Commencer un roman

Il y a quelques temps, je vous avais parlé du fait de finir un livre… niveau lecture et un twittos m’avait dit, un peu taquin “je croyais que tu parlais de finir d’écrire un livre”. Et non parce que j’ai du mal pour cause de “la vie professionnelle, ça fatigue une Nina”. Par contre, il y a quelque chose que je fais super bien : commencer un roman … à écrire. Et c’est une sensation merveilleuse.

commencer un roman

Petit tour sur mon Drive : j’ai 25 ébauches de roman. Je n’avais pas fait l’effort de compter avant de débuter cet article et je suis sidérée. 25 embryons d’histoires… Bon ok, sur les 25, y en a 2 paires, c’est le même sauf que j’ai choisi de refaire l’histoire et certains ne comptent même pas une page mais quand même. Certains ne verront jamais le jour : je me suis lancée la fleur au fusil de la motivation mais j’ai très vite laissé tomber. Je ne finirai donc jamais l’histoire de Jérôme et Valentine, ni celle d’Audrey, en plein marasme dans sa vie (c’était une relative autobiographie de mon début d’année 2011, c’est certainement pour ça que je m’en suis arrêtée là mais j’ai récupéré le prénom d’Audrey parce que je l’aime vraiment bien), ni d’autres que je regarde, circonspecte : c’est moi qui ai commencé à écrire ce truc là ?

tampon "mauvais manuscrit" humour

Parce que dans la vie, j’ai un don et presque une malédiction : une imagination de malade. L’inspiration me bombarde en permanence. Lire un magazine et y trouver un fait divers qui serait une super histoire, naviguer nonchalamment de reportages en reportages sur Youtube et trouver un récit incroyable, surprendre une conversation entre deux personnes, m’interroger sur une chose incongrue vue ou aperçue. Parfois, j’essaie de construire un roman sur une personnalité particulière, un trait de caractère qui me fascine (pas forcément dans le bon sens du terme genre “je suis fascinée par Poutine parce qu’il ferait un personnage de roman incroyable”). Et n’oublions la source principale de mon imagination : mes rêves.

un femme dort sur un nuage et rêve

Genre ça se passe à la montagne, “je” suis l’héroïne de l’histoire. C’est confus, c’est la nuit et j’ai fait du ski (passionnant), il y a l’Hiver (allegro non molto) de Vivaldi et deux mecs qui m’ennuient, ça vire à l’agression mais l’Homme arrive. Je sais que je l’ai repoussé tantôt, un quinqua puissant et marié et qui porte un grand manteau mais là, il vient de me sauver alors je cède, reconnaissante et ivre de lui, sur cette même musique de Vivaldi. Le lendemain, j’arrive au boulot, exaltée, je commence à réfléchir à quoi faire de cette histoire. Après avoir imaginé une histoire proche de Black Swan, je suis retournée à ma data chérie et j’ai laissé tomber. Par contre, si j’écris une sitcom (voire une télénovela parce que y a souvent une histoire de meuf jeune, pauvre mais belle et du riche plus âgé qui craque sur elle au delà des barrières sociales), je m’en resservirai.

teresa et mariano, couple phare de la telenovela Teresa

Il y a cette histoire dans un chalet perdu au milieu de nulle part, il y a un scientifique, de jeunes gens dont “moi”, il y a de la neige (je rêve souvent de neige, tiens), des séances d’hypnose et au fur et à mesure de l’histoire, on découvre que le scientifique nous fait régresser par l’hypnose dans nos vies antérieures car nous avions tous été dans ce chalet dans notre ancienne vie et il y a eu un meurtre, le scientifique cherchait donc le pouvoir alors que le passé et le présent se mélangeait pour nos jeunes. A la fin du rêve, je me retrouvais soudain devant la télé et cette histoire était un film que je regardais et, tandis que j’arrangeais un bouquet de fleurs, je me désolais de ne pas avoir eu l’idée de cette histoire en premier. Evidemment, en me réveillant, j’étais exaltée car si, c’était mon idée à moi. Arrivée à la fac, je commençais à vite prendre des notes pour ne pas oublier… Pour finalement me rendre compte que c’était plutôt une idée de merde en fait.

