Les vacances les plus méritées de ma vie

Nom de Dieu, je suis enfin en vacances. Lundi 24 décembre, 17h, je débranche tout et je souffle enfin. C’est terminé pour 2018. Et putain, je crois vraiment que ce sont les vacances les plus méritées depuis que je travaille. Je suis vi-dée.

Quand les vacances te sauvent de ton burnout

Alors pas de bilan aujourd’hui, je vous réserve ça pour mercredi. Ici et sur mes petits carnets, je vais séparer les sujets. Oui, je vais écrire deux articles bilans et deux articles bonnes résolutions parce que… ben j’adore ça, en vérité. Donc pas de bilan aujourd’hui, je vais vous parler des vacances de Noël parce que je crois que cette année, je les ai attendues comme jamais ou à peu près…

Le sapin de Noël de la Canopée à Paris

Pourtant, je n’aime pas tellement les vacances de Noël en général et ce pour quelques raisons pas franchement originales : trop de bouffe, trop d’alcool, pas assez de temps. En général, je repars aussi fatiguée qu’en arrivant. Mais cette année, mon agence ferme donc je vais avoir une vraie semaine de vacances, je vais avoir le temps et je vais pouvoir bidouiller que des trucs pour moi. Je suis tellement contente d’échapper aux dramas de mon monde du travail et toutes ces manigances, arrêter de passer mes journées à remplir des excels (je vous jure, je crois que je n’ai jamais connu un poste de consultante où on ne travaille quasi que sur excel). Et d’avoir du temps pour écrire, me reposer, profiter de ma famille, notamment Saturnin et Pivoine (même si, aux dernières nouvelles, la jeune demoiselle est devenue assez reloue, ceux qui ont des enfants de trois ans savent que c’est un âge un peu chiants)(moi, je le sais parce que super tatie, donc).

Pivoine à la piscine, petite fille apprend à nager

La monstresse dans ses oeuvres cet été

Surtout, les vacances de Noël, malgré la furie où l’on court partout pour faire les ultimes cadeaux et tout (cette année non, je descends pile pour les festivités donc tout sera géré en amont, moins de stress), ce sont celles garanties 100% stressless. Voyez, quand je pars en vacances, il y a toujours cette petite inquiétude de ce qu’il pourrait se passer pendant que je suis pas là, dans quel état je vais retrouver mes dossiers, quelle merde je n’avais pas anticipée, qu’est-ce que j’ai pu oublier… Mais à Noël vu que tout s’arrête, tout est fermé, il n’y aura pas de crise, de document mal rangé qu’on n’arrive pas à retrouver… Oui, on a de putains de dramas dans mon milieu.

Comment ne rien oublier au travail avant de partir en vacances ?

Pendant ces quelques jours, c’est la parenthèse, tu as le droit de relâcher la pression. Bon après, moi, j’ai la chance de ne pas avoir une famille problématique, les congés sont un vrai signe de repos… plus mental que physique. Non parce qu’avec Saturnin et surtout Pivoine, au sommet de sa forme, ça va être du sport. Mais ce n’est pas grave car ces quelques jours vont être ma parenthèse, ma bulle d’oxygène pour me ressourcer car la rentrée, ça va être intense, aussi.

Se reposer en vacances, ça s'apprend

Noël 2018, je t’ai attendu comme jamais.  

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2017, cuvée… mouif

Ca y est, on arrive sur deux de mes articles préférés de l’année : le bilan de l’année et les résolutions pour l’an prochain. Ce sont mes petites traditions adorées ! Certains préfèreront le calendrier de l’avent, la dinde, croquer dans un marron glacé ou boire un petit pumpkin latte à la cannelle, moi c’est ça. Et on commence de suite par le bilan 2017, une année… un peu mouif, finalement.

Femme boudeuse - Mouif

J’avais de folles attentes pour 2017. Ceux qui me lisent depuis longtemps savent que j’aime me tisser des prédictions à base de chiffres, de cycles, tout ça. Donc qui dit année impaire dit année bénéfique pour moi et en plus, les années en 7, j’aime. Non mais en 2007, j’avais chopé non pas un mais deux CDI après près d’un an et demi de galères d’emploi. Alors forcément, j’avais des ambitions pour cette année, notamment au niveau de l’emploi justement… et bide. BIDE. J’ai voulu changer de voie et j’ai tenté la mobilité interne au sein de mon entreprise. Résultat : j’ai envoyé un message très positif à ma direction actuelle (“je voudrais aller bosser ailleurs, merci”) mais sans résultat aucun à cause d’histoire de salaires, de seniorité ou de poste finalement fermé. Poisse, poisse. Et depuis mon changement de manager, je ne vous raconte pas le cauchemar (peut-être plus tard, là, restons prudents).

Emily dans le diable s'habille en Prada

Bref, moins belle la vie de 9h à 19h (plus des fois le soir et le week-end parce que bon, le sous-effectif et la sous estimation de ta charge de travail malgré tes cris de protestation, on aime ça) mais le reste ? Côté vie privée, une jolie année ma foi. Pas d’emménagement ou de pacs cette année (on peut pas tout refaire non plus) mais des moments câlins, des fous-rires et de très jolis voyages dont je ne vous ai encore pas raconté grand chose mais ça va venir… Parce que ça fait du bien de raconter ses vacances, ça remet une petite pièce dans la machine. Un peu comme quand je continue de poster des photos du Japon plus de deux mois après mon retour sur Instagram, j’ai un petit sourire nostalgique à chaque fois. Le Japon, justement, un des grands moments de cette année 2017. Jamais je n’étais partie si longtemps, si loin, et en couple. Et bien, à part deux ou trois chamailleries inhérentes à tout voyage en couple, ce fut assez merveilleux, alors même que nous avons eu de la pluie 60% du temps. Je ne pense qu’à y retourner. Je crois que, justement, le côté “loin à deux” fait un bien fou même si le wifi n’aide plus tant à la déconnexion que ça. Mais le Japon en particulier et nos voyages en général, c’est clairement du côté “trucs cools de 2017”. Tout ce qui touche à notre couple, d’ailleurs. Tellement que c’est décidé : en 2019, on achète. Pas avant parce que les déménagements, c’est un peu chiant et je veux aller au bout du bail de notre appart actuel.

