Retraite yoga : il faut persévérer

Hello ! Ca va bien, vous ? Moi, ça va très bien ! Pour ceux qui ne me suivraient pas sur Twitter ou Instagram, vous avez raté mes périples au Maroc où je suis partie en retraite yoga. 5 jours de Vinyasa, réservé un jour de “raaaaaaah j’en ai marre, ils me fatiguent tous [au taf], vite, vite, du zen !”. J’ai légèrement hésité, au vu de mon expérience pas ouf de l’an dernier mais, vous savez quoi ? J’ai eu raison de m’entêter.

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L’an dernier, j’étais partie, confiante, en retraite au Pays Basque, dans une maison magnifique mais… j’en ai chié. Au point qu’au cours du séjour, j’ai limite développé une haine du yoga, je me disais que c’était de la grosse merde, que j’aimais même pas ça et que j’allais m’investir dans le Pilates, plutôt. Finalement, seul un massage ayurvédique avait apaisé mon énervement (et mes courbatures) et avec le temps, j’avais oublié cette réaction épidermique. Puis lors de ma retraite de la semaine dernière au Maroc, ça m’est revenu… Oui, j’aime le yoga, j’aime les défis qu’il me pose mais… l’an dernier, j’avais juste été prise en grippe par une prof malveillante (envers moi du moins).

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Oh, rien de personnel, je pense. J’étais juste pas élève de son école et nous n’avions pas la même conception du yoga : je voulais me détendre, remettre du zen dans ma vie, pas faire un training militaire. Non parce que, ok, ça a été cool pour mes abdos mais c’était pas du tout ce que j’étais venue chercher. En rentrant, je m’étais dit “ouais bon, je vais quand même m’inscrire dans un cours parce que bon, si ça doit me faire les abdos…” mais je ne l’ai jamais fait. Parce que j’avais un peu intégré que j’étais une quiche, que j’avais pas envie de me faire malmener dans mes loisirs, que le sport doit me faire du bien et pas de mal.

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Là, par exemple, on a fait de la méditation sur la plage… Vie difficile !

Et puis le Maroc, et puis la révélation. Une prof bienveillante mais exigeante qui n’allège pas son programme alors qu’au matin du 4e jour, on s’effondre sur la première posture demandant un minimum d’équilibre. Dur ? Oui mais il n’y a pas ce sentiment d’échec : oui, on est fatiguées et, oh, devinez quoi ? C’est normal. Je n’arrive pas à faire les postures que sur les mains parce que j’ai peur de tomber ? Pas de soucis, j’y arriverai plus tard, chacun son rythme. Par contre, je gère pas mal le pont si vous voulez savoir. Oui, le yoga est une discipline exigeante mais NON, on n’est pas là non plus pour être performante. Non, je ne suis pas nulle, je sais gérer certains exercices, d’autres moins, c’est normal, en fait…

Bon, faut m'aider un peu car toute seule, j'arrive juste à me mettre sur la tête. Et c'est déjà pas mal

Bon, faut m’aider un peu car toute seule, j’arrive juste à me mettre sur la tête. Et c’est déjà pas mal

Fin de séjour, je rentre en France, heureuse, sereine, motivée, prête à mordre la vie à pleine dent. Première mission : voir les cours que donne la prof que j’ai eue au Maroc pour m’inscrire et pratiquer. Parce que j’ai besoin de sérénité mais j’ai aussi besoin de me prouver qu’à force de travail, je peux arriver à faire des choses… même à tenir sur les mains si je veux.

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Bref, moralité : il faut savoir relativiser certains “échecs” qui ne devraient même pas porter ce nom là, d’ailleurs. C’est une leçon qui s’applique à tout. Prenons l’exemple du travail : parfois, sur un dossier, vous n’êtes pas à votre optimum ou vous ne comprenez pas les attentes de la personne en face et elle aura de vous une mauvaise opinion. Ce qui ne veut pas dire que vous êtes mauvais dans l’absolu mais que dans ce cas, ça l’a juste pas fait. Idem en amour : une rupture ne veut pas dire que vous êtes une personne horrible dont personne ne veut mais qu’avec la personne qui vous quitte, ça ne le fait pas pour une raison X ou Y. Et je prends là une grande résolution, la plus dure de toutes mes résolutions : arrêter de m’évaluer dans le regard des autres.

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Bref, une nouvelle ère commence : une ère où Nina devient accro au yoga. Mon objectif ?
Ca :

Bakasana, le corbeau

Bakasana, le corbeau

Et ça :

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Mais surtout ça :

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(et enfin ça, on va pas se mentir non plus) :

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Les mondes parallèles

Le week-end dernier, j’ai visionné environ les 2/3 d’Inception, film dont il faudra que je mate la fin même si j’avoue ne pas avoir accroché plus que ça. C’est souvent le problème avec ce genre de films oignons où il faut perturber le spectateur afin qu’il ne sache plus où il est : je suis généralement déçue.

Pourtant les niveaux de conscience, ça m’excite l’imagination et pas qu’un peu ! Peut-on être sûr de la réalité de ce que l’on voit, ce que l’on sent, ce que l’on vit ? Sommes-nous pleinement éveillés ? Ou endormis, prisonniers d’une machine ou d’un univers virtuel ? Les héros de ces fictions naviguent en général entre 2 niveaux, conscients de leur inconscience jusqu’à un certain point.

