La tradition du bilan

Je me fiche de ne pas manger de dinde, j’aime pas ça, je me fiche de pas manger de bûche : si elle est pas glacée, j’aime pas ça non plus. Mais s’il est une tradition que j’adooooore et à laquelle je tiens, c’est celle du bilan (et celle des résolutions mais c’est pour lundi, hihi). Alors, 2013, ça a géré ?

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Et bien après le cataclysme 2011 et le pas vraiment mieux 2012, enfin, j’ai eu une année cool. Rah putain, ça fait du bien !! Cette année, je me suis retrouvée, une sensation de renaissance qui fait du bien au moral. Déjà, parlons boulot. J’ai enfin réglé mon problème de syndrome de l’imposteur. Oui, je n’ai pas fait d’études de marketing mais je suis douée, je pige vite. En un an, je suis devenue la reine des campagnes de pub Facebook et j’ai enfin trouvé ma voie, mon objectif. Ca, ce sera pour 2014 mais ça fait du bien de voir enfin la prochaine marche, de chercher à mettre en place une échelle pour l’atteindre. Enfin, mes qualités sont reconnues et louées. Une sorte de vengeance sur des expériences passées où j’ai été punie de pas avoir été élue par la Reine Mère, d’être tombée sur une manager qui ne fait rien à part chercher les responsables de sa propre incompétence ou encore une équipe où ça se passe entre couilles et, pas de bol, j’en ai pas. Ah et cette année, aussi, j’ai été félicité à plusieurs reprises pour ma grande organisation dans mon travail. Ahah, moi, organisée ? Et ben oui. Avec ma to do list, je suis devenue über performante. Comme quoi, rien n’est jamais définitif dans la vie, on peut changer.
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Bon, fin du chapitre boulot. Et les amours ? Mmmm, quelques rencontres sympas, de jolis moments mais rien de définitif. Des mecs bizarres aussi : un beau mythomane et je crois qu’un autre a essayé de me soutirer du fric mais rien de traumatisant non plus. Ca restera pour l’anecdote. Eventuellement, mon petit English one arrivé en fin d’année, je m’y attache un peu… Mais rien d’incroyable, je me suis bien amusée, merci.

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Côté activités annexes, je me suis inscrite nulle part finalement. J’avais des envies et puis finalement, en septembre, plus rien. Du coup, je passe ma vie à la piscine, j’y vais quand je peux/veux, c’est pas si mal. Cette année aura surtout été l’année de la déconvenue associative mais en fin de compte, ça se digère très bien. De toute façon, je repars avec mon ancien club de plongée en mai, on ne change pas une équipe qui gagne.

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Côté amitié, pas de changements, on reste sur les bons basiques. En même temps, c’est déjà pas toujours si simple de se voir donc c’est pas forcément la peine de chercher de nouveaux amis puis pourquoi faire ? Ah oui, si, j’ai ma théorie de jouer sur l’amitié pour trouver l’amour, à savoir : tu deviens pote avec une fille maquée dont le mec a plein de potes. Avec de la chance, parmi ses amis à lui, se trouve la perle rare… Mais bon, pffff, la flemme. Notons quand même que certaines personnes ont fait leur entrée dans ma vie grâce au boulot, des gens que j’apprécie énormément et qui rendent les déjeuners à la cantine plus savoureux. Non pas pour le contenu de l’assiette mais pour la teneur épicée de nos conversations.

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Mais surtout 2013, c’est l’année où je suis réellement devenue une super Tatie. Mon neveu et moi, on s’adore. Ma soeur m’en confie la garde de temps en temps, je le change, je le lave, je le nourris, je le couche, je joue avec. Quand il me voit, il est tout content et même que pendant les vacances, spontanément, il m’a fait un câlin alors qu’il en fait jamais. Ce petit bonhomme, c’est un concentré d’amour à haute dose et puis il est beau ! Mais vraiment, hein, tout le monde le dit, on dirait un bébé de la télé. Il est drôlement dégourdi aussi, il marche déjà (il a commencé pour ses un an), papote dur même si on comprend rien. Bon, du fait de sa grande mobilité, il fait pas mal de conneries aussi, ahem… Mais bon, c’est l’amour de ma vie.
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Et puis en 2013, j’ai arrêté de fumer et lu le livre le plus chiant de la planète (enfin, non, le 3e), preuve de ma volonté sans faille « quand je veux » et qui va me servir de base : je peux tout réussir puisque j’ai déjà réussi ça.
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Voilà, voilà. Une année bien remplie qui m’a permis de faire un peu la paix avec la « vie ». Non que je voulais me balancer par la fenêtre mais j’ai arrêté de soupirer en me demandant quelle serait la prochaine merde à me tomber dessus. Et puis après deux années de merde, je méritais une année à la cool. Maintenant, on va travailler pour que 2014 soit exceptionnelle avec les bonnes résolutions…

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Do you wanna hug ?