Déménager en couple

Et sinon, côté “projets annexes”… Je me suis un peu engagée en politique, pas tout à fait là où je pensais, j’ai plus choisi des individus qu’un parti (même si, vous vous en doutez, le changement de voie n’est pas du tout radical). En quelques mois, j’ai donc pris des cafés avec mon député, devenue co référente d’un groupe d’action local avec le directeur de campagne du dit député, été cadre de manif (je gérais l’installation avec vingt bénévoles sous mes ordres, hé oui) et me suis faite apparemment repérer par le national. J’ai pas mal d’envies de ce côté là… pas de politique en soi, je n’ai aucune envie de devenir députée, maire ou je ne sais quoi mais de tracter, de parler aux gens, je ressens le besoin de trouver une voie pour redonner l’envie aux citoyens de s’impliquer, d’aller plus loin que ce que certains entendent en écoutant BFM et co d’une oreille… Et justement, transition magique, j’avais pour projet de créer un blog engagé et… je l’ai créé. J’ai choisi le nom, j’ai choisi le thème, je lui ai donné vie sur une plateforme de blogs (pas envie de payer pour un blog wordpress avec nom de domaine et tout) eeeet… fin. Idem pour mon blog “Nina feels good”… Problème de temps, de charge mentale… Nous mettrons dans la catégorie des “j’eus aimé mais non…” : le paper art, ces blogs, donc, l’envie de se mettre aux vidéos, le sport tous les jours, la couture, l’équilibre alimentaire…

DIY

MAIS ! 2017 n’est pas que l’année du “j’ai pas fait parce que le boulot m’empoisonne”, c’est aussi l’année où j’ai repris l’écriture et bien. Un roman de 366 pages terminé, un autre entamé de 60 pages, plein d’idées, plein d’envies. Le plaisir d’écrire revenu. Et je vais vous teaser un peu mon article sur mes bonnes résolutions de 2018 : ce sera l’année où je vais noircir de la page.

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Un bilan 2016 haut en couleur

Ceux qui me lisent depuis des années le savent : j’adore faire des bilans. Parce que ça me permet de me recentrer mais aussi d’arrêter de toujours m’autoflageller parce que parfois, je me rends compte que je ne suis pas si nulle que ça, que j’ai fait des choses bien… Et autant vous le dire, ce bilan 2016, il s’annonce particulièrement positif.

bilan 2016 positif, fête et cotillons

Alors quand je dis que ce bilan est très positif, entendons-nous, ça veut dire “tout à fait personnellement, j’ai passé une très bonne année”. Si on oublie le monde qui nous entoure, quoi. J’aimerais d’ailleurs être capable de l’oublier plus souvent, celui-là car on ne va pas se mentir : 2015 fut une année horrible pour la collectivité, 2016 est bien resté dans la tendance et, en temps que Française, j’en ai déjà marre de 2017. Faut dire que, petit apparté, si j’ai enfin décidé à qui je donnerais ma voix (sans grand suspense, ok), je sais d’ores et déjà que mon candidat ne sera pas au second tour et que je ne vais pas aimer du tout la campagne qui s’annonce ni le résultat quel qu’il soit. Je parlerai peut-être une autre fois de mon choix mais je ne suis pas sûre d’en avoir envie. Fin de l’apparté.

Eoliennes, une énergie verte

Je disais donc 2016 fut pour moi, globalement, une très belle année, une année qui restera dans les annales comme très importante. On va faire un petit vrac :

  • Je me suis installée avec mon Victor dans un appart où on est très heureux (nonobstant la voisine folle du dessus qui nous a harcelé tout l’été à cause de notre bruit mais qui n’a plus l’air d’être gênée depuis qu’elle a fermé sa fenêtre, pour vous situer le niveau de dérangement)
  • On s’est pacsés même si, in fine, on a trouvé bien plus engageant de s’installer ensemble et surtout d’ouvrir un compte commun.
  • On s’entend toujours très bien, merci.
  • Niveau boulot, j’ai chopé pas mal de nouvelles compétences
  • D’ailleurs, je me suis prise de passion pour les statistiques, je commence à regretter de ne pas avoir fait d’études là-dedans. J’ai un peu regardé pour reprendre mes études là-dessus, c’est un peu compliqué dans l’absolu mais à voir pour la rentrée prochaine. En attendant, je me suis achetée une BD sur les stats

Couverture du livre les statistiques en BD de Larry Gonick et Woollcott Smith

  • Je me suis lancée dans plein de loisirs créatifs et j’adore ça. Des trucs que je voulais faire depuis des années sans jamais avoir le temps
  • J’ai fait un régime qui a bien marché, je me sens très bien dans ma peau, merci.
  • J’ai découvert le foot à 5 et j’adore, il faut vraiment que je trouve un moyen d’en faire plus (là, je ne vois que des équipes qui font des matches et tout mais moi, je veux surtout m’entraîner parce que c’est bon pour le cardio mais surtout… ben je suis une quiche quand même)
  • Je me suis coupée les cheveux, osant abandonner ma longue crinière pour une coupe courte et franchement, je suis ravie, ravie, ravie. L’autre jour, Anaïs me disait “ah, ça te va bien, ça va avec ton caractère je trouve” et elle a raison. C’est peut-être un détail pour vous mais après plus de 20 ans à me battre pour avoir des cheveux longs, des cheveux de fille (ma mère me préférait cheveux courts), j’ai enfin eu le courage de me couper les tifs. Par contre, la couleur rouge fut un échec, dégorgée en un mois, il ne reste plus grand chose.

Je fais n’importe quoi en DAB…

Et évidemment, les voyages : Montréal (rêve de gosse), Londres, Maroc, Barcelone, Europe de l’Est, Guadeloupe… Première année sans mettre le pied en Asie depuis un bail mais j’étais d’humeur ouest ces derniers temps.

