pas tout court, ça n’a aucun intérêt.


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S’il est donc une règle essentielle à retenir pour le langue de putage, c’est de s’assurer de le faire avec le bon partenaire. Parce que confier tout le mal que l’on pense d’une personne à une autre qui l’apprécie, c’est créer un malaise donc personne n’avait besoin, surtout pas celui qui reçoit les confidences.

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Donc mission de la semaine : demander à Léa d’arrêter ce genre de discours avec moi et aller s’expliquer avec les demoiselles impliquées. Enfin, je dis cette semaine mais vu que j’ai zappé son anniversaire la semaine dernière, je vais peut-être attendre un peu, je suis pas en position de force pour que mon message passe bien.

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Où trouver l’homme ? Episode 27 : à dîner chez moi

A la recherche du prince charmant

(O toi, derrière ton écran, je te rappelle que tout ceci n’est qu’une fiction sortie de mon imagination fertile ou débile, à toi de voir. En vrai, là, je vis au milieu des cartons alors les dîners romantiques, ça attendra.)

On dit que la patience est mère de toutes les vertus. Ca tombe bien, j’ai toujours pensé qu’un peu de vice ne faisait de mal à personne. Fabien je désirais, Fabien j’aurais. Pour se faire, j’avais prévu de l’inviter à dîner à la maison histoire d’être sur un terrain favorable : le mien.


Une fois passée faire le plein chez Picard, je rentre vite chez moi me pomponner, m’épiler et faire brûler une bougie qui sent bon. Bon, c’est l’heure, je vais trafiquer un peu sur l’ordi en attendant qu’il arrive. C’est l’heure et un peu plus. C’est l’heure et un peu plus d’un peu plus. C’est l’heure et franchement plus. Au bout de vingt minutes de retard, j’enclenche la bobine du film catastrophe : depuis le début, il se fout de ma gueule ce connard, il n’en a jamais rien eu à faire. Oui mais pourquoi les baisers, les soirées qui n’en finissent pas, la nuit blanche et pourquoi avoir dit oui à mon invitation s’il ne comptait pas venir. Il doit y avoir une explication logique mais je ne remets pas les pièces du puzzle dans le bon sens, je ne comprends pas.

Ding dong ! Ah, ciel, on sonne, ce doit être lui. Bingo. Il me tombe dans les bras, la mine piteuse : « J’ai oublié mon portable et je n’arrivais pas à trouver, je suis désolé

– Ahahah, c’est pas grave, ahah! »

Oui bon, il a une bonne excuse, je vais pas lui faire une scène par principe quand même. On s’installe autour d’un verre, on mange le bon steack et la bonne purée aux truffes cuisinés avec amour car un estomac d’homme se doit d’être toujours satisfait. Je sens que mes lectrices féministes viennent de grincer des dents mais je ne parle pas en général, je parle du cas particulier où je veux faire l’amour avec cet homme toute la nuit et même le matin, faut bien lui donner des forces.

Entre deux phrases, les blancs s’insinuent peu à peu. Non que nous n’ayons plus rien à nous dire mais la tension érotique monte et à chaque blanc, nous établissons le contact visuel : je te veux, tu me veux. Il n’empêche que c’est bien joli tout ça mais j’ai des projets très précis pour la soirée et on n’avance pas alors je me lance. Je m’approche de lui et lui donne un baiser plutôt sage pour commencer. Il me le rend bien, chouette. Ca s’emballe un peu, de la position assise, on se retrouve allongés sur le canapé, un pull s’en va, rapidement suivi de son petit frère, les fringues volent. Une fois tous nus, vous imaginez bien ce qu’il se passe, je vous épargne la description et vous laisse jouer dans votre tête la partie sexuelle de cette histoire. Sachant tout de même que je suis résolument opposée au léchage de pieds et suçotages d’orteils, ça, s’il vous plaît, épargnez le moi.


Le lendemain matin, lorsque le réveil sonne, il est remercié par une lourde main qui lui éclate la figure mais pour une fois, je lui épargne le traditionnel « ta gueule » enroué. Fabien vient se coller contre moi et me prend dans ses bras pour un doux câlin matinal. Tout serait parfait si la mairie de Plumes sur Berges n’avait pas décidé que c’était le jour idéal pour refaire le trottoir juste devant chez moi. Je vous jure que l’odeur de goudron chaud et le bruit du rouleau compresseur, il y a vraiment plus romantique dans la
vie. Alors que je commence à chouiner parce que je n’ai pas envie de me lever, Fabien me propose un baiser pour m’aider à me lever. Evidemment, il eut l’effet contraire.

Une douche, un café et un pain au lait plus tard, nous voici dans la rue et à la bourre pour aller travailler. Pendant qu’on s’embrasse pour se dire au revoir, je lui demande quand on se revoit : « t’as qu’à venir ce soir à la maison ». Et c’est ainsi que je partis toute guillerette au boulot, pressée de raconter cette nuit à mes copines.

NB : Oui bon, ok, cette partie de l’histoire m’est vraiment arrivée. Rien que de repenser à l’odeur du goudron, j’ai mal à la tête.