Une femme assise sur un nuage avec une tablette lit

Mais j’aime commencer un nouveau roman. Poser le personnage principal, qu’il s’agisse de Guillaume, Maja,  Daniela, Ezialis, Audrey (3 fois), Allegra, Annabel (oui, j’écris plus facilement à travers une héroïne). Ils vivent à Paris, Rome, Stockholm, New York ou dans un royaume qui n’existe pas en vrai. Ils débutent leur histoire sans savoir ce qui va leur arriver, inconscients qu’ils commencent ici l’aventure de leur vie, heureuse ou malheureuse. Il n’y a que moi qui sais, moi qui tisse leur destin, qui pense à un aléa à ajouter au récit alors que je me douche ou même que je suis aux toilettes. Ecrire à un aspect grisant, on a droit de vie ou de mort sur des personnages, on place sur leur chemin dès micro événements qui feront toutes la différence. On voit naître sur l’écran cette histoire qu’on a en tête, se matérialiser cette histoire qu’on avait envie de raconter depuis des lustres.

une maman lit un livre à sa petite fille avant de dormir

Et puis… À suivre.

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L’hiver canadien : un mythe

En me rendant à Montréal en janvier, je m’étais équipée d’une belle doudoune, d’une chapka et d’une paire de gants. Sauf que je ne m’attendais pas à ce que j’allais découvrir. Alors que l’avion se rapproche du sol, je me tortille pour découvrir le Canada du ciel (j’étais côté couloir, difficile pour mater par le hublot en toute sérénité) et là, je fronce un peu les sourcils : elle est où la neige ? Une fois posée au sol, je me retrouve vite dehors et là : pas de neige, il fait même pas froid. Et telle Fox Mulder, je découvre un complot mondial : l’ hiver canadien n’existe pas.

hiver canadien à Montréal : y a pas de neige

Voilà, tu vois, y a pas de neige

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Je suis sûre que les Canadiens ont inventé ça pour être peinards chez eux et je peux comprendre : au bout de 5 jours à Montréal, je brûle d’envie d’émigrer là-bas donc il faut calmer nos ardeurs d’Européens ébahis par la douceur de vivre québécoise. Bon en vrai, j’exagère : j’ai eu la chance de passer pendant une belle accalmie où les températures n’oscillaient qu’entre -5 et +5 (mais avec un ressenti de -8 quand même) et dès le deuxième jour, il reneigeait et… mon Dieu, j’étais tellement heureuse ! Et c’est là que je réalise que mes dernières vacances à la neige, c’était… si on compte la journée au ski en 2004, ça date de là. Sinon en 98… Oh merde ! Bien sûr, il y eut quelques épisodes neigeux sur Paris depuis, je me souviens de mon passage en 2005 pour passer un entretien où j’ai regretté ne pas avoir mon appareil photo pour immortaliser Paris sous la neige (j’avais un téléphone sans appareil photo à l’époque, imaginez) notamment de l’hiver 2010 où la neige avait tenu plusieurs jours (et mes chaussures n’étaient pas bien étrange), je me souviens aussi de mars 2013 où j’ai dû aller au boulot à pied sous la neige parce que le bus avait renoncé à traverser le pont et j’étais arrivée recouverte de neige (on me suivait aux flaques. Je me souviens même d’une chute de neige l’hiver dernier où on s’est précipités faire des photos dehors pour les balancer sur Instagram avant que ça fonde (bonjour, nous sommes l’équipe social media). Je me souviens aussi d’un samedi de 2013 (je pense) où j’étais partie tester mon nouvel appareil photo sous la neige… et j’avais bien entendu choper la crève. Bref, la neige, je l’aime… mais on ne se côtoie que peu.

neige-paris paris-neige

Alors, mes vacances à Montréal, c’était avant tout des vacances à la neige et j’étais extatique. Je passais mon temps à regarder les flocons accrochés à mon gant et à essayer de les photographier tellement je trouvais ça beau. Et puis, il y a eu trois trucs liés à la neige :

flocon-neige neige-cheveux

Se promener. Lors de ma premier matin, Isa et moi décidons d’aller faire un tour dans le parc d’à côté qui commençait à déneiger tandis que Joy s’occupait de trucs à l’appart. But de l’expédition : voir des écureuils. Et j’ai été servie : gris ou blancs, qui se pousuivent. J’ai fait beaucoup trop de “awwwwwwwww” en peu de temps. Il y avait aussi l’étang gelé pour faire du patin, le tout bordé par des roseaux dorés et j’avoue que le contraste était canon. Mais lors de cette petite balade, nous avons été confrontées à un grave danger…

LE VERGLAS

Alors j’ai déjà une relation assez négative avec le verglas, ça me foutait toujours la trouille lors de mes années de ski alpin, quand j’entendais soudain mes skis crisser. Et puis c’est une nana qui passe son temps à tomber qui écrit cet article, ne l’oublions pas… Donc avec Isa, nous voici à progresser très lentement, bras écartés, pour ne pas tomber… Tandis que les Montréalais joggaient tranquillement autour de nous. Je vous jure, ils se baladaient tranquille là dessus, ils couraient, se promenaient avec ne poussette… Voilà comment reconnaître des Françaises à Montréal en hiver. Le verglas a été un peu le fil rouge de cette journée là, rendant nos progressions toujours un peu lentes et périlleuses.