Montréal vue de nuit de la grande roue de la fête des neiges

Abbaye de Westminster à Londres

Park Guell à Barcelone

Plage proche d'Essaouira au Maroc

Prague coucher de soleil

Le parlement de Budapest au soleil couchant

Dubrovnik vu du haut du téléphérique, Croatie

Kotor Monténégro, citadelle

Guadeloupe, plage des Saintes

Du négatif ? Pas grand chose. Quelques agaceries côté famille où mes parents et ma soeur s’arrangent entre eux sans penser à moi donc j’ai raté plein de petites réunions parce que ça tombait toujours quand j’étais en vadrouille, quelques petites disputes de “calage”, on va dire, avec Victor mais c’est réglé, la voisine du dessus, une ambiance au boulot louuuuuuuuurde (disons que je suis partie en vacances semaine dernière en espérant que ça allait enfin péter en mon absence vu que je me sens pas des masses concernée par les tensions), une agence immobilière qui ne m’a jamais rendu ma caution et voulait me faire cracher encore plus d’argent (ça n’est pas arrivé)… des broutilles ? Oui.

le chat, animal ami de votre sérénité

Une année aussi douce que le poil de mon chat

Donc oui, au niveau de mon petit microcosme personnel, 2016 fut une année absolument remarquable, rien à avoir avec l’année 2006 qui avait une gueule de mue très violente (surtout la fin) mais au moins, j’étais arrivée toute neuve pour 2007, une année fantastique.

Et 2017, alors, on attend quoi ?

une jeune femme attend avec impatience, sourire, chapeau de fête et ballons

On verra ça avec ma liste des bonnes résolutions !

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2017, on dégage la workaholic

Ceci n’est pas encore mon article des bonnes résolutions, je vous le réserve pour la semaine prochaine parce que, oui, c’est ma tradition préférée avec celle du bilan. Mais quand même, il s’est passé un truc la semaine dernière qui m’a fait réaliser que je m’étais un peu trop fait bouffer par le boulot ces derniers temps et ce au détriment de ma santé, de mon sommeil, de mon régime, de mon temps libre et surtout de mon couple. Et si Victor a été particulièrement adorable et patient, je dois dire stop : en 2017, je vire mon moi workaholic.

tasses de café et feuilles de papier, trop de travail, workaholic

La prise de conscience a été violente. Je vous refais un topo rapide, n’y voyez pas de mode ouin ouin, c’est pas le but. Donc je devais rendre un gros dossier le 15 décembre, les délais étaient raisonnables MAIS j’avais d’autres demandes à traiter CAR je suis la seule dans mon équipe à savoir utiliser nos outils de social listening et que, ben tiens, ça te dirait de faire un peu de planning stratégique ? Faudra un jour que je vous parle de tout ça parce que là, je dois parler un jargon imbitable pour tous ceux qui ne bossent pas dans la comm/marketing. Donc du coup, me voici seules sur mes sujets avec mon gros dossier, là, un autre moyen dossier des demandes “oh, ça va, passe pas trop de temps dessus”. Sauf que “pas trop de temps” + “pas trop de temps”, à la fin, ça fait “plus de temps du tout”. Donc me voici à travailler soir et week-end pour tout faire, à quitter le boulot à 21h (alors que j’ai 50 mn de trajet maintenant), à re travailler en rentrant jusqu’à 2h30 du matin…

travailler tard, une femme seule dans un open space la nuit

Mais le pire fut jeudi soir, en fait. Après 3h d’une présentation marathon où Chef et moi fûmes franchement brillantes (j’ai pas bossé pour rien non plus), je file m’évanouir dans un taxi pour rentrer chez moi où je me mets à déborder d’euphorie “ouiiiiiiii, ce soir, je bosse pas, demain soir non plus et ce week-end, je fais rien, trop bieeeeeen !”. Et là, je me prends en pleine face tout le drame de ma situation : je me réjouis de ce qui devrait être absolument normal. Mes soirs et week-ends ne devraient être qu’à moi, je devrais en profiter pour avancer mes divers projets persos, câliner Victor, profiter de la chaleur de son corps aux heures tardives des matins de week-end au lieu de mettre un réveil le dimanche parc que “faut vraiment que j’avance, tu comprends ?”. En un mot : je suis une putain de victime.

Femme au bureau recouverte de post-its, burn out

En fait, je pense que tout remonte à mon grand traumatisme professionnel : Pubilon, ce bon gros taf de merde où je ne pouvais pas partir en vacances sans me faire appeler, mailer, harceler et j’ai un peu intégré le fait que je n’en faisais jamais assez et qu’il fallait parfois dépasser ton nombre d’heures pour ne pas se faire taper sur les doigts.

Femme regarde son ordinateur, désespérée, surmenage, trop de travail

Comme qui dirait : FAUX ! Bien sûr que parfois, faut un peu arrêter de regarder l’heure et de partir dès les 8h finies mais il faut que ça reste exceptionnel et là, clairement, ça ne l’était plus. A un moment, faut relire les choses à l’endroit : si tu ne parviens pas à faire dans tes 8h ton boulot et que tu n’as pas bâillé aux corneilles (oui, on va pas se mentir, on a tous des jours sans), c’est juste que ta charge de travail ne correspond pas à ton temps de travail effectif et que le souci vient d’au-dessus de toi.

presse agrume avec un citron

Oui, ok, je sais, j’entends. Sauf qu’en attendant, je fais quoi ? Je préviens au dernier moment le client qu’on ne viendra pas le voir parce qu’on n’a pas fini ? C’est sans doute la solution mais va falloir travailler pour assumer ça.

Une femme fait des acrobaties sur un trapèze

Donc en 2017 : plus de boulot à la maison et je monitore mon taf grâce à Toggl et Trello. 8h de proactivité, le reste, c’est que pour moi. Ca tombe bien, j’ai quelques ambitions là dessus… Je vous raconterai semaine prochaine.