Ce blog étant à la pointe de l’actu, de la mode, de la trendouille attitude ou presque, il est de mon devoir de parler de ce qui réjouit la planète entière aujourd’hui. Je parle de
la manie hug. Enfin, quand je dis la planète, pas la France parce qu’on aime bien tripoter mais pas des inconnus.

 

Le hug, c’est quoi ? C’est un câlin. En gros, y a des mecs qui se baladent avec des panneaux « free hug » et qui serrent les gens dans leurs bras. Comme ça. Just for
fun. Oui, j’ai pour ambition de rendre ce blog bilingue ou d’en faire un truc genre « repeat after me » de France 4 avec Lily Allen. C’est cool, j’ai appris plein d’expressions
argotiques dont je peux pas me servir. Mais je l’aime bien Lily, elle parle avec les bras. Si, si, regardez, elle parle en agitant ses bras dans tous les sens. Mais revenons à notre hug. Donc l’idée, c’est de câliner, de façon chaste et amicale des gens dans la rue. Nyfah des deputamadre en a vu un à Londres mais elle est pas passée dans sa sphère.

 

Perso, je trouve ça marrant comme truc. C’est gratuit et ça fait plaisir à tout le monde. Perso, quand j’ai pas le moral, une paire de bras réconfortants, un peu de chaleur humaine
et ça repart. Je me souviens du bouclage cataclysmique de notre journal universitaire quand j’étais en master : arrivée à 9h30 en premier avec une cops, repartie à 15 ou 16h sans avoir
mangé, mes yeux pleuraient tous seuls, j’avais eu quelques envies de meurtre dans la matinée. Donc le moral à peu près dans les chaussettes. J’avais rendez-vous avec Gauthier (au départ, on devait déj ensemble, finalement, ce fut un goûter) et quand je l’ai retrouvé, je lui suis tombée dans les bras tellement j’en pouvais plus. Un petit câlin, ça fait toujours du bien.

 

Pourtant, je crois qu’en France, jamais ça ne marcherait. Pourquoi ? Parce qu’on n’aime pas l’Autre. L’enfer c’est les autres, comme disait si justement Sartre. On se méfie
toujours, on est totalement paranoïaque. Non mais imaginez, vous marchez dans la rue, lalala, quand un mec s’approche de vous et fait mine de vous serrer contre lui. Vous pensez, au choix :

– il veut voler mon sac/mon portefeuille/mon ipod
– il veut me peloter et me draguer et fait chier
– il veut me poignarder
– c’est un fou, ils ne sont donc pas tous enfermés ?

Quand je dis vous, soyons clairs, je m’intègre dans le lot. Non parce que moi, le seul mec qui m’a pris dans ses bras dans la rue, il a essayé de me rouler une pelle alors que je
le connaissais absolument pas. Oui, moi, j’attire les tarés mais quand même, quoi !

 

Mais pourquoi en France, on est aussi renfermé sur soi ? On n’aurait pas idée d’aller câliner un inconnu. Moi, pourtant, y en a quelques uns que je câlinerais bien… Alors que,
finalement, le hug, c’est de l’altruisme pur et dur, un geste gratuit qui fait plaisir et ne coûte rien. Mais alors rien. Lucas m’en avait parlé en octobre, déjà, et voulait le faire en France. Oui, Lucas, il est pas comme les autres ! C’est vrai que si je vois un mec dans la rue avec un panneau « câlins gratuits », si y a pas la queue, j’en prendrai bien un petit parce
que même quand tout va bien, ça fait plaisir de partager de la joie même pour 10 petites secondes. Et puis, pour une fois que le rapport à l’autre, cet inconnu, peut être cordial, pour une fois qu’on vous arrête pas dans la rue pour vous demander de la tune, une clope, son chemin, ton numéro de téléphone, ça fait du bien. Non mais vraiment.