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Que reste-t-il de nos amours ?

Hé non, ne te fie pas à ce titre, lecteur, je vais pas te parler d’amour parce que point trop n’en faut et qu’à force d’user du sujet, je vais le trouer. Non, en fait, je vais
parler de ce blog et du fait que ces derniers temps, je t’ai un peu négligé.
 

Je vais te faire une révélation : le travail, ça occupe. Quand j’étais au chômage, je pouvais répondre aux comms, quasi en temps réel mais là, ce n’est plus le cas. En journée, je me connecte pas à l’administration et le soir, je suis un peu claquée et j’ai très envie de glander voire faire une sieste post job. Et puis passer la journée sur des forums et des blogs, ça donne pas super envie d’y passer en plus la soirée. Surtout que j’ai des tas de choses à faire à mon boulot, surtout en ce moment où nous avons énormément d’outils à mettre en place pour offrir une communauté tip top à nos internautes. Hé oui, je te l’avoue, lecteur, je bichonne d’autres internautes que toi.

Pourtant, je ne suis pas en désamour. Je passe plusieurs fois dans la journée te lire, je te parle même des fois un peu mais c’est vrai qu’on est loin du temps où je te parlais
toute la journée. Je sais que tu me comprends et que tu ne m’en veux pas, je n’attends pas que tu me dises « mais euh Nina, c’est normal » ou qu’à l’inverse, tu me fasses une scène
parce que je te répondrais que mon boulot passe quand même avant mon blog, même si j’y suis attachée affectivement. Ben ouais, Nina, c’est vraiment mon moi parisien, ça fait quasiment trois ans, maintenant. 3 ans mon Dieu, ça me paraît si court et en même temps, c’est une éternité. Tout ce que j’ai vécu, tout ce que « ah, si on m’avais dit, je l’aurais pas cru », tout ça. Elle est un peu loin la fillette de 25 ans qui débarque dans la très grand’ ville et qui découvre son pouvoir de séduction. Tu sais des fois, quand je relis mes premiers articles, je me demande comment j’ai pu écrire des trucs pareils. Je me demande si j’ai pas été un peu trop trash, quelquefois, sans doute. Ca te faisait plus réagir, forcément. Mais tu vois, je parle moins de sexe (surtout du mien) et t’es quand même plus nombreux, t’es juste plus silencieux. Tu sais, avant, dès qu’un article n’atteignait que la vingtaine de comms, je paniquais. Maintenant, c’est un peu normal. Forcément, on se demande (oui, on, je suis pas la seule à écrire ici) pourquoi, si ce qu’on dit, c’est de la merde, qu’on est passé à côté. Là, je peux pas vraiment répondre, je constate juste que le nombre de lecteurs est constant et que la majorité n’est pas un lectorat google alors même si on dit des conneries, tu continues à nous suivre.

Donc je disais que ces derniers temps, je t’ai un peu négligé. Mais c’est vrai que tenir un blog quand tout va bien, curieusement, c’est moins facile. Déjà, y a plein de trucs de
mon boulot que je peux pas te raconter ici parce que ça se raconte pas et c’est tout. C’est vrai qu’en ce moment, ma vie est toute calme, je suis sereine et de bonne humeur donc pas trop de sujets qui m’énervent, de questionnements existentiels… Alors c’est vrai que forcément, ça fait pas mal d’articles en moins, même si j’ai plein d’articles entamés à finir sur plein de trucs. Et puis, il faut que je refasse le design mais depuis la version 2 d’over blog, j’ai peur de mettre les mains dans le cambouis et de tout casser.

Pour en revenir à nos rapports (lalalala), des fois, on ne se comprend pas. Je suis une fille de caractère, je ne suis pas forcément une gentille fille qui acquiesce à tout de peur
de me fâcher avec les gens. Ca peut peut-être surprendre, je suis parfois brute de décoffrage mais je suis comme ça dans la vraie vie, je me prive pas pour partager mon avis, c’est même un peu beaucoup pour ça que j’ai un blog. Certains d’entre toi ne m’épargnent pas non plus. C’est le jeu du net, des fois, je me demande si les gens se rendent compte qu’il y a des vrais gens derrière les mots, je sais pas. Mais bon c’est vrai qu’en ce moment, je suis bien dans mes pompes alors je fais le tri, je me prends pas la tête. Tu sais, je crois que depuis la création de ce blog, c’est ma plus longue période de sérénité. J’ai un boulot qui me plaît, des perspectives, des envies, des projets. Là, le prochain gros dossier, c’est mon déménagement, va falloir que je me jette à l’eau, je t’en parlerai d’ailleurs parce que c’est un peu mon facteur d’angoisse du moment.

Bref, à partir de maintenant, je vais te bichonner un peu plus, répondre aux comms plus régulièrement parce que j’ai cru ne jamais rattraper ton retard. Ne me dis pas que je te
dois rien, tout ça. Ce n’est qu’une question de politesse : tu prends du temps pour me parler, il est normal que je te réponde.