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Dis 33

Samedi, mon compteur personnel prenait un an de plus. Me voici à 33 ans. Mais je m’en fous, j’ai toujours l’air d’en avoir 25. Mais un anniversaire, ça compte non ?

nina-bebe

Ben non. Enfin, plus comme avant. Avant, mon anniversaire était une date clé pour reprendre des résolutions perdues de vue depuis janvier. L’an dernier, mon anniversaire est arrivé peu après l’annonce de la grossesse de ma soeur donc autant dire que je m’en foutais un peu. Cette année, j’ai un peu repris ma vie en main des début mars en arrêtant de fumer (pas une clope depuis le 04 mars) ET en faisant un régime basé sur un équilibre alimentaire. Oui les 2 en même temps, je suis folle. Donc bon, niveau résolution, je n’ai plus grand chose à ajouter.

photo

Ensuite, c’est l’occasion de faire le bilan. A l’image de l’année 2012, mes 32 ans ont été de véritables montagnes russes. Ça a bien continué jusqu’à aujourd’hui ! Non mais pour vous situer le truc, prenons la journée du 24 janvier : le même jour, je perds ma carte bleue, je me troue la jambe dans le métro mais j’apprends une très bonne nouvelle. Du coup, je ris ou je pleure ? Je ne sais pas, je ne sais plus. Et la lose a frappé fort le jour même de mon anniversaire. Laissez moi vous raconter… Comme si vous aviez le choix.

bebe-bidou

Samedi, lever tôt (8h30, c’est très tôt pour un samedi) pour aller chez l’infirmière qui me dit que je suis en fin de cicatrisation, youpi ! Bref profitant de ma matinée, je vais à la laverie (je suis tellement débordée en ce moment que j’ai pas le temps d’appeler un plombier… Sans mauvais jeu de mot). Je reviens, j’ouvre la porte et là, énorme bruit d’eau chez moi. Mon Dieu ! Que se passe-t-il ? En fait la fixation du pommeau de douche s’est arrachée, faisant tomber ce dernier qui, dans sa chute, a allumé le mitigeur à pleine eau… Je suis rentrée, la baignoire était à 3/4 pleine quand même…

photo (1)

(Non ma baignoire n’est pas sale, c’est l’email qui est cramé)

33 ans, l’année du WTF ?

PS : J’avais tellement de beaux cheveux petite…

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Les traditions ont la vie dure : faisons le bilan

Parmi mes très nombreux vices, j’ai celui de faire des bilans. C’est mon rituel à moi, plus chouette que de manger des chocolats belges gras et écœurants. Oui je n’aime pas trop les chocolats belges, je leur préfère ceux du chocolatier de ma ville natale, fins et croquants, un pur délice ! D’ailleurs, les choses se perdent, personne n’en a offert à mon père cette année… Bref, tout ça pour dire que je vais vous gratifier de mon traditionnel bilan de l’année parce que c’est mon kiff. Bilan 2012, go !

bilan-2012

Je m’étais souhaitée pour 2012 une année calme. On peut dire sans exagérer que je n’ai pas du tout été exaucée, j’ai plutôt pris place dans le Space mountain des aléas, quelques hauts de cœur et mal aux cervicales compris. En fait 2012 est passé à ÇA de se faire taxer de marasme (dans la digne continuité de 2011) mais la fin d’année, bien qu’épuisante, a un peu sauvé le tout. Puis en y réfléchissant bien, il y a une différence majeure entre ces 2 années : en 2011, des que je pensais sortir la tête de l’eau, je me prenais un nouveau coup me ramenant au fond. En 2012, je me prenais soudain une baffe sortie de nulle part MAIS juste après, un truc cool m’arrivait. Une alternance assez épuisante certes, de gros coups au moral m’amènent direct chez la naturopathe. Mais à la différence de 2011, en 2012, je me suis pas laissée malmener, j’ai relevé le poing à chaque fois, je me suis battue comme une tigresse et force est de constater que ce retour de Nina la tigresse, largement perdue de vue depuis la fin 2010, ça, c’est l’une des meilleures nouvelles de l’année.

tigresse

Alors ne listons que le cool, le reste est accessoire. En cool, cette année, j’ai voyagé. Thaïlande, Sicile, Pays Basque, Honfleur et Belgique (enfin Nemo). Bon, mon blog voyage est moribond mais j’avoue que j’ai du mal avec la notion de carnet de voyage, finalement, j’aime mieux narrer les impressions générales et anecdotes plutôt que de raconter par le menu dans des articles peu plaisants à écrire qui conviennent peu à mon style d’écriture, me semble-t-il. Je pense tout rapatrier ici et faire une section dédiée. Parlez qu’en 2013, j’ai prévu de bouger un peu même si j’ai pas la main sur tous les facteurs à l’heure actuelle.

VACANCES

En cool aussi, parlons un tout petit peu du boulot, j’ai fait tomber deux nouvelles compétences dans mon escarcelle (veille et gestion de campagnes de pub Facebook) et ça me fait toujours plaisir. Je commence à bien régler mon léger souci de syndrome de l’imposteur (faudra que je vous en parle plus longuement à l’occasion) et à moins douter de moi. Y a encore un peu de travail, je passe régulièrement par une crise de « non mais faudrait quand même que je chope un vrai diplôme en marketing » mais ça va mieux. Quoi que ce diplôme, c’est pas tant pour une histoire de légitimité que de salaire. Si je veux avoir les moyens de mes envies voyage, faut bien continuer à faire monter le chiffre qui tombe sur mon compte en banque à la fin du mois. Ça fera plaisir à ma conseillère financière (surtout si j’en dépose sur mes comptes épargne).

