Bouge toi le cul

Parfois, le soir, je ne fais rien. Glandant gentiment sur Twitter en matant des vidéos à la con sur Youtube*, je vois parfois passer un pseudo que je connais, une personne que j’ai côtoyé dans une ancienne vie. C’est un peu la magie perverse des réseaux sociaux : soudain, un nom ou un pseudo perdu dans les limbes de votre mémoire vous revient soudain à la figure et vous brûlez d’une petite curiosité, parfois malsaine: et alors, il-elle devient quoi ?

stalking

Les parcours sont variés, certains ont trouvé une joyeuse moitié, d’autres ont même eu l’audace de se reproduire, j’ai accès à leurs photos de couple, leurs photo de bonheur qui ne me regarde pas, finalement. Puis d’autres exposent d’autres aspects de leur vie : leur réussite. Quand je parle de réussite, je ne parle pas nécessairement de réussite au sens capitaliste du terme mais oui, certains ont réalisé leur rêve. Et moi, j’en suis où ?

aladdin magic lamp on black with smoke

aladdin magic lamp on black with smoke

Bonjour, je m’appelle Nina B. et je suis une putain de flipette qui se réfugie dans la procrastination pour ne pas réussir. Voilà, on pouvait pas mieux résumer la situation. Je suis la fille qui veut faire plein de choses mais repousse toujours au lendemain pour d’obscures raisons qui tiennent au choix de la flemme ou de la peur ou des deux. Ma vie est loin d’être un échec, entendons-nous bien, mais il y a ces rêves que je repousse pour « quand j’aurai le temps ». Vous voyez très bien de quoi je parle, vous qui me lisez depuis longtemps, n’est-ce pas ?

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Des fois, j’ai de petites ambitions. Genre créer de nouveaux blogs qui seraient plus axés sur une rémunération, même minime, histoire de (je ne parviens pas à me résoudre à mettre de la pub sur les vingtenaires), lancer une petite marque de bijoux et accessoires faits main juste pour le côté je l’ai fait et choper 30 € de plus par mois (la richesse). Je veux aussi me lancer dans la vidéo, apprendre la musique, une nouvelle langue, tout ça, tout ça. Mais non, je ne fais rien parce que tu comprends, « j’ai trop de travail, j’ai pas le temps ». Notez qu’il est vrai que je suis bien (trop) débordée et que le soir, je suis bien meilleure à résoudre quelques escape rooms (ma nouvelle addiction) en matant une énième fois des épisodes de Salut les geeks, le fossoyeur de films ou le joueur du grenier qu’à écrire trois phrases correctes. Puis la naturopathe, elle a dit que j’avais droit à la paresse alors hein… Et c’est vrai. Mais faut assumer alors.

Mon chat assume son droit à la paresse, par exemple

Mon chat assume son droit à la paresse, par exemple

Et j’avoue que c’est là que le bât blesse un peu. J’ai pas envie d’être juste une fille de bureau. Mon travail n’a certes rien de routinier, je dois régulièrement me pencher sur de nouvelles marques, de nouveaux univers, comprendre ce que veulent des gens qui sont différents de moi, d’une marque qui ne me parle pas. Je suis l’écolo bobo qui anime la page de voitures plutôt polluantes, je suis la rêveuse qui raconte des histoire autour de pays où elle n’est jamais allée pour des compagnies aériennes, je suis l’experte de la bancassurances qui finit à découvert tous les mois, je suis la fille qui écrit des tweets sur un film qu’elle n’a pas vu… Ca occupe. Mais est-ce que ça suffit à m’épanouir ? Non car ce métier me permet de toucher des tas de choses du bout des doigts mais jamais de soulever le voile. Entre parler d’une voiture et la piloter, il y a un gouffre. Entre habiller la photo d’un sublime paysage d’un texte évocateur et voir ce paysage de mes yeux, il y a un abysse. J’ai envie d’expérience, j’ai envie d’aventure, je dois essayer.

