Leave my uterus alone !

Selon une loi sociale commune, un couple suit les étapes suivantes : rencontre, consommation, consolidation, installation commune, signature d’un pacte quel qu’il soit, enfants. Plutôt au pluriel, oui. Donc si vous venez souvent par ici, vous aurez noté que je suis à l’étape post signature de pacte et donc, cette question de plus en plus récurrente dans ma vie “alors, le bébé, c’est pour quand ?” Mais leave my uterus alone, bordel !

Leave my uterus alone, révolte d'une nullipare

Alors on va pas se mentir, ce sujet commence à légèrement m’agacer parce que… on piétine allègrement mon choix et mes ressentis sur la question. Dès que je dis que je ne l’envisage pas pour le moment (notez que je ne suis même pas définitive là-dessus), j’ai droit à une réaction d’effroi (“quoiiii ? Tu ne veux pas d’enfants ? Mais quelle est cette hérésie ?”)… puis à une négation pure et simple de mes sentiments sur le sujet “non mais tu dis ça maintenant mais tu changeras d’avis, tu verras !” ou “mais tu ne peux pas passer à côté de ça, tu n’imagines pas ce que que c’est.” C’est vrai… Mais pour le moment, ça ne me manque pas, comme expérience. J’ai tout à fait conscience que je peux changer d’avis, comme j’ai déjà changé d’avis sur certains trucs mais… 37 ans, l’horloge biologique ne vient toujours pas me titiller, j’admets tout à fait que ça puisse ne jamais arriver. Alors pourquoi les autres insistent ?

Horloge biologique

En plus, je trouve ces conversations hyper intrusives. Personne n’imagine que si je n’ai pas d’enfants, c’est peut-être aussi parce que je ne peux pas en avoir… L’enfer que ça doit être quand c’est le cas “alors, c’est pour quand le bébé ?” “Ben, écoute, ça fait deux ans qu’on essaie et que ça prend pas, à croire que l’un de nous est stérile, à ton avis, lequel ?”. Non mais sérieusement, on touche au médical, là. Est-ce que je vous demande votre taux de cholestérol ou comment se portent vos globules blancs tous les trois matins, moi ? Non. Mais comme je suis une jeune pacsée (bon, on va pas tarder à arriver aux un an de PACS) et moins jeune femme, la question semble naturelle. Alors que pardon mais c’est totalement déplacé, surtout quand on te lâche un “ouais, enfin, faudrait pas trop tarder quand même, hein…”. Ah, t’as passé ton diplôme de gynéco pendant les vacances ? Non ? Alors ton avis sur ma fertilité, je te suggère d’en faire une mini boulette et de te la fourrer où je pense, merci, bisous.

Ton opinion dans ton cul

Tant que j’étais célibataire ou non engagée par un papier, j’étais relativement tranquille, surtout que ma bouille trompe toujours sur mon âge. Mais là, depuis que je me suis pacsée, je subis une pression de PARTOUT. Tout le monde veut que je fasse un enfant pour que le leur joue avec le mien (alors que s’il le faut, mon rejeton sera un connard tyrannique, on sait pas), pour que je connaisse ce que ça fait. Et le pire, c’est que quand j’explique pourquoi je n’ai pas envie, mes arguments ne comptent pas genre “ouais, ok, mais quand même, avoir un enfant, tu sais pas ce que c’est”. Non, comme beaucoup de choses en ce bas monde et ça m’empêche pas de dormir la nuit.

Bien dormir avec une peluche

Ces derniers temps, j’avais une bonne excuse : voyage de trois semaines à l’autre bout du monde en itinérance, pas bonne idée d’être enceinte. Ca marche. Mais le voyage approche. On sera de retour en France fin octobre. Et après ? Soit je m’énerve, soit je parle de la stérilité de notre couple (dont je ne sais rien, hein, notre principale cause de stérilité aujourd’hui, c’est mon stérilet, le bien nommé). Parce que je ne doute pas que l’amour maternel et paternel, c’est ouffissime mais… pour le moment, j’ai du mal à passer outre certains éléments. Et j’aimerais ne pas passer ma vie à me justifier de ça.