Franchement, ces Françaises qui savent pas marcher sur la glace, pfff !

Franchement, ces Françaises qui savent pas marcher sur la glace, pfff !

Moment Merlin l'enchanteur quand un écureuil pourchasse l'autre

Moment Merlin l’enchanteur quand un écureuil pourchasse l’autre

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Mais bilan de la journée : JE SUIS PAS TOMBEE ! (non mais je l’écris en majuscule parce que c’est un vrai exploit pour moi)

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Le Mont Royal : quand Jacques Cartier arrive à Montréal, il découvre cette montagne et décide de la nommer Mont Royal en l’honneur du Roi de France, nom qui donnera ensuite Montréal, donc. Et c’est génial. J’y suis allée le dernier jour et même s’il faisait 5°, il y avait encore plein de neige. J’ai donc eu droit à des écureuils qui courent dans la neige (avalanche de awwwwwwwwww), des gens qui font du ski, des luges, un bonhomme de neige mais pas de raton laveur par contre. Bref, durant la première partie de la montée, je me sentais trop à la montagne, justement, j’étais heu-reuse. Bon, par contre, à un moment, on a pris des escaliers et là, ça m’a calmée direct. Non mais merde, je passe en moyenne 5h dans la salle de sport à faire du vélo, du vélo elliptique, du tapis et même un truc dont je connais pas le nom mais qui reproduit le mouvement du roller et là, boum, je me fais sécher direct par quelques 200 marches. La honte. Du coup, j’arrive en haut moins vaillante et bien rouge (et sur une route verglacée) mais la vue vaut carrément le coup. Et puis pendant deux heures, j’avais l’impression d’être à la montagne pour de vrai. D’ailleurs, à propos de montagne…

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La fête des Neiges : pendant les mois de janvier-février, tous les week-ends, le parc Jean Drapeau se transforme en fête foraine avec pour thème : la neige. Balade en chien de traîneau, grande roue, patinoire dans la forêt, luges, cabanes à sucres, tyrolienne… Oh oui, oh oui, j’ai envie d’y aller. Alors on a zappé la tyrolienne (1h30 de queue pour 30s de glissade), la patinoire (isa a eu une mauvaise expérience avec des patins et je vous rappelle une énième fois que je suis la reine de la chute), le chien de traîneau (10 dollars pour un tour de moins de 10 mn, bof) et les cabanes à sucre car on avait déjà mangé une queue de castor et bu du vin chaud. Par contre la grande roue avec vue sur la skyline de Montréal de nuit, c’était cool et surtout… la luge ! Alors là, j’étais partie en vacances non seulement à la neige mais aussi dans mon enfance, c’était génial ! On a dû faire une demi douzaine de tours. On s’asseyait sur des grosses bouées et en avant ! La neige qui fouette délicatement ton visage, la vitesse qui te grise… Encore, encore, encore !

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Moralité ? Faut que je parte à la montagne plus souvent. Bref, même si l’hiver canadien a été tendre avec moi, j’ai quand même pu profiter de la neige et surtout justifier la séance sauna/jacuzzi le soir pour se réchauffer le sang. Oui parce que mes potes sous louaient un appart dans un immeuble avec salle de sport, sauna et jacuzzi. Alors non seulement je veux vivre à Montréal mais plus précisément, je veux vivre dans cet immeuble.

Une prochaine fois, je vous parlerai animaux (et pas que les écureuils)

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Vaincre sa peur : la chute

J’ai quelques petites phobies dans la vie, comme tout un chacun. Je vous avais parlé de ma peur de l’avion, étrangement envolée. Par exemple, lors de notre départ en Sicile, on a décollé direct dans d’épais nuages, Zenobie me tenait la main de trouille et moi, j’étais à la cool « non mais une fois les nuages passés, ça ira, tu verras. » Mais j’ai d’autres phobies comme une à la con : j’ai peur de la chute.

Quand je dis chute, je ne parle pas de déchéance, je parle bien d’une perte d’équilibre et pouf ! Par terre. Ce qui fait que je crie dès que quelqu’un à l’idée saugrenue de me porter ou de me faire grimper sur un bar. Par contre, j’ai pas eu la bonne idée d’en descendre immédiatement, notez… Je suis la fille qui ne court jamais dans les escaliers, qui aime la rando sur terrain plat sans caillou qui roule sous les pieds. Bref, je suis pas trop une aventurière (et ça me désole car y a quelques randos qui me font méchamment de l’oeil à l’UCPA). Ajoutons à ça un problème de vue qui me fait rapidement perdre la profondeur… Bref, je suis le boulet de toute balade hors macadam ou chemin damé.

Je ne sais pas d’où ça vient. Selon la mère, j’ai du faire une mauvaise chute durant ma prime enfance car j’avais commencé à marcher et du jour au lendemain, pouf, plus rien. Quel boulet…

Mais y a des fois, comme ça, je me dis que ça suffit, les phobies à la con. À la limite, je garde ma peur des serpents, elle m’handicape peu au quotidien… Mais si je veux un jour me payer la rando à Hawaï ou en Islande, celle de la chute est plus dérangeante. Sans parler de quelques métros ratés car je cours pas dans les escaliers. Alors le 17 juin 2012, je l’ai un peu prise entre 4 yeux, cette peur de merde (oui, la peur a deux yeux, voilà) et je lui ai infligé une défaite : j’ai crapahute sur l’Etna.

C’est pas que ce soit difficile en soi, pas besoin d’être alpiniste mais marcher sur de la roche de lave qui roule sous le pied ou les cendres où tu t’enfonces bien, on est loin du bitume auquel je suis habituée (et sur lequel je tombe aussi des fois, d’ailleurs). En fait, faut savoir un truc : l’Etna, tu le montes pas vraiment, tu le descends en fait. Première grosse descente, je me la joue de côté genre je fais du ski. Sauf que mes pieds ne sont pas des skis (révélation) donc je tombe 3 fois. Arrivée en bas de cette première descente, Nino notre guide m’explique que je dois pas me mettre de côté mais face à la pente en plantant les talons. Ok, Nino mais bon, elle est finie la pente hein…

Mais le pire nous attendait car nous avons descendu ça :

On était censés être tous en lignes mais les gens se croisant, j’étais toujours derrière quelqu’un ce qui fait qu’à la fin de la descente, je ressemblais à ça :

Bref à un moment, y en a qui commencent à courir dans la descente, je me dis « mais pourquoi ils font ça ? ». Réponse : parce que c’est rigolo. Et à un moment, je suis prise d’une impulsion subite, je me dis que je dois le faire, je dois me prouver que je suis pas une chochotte. Alors je cours et je crie. Hihi, je vais vite, c’est drôle. Hihi, ça va vraiment très vite. Hi… Heu… Je m’arrête comment ? Je m’arrête pas, je m’arrête pas, aaaah ! Putain je suis vraiment trop conne, pourquoi j’ai couru, je vais me péter la gueule, une dent, un os, meeeerde !

Finalement, le terrain s’est aplani et j’ai réussi à m’arrêter SANS tomber. Non parce que petite, au ski, pour m’arrêter, je tombais exprès (à petite vitesse, dans la neige, du haut de mon mètre et vraiment pas beaucoup plus). Ce qui était peu malin vu que j’arrivais jamais à me relever puis un jour, j’ai maîtrisé la chasse-neige puis le ski parallèle. Bref, mission courir sur l’Etna : remplie.

Double victoire : celle sur moi-même mais aussi celle sur la vie. Car oui, j’ai omis de le signaler : 365 jours plus tôt, le 18 juin 2011, je me pétais le plateau tibial. Quelle meilleure façon de célébrer l’événement que d’aller me promener sur l’Etna ? Moi, je vois pas.

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Où trouver l’homme ? Episode 4 : le ski

(Je rappelle que tout ceci est une blague, ne venez pas me dire en comm qu’il ne sert à rien de chercher le prince charmant et tout, tout ça n’est que pure fantaisie. Je rappelle également que l’auteur de ses lignes est sous médocs et fièvre donc euh voilà…)

La semaine dernière et même celle d’avant, j’avais promis de vous faire l’épisode roller mais décidément, j’arrête pas de mentir mais j’avais oublié un sport de saison : le ski ! Parce que oui, j’ai été invitée au ski par des potes (et là, on sent bien la dimension fictionnelle de ce récit). En voilà une occasion de faire des rencontres. Souvenez-vous, Vincent
Lindon et Sophie Marceau qui tombent amoureux dans une télécabine en panne avec le doux refrain « you caaaaaaaaaaall it love –tudum – there are things I need to sayyyyyy » (oui, j’ai cherché les paroles sur google). Bon évidemment, étant légèrement claustro, dans de telles conditions, je chanterais pas ou me remettrais pas du lipstick qui rend les lèvres douces, je me concentrerais surtout pour ne pas être victime d’une fuite due au stress. Pas du tout romantique, vous en conviendrez.