Dans cette catégorie, j’ai vu 4 films : eXisTenZ (Cronenberg, pas excellent mais le personnage féminin (ou était-ce son interprète) m’a gonflée), Matrix (le 1er m’a saoulée avec la scène hystérique et sans intérêt où ils débarquent dans l’immeuble du méchant et canardent tout le monde, peinards. Sacré bon plan !), Dark city (celui-là, je l’ai aimé) et Inception (pas fini de le voir). En série, on a Lost en un sens si on lit la scène finale comme une révélation

Spoiler
, tout de déroule dans l’imagination de l’agonisant Jack. On a un épisode de Lois et Clark comme ça aussi où ils sont prisonniers d’un univers virtuel (référence !) et dans Stargate SG1 il me semble. Chacun me donne des palpitations à l’idée de les découvrir, mon imagination fait des bulles et… Plof.

Oui, plof. Parce que j’ai souvent la sensation d’une facilité scénaristique. On voyage entre les différents niveaux de conscience et à la fin, twist final « votre conscience était en fait un premier niveau d’inconscience, huhuhu ! » Oh ouah, on a tellement jamais vu ça « mais tout ceci n’était qu’un rêve M.heros du film ». Quoi qu’encore, je pensais qu’il y avait un autre niveau de conscience dans Matrix quand Neo tombe dans le coma mais non. Quel film pourri. Bref t’en vois un, tu te plaques les mains sur les joues, bouche bée et tu t’extasie sur cet incroyable ressort scénaristique. Au bout du 3ème, tu soupires : oh ouah, je m’y attendais tellement pas… Je vais aller faire pipi. Et encore, c’est une non cinéphile qui vous parle, je n’ose imaginer les dizaines de film de ce type que j’ai manqué.

Pourtant, quand mes doigts fourmillent, c’est notamment pour raconter une histoire de ce type. Alors forcément, je suis très exigeante quant à ces films. Un peu comme les films imaginant une société du futur… Ce que je fais moi-même dans la plupart de mes embryons de romans. Du coup, j’attends d’être éblouie, malmenée par le scénario, perdue dans les différentes strates. Et m’épargner le « mais tout ceci n’est qu’un rêve M. Machin ».

Mes lecteurs chéris, si vous avez des conseils cinématographiques (ou littéraires) à ce sujet, partagez les !

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Et sinon, ce week-end à Marseille, c’était bien ?

Deux ans plus tard, je me penche enfin sur la question du week-end à Marseille mais je vais angler l’article différemment puisque pas mal d’articles ont été écrits sur le sujet. En quelques mots, je dirais que l’organisation fut au top, le parfum n’est pas dans mon style mais plutôt agréable. J’avoue que sur le coup, je craignais un peu que ça fasse un peu trop cocotte Eau jeune mais ça va. J’en ai profité pour me racheter du baume à la cerise et quelques petits produits, j’ai pris le soleil à Marseille. Chouette.

Bien, voilà, en résumé, le soleil marseillais m’a fait du bien, j’ai un peu joué les autistes en restant avec une Bridgette et un SweetAnge mais quand on bosse avec des blogueurs toute la semaine, on n’est pas forcément motivé à l’idée de trop se mélanger le week-end, même si certaines furent particulièrement sympas. J’aurais certainement été plus cordiale si je ne venais pas d’entamer ma petite déprime. Au point que j’ai failli annuler le week-end mais j’ai bien fait de ne pas le faire, ça m’a fait du bien même si techniquement, le bénéfice a duré jusqu’à lundi 10h. Du coup, il est vrai que je n’étais pas au mieux de ma forme mais c’est pas pour autant que je n’ai pas été attentive à l’organisation du week-end. Car là, je suis face au dilemme de la travailleuse du web : dois-je louer honnêtement le travail de la concurrence ou le fustiger en étant exigeante à l’extrême ? Mmmm…



N’étant pas d’un naturel garce, j’aurais du mal à dire du mal gratuitement, juste pour le plaisir de descendre un « concurrent ». Au contraire, j’ai plus tendance à me comparer à nos deux accompagnatrices, Vicky et Acia (pas la mienne de Vicky) et quand quelque chose se passe bien, ça fait quand même plaisir qu’on reconnaisse notre travail. Parce que des râleurs, il y en aura toujours et pour ma part, je n’ai pas envie de pinailler. Imaginez un peu le travail que ça peut représenter, de réunir 40 nanas à Marseille (pas toutes de Paris), les loger, les déplacer, les nourrir, les faire tenir (relativement sagement) dans un magasin, les occuper sinon ça râle… Oui, quand on n’est pas de l’autre côté de la barrière, on a tendance à être exigeant… A moins que ce ne soit l’inverse ? Après tout, étant justement de l’autre côté de la barrière, n’est-on pas plus en attente encore, estimant que telle chose est normale et une autre pas ?


Il est vrai qu’être juge et partie peut fausser la donne. De mon côté, les blogueurs qui sont dans le milieu et ne jouent pas le jeu m’énervent plus que tout car ils savent qu’on a des deadlines à tenir. Ohoh, je vois, ça fait de suite « ouais donc toi, tu dis des gentillesses par solidarité professionnelle ! ». Tut tut tut, point du tout.

Ca aurait été foiré, j’en aurais juste pas parlé. Juste que parfois, des blogueurs qui voient du positif, c’est bien aussi, vu qu’il est pas mal de bon ton de jouer les blasés en disant que tout est nul, mauvais, qu’on nous ment, on nous spolie… Bref. Pour ma part, j’ai trouvé ce petit week-end objectivement bien organisé et si je devais souligner du négatif, je dirais qu’amener 40 blogueuses dont une énorme majