Le crachoir

Parfois, je suis énervée. Certains diront que je le suis souvent mais dans la vraie vie, comme on dit, je ne le suis pas tant que ça. Un jour, mon ex chef m’a dit “non mais t’es une bombe à retardement : tu dis rien, tu dis rien et tout à coup, tu m’exploses à la figure”. Et c’est vrai. Je pense d’ailleurs faire une section “gestion de la colère” ou une connerie du genre dans mon blog feel good. Mais un abcès se guérit mieux en le perçant alors je me demande… Et si je créais un blog “crachoir”.

Le crachoir

“Bonjour, je m’appelle Nina et j’ai une passion dans la vie : créer what milliards de blogs parce que je suis obsédée par l’écriture” (et si je pouvais gagner un peu d’argent pour passer au 4/5e voire carrément mi temps, ce serait si merveilleux…). L’autre jour, je prenais le RER pour aller travailler et suite à un combo grève + panne technique, j’ai pu observer la bêtise humaine et l’égoïsme ordinaire des passagers. Quelques jours avant, j’ai failli me faire toucher par un bagnolard… alors que j’étais tranquille sur le trottoir à attendre pour traverser mais cet enfoiré a décidé de doubler par la droite un véhicule trop lent à son goût, là où il n’y avait pas vraiment de voie de circulation. Des situations ordinaires, qui se répètent encore et encore et qui forment des phrases acérées dans ma tête, comme si mon agacement avait sa propre chambre dans mon cerveau avec sa machine à écrire. Alors naturellement, je pense en faire un article que je mettrai sur mon blog feel good… Ah non, attends, c’est trop vénère… Du coup, l’engagé ? Non c’est pas un engagement de dire que les gens dans le métro sont cons… Bien, il me faut un crachoir. Mais où ?

Ecriture énervée

La vérité, c’est que j’adore passer en mode “plume acérée”, c’est quelque chose qui m’amuse. Peste, moi ? Peut-être… Mais j’aime bien. Donc il me faut un crachoir mais attention, la discipline n’est pas si simple. Anéfé, des blogs ou livres vénères, ça existe déjà, j’ai pas la prétention d’inventer un truc là. Sauf que souvent, l’énervement est si exagéré, si “il fallait que j’écrive un article alors je vais torcher un truc mal branlé à propos des châtaignes qui peuvent nous tomber dessus à l’automne”. Oui qui tombent dans un truc carrément réac en mode “gna gna gna les jeunes” “gna gna gna les voisins” “gna gna gna les gens qui vivent dans un cercle de 500 mètres autour de moi”. S’énerver, c’est drôle, ça purge, mais faudrait arrêter de croire que notre énervement est suffisamment légitime pour le rendre public et donner peut-être de l’eau au moulin de tous les connards qui n’attendent que ça. Genre, si je me plains de l’odeur de curry de la cuisine des voisins, y a des fachos qui vont débarquer en mode “ah, ça les Arabes / Les Noirs / Les Indiens / Les pas Français de souche… “. Bon déjà, dans la vraie vie, j’ai pas de voisins qui cuisinent avec du curry, pour ce que j’ai pu en renifler, alors que moi, oui. Mais voilà, si y a bien un truc que j’ai appris des Internets,  c’est que les personas vénères tombent souvent du mauvais côté de la barrière, alors que ce n’était pas tant leur intention au départ.

Oups Docteur House

Mais un petit crachoir, ça pourrait être drôle quand même… J’hésite même à créer un nouveau pseudo sur le sujet, parce que j’ai une autre passion dans la vie que celle de créer des blogs : celle de créer des pseudos.

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Une journée à Universal studio Japan !

Le 07 octobre – J’ai découvert l’existence du parc Universal Studio absolument par hasard dans mon guide dans le Shinkansen entre Tokyo et Osaka. J’en parle un peu comme ça à Victor et je remporte un franc succès : il veut y aller, moi ça me rend curieuse donc… En plus, il pleut donc autant nous trouver une activité en intérieur. Let’s go !

Universal studio Japan

Par sécurité, je check les avis sur Trip Advisor, consultant d’abord les mauvais avis (c’est ma technique pour m’attendre au pire et avoir de bonnes surprises). Les plus râleurs s’indignent des queues, 1h30 à 2h par attraction. Il existe des pass express mais qui coûtent environ le prix de l’entrée, déjà assez élevé (55 € environ soit entrée + Pass, 100 € la journée, sans compter la bouffe). Ca me stresse un peu cette histoire de queue mais bon, ce n’est pas difficile d’accès, allons y faire un tour.

Universal studio Japan

Première queue : celle pour entrer dans le parc. 10 minutes. Ok, elle est passée où l’heure de queue alors qu’on est un samedi (oui, on cherche parfois un peu la merde) ? On ne sait pas du tout en quoi consistent les attractions donc on y va au hasard. Tiens, Amazing Spiderman, 15 mn de queue annoncée… alors que j’avais lu que c’était l’une des attractions les plus prisées, allons y vite ! En vrai, on approchait de la demi-heure de queue mais c’est assez bien foutu : on serpente dans l’attraction, on a des écrans qui racontent une histoire, quelques mises en situation genre on se balade dans la rédaction du Daily Buggle. On stagne assez peu, ce qui permet de ne pas voir le temps passer. On nous tend des lunettes… ah non, des lunettes 3D! J’aime pas trop ça. Bon, arrivons à l’attraction : on monte dans une sorte de nacelle qui représente la voiture blindée du Daily Buggle et le gros méchants ont volé la statue de la liberté (on le sait car c’était l’histoire racontée pendant la queue) et… c’est dément. Avec les lunettes 3D,on est aspirés dans l’histoire, on est éclaboussés quand un monstre aquatique essaie de nous attaquer, on a un souffle chaud quand un méchant essaie de nous cramer, une petite explosion, on monte, on descend, on est secoués et j’ai bien flippé quand notre véhicule est censé faire une chute de plusieurs étages. Normalement, j’aime pas la 3D mais là…