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Quand tes amis deviennent nos amis

Au début, nous ne sommes que deux. A s’aimer sous les draps, à traîner au lit peu vêtu à se mater des conneries entre deux parties de jambes en l’air. On se voit à deux dans les bars ou à domicile, parfois au cinéma mais c’est lui, c’est elle, et c’est vous. Mais quand la relation devient un petit peu plus sérieuse, ils commencent à apparaître dans les conversations avant ce moment fatidique de la rencontre. Les parents ? Non les amis de votre significant one !

Soirée avec nos amis

Les amis, c’est potentiellement compliqué. On se dit “mais s’ils sont amis avec mon roudoudou, ce sont forcément des gens bien avec qui je vais être super ami.e, c’est l’évidence !”. Et bien non. Prenez votre tissu amical et observez le. Est-il uni comme une toile de coton ou coloré qu’un morceau de wax (je dois vraiment ressortir ma machine à coudre pour me faire des petites tenues en wax, je suis encore une fois victime de la mode) ? Pour ma part, j’ai un tissu amical bien bariolé pour cause de “j’ai rencontré des amis à différents moments de ma vie” et j’ai bien changé, durant toutes ces années. De Anne, rencontrée en maternelle, à Anaïs, Isa et Joy rencontrées à la plongée (enfin, Joy est à la base la moitié d’Isa mais je la considère comme une amie à part entière, notez pour la suite), en passant par Amy, Enzo et Zénobie rencontrée dans les premières années de ma vie parisienne,en ajoutant tous mes anciens collègues que je revois régulièrement, non plus en tant que collègue mais en tant qu’amis, certains de mes collègues actuels, des fantômes du passé qui repassent une tête de temps en temps… Bref, j’ai des amis différents les uns des autres, des que je vois avec grand plaisir, d’autres plus par nostalgie, d’autres parce qu’ils sont potes de potes et que j’ai pas super le choix. Et donc, parmi mes amis, je sais qui va accrocher directement avec mon doux et qui aurait moins d’atomes crochus… Parce que oui, nous sommes multiples donc mes amis ne sont pas toujours en grande affinité entre eux et peuvent donc ne pas accrocher avec mon adoré. Cf le pote de pote que vous avez du mal à saquer.

Ami gênant

La présentation aux potes, c’est crucial. Surtout les meilleurs potes, ceux avec qui on a intérêt à bien s’entendre parce qu’on risque de les voir souvent. Quand j’étais avec Guillaume 1er, un de ses meilleurs amis était un pote d’enfance… débile. Franchement, il était pas méchant mais c’était un enfant (et je vous dis ça, j’avais 20-24 ans à l’époque) et ça me fatiguait de le voir parce que je savais que j’allais devoir sourire toute la soirée et éviter de lever les yeux au ciel quand il nous déclarait en criant au resto “l’autre jour, j’ai pété et j’ai fait croire que c’était le frigo qui puait le fromage, héhé !”. Je vous jure que cette scène est réellement arrivée, j’exagère même pas.

Femme gênée

Mais il arrive aussi que les potes de l’un et de l’autre deviennent des amis mutuels. Il m’arrive par exemple de papoter en one to one avec la meilleure amie de Victor parce que c’est mon amie aussi, maintenant, on n’a plus besoin de ce lien “Victor” entre nous, j’ai gardé contact avec quelques amis d’ex avec qui je m’entendais bien et que même si on se voit plus beaucoup, on reste liés. Mais du coup, quand tu es en couple et que ses amis deviennent vos amis, ça double le nombre d’amis… et donc le gymkhana pour faire rentrer tous ces gens que nous avons envie de voir dans notre emploi du temps.

Emploi du temps surchargé

Parce que quand je dis qu’être en couple, c’est multiplier les amis par deux, c’est vraiment ça. Ces moments où, affalés sur le canapé, on se fait la liste de tous ceux que l’on doit voir et où les caser en fonction de leurs situations géographiques (proches du boulot ou de chez nous : en semaine, plus loin : le week-end).

Carte de la bataille tempête du désert

Et je vous dis pas comme le jeu se complique quand les amis se décident à faire un mini eux. Tiens, la semaine prochaine, je vous parlerai du fait que, depuis que je suis en couple, mon utérus est beaucoup trop un sujet de conversation pour personnes que ça ne regarde pas.

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Veux-tu m’épouser ?

Un mariage débute en général par une demande censée être la plus romantique possible, comme on le voit dans les séries et les comédies romantiques.