 

En attendant que ça se démocratise dans la rue (je dreame un peu en blue, là, mais bon…), on peut déjà se câliner sur le net en allant là : http://www.contreladiscrimination.org/ . Moi, j’y suis, sous le pseudo de Nina (que c’est original !). J’essaierai d’y passer plusieurs fois dans la journée, venez me faire des câlins ! Hé oui, le fantasme de câliner Nina est désormais accessible à toutes les bourses. Je suis drôle des fois que ça fait peur !

 

(si en France, c’est un peu possible quand même, cf ce youtube!)

 

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Mon mec idéal

L’autre jour, je lisais le blog de la salopette et dans un article, elle brosse le portrait de son homme idéal. Ben puisque je peux pas être originale tout le temps, j’en fais autant mais un peu à ma sauce, quand même…
 
« Cher Papa Noël,
 
Je sais que je t’écris un peu tard mais j’ai préféré attendre car je sais que tu étais pris par tous ces enfants qui voulaient leurs jouets. Ma grande générosité m’a donc conseillé d’attendre que tu sois un peu moins pris pour te faire ma demande. En plus, ça va te prendre du temps de me faire mon cadeau mais ça fait longtemps que tu ne prends plus en charge mes cadeaux donc j’abuse un peu.
 
Voilà, moi, je voudrais un homme qui serait rien qu’à moi, beau et super gentil et intelligent et tout et tout. Je te mets les références détaillées, pour pas qu’il y ait d’erreur… C’est pas que je doute de tes compétences (pas du tout même), mais vaut mieux éviter les malentendus.
 
Le physique
Bon, je ne suis pas particulièrement exigeante mais quelques détails tout de même. Pour la taille, ce serait bien qu’il fasse entre 1m70 et 1m80, à peu près. Oui parce que plus grand, c’est pas toujours très pratique. Pour un amant de passage, ça va mais pour un amoureux, c’est une vraie menace pour mes cervicales. Pour le poids, j’ai toujours rien compris au poids masculin donc je vais pas donner de fourchette. En gros, évite les trop bodybuildés, je n’aime pas ça, avec leurs énormes veines qui palpitent, beuuuuh ! Non, moi, je veux un mec normal, avec un petit ventre pour que je puisse poser ma tête dessus et m’endormir en faisant semblant de regarder son super film (tu sais à quel point ça m’arrive tout le temps). Puis de larges épaules, aussi, pour que je me sente en sécurité dans ses bras.
 
Concernant la pilosité, tu fais comme tu veux. J’aime bien quand y a un peu de poils sur le torse parce que ça fait plus viril mais si y en a pas, c’est pas grave. Si y en a plus, c’est pas grave non plus. Tu vois, je suis pas trop exigeante, quand même. Pour la couleur des cheveux, j’avoue que mon passé amoureux m’a prouvé que je préférais les bruns. Oui, je suis plus George Clooney que Brad Pitt. Donc un brun et puis s’il pouvait avoir les yeux verts… Ben, oui, tous les hommes qui ont marqué ma vie amoureuse avaient les yeux verts donc je crois que je dois continuer comme ça. Un vert foncé, de préférence… Puis tu peux lui mettre des lunettes, j’aime bien.
 
Après pour le nez, il faut qu’il soit petit et joli, ça, c’est important. Il faut qu’il soit beau de profil, que je puisse l’admirer en soupirant : « qu’il est beau de profil ! ». Ben oui mais tu comprends, quand on est allongés côte à côte, c’est son profil que je vois donc bon. Pour la bouche, pas trop charnue, s’il te plaît, et des dents nickels. Pas forcément parfaitement alignées à la Hollywood mais pas de chicots, merci. Ah et s’il pouvait avoir une barbe de trois jours en permanence, ce serait fantastique !
 
Quoi d’autres ? Ben, deux bras, deux jambes, deux pieds avec cinq orteils chacun. De grandes mains, de préférence, c’est toujours mieux. Ah par contre, fait en sorte qu’il n’ait pas le nombril qui ressorte, je n’aime pas ça. Concernant son zizi… ben écoute, ni trop petit, ni trop grand, ni trop fin, ni trop large… L’essentiel, c’est qu’il soit en parfait état de marche, j’y tiens !
 