Ici, par exemple, une aventure que je ne vivrai jamais

Ici, par exemple, une aventure que je ne vivrai jamais parce que ça me terrorise à mort

Alors maintenant, le dire, c’est bien, le faire, c’est mieux. Parce que ces gens là, croisés irl ou virtuellement dans une autre vie, ils ont pris leur destin en main, ils ont essayé. Si je prends le cas de Natoo dont j’ai déjà parlé, ses petites vidéos lui ont apporté beaucoup : une carrière, des projets (un livre, une BD) et même un mec.  Moi, j’ai déjà le mec mais sur le reste, y a du boulot.

Je déteste tellement ce genre de carton citation de mes fesses...

Je déteste tellement ce genre de carton citation de mes fesses…

Quotidien vs la recherche d’un extraordinaire, la bataille est lancée.

* J’ai plus la télé depuis presque un an. Pas par choix, non, juste par flemme d’appeler SFR pour réclamer une nouvelle télécommande. Ca vous situe mon envie de récupérer une télé

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The art of the brick ou l’éternelle insatisfaction

Ou comment je vais vous parler d’une expo et de la réflexion qui en a découlé.

Samedi, Porte de Versailles. Entre deux gouttes de pluie, Anaïs et moi empruntons l’incroyablement lent tapis roulant du Parc des Expositions pour nous rendre à l’exposition “The art of the brick” de Nathan Sawaya. Il faut savoir que j’ai pas tout à fait guéri ma nostalgie de l’enfance et que tout ce qui est “un jouet détourné pour faire de l’art” me fait pétiller les yeux. C’est donc avec plaisir et impatience que je vais voir cette expo.

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Alors je vais pas tout vous raconter mais globalement, je l’ai trouvée très intéressante et pas vraiment faite pour les enfants, en fait. Au départ, on découvre des objets du quotidien réalisés en Lego par l’artiste genre ce superbe violoncelle :

Je me suis un peu trouée sur le cadrage de cette photo, désolée

Je me suis un peu trouée sur le cadrage de cette photo, désolée

Intéressant, l’oeuvre paraît plus un travail d’ingénierie (remettre à échelle, gérer le poids des éléments pour éviter qu’ils ne s’effondrent) mais au fur et à mesure que l’on avance dans l’expo, on découvre certaines oeuvres un peu torturées : un personnage brisé “c’est comme ça que je me sens tous les matins”, un autre qui pleure un enfant dans ses bras, une sorte d’autoportrait avec une case en moins… Bref, après les objets du quotidien et une section dédiée à la reproduction d’oeuvres d’arts (très réussi mais ne doit pas forcément parler aux enfants qui n’ont pas forcément la culture pour connaître les oeuvres originales), on rentre un peu dans la section psyché torturée de l’artiste. Intéressant. Mais du coup, je finis par me poser quelques questions…

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En intro de l’exposition, on voit Nathan Sawaya, tout sourire, expliquant qu’il a plaqué son métier d’avocat dans lequel il n’était pas heureux pour devenir artiste Lego et qu’il a la chance de faire ce qu’il aime. Oui, Nathan, c’est ultra cool, tu as eu des balls, mec, je t’admire pour ça, tu pourrais même devenir mon modèle…

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Mais tu n’es pas heureux, in fine ? Tu te sens toujours frustré, incomplet, perdu parfois. Alors je me doute bien que même quand tu fais un métier que tu adores du plus profond de ton coeur, que tu as réussi à devenir celui/celle que tu voulais être, tous les matins ne sont pas forcément chantants pour autant mais là, en sortant, je lâche à Anaïs un “ah, en fait, il est complètement dépressif” “Complètement !”.

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Est-on condamné à ne jamais être satisfaits ? Soigner une frustration en réveille-t-elle une autre ? Je ne connais pas bien la vie de Sawaya à part son histoire d’avocat qui a tout plaqué pour devenir artiste Lego et il a une compagne qui semble bien charmante pour les représentations que l’on a d’elles (oeuvres personnelles les plus gaies, d’ailleurs). Sur le papier, ça sonne donc plutôt pas mal alors pourquoi tant de frustration ? Si un mec qui a réussi à faire exactement ce qu’il aime se voit comme un Lego fêlé ou rêve de s’arracher la tête pour secouer le bordel dedans avant de la reposer vidée sur son cou*, est-ce que ça veut dire qu’on peut arrêter de courir pour atteindre un rêve qu’on atteindra in fine jamais ?