Pour débuter cette saga de l’été, posons le décor : il y a l’homme, que nous appellerons Jon, en hommage à mon nouveau fantasme Jon Kortajarena. Oui ok, il est peut-être gay mais on s’en fout, c’est un fantasme. Et même s’il était hétéro, je pense que mes chances de terminer un jour avec un mannequin international de 24 ans se calculent en négatif, n’est pas Madonna qui veut. Oui je vous ai pas dit, la saga de l’été ne fera pas l’impasse sur mes digressions habituelles. Bref donc y a Jon, l’homme et Nina, la femme. À l’heure où j’écris ces lignes (16 juin), le mariage homo n’est pas encore légalisé puis je suis toujours pas lesbienne donc on part en version hétéro.

Nina et Jon disais-je. De 1, comment demande-t-on quelqu’un en mariage ? La tradition voudrait que ce soit l’homme qui fasse le grand saut, à coup de belle bague, d’étoiles dans les yeux et de très fines bulles de champagne. Vu mon intérêt personnel actuel pour le mariage, c’est sur que ça risque pas de venir de moi. Bref, comment Jon pourrait-il me demander en mariage en mêlant romantisme et originalité. Non parce que le coup de la bague dans le champagne, c’est hyper éculé et faudra m’expliquer comment on ne peut pas voir une bague dans du champagne… À la limite, dans un verre de vin rouge… Et je ne parle même pas de l’idée saugrenue de planquer la bague dans un gâteau ! On ne joue pas avec la nourriture, la demande risque de se terminer aux urgences et je n’ai pas envie de porter une bague ayant trempé dans un gâteau… Ou pire en cas d’ingestion involontaire…

Quand je parle aux jeunes mariés du XXIe siècle, je constate que la demande tient plus de la négociation aujourd’hui. Du type : »tu sais, je crois que ce serait mieux de se marier ». Que ce soit pour les impôts ou pour faire plaisir à une famille traditionaliste, au choix. Évidemment, ça peut juste être par amour. Après tout, on peut décider des tas de choses par amour : vivre ensemble, faire un enfant, partir à deux faire un tour du monde, que sais-je encore ? Finalement, le mariage s’inscrit bien dans cette logique.

Sauf que la demande en mariage fait partie de la mythologie du couple. En général, quand vous annoncez la nouvelle, après les félicitations, hiiiii et quelques larmes d’emotions selon la sensibilité de vos interlocuteurs, vient la question : « comment il a fait sa demande ? » (il, toujours). « Oh bah, on se brossait les dents, il n’y avait plus de dentifrice donc je lui en ai sorti un du placard et là, il m’a dit « chérie, je t’aime, marions-nous ! ».

Manque de romantisme ? Je vous rappelle que le Jon et la Nina de cette histoire s’aiment donc à qui sert ce romantisme ? À l’auditoire en manque de belles histoires ? Car là est la vérité : on nous parle de belles déclaration, de bague cachée pour une surprise merveilleuse. Sauf que je connais un couple, le mec s’était amusé à cacher la bague sous l’oreiller… Ils ont passé une heure à la retrouver.

Non, les demandes en mariage de mon entourage ont rarement été d’un romantisme niais. La plus belle que j’ai entendue ? Celle spontanée après une bonne soirée en amoureux où cette union paraissait soudain comme une évidence. Une demande sans bague, sans calcul. Au fond, n’est-ce pas la plus magique ?

Quoi que celle de Monica et Chandler n’était pas mal non plus mais une question me taraude : pourquoi les Américains ont toujours 30 kilos de bougies chez eux ?

Ah et pour ceux qui ne connaissent pas Jon, une petite vidéo :

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J’ai 25 ans

Depuis le début de ma nouvelle vie (aka mon nouveau boulot), je vis une étrange expérience que nous appellerons “non mais tu ne fais trop pas ton âge!”. Hé oui, si ma carte d’identité indique que je vais bientôt avoir 31 ans, mon corps, lui, s’en fout bien et ne suit pas. 25 ans quand je suis maquillée. Je suis descendue à 20 cet été dans le train post-vacances suite à non maquillage d’une dizaine de jours consécutifs.