La personnalité
Ouhlala, on n’est pas rendus, là. Alors d’abord, avant tout, il faut qu’il soit drôle. Un beau mec sinistre, moi, j’en veux pas. Mais quand je dis drôle, je parle d’humour fin, quand même, un mec qui éclate de rire parce qu’il vient de lâcher un rot, là, je te jure, je m’en passerai. Je suis bon public mais faut pas déconner. Drôle, donc, puis cultivé et surtout curieux, qu’on puisse s’échanger des connaissances en permanence. Et puis comme il est curieux, on partira en voyage tout le temps (enfin, quand on pourra) pour découvrir de nouvelles contrées. Il aime la lecture, la photo et les promenades. Il aime les chats plus que les chiens et, évidemment, il n’est pas allergique !
 
Bon, il faut qu’il soit patient et qu’il me rassure parce que j’en ai besoin et puis faut qu’il soit calme, genre quand je m’énerve, il me laisse m’énerver mais ne me réponds pas forcément pour me laisser me calmer. Il est sûr de lui mais surtout pas prétentieux. J’ai pas envie de sortir avec une encyclopédie vivante qui étale sa science en permanence et gave de savoirs à la con toute personne qui ne souffre pas de surdité. Je veux pas d’un vantard qui narre très fort ses exploits pour être sûr que la table du fond, là-bas, a bien entendu qu’il avait décroché un contrat de la mort qui tue.
 
Il faut qu’il soit romantique mais pas gnan gnan… Je veux des escapades originales et inventives : pas besoin de diamants pour me séduire, un mot doux glissé dans la poche de mon manteau, ça me suffira. Une balade dans un quartier sympa main dans la main, c’est parfait. Par contre, s’il me fait sa demande en mariage chez Bataille et Fontaine pour que toute la France soit au courant, là, ça va me désappointer.
 
Après, il doit être tolérant : je ne veux ni le modèle raciste ni le modèle homophobe, c’est pas compatible avec la Nina. Evidemment, il adorera mes amis et les siens seront géniaux. Il sera fêtard mais pas trop parce que des fois, passer une soirée à remplir ensemble un sudoku, c’est quand même génial (petit clin d’œil à qui il sait !). Ce serait bien qu’il soit cinéphile parce que, moi, je le suis pas et il pourrait m’initier. Et s’il pouvait aimer le violoncelle et avoir la même discothèque que moi, ce serait parfait.
 
Niveau passion, un artiste, ce serait sympa… De préférence, doué en dessin parce que là, je suis d’une nullité pas possible… Il dessinerait et/ou peindrait, j’écrirais. Evidemment, on sera totalement fan l’un de l’autre. Il faut qu’il ait une imagination débordante, histoire qu’on puisse avoir de supers délires. Et puis un artiste, c’est sensible… Ce serait bien qu’on se comprenne au-delà des mots. Tu vois, quand j’ai le moral à zéro sans raison particulière, il pourrait juste me prendre dans mes bras et me faire un câlinou sans me poser de questions. Mais par contre, si je veux parler, il m’écoute. Ah, et il faut qu’il me parle, aussi, qu’il me dise quand ça va pas, c’est beaucoup mieux. Je ne veux pas être sa mère de substitution (pitié, non !) mais qu’on puisse se reposer l’un sur l’autre quand ça va pas. Ce qui serait bien, c’est qu’il soit attentif à moi sans m’étouffer (promis, ce sera réciproque), qu’on garde un peu notre espace de liberté, quand même.
 
 Par contre, s’il pouvait ne pas aimer le foot… Les autres sports, je m’en fiche mais pas le foot. Après, si tu veux en faire un sportif (du dimanche ou pas), c’est comme tu veux, du moment qu’il me force pas à faire du jogging avec lui…
 
Enfin, pour rester dans le sport, côté brouette… Ben, de la tendresse, déjà, c’est ES-SEN-TIEL ! De la complicité, évidemment. Et bien, en gros, qu’on ait des brouettes sauvages parfois, plus tendres d’autrefois, qu’on partage des fantasmes ensemble mais il est pas obligé de partager TOUS mes fantasmes…
 
Accessoires
Bon, alors, niveau vêtements, j’aime bien le style « chic urbain », genre jean ou pantalon bien taillé, pas trop vieux comme coupe, et j’adooooore les cols roulés ou, mieux, les cols zippés. Classe mais pas trop et que le monsieur mette des boxers, ce serait bien. S’il pouvait éviter de porter des chaussettes de tennis aussi parce que, ça, j’aime pas trop.
 
