Mad Max : Fury Road de George Miller

Je déteste les films d’action à base de voitures qui volent et font boum. Je me suis rarement autant ennuyée que devant Ronin, par exemple, et sa folle course poursuite sur les quais de Paris où ma seule réaction fut de m’étonner qu’ils ne se crashent pas au bout de 10 secondes dans une autre voiture. Je n’aime pas ça, je n’aime pas les films qui comblent les trous du scénario par de grosses explosions qui défient parfois la physique la plus élémentaire. Alors aller voir un film qui ne tourne qu’autour de voitures qui explosent et sans même de réel scénario, c’est juste du sado masochisme…

Mad Max Fury Road affiche

Mad Max Fury Road affiche

Et bien non…

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Effet dramatique. Je ne vous cache pas qu’au tout début, je n’avais aucune intention de voir ce film. Parce que je n’aime pas les films d’action, parce que Charlize Theron commence à me faire peur dans ses choix de rôle (Prometheus), parce que je n’ai aucune idée de qui sont Tom Hardy ou Nicholas Hoult et parce que je me méfie toujours des remakes. Mais les réactions ont tellement été unanimes sur mes réseaux sociaux, y compris et surtout de gens dont l’avis compte pour moi que je me suis dit, allons-y.

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L’histoire est ultra simple : dans un futur apocalyptique, l’eau est devenue une denrée rare. Quelque part dans un désert, un vieil homme assez dégueulasse pimpé avec des accessoires qui semblent volés à un vieux groupe d’heavy metal, Immortan Joe. Ce despote cruel sait cependant faire preuve de magnanimité en offrant de temps en temps un peu d’eau à son peuple rongé par la soif. Nous sommes justement un de ces jours : pour célébrer le départ de son convoi de gazole vers Petrocity. Le gros camion citerne (appelé Porteur de guerre) est conduit par une femme, Imperator Furiosa. Mais en route, elle détourne le camion qui porte en son sein les 5 épouses de Immortan Joe qui décident de fuir pour empêcher que leurs fils deviennent des seigneurs de guerre.

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Et Max dans tout ça ? Il s’est fait capturer en début de film et est devenu un “globulant”, un captif qui donne son sang aux guerriers pas toujours très frais d’Immortan Joe. Quand Furiosa s’enfuit, le kamikasseur relié à Max l’embarque avec lui pour tenter de récupérer les épouses. Début de la course poursuite de 2h.

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Voilà pour l’intrigue. Parlons maintenant de quelques éléments. D’abord la réalisation. Esthétiquement, j’adore cet univers post apocalyptique, les looks sont hyper soignés, la lumière très belle, rien à redire. Et mention spéciale bien évidemment à la guitare lance-flamme qui, accompagnée des percus, donne une folie furieuse aux poursuites. Mentionnons aussi le plan assez fou d’Immortan Joe ivre de colère qui lance une attaque sur fond du Dies Irae de Verdi. A noter aussi les jeux de verticalité avec les perches, la grande souplesse des corps qui se jettent d’un véhicule à l’autre, les véhicules se croisent dans un ballet furieux. La beauté des femmes tranche violemment avec la laideur de la plupart des personnages, rendus difformes par la pollution. Enormes kystes, membres en moins, nanisme ou gigantisme, corps blancs exsangues…

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Parlons maintenant du féminisme de Mad Max. J’ai hésité à mettre des guillemets car je pense qu’il peut y avoir débat. En positif, il est vrai que les femmes dans Mad Max sont courageuses et téméraires, Furiosa surclasse Max dans de nombreux domaines, elle conduit un énorme camion, sait très bien se battre et a atteint un niveau élevé dans la hiérarchie militaire de la Citadelle d’Immortan Joe. A noter d’ailleurs que cela semble être une exception totale, je n’ai vu aucune autre femme dans le clan de Joe hormis les mères nourricières et ses épouses, donc. Le film est l’un des rares à passer le test de Bechdel, les femmes parlent entre elles d’autres choses que des hommes. Chaque femme d’Immortan Joe a son caractère et son utilité. Alors après, sur le coup, j’ai un peu tiqué en voyant les demoiselles en question, on se serait cru dans une pub Guerlain ou Yves Saint Laurent : très minces, très grandes, ces visages anguleux avec de grands yeux et des lèvres pulpeuses. Et comble du “on s’en fout de qui est qui dans les épouses de Joe”, elles ont toutes des caractéristiques physiques différentes : une blonde qui paraît être la soeur de Daenerys dans Game of thrones, une rousse, une brune, une Noire et une autre blonde (enfin presque châtain clair) qu’on différencie car elle a un peu plus de texte (et qu’elle est très belle). Mais en route, on découvre que chacune a sa part dans l’intrigue et sa personnalité même si, dans les faits, on retiendra surtout le nom de la Blonde-châtain clair. Mais si on considère que dans ce film, les femmes prennent en main leur destin sans réel besoin des hommes (Max les aide certes mais il est indispensable pas en tant qu’homme mais en tant que personne supplémentaire parce que quand t’as une centaine de mecs aux trousses, on n’est jamais trop pour tenter de leur échapper).

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Enfin parlons de Max. Je dois préciser ici que je n’ai pas vu la première trilogie donc je ne suis pas du tout attachée au personnage. Il sert ici du rôle classique de porte d’entrée dans un univers que l’on découvre plus ou moins en même temps que lui. Capturé dès les premières secondes du film, il est victime de la citadelle et de son fonctionnement. On ne nous sert qu’une toile de fond très minimale en début de film “c’est la guerre pour l’eau et le pétrole, deal with it” et on est plongés direct dans la frénésie de cette dystopie. On découvre les us et coutumes des autochotones au fur et à mesure du film, certains éléments nous paraissent un peu confus à certains moments mais sont expliqués un peu plus loin. Du coup, Max en perd un peu son côté bad ass, c’est plus le mec un peu là par hasard qui lutte pour sa survie même si on se demande bien où il pourrait aller. La mort de sa femme et de sa fille, élément prégnant de la première trilogie (je me suis un peu renseignée quand même) apparaissent ici en filigranes, sa fille apparaît en réminiscence, des images à la limite du subliminal pour donner à Max une direction mais en dehors de ça… En fait, il faut bien l’avouer, à part pour le twist de mi film (twist que j’ai trouvé un peu tiré par les cheveux), Max ou un autre, ça ne changeait pas vraiment grand chose.