ECONOMIES

Côté amour, j’ai repris goût aux romances, à l’envie de vivre des choses à 2. Ça n’a été que du vent mais ça m’a donné envie de retenter l’aventure amoureuse. Maintenant, c’est toujours plus facile à dire qu’à faire, mon radar à connards est défectueux. Mais bon, souvenons nous du mantra de la naturopathe : je mérite ma part de bonheur. Vu l’état de mes amours depuis pfiou lala, ce serait sympa de pas m’oublier cette année, hein !

part-de-gateau-2546

Mais surtout, surtout, le plus cool de tout, le meilleur pour la fin, c’est forcément mon neveu, le nouvel amour de ma vie qui est tout doux, qui sent bon et qui s’endort sur moi en 2*2. C’est une chose curieuse un bébé, ça vous ramène à votre propre faiblesse. On a été de petits êtres, on finira tous petits et rabougris, l’inéluctable cycle de la vie qu’on a toujours un peu tendance à oublier. C’est fou comme c’est fascinant, on s’émerveille de la moindre mimique, j’ai fait 3000 photos. Oui vraiment, ça change tout.

mon-neveu

Bref en fin de compte, elle etait pas si pourrie cette année. Et en 2013, je me souhaite quoi ? Vu qu’en 2012, j’ai eu pile l’inverse de ce que je voulais, en 2013, je me souhaite une année agitée…

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Les sourires niais

Par Lucas

Le temps passe et passe et passe et beacoup de choses ont changé qui aurait pu s’imaginer que le temps s’serait si vite écoulé, on fait l’ bilan calmement en se remémorant chaque instant… et ça fait bien un mois que je n’ai pas écrit d’articles ! Oh le nase !

Bien entendu, gros mea culpa. Je sais bien que je mérite des brûlures indiennes et des buffets dans la gueule, des coups de pied au cul et des chansons de Chantal Goya. Oui je sais mais il faut dire que j’ai des tas de raisons à mon silence.
 
Je n’ai plus internet à l’hosto et le uiiiiik end (le merveilleuc uiiii kende) je profite allègrement du fait d’être chez moi pour glander un max sans kiné, orthophoniste ni ergothérapeute. A ce sujet je serai beaucoup plus présent dans 15 jours. Eh oui le travail paye : le 23 avril je passe en statut « hôpital de jour » !! Les médecins estiment que ma jambe sera OK. Reste la mémoire à court terme mais c’est uniquement du boulot  (pour ceux qui ont raté un épisode, je vous rappelle que j’ai eu un accident de ouature le 1er janvier, que j’ai percuté un arbre à 100 km/h, que le moteur a été assez cool pour venir se poser sur le siège passager en s’excusant au passage de me bousiller la jambe droite. Le tout suivi d’une ops de 12 heures, d’un coma de 10 jours et depuis je suis à l’hosto de Garches en pleine reconquête de mes moyens. Ouhai je sais, y en avait dejà peu au départ 🙂

Pour tout vous dire, j’ai commencé plusieurs fois des articles et je me suis rendu compte à chaque fois que Nina m’avait piqué l’idée sous le nez (les grands esprits se rencontrent…). Sans déconner, vous n’imaginez pas comme c’est frustrant ! Donc à chaque fois j’ai du lacher l’affaire en pourrissant mentalement La Mini Na.  Mais bon, ma belle, on reste pote, hein ? Hum poutoux poutoux !
 
Donc aujourd’hui je voulais vous parler des nanas et de ces moments particulierement exaspérants avec vous les filles. Je veux vous parler de vos Sourires Niais…
Vous savez très bien de quoi je veux parler, arrêtez de faire les vierges effarouchées. Je vous parle des sourires faussement ingénus que vous arborez quand vous avez fait une GROSSE connerie et que vous vous dites : tiens je vais jouer la carte de la charmeuse/ neuneu/blonde/ voire même un pack combo des trois histoire d’éliminer/minimiser/réduire la sanction.
 
Et vous avez raison parce qu’avec 8 gros blaireaux sur 10 ça marche du feu de dieu ! (statistiques perso…) Certains mecs pensent qu’en laissant passer vos incartades ils vont vous mettre dans leur poche. Pfffff…Scandaleux…
 
Je tiens à vous dire qu’avec moi ça ne fonctionne  pas DU TOUT
Au contraire ça m’énerve prodigieusement !

Parce que…
 
Soit j’ai l’impression qu’on me prend pour un con et qu’on cherche à me faire du charme pour faire passer la chose. Ouhai un peu comme le chat qui se frotte à la jambe de son maître après avoir ruiné son pull 100% cashmere ou parce que sa gamelle de whiskas est vide. Oui c’est du vécu.

Soit j’ai l’impression que la nana ne mérite aucune attention et de ce fait qu’elle peut aller crever sans même que je m’interesse à son cul…Ah bah uuuiiii, je suis un mec je ne pense qu’au cul, c’est bien connu.
 
Franchement les filles, vous me trouvez dur avec vous ??
 
C’était donc un mini-pamphlet peu argumenté contre les sourires niais.
 
La prochaine fois, je vous parlerai des jolies kinés ou assistantes médicales qui peuplent l’hosto et que je ne peux même pas draguer lourdement parce que, merde, je ne suis pas là pour ça, je suis là pour guérir et je suis un garçon sérieux moha.
 
PS : je rappelle aux commentateurs éventuels que je ne pourrai pas leur répondre, les stigmatiser ou les encenser, avant vendredi prochain. Bonne semaine à tous !!
 
Un salut spécial à Johanna R. 😉
 

Lucas
 

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« I need a Hero »

Par Emma

 

 (ceci est un post déprime, spécial dédicace pour le titre à Jennifer Saunders)

 
 

            Bon, ben il est 3h du mat’, je bosse à 9h30 tout à l’heure, et je parle de la vie avec Gauthier au téléphone depuis plus d’une heure. La Vie, les déprimes, l’Amour, les rencontres, les déceptions, les relations, les parents, l’adolescence, les Hommes, les Femmes…

 

            J’en suis à un stade de ma vie où j’ai l’impression d’avoir une sorte de bilan à faire. J’ai 26 ans ½, je suis propriétaire de mon appart, j’ai un boulot sûr et que j’aime, des amis géniaux et fidèles, des ex, ma vie est bien remplie et pleine de sens. Mais de sens pour moi seule. J’aime ma liberté, vivre la nuit, mon taff prenant, mes grasses mat’… mais je vais où ? Dans quelle direction ? Pour qui, pour quoi ? Cela fait 3 ans que je ne suis pas tombée amoureuse, que je vais de galère en échec, je reste nostalgique de l’Amour, et j’ai l’horloge biologique (je crois) qui se met en route. Je crois que j’en ai marre.