Niveau famille… Bah, des frères ou des sœurs, je m’en fiche, ce serait bien qu’il ait des neveux ou des nièces, déjà, comme ça, il aura un instinct paternel développé… Non parce que si on se reproduit, ce serait bien que l’un des deux soit à l’aise avec les enfants et comme ce n’est pas mon cas… Ses parents seront comme lui : ni raciste ni homophobe. Pas trop vieille France non plus parce que j’ai pas envie de faire semblant de rester vierge jusqu’au mariage… Déjà que le mariage, bof…
 
Enfin, niveau compte en banque… Ben, là, j’ai pas d’exigence. Bon, s’il pouvait avoir un peu de sous pour qu’on parte en voyage, ce serait bien mais je compte pas faire femme entretenue, je veux mon métier aussi. Puis j’ai l’impression que l’argent rend radin et je veux pas d’un radin. Tu comprends, ces gens-là, à la fin, ils se douchent qu’une fois par semaine parce que l’eau et le savon, ça coûte cher…
 
Bon, voilà Père Noël. Concernant le nom et le prénom, je te laisse choisir mais si je pouvais éviter de me retrouver Mme Nina Mortecouille, j’apprécierais… Pour le métier, pareil, je te laisse choisir aussi, je m’en fiche un peu, il a suffisamment de qualités pour que je n’exige pas que monsieur soit rédacteur en chef (oui parce que du coup, il pourrait m’engager). A noter que pour l’âge, ce serait bien qu’il ait entre 23 et 30 ans et qu’il soit mature, of course.
 
Concernant la date de livraison, je te laisse le choix : la St Valentin (oui, c’est une fête commerciale de merde mais je l’ai pas eu pour Noël alors bon…) ou alors pour mon annif en avril mais c’est peut-être un peu loin… En même temps, la St Valentin, c’est trop près… Bon, on a qu’à dire pour l’équinoxe du printemps, voilà, au milieu.
 
Merci de m’exaucer Père Noël, promis, l’an prochain, je laisserai des gâteaux près de la cheminée.
 
Bisous
 
Nina 
 
PS : J’aurais bien demandé à ton pote, le petit Jésus, mais ça m’a pas porté chance la dernière fois que je lui ai demandé un truc. Il serait foutu de me le livrer en version homo. Bon, je le donnerais à Gauthier mais pfffff !
 
PPS : S’il pouvait venir habiter dans l’appart qui vient de se libérer dans mon immeuble, ce serait génial ! 
 
PPPS : Si tu en as un de bien en stock et qu’il ne ressemble pas exactement à mon portrait, je ne t’en voudrai pas ! »
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Mon autopsychanalyse

Aujourd’hui est le premier jour de ma nouvelle vie. J’ai débuté un nouveau stage et, pour m’y rendre, j’ai trois-quarts d’heure de trajet, ça laisse largement le temps de cogiter.
 
Hier, je me suis pris un nouveau vent, j’en deviens spécialiste et j’étais en colère : mais pourquoi ça m’arrive ? Je ne pense pas être particulièrement moche ou conne et pourtant…  Bon, je vous rassure, ça ne m’a pas empêché de dormir, finalement, je me suis endormie assez rapidement. Ce matin, je me suis levée encore énervée et, alors que je me rendais à la poste dès huit heures du matin pour récupérer ma free box, je commençais à échafauder une nouvelle théorie : tout est une question de karma. Si ma vie actuelle est la conséquence de ma vie passée, j’ai dû être une personne très belle (homme ou femme, mais ça me crispe un peu de penser que, moi aussi, dans une autre vie, j’ai eu un pénis) qui a dû briser un nombre incroyable de cœurs.
 