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Bon bref, me voici au ski, dans ma belle combi flashy qui masque les bourrelets vu qu’avec, je ressemble à Mme Bibendum quoi qu’il arrive. Mais à ce niveau là, nous sommes tous
égaux. C’est pas pour rien que les magazines nous gavent de numéros spécial régimes avant la plage et pas avant la montagne ! Donc me voici sur mes skis avec ma combi flashy, la peau pleine de crème qui sent bon et du baume plein les lèvres. Mes longs cheveux sont retenus par un bandeau, mes yeux bleu de mer sont cachés par d’immenses lunettes. Bon, voilà, je suis pas hyper glam.


Alors comment draguer sur les pistes ? C’est dur car quand on défile les pentes, on parle pas, au risque de bouffer des flocons. Donc deux solutions : soit on drague sur le télésiège ou dans les œufs, quitte à se prendre pour une héroïne d’un film des 80 (you caaaaaaaaaall it love – tudum), soit on repère sa cible et on le fracasse, quitte à se prendre pour une héroïne d’une série télé des années 2000 ( ti-wouuhuut ti-wouuuhuuut- tadadada- tadam-tadam- tatadadadam. C’est là que je rappelle que je suis fiévreuse). Bon, ok, on va laisser tomber l’idée de draguer sur la piste mais c’est pas grave. Les pistes fermant vers 17h30, il reste plein de temps après.

Commençons par un petit vin chaud après le ski, pour se ravigoter, on le mérite bien. Non parce que tant qu’on skie, on se rend pas compte qu’il fait froid mais dès qu’on s’arrête,
on se souvient que s’il y a de la neige, c’est pas par la vertu du St Esprit. A la limite celle des canons à neige mais ça fait froid quand même. Donc autour d’un vin chaud, après le soleil qu’on a pris, on est tous guillerets et allons manger une spécialité locale avec le groupe de mecs qu’on a croisé mais on s’autorise une douche avant parce qu’on dirait pas comme ça mais avec le damart et les grosses chaussettes, on sent pas la rose à sniffer de près. En plus, je sais pas vous mais moi, je suis une centrale à électricité statique même qu’une fois, je dormais avec un pull damart et je l’ai enlevé quand j’ai eu trop chaud, le truc a fait des éclairs vert fluo. Donc si je passais direct à des galipettes avec un monsieur, au moment de nous enlever les damarts, ça nous démotiverait quand même. Donc on retourne chez soi, on quitte les lourdes chaussures qui nous donne une démarche à la robocop, la combi et hop, vas-y que ma silhouette perd 10 kilos, le damart qui fait plein d’étincelles, les chaussettes trempes qui sentent pas très bon et sous la douche. Mmmm, délice de l’eau chaude sur ma peau, l’odeur du savon qui fait des bulles, du shampoing, tout ça, tout ça. Et nous voici au restaurant. Et là, premier effet kisskool : le soleil ressort. Et là, on sait pas trop comment il va ressortir. Il faut savoir que j’ai une mélanine joueuse, moi. Il m’est arrivé de passer une semaine au ski sans prendre un pet de couleur et d’autres où j’étais cramée dès le premier jour, sauf autour des yeux pour cause de lunettes. Donc, là, à choisir, tu préfères la mélanine passive parce que séduire avec le pif qui se transforme en girophare rouge, on a connu mieux. Et tu auras beau faire passer ton rougissement pour un effet de
l’appareil à raclette qui chauffe, le fait que tu ne puisses plus sourire avant la fin de la soirée sans pleurer indiquera bien que le problème vient de ta peau carbonisée. La protection solaire n’est pas fait pour les chiens, ne l’oublions pas (ce message de prévention vous est offert par dafalgan, ibuprofène et rhum des 3 rivières qui me font écrire ces lignes). Mais autre souci de taille : les spécialités locales. A la montagne, on mange charcuteries, patates et fromage fondu (en fondue, raclette ou tartiflette, on s’en fout). Donc après le repas, non seulement t’es un peu lourd dans ton ventre sans parler de l’haleine un peu chargée. Alors au pire, tu as du mentos fresh dans ton sac mais pour le ventre plein, il n’y a pas de miracle…

Conclusion : tu repars avec deux kilos en plus alors que tu fais du sport toute la journée, la tronche écarlate avec une bande blanche au niveau des yeux, les cheveux détruits
par le froid et l’électricité statique, les lèvres gercées. Et si t’as réussi à choper un mec, c’est sans doute un Italien (si t’es allée dans les Alpes) ou un Espagnol (dans les Pyrénées), ça fait très beau sur ton tableau de chasse mais t’as pas pu le ramener en souvenir.

Donc la semaine prochaine, comme tu as la cuisse ferme grâce au ski (mais quand même deux kilos à perdre sur le bidou), nous ferons donc du roller comme promis depuis longtemps.