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Est-il possible de rester ami avec son ex ?

L’autre soir, je regardais Sex and the city, grande soirée culturelle, donc. C’était l’épisode où Carrie était conviée aux fiançailles de Mister Big, son ex, avec une autre et donc tout l’épisode tournait autour de ça. Donc forcément, moi, ça m’inspire. Avant de poursuivre, je précise à mes exs qui lisent ce blog que cet article ne s’adresse pas particulièrement à eux. Cherchez pas de messages cachés, il n’y en a pas !
 
Alors peut-on être ami avec son ex ? Je dirais que ça dépend. C’était l’article de Nina, au revoir. Non, allez, je déconne, je vais expliciter un peu ma pensée. Mon
ex-collègue Flora disait l’autre jour : « Bien sûr qu’on peut rester ami avec son ex, si la rupture s’est bien passée… Et si on en est à l’origine ! ». Bon, je ne serai pas aussi péremptoire, il m’est arrivé de rester amie avec un ex qui avait pris l’initiative de la rupture. Mais sur le papier, c’est un fait : à partir du moment où y a pas eu coup de pute, tentons l’amitié. Non parce qu’un mec qui m’a trompé avec ma sœur, j’aurai pas envie de lui reparler. Je vous rassure, aucun de mes exs n’a couché avec ma sœur, y a pas intérêt d’ailleurs ! Mais l’amitié post amoureuse peut être compliquée. Reprenons le cas de Carrie qui tente une amitié avec Big. Evidemment, c’est illusoire : elle est toujours amoureuse de lui et cherche à le récupérer, ça n’a aucun rapport avec de l’amitié. Elle, au fond, elle ne rêve que de le reconquérir et, forcément, elle fait salement la gueule quand il lui apprend qu’il va se marier. Pour moi, l’amitié entre hommes et femmes ne se conçoit que sans ambiguïté, sinon, ce n’est pas de l’amitié. Un mec qui me plaît, c’est pas un ami, c’est une cible. Un ex avec qui je veux renouer, c’est pas un ami, c’est à nouveau une cible. Mais une cible + + car il a déjà été testé et approuvé.
 
Le problème, c’est quand l’ex ne sait pas que vous avez encore des sentiments pour lui. Parce qu’entre amis, il est normal de parler de sa vie amoureuse (quand on en a une) et donc l’ex n’aura aucun complexe à vous parler de sa petite voisine drôlement mignonne qu’il aimerait inviter à dîner. En face, soit vous suppliciez votre pauvre serviette sous la table alors qu’elle n’est y est pour rien, soit vous le dissuadez de façon à peine suspecte, soit vous lui faites carrément une scène. Alors dans le premier cas, si je ne peux que te féliciter pour ton self control, si tu es une amie de moi et que tu me racontes ça, tu vas te prendre un soufflon. Oui, parce que moi, mes copines masochistes, je leur secoue le prunier. Non mais si tu l’aimes encore, faut pas le fréquenter en tant qu’amie car il est manifeste que les sentiments qu’il a envers toi ne sont pas les mêmes et tu t’illusionnes en pensant qu’il va te revenir. Alors je comprends que tu veuilles rester en contact avec lui mais prend le temps d’oublier ton amour avant de le re-fréquenter. Parce que mine de rien, quand l’homme que vous aimez vous parle de sa cible, ça vous déchire les entrailles en mille morceaux. Si tu optes pour la deuxième solution, tu es vicieuse et hypocrite, tu ne veux en aucun cas le bonheur de ton ex soit-disant devenu ami. C’est mal. Quant à la troisième, pense à la tête de ton pauvre ex qui va pas comprendre pourquoi tu lui exploses à la figure.
 
Parce que je crois que la clé de la réussite d’une amitié post-rupture, c’est justement de ne pas se voiler la face et de prendre son temps. Il est extrêmement rare qu’une rupture ne laisse pas de traces, même si elle se passe le mieux du monde. Exemple : moi (oui, je trouve que je suis souvent un bon exemple). Quand j’ai rompu avec Guillaume 1er, tout s’est bien passé pour une rupture. Bon, on a pleuré tous les deux, ce fut assez difficile, comme une rupture, quoi, mais on ne s’est rien jeté à la figure, ni assiettes, ni insultes. Mais on s’est pas revus de suite, on avait besoin de digérer et c’est, je crois, ce qui nous a permis de rester amis. D’ailleurs, je l’ai vu il y a encore quinze jours et on était content de se voir, on se raconte nos vies, nos amours et tout ça. Bon, je lui raconte pas tout non plus parce que mes coucheries, il a pas besoin d’être au courant mais quand je suis amoureuse, il le sait et il s’en réjouit. Et si un mec me blesse, il veut lui casser la tête.
 