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J’aime bien cette idée. Si je me penche un peu sur ma vie, mon parcours, mes envies, ouais, j’ai pas 31 ans, j’en ai 25. J’ai 4 ans d’expérience professionnelle mais j’ai l’impression que je viens à peine de finir mes études et je dois tout apprendre. En fait, plus j’avance dans ma carrière professionnelle et plus je me frotte à un univers que je n’ai pas eu l’occasion d’appréhender lors de mes études : le marketing. C’est assez amusant de discuter avec mes collègues qui ont tous fait écoles de commerce, master en marketing et communication. Et moi “oh non, moi, j’ai étudié l’Histoire, les sciences politiques et le journalisme”. Ouais, je suis ce qu’on peut appeler un ovni. Plus vieille que les autres, un parcours qui n’a rien à voir, une confession “tu sais, avant de commencer le boulot y a 4 ans, je n’avais jamais fait de powerpoint”. A l’arrivée, ça ne me rend pas moins compétente, l’école du terrain reste la meilleure. Mais force est de constater qu’avec mes collègues de 25-27 ans, je me sens dans mon élément. Alors je décide de redescendre à 25 ans.


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Après tout, c’est cohérent. On ne sait jamais laquelle de ma soeur ou de moi est la plus âgée (officiellement moi mais elle, elle se marie, va faire un gosse alors que j’arrive à peine à régler ma peur de l’engagement), mon corps rajeunit de jour en jour grâce à un traitement à base de crèmes hydratantes et de sport (après, faudra que j’arrête le tabac). Alors pourquoi ne pas tricher ? Pourquoi ne pas se dire que hop, coup de baguette magique, je gagne 6 ans. Evidemment, mes mécaniques internes ne vont pas rajeunir, elles, mais j’aime cette idée. A y penser, 6 ans de gagné, ça donne le vertige. Y a 6 ans, pile aujourd’hui, j’arrivais sur Paris. Depuis j’ai vécu des milliards de choses, rencontré des tas de gens, accumulé les boulots, eu de bons moments, de très très bons moments mais aussi des plus difficiles, très difficiles.

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A 25 ans, j’avais quand même de sacrés avantages : outre la carte sncf 12-25 (que je ne pourrai jamais récupérer, ma trombine de jeune fille ne marche pas, il faut leur filer la carte d’identité), je pouvais faire la fête toute la nuit sans mettre trois jours à m’en remettre, ne pas m’entendre dire que mon prochain mec devrait quand même être le bon parce
que bon, tu comprends, si tu veux faire un bébé, faudrait voir à trouver le père maintenant… Et ne dis pas que tu n’en veux pas, tu n’en sais rien, c’est viscéral, fillette. A 25 ans, tu commences la vie, tu vis tout les yeux grands ouverts, tu respires à plein poumons.


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Mais voilà, même si mon visage me fait gagner 6 ans sans rien faire, même si ma maturité émotionnelle est plus en phase avec mes 25 ans qu’avec mes 31, c’est pas comme ça que ça marche. J’ai quasi 31 ans, c’est un fait. Mais en fait, ça ne veut strictement rien dire. Après tout, que suis-je censée avoir à 31 ans ? Quelle est la norme ? Celle de Paris ou
celle de province ? Au fond, tout ça ne veut rien dire. J’ai déjà vécu beaucoup de choses, j’ai eu plusieurs vies, quelques part. Et j’ai encore tout à tas de choses à vivre. Peu importe si je ne suis ni mère, ni épouse, ni proprio. Moi, j’ai envie de voyager et d’apprendre des milliers de choses. J’ai envie de continuer à vivre les yeux grands ouverts et respirer à plein poumons. Glousser quand on me dit que j’ai 25 ans. Je serai sage plus tard, quand j’aurai 40 ans. Ou 46, ça dépend si je m’en réfère à ma bouille ou à mon état civil.

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L’été dissolu de Nina B.

Pouuuuuuuce ! Bon, ok, voilà, on est le 30 juillet et j’ai atteint mes limites. C’est ça la vingt-neuvaine, on se croit plus fort que les autres et à un moment, on se rend compte qu’on n’a plus 20 ans et que dormir, c’est aussi une bonne idée.