En attendant, choisis ton camp :

 

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Music is the soundtrack of your life

Depuis mon adolescence, je vis en musique. Si je devais faire la liste des inventions technologiques qui m’ont changé la vie : le walkman, le discman (quoi que ça sautait tout le temps, c’était pénible), le lecteur MP3, le CD enregistrable… Quand je pars en voyage, je ne peux pas oublier mon lecteur de musique. Sans ça, je me sens démunie.

musique

Quand je regarde en arrière ma courte vie, je me rends compte que ma vie a beaucoup changé grâce à la musique. Ca peut paraître bizarre mais c’est comme ça. Petite, je me souviens que vaguement ce que j’écoutais. Je sais que le matin, entre la maison et l’école, on écoutait la cassette de Chantal Goya, avec la chorale des sœurs Bartoldi : « ce matin, un lapin a tué un chasseur !!! C’était un lapin qui… avait un fusil !!! ». Donc mon père bénissait le moment où on quittait la voiture et qu’il pouvait enfin mettre la radio.

 

Début du collège, j’écoute toutes les daubes techno que mes congénères écoutent, je suis la génération Dance Machine. Avec le recul, y a quelques chansons que j’aime encore bien, genre « No limit » mais je dois avouer que la plupart des chansons étaient des insultes à la musique. Dire que j’ai deux CD de Dance Machine chez moi (enfin, je crois, j’ai dû réussir à m’en débarrasser, depuis), la honte ! Donc pendant mes années collège, j’ingère de la musique n’importe comment, juste parce que les autres aiment et que je veux être dans le coup (houhou !). En fait, c’est la musique qui m’a appris à sortir des sentiers battus, voici l’histoire. En 4e, je pars en voyage de ski avec mes parents dans un hôtel qui sert quelques animations. Bon, c’est pas trop notre genre, on aime bien être peinard en vacances mais soit. Pour la dernière soirée, il y avait une animation « le personnel de l’hôtel chante Starmania ». Moi, je préfère regarder Mystères. A la fin de l’émission, je descends pour rejoindre mes parents et j’écoute deux, trois chansons, c’est sympa. Du coup, de retour chez nous, ma mère achète un CD de Starmania (la version 94) et je tombe littéralement amoureuse du CD, je n’écoute plus que ça, je guette les concerts pour pouvoir y assister… J’achète toutes les versions disponibles, je deviens une pro.

 

De là, j’ai donc décroché de ce qu’écoutaient les autres. Bon, souvent, j’écoute la radio, Fun Radio, à l’époque, c’est très rock, tout à fait dans mon style. Maintenant, je suis beaucoup moins starmaniaque, ça m’a passé mais il n’en reste pas moins que cette comédie musicale a changé ma vie dans le sens où j’ai arrêté d’être comme les autres mais j’ai commencé à être moi.

 

Chaque période de ma vie est marquée par une chanson, un CD ou un artiste. Souvent, il s’agit d’un délire, d’une connerie et quand je ré-entends la chanson, ça m’émeut un peu, ça me rappelle de bons souvenirs. Côté musique débile : y a du Kylie Minogue (« Na, na, na, na… »), du Britney (Baby One more time ou Toxic) , du Gloria Gaynor (I will survive), du Tom Jones (Sex bomb)… Et y en a plein d’autres !

 

Souvent, aussi, certains artistes sont liés à des romans que j’écris. En fait, avec la possibilité d’attraper de la musique sur le net, j’ai une sacré playlist sur mon pc et, évidemment, selon la période, je n’écoute pas la même chose. Par exemple, le roman 1999, c’est plus l’album « Together Alone » d’Anouk et « Pieces of you » de Jewel. Pour Technopolis, j’avoue que je ne sais plus, y avait « Right here, right now » de Fatboy slim mais après… Une musique peut même m’inspirer un roman, le prochain dont je n’ai pas du tout le titre. Je l’avais déjà expliqué, c’est l’histoire de quatre sœurs italiennes dont une est violoncelliste. Evidemment, notre amie violoncelliste (qui s’appellera Cécilia), elle jouera du Jorane. Parce que la musique est une source d’inspiration comme une autre. Franchement, il y a des chansons qui raisonnent en moi de façon particulière, qui m’inspirent. Quelques mots prononcés en rythme et ça me percute : en voilà une histoire géniale, en voilà des mots qui collent parfaitement à ma vie.