Je crois qu’il faut être honnête avec soi-même et savoir exactement ce que l’on ressent pour ledit ex. Si on l’aime encore, si on ne supporte pas de passer 24 heures sans le voir, l’entendre ou avoir des nouvelles de lui, c’est qu’il y a un souci. Quand on se lève en pensant à lui, qu’on se couche toujours en pensant à lui, là, c’est clair : la page n’est pas tournée, danger, danger ! Parce que si monsieur Ex veut rester ami, aussi, il comprendra tout à fait que vous ayez besoin de temps pour digérer la rupture et qu’une amitié post-rupture n’est pas facile à gérer. Ce n’est pas parce qu’on prend ses distances pendant quelques temps que l’on se perdra définitivement de vue. Quand deux personnes veulent rester en contact, elles le font, pas de panique. Il vaut mieux être sûre de ne plus l’aimer plutôt que de risquer une rechute. Perso, j’ai eu le tort de ne pas cicatriser lors de ma dernière rupture avant de tenter l’amitié et j’ai pleuré beaucoup car, forcément, on n’était pas sur la même longueur d’ondes et du coup, la rupture a été deux fois plus dure à digérer. Mais ça va maintenant. Pareil pour ma sœur lors de sa rupture avec Anthony. Ils n’étaient plus ensemble mais continuaient de se fréquenter (amis communs) et dès qu’elle entendait parler de la sale pouffe moche qui l’a remplacée, elle rechutait de plus belle.
 
Alors, il faut prendre son temps. Et si Ex comprend pas, c’est qu’il ne vaut pas la peine qu’on s’attarde sur lui.
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Faut-il être chieuse pour avoir (et garder) un homme ?

Dimanche après-midi, deux membres éminents de la cellule « tous des connards » se réunissent dans un salon de thé parisien. Là, ça taille des costards sévère (bon, je
vous rassure, certains d’entre vous ont été épargnés, ils se reconnaîtront), je pense que Tatiana et moi avons dû passer pour les aigries de service. Dommage, y avait un brun qui avait l’air mignon au fond de la salle. Enfin, sans mes lunettes, avec ma vue de myope, il avait l’air mignon.

Après le couplet « non mais quels connards ! », on enchaîne sur « mais qu’a-t-on fait pour mériter ça ? ». Non parce qu’objectivement, nous ne sommes pas des nanas chiantes. Je laisse Tatiana se présenter de ce point de vue en comm. Pour ma part, je suis assez indépendante donc hors de question de voir le mec tous les jours, de l’appeler 10 fois par jour ou autre. De toute façon, j’aime pas le téléphone. Je m’adapte au planning de monsieur (ce qui n’est pas toujours une mince affaire), je fais pas une scène quand il est pas dispo, je comprends quand ça va pas et j’insiste pas. Et si c’était là, l’erreur ? De pas faire chier, justement ?

Pendant 4 ans et demi, j’ai vécu une liaison sans nuages avec Guillaume 1er et pour moi, la réussite de ce couple tenait au fait qu’on pouvait sortir l’un sans l’autre. Il aimait les jeux de rôles, moi non, j’allais pas l’empêcher d’en faire non plus. Il avait le droit de sortir sans me rendre des comptes et tout allait pour le mieux. Donc j’ai pris l’habitude de pas être chieuse avec les mecs, de pas leur faire de scènes quand ils peuvent pas me voir. Même les ruptures, je fais pas chier. La dernière en date, je voulais vraiment pas qu’on se sépare mais les circonstances étaient particulières (je peux pas les expliquer parce que c’est sa vie et voilà) mais j’ai compris que ça servait à rien de s’obstiner, je n’arriverai pas à
changer la donne. Donc je ne joue pas la chieuse, je pleure dans mon coin et je me résigne.

Alors voilà, constat : à force d’être trop gentille, les mecs en abusent. Y a qu’à voir ma dernière « histoire » en date. A coup de « oui, je comprends », je me suis pris trois lapins dans la tronche en un mois. Bien fait pour moi ? Ben, oui, sans doute. J’aurais été plus ferme dès le départ, les choses auraient été claires. Soit on se serait vus de suite, soit jamais et ça aurait évité la déception et la vexation. Et puis ça évite de s’attacher aussi, tout le monde aurait gagné du temps. D’où notre conclusion : « on n’est pas assez chieuses ».

Partons du constat que les mecs cherchent tous une nana qui peut potentiellement les prendre en main. Ok, c’est un odieux cliché, je le concède. Mais si les nanas préfèrent les
connards, les mecs ne préfèrent-ils pas les chieuses ? Bon, sans en faire trop, je pense qu’une fille qui fouille dans le portable de son mec pour lire ses textos ou autre, ça, c’est
insupportable. De toute façon, je pourrai jamais faire ça, il faut aussi faire confiance sinon, on avance pas. Non, quand je dis qu’il faut être chieuse, je parle de s’imposer. On devait se
voir et tu me sors une excuse ? Ben non, je comprends pas. On avait dit qu’on devait se voir, on se voit, point. Sinon, je prends mon téléphone et je l’agonis d’insulte. Non mais c’est vrai, quoi : se faire marcher sur les pieds, ça ne sert à rien alors autant voir l’inverse ce que ça donne.