Cette année, l’été est plutôt beau (enfin, je trouve), il n’est pas rare de sortir du boulot sous un beau soleil et d’avoir envie de lézarder en terrasse avec un(e) ami(e) en sirotant un petit cocktail. Voire deux. A jeun. Autant dire qu’après ça, je ris très fort et pas forcément à propos, ce qui ne dérange pas forcément la personne en face, pour peu qu’elle soit un homme bien décidé à finir la soirée vers des horizons… plus horizontaux, justement. Ca tombe bien, moi aussi (sinon, je reste au coca).



Oui, cet été, je renoue un peu avec mes anciens démons, c’est sex, alcool et rock n’roll. J’ai du rhum dans le sang, des courbatures aux cuisses, des cernes sous les yeux qui se confondent à merveille avec mon smoky eye… Bref, j’ai plus vraiment fière mine et y a des soirs où je ne rêve que de mon lit mais mon agenda se remplit aussi vite que mon compte en banque ne se vide (oui, c’est pas gratuit tout ça). Et comme j’ai rendez-vous avec des gens que j’apprécie (quand même), je ne peux pas dire non. Mes soirées sont prises, mes déjeuners aussi, vais-je devoir rencarder au petit-déjeuner ? Non, impossible, je dois dormir, dormir… Au moins un peu. Car quand mes nuits ne sont pas faites de cocktails, j’ai des conversations jusqu’au bout de la nuit ou presque avec des hommes sur MSN. Au secours, je veux dormir !



Pourtant, de façon déraisonnée, j’ai l’impression que c’est un peu mon dernier été de fête et de débauche. Peut-être que je me trompe mais force est de constater qu’après un mois et demi de ce régime, je ne tiens plus du tout et que je ne peux non plus abuser car je travaille. Oui, je ne crois pas que mon boss apprécierait de me voir arriver vers midi, les lunettes de soleil solidement vissées sur le nez (« mais j’ai une conjonctivite, je dois les garder ! »), la voix pâteuse, le doigt faiblard (gênant pour taper à l’ordinateur), les yeux prêts à se fermer à la première occasion. Non, je ne suis pas payée à ça, non. Je suis payée pour produire du contenu, gérer ma partie des recos, ne pas trop me moquer des agences qui parlent tellement leur langage que je ne suis pas sûre de comprendre. En fait, la question que je me pose est si les communiquants ont un train d’avance au niveau du langage ou s’ils sont plus dans la catégorie bien connue de nos années collège/lycée des ringards qui essaient de parler cool en utilisant des mots soit disant hype mais que seuls eux comprennent.




Bref, est-ce ce foutu chiffre 29 qui me pousse à me dire que je dois profiter de toutes ces folies maintenant car l’an prochain, ce sera trop tard ? Pourquoi j’ai la sensation que je dois profiter à fond maintenant ? Expérimenter, rire, m’amuser, rentrer tard et peu dormir. La vie ne s’arrête pourtant pas à 30 ans surtout que je n’ai pas de projets importants pour ma trentaine. Pas de changement de boulot en vue (et pas l’envie de bouger non plus), de déménagements (non, là, j’ai pris mon quota pour les prochaines années aussi). Un homme ? Ca se programme pas et je doute d’apprécier la vie avec un pantouflard, de toute façon. Un enfant ? Ahahahah, soyons sérieux trente secondes.


Finalement, je crois que j’ai limite hâte d’avoir trente ans, de passer cette barrière symbolique qui me fait raisonner à l’envers, qui me fait précipiter, courir après le temps pour faire tout ce qui me tente avant 30 ans histoire de ne pas avoir de regrets. Pourtant, la vie ne s’arrête pas là. Enfin, j’espère pas.


En attendant, je vais me mettre un peu au vert chez mes parents. Dor-mir. A mon retour, j’aurai encore quelques petites débauches en attente et à la rentrée, quand la nuit tombera à la sortie des bureaux, je referai mon associale. Profitons avant l’hiver !

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La première liste de 2008

Ouais, tu vois, lecteur, c’est pas parce qu’un chiffre de l’année a changé que moi, j’abandonne mes listes. 2008 sera listique ou ne sera pas. Même si j’ai tendance à les publier le dimanche au lieu du samedi mais je dirais pour excuse que j’ai des fois une vie privée et sociale et que même, je suis allée au cinéma.