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Bref, j’ai été totalement embarquée. Je comprends les critiques sur le manque de scénario ou le personnage de Max qui sert pas à grand chose parce que oui, ok. Mais ça reste une grosse claque et je suis assez curieuse de voir la suite.

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Le front russe de Jean-Claude Lalumière

Errant au milieu des rayons de la FNAC, mes yeux traînent joyeusement sur les livres. Oui, je suis en pleine fièvre acheteuse, j’ai besoin de nouveaux livres. Besoin, non, envie. Oh tiens, un titre m’accroche l’oeil : le front russe. Et hop, direct dans mon panier.

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Le front russe ne parle pas vraiment de Russie, en fait. Non. C’est l’histoire d’un jeune fonctionnaire qui se retrouve nommé au Quai d’Orsay. Mais comble de malchance, il fait chuter une huile du service qui l’envoie direct dans le pire bureau parisien, celui des pays en voie de création / Section Europe de l’Est et Sibérie. Le placard miteux. Notre héros se retrouve donc dans une cellule de 6 personnes avec un chef se croyant toujours en guerre, une secrétaire fabriquant (mal) ses vêtements elle-même, une autre plutôt jolie, un collègue très appliqué mais très limité et un informaticien s’inventant des voyages à travers le monde.

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A peine arrivé, notre protagoniste décide de remuer un peu les choses. Il ramasse la jolie secrétaire et commence à bien se faire voir du Quai d’Orsay, obtient quelques missions qui ne se passent pas toujours très bien mais il passe entre les gouttes. Jusqu’à une mission en Georgie. Là, je commence à grimacer. Le roman était bien sympathique jusque là mais cette histoire de Géorgie me fait furieusement penser à”Nos amis les journalistes” de François Reynaert, livre que j’ai adoré. Mais la mission en Georgie ne dure que quelques dizaines de pages et notre ami retourne en France où la voie royale s’ouvre à lui… jusqu’à la chute.

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Et là, ce livre justifie parfaitement mon credo : toujours finir un livre car la fin peut en changer la perception. Là, c’est la dernière phrase qui vous explose à la figure et transforme ce petit roman rieur en incroyable vision pessimiste de la vie et agite sous notre nez la vacuité de l’existence. Une phrase. Soudain, le livre gagne tant de profondeur qu’on a presque l’impression que ce qu’on a lu jusque là, les quelques 208 pages dévorées avec plaisir, n’étaient en fait qu’un prélude à cette phrase. Cette phrase que je ne vous dévoilerai pas, zavez qu’à lire le livre. Parce que les 208 premières pages mélangent une gentille satire du fonctionnariat (cf la lutte de notre héros pour faire évacuer le cadavre d’un pigeon échoué sous sa fenêtre), les portraits des personnages dignes d’un film de Chatilliez, quelques anecdotes amusantes. Parce que la dernière phrase est une véritable gifle qui te fait refermer le livre pour y réfléchir un peu. Et c’est assez rare pour un roman…

 

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Une histoire de violence ordinaire

Le week-end dernier, uun opération de buzz a raté et pas qu’un peu : le site Mailorama avait prévu de distribuer de l’argent dans les rues de Paris. Et comme ans les films, quand tu proposes à des gens de leur donner de l’argent, comme ça, pour le plaisir et que seuls les premiers seront servis, ça finit mal. Surtout quand, à l’arrivée, l’argent n’est pas distribué.


Je regardais la vidéo, un peu effarée, me demandant comment on pouvait en arriver là. Comme je ne regarde plus les infos télé, je ne me suis pas dit : « ah foutue époque, foutus sauvageons ! » et si je regardais TF1, je rajouterais : « Putains d’immigrés de merde, je suis sûre qu’il y a que du macaque là dedans ! ». Parce qu’apparemment, regarder les JT peut nous permettre de deviner les origines de jeunes encapuchonnés avec foulards et gants si bien qu’il faut vraiment être à trois centimètres pour voir un bout de peau mais non, à la télé on voit tout, waaaaah. Bon bref, plutôt que de se désespérer sur les vilains sauvageons qui font qu’à tout casser, je me suis demandée s’il y avait quelque chose à analyser dans tout cela.


Mes cours de sociologie ayant été malheureusement plutôt rare même si j’ai quand même eu le suprême honneur d’avoir des cours avec Patrick Champagne ou Eric Neveu. Du coup, je ne peux pas réfléchir avec les bons outils (tiens, ça me donne envie de lire des livres sur le sujet) mais quand même, quelques idées me viennent spontanément en tête. D’abord, évacuons d’entrée le « sale époque ».  La violence en bande, ça existe depuis que l’homme est homme, comme on dit, ou le fameux « de tout temps » qui rend hystérique n’importe quel prof. Les bandes organisées profitant de la moindre occasion pour casser, agresser, etc. Ca n’a rien de nouveau donc on oublie de suite ça.


Que constate-t-on en creusant un chouia le sujet ? Que la violence organisée est souvent issue des franges les plus pauvres de la population. Salauds de pauvres ? C’est pas vraiment là où je veux en venir ! Mais plutôt que plus la violence est présente dans une société, plus ses membres en souffrent. Mathématique : plus le mal-vivre augmente, plus la colère qui y est associée aussi et ça nous donne de la violence, une explosion, un gros ras le bol. Lutter contre la violence par des moyens de répression serait donc une erreur. Ben, mettons que dans une classe scolaire, on ait un mauvais élève. Ce n’est pas vraiment sa faute, il est assis dans un coin de la salle où on ne voit pas bien le tableau et il ne peut pas se payer tout le matériel dont il a besoin pour bien travailler. Ses résultats sont donc médiocres mais plutôt que de l’aider, on le laisse au fond de la salle et son camarade à côté, décide de le dissiper un peu. Puisqu’il n’a rien d’autre à faire en classe vu qu’il ne peut pas travailler, il se laisse entraîner. Ses résultats restent mauvais et la maîtresse ne cesse de le mettre au coin (ou de le coller). Est-ce pour autant qu’il va retrouver le droit chemin ? Je ne crois pas non. Comme j’ai toujours dit : « C’est bien gentil d’interdire les réunions dans les halls d’immeuble mais faudrait voir à leur proposer des activités pour éviter qu’ils ne glandent ». Bon, en général, on en a toujours un qui répond que oui mais les jeunes, ils détruisent les MJC et y a rien à en faire, ils sont perdus.