Le problème, c’est que c’est pas dans ma nature. Je n’aime pas le conflit, je n’aime pas me prendre la tête surtout que quand ça devient violent, je me mets soit à être très méchante, soit à pleurer. Donc c’est pas terrible comme stratégie, on dit d’être chieuse, pas hystérique. Mais si on mate un peu les mecs, ils vont filer droit non ? Sans jouer les
maîtresses SM, un peu d’autorité ne leur feront pas de mal. Voire même, ça les reposera, ils seront contents d’avoir une deuxième « maman » à domicile. Plus de décisions à prendre,
c’est madame qui décide. On se voit quand ? Je peux sortir avec mes potes ? Non, bon, tant pis.

Bon, le problème, c’est que c’est pas naturel, chez moi. J’agis selon le principe du « ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu’on te fasse. » Je ne supporterais pas qu’un mec soit chieur. Bon, moi, j’honore toujours mes rendez-vous, quand on me dit « tel endroit, telle heure », j’y suis et même à l’heure, en plus. Mais bon, j’aime bien ma petite indépendance, de pouvoir faire ce que je veux quand je veux sans rendre des comptes. Non parce qu’il faut se rendre compte que si je sors aujourd’hui avec un mec, j’ai vécu 26 ans sans lui, je me suis constitué un réseau de relations et je vais pas couper les ponts du jour au lendemain parce que monsieur m’impose son agenda. Et puis quoi encore ? Donc, comment puis-je
décemment être chieuse alors que je supporterais pas que monsieur le soit ? Non parce que parti comme ça, ça deviendrait du « on sort jamais l’un sans l’autre » et je devrais
systématiquement voir ses copains, y compris ceux que je ne supporte pas.

Enfin, depuis quand faire preuve de souplesse est un défaut ? Si un mec a un empêchement, je vais pas foutre une bombe chez lui (bon, c’est sûr que pour le coup, il viendra
plus à mes rencards après). Le problème, c’est que quand on donne la main, les messieurs prennent le bras. « Bon, elle s’est pas offusquée la première fois, elle dira rien cette fois-ci
encore ». Ben, si, je dis ! Parce que ma gentillesse et ma souplesse n’est pas synonyme de manque total d’ego. Un mec qui annule systématiquement, c’est hyper vexant. Dans le genre « je me sens une toute petite merde », on fait difficilement mieux. Alors que si j’avais dit de suite : « ramène tes fesses, je veux pas savoir ! » ben peut-être que ça aurait marché. L’histoire ne le dira pas. Mais bon, note pour moi-même : la prochaine fois, ne pas se laisser marcher sur les pieds, ça évitera les lapins.

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Au secours, v’là mon ex !

Non, rassurez-vous, aucun de mes ex ne m’ennuie, cet article est une réflexion générale sur les ex. Athéna avait déjà proposé sa version du problème, j’aimerais exposer la mienne (oui, je sais, trois mois plus tard, j’ai la palme de la réactivité).
 
Quand on rencontre un homme, arrive à un moment ou à un autre le problème délicat de(s) l’ex(s). Je vous le dis d’emblée : je déteste toujours les exs de mon mec, du moins tant que je les connais pas. Je ne suis pas quelqu’un de jaloux, Guillaume mon ex avait par exemple la fâcheuse habitude de laisser glisser son regard sur tout être équipé d’une poitrine mais je laissais faire. Tant qu’il regarde, je n’ai rien à dire, je vais pas faire une scène pour ça. De toute façon, je ne me sentais nullement menacée par ces donzelles qui ne faisaient que passer. Mais les exs, elle, je m’en méfie comme de la peste.
 
Peu de temps après le début de notre relation voici qu’arrive une de ses amies, Alice, belle brune aux yeux bleus. Or Guillaume a toujours fantasmé sur les brunes aux yeux bleus, ce que je ne suis pas, pour les trois du fond qui n’ont pas suivi. Ce jour-là, il n’a eu d’yeux que pour elle et pour la première fois de notre relation, il ne m’a pas payé de café. Quand il est reparti la raccompagner au métro, j’explose, sous les yeux de Gauthier, hilare.
« Non mais voilà, l’autre, elle débarque et j’existe plus ! Il ne m’a même pas payé de café, aujourd’hui, tu imagines ?
Tu crois pas que tu exagères un peu ?
Pffffff, grml grml »
Le pire, c’est que j’ai appris quelques mois plus tard que cette amie était bel et bien une ex, ce qu’il m’avait caché sur le coup, le bougre !

Comme je lui ai explosé à la figure quand je l’ai su. Mais il s’est justifié : « vu comme tu as réagi alors que tu ne savais pas qu’on était sortis ensemble, j’ai préféré te le cacher ». Hum, certes… Mais bon, quand même, j’aime pas qu’on me mente, même par omission !
 