Universal Studio Amazing spiderman Universal Studio Amazing spiderman

Tout excités, on file à l’attraction suivante : Terminator 2. Oui, ce film (enfin la saga de Cameron) a marqué mon enfance, j’adore Terminator et ça me crispe quand je vois les suites et reboots foireux dont on nous gratifie régulièrement… Déjà, Jay Kourtney en Kyle Reese, c’est un grand non… et Emilia Clarke dans le rôle de Sarah Connor, ça m’a pas fait triper non plus). Ici, la queue est bien moins gérée : le show est long,on arrive à 10h28 pour un prochain spectacle à 10h30 et le temps de remonter le serpentin de queue, on rate et pendant 30 mn, on attend sans bouger. Mouvement tout à coup, on entre enfin dans une pièce, une actrice arrive pour jouer une employée de Cyberdine, elle présente la société et fait des blagues mais panique car son message de promotion diffusé sur écran est piraté par Sarah Connor et John… joués par Linda Hamilton et Edward Furlong eux-mêmes, s’il vous plaît. En gros, ils se sont infiltrés quelque part dans le building de Cyberdine et l’employée fait genre que tout va bien. Sur le coup, je ne comprends pas trop ce qu’il se passe (et pourquoi on nous a encore refilé des lunettes 3D vu que c’est une vraie personne qui assure le spectacle) car, petit point : tout est en japonais et il n’y a aucun sous-titres nulle part donc autant vous dire que les blagues de l’actrice me passaient des milliers au-dessus de la tête mais ça avait l’air très drôle… Heureusement, on nous fait enfin entrer dans une sorte de salle de cinéma et on a droit à un mix entre acteurs live interprétant John, Sarah et le Terminator ainsi que des séquences en 3D dans le futur apocalyptique. Malgré une attraction vieillie par rapport à Spiderman, c’était cool et j’aurais adoré un film Terminator qui se passerait dans ce futur là (sauce Cameron, j’entends, j’ai pas vu le 04 et je n’ai pas envie de le faire).

Terminator 2 attraction à Studio Universal Japon  Universal Studio Japon

Petit passage par l’attraction Backdraft transformée en Zombie Forest pour Halloween, des acteurs grimés en zombie font mine de nous vouloir du mal. J’ai toujours un peu de mal à rentrer dans ce genre de trucs. Les maquillages sont au top, l’acting aussi, c’est juste que j’ai du mal à oublier que c’est pour de faux et je suis trop occupée à admirer les décors et le maquillage pour m’enfuir en criant.

Des visiteurs du Universal Studio Japon déguisés en zombie

Là, ce sont des visiteurs qui sont déguisés

Prochain arrêt : celui qu’on visait depuis le départ : Jurassic Park. Alors ici, nous avons deux attractions phare : un roller coaster “Flying Dinosaure” et un ride. Avec Victor, on se la raconte warrior du manège mais en se rapprochant, on se dit que, quand même, ils ont les jambes dans le vide, ça n’a pas l’air très confortable, on vient juste de manger… Oh et puis y a 4 heures de queue (littéralement), on va pas y aller… à la place, faisons le ride. Une petite heure de queue pour une petite balade sur un bateau. Ah tiens, il faut mettre les kways, ça arrose un peu… mmmm… Quarante minutes de queue plus tard (on a généralement moins attendu qu’annoncé), on monte dans le petit bateau, il faut bien s’accrocher, hein… Ok, on a déconné. Le début est en effet très calme, on se promène au milieu de dinosaures animés, certains assez réussis, d’autres totalement ratés, mais c’est rigolo. Mais attention ! On entre en zone panique ! Les raptors se sont échappés ! Notre bateau accroche un rail et on monte. On monte haut, là, non ? Raptors, lumières qui clignotent, musique angoissante et… oh mon Dieu, le T-rex qui surgit droit devant nous ! On fonce droit sur lui et… aaaaaaaah ! La chute. 25 mètres. Avec à l’arrivée un superbe geyser d’eau que j’ai réussi à esquiver en me plaquant la capuche sur la tête. “Ah cette chute… Tu sais, je suis pas sûr qu’on fasse le roller coaster à Tokyo, en rentrant…” Moi même, j’ai le coeur dans la gorge.


Universal Studio Japan, jurassic park Universal Studio Japan, jurassic park Universal Studio Japan, jurassic park

Petite promenade et milk shake Minion. Ah oui, je ne sais pas pourquoi mais au Japon, ils ont une hystérie autour des Minions, on a croisé je ne sais combien de gens déguisés en Minion dans le parc. On a aussi croisé je ne sais combien de gens déguisés tout court, d’ailleurs. Je trouve ça vraiment très sympa, beaucoup de gens viennent en groupe déguisés dans le même thème, c’est vraiment la fête. Et pratique car pour me répérer dans les serpentins de queue, j’avais identifié quelques personnes qui me servaient de point de repère pour mesurer l’avancée de la foule et les costumes me facilitaient bien la vie. Pas ceux des Minions, cependant, trop nombreux.

Passion Minion à Universal studio Japon Passion Minion à Universal studio Japon Passion Minion à Universal studio Japon Passion Minion à Universal studio Japon

Mais… Mais… on chemine dans un petit coin boisé et cette petite musique m’est familière… Mais… oui, nous sommes en zone Harry Potter ! Pour info, c’est la dernière partie construite dans le parc et c’est vraiment, vraiment, bien fait. On a droit à une reconstitution des villages du Pré au lard avec neige sur le toit et, au loin, Poudlard. Ces vacances sont vraiment très surprenantes… Victor aperçoit une attraction avec juste 20 mn de queue donc on saute dessus sans savoir de quoi il s’agit. C’était en fait un petit tour dans la boutique des baguettes avec un petit sketch. Sympa. Les baguettes m’ont parues un peu moins chère qu’à l’exposition Harry Potter à la cité du cinéma mais j’ai un doute. Je remarque les capes de sorcier que je trouve jolies mais là, je tousse : plus de 100 € et ça filoche déjà. Bon, quand je saurai coudre, je me ferai ma propre cape.

Universal Studio Japon - Pré au Lard Universal Studio Japon - Pré au Lard Universal Studio Japon - Pré au Lard Universal Studio Japon - Pré au Lard

On se rapproche du Château et on aperçoit l’attraction “le vol du gryffon”, où il n’y a que 70 mn de queue. C’est une petite montagne russe, l’équivalent de la coccinelle à Walibi Agen. Comme on a eu le palpitant un agité par le ride Jurassic Park et qu’on a envisagé un temps de faire un roller Coaster à Tokyo, donc, essayons ce mini-format pour voir si on survit. 50 mn plus tard, nous voici à bord et tout devant s’il vous plaît. Bon, ça va, on survit. Bien. Allons voir le château de Poudlard à présent. Temps estimé pour le ride Harry Potter : 160 mn. Temps pour la visite du château : 30 mn. Oui, on va faire ça, plutôt. Sauf qu’à un croisement, on n’a pas trop compris ce que nous voulait une employée est on est partis vers le ride. Avons-nous fait 160 mn de queue ? Non, “juste” 120… Le truc que j’aurais jamais fait à Disneyland Paris par exemple. Dans la queue, on fait bonne figure (il faut dire que faire la queue au Japon n’a rien de désagréable vu que personne n’essaie de gruger), on se dit “non mais il a l’air cool le ride de toute façon… mais il a intérêt à être au moins aussi bien que celui de Spiderman.

Poudlard, universal studio Japon

Poudlard, universal studio Japon

Poudlard, universal studio Japon

Poudlard, universal studio Japon

Poudlard, universal studio Japon

Et bien, c’était encore mieux ! On est assis sur des sièges côte à côte, bien sanglés, lunettes 3D sur le nez et on nous donne la sensation de voler sur un balai ! Les piqués sont époustouflants, on crie, c’est bluffant. On a un mélange de projections 3D et de décors réels comme sur Spiderman. Une fois de plus, même si j’aime pas la 3D en temps normal, là, c’est un grand oui.