 

De la même façon, j’adore cheminer avec de la musique dans les oreilles. Quand j’étais à Toulouse, les deux dernières années, j’habitais à 25 mn à pied de la fac, quasi autant avec le bus, pour peu que je ne l’ai pas de suite donc je préférais utiliser mes petites pattes pour pas arriver en retard. Donc iPod vissé dans les oreilles, je chemine tranquillement, plus ou moins rapidement selon la chanson qui passe. C’est fou comme une même rue peut avoir un air très différent selon la musique que l’on écoute. Et j’avoue que j’adore, avoir l’impression que ma vie
est un film. Quand l’héroïne erre dans les rues, seule, le réalisateur met souvent une musique par-dessus histoire de donner de la consistance à la scène. Bon, moi, quand je marche dans la rue, c’est pas parce que je suis en train de réfléchir comme dans les films, c’est juste que, des fois, j’ai besoin de me rendre quelque part.

 

Cette semaine, j’ai commencé un nouveau boulot, pour ceux qui n’ont pas suivi. Ma mission : faire découvrir aux employés la ville A. Donc il faut bien que je m’y rende, c’est pas que ça me réjouit mais bon… Récemment, ma mère m’a filé un petit lecteur MP3 (128 mo) qui me sert à charger un album que je viens de découvrir et l’écouter. Cette semaine, au banc d’essai : Etyl. En fait, j’avais croisé la route du CD il y a trois semaines, en vacances chez mes parents, ce nom ne m’était pas inconnu, j’aimais bien la chanson que j’avais entendu sur M6, la nuit, mais j’hésite à acheter. J’ai récemment été déçue par l’album de Camille (que je n’ai pas acheté), donc on télécharge d’abord, on verra ensuite. Résultat : je l’ai confondue avec une autre artiste (qui ?) mais je regrette absolument pas, j’adore, je suis totalement fan. Etyl, c’est en fait un groupe. Je me promène donc dans ville A, un peu complètement paumée mais peu importe, ma musique dans les oreilles, tout va bien. Je croise la route d’un parc où il y a de somptueuses tulipes rouges. Puis je vais me perdre dans un quartier résidentiel, je n’ai pas la moindre idée d’où je vais mais j’ai en point de mire les grues qui servent à édifier le futur bâtiment de l’entreprise. Je suis frappée par différentes chansons de l’album, j’ai l’impression que chaque titre marque un passage particulier de ma vie amoureuse des 6 derniers mois. Elle a copié sur ma vie, cette fille ou quoi ?

 

Quoi qu’il en soit, ça faisait longtemps que je n’avais pas eu un tel coup de foudre musical. Dans quelques années, quand je repenserai à cette partie de ma vie, je sais en tout cas quelles chansons ça m’évoquera !

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Mars et Venus ne se rejoignent jamais ou presque

Par Tatiana
Aujourd’hui j’ai décidé de rebondir sur un article de Nina, précédemment publié, sur la psychologie masculine, en donnant moi aussi mon avis sur cette épineuse question. Cette idée m’est venue ce WE en parlant avec le copain d’une de mes amies. C’est d’autant plus d’actualité qu’aujourd’hui, au moment même où j’écris ces lignes, je suis en train d’attendre des news d’une personne de la gente masculine qui met beaucoup trop de temps à mon goût à se manifester, et j’ai deux de mes amis masculins qui ne répondent ni aux mails ni aux messages en ce moment (ça fait plaisir là, je me sens pas du tout rejetée).

Ce WE j’étais à Grenoble chez Sandra, qui vit là-bas depuis 4 ans (ou 5 peut-être). Après un samedi après-midi shopping, activités hautement parisienne et féminine – oui, parce qu’à Grenoble (ou Gre pour les habitués de cette ville) on ne fait pas du shopping le WE mais du sport, et d’ailleurs moi je fais un peu figure d’hérétique en tant que parisienne qui va là-bas mais pas pour faire du ski. Donc, après notre shopping nous avons rejoint son tendre et cher dans un café pour papoter un peu. Au passage le café était très sympathique : décors très tendance et le capuccino vous est servi avec des gâteaux et de la chantilly dans un petit ramequin à part. Nous voilà partis à parler de tout et de rien et plus précisément de ce que nous allions faire le soir : un resto entre nanas. Sandra propose à sa moitié de venir mais comme de par hasard il nous dit qu’un mec avec 4 nanas ca va pas vraiment le faire, et que ces messieurs risquent d’en prendre pour leur grade, genre « tous des salauds… ». Là je lui réponds que non peut-être pas aussi poussé mais que quand même y a des fois où il sont franchement maladroits ces hommes. Là, il sourit et me dit qu’ils pensent la même chose de nous. C’est à ce moment précis que j’ai été interpelée par ce fait : les hommes et les femmes ne se comprennent pas mais pensent la même chose. Pourquoi n’arrivons nous pas à nous comprendre mutuellement ? Vaste question sur laquelle je pense qu’il n’y a pas de réponse, mais seulement des exemples d’incompréhensions qui glissent sur des quiproquos voire des conflits stupides qui n’auraient pas lieu d’exister.