Quelques temps plus tard, en discutant, il me parle d’une fille, Laure, qu’il avait embrassé sur le quai de la gare quelques années plus tôt et soudain, je percute : mais je la connais ! Cette fille était l’une des plus belles filles que j’ai jamais vues : brune, les yeux marrons clairs qui pétillent, un peu mate de peau, le sourire qui tue. Là, je lui dis : « j’arrive pas à croire que tu sois sorti avec elle !
– Quoi, je suis si moche que ça ?
Mais non mais je peux pas croire que tu aies pu sortir avec un canon pareil et que tu sortes avec moi, maintenant ! »
Ben, oui, je crois honnêtement que je lui arrive pas à la cheville de cette fille, belle, svelte, intelligente, bien fringuée et sympa, en plus. Et adorable avec moi, par dessus le marché ! Bon, elle, c’est pas du genre à en vouloir à son ex de sortir avec un vilain boudin après elle, je note.
 
Quand je regarde la liste de mes exs qui font toujours partie de mon paysage, je me dis que j’ai de la chance. Bon, en même temps, c’est vite compté : y a Guillaume premier du nom et Guillaume deuxième du nom, si on peut le qualifier d’ex. Avec Guillaume premier du nom, on a gardé de très bons contacts, on se parle de nos conquêtes respectives sans qu’aucune jalousie ne rejaillisse. Ce que j’aime avec lui, c’est qu’il n’y a aucun retour de flamme. Non parce qu’avec moi, quand c’est fini, c’est fini, je tourne la page et il n’y aura jamais de volume 2. C’est peut-être un tort, je n’ai qu’à regarder ma sœur pour me rendre compte que des retrouvailles peuvent merveilleusement bien se passer, mais pour moi, retourner avec un ex, c’est un peu régresser. Si ça n’a pas marché une première fois, pourquoi ça marcherait une seconde ? Il faut aller de l’avant. Avec Guillaume, du fait de notre rupture idyllique, il n’y a aucune tension entre nous, on peut parler de notre relation passée sans aucune gêne. En même temps, tant mieux, je pense qu’on ne peut pas occulter comme ça quatre ans et demi de vie de couple. Je me souviens la première fois qu’on s’est revus après la rupture, un mois après (on avait pris le temps de laisser nos blessure se cicatriser, excellente idée), j’étais un poil tendue à l’idée des retrouvailles. Là, on se voit, on se fait la bise le plus naturellement du monde et on papote deux heures dans un salon de thé sans aucune tension. Ce soir-là quand je suis rentrée chez moi, j’étais heureuse : mon ex était mon ami.
 
C’est un peu pareil avec Guillaume 2e du nom, on se parle de tout sans tabou et mine de rien, avoir un confident masculin hétérosexuel, c’est bien aussi, surtout quand j’ai besoin de son avis sur la conduite à tenir face à un mec (oui parce qu’à 25 ans, j’ai toujours pas compris). Mais si moi, j’ai de la chance, d’autres non. Dans mes folles histoires brouettiques, j’ai rencontré pas mal de mecs aux exs « vampires », des femmes qui ont rompu pour se compromettre dans les bras d’un autre mais qui ne supportent pas que leur ex en fassent autant. Moi j’ai le droit de refaire ma vie, pas toi. Tu devras vivre éternellement dans mon souvenir. L’une d’elles, par exemple, est revenue en courant dès qu’elle a su que je traînais dans les parages, et vas-y que je t’allume, et vas-y que je te drague à nouveau. Et oui, jeune homme, il est hors de question que tu m’oublies ! Et ça, franchement, ça me donne envie d’aller voir la fille et de lui coller une claque magistrale. Je trouve ça dégueulasse de jouer avec les sentiments de son ex uniquement parce que son ego est froissé de constater que monsieur s’est trouvé une jolie compagne (moi, hihihi !). Ah, ces ex !
 
Mais mes ex à moi sont-ils parfaits ? Faudra demander à mon prochain compagnon mais ne sont-ils pas trop présents ? Guillaume 2 m’a dit un jour qu’il était un peu jaloux que je passe la journée avec Guillaume 1 (pourquoi faut toujours que je fréquente des mecs qui ont le même prénom ?) mais je l’ai rassuré : aucun danger ! Mais il est vrai que l’opinion des deux Guillaume reste important pour moi. Lucie m’a avoué avoir lâché le morceau pour mon blog à Guillaume 1 (qui est prié de me rappeler s’il lit ses quelques lignes) et j’avoue avoir été emmerdée : il avait une image de moi plus virginale, on dira, je pense que toutes ces histoires de brouette ne lui plairont pas. Bon, maintenant,
c’est du passé, je me suis assagie mais tout de même… Et si les Guillaume n’aimait pas mon prochain compagnon, que va-t-il se passer ? Dans mon cas, je ne pense pas qu’il s’agisse de jalousie, s’ils ne l’aiment pas, c’est qu’il y aura une raison. C’est comme Gauthier, leur avis ne me laisse pas indifférente. Bon, certes, je suis têtue comme une mule et n’en ferai qu’à ma tête mais ça me chiffonnera un peu. Gauthier m’a dit récemment, aidé par l’alcool, qu’il n’avait pas du tout aimé Arnaud, Anne non plus d’ailleurs. Ben le fait qu’il me le dise, ça m’a consolée de la tournure minable de cette histoire : finalement, ce type était un connard et je ne m’en étais pas rendue compte, merci
Gaugau ! Bon, sur le coup, il n’avait pas osé me le dire parce que je semblais accro (re-merci Gaugau) mais là… Oui parce que je ne suis pas toujours apte à détecter les connards, je les attire plus qu’autre chose.
 
Et moi, comment suis-je comme ex ? Bon, dans la mesure où je ne pars pas dans des délires « je veux à tout prix récupérer mon ex car mon ego est blessé du fait qu’il ait retrouvé l’amour avec une greluche », je crois que je suis une ex assez agréable, si ce n’est mon envie de botter le cul quand mon ex déconne mais ce n’est que pour son bien !
 
Donc voilà, mon futur couple sera composé de lui, de moi et de nos ex respectifs. Et là, situation un peu cornélienne : je ne supporterai pas un
mec qui m’interdira de voir mes exs (ceci étant, vu où ils habitent, je les vois pas tous les jours) mais je n’accepterai que difficilement les siennes. Est-ce humain ? Sans doute. Parce que
si je n’ai pas peur des donzelles qui passent, les exs, c’est pas pareil. Les donzelles qui passent représente un futur possible, mais monsieur prendra-t-il le risque de me quitter pour une
chimère ? Pas sûr. Alors que l’ex est ce qui a été, les bons souvenirs, les brouettes au petit matin, les fous rires à deux… Bon, il l’aura avec moi aussi mais quand même… Mais je dois me
faire une raison : plus j’avance dans le temps et plus j’ai de chance que mon compagnon ait eu quelques aventures avant moi (à moins de faire la sortie des lycées), certaines ayant duré plus
que d’autres. Je me dois de l’accepter et de lui faire confiance : après tout, pourquoi retournerait-il chez son ex alors qu’il m’a moi ?
 
Bon, promis, mon prochain mec, je serai sympa avec son ex.
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Régression et fin des haricots

Par Gauthier
J’ai pas mal de choses à raconter, le syndrome sunset beach s’est définitivement emparé de moi ! Que dire de mes week-ends de cette fin d’août ? Ben je régresse…
Chaque article est l’occasion de faire une rapide présentation d’une des facettes de ma vie. Cette fois-ci je vous propose deux aspect des plus intéressants : l’amour et l’alcool.
 
Commençons par l’alcool. Je ne suis pas alcoolique, je le serais si je buvais tout le temps, il se trouve qu’entre deux verres, je ne bois pas, donc tout va bien ! Non ? Ah bon… zut alors ! Ok je bois beaucoup trop, mais uniquement le week-end, et entre amis en boîte de préférence. À tel point que quand je dois aller en boîte sobre je m’ennuie et me barre au bout de 15 minutes. Ces deux dernières sorties, je me suis mis particulièrement minable encore. L’alcool a une faculté extraordinaire à me faire devenir complètement con, gentil, mais con, et surtout insupportable pour toute personne sobre non avertie. Heureusement pour moi mes amis sont dans les mêmes états que moi à chaque fois. Sinon je n’aurais plus d’amis. Selon l’humeur du moment j’oscille entre « je t’aime tellement que je te donne un rein si tu en as besoin » à « je t’aime tellement que j’aimerai te faire un enfant » ou plus grave encore « je t’aime tellement que jamais je te demanderai de me faire un enfant », et tout ce genre de vérités éthyliquement fatigantes de fin de soirée à la philosophie douteuse (eh mais quand suis saoul c’est vachement clair pour moi ! sisisisisi j’vous jure !!!!).
Comme en ce moment je suis à un carrefour de ma vie, que je bosse beaucoup en semaine et que je suis plutôt préoccupé par ma vie, mes cuites sont anthologiques. Faut dire que j’ai de l’entraînement, 5 ans à sortir tous les soirs et à claquer l’équivalent d’un SMIC en boissons, ça forge un foie !!!!!! Donc qu’il y a-t-il de nouveau me demanderez vous à juste titre ? Ben je régresse, oui complètement. Ça fait deux week-end qu’en fin de soirée, j’ai royalement 12/13 ans. Et ça donne des situations des plus comiques pour les spectateurs heureux de mes égarements.
Je ne peux pas trop expliquer donc je vais donner un exemple :
– Salut, je m’appelle Gauthier, je suis complètement saoul, et quand je suis saoul, je suis chiant, mais je suis gentiiiiiiiiiil, toi c’est comment ?
–  Ben moi c’est Hector (je rappelle que c’est un exemple je ne connais pas d’Hector lol)
–  Dis tu veux pas que je t’embrasse ? on t’a déjà dis que tu étais très mignon ? tu es trop mignon en fait, j’ai envie de t’embrasser et de te faire l’amour sur le bar maintenant…
– …
Là deux solutions : il t’embrasse ou il fuit ! Ben dans 80% des cas, ça marche !!!!! Et je galoche une pauvre victime, qui en général profite de la première opportunité pour se sauver, ou alors je change de cible et c’est reparti…
À deux reprises j’ai complètement concrétisé grâce à cette technique (mais si je vous dis que ça marche !!!) et quand je me remets de mes vapeurs alcooliques le lendemain et que je me souviens de ce que j’ai fait, je ne peux pas rappeler ce garçon. À supposer que j’aie son tel. Imaginez donc, un mec comme ça moi je le méprise au plus haut point… Logique non ? Je suis vache ? Non pas du tout, vas-y toi drague quelqu’un comme ça couche avec et rappelle-moi pour me dire que tu l’épouses et là je me fais interner promis !!!!!
 