Universal studio japon - Poudlard Universal studio japon Universal studio japon Universal studio japon Universal studio japon

On ressort et la nuit est tombée sur Poudlard… et sur le Japon. Un peu fatigués, on se décide à rentrer mais le chemin vers la sortie ne va pas être de tout repos car c’est l’heure de l’attaque zombie. Halloween approchant, le parc a organisé une Zombie walk dans la plupart des zones du parc donc on croise régulièrement des morts-vivants, musique flippante, cris… et même explosions. Ca, ils sont toujours à fond. Point rigolo : certains visiteurs étaient eux-même déguisés en zombie, on ne sait plus bien qui est qui… La foule est dense, les queues toujours plus longues… Je crois que ce soir (samedi), c’est nocturne. Si on ajoute à ça la pluie, je crois comprendre pourquoi le parc était relativement vide au petit matin. Moralité : j’ai bien fait de ne pas renoncer au parc à cause de ce que j’avais lu sur les queues et la foule. Je fais très peu de parcs d’attractions (la dernière fois que je suis allée à Disneyland Paris, c’était au siècle dernier) et franchement, on a passé un pure journée. Même si nos pieds ne s’en remettront peut-être jamais.

Poudlard de nuit, Universal studio Japon Poudlard de nuit, Universal studio Japon

Pour finir la soirée en beauté, un petit tour à la laverie. Encore une activité qu’on n’avait jamais fait ensemble, Victor et moi. Curieusement, ça manquait pas trop…

Laverie au Japon

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Mad Max : Fury Road de George Miller

Je déteste les films d’action à base de voitures qui volent et font boum. Je me suis rarement autant ennuyée que devant Ronin, par exemple, et sa folle course poursuite sur les quais de Paris où ma seule réaction fut de m’étonner qu’ils ne se crashent pas au bout de 10 secondes dans une autre voiture. Je n’aime pas ça, je n’aime pas les films qui comblent les trous du scénario par de grosses explosions qui défient parfois la physique la plus élémentaire. Alors aller voir un film qui ne tourne qu’autour de voitures qui explosent et sans même de réel scénario, c’est juste du sado masochisme…

Mad Max Fury Road affiche

Mad Max Fury Road affiche

Et bien non…

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Effet dramatique. Je ne vous cache pas qu’au tout début, je n’avais aucune intention de voir ce film. Parce que je n’aime pas les films d’action, parce que Charlize Theron commence à me faire peur dans ses choix de rôle (Prometheus), parce que je n’ai aucune idée de qui sont Tom Hardy ou Nicholas Hoult et parce que je me méfie toujours des remakes. Mais les réactions ont tellement été unanimes sur mes réseaux sociaux, y compris et surtout de gens dont l’avis compte pour moi que je me suis dit, allons-y.

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L’histoire est ultra simple : dans un futur apocalyptique, l’eau est devenue une denrée rare. Quelque part dans un désert, un vieil homme assez dégueulasse pimpé avec des accessoires qui semblent volés à un vieux groupe d’heavy metal, Immortan Joe. Ce despote cruel sait cependant faire preuve de magnanimité en offrant de temps en temps un peu d’eau à son peuple rongé par la soif. Nous sommes justement un de ces jours : pour célébrer le départ de son convoi de gazole vers Petrocity. Le gros camion citerne (appelé Porteur de guerre) est conduit par une femme, Imperator Furiosa. Mais en route, elle détourne le camion qui porte en son sein les 5 épouses de Immortan Joe qui décident de fuir pour empêcher que leurs fils deviennent des seigneurs de guerre.

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Et Max dans tout ça ? Il s’est fait capturer en début de film et est devenu un “globulant”, un captif qui donne son sang aux guerriers pas toujours très frais d’Immortan Joe. Quand Furiosa s’enfuit, le kamikasseur relié à Max l’embarque avec lui pour tenter de récupérer les épouses. Début de la course poursuite de 2h.

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Voilà pour l’intrigue. Parlons maintenant de quelques éléments. D’abord la réalisation. Esthétiquement, j’adore cet univers post apocalyptique, les looks sont hyper soignés, la lumière très belle, rien à redire. Et mention spéciale bien évidemment à la guitare lance-flamme qui, accompagnée des percus, donne une folie furieuse aux poursuites. Mentionnons aussi le plan assez fou d’Immortan Joe ivre de colère qui lance une attaque sur fond du Dies Irae de Verdi. A noter aussi les jeux de verticalité avec les perches, la grande souplesse des corps qui se jettent d’un véhicule à l’autre, les véhicules se croisent dans un ballet furieux. La beauté des femmes tranche violemment avec la laideur de la plupart des personnages, rendus difformes par la pollution. Enormes kystes, membres en moins, nanisme ou gigantisme, corps blancs exsangues…

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Parlons maintenant du féminisme de Mad Max. J’ai hésité à mettre des guillemets car je pense qu’il peut y avoir débat. En positif, il est vrai que les femmes dans Mad Max sont courageuses et téméraires, Furiosa surclasse Max dans de nombreux domaines, elle conduit un énorme camion, sait très bien se battre et a atteint un niveau élevé dans la hiérarchie militaire de la Citadelle d’Immortan Joe. A noter d’ailleurs que cela semble être une exception totale, je n’ai vu aucune autre femme dans le clan de Joe hormis les mères nourricières et ses épouses, donc. Le film est l’un des rares à passer le test de Bechdel, les femmes parlent entre elles d’autres choses que des hommes. Chaque femme d’Immortan Joe a son caractère et son utilité. Alors après, sur le coup, j’ai un peu tiqué en voyant les demoiselles en question, on se serait cru dans une pub Guerlain ou Yves Saint Laurent : très minces, très grandes, ces visages anguleux avec de grands yeux et des lèvres pulpeuses. Et comble du “on s’en fout de qui est qui dans les épouses de Joe”, elles ont toutes des caractéristiques physiques différentes : une blonde qui paraît être la soeur de Daenerys dans Game of thrones, une rousse, une brune, une Noire et une autre blonde (enfin presque châtain clair) qu’on différencie car elle a un peu plus de texte (et qu’elle est très belle). Mais en route, on découvre que chacune a sa part dans l’intrigue et sa personnalité même si, dans les faits, on retiendra surtout le nom de la Blonde-châtain clair. Mais si on considère que dans ce film, les femmes prennent en main leur destin sans réel besoin des hommes (Max les aide certes mais il est indispensable pas en tant qu’homme mais en tant que personne supplémentaire parce que quand t’as une centaine de mecs aux trousses, on n’est jamais trop pour tenter de leur échapper).