            Bon, ok, je ne suis pas la seule dans ce cas, j’en suis consciente. Je me dis même parfois que c’est le ‘mal du siècle’ cette recherche éperdu de l’âme sœur, de l’harmonie, de la construction. Je me pose de questions en ce moment, certainement à cause un nouvel échec amoureux. Enfin, ‘amoureux’ est un bien grand mot. Disons que j’ai cru quelques instants que ça pourrait le faire entre nous, que ça allait déboucher sur quelque chose de vrai, de profond, de durable. Ben non. Et c’est pas simple en plus. On a été ensemble, on s’est séparés, on a recouché ensemble, on s’est re-séparé, on a tenu le coup quelques semaines, puis recouché ensemble, puis re-dit qu’il fallait arrêter les conneries… Môsieur n’est pas prêt, n’a pas fait le deuil de son histoire passée, bla bla bla, bref, il ressent des choses pour moi mais c’est pas le bon moment voilà voilà… Il est sincère dans tout ce qu’il me dit, dans tout ce qu’il ressent, mais n’empêche quoi moi j’ai les glandes. Au-delà de la déception de cette relation-là, c’est tout un ensemble de représentations, d’espoirs, d’envies, de besoins qui remontent à la surface. Une de mes amies les plus proches est actuellement enceinte de 6 mois ½, et ça me fascine, ça m’émeut, ça ravive l’envie spontanée, biologique, animale d’être mère qui est en moi. Je sais qu’un enfant ne sera pas pour tout de suite, quoiqu’il arrive. Mais par contre, je ne peux m’imaginer cela que dans un contexte d’amour et de partage, donc, avec un papa que j’aime, qui a la même envie et les mêmes espérances que moi. Et je ne vois rien arriver à l’horizon.

 

            Donc, Emma, elle en marre des faux espoirs, elle aimerait bien trouver un peu d’amour dans sa vie. Pour être honnête, je n’ai pas encore fais correctement le deuil de mon ex. Je l’ai aimé à la folie, il m’a révélée à moi-même pour plein de choses essentielles, et je le regrette encore. Mais je dois dire que j’ai bien avancé ! Je ne suis plus autant investie de lui qu’à une époque, et je ressens surtout une nostalgie de notre relation à tous les deux. Il n’est plus le même qu’il y a 3 ans, et moi non plus, nous ne pourrons jamais revivre ce que nous avons vécu, ça je l’ai compris et enregistré.

            Je pense donc être prête à tomber à nouveau amoureuse, mais encore faut-il que quelqu’un s’y prête !!! D’un autre côté, il y a encore plein de choses inexplorées vers lesquelles je ferai bien un petit tour… Coucher avec une femme, m’essayer au plan à trois … (arrêtez de vous faire des films bande de pervers). Bref, plein de situations difficiles à expérimenter quand on est en couple, avec tout ce que ça engendre. Bah, vu comme ça, je me dis qu’il me faut encore un peu de temps et d’occasion d’en profiter… ! Surtout que je tiens encore très fort à mon indépendance, à ma mobilité, à mes activités, à mon rythme en décalage, aux imprévus de ma vie. Dilemme. Quelles sont mes envies profondes ? Quels sont mes besoins immédiats ?

 

            Moi, quand je serai grande, un héros grand, fort, beau, intelligent, drôle viendra, et m’enlèvera sur un grand cheval blanc, on se mariera et on aura beaucoup d’enfants. Bon, je reconnais, on aura aussi les impôts, les traites de la maison à payer, les soucis scolaires, les relations avec les beaux-parents, l’adolescence de l’aîné, les problèmes de crèche, les vacances à organiser, la voiture à changer, la varicelle du dernier, la routine conjugale………. Ok j’arrête. Vu comme ça, le tableau n’est pas très flatteur, mais j’ai quand même envie d’y plonger. Peut-être pas tout de suite, mais malgré mes peurs, mes angoisses, mes doutes, j’ai envie d’y aller. Je connais des tas de gens très bien qui s’en sortent pas mal !!! Alors pourquoi pas moi ? Tout ceci enveloppé d’amour. Pourquoi pas ?

 

            Je n’ai aucune idée de ce que je serai à 50 ans. Ni même si je serai toujours là. J’espère que j’aurai pu accomplir des choses pour les autres et pour moi-même, que je serai fière de mon petit parcours, que je pourrai regarder en arrière avec une certaine sérénité, sans l’impression de m’être trompée de chemin. J’ignore si le héros que j’espère sera là pour partager le ‘bilan’ avec moi. Je pense que quelque part, je suis mon propre héros. C’est moi qui mène ma vie et qui l’amènera où je le souhaite, en composant avec ses hasards et ses aventures.

            Et s’il te plait, ô lecteur, ne te suicide pas de suite après la lecture de ce post, je me sentirai un brin coupable.

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Gays, Gays, pacsons-nous!

Par Mister Big

 
Ce blog existe pour raconter ce que l’on a sur le cœur, parler de nos petits soucis ou bien encore dire du mal de nos exs, sans oublier, bien sur, ce qui génère 95% des commentaires : le cul. J’ai déjà parlé de sexe, ça en a même fait chauffer le compteur… et rassurez-vous, je suis pas prêt d’arrêter ! Mais aujourd’hui, je me pose plutôt des questions sur ma vie sentimentale…
 
Car oui, j’ai une vie sentimentale ! Mes rapports avec les autres membres du sexe masculin ne se résument pas à raboter les amygdales sans les mains ou à tasser le repas de la veille. Je serais même à classer dans la catégorie « Serial Lover ».
 