Premier exemple : depuis ce matin j’attends (désespérément je l’avoue) qu’un homme me donne de ses nouvelles car il est rentré de vacances et silence complet. Bien sûr tout de suite je me dis « ça y est il en profite pour faire le mort, le lâche ! le con !…». c’est vrai cette solution est peu être envisageable, mais avant de m’écrier à la trahison je ferais peut-être bien de me renseigner sur ce qu’il en est réellement car très souvent il y a une raison et l’on s’énerve pour rien. Imaginons que je décide de lui envoyer un mail d’insultes bien construites qui lui explique la manière dont je le perçois en ce moment. Si je me trompe, là c’est sûr il va mal le prendre et du coup il va s’énerver, moi je vais m’énerver et on aura gagné une engueulade, voire une rupture définitive. Car de son point de vue il ne voit pas où est le mal, donner de ses nouvelles aujourd’hui ou demain quelle différence ? Ici est le cœur du problème : les hommes ne pensent pas comme les femmes et inversement. Mais pourquoi sommes nous faits ainsi ?

J’entends très souvent mes amis mâles me dirent que nous sommes trop exigeantes (et là je cite une personne bien précise) : nous voulons un homme doux et violent à la fois, sûr de lui et timide à la fois, viril-poilu et épilé intégralement à la fois, bavard et muet comme une carpe à la fois, vieille école et sex toys/new sex à la fois, et je m’arrêterai là car la liste était encore longue. Mais messieurs je peux vous retourner la pareille car vous voulez une femme qui soit amie, amante et mère à la fois, il faut qu’on soit toujours disponible quand vous voulez nous voir mais il faut pas que l’on soit trop sur vous et qu’on exige trop de vous. Il faut que vous sentiez qu’on vous aime mais faut pas non plus tomber dans les « je t’aime » toutes les deux minutes. Bref, tout autant de paramètres à gérer qui fait que nous aussi on a des tendances schizophrènes.      

Autre exemple, hier (oui nous sommes un jour plus tard depuis le début de mon article) en plus de ne pas avoir eu de nouvelles de M. X je me suis pris un vent monumental par mes anciens collègues de boulot avec qui je voulais manger aujourd’hui. Je leur avais envoyé un mail et pas de réponse. Donc le soir, j’envoie un deuxième mail en disant que vu que pas de réponse, pas de déj. Car je viens pas sans confirmation, moi, imagine qu’ils soient pas là ou autre chose. Et ce matin je reçois un mail de l’un d’eux qui me dit « ben pour moi c’était ok… » voilà encore une nouvelle fois la démonstration de nos différence de formatage cérébral. Pour eux, le fait de ne pas répondre ça voulait dire ok, mais comment j’aurais pu le deviner ??? N’étant pas madame soleil je ne sais pas encore passer par le réseau internet pour atteindre le cerveau des gens.

Alors comment faire pour se comprendre ? La seule solution semble être que chacun dise explicitement ce qu’il ressent à chaque fois afin d’éviter tout malentendu. Mais cela deviendrait vite invivable. Toujours en illustration, les fameuses phrases du genre « non c’est pas la peine de m’appeler » alors que nous la seule chose qu’on attend c’est que vous nous appeliez. En fait c’est très simple, la plupart du temps quand on dit ce genre de chose on le pense vraiment, enfin à la base. Mais c’est pas pour autant qu’on vous interdit de nous appeler (ou autre chose) au contraire si vous le faites sans qu’on vous l’ait suggéré c’est encore mieux. Mais si vous le faites pas là c’est plus ou moins le drame car entre temps on se dit « ah mais il appelle pas, d’accord je lui ai dis de pas le faire mais c’est pas une raison, il tient pas à moi… » – oui je sais, l’imagination féminine a cette merveilleuse capacité d’emphase que l’on aime tant.

 

Entre temps j’ai reçu une réponse de ce fameux (et mystérieux) M. X. Réponse chaleureuse qui explique le pourquoi de sa non manifestation plus tôt, mais qui n’a pas du tout l’air de rendre compte que moi de mon côté je me suis fait tout un tas de films noirs, du genre le pire du pire. Il ne le saura jamais d’ailleurs car je me vois mal lui faire une scène parce qu’il a mis un jour de trop à m’écrire. Vu que lui il ne sait pas tout ce qui m’a traversé l’esprit, il comprendrait rien du tout à ce que je pourrais lui dire, et je passerai pour une folle hystérique alors que bon quand même c’est pas mon cas je vous assure. Mes deux autres amis se sont eux aussi manifestés entre hier et ce matin, donc finalement tout est rentré dans l’ordre.

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