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Enfin parlons de Max. Je dois préciser ici que je n’ai pas vu la première trilogie donc je ne suis pas du tout attachée au personnage. Il sert ici du rôle classique de porte d’entrée dans un univers que l’on découvre plus ou moins en même temps que lui. Capturé dès les premières secondes du film, il est victime de la citadelle et de son fonctionnement. On ne nous sert qu’une toile de fond très minimale en début de film “c’est la guerre pour l’eau et le pétrole, deal with it” et on est plongés direct dans la frénésie de cette dystopie. On découvre les us et coutumes des autochotones au fur et à mesure du film, certains éléments nous paraissent un peu confus à certains moments mais sont expliqués un peu plus loin. Du coup, Max en perd un peu son côté bad ass, c’est plus le mec un peu là par hasard qui lutte pour sa survie même si on se demande bien où il pourrait aller. La mort de sa femme et de sa fille, élément prégnant de la première trilogie (je me suis un peu renseignée quand même) apparaissent ici en filigranes, sa fille apparaît en réminiscence, des images à la limite du subliminal pour donner à Max une direction mais en dehors de ça… En fait, il faut bien l’avouer, à part pour le twist de mi film (twist que j’ai trouvé un peu tiré par les cheveux), Max ou un autre, ça ne changeait pas vraiment grand chose.

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Bref, j’ai été totalement embarquée. Je comprends les critiques sur le manque de scénario ou le personnage de Max qui sert pas à grand chose parce que oui, ok. Mais ça reste une grosse claque et je suis assez curieuse de voir la suite.

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Le front russe de Jean-Claude Lalumière

Errant au milieu des rayons de la FNAC, mes yeux traînent joyeusement sur les livres. Oui, je suis en pleine fièvre acheteuse, j’ai besoin de nouveaux livres. Besoin, non, envie. Oh tiens, un titre m’accroche l’oeil : le front russe. Et hop, direct dans mon panier.

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Le front russe ne parle pas vraiment de Russie, en fait. Non. C’est l’histoire d’un jeune fonctionnaire qui se retrouve nommé au Quai d’Orsay. Mais comble de malchance, il fait chuter une huile du service qui l’envoie direct dans le pire bureau parisien, celui des pays en voie de création / Section Europe de l’Est et Sibérie. Le placard miteux. Notre héros se retrouve donc dans une cellule de 6 personnes avec un chef se croyant toujours en guerre, une secrétaire fabriquant (mal) ses vêtements elle-même, une autre plutôt jolie, un collègue très appliqué mais très limité et un informaticien s’inventant des voyages à travers le monde.

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A peine arrivé, notre protagoniste décide de remuer un peu les choses. Il ramasse la jolie secrétaire et commence à bien se faire voir du Quai d’Orsay, obtient quelques missions qui ne se passent pas toujours très bien mais il passe entre les gouttes. Jusqu’à une mission en Georgie. Là, je commence à grimacer. Le roman était bien sympathique jusque là mais cette histoire de Géorgie me fait furieusement penser à”Nos amis les journalistes” de François Reynaert, livre que j’ai adoré. Mais la mission en Georgie ne dure que quelques dizaines de pages et notre ami retourne en France où la voie royale s’ouvre à lui… jusqu’à la chute.

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Et là, ce livre justifie parfaitement mon credo : toujours finir un livre car la fin peut en changer la perception. Là, c’est la dernière phrase qui vous explose à la figure et transforme ce petit roman rieur en incroyable vision pessimiste de la vie et agite sous notre nez la vacuité de l’existence. Une phrase. Soudain, le livre gagne tant de profondeur qu’on a presque l’impression que ce qu’on a lu jusque là, les quelques 208 pages dévorées avec plaisir, n’étaient en fait qu’un prélude à cette phrase. Cette phrase que je ne vous dévoilerai pas, zavez qu’à lire le livre. Parce que les 208 premières pages mélangent une gentille satire du fonctionnariat (cf la lutte de notre héros pour faire évacuer le cadavre d’un pigeon échoué sous sa fenêtre), les portraits des personnages dignes d’un film de Chatilliez, quelques anecdotes amusantes. Parce que la dernière phrase est une véritable gifle qui te fait refermer le livre pour y réfléchir un peu. Et c’est assez rare pour un roman…

 

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Une histoire de violence ordinaire

Le week-end dernier, uun opération de buzz a raté et pas qu’un peu : le site Mailorama avait prévu de distribuer de l’argent dans les rues de Paris. Et comme ans les films, quand tu proposes à des gens de leur donner de l’argent, comme ça, pour le plaisir et que seuls les premiers seront servis, ça finit mal. Surtout quand, à l’arrivée, l’argent n’est pas distribué.


Je regardais la vidéo, un peu effarée, me demandant comment on pouvait en arriver là. Comme je ne regarde plus les infos télé, je ne me suis pas dit : « ah foutue époque, foutus sauvageons ! » et si je regardais TF1, je rajouterais : « Putains d’immigrés de merde, je suis sûre qu’il y a que du macaque là dedans ! ». Parce qu’apparemment, regarder les JT peut nous permettre de deviner les origines de jeunes encapuchonnés avec foulards et gants si bien qu’il faut vraiment être à trois centimètres pour voir un bout de peau mais non, à la télé on voit tout, waaaaah. Bon bref, plutôt que de se désespérer sur les vilains sauvageons qui font qu’à tout casser, je me suis demandée s’il y avait quelque chose à analyser dans tout cela.


Mes cours de sociologie ayant été malheureusement plutôt rare même si j’ai quand même eu le suprême honneur d’avoir des cours avec Patrick Champagne ou Eric Neveu. Du coup, je ne peux pas réfléchir avec les bons outils (tiens, ça me donne envie de lire des livres sur le sujet) mais quand même, quelques idées me viennent spontanément en tête. D’abord, évacuons d’entrée le « sale époque ».  La violence en bande, ça existe depuis que l’homme est homme, comme on dit, ou le fameux « de tout temps » qui rend hystérique n’importe quel prof. Les bandes organisées profitant de la moindre occasion pour casser, agresser, etc. Ca n’a rien de nouveau donc on oublie de suite ça.


Que constate-t-on en creusant un chouia le sujet ? Que la violence organisée est souvent issue des franges les plus pauvres de la population. Salauds de pauvres ? C’est pas vraiment là où je veux en venir ! Mais plutôt que plus la violence est présente dans une société, plus ses membres en souffrent. Mathématique : plus le mal-vivre augmente, plus la colère qui y est associée aussi et ça nous donne de la violence, une explosion, un gros ras le bol. Lutter contre la violence par des moyens de répression serait donc une erreur. Ben, mettons que dans une classe scolaire, on ait un mauvais élève. Ce n’est pas vraiment sa faute, il est assis dans un coin de la salle où on ne voit pas bien le tableau et il ne peut pas se payer tout le matériel dont il a besoin pour bien travailler. Ses résultats sont donc médiocres mais plutôt que de l’aider, on le laisse au fond de la salle et son camarade à côté, décide de le dissiper un peu. Puisqu’il n’a rien d’autre à faire en classe vu qu’il ne peut pas travailler, il se laisse entraîner. Ses résultats restent mauvais et la maîtresse ne cesse de le mettre au coin (ou de le coller). Est-ce pour autant qu’il va retrouver le droit chemin ? Je ne crois pas non. Comme j’ai toujours dit : « C’est bien gentil d’interdire les réunions dans les halls d’immeuble mais faudrait voir à leur proposer des activités pour éviter qu’ils ne glandent ». Bon, en général, on en a toujours un qui répond que oui mais les jeunes, ils détruisent les MJC et y a rien à en faire, ils sont perdus.


Alors, ce serait juste une question de nature humaine ?  Après tout, pourquoi pas, n’oublions pas que nous sommes des animaux, que nous avons tous un fond violent plus ou moins enterré mais y a pas que les pauvres qui tapent, hein…  Alors je suppose qu’il ne sert à rien de réfléchir, de tenter de trouver une solution car « de tout temps », c’est comme ça et seule la typologie des agresseurs change. Mouais…

Ben, en fait, j’en sais rien.

En attendant la vidéo qui m’a inspiré l’article et un vieux clip qui rappelle qu’avant, c’était pas déjà le pied…

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Le témoin amoureux


Depuis le temps que F nous en parlait, Vicky et moi avons donc décidé de poursuivre notre marathon du nanard par Le témoin amoureux. Oui, je suis une meilleure amie de rêve, je vous impose mes lubies, adoptez moi comme copine.  Bref, lancez le Témoin amoureux, c’est parti !


Alors en fait, ce film, je l’avais dans le collimateur depuis sa sortie, j’avais vu la bande-annonce et je m’étais dit « oh mon Dieu, un mélange du mariage de mon meilleur ami et de Mon beau-père et moi qui est le film le plus lamentable qu’il m’ait été donné de regarder ». Tellement que j’hésite sérieusement à le revoir parce que ça ferait certes un article sympa pour cette rubrique mais c’est une torture pour tout esprit clair. Ou relativement éloigné du coma éthylique ou médicamenteux. Parce que dans la bande-annonce du témoin amoureux, on voyait Patrick Dempsey qui me fait à peu près aucun effet être supra lourd parce que comme tous les boulets cinématographiques, il se rend compte qu’il est amoureux d’une femme quand celle-ci lui annonce qu’elle en aime un autre. Ceci étant, y en a des comme ça dans la vie aussi.


Bon, je vous résume : Patrick est amoureux d’Anna mais en fait, il met 10 ans à s’en rendre compte (boulet, donc) et justement, quand il veut lui dire, cette nigaude rencontre un Ecossais et décide de se marier avec lui au bout de 2 mois. Oui, ils avaient pas le budget pour une trilogie. Donc Patrick il fait « oh non, bouh ! Il faut que je lui dise ». Sauf que Anna, comme elle l’aime fort son Patounet, elle le prend comme témoin avec trois autres nanas dont une blonde ex de Patounet qui est joué par toujours la même nana vue dans Urgences ou Dawson. Vous savez, celle qui s’habille en 34 alors qu’elle fait du 38 et à chaque fois que je la vois, je m’arrête automatiquement de respirer tellement j’ai l’impression que toutes ses fringues vont exploser. Bref, voilà donc Pat’ qui doit organiser le mariage de sa chère Anna tout en la dégoûtant de son futur mari de façon un minimum subtile et de supporter la blonde qui va péter son chemisier. Les deux autres demoiselles d’honneur ne servent à rien à part la grosse qui prétend pouvoir rentrer dans du 36 le jour du mariage en ne se nourrissant que de milk shakes diététiques. Ceci étant, ayant travaillé sur des forums féminins, je peux vous garantir que chaque mariage engendre son lot de « je fais du 44, il faut que je perde 3 tailles en 15 jours pour le mariage pour être sublime sur les photos ».


Donc au vu de ce pitch, je m’attendais à de la merde en barre d’autant que le film reposait sur le charme de Patrick Dempsey qui, pour moi, n’en n’a pas une once. Même dans « Il était une fois » que j’ai trop adoré, je le trouvais moche. Donc, voilà, je n’aime pas les comédies romantiques et le prince de service ne me plaît pas, me voilà mal barrée.


Et j’ai été déçue. Je m’attendais à dégainer ma plume la plus acide et acérée et en fait, je vous le confesse : j’ai relativement bien aimé. Evidemment que le scénario est convenu, les rebondissements visibles 15 mn avant facile mais y a quelque chose de sympa dans le film, finalement. Un petit côté qui fait dire que l’équipe ne s’est pas trop prise au sérieux, que le but est de divertir, pas de faire vendre des kleenex aux nanas hypra romantiques. Donc même si ça ne restera pas mon film préféré de la vie et que j’en ai déjà oublié pas mal de passages, finalement, si une de vos amies vous harcèle pour une soirée comédie romantique, choisissez ce film là. Vous vous en tirerez drôlement mieux qu’avec n’importe quelle comédie romantique avec Meg Ryan dedans.

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I think I’m paranoid

Hier, il m’est arrivé un truc pas vraiment passionnant, un épisode de plus dans l’éternelle saga « Nina et la loi de Murphy », saga qui commence à me les briser menu, autant vous le dire. Suite à mon emménagement, un soir, prise de folie, je décide de cuisiner. Or j’ai une gazinière, je tourne le bouton, pose l’allumette devant le brûleur et…rien. Je teste tous les brûleurs, rien. Bon, vu que je n’ai toujours pas explosé, je pressens une explication : il faut s’abonner individuellement au gaz (je rappelle que j’ai le chauffage collectif alors j’ai cru que…).



Profitant de ma grippe la semaine passée et de mon assignation à résidence, je demande donc à GDF de me raccorder au gaz. Une gentille dame me répond que des techniciens viendront le jeudi 09 janvier entre 7 et 10h. Mardi, je reçois un sms que je survole confirmant le rendez-vous , siouper ! Et nous voilà le jeudi et je poireaute. A 10h, n’ayant vu personne, je pars de chez moi, furax, sur le mode : « évidemment qu’ils ne sont pas venus, le contraire m’eut étonné, y a tout qui foire en ce moment, blablabla ». Agacée, je vérifie l’heure donnée sur mon sms et je fronce les sourcils. Le sms a été envoyé le 07/01, soit le mercredi et le rendez-vous était pris pour le jeudi 09. Sauf que le jeudi, c’est pas le 09 mais le 08… En fait, si les techniciens ne sont pas passés, c’est juste parce que j’ai retenu la mauvaise partie d’une date erronée. Mais à aucun moment, je n’ai pensé à vérifier, persuadée d’être une nouvelle fois victime de la fameuse loi de Murphy qui me pourrit la vie depuis presque 6 mois maintenant.


Pourtant, j’ai de quoi virer parano. Un autre exemple. Fin novembre, je termine de remettre mon ancien appartement en état (non qu’il soit particulièrement abimé mais le fignolage, ça prend du temps). Or, bonne blague, le double des clés à disparu, je l’avais filé à ma sœur y a un an et quelques et il ne réapparaît pas. Bon, ben vu l’honnêteté de mon proprio, je décide d’aller faire des doubles, ça me coûtera moins cher. Je commence à envisager de ne pas avoir les clés à temps, m’y prenant un peu la veille pour le lendemain mais je trouve un serrurier entre mon domicile et mon boulot, les clés prêtes le soir même, pas de soucis. Le tout pour la modique somme de 45 euros (argh !). J’explique dans la journée à Vicky via mail que j’ai été un peu injuste avec la vie genre j’étais persuadée qu’il y aurait forcément une couille avec ces foutues clés mais non, je les aurais en temps et en heure, merveilleux.



Evidemment, le lendemain, j’ai testé les clés et elles ne marchaient pas. A 2 mn30 de les rendre, c’est la merde. J’explique mon cas à la logeuse (ce n’est pas encore l’état des lieux), elle me laisse un autre jeu de clés et je vais les refaire. Là, ça marche, merci bien. Mais voilà, c’est typique : à l’arrivée, c’est juste pénible et une perte de temps mais j’en ai marre. En ce moment, ma phrase fétiche, c’est « est-ce que je pourrais pas juste avoir tout qui marche pendant 5 minutes ? ». Et bé non. Quand les choses semblent bien se goupiller, y a toujours un truc qui merde. Je passe mon temps à courir, à stresser, à essayer de trouver des solutions alternatives mais rien. Parfois, c’est ma faute (genre mon ordi qui ne démarre plus, c’est un peu parce qu’il est infesté par un virus chopé sur la mule), parfois c’est juste la fatalité qui s’acharne encore et encore (genre le train qui s’arrête en pleine voie alors que je suis pas en avance, n’importe quel problème de transport, un récurent, But qui n’est pas foutu de faire son boulot…).


Mais là, je suis officiellement paranoïaque. Je suis persuadée en permanence que ce que je fais ne marchera pas. Que si je commande un truc sur le net, ça n’arrivera pas. Et c’est assez fatigant à force, cette espèce de poisse qui me rend super négative car je ne suis pas quelqu’un de négatif. Mais force est de constater que ça fait 6 mois que ça dure, depuis que j’ai perdu ma carte bleue, précisément, mon déménagement a connu un nombre incalculable de rebondissements à la mords-moi-le-nœud, l’emménagement un peu moins mais pas forcément mieux, je suis malade… Et j’en viens sincèrement à me demander ce que j’ai pu faire pour mériter ça.



Alors, s’il vous plaît, je peux pas avoir juste quelques minutes de répit ? Genre si la migraine ophtalmique que je traîne depuis deux jours pouvait s’arrêter, ce serait sympa, merci bien. Non parce que là, la crise de nerf se rapproche chaque jour de plus en plus et jeter un ordinateur par la fenêtre (ou un responsable de But Nanterre qui est un fieffé connard mais il n’en a pas fini avec moi), ça peut causer pas mal de dégâts.

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Showroom sans dessus dessous

Par Tatiana

L'enfer de la mode

Le 16 mai

J’arrive et c’est grave le bordel. Travaux de peinture dans le showroom oblige : ça sent à fond les produits chimiques. Pour faire les shoppings c’est pas facile. Pour en rajouter une couche on veut toutes les mêmes fringues. A part ça c’est une journée calme.

Le 29 mai

Oui je sais, je n’ai pas écrit depuis longtemps, mais j’ai une excuse. Je suis en train de rédiger mon mémoire de fin de DUT. Mais pour être sûr de ne rien oublier des événements j’avais tout noté.

Tout d’abord l’engueulade avec Valeria. C’était le vendredi juste après la présentation des collections. Je devais faire un shopping et Valeria était assise devant un ordi mais elle ne s’en servait pas. Elle regardait les magazines pour voir si on avait eu des parutions. Je lui demande gentiment si je peux me servir de l’ordinateur (accessoirement j’en ai besoin pour faire le travail qu’on me demande), et elle me dit qu’elle ne veut pas bouger. Ok c’est pas grave. Je lui dis qu’elle peut rester là et que ça ne me dérange pas. Je me mettrais dans
un coin pour me servir de l’ordi. Là, elle prend ses affaires et commence à s’énerver alors que personne ne l’avait agressée. Béa essaie de la calmer mais rien à faire. Elle s’en va au fond et puis revient pour prendre quelques affaires. Et là on passe dans un espèce d’univers parallèle : tout le monde se met à crier. Et je sais pas trop pourquoi mais j’ai explosé. Je me suis mise à crier moi aussi et à pleurer d’énervement. La vraie crise de nerfs : elles m’ont poussé à bout. Résultat : me voilà en train de pleurer dans les toilettes. Ca craint sur son lieu de travail une telle réaction. J’ai super honte et en même temps je suis super sur les nerfs. Mais ce n’est pas fini. Clarissa arrive et me trouve. C’est encore plus la honte. Elle me calme (mince alors elle est douée pour ça !). La journée reprend son cours.

Maintenant il faut que je vous parle de Big Boss qui saoule tout le monde. Il nous rend dingue et plombe l’ambiance dès qu’il est dans les parages. C’est quelqu’un de tout le temps très agité qui quand il te parle ne finit pas ses phrases. Bref, il est très fatigant. Le pire c’est quand il est de mauvaise humeur. Là on a toutes des envies de meurtre bien prononcées. Il y a deux trucs qu’il aime bien faire et qui sont horribles. Le 1er c’est sa petite phrase qu’il aime bien dire « On reste plus tard ce soir ? ». Monsieur arrivant à 13heures c’est sûr qu’il a pas la même notion du temps et de tard que nous qui sommes déjà là depuis 3 heures quand il arrive. Du coup à 19h plus personne n’ose partir. Le 2e truc c’est quand il perd quelque chose. Ca le met dans un état pas possible et il faut que tout monde cherche l’objet perdu. C’est pas comme si on avait que ça à faire. Et puis tant qu’il a pas retrouvé ce qu’il cherche il nous stresse. Un jour il m’a fait un vieux plan : il ne retrouvait plus une feuille de shopping que j’avais fait. Comme d’habitude il était sur les nerfs et me faisait stresser car si j’avais perdu la feuille j’en aurais pris pour mon grade. En fait, ce con, c’est lui qu’il l’avait. J’ai cru que j’allais le tuer sur place.

Et puis c’est aussi la fin d’une période sympa car les books reviennent. Je croyais m’en être débarrassé mais non.