L’évolution de l’espèce humaine a engendré l’Homo Sapiens Sapiens,  qui, comme tout espèce répondant aux lois de l’évolution, s’est divisée en l’Homo Sapiens Footballisticus et l’Homo Sapiens Homosexualis. Nombreux sont ceux qui croient que, par un problème évident de reproduction, cette dernière espèce est vouée à stagner et ne jamais évoluer. Mais tout ceci est faux. La preuve en est mon appartenance à une sous-branche de cette famille : l’Homo Sapiens Homosexualis Romanticus. N’y voyez pas une référence à Roméo et Juliette ou quoi que ce soit du genre… Le H.S.H.R. est un spécimen d’homosexualis qui croit en ce que nombre de gens appellent la vie de couple…
 
Personnellement, je suis un fusionnel. Je n’arrive pas à imaginer une histoire à long-terme en restant chacun chez soi. Si je voulais ce genre d’histoire, moi chez moi, toi chez toi, je serais comblé par celle que j’ai avec mon facteur ou ma banquière. Moi, j’ai besoin de rentrer et de trouver chez moi mon homme sweet homme. Au moins, ça motive pour rentrer plus vite !
 
Mais de nos jours, nombreux sont ceux qui veulent le beurre, l’argent du beurre et le cul de la crémière, c’est-à-dire avoir un mec, être fous amoureux et que tout se passe pour le mieux du monde, mais rester à vivre comme un célibataire dans son petit chez-soi… Et là, y’a comme un os dans le Bonbel… Suis-je le seul à encore vouloir vivre à deux ? La sous-espèce Homo Sapiens Homosexualis Romanticus se limite-t-elle à une seule erreur génétique, c’est-à-dire moi ? Je ne crois pas. Vous allez trouver ça redondant, mais ce qui me pousse à dire cela, c’est la solitude. Avouez : combien d’entre vous se sentent seuls, en ce moment, devant leur PC, à lire cet article ? Si vous êtes au boulot et que vous lisez cela, c’est bien que vous êtes seuls à ce moment précis. Ou alors faites gaffe : c’est peut-être votre patron qui est avec vous ! Si vous êtes chez vous, le soir, après le boulot ou la fac, vous êtes seuls devant le PC, seuls dans votre petit appartement, ou seuls dans votre chambre avec vos parents à l’étage d’en dessous… Et combien de vous trouvent ces moments pesants ? Combien vont éteindre leurs PC pour aller se coucher à contre-cœur, d’un pas lourd, car ils sont seuls chez eux ?
 
Bien sur, la solitude a du bon, et elle est nécessaire au bon équilibre de la psyché, elle est souvent réparatrice, reposante, propice à le réflexion. Mais quand elle ne l’est pas, elle est le pire ennemi qu’on puisse avoir. Elle est là, dans l’écho des pièces vides, dans le silence quand on se couche, dans le repas mangé seul chez soi devant la télé… Moi, mon réconfort, c’est quand je demande « tu préfères manger quoi ce soir ? », « y’a quoi à la télé ? », ou quand j’entends le souffle de mon copain qui dort à coté de moi, quand je peux sentir sa chaleur à mes cotés… Mais comment avoir tout cela en vivant chacun chez soi ? C’est quasiment impossible… On ne peut découvrir qui l’on est qu’à travers le regard de l’autre, et en l’occurrence, l’autre idéal pour moi est mon copain… quand j’en ai un !
 
Je vous conseillerai d’ailleurs l’ouvrage « Solitude » de Françoise Dolto à ce sujet. L’écriture n’est pas facilement compréhensible à la première lecture, mais ce qu’elle y dit sur la solitude est bourré de vérités.
 