Alors, ce serait juste une question de nature humaine ?  Après tout, pourquoi pas, n’oublions pas que nous sommes des animaux, que nous avons tous un fond violent plus ou moins enterré mais y a pas que les pauvres qui tapent, hein…  Alors je suppose qu’il ne sert à rien de réfléchir, de tenter de trouver une solution car « de tout temps », c’est comme ça et seule la typologie des agresseurs change. Mouais…

Ben, en fait, j’en sais rien.

En attendant la vidéo qui m’a inspiré l’article et un vieux clip qui rappelle qu’avant, c’était pas déjà le pied…

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Le témoin amoureux


Depuis le temps que F nous en parlait, Vicky et moi avons donc décidé de poursuivre notre marathon du nanard par Le témoin amoureux. Oui, je suis une meilleure amie de rêve, je vous impose mes lubies, adoptez moi comme copine.  Bref, lancez le Témoin amoureux, c’est parti !


Alors en fait, ce film, je l’avais dans le collimateur depuis sa sortie, j’avais vu la bande-annonce et je m’étais dit « oh mon Dieu, un mélange du mariage de mon meilleur ami et de Mon beau-père et moi qui est le film le plus lamentable qu’il m’ait été donné de regarder ». Tellement que j’hésite sérieusement à le revoir parce que ça ferait certes un article sympa pour cette rubrique mais c’est une torture pour tout esprit clair. Ou relativement éloigné du coma éthylique ou médicamenteux. Parce que dans la bande-annonce du témoin amoureux, on voyait Patrick Dempsey qui me fait à peu près aucun effet être supra lourd parce que comme tous les boulets cinématographiques, il se rend compte qu’il est amoureux d’une femme quand celle-ci lui annonce qu’elle en aime un autre. Ceci étant, y en a des comme ça dans la vie aussi.


Bon, je vous résume : Patrick est amoureux d’Anna mais en fait, il met 10 ans à s’en rendre compte (boulet, donc) et justement, quand il veut lui dire, cette nigaude rencontre un Ecossais et décide de se marier avec lui au bout de 2 mois. Oui, ils avaient pas le budget pour une trilogie. Donc Patrick il fait « oh non, bouh ! Il faut que je lui dise ». Sauf que Anna, comme elle l’aime fort son Patounet, elle le prend comme témoin avec trois autres nanas dont une blonde ex de Patounet qui est joué par toujours la même nana vue dans Urgences ou Dawson. Vous savez, celle qui s’habille en 34 alors qu’elle fait du 38 et à chaque fois que je la vois, je m’arrête automatiquement de respirer tellement j’ai l’impression que toutes ses fringues vont exploser. Bref, voilà donc Pat’ qui doit organiser le mariage de sa chère Anna tout en la dégoûtant de son futur mari de façon un minimum subtile et de supporter la blonde qui va péter son chemisier. Les deux autres demoiselles d’honneur ne servent à rien à part la grosse qui prétend pouvoir rentrer dans du 36 le jour du mariage en ne se nourrissant que de milk shakes diététiques. Ceci étant, ayant travaillé sur des forums féminins, je peux vous garantir que chaque mariage engendre son lot de « je fais du 44, il faut que je perde 3 tailles en 15 jours pour le mariage pour être sublime sur les photos ».


Donc au vu de ce pitch, je m’attendais à de la merde en barre d’autant que le film reposait sur le charme de Patrick Dempsey qui, pour moi, n’en n’a pas une once. Même dans « Il était une fois » que j’ai trop adoré, je le trouvais moche. Donc, voilà, je n’aime pas les comédies romantiques et le prince de service ne me plaît pas, me voilà mal barrée.


Et j’ai été déçue. Je m’attendais à dégainer ma plume la plus acide et acérée et en fait, je vous le confesse : j’ai relativement bien aimé. Evidemment que le scénario est convenu, les rebondissements visibles 15 mn avant facile mais y a quelque chose de sympa dans le film, finalement. Un petit côté qui fait dire que l’équipe ne s’est pas trop prise au sérieux, que le but est de divertir, pas de faire vendre des kleenex aux nanas hypra romantiques. Donc même si ça ne restera pas mon film préféré de la vie et que j’en ai déjà oublié pas mal de passages, finalement, si une de vos amies vous harcèle pour une soirée comédie romantique, choisissez ce film là. Vous vous en tirerez drôlement mieux qu’avec n’importe quelle comédie romantique avec Meg Ryan dedans.

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I think I’m paranoid

Hier, il m’est arrivé un truc pas vraiment passionnant, un épisode de plus dans l’éternelle saga « Nina et la loi de Murphy », saga qui commence à me les briser menu, autant vous le dire. Suite à mon emménagement, un soir, prise de folie, je décide de cuisiner. Or j’ai une gazinière, je tourne le bouton, pose l’allumette devant le brûleur et…rien. Je teste tous les brûleurs, rien. Bon, vu que je n’ai toujours pas explosé, je pressens une explication : il faut s’abonner individuellement au gaz (je rappelle que j’ai le chauffage collectif alors j’ai cru que…).



Profitant de ma grippe la semaine passée et de mon assignation à résidence, je demande donc à GDF de me raccorder au gaz. Une gentille dame me répond que des techniciens viendront le jeudi 09 janvier entre 7 et 10h. Mardi, je reçois un sms que je survole confirmant le rendez-vous , siouper ! Et nous voilà le jeudi et je poireaute. A 10h, n’ayant vu personne, je pars de chez moi, furax, sur le mode : « évidemment qu’ils ne sont pas venus, le contraire m’eut étonné, y a tout qui foire en ce moment, blablabla ». Agacée, je vérifie l’heure donnée sur mon sms et je fronce les sourcils. Le sms a été envoyé le 07/01, soit le mercredi et le rendez-vous était pris pour le jeudi 09. Sauf que le jeudi, c’est pas le 09 mais le 08… En fait, si les techniciens ne sont pas passés, c’est juste parce que j’ai retenu la mauvaise partie d’une date erronée. Mais à aucun moment, je n’ai pensé à vérifier, persuadée d’être une nouvelle fois victime de la fameuse loi de Murphy qui me pourrit la vie depuis presque 6 mois maintenant.


Pourtant, j’ai de quoi virer parano. Un autre exemple. Fin novembre, je termine de remettre mon ancien appartement en état (non qu’il soit particulièrement abimé mais le fignolage, ça prend du temps). Or, bonne blague, le double des clés à disparu, je l’avais filé à ma sœur y a un an et quelques et il ne réapparaît pas. Bon, ben vu l’honnêteté de mon proprio, je décide d’aller faire des doubles, ça me coûtera moins cher. Je commence à envisager de ne pas avoir les clés à temps, m’y prenant un peu la veille pour le lendemain mais je trouve un serrurier entre mon domicile et mon boulot, les clés prêtes le soir même, pas de soucis. Le tout pour la modique somme de 45 euros (argh !). J’explique dans la journée à Vicky via mail que j’ai été un peu injuste avec la vie genre j’étais persuadée qu’il y aurait forcément une couille avec ces foutues clés mais non, je les aurais en temps et en heure, merveilleux.



Evidemment, le lendemain, j’ai testé les clés et elles ne marchaient pas. A 2 mn30 de les rendre, c’est la merde. J’explique mon cas à la logeuse (ce n’est pas encore l’état des lieux), elle me laisse un autre jeu de clés et je vais les refaire. Là, ça marche, merci bien. Mais voilà, c’est typique : à l’arrivée, c’est juste pénible et une perte de temps mais j’en ai marre. En ce moment, ma phrase fétiche, c’est « est-ce que je pourrais pas juste avoir tout qui marche pendant 5 minutes ? ». Et bé non. Quand les choses semblent bien se goupiller, y a toujours un truc qui merde. Je passe mon temps à courir, à stresser, à essayer de trouver des solutions alternatives mais rien. Parfois, c’est ma faute (genre mon ordi qui ne démarre plus, c’est un peu parce qu’il est infesté par un virus chopé sur la mule), parfois c’est juste la fatalité qui s’acharne encore et encore (genre le train qui s’arrête en pleine voie alors que je suis pas en avance, n’importe quel problème de transport, un récurent, But qui n’est pas foutu de faire son boulot…).


Mais là, je suis officiellement paranoïaque. Je suis persuadée en permanence que ce que je fais ne marchera pas. Que si je commande un truc sur le net, ça n’arrivera pas. Et c’est assez fatigant à force, cette espèce de poisse qui me rend super négative car je ne suis pas quelqu’un de négatif. Mais force est de constater que ça fait 6 mois que ça dure, depuis que j’ai perdu ma carte bleue, précisément, mon déménagement a connu un nombre incalculable de rebondissements à la mords-moi-le-nœud, l’emménagement un peu moins mais pas forcément mieux, je suis malade… Et j’en viens sincèrement à me demander ce que j’ai pu faire pour mériter ça.



Alors, s’il vous plaît, je peux pas avoir juste quelques minutes de répit ? Genre si la migraine ophtalmique que je traîne depuis deux jours pouvait s’arrêter, ce serait sympa, merci bien. Non parce que là, la crise de nerf se rapproche chaque jour de plus en plus et jeter un ordinateur par la fenêtre (ou un responsable de But Nanterre qui est un fieffé connard mais il n’en a pas fini avec moi), ça peut causer pas mal de dégâts.

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Showroom sans dessus dessous

Par Tatiana

L'enfer de la mode

Le 16 mai

J’arrive et c’est grave le bordel. Travaux de peinture dans le showroom oblige : ça sent à fond les produits chimiques. Pour faire les shoppings c’est pas facile. Pour en rajouter une couche on veut toutes les mêmes fringues. A part ça c’est une journée calme.

Le 29 mai

Oui je sais, je n’ai pas écrit depuis longtemps, mais j’ai une excuse. Je suis en train de rédiger mon mémoire de fin de DUT. Mais pour être sûr de ne rien oublier des événements j’avais tout noté.

Tout d’abord l’engueulade avec Valeria. C’était le vendredi juste après la présentation des collections. Je devais faire un shopping et Valeria était assise devant un ordi mais elle ne s’en servait pas. Elle regardait les magazines pour voir si on avait eu des parutions. Je lui demande gentiment si je peux me servir de l’ordinateur (accessoirement j’en ai besoin pour faire le travail qu’on me demande), et elle me dit qu’elle ne veut pas bouger. Ok c’est pas grave. Je lui dis qu’elle peut rester là et que ça ne me dérange pas. Je me mettrais dans
un coin pour me servir de l’ordi. Là, elle prend ses affaires et commence à s’énerver alors que personne ne l’avait agressée. Béa essaie de la calmer mais rien à faire. Elle s’en va au fond et puis revient pour prendre quelques affaires. Et là on passe dans un espèce d’univers parallèle : tout le monde se met à crier. Et je sais pas trop pourquoi mais j’ai explosé. Je me suis mise à crier moi aussi et à pleurer d’énervement. La vraie crise de nerfs : elles m’ont poussé à bout. Résultat : me voilà en train de pleurer dans les toilettes. Ca craint sur son lieu de travail une telle réaction. J’ai super honte et en même temps je suis super sur les nerfs. Mais ce n’est pas fini. Clarissa arrive et me trouve. C’est encore plus la honte. Elle me calme (mince alors elle est douée pour ça !). La journée reprend son cours.

Maintenant il faut que je vous parle de Big Boss qui saoule tout le monde. Il nous rend dingue et plombe l’ambiance dès qu’il est dans les parages. C’est quelqu’un de tout le temps très agité qui quand il te parle ne finit pas ses phrases. Bref, il est très fatigant. Le pire c’est quand il est de mauvaise humeur. Là on a toutes des envies de meurtre bien prononcées. Il y a deux trucs qu’il aime bien faire et qui sont horribles. Le 1er c’est sa petite phrase qu’il aime bien dire « On reste plus tard ce soir ? ». Monsieur arrivant à 13heures c’est sûr qu’il a pas la même notion du temps et de tard que nous qui sommes déjà là depuis 3 heures quand il arrive. Du coup à 19h plus personne n’ose partir. Le 2e truc c’est quand il perd quelque chose. Ca le met dans un état pas possible et il faut que tout monde cherche l’objet perdu. C’est pas comme si on avait que ça à faire. Et puis tant qu’il a pas retrouvé ce qu’il cherche il nous stresse. Un jour il m’a fait un vieux plan : il ne retrouvait plus une feuille de shopping que j’avais fait. Comme d’habitude il était sur les nerfs et me faisait stresser car si j’avais perdu la feuille j’en aurais pris pour mon grade. En fait, ce con, c’est lui qu’il l’avait. J’ai cru que j’allais le tuer sur place.

Et puis c’est aussi la fin d’une période sympa car les books reviennent. Je croyais m’en être débarrassé mais non.

Je continue toujours d’écouter les filles parler. Cette semaine le sujet important c’était la relation de Big Boss et son mec. Big Boss possède un caractère super fort et écrase tous ses mecs. Les pauvres finissent systématiquement en dépression à la fin de la relation. Du coup les filles sont inquiètes pour son mec actuel car il est du genre hyper faible. C’est comme si Big Boss aurait un peu une sorte d’aura qui se nourrirait des personnalités des gens.

Le 31 mai

Je me suis fait grillée en train d’écouter une conversation des filles.

Le 03 juin

Aujourd’hui arrive une nouvelle stagiaire (cool une copine !). Elle a l’air sympa c’est un bon point. Comme il n’y avait rien à faire je l’ai recruté pour les books. Après tout il n’y a pas de raison pour que je me coltine tout toute seule. Et à un moment j’ai halluciné : Big Boss lui a montré des choses alors que moi jamais il ne s’est occupé de moi. La discrimination ! J’ai franchement failli lui demander s’il se foutait de ma gueule. Pendant toute la journée il l’a appelé pour lui montrer les shoppings… J’étais écoeurée.

(la semaine prochaine c’est la suite et fin de mon expérience palpitante)

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La liste de la fille qui est contente que la semaine soit finie

Et en plus, là, j’ai un week-end de 3 jours. Ca tombe bien, mes parents sont là jusqu’à dimanche.

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– Cette semaine au boulot, on a eu quelques soucis techniques.Ca commence mercredi soir, 18h30. Alors que nous travaillions tous vaillamment, clac, plus de courant. Heureusement, ça revient vite mais y a plus de réseau, ce qui est un peu gênant quand on travaille sur le web, hein. Du coup, à 18h40, y a plus personne, les rares survivants dont Scarlett, Ioulia, Simon et le gars avec qui on avait partagé le taxi, Ioulia et moi, après la grande fête TGGP. Le lendemain, j’arrive tard vu qu’on n’était pas sûr de trouver du réseau. J’ai bien fait vu qu’il est revenu à 9h45. Et c’est pas fini. Donc, jeudi, St Valentin et je taffe sur 2 sites féminins, TMF et un autre qu’on va appeler Madame. Je travaille un peu sur le forum de TMF quand je reçois un mail d’une pigiste du mag qui travaille elle aussi sur le forum « j’arrive pas à me connecter ! ». Effectivement, ça avait ramé de mon côté, je me déconnecte et là, impossible de me
reconnecter. Je teste sur Madame, pareil. Je teste les autres forums, impossible de se connecter. Et ça enchaîne, les sites de TMF et Madame tombent. Donc me voici au chômage technique. Ca n’a pas duré toute la journée mais les sites féminins qui tombent le jour de la St Valentin, c’est quand même la lose.

– Mardi soir, je rentre après un verre en ville (oui, je suis sortie tous les soirs cette semaine) et je trouve une grosse enveloppe de mon proprio. Alors pour ceux qui prennent le blog en route, j’ai pas de très bonnes relations avec mon proprio depuis qu’il a refusé de me rembourser le plombier sous prétexte que je m’étais faite avoir. Et en plus, chaque année, en avril, il augmente mon loyer alors forcément, je suis pas super optimiste, là. J’ouvre et là, pif, que vois-je ? Un chèque ! De 102.67 ! Hé hop, ça va direct dans la cagnotte
déménagement, mouahahah !

– J’ai un nouvel argument pour déménager : un de mes voisins se met au piano. Je sais pas qui mais jeudi matin, vu que je suis partie plus tard, j’entends quelques notes, puis une gamme… Penser à ne jamais mettre mes enfants au piano parce que c’est chiant.

– Dans la famille Boulet, je demande la sœur. Mercredi, ma sœur se crame salement la main en se renversant du thé dessus. J’ai vu les dégats, en effet, elle a même des cloques. Donc elle se fait ça au boulot et le soir, elle a tellement mal qu’elle décide d’aller à l’hôpital. Après s’être fait jeter d’une clinique privée, elle finit enfin par trouver l’hôpital qu’on lui a indiqué. Sauf qu’il y avait eu une explosion et donc des gens un peu beaucoup brûlés dans le même hôpital qu’elle. Alors forcément, quand elle a montré sa main, on lui a gentiment indiqué qu’elle n’était pas du tout prioritaire.

– Hier soir, resto avec mes parents. En partant de chez ma sœur, on taquine ma mère « allez, maman, c’est toi qui nous guide ! ». Bon alors déjà, elle trouve pas les escaliers. Je précise que le couloir de l’étage de ma sœur est totalement rectiligne et doit comporter une dizaine de portes grand max. Donc faut limite le faire exprès de pas trouver. Bref, à chaque intersection, elle partait pas au bon endroit. Devinez de qui je tiens mon incroyable sens de l’orientation ? Au resto (où on était déjà allés), c’est un festival « bon, je vais prendre ce plat – Ah non, y en a plus ! ». Un vendredi soir à 20h30, y a pas la moitié des plats ? C’est une blague ?

– Dans la famille Boulet, les deux sœurs qui sont capables de prendre le même bus et de ne même pas se voir.

– Cette année, j’avais pas de Valentin pour la fête du même nom mais c’est ma faute aussi, j’arrête pas d’ignorer les textos romantiques de semi Russe. Mon préféré : « plan grosse queue ce soir, voisine ? ». Mais comment je fais pour résister ? Peut-être parce que j’ai perdu mes hormones (oui, comme chaque année, en février, grosse baisse de libido, c’est le froid).

– Bon, on sait enfin quand on va déménager : le 22, on doit faire nos cartons (enfin, le pluriel est un peu abusé parce que j’ai un cahier et 3 mags à amener) et le 25, on déménage nos meubles au petit matin. Sauf que le réseau sera installé vers 16h30. Alors Simon nous autorise à travailler chez nous plutôt que de passer la journée à regarder pousser les arbres. Du coup, là, j’ai un week-end de trois jours et le week-end prochain, limite rebelote puisque travailler à la maison, ça voudra dire que je peux me lever plus tard. Bon, ça m’embête un peu de déménager vu que je me suis fait plein de copains dans la boîte mais là, on va être affilié à la cantine d’une grande radio du groupe. La sse-claaaaaa !

Voilà, contente que la semaine soit finie parce qu’au boulot, tous ces bugs ont bien tendu tout le monde. Surtout que le retour du froid nous a tous claqué et on était tous bien contents que ça se termine. Et lundi, c’est RTT !

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Ils font quoi ses parents ?

Par LucasAujourd’hui amies lectrices, amis lecteurs, j’utilise le blog comme psychanalyste pour râler un coup, m’épancher, exploser, tout ça. Raaaahhhhhha !

Mes parents me pètent les couilles.
Voilà c’est dit. Ah la vache, je me sens serein…

Je sais, je vous fais une seconde crise d’ado : à 27 ans, c’est trop la classe.

Avec tout ce qu’ils ont fait pour moi depuis janvier et mon accident j’ai vraiment pas de quoi les stigmatiser, mais là franchement j’ai un pé-ta-ge de câble en vue…GRAAAAVE !

Comprenez moi.
Le Snobisme concerne deux types de personne :

–         les gens qui ne sont pas riches et qui aspirent à donner les apparences d’un rang plus élevé que celui dans lequel ils sont.

–         les gens qui aspirent à donner l’image-type du milieu dans lequel ils évoluent même si cette image ne leur est pas propre.

Mes parents sont dans la seconde partie.

Issus d’un milieu ouvrier pour l’un, agricole pour l’autre, « modeste » dans les deux cas (pauvre pour ceux qui n »aiment pas parler le politiquement correct) ils ont fait
des études poussées : ma mère est gynéco et mon père est chirurgien, avec un carnet rempli pour les 14 prochains mois…

1 journée et 1/2 par semaine pour 9 malades opérés, 1000 à 1500€ par malade + 3 journées et 1/2 de consultation en cabinet où il voit 30 patients à 50€ la consultation –
70% de frais et impôts. Je vous laisse calculer…Par mois on est largement au dessus du salaire d’un smicard. Du salaire annuel d’un smicard…

Conséquence ?

On vit dans une maison de 300 m², avec un terrain de 3000m², à 15 minutes de Paris.

Mon père a pris une BMW série 5 après avoir vendu sa série 7 « parce que tu comprends, le V8 il consomme… » et ma mère roule en Mini moderne.

Ils jouent au golf sur l’un des 4 parcours les plus fermés de la région parisienne. Là-bas, sur le parking, il m’est arrivé un jour de compter 11 Jaguar, 3 Porsche, 2 Maserati… Et je vous parle pas des Merco.

Mes parents ne boivent pas de vin en semaine mais le week end ils ne servent que des crus classés à leurs potes. Leurs vacances ? Ils ont un appart à Chamonix et se font des
semaines aux Maldives, deci-delà… et profitent des congrès annuels pour voyager (et défiscaliser le voyage de 15 jours même si le congres n’en a duré que 3)

Leurs amis ? Chef d’entreprise, médecins, avocats, etc…Mais ils ont quand même gardé des bons potes de leurs jeunesse… Quand je pense que mon père a créé la section locale
des jeunesses communistes de la ville où il vivait à l’age de 16 ans et qu’aujourd’hui il vote Sarko, ça me fait mal au cul…

Comprenez moi…

Je ne renie pas cet environnement, bien au contraire. J’ai été ravi de vivre dans le confort et d’être culturé à mort grâce à leurs enseignements et la visite des musées, expo, vernissages (mes parents sont fous d’art moderne). J’ai été ravi qu’il ne m’est pas mis dans le privé car l’école de la république était importante pour eux.

Je ne dis pas que tout un chacun doit soigneusement éviter d’être ambitieux ou aspirer à un niveau de vie meilleur.

Simplement on peut très bien progresser dans l’échelle sociale sans ressentir le besoin de le manifester à outrance ou d’adopter les codes de catégorie socio professionnelle qu’on a atteinte. Oui on peut atteindre un certain degré et ressentir des besoins. Mais ya quand même des incohérences. Pourquoi mon père s’était acheté une BMW série 7 alors que ma mère roulait en Espace à l’époque et qu’elle avait donc de quoi trimballer les 3 gosses ? Parce que son associé venait d’en acheter une… Pourquoi ma mère va aux ventes privées de Courrèges ? Parce que ses copines y vont.

Je suis ulcéré quand mon père fait des remarques désobligeantes, suffisantes, hautaines et insupportables en regardant des personnes qui n’ont pas sa culture et/ou ses revenus et/ou son compte en banque.

Merde quoi, j’ai bossé 3 ans chez Decath, à voir des gens vivre avec 1000 € par mois et galérer pour boucler leur budget. Ma mère naturelle (mon père naturel ne m’a pas
reconnu à la naissance) a été obligée de faire 120 kms aller retour pour bosser tous les jours avant de clamser sur une route en 1990, en partant travailler. Des milliers de gens sont sans emploi et, contrairement à ce que disent les Sarkoziens, ils cherchent souvent à être embauchés : parmi eux certains sont même intelligents ! Truc de ouf !

Ouhai, truc de dingue pour mon père qui ne veut pas admettre que tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir un père français libre, ouvrier (mon grand père), l’honneur chevillé au corps, élevant ses enfants avec rigueur pour que ceux-ci aient assez de force pour se battre et sortir de la misère (mon oncle devenu mon tuteur et que je considère comme mon père) ou la chance d’être pris en charge alors qu’ils devaient aller à la DDASS (votre serviteur). Oui je sais, cette phrase fait 3 kms de long elle est mal construite, on a l’impression que je suis le fils de mon grand père. Mais me saoulez pas, c’est moi qu’j’écris d’abord !

La question que j’ai le plus entendu pendant mon adolescence, quand j’évoquais une copine ou un pote, ce fut : « Ils font quoi ses parents ? » Mais merde quoi ! Même si les enfants sont influencés dans leurs valeurs par leurs parents ils peuvent être bien élevés et surtout astucieux sympathiques, et avoir des modes de pensée qui leur sont propres ! Et même si
on en reste aux parents , ceux ci peuvent être intelligents ET avoir connu des difficultés, avoir des boulots peu glorieux, et pour autant être des gens dignes, voire même cultivés, qui méritent qu’on s’intéresse à eux et qu’on les respecte !

Pareil pour leurs gosses qui ne sont pas nécessairement de la racaille mais peuvent très bien être honnêtes, droits et dignes d’intérêt !

Voilà exactement le genre de situations qui me donne envie de prendre ma carte au PS et rénover ce parti pour en faire un instrument utile et non une marionnette qu’on agite
à l’assemblée… Marre de Fabius et Hollande. Pas con M. Sarkozy d’avoir bien vu que l’avenir du PS pourrait passer par DSK et de l’avoir aiguillé vers le FMI.. Mais alors, à quand un PS utile ? Un parti intelligent et efficace via un Etat volontaire mais pas déresponsabilisant, un état qui donne un coup de pouce mais qui ne supporte pas les paresseux, un Etat utile, bordel !