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En fait, dans le cas de Nathan, entre autre, la question ne me paraît pas être tellement celle ci mais plus : la vie a-t-elle encore un sens quand on arrête de courir après le lièvre ? Nathan n’était pas heureux dans sa vie d’avocat donc il a choisi une autre voie… et réussi. Et maintenant quoi ? Continuer à créer, oui, mais après ? Sommes-nous naturellement programmés à courir après des projets, encore et encore, ou est-ce la société qui nous exhorte tellement à nous sortir les doigts du cul pour réaliser nos rêves et entreprendre qu’on se sent vide une fois nos objectifs atteints ?

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Est-ce que je me prendrais pas un peu trop la tête sur une expo Lego ? Ah oui, ça, c’est fort possible. Mais je n’ai pas les réponses à mes questions précédentes et j’avoue qu’en ce moment, ça me rend un peu dingue.

* Ca me fait fantasmer ça, j’aimerais tant en faire tant.

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Courrier des cœurs, réponse à Annie

Cette semaine, Annie nous a posé la question suivante : « J’ai une question bizarre mais je ne sais pas quoi penser. Je sors
depuis quelques temps avec un homme mais on n’a pas vraiment de relations intimes. On se voit toutes les trois semaines, à peu près alors qu’on vit dans la même ville, il ne répond quasiment jamais à mes coups de fils, textos ou mails. Mais quand on se voit, il est tout câlin, il me parle de nous deux, de notre avenir, fait des projets… Mais entre, pas grand chose. Alors en fait, je me demande si je suis réellement en couple avec lui ou si je suis une maîtresse. Qu’en pensez vous?
 »

La cellule love and sex s’est réunie et voici ce que nous en pensons.

Tatiana : Bon alors je vais essayé d’être diplomate… En fait non j’y arrive pas. Il y a de fortes chances pour que tu sois sa maîtresse et qu’il ait une femme dans sa vie. Il faut que tu prennes ton courage à 2 mains et que tu lui fasse dire clairement ce qu’il attend de
toi.

Summer : J’en suis pas si sure parce que si tu étais sa maitresse il répondrait à tes mails au moins je pense, il ferait en sorte d’entretenir le truc caché. Qu’entends tu par « pas vraiment de relations intimes »? simplement pas de  complicité ou pas de relation tout court?
Que tu sois ou non sa maitresse c’est une situation qui ne te convient pas. A ta place je mettrais les choses à plat avec lui, comme le dis Tatiana. Une bonne discussion s’impose.

Diane : Mmmm…comment dire cela élegamment et avec délicatesse…. je pense que ce charmant spécimen te prend pour une
conne. Tu n »es pas forcément une maitresse, il peut très bien vouloir tripoter une fille de temps en temps sans plus, et sans être forcément en couple. Et si vous vous ne vous voyez que toutes les trois semaines alors que vous habitez dans la même ville + que môsieur ne daigne pas répondre à tes textos, on peut oublier le terme de couple. Par contre, ce qui est étrange, ce n’est pas qu’il soit
tout calin et parle de votre avenir (le baratin pour emballer les filles, c’est vieux comme le monde), c’est qu’il n’y ai « pas vraiment de relations intimes ». Si par cela tu entends qu’il ne veut pas apparemment coucher avec toi, alors là c’est carrément louche vu son comportement, mais si tu entends plutot cela au sens « il veut pas trop me voir, il répond pas à mes messages », alors oui,
je confirme, visiblement il te prend pour une conne. Mais le plus  sûr moyen de le savoir étant tout de même de le confronter à ses conneries et de lui poser la question toi même… Et s’il s’avère que c’est bien un connard digne de ce nom, le laisser tremper dans sa connerie tout seul et aller voir ailleurs si il y est pas.

Keira : Que dire… Il y un un truc génial qui a été créé par l’homme, au cas tu ne serai pas au courant : le langage.
Et justement, ça sert à discuter.
Or, si tu as des questions à poser à ton mec, ça va énormément te servir.
Parce que là ta situation est tellement floue et mal expliquée que je ne vois pas d’autre chose à dire que : parle-lui et tu verra bien !
Un peu de courage bon sang !