Mais revenons à notre H.S.H.R. Ce brave romanticus a donc pour but dans la vie de se caser… mais du coup, le ferait-il avec n’importe qui ? Je me suis posé la question… et au final, c’est vrai que je ne me suis pas toujours caser avec des mecs qui me correspondaient… Si ! Le dernier, on était fait pour être ensemble… Mais personne ne m’avait précisé avant que j’avais pris l’option « plante moi un couteau dans le dos » avec celui-là… Moi qui pensais n’avoir pris que l’option « brouette »… Mais comme le dit le dicton : « qui aime bien, châtie bien »… Il était donc raide dingue de moi, vu ce qu’il m’a fait… Mais ne nous attardons pas sur ces puits de souffrances que sont les exs, sinon Causette aurait l’air d’être une nympho sous exta à coté de nos petites histoires ! Reprenons avec notre romanticus. Il est donc là pour trouver l’âme sœur et vivre avec… Mais de nos jours, une des choses qui ne se fait plus dans les couples, ce sont les compromis. Et je parle pas du « j’ai toléré le fait qu’il se gratte les couilles » ou autres fadaises comme ça. Je parle du vrai compromis, c’est-à-dire de l’abandon d’une partie de soi. Car pour que les deux personnes cohabitent, il leur faut céder une partie de ses habitudes et de sa façon d’être pour que la sauce prenne. Mais qui est prêt à le faire ? Quelle est la fille qui, de nos jours, ne va pas se sentir flouée d’années de lutte féministe si on lui demande de réduire son nécessaire à maquillage pour poser sa brosse à dent dans un coin du lavabo ? Et quel mec ne va pas prendre peur et fuir en imaginant le mariage quand sa copine lui dira « au fait, y’a ma mère qui va passer demain soir récupérer le service à raclette… Ca te fera une occasion de la rencontrer ! » ? La plupart ne piperont pas un mot, mais commenceront à sentir la main envahissante de l’autre sur sa vie… Mais moi, je ne demande que ça ! Qu’on m’envahisse ! Je veux voir ses fringues traîner sur les chaises ! Je veux pouvoir râler contre ses sales manies ! Les conflits, j’adore ça ! Ca met du piment dans la vie… Et s’engueuler avec son mec, c’est déjà, d’un, avoir un mec (!) et de deux, échanger avec lui, avoir une relation dynamique ! Après, il faut savoir trouver la limite entre chamailleries et engueulades graves… Si tu finis à l’hosto, tu peux commencer à te poser des questions, là ! Bref… tout ça pour dire que le romanticus, dont j’espère ne pas être le seul spécimen existant, est prêt à accepter tout ça pour vivre une vie à deux. Là où la difficulté s’accentue, c’est qu’il n’est pas juste un Homo Sapiens Romanticus, mais un Homo Sapiens Homosexualis Romanticus ! Et là, bizarrement, ça coince. On voit tout le temps des mecs, sur les sites gays, dirent qu’ils cherchent le grand amour, le seul, l’unique, mais pas un n’est prêt à vraiment se lancer dans une histoire. Tous prennent peur dès que cela devient sérieux. Perso, je suis pas plus un ange qu’un autre : si l’envie me prend, un moment chaud me dérangera pas du tout ! Mais si je rencontre un mec qui m’intéresse, je ne vais pas non plus faire semblant… A part une paire d’histoires qui n’ont pas dépassé le mois pour X raisons (dont la number One pour moi : la distance), les autres ont duré au moins 6/8 mois, jusqu’à plus de 2 ans pour la plus longue… Il faut vraiment se laisser une chance, et ne pas prendre peur aux premiers signes de conflit, de désaccord ou à la première déception quand l’auréole de sainteté, souvent due au phénomène « tout nouveau tout beau » qui arrive au début d’une histoire, se sera ternie…
Là dessus, Gauthier vous dira que je suis trop bonne poire, justement… Je fais des concessions, des efforts, trop même, tout ça pour me faire planter à la fin… mais bon, on ne se refait pas ! Quand j’aime, j’aime ! D’ailleurs, garder des relations amicales avec mes exs est toujours très dur pour moi, car si je les ai aimé, ce n’est pas pour rien, et je les aimerai toujours, même si ce n’est plus tout à fait pareil, et même le dernier qui m’a arraché le cœur à main nues pour le donner en pâture à des corbeaux affamés… et le tout sans anesthésie ! (comment ça j’en fais un peu trop ? Pas si sur… je vous raconterai si vous êtes gentils !) Dans un milieu, le milieu gay, le sexe est tellement facile et les contextes parfois si difficiles (car, disons-le, même si je n’ai quasiment jamais eu de problème à cause de ma sexualité, nombreux sont ceux qui tombent encore sur des spécimens d’Homo Sapiens Footalisticus dont la mentalité est restée bloquée en 1864…) que créer une histoire qui tient la route est de plus en plus dur à réaliser… Et, chers amies blogueuses, chers amis blogueurs, bonne nouvelle ! Tout ceci vous pend au nez à vous aussi, bande d’hétéros ! Héééé oui… vous les premiers, adeptes du net, vous découvrez les joies du sexe de plus en plus facile… mais avez-vous remarqué comment le fait de se caser, et pour de bon, devenait de plus en plus difficile… ? Certains nieront le rapport entre ces deux faits, mais pas moi… Comptez vos rendez-vous sans lendemains… et faites vous même le bilan…
 
Allez, cet article est beaucoup trop long pour mon faible cerveau… Je vais vous lâcher avec mes histoires de Romanticus… mais repensez à votre solitude, à ce vide en vous, et demandez vous si le meilleur moyen de le remplir ne serait pas avec un amour partagé plutôt qu’avec des amants ou maîtresses d’une nuit ou d’autres ersatz tels que le net, les jeux vidéo, etc… A vous de voir…
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Spirale

Par Anne :

 

The end is the beginning is the end:

bientôt je ne ferais plus partie de la tranche d’âge des 20-25 ans, après les réductions étudiantes, fini les réductions transports/théâtre/expo,etc. réservées aux « jeunes adultes ». Je rentre dans la tranche d’âge des 25-55 ans, aie aie aie, à l’approche de cette date fatidique, c’est reparti pour une nouvelle période de bilan des vingts et quelques dernières années de ma petite personne!! Pas d’inquiétude je vais vous épargner ça… A partir de 25 ans on est désormais qualifié d »adulte ». Qu’est-ce que et comment c’est, « être »  » adulte »?

Certains sentiments bien enfouis dans « glande pinéale  » de notre cerveau, sont refoulés, et de temps à temps, lors d’occasion spéciale (comme un anniversaire, au hasard), ils reviennent à la surface et nous turlupinent…et c’est tant mieux! oui.
Se plonger dans l’alcool pour fuir ne résout rien (se plonger dans l’eau non plus) . L’important n’est-il pas de progresser, de s’améliorer, d’avancer? C’est peut-être ça devenir adulte. Etre adulte,c’est savoir le devenir, ce n’est pas un état immuable, c’est un état actif et non passif (chut Gautier, ne dis rien svp!).

Car si on ne se remet pas en question de temps en temps (attention, pas tout le temps) alors on va baser sa vie sur des certitudes, des choses acquises, des opinions bien ancrées et cela n’est -il pas dangereux? Le temps n’est pas arrêté, les anciens nous le disent assez « Aaahh de mon temps, ce n’était pas comme çaaa… » Alors pourquoi certaines opinions (pas toutes) devraient rester les mêmes? Avoir un avis c’est bien, une opinion sur tout est-ce vraiment nécessaire? Si c’est pour étaler sa culture, vous savez ce qu’on dit… Les « on dit » justement et les « qu’en dira-t-on », ça me bouffe la vie, arrêtons de dire des conneries, de laisser les gens dire des conneries et réfléchissons avant de parler.
Le doute, en revanche, permet de se questionner (encore et toujours, c’est l’esprit torturé des scorpions « dit-on »), et de ne pas fonder sa vision des choses de la vie sur des sophismes. On a le droit de changer, de bifurquer, même de revenir au point de départ, sans passer pour quelqu’un qui change d’avis comme de chemise.
p.s: ou si vous préférez « The Beginning Is The End Is The Beginning »…merci d’avoir lu jusqu’au bout.

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