 

– Comme j’ai une vie trépidante en ce moment, j’ai oublié de te raconter, lecteur, que j’ai fait un pas de plus dans ma vie de femme indépendante des années 2000. Dire que dans deux ans, je dirai femme indépendante des années 2010, ça me fait un peu peur. Tout se passe le mois dernier. Etat de mes cheveux : certes propres et soyeux mais la couleur devient indéterminée et ça, c’est pas possible. Donc j’ai acheté mon tube habituel châtain Movida et…j’ai fait ma couleur toute seule. Je suis une femme à part entière désormais, me manque plus qu’à faire un enfant. Mais je vais en rester à me faire des couleurs toute seule avant, quand même.

– « Snif… Snif…Hé mais mes tickets restos, ils sentent la lavande ! ». Alors je précise que si je suis allée renifler mes tickets resto, c’est que j’ai remarqué
l’odeur dès que je les ai touchés sinon, je le fais pas. Et je suis la seule à avoir des tickets restos qui sentent la lavande. De là, mes collègues en ont déduit que j’avais un ticket avec Lénaïc, le RH qui nous distribue les tickets restos, celui à qui j’ai collé un vent magistral. Bah si c’est vrai, c’est bien la preuve qu’un homme, plus on le bat froid, plus il nous veut. Je les comprendrai jamais. Mais je crois pas avoir un ticket avec Lénaïc, même un ticket resto… En 2008, j’assume mon humour de merde.

– La sieste post job, c’est la vie.
 

– « T’es chaud, t’es comme une bouillotte ! – Ah ben sympa ! – Mais ma bouillote, elle est mignonne, c’est un raton laveur ! – Oh ben merci la
déclaration ! ». Mais c’était gentil quand même, non ?

– Alix est un tombeur ou comment émouvoir trois filles en deux secondes. Mercredi au boulot « hé les filles, regardez, j’ai une photo d’un chat trop mignon sur mon portable ! ». Ben Lena, Ioulia et moi, on a mordu à l’hameçon. Et il était trop mignon le petit chat.

– Vendredi, on mange au bureau (des hamburgers qu’on s’est fait livrer) et on discute, Ioulia, Lena, Scarlett, Joy, Alix et moi (un peu la bande habituelle quoi) quand Joy nous raconte son adolescence difficile genre « j’avais de l’acné et de grosses lunettes, c’était trop horrible ! ». Et là, elle nous raconte une boom où il y avait un mec, Cyril, sur lequel elle craquait et à un moment, ses copines vont le voir (alors qu’elle était juste à côté) et font « Cyril, tu veux pas inviter Joy à danser ? – Non, elle est moche ». Mais son calvaire n’était pas fini. A un moment, ils jouent à un jeu que je connaissais pas : on constitue une balle avec des papiers sur lesquels on écrit un truc et quand tu attrapes la balle
tu enlèves la couche et tu dois faire ce qui est écrit sur le papier. Et là, le Cyril reçoit la balle « envoie la à la fille la plus moche ». Toi aussi, bois la coupe jusqu’à la lie.

– Mercredi, comme on travaillait trop sérieusement, on a eu droit à une coupure d’électricité (toi aussi, perds tout ce que tu n’as pas sauvegardé). Quand l’électricité est revenue, on s’est rendu compte que le réseau s’était fait la malle. Et quand on bosse sur le net, ben, ça s’appelle du chômage technique. Du coup, j’ai tiré les cartes pour tout le monde. Je devrais me faire payer, à force, ça me permettra de faire les soldes . Surtout que je suis allée chez Orcanta avec Summer et que je veux acheter la moitié du magasin.

– Faudrait que je vous raconte le réveillon aussi. Trois nanas sont dans une pièce, elles mangent et boivent (l’un des deux avec modération, l’autre moins, aucune n’a fini ivre, je vous laisse donc faire des déductions). Et là, on aurait dit les vamps mais en jeunes (et sexy). Et franchement, j’ai adoré ! On a parlé de nos connards, petits zizis et impuissants, de nos années collège et des pétasses qu’on y croisait, de boulot, de mecs, de mecs, des règles, aussi. Bestfriend a décidé de tout plaquer et part dans 15 jours passer un an en Australie. Je ne peux m’empêcher de l’admirer, je crois que j’en serais pas capable.