Parlons maintenant de l’amour. Depuis le début de l’été j’ai officiellement un petit ami. Si c’est vrai, bon ok c’est pas des cornes qu’il a, ce sont des baobabs, mais bon il m’a dit « tu n’embrasses personne, tu ne suces personne, tu ne touches personne, tu ne regardes personne… Quand je suis là, et si je suis pas là arrange toi pour que je ne sache rien ! » ben moi j’ai pris ça pour autorisation de tromper en bonne et due forme, lu et approuvée en bas de page, toc on en parle plus !
Mais c’est pas si simple, il sort autant que moi, il connaît beaucoup de monde, et moi je veux pas le rendre malheureux, et puis je suis bien avec lui, même s’il est un peu décalé. D’ailleurs j’en ai déjà parlé c’est le garçon qui me ne donnait pas de nouvelles et que j’avais décidé de larguer la semaine où je suis parti en Andorre, et quand je suis rentré, on a eu une discussion et l’on a décidé de se donner une chance (et c’est moi qui réclamais qu’on se la donne cette chance).
Mais comme tous les jouets une fois qu’on a fait ce qu’on a voulu avec, on se lasse, et là je me lasse. Dans 15 jours, je vivrai à Paris normalement, ce qui m’éloigne suffisamment de lui pour éviter toute idée de relation stable et durable, j’ai donc décidé de façon unilatérale d‘en profiter tant que j’étais avec lui dans ma belle ville du Sud, et une fois à la capitale je lui dirais qqch comme ça « tu sais la distance c’est pas simple, il vaut mieux ne pas se faire de mal on arrête tout » bref j’ai déjà le discours. Et puis le fait de le tromper me déculpabilise sur le fait que je peux peut-être mettre en l’air quelque chose de sympa avec quelqu’un de bien.
Mais le monsieur est plein de ressources, il a décidé (lui aussi de façon unilatérale) de devenir steward, on en discute et il me dit « je serai obligé de vivre à Paris » BAM !!!!!!!!!
Et je fais quoi moi maintenant ? Je vous le demande… il a mis bien 1h à me dire ça, il tournait autour du pot, je ne comprenais pas où il voulais en venir, il passait par des « tu sais j’ai bien réfléchis » et des « toi tu en penses quoi ? » et moi je voyais pas du tout pourquoi il me demandait mon avis sur son avenir professionnel, après tout on se connaît que depuis deux mois, et c’est pas parce qu’on couche ensemble que je compte plus que ça ? Ben du coup je me retrouve avec un petit copain jaloux et qui va me suivre dans mon déménagement ! Si Dieu existe, il va me faire regretter d’avoir pleurer sur mon célibat un jour (et en plus ce jour-là je m’en souviens, j’étais sobre, la honte !).
De toute façon je suis désabusé, aigri et anti-couple à un tel point que je me persuade que c’est bien d’avoir quelqu’un (si un jour tu en arrives là sache que tu finiras ta vie tout seul !!!).
 
Bon pour finir sur une note comique je vais me projeter dans mon prochain week-end. Mon petit ami un brin possessif sera en boîte, dans les boîtes où je traîne, avec ses amis, pour fêter ses 26 ans (25 pour le reste du monde, mais 26 pour l’état civil, ça lui fait plaisir faut pas le contrarier…). Et moi je dois boire vu que j’ai deux anniversaires et une soirée apocalypse avec Océane au programme. A ceci tu rajoutes tous les garçons que j’ai galoché pendant l’été qui seront certainement en boite, et LE garçon du week-end passé à qui j’ai promis de passer le samedi avec lui, parce que pour lui on sort aussi ensemble et tu obtiens : moi en position fœtus sur mon lit « me suicide me suicide pas ? ». oui parce que je suis pas doué, j’assume mal ce genre de situations. Imagine, je décide de pas revoir le second et je vais en boîte avec mon « vrai » petit amis, et à je tombe dessus, je lui dis quoi ? je fais quoi ? s’il me fait une scène l’autre il va comprendre… Il est con mais y a des limites… Sinon je leur donne rendez-vous dans deux boites différentes et je jongle entre les deux, mais je vais tellement boire que je ne me sens pas d’assurer sur les deux plans, et puis ce n’est que reporter le problème au week-end suivant !!!
 
Moi je dis : vivement que je change de ville, à supposer que mon mec soit refusé à Air France, mais je l’aime bien alors je ne peux pas lui souhaiter ça… En fait je suis un salaud lâche au cœur tendre qui ne se sortira pas indemne de cette merde…
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