Cette théorie n’était pas franchement gaie parce que ça veut dire que ça ne changera pas. J’arrive à mon stage et je découvre un nouveau stagiaire, Paul. Le sosie de Jacques Villeneuve, les yeux bleus en moins… Je range ma langue et éponge ma bave me disant que mon stage s’annonçait bien mais le Paul en question est aussi chaleureux que la Sibérie en décembre… Et pourtant, je vais forcément craquer pour lui.
 
A midi, alors que je m’acheminais à l’autre bout de Paris pour prendre deux photos pour mon webzine, j’ai soudain été frappée par une révélation. Hier soir, je discutais avec Linga sur MSN et elle me disait que, déjà, j’avais un petit problème d’adéquation : je veux une relation un tant soit peu sérieuse et je la cherche sur meetic… Ce n’est pas vraiment un bon plan. Reprenant cette réflexion et analysant mon passé sentimental pour le moins catastrophique, j’ai réalisé quelque chose : j’ai un problème, je fais exprès de flasher sur des mecs avec qui il ne se passera rien. Je vous détaille rapidement ma vie sentimentale pour que vous compreniez bien.
Adolescente, je craquais toujours sur « le beau mec là-bas », c’est à dire un garçon qui n’avait pas la moindre connaissance commune avec moi et avec qui je ne parlais jamais. Donc, pour arriver à quoi que ce soit, ce n’est pas gagné. Arrivée à la fac, j’ai craqué sur un prof (il était vraiment mignon, des fesses à mordre, un sourire charmant, des yeux…aaaaah ! Mais un prof, donc totalement inaccessible) et un pédé pas encore déclaré (Gauthier, tu restes le seul homme de ma vie ! ;)). Tout ça pour terminer dans les bras d’un dépravé sexuel. Notre relation fut pour le moins chaotique : déjà, nous vivions à 700 km l’un de l’autre et quand on ne se voyait pas pour multiplier les brouettes tonkinoises et saltos thaïlandais, on s’engueulait. Gauthier m’a avoué récemment qu’à l’époque, il m’aurait frappé pour que je cesse de fréquenter ce gars.
 
Après, il y a eu Guillaume, une belle et longue histoire mais c’était franchement pas gagné, au départ… Je l’adore mais je me rends compte aujourd’hui (enfin, non, ça fait longtemps que je le sais) que nous n’étions pas compatibles et les premiers mois furent assez pénibles, il a fallu que je me batte pour que ça tienne.
 
Et depuis, ma vie amoureuse ne ressemble à rien : je n’ai craqué que sur des mecs en couple (plantade assurée) ou des garçons que je connaissais surtout sur MSN. Et plus le vent se précisait, plus j’insistais ! Alors je me suis inscrite sur meetic et j’ai craqué sur LE mec qui n’a pas voulu faire de cochonneries avec moi. Objectivement, des meeticboys que j’ai rencontré, le mieux, c’est Benoît : physiquement canon, intéressant et quel étalon ! Certes, il a une voix bizarre et il est allergique aux chats mais jusqu’au coup de pute qu’il m’a fait il y a 15 jours, il avait tout pour que je craque sur lui mais ça ne s’est pas passé comme ça… Sans doute parce que je l’avais déjà eu.
 
Et maintenant que je regarde mes « prétendants » actuels, je me rends compte que je cherche les complications : un a déjà un enfant, un autre est l’un des meilleurs potes de Louis. D’ailleurs, là, je me retrouve le cul entre deux chaises, j’ai l’impression d’être un trophée pour eux : Louis m’a dit que Aurélien était puceau (il sait que ça me branche pas du tout, un puceau), Aurélien m’a dit que Louis avait tout intérêt à le casser auprès de moi pour ne pas griller son plan cul (moi, en l’occurrence).
 
A côté de ça, j’ai rencontré un garçon charmant sur meetic, mignon, un sourire magnifique, intelligent, adorable… Mais l’étincelle n’a pas eu lieu. J’avais un collègue plutôt appétissant à la ligue, Ludovic, mignon, un sourire magnifique, intelligent, adorable… Mais l’étincelle n’a pas eu lieu.
 
Alors voilà : on dirait que je le fais exprès de craquer sur LE mec qui ne s’intéresse absolument pas à moi. J’ai la lose en amour mais je vais tout pour.
 