– Avec Babillages, nous nous sommes autoproclamées les dindonnes du Sex on the bed. C’est de la totale private joke mais voilà, notre duo, ce sera ça. Ouais, les bloggeurs, ils aiment bien constituer des clans et leur donner des noms, surtout quand personne ne les comprend, ça fait très initié.

 

– A propos d’Australie, on va mettre de la musique australienne, tiens.

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Vive les sagas de l’’été

Je regarde mon calendrier : on est le 27 août et j’ai même pas fait un article sur un phénomène estival : les sagas télé. Bon, c’est sans doute parce que je les regarde
pas mais y a quand même pas mal à en dire vu que ce sont toutes les mêmes.


Avant, on avait la lambada. Apparemment, les tubes de l’été, ça doit plus exister à part Anis sur France 2 (plus je regarde le service public, plus je me demande s’ils visent pas
la ménagère de plus de 50 ans). Depuis quelques années (enfin, un bon paquet quand même), tous les étés on nous présente une saga mais maintenant, ça devient un vrai duel entre TF1 et France 2. Mais elles sont pas diffusées en même temps, histoire qu’on puisse bien dire tout l’été : « Tain, y a rien ce soir à la télé ! ». M6 s’y met aussi : après « Laura », diffusée en plein mondial donc ça a dû faire un bide, M6 fait très fort puisqu’elle nous diffuse depuis 10 ans exactement la même saga : les gendarmes de St Tropez. C’est là qu’on se rend compte que les films franchouillards français vieillissent mal puisque les gendarmes, quand j’étais petite, ça me faisait rire (quand même, mettre dans un même film des nudistes, histoire de montrer des seins, et des nonnes, c’est subversif !) alors que maintenant… Ah ben je regarde pas. C’est comme les vieux films de Max Pécas (toujours à St Tropez) où le scénario tourne autour du fait qu’il faut montrer des seins. Pleins et pendant tout le film.

Bref, après les films estivaux et creux qui se déroulent généralement à St Tropez, on est passé à un nouveau genre : la saga de l’été. Il s’agit d’une série de quelques épisodes qui se passent toujours en province. Oui, c’est l’été, il faut faire voyager les gens et puis bon, en province, tout le monde se connaît, c’est bien connu. Et il s’en passe des choses
chez les bouseux (je n’ai rien contre les provinciaux, je vous rappelle que je suis pas parisienne de naissance, je caricature). Alors, quels sont les ingrédients pour faire une bonne saga de l’été. C’est simple : sexe, familles rivales et argent, des terrains qu’on se dispute et des secrets de famille. Oui, c’est comme Dallas ou les Feux de l’amour mais à la place des Abbots et des Newman, on a des Legrand et des Garnier. En général, il y a la famille gentille avec une matriarche, veuve, qui gère le domaine familial et qui a plusieurs enfants et petits enfants qui ont des histoires d’amour et tout. Evidemment, il y a des rivalités entre les frères et sœurs car ils veulent récupérer la gestion du domaine quand mémé aura cassé sa pipe. En général, on a un des enfants qui file droit, qui aide mémé à gérer le domaine et tout et un autre, plus artiste, plus rebelle, le fils préféré, en général, celui qui revient dans la famille après en être parti et qui se met à déterrer tous les secrets de famille. Face à notre grande famille, il y en a une autre, plus petite, avec des individus divorcés en général (oui parce qu’ils sont aigris et méchants donc ils ont fait fuir leur moitié). Ce sont les méchants de l’histoire, ceux qui essaient de forniquer avec les membres mariés de l’autre famille et y arrivent et qui, en plus, lorgnent sur la
propriété et multiplient les coups bas pour y parvenir. Ceux par qui le mal arrive. Mais dans ces deux familles qui se détestent, y a toujours des Roméo et Juliette, deux jeunes qui s’aiment malgré les antagonismes familiaux et qui, à la fin, réunissent tout ce petit monde, ah, c’est beau ! A la fin, en général, on apprend que le fils rebelle n’est pas le fils de son père officiel mais un de la famille ennemie…