Mais bon… On a une gauche qui veut seulement être élue et qui bosse son marketing pour cela. Une gauche qui se fait élire seulement quand la droite merdouille (regardez
l’histoire politique des 30 dernières années, c’est édifiant) et non pour la qualité de ses propositions. On a une gauche qui a arrêté de réfléchir en 1981… Ca y est je vais être bougon pour la soirée.

Pour revenir au sujet si vous avez des parents comme les miens n’hésitez pas à mettre votre Best Of Unbearable Things en commentaire. Histoire que je me sente moins seul !

Et je vous prie de m’excuser pour ce coups de gueule un brin saoulant mais je viens de passer une semaine avec mes parents 24h/24 et j’en peux plus…

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Delirium tremens

Bon, j’avais commencé un article qui se voulait (à peu près) intelligent mais force est de constater que je suis toujours malade et fiévreuse et que j’arrive pas bien à aligner les
mots et les idées de façon cohérente sans fautes. Alors du coup, je vais faire un article sur mes délires fiévreux.

 

Petite, j’étais à peu près tout le temps malade, un 40° tous les 15 jours, selon la légende. Bien sûr, je me souviens pas de tous mes délires. Je m’en souviens de 2 en fait. Le
1er, j’étais en 2nde, j’avais de la fièvre et dans ma tête, j’arrêtais pas de convertir les chiffres français en italien. Sauf que je traduisais toujours le 14. Quatorze, quatordici, quatorze, quatordici…Bref, ça m’éclatait. Une autre fois, en 1ère, j’étais vraiment pas bien, je dormais au rez-de-chaussée dans la chambre d’amis tellement j’étais KO (ma chambre est à l’étage) et donc, mon allergie pour l’aspirine se déclare. Me voilà donc pleine d’eczema sur la tronche mais moi à moitié comateuse, moi n’avoir rien vu. Ma mère arrive à un moment,
me regarde et part en criant. Ben, sur le coup, j’ai sincèrement pensé « ça y est, je suis morte ». Mais comme j’ai bougé, j’ai compris que non.

 

Bon, je me rappelle rarement de mes délires fiévreux donc là, je vous raconte les derniers puisque je m’en souviens encore. En fait, tout a commencé mercredi, j’aurais dû
comprendre qu’il y avait comme un souci. Je rentre du taf et décide de m’accorder une sieste post job. Je m’endors donc joyeusement et là, c’est parti pour un rêve. Au départ, y a un pot à mon bureau mais en fait, c’est l’entreprise voisine mais on peut quand même y participer, y a du champagne rose et tout, tout ça pour un stagiaire qui finit son stage, plutôt sympa. De là, je pars récupérer un papier dans le bureau parisien de mon père ( ?) avec Vicky, on gare la voiture sur le balcon. Je récupère le papier et quand on sort, je vois un nuage de poussière qui fonce droit sur nous donc je dis à Vicky de vite se baisser, on s’accroche chacune à une fenêtre. Y a un gros souffle qui dure longtemps, une vieille dame passe et bougonne. Quand l’explosion est finie, je dis à Vicky d’appeler vite sa famille avant que le réseau ne soit saturé. Oui, j’ai de l’expérience en explosion, AZF rules. Bon, là, y a une ninja cagoulée qui débarque et me tue pour me piquer mon portable mais comme je trouve que ça craint de mourir comme ça, on en revient à « appelle tes parents ». En attendant, je laisse la voiture sur le balcon et je prends une mobylette pour rentrer chez moi car j’ai vu que le quartier qui a explosé est juste à côté de ma banlieue. Je prends le périph, je me retrouve des fois à contre sens et j’arrive chez ma sœur qui n’est pas là car en province mais ma mère et Anthony sont là donc je veux à tout prix rentrer chez moi pour voir si tout va bien, suis inquiète pour Kenya. On part donc à pied de chez Anthony et
Alice avec le jeune homme, ma mère et deux amis à lui. On passe devant la Poste où toutes les vitres ont volé, les potes d’Anthony veulent s’y arrêter donc je pète les plombs et je rentre vite chez moi. J’habite dans une espèce de maison, la porte du jardin est grande ouverte mais Kenya ne s’est pas échappée, elle se nettoie sur le rebord de l’évier et personne n’est rien venu me voler. Merci.

 Autre délire, cet après-midi. Pas bien, je décide d’aller m’allonger devant la télé sur le canapé. Et là, je pars très vite dans un cycle de pensées incohérentes dont une qui me

tient éveillée. Un slogan que je trouve génial : « la tomate, ça tumate ». C’est génial. Bon, dans ma tite tête, je commence à être consciente que le verbe tumater n’existe pas donc
j’essaie avec le passé simple, vous tumâtes. A présent, je réalise pleinement que ce verbe n’existe pas et je n’ai aucune idée de ce que je voulais dire avec ce verbe là.

 Alors voilà, là, j’ai bobo la tête, je me sens crasseuse, y a Eve Angeli à la télé alors vous comprendrez pourquoi je ne peux pas prétendre écrire un article un poil intelligent et

argumenté.

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Je te quitte

Rassure-toi, lecteur, je ne quitte personne, ni toi, ni Brad, ni ce monde cruel. Il y a quelques jours, je discutais avec une blogueuse hautement intéressante qui m’a demandé si j’avais déjà écrit un article sur la rupture. Non, lui répondis-je, mais j’y pense. Donc acte.

L’amour est vraiment quelque chose de très compliqué. D’abord, on se pose 100 000 questions : comment séduire Brad ? Comment puis-je devenir sa Bradounette ? Et, ô miracle, un jour, cela se fait, vos lèvres s’effleurent sous un lampadaire un soir de printemps, c’est l’extase. Sauf que voilà, Brad n’est pas précisément le prince que vous imaginiez, il a un rire agaçant, il ne lit que football magazine, il se gratte les couilles en se levant (et en plus, il se renifle les doigts, après, comme tous les mecs) et en plus, il a les mêmes baskets
depuis 10 ans et l’odeur qui va avec. Bref, je caricature mais vous comprenez qu’avec Brad, ce sera jamais soirée philo autour d’un verre de vin et qu’il n’apprendra pas à Junior à jouer aux échecs. Donc, plutôt que de continuer cette mascarade ridicule, autant y mettre fin.