Partant de ce constat qui m’est apparu comme une évidence, j’en ai cherché les raisons. Je ne suis pas sûre de les avoir trouvées, j’ai plusieurs possibilités :
– je suis allergique au bonheur. Comme je réussis dans mes études, je dois chercher inconsciemment à rééquilibrer la balance. Curieusement, je dois penser que le bonheur total est indécent donc je me gâche toute seule, comme une grande.
– mes parents étant un exemple trop parfait de couple uni et, pensant inconsciemment ne jamais arriver à vivre le même bonheur qu’eux, je gâche volontairement toute histoire possible. J’en parlais l’autre jour à ma petite sœur qui ressent la même chose que moi. Mes parents sont un modèle à ce point parfait de bonheur conjugal que nous avons peur de ne pas arriver à leur cheville.
– je cherche le prince charmant mais je sais qu’il n’existe pas. C’est là l’hypothèse la plus probable, selon moi, je m’explique. Je cherche un homme parfait e tout point mais comme il n’existe pas, je le fantasme. Je lui donne le visage d’un garçon qui me plaît, je vis une relation rêvée mais ne fait rien pour réellement la concrétiser. En craquant sur un homme inaccessible, je ne risque pas de déchanter en me frottant à la réalité. Je suis une fille rêveuse, j’adore passer du temps à rêvasser, à imaginer ma relation avec un garçon qui, finalement, n’existe pas. Dans ma tête, nous vivons des instants merveilleux qui ne se dérouleront jamais dans la réalité. Il y a quelques temps, une astrologue du forum d’aufeminin avait fait mon thème astral et m’avait dit que ma recherche d’amour était absolue, voire mystique. Aujourd’hui, je me rends compte à quel point elle avait raison. Je veux un amour si pur, si parfait, que je fais tout pour ne pas déchanter.
 
Je suis bouleversée d’avoir pris conscience de ça. Réalisant ceci, je me suis alors sentie sereine comme jamais, légère comme une plume, belle comme un matin d’été. Il y a un peu plus d’une semaine, Linga m’avait tiré les cartes et annoncé, outre ma non-relation avec Julien, que j’allais trouver une certaine sagesse. Une copine ésotérique a analysé mon rêve de samedi et m’a également annoncé une transformation, que j’allais atteindre la sagesse. Je vous raconte mon rêve, au passage, car il est très drôle. Au départ, je suis actrice et je joue dans un film avec Brad Pitt et Angelina Jolie. Dans ce film, ils sont mariés et je suis la maîtresse de Bradounet (pourquoi s’emmerder ?), Angelina le sait et laisse faire. A un moment, je suis sur le dos de Bradounet à lui faire un câlin quand il disparaît et il revient en tombant du soleil (non, je ne prends aucune drogue). Et soudain, le temps s’accélère à toute vitesse, il fait jour, nuit, jour, nuit, Brad, Angelina et moi vieillissons à vue d’œil et nous ne pouvons rien faire pour empêcher ça. Je me retrouve soudain entourée de ma famille, nous marchons. Ma sœur et moi mourrons les premières et nous décomposons aussi sec mais je continue à voir la scène, tout le monde tombe au fur et à mesure sauf mon grand-père paternel qui enterre ma grand-mère, son épouse, autre dernière survivante, qui est accueillie par nos âmes. Et mon grand-père reste seul… Ce qui est intéressant c’est que, dans les personnes de mon rêve, la seule personne réellement décédée est mon grand père, il y a 18 ans. Selon ma copine ésotérique, la vieillesse puis la mort indique que je vais atteindre une sagesse en me transformant.
Et je pense qu’elle a raison : ce vent que je viens de me prendre ne m’a pas attristée mais mise en colère, signe que je n’étais pas amoureuse de Julien mais en colère parce que ça a cassé mon fantasme. Maintenant que je comprends mon mécanisme, je sais comment briser cette vilaine spirale d’échecs sentimentaux : en arrêtant d’attendre des choses et de prendre la vie telle qu’elle vient. Je n’ai qu’à fantasmer sur Bradounet et vivre mes amourettes sans me prendre la tête, arrêter de vouloir à tout prix un seul mec que, de toute façon, j’idéalise trop.
Ce soir, je me sens bien. En rentrant, ce soir, j’ai accroché pas mal de regards… Ce n’est donc pas parce que je suis moche que je me prends tous ces vents… C’est parce que je les cherchais.
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