Après le scénario, il faut un lieu emblématique. Soit une grande ville de France genre Marseille ou Toulouse (si, y en a une qui s’est passée à Toulouse, ça s’appelait
« Garonne » et ça m’a fait hurler. C’est limite si les Toulousains s’éclairaient pas à la bougie dans cette histoire) ou une belle région comme la Bretagne ou la Réunion, il faut qu’il
y est de l’eau, quoi. Ben oui, c’est l’été, on vous dit. Mais ce qui fait le succès de ces séries, ce sont les acteurs et surtout les actrices. En général, la chaîne recycle les héros de ces
séries télés : Ingrid Cauvin ou Bruno Wolkovic. On a aussi Francis Huster, M. Crédit agricole, et sa compagne, Christiana Réali mais ils jouent pas toujours ensemble. Ce sont surtout les
actrices qui font vendre, il faut donc de la bonnasse qui va squatter la une de tous les magazines télé pendant un mois. Alors l’an dernier, on a bouffé de l’Ingrid Cauvin qui est, je cite « belle, sensuelle et qui a failli mourir dans un accident de voiture, c’est dingue comme elle a réussi à surmonter cette épreuve. » C’est sûr, c’est pas donner à tout le monde de reprendre son travail après un accident de voiture, tiens… En plus, moi, Ingrid Cauvin, je la trouve pas si belle que ça avec son menton carré et elle articule pas très bien, on comprend rien à ce qu’elle dit mais passons. Cette année, c’est Claire Kem qu’on a vue partout, une très jolie fille, c’est vrai. En plus, c’est bien, elle débute une idylle avec Lizarazu (il aime les frisées, lui, on devrait lui présenter Emma) comme ça, on ne voit plus qu’elle, on a à peine parlé d’Huster.

Après, il nous faut une « grande » actrice pour jouer le rôle de la mamie, un grand nom pour faire genre « l’ancienne génération qui rencontre la nouvelle ». Bon, comme on peut pas toujours réunir des Jeanne Moreau et des Vanessa Paradis, on s’adapte. On prend donc des Mireille Darc, des Line Renaud ou des Maria Pacôme. Il me semble même qu’Annie
Cordy l’a fait dans le temps mais je suis pas très sûre. Non parce que la matriarche, elle a un rôle super important, elle est charismatique de la mort qui tue donc faut bien quelqu’un qui assure, quoi.

Perso, j’avoue que ça fait quelques années que je n’ai pas vu de saga de l’été, je me souviens (vaguement) des deux séries avec Mireille Darc qui gérait un hôtel mais j’ai oublié
le titre. Y avait aussi Jalna, une grande épopée comme on aime tirée d’une série de romans québécois, d’où les prénoms bizarres des protagonistes. Il y avait donc la grand-mère (Danielle Darrieux) et une tripotée d’enfants et de petits-enfants. Ce qui était marrant, c’est que c’était une production franco-québécoise donc une des filles (qui s’appelait Meg) était jouée par une Québécoise mais ça choquait personne qu’une des descendantes de la mémé parle avec un accent québécois alors que les autres, non. Là, c’était magique : comme c’était une très longue épopée, les enfants des premiers épisodes devenaient des adultes vers la fin (oui, c’est comme les Feux de l’Amour, ils vieillissent très vite), ce qui permet de créer encore plus d’histoires d’amour. Ainsi, Meg était autrefois fiancée à un gars dont j’ai oublié le nom, on dira Hubert. Mais la veille du mariage, une prostituée va voir Hubert et lui confie le fruit de leur brouette, une jeune fille qu’il va appeler Faisane (oui, c’était un chasseur alors voilà…). Donc Meg refuse le mariage (oui bon, on peut comprendre) et la voilà fâchée à la vie à la mort avec Hubert. Faisane prend 20 ans en deux épisodes, alors que Meg et Hubert changent pas d’un pouce et la voilà qui fricote avec Paul (c’est pas le vrai prénom non plus), le frère de Meg. Alors, elle, évidemment, ça l’emmerde mais à la fin, Paul et Faisane se marient et font un bébé (et ils vivent tous chez mamie, la pauvre) et Hubert et Meg finissent par se retrouver, il était temps !

En somme, ce qui est bien avec les sagas de l’été, c’est que quand on en a vu une, on les a toutes vues. Et pourtant ça marche : après nous avoir pourri nos soirées (enfin, non, on regarde pas mais bon…) et nos journaux télés, ils nous sortent le DVD et le livre et même qu’ils les rediffusent les après-midi les étés suivants. C’est magique.

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