Bobby : Mais, dis-moi, ça te plaît, ces moments ? (sans parler de l’avenir et des projets, juste des moments présents, de votre
complicité) Parce que si ça te plaît comme ça, as-tu vraiment besoin de clarifier les choses ? (au risque de perdre des instants qui peut-être te rendent heureuse) Si ça se trouve, tu n’as pas si perdue que ça. Tu as juste besoin de faire évoluer la situation vers autre chose, vers du sérieux (d’où les projets). Sinon, pour ma part, même pas besoin de dialogue pour comprendre où vous en êtes : vous n’êtes pas un couple mais deux personnes qui se retrouvent de temps en temps, plus comme des amis que comme des amants. Le dialogue, il te permettra de voir si ce monsieur est prêt, comme tu as l’air de le souhaiter, à ce que vous vous considériez comme un « vrai » couple.

Lucas : Un couple c’est un peu l’essence même de la relation de confiance.
Alors tu le prends entre 4zyeux et tu lui poses la question. S’il tergiverse tu l’envoies chier. Je te rappelle que les terrasses de café et Meetic et PCC et tout ça c’est pas fait pour les chiens. Voire que si tu n’as pas d’idées Nina est ta copine et t’as fait un p’tit guide pratique « Où Draguer ». D’autes questions ?

Voilà, si toi aussi, t’as une question cruciale ou pas à nous poser, fais nous signe par comm, mail, facebook, twitter… C’est pas comme si c’était difficile de nous trouver !

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Bof

Normalement, la rentrée, c’est excitant, c’est bandant, on est motivés pour tout faire, tout changer, c’est la fête au village, tout ça. Normalement, j’adore septembre, j’ai une
patate monstre, l’envie de tout casser et tout ça. Mais cette année, début septembre est morose et je suis déjà en phase d’hibernation.

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Comme toujours, j’ai des projets, j’aime ça, l’euphorie de mettre tout ça à exécution et compagnie. Sauf que là, tout se complique dès que je tente quelque chose. Deux de mes plans du moment se sont violemment percutés. Selon ce qui va se passer dans les prochains jours, un des deux devra passer à la trappe, on verra. Mais c’est gonflant d’investir du temps et de l’énergie dans un truc pour constater qu’il y a un gros soucis et que si ça se passe bien d’un côté, faudra laisser tomber de l’autre.

 

Et puis, y a la recherche d’appart, situation très compliquée aussi. Regardons objectivement les faits : avec Future coloc, nous sommes deux femmes actives en CDI avec nos
parents derrière, solide caution pour toutes les deux. Donc normalement, ça devrait aller mais non. Les agents immobiliers n’aiment ni les locations, ni les colocations. Acheter ? Bien sûr et puis quoi encore ? On a beau s’entendre à la perfection, Future coloc et moi, on va pas acheter un appart ensemble, on n’est pas un couple, on parle pas mariage, bébés et labrador. Ou quand on en parle, c’est a) pour rigoler, b) pas ensemble. Quoi qu’on aura déjà une Kenya à partager, c’est pas négligeable.

 

Côté projets hors taf, j’ai envie de faire du russe, c’est pas nouveau. Tiens, c’est sympa les cours du soir pour adultes et pas cher en plus. Ah mais voilà, je n’habite pas Paris.
J’habite juste à côté, vraiment, je vois même la Tour Eiffel de la grand’ rue de Plume sur Berges mais c’est pas Paris, tant pis si j’y passe les ¾ de mon temps. Alors je pourrais attendre d’y être domiciliée mais si j’arrive deux mois plus tard, je vais avoir un sacré retard. Alors soit je me ruine en cours particuliers (et puis quoi encore ? 12 euros de l’heure, une broutille surtout qu’à une heure par semaine, dans un an, je sais dire « Bonjour, ça va, je m’appelle Nina, j’ai 27 ans. Passe moi le sel »), soit je m’achète la méthode assimil, le truc qu’on pose sur le bureau et qu’on n’utilise jamais. Les langues, c’est vivant, ça se pratique avec des individus, pas avec un ordinateur. Et c’est pas un mauvais jeu de mots ! Pour le sport, c’est pareil, c’est cher. Avec Summer et Vicky, on veut se lancer dans la danse orientale, 143 euros le trimestre pour une heure par semaine. Ouch. Mais on a beau chercher, c’est partout pareil. L’aquagym ? Soit on a les cours pour mémés dans les piscines, soit faut aller au Club Med gym et consort, le truc à 700 euros l’année, là… Je crois qu’il est temps pour moi de braquer une banque.

Les amours, on va même pas en parler, je suis un tel aimant à connards que ça en devient indécent. Donc je crois que je vais me faire abstinente quelques temps, ça m’évitera
quelques connards supplémentaires. Non parce que sur 2007, si j’enlève Guillaume IV et Gabriel (et encore, par moments, il est un peu à côté de ses pompes), y en a pas un qui a été correct avec moi. Pour me sauter, ouais, pas de soucis, autant de fois que tu veux, ma chérie. Mais pour le reste, faudrait voir à pas déconner. On couche ensemble, j’en ai rien à foutre de ta vie, de ta personnalité, de ce que tu aimes (sauf si c’est sexuel). Se parler ? Pourquoi faire ? Je veux juste te sauter moi alors ferme la et à 4 pattes.

 

Mais bon, tout n’est pas négatif, regardons un peu le positif. Au taf, ça va toujours, pas de soucis de ce côté. Le temps me file entre les doigts et y a des jours où limite, ça
m’angoisse mais me rendre compte qu’il est déjà 17h alors que je pensais pas, quelque part, ça fait plaisir, ça montre que je m’emmerde pas. Faut dire que dans mon taf, la monotonie et le quotidien, ça existe pas vraiment. Oui, certains bloggeurs sont lourds et j’aimerais bien leur mettre une bonne fessée (vu leur niveau à certains, c’est tout à fait approprié) mais faut pas oublier que certains sont très sympas aussi et qu’on papote gentiment. Les ados sont marrants et rafraîchissants, je les envie des fois un peu. Ado, j’étais toujours dans un pseudo spleen mais finalement, c’était plus simple, il me semble. Enfin, dans quelques années, je dirai sans doute pareil de ma période actuelle. Reste aussi l’amitié. En ce moment, j’ai un peu envie de jouer les associales, marre des grosses soirées et bringues. Je veux juste voir mes amis, mon noyau dur avec qui je peux chouiner si je veux, me marrer un bon coup, refaire le monde. Ca tombe bien, ma girlie team adorée est un peu dans le même état d’esprit.

 

En fait, si je regarde tout ça, je me demande de quoi je me plains. J’ai beaucoup de cartes en main, j’ai pas tellement de raisons de râler. Oui, tous des connards, gna gna gna
mais j’ai déjà vécu ça, je sais que tous ses connards me feront apprécier la prochaine pépite sur laquelle je tomberai, c’est pas comme si ça m’était jamais arrivé. J’ai beaucoup de qualités et je sais qu’un homme finira par les apprécier, c’est O-BLI-GE. Peut-être que c’est juste pas le moment. Pour le reste, je pense que ma vie est plutôt chouette quand même : un taf, des amis, un chat qui me fait des câlinoux et des ronrons dans l’oreille, une famille unie où tout va mieux. Oui parce que y a 15 jours, un docteur a diagnostiqué un mélanome à ma cousine mais après examen, c’était juste un grain de beauté qui avait pris une drôle de forme, totalement bénin. On a juste été quitte pour une bonne semaine de trouille parce qu’à 32 ans, se récolter un cancer de la peau, c’est carrément dramatique. Peut-être que le problème, c’est que je veux tout et trop. Etre exigeant, c’est bien, c’est même une qualité, je pense mais peut-être que je devrais m’apprécier un peu à ma juste valeur au lieu de toujours en vouloir plus. Bien sûr que je serais capable de plus, on l’est toujours, mais peut-être que c’est juste pas le moment.

 Ou alors, on est le 7 septembre, je me les gèle et je veux rallumer le chauffage, j’ai un peu abusé de mes forces physiques ces derniers temps et je suis juste en blues semi

hivernal. Mmmm, je crois que je vais me faire un petit planning jusqu’en 2008, histoire de voir un peu plus loin que ce début de mois de septembre pas très ensoleillé. Oui, reboostons nous !

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