Mais comment ? Oui, comment. Parce que, quelque part, la rupture, c’est comme la séduction, je crois qu’on n’est pas vraiment nés pour. Enfin, pas moi, en tout cas. N’étant pas de nature sadique, je n’aime pas faire souffrir les gens et une rupture en général, ça fait mal. Comment dire à l’autre, qui a certes ses défauts mais qui reste un être humain, qu’il ne nous convient pas ? Comment lui dire que demain, il n’y aura plus de nous ? Y a bien que dans les films où les nanas arrivent à dire sans complexe : « bon, tu te casses, c’est fini, j’ai même jamais eu d’orgasmes avec toi. » Quand bien même ce serait vrai, je pourrais jamais dire ça. Limite, je trouve ça plus gentil d’arracher les ailes d’un papillon, c’est
pour dire. Pourtant, certain(e)s arrivent à se la jouer salauds ou salopes, arrivent à vous cracher les pires trucs à la tête. Un de mes « exs » m’expliquait une fois que son ex avait tout fait pour pourrir la relation pour que ce soit lui qui la quitte. Que c’est courageux, bravo, j’applaudis des deux mains. Ah oui, je peux me la jouer lâche, genre je prends un amant et je fais bien exprès de laisser traîner une capote dans la poubelle de la salle de bain… Oui parce que salope ne rime pas avec cracra, je laisserai pas une capote usagée sous mon lit, faut pas
déconner non plus. Hop, double coup de poignard : « non seulement je te trompe mais en plus, je te quitte. » Non, non, non.

Après, y a le coup du silence radio. Bon, ça, j’en suis incapable aussi. Déjà que je culpabilise de bloquer sur MSN un plan cul, imaginez ce que c’est pour un chéri… En plus, j’en ai été victime du silence radio avec Arnaud et y a rien de plus agaçant. Ok, tu veux pas continuer mais dis-moi au moins pourquoi, enfoiré ! Remarque, des fois, vaut mieux pas savoir. Dans le rayon « rupture ignoble », j’ai eu la palme avec Pierre le pervers. En gros, monsieur m’a reproché d’avoir passé une journée à essayer de le joindre chez lui et de pas laisser de
messages sur le répondeur. Oui, les répondeurs et moi, on n’est pas copains, je sais jamais quoi dire. Donc quand je lui ai dit que j’avais essayé de le joindre parce que j’avais envie de parler,
j’ai eu droit à un merveilleux : « si t’as envie de parler, va voir un psy ». Oh, mes jolies dents toutes éparpillées autour de moi ! Après avoir jeûné, pleuré, fait la gueule pendant 24h, soudain, je m’énerve : « mais…mais… cet enfoiré de fils de biiiip biiiiip m’a dit d’aller voir un psy, mais quel biiiiip de biiiip de biiiiip ! ». Et Gauthier, placide : « c’est bien, t’as mis que 24 heures pour t’en rendre compte. »

Oui, une rupture, c’est la faute à qui ? « Ca ne vient pas de toi, c’est moi » ou « ça ne vient pas de moi, c’est toi ? ». Mauvais raisonnement, à mon avis. Le problème n’est pas le toi ou le moi mais le nous. Hé oui, le Brad n’est pas universel, y en avec qui ça colle et d’autres non. Il n’y a personne à remettre en cause (sauf certains cas, quand même), c’est juste une question d’incompatibilité. Mais pour le faire comprendre, ça, faut se lever tôt. Parce que mine de rien, une rupture, on le vit souvent comme un rejet de soi. Moi,
en tout cas. S’il ne veut pas de moi, c’est que je ne mérite pas son amour… Mais qu’est-ce qui cloche en moi, bouhouhou ! Heureusement, dans ces cas-là, Gauthier m’engueule : faut que j’arrête de croire que c’est tout le temps ma faute. Ok mon capitaine. Mais pour ne pas douter, le meilleure façon, c’est d’avoir une explication et on en revient au point de départ : comment rompre ? Par texto ? Non mais ça va pas ! Et pourquoi pas envoyer un télégramme tant qu’on y est. Par téléphone, ça le fait pas trop non plus, sauf si la distance y oblige. Par lettre… mouais, ça permet d’expliquer les choses sans être interrompu mais le temps que la lettre arrive… Par blog ? Non, je déconne ! Le mieux reste le face à face mais comme c’est difficile ! Voir le visage de l’autre se décomposer, risquer la crise de larmes… Dans un lieu privé ou un lieu public ? Je crois que le dernier est à bannir, justement à cause de la possible dispute ou crise de larme. Seulement, en privé, on ne sait jamais comment ça peut finir, genre « une dernière brouette pour la route » ? C’est à chacun de voir mais
attention, si la personne ne veut pas rompre, la dernière brouette peut être une façon de nier la rupture, je crois. « Tu m’as dit que tu me quittais mais on a fait l’amour juste après donc ça veut dire que tu as toujours envie de moi, non ? ».

Une rupture, c’est vraiment compliqué à gérer puisque outre le comment, y a le quand. Y a toujours des événements qui font que ce n’est pas le bon moment : son anniversaire, le mien, les exams, la St Valentin, Noël, le repas de famille, l’annif de sa mère, la mort de son chien… Bref. La rupture, y a jamais de moments idéal. Quelque part, c’est comme un sparadrap : oui, ça va être douloureux mais vaut mieux ne pas traîner sinon, après, on a des traces noires sur la peau qui ont du mal à partir même si on frotte fort. Cette métaphore
totalement nulle et infâme souligne bien le côté pourrissement de la situation. Avec Guillaume 1, à la réflexion, on est vraiment passés très près de la catastrophe pendant nos vacances, la rupture a eu lieu deux mois trop tard parce que personne n’osait rompre. Puis il y eut le mot de trop et j’ai explosé : on arrête là. Après des explications et des larmes au téléphone, il
est venu chez moi pour consommer la rupture, si j’ose dire, histoire de ne pas dire qu’on a rompu par téléphone. Assis sur le canapé, sans oser se regarder ni se parler, il n’y avait plus de nous. Dieu Merci, nous n’étions pas ce genre de couple à avoir oublié le mot « je », on avait pas mal d’activités solo, ça a donc été plus facile de s’en remettre. Mais bon, c’est la première fois de ma vie que j’ai pris des médicaments pour dormir. Comme en plus je prenais des médicaments pour mes allergies, j’ai dormi pendant deux jours quasi non stop.

Si la séduction est un art difficile, la rupture l’est encore plus car on se retrouve sans rien à l’arrivée. Ceci étant, si on tombait dès le départ sur la bonne personne, ça se saurait.

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