Je continue toujours d’écouter les filles parler. Cette semaine le sujet important c’était la relation de Big Boss et son mec. Big Boss possède un caractère super fort et écrase tous ses mecs. Les pauvres finissent systématiquement en dépression à la fin de la relation. Du coup les filles sont inquiètes pour son mec actuel car il est du genre hyper faible. C’est comme si Big Boss aurait un peu une sorte d’aura qui se nourrirait des personnalités des gens.

Le 31 mai

Je me suis fait grillée en train d’écouter une conversation des filles.

Le 03 juin

Aujourd’hui arrive une nouvelle stagiaire (cool une copine !). Elle a l’air sympa c’est un bon point. Comme il n’y avait rien à faire je l’ai recruté pour les books. Après tout il n’y a pas de raison pour que je me coltine tout toute seule. Et à un moment j’ai halluciné : Big Boss lui a montré des choses alors que moi jamais il ne s’est occupé de moi. La discrimination ! J’ai franchement failli lui demander s’il se foutait de ma gueule. Pendant toute la journée il l’a appelé pour lui montrer les shoppings… J’étais écoeurée.

(la semaine prochaine c’est la suite et fin de mon expérience palpitante)

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La liste de la fille qui est contente que la semaine soit finie

Et en plus, là, j’ai un week-end de 3 jours. Ca tombe bien, mes parents sont là jusqu’à dimanche.

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– Cette semaine au boulot, on a eu quelques soucis techniques.Ca commence mercredi soir, 18h30. Alors que nous travaillions tous vaillamment, clac, plus de courant. Heureusement, ça revient vite mais y a plus de réseau, ce qui est un peu gênant quand on travaille sur le web, hein. Du coup, à 18h40, y a plus personne, les rares survivants dont Scarlett, Ioulia, Simon et le gars avec qui on avait partagé le taxi, Ioulia et moi, après la grande fête TGGP. Le lendemain, j’arrive tard vu qu’on n’était pas sûr de trouver du réseau. J’ai bien fait vu qu’il est revenu à 9h45. Et c’est pas fini. Donc, jeudi, St Valentin et je taffe sur 2 sites féminins, TMF et un autre qu’on va appeler Madame. Je travaille un peu sur le forum de TMF quand je reçois un mail d’une pigiste du mag qui travaille elle aussi sur le forum « j’arrive pas à me connecter ! ». Effectivement, ça avait ramé de mon côté, je me déconnecte et là, impossible de me
reconnecter. Je teste sur Madame, pareil. Je teste les autres forums, impossible de se connecter. Et ça enchaîne, les sites de TMF et Madame tombent. Donc me voici au chômage technique. Ca n’a pas duré toute la journée mais les sites féminins qui tombent le jour de la St Valentin, c’est quand même la lose.

– Mardi soir, je rentre après un verre en ville (oui, je suis sortie tous les soirs cette semaine) et je trouve une grosse enveloppe de mon proprio. Alors pour ceux qui prennent le blog en route, j’ai pas de très bonnes relations avec mon proprio depuis qu’il a refusé de me rembourser le plombier sous prétexte que je m’étais faite avoir. Et en plus, chaque année, en avril, il augmente mon loyer alors forcément, je suis pas super optimiste, là. J’ouvre et là, pif, que vois-je ? Un chèque ! De 102.67 ! Hé hop, ça va direct dans la cagnotte
déménagement, mouahahah !

– J’ai un nouvel argument pour déménager : un de mes voisins se met au piano. Je sais pas qui mais jeudi matin, vu que je suis partie plus tard, j’entends quelques notes, puis une gamme… Penser à ne jamais mettre mes enfants au piano parce que c’est chiant.

– Dans la famille Boulet, je demande la sœur. Mercredi, ma sœur se crame salement la main en se renversant du thé dessus. J’ai vu les dégats, en effet, elle a même des cloques. Donc elle se fait ça au boulot et le soir, elle a tellement mal qu’elle décide d’aller à l’hôpital. Après s’être fait jeter d’une clinique privée, elle finit enfin par trouver l’hôpital qu’on lui a indiqué. Sauf qu’il y avait eu une explosion et donc des gens un peu beaucoup brûlés dans le même hôpital qu’elle. Alors forcément, quand elle a montré sa main, on lui a gentiment indiqué qu’elle n’était pas du tout prioritaire.

– Hier soir, resto avec mes parents. En partant de chez ma sœur, on taquine ma mère « allez, maman, c’est toi qui nous guide ! ». Bon alors déjà, elle trouve pas les escaliers. Je précise que le couloir de l’étage de ma sœur est totalement rectiligne et doit comporter une dizaine de portes grand max. Donc faut limite le faire exprès de pas trouver. Bref, à chaque intersection, elle partait pas au bon endroit. Devinez de qui je tiens mon incroyable sens de l’orientation ? Au resto (où on était déjà allés), c’est un festival « bon, je vais prendre ce plat – Ah non, y en a plus ! ». Un vendredi soir à 20h30, y a pas la moitié des plats ? C’est une blague ?

– Dans la famille Boulet, les deux sœurs qui sont capables de prendre le même bus et de ne même pas se voir.

– Cette année, j’avais pas de Valentin pour la fête du même nom mais c’est ma faute aussi, j’arrête pas d’ignorer les textos romantiques de semi Russe. Mon préféré : « plan grosse queue ce soir, voisine ? ». Mais comment je fais pour résister ? Peut-être parce que j’ai perdu mes hormones (oui, comme chaque année, en février, grosse baisse de libido, c’est le froid).

– Bon, on sait enfin quand on va déménager : le 22, on doit faire nos cartons (enfin, le pluriel est un peu abusé parce que j’ai un cahier et 3 mags à amener) et le 25, on déménage nos meubles au petit matin. Sauf que le réseau sera installé vers 16h30. Alors Simon nous autorise à travailler chez nous plutôt que de passer la journée à regarder pousser les arbres. Du coup, là, j’ai un week-end de trois jours et le week-end prochain, limite rebelote puisque travailler à la maison, ça voudra dire que je peux me lever plus tard. Bon, ça m’embête un peu de déménager vu que je me suis fait plein de copains dans la boîte mais là, on va être affilié à la cantine d’une grande radio du groupe. La sse-claaaaaa !

Voilà, contente que la semaine soit finie parce qu’au boulot, tous ces bugs ont bien tendu tout le monde. Surtout que le retour du froid nous a tous claqué et on était tous bien contents que ça se termine. Et lundi, c’est RTT !

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Ils font quoi ses parents ?

Par LucasAujourd’hui amies lectrices, amis lecteurs, j’utilise le blog comme psychanalyste pour râler un coup, m’épancher, exploser, tout ça. Raaaahhhhhha !

Mes parents me pètent les couilles.
Voilà c’est dit. Ah la vache, je me sens serein…

Je sais, je vous fais une seconde crise d’ado : à 27 ans, c’est trop la classe.

Avec tout ce qu’ils ont fait pour moi depuis janvier et mon accident j’ai vraiment pas de quoi les stigmatiser, mais là franchement j’ai un pé-ta-ge de câble en vue…GRAAAAVE !

Comprenez moi.
Le Snobisme concerne deux types de personne :

–         les gens qui ne sont pas riches et qui aspirent à donner les apparences d’un rang plus élevé que celui dans lequel ils sont.

–         les gens qui aspirent à donner l’image-type du milieu dans lequel ils évoluent même si cette image ne leur est pas propre.

Mes parents sont dans la seconde partie.

Issus d’un milieu ouvrier pour l’un, agricole pour l’autre, « modeste » dans les deux cas (pauvre pour ceux qui n »aiment pas parler le politiquement correct) ils ont fait
des études poussées : ma mère est gynéco et mon père est chirurgien, avec un carnet rempli pour les 14 prochains mois…

1 journée et 1/2 par semaine pour 9 malades opérés, 1000 à 1500€ par malade + 3 journées et 1/2 de consultation en cabinet où il voit 30 patients à 50€ la consultation –
70% de frais et impôts. Je vous laisse calculer…Par mois on est largement au dessus du salaire d’un smicard. Du salaire annuel d’un smicard…

Conséquence ?

On vit dans une maison de 300 m², avec un terrain de 3000m², à 15 minutes de Paris.

Mon père a pris une BMW série 5 après avoir vendu sa série 7 « parce que tu comprends, le V8 il consomme… » et ma mère roule en Mini moderne.

Ils jouent au golf sur l’un des 4 parcours les plus fermés de la région parisienne. Là-bas, sur le parking, il m’est arrivé un jour de compter 11 Jaguar, 3 Porsche, 2 Maserati… Et je vous parle pas des Merco.

Mes parents ne boivent pas de vin en semaine mais le week end ils ne servent que des crus classés à leurs potes. Leurs vacances ? Ils ont un appart à Chamonix et se font des
semaines aux Maldives, deci-delà… et profitent des congrès annuels pour voyager (et défiscaliser le voyage de 15 jours même si le congres n’en a duré que 3)

Leurs amis ? Chef d’entreprise, médecins, avocats, etc…Mais ils ont quand même gardé des bons potes de leurs jeunesse… Quand je pense que mon père a créé la section locale
des jeunesses communistes de la ville où il vivait à l’age de 16 ans et qu’aujourd’hui il vote Sarko, ça me fait mal au cul…

Comprenez moi…

Je ne renie pas cet environnement, bien au contraire. J’ai été ravi de vivre dans le confort et d’être culturé à mort grâce à leurs enseignements et la visite des musées, expo, vernissages (mes parents sont fous d’art moderne). J’ai été ravi qu’il ne m’est pas mis dans le privé car l’école de la république était importante pour eux.

Je ne dis pas que tout un chacun doit soigneusement éviter d’être ambitieux ou aspirer à un niveau de vie meilleur.

Simplement on peut très bien progresser dans l’échelle sociale sans ressentir le besoin de le manifester à outrance ou d’adopter les codes de catégorie socio professionnelle qu’on a atteinte. Oui on peut atteindre un certain degré et ressentir des besoins. Mais ya quand même des incohérences. Pourquoi mon père s’était acheté une BMW série 7 alors que ma mère roulait en Espace à l’époque et qu’elle avait donc de quoi trimballer les 3 gosses ? Parce que son associé venait d’en acheter une… Pourquoi ma mère va aux ventes privées de Courrèges ? Parce que ses copines y vont.

Je suis ulcéré quand mon père fait des remarques désobligeantes, suffisantes, hautaines et insupportables en regardant des personnes qui n’ont pas sa culture et/ou ses revenus et/ou son compte en banque.

Merde quoi, j’ai bossé 3 ans chez Decath, à voir des gens vivre avec 1000 € par mois et galérer pour boucler leur budget. Ma mère naturelle (mon père naturel ne m’a pas
reconnu à la naissance) a été obligée de faire 120 kms aller retour pour bosser tous les jours avant de clamser sur une route en 1990, en partant travailler. Des milliers de gens sont sans emploi et, contrairement à ce que disent les Sarkoziens, ils cherchent souvent à être embauchés : parmi eux certains sont même intelligents ! Truc de ouf !

Ouhai, truc de dingue pour mon père qui ne veut pas admettre que tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir un père français libre, ouvrier (mon grand père), l’honneur chevillé au corps, élevant ses enfants avec rigueur pour que ceux-ci aient assez de force pour se battre et sortir de la misère (mon oncle devenu mon tuteur et que je considère comme mon père) ou la chance d’être pris en charge alors qu’ils devaient aller à la DDASS (votre serviteur). Oui je sais, cette phrase fait 3 kms de long elle est mal construite, on a l’impression que je suis le fils de mon grand père. Mais me saoulez pas, c’est moi qu’j’écris d’abord !

La question que j’ai le plus entendu pendant mon adolescence, quand j’évoquais une copine ou un pote, ce fut : « Ils font quoi ses parents ? » Mais merde quoi ! Même si les enfants sont influencés dans leurs valeurs par leurs parents ils peuvent être bien élevés et surtout astucieux sympathiques, et avoir des modes de pensée qui leur sont propres ! Et même si
on en reste aux parents , ceux ci peuvent être intelligents ET avoir connu des difficultés, avoir des boulots peu glorieux, et pour autant être des gens dignes, voire même cultivés, qui méritent qu’on s’intéresse à eux et qu’on les respecte !

Pareil pour leurs gosses qui ne sont pas nécessairement de la racaille mais peuvent très bien être honnêtes, droits et dignes d’intérêt !

Voilà exactement le genre de situations qui me donne envie de prendre ma carte au PS et rénover ce parti pour en faire un instrument utile et non une marionnette qu’on agite
à l’assemblée… Marre de Fabius et Hollande. Pas con M. Sarkozy d’avoir bien vu que l’avenir du PS pourrait passer par DSK et de l’avoir aiguillé vers le FMI.. Mais alors, à quand un PS utile ? Un parti intelligent et efficace via un Etat volontaire mais pas déresponsabilisant, un état qui donne un coup de pouce mais qui ne supporte pas les paresseux, un Etat utile, bordel !

Mais bon… On a une gauche qui veut seulement être élue et qui bosse son marketing pour cela. Une gauche qui se fait élire seulement quand la droite merdouille (regardez
l’histoire politique des 30 dernières années, c’est édifiant) et non pour la qualité de ses propositions. On a une gauche qui a arrêté de réfléchir en 1981… Ca y est je vais être bougon pour la soirée.

Pour revenir au sujet si vous avez des parents comme les miens n’hésitez pas à mettre votre Best Of Unbearable Things en commentaire. Histoire que je me sente moins seul !

Et je vous prie de m’excuser pour ce coups de gueule un brin saoulant mais je viens de passer une semaine avec mes parents 24h/24 et j’en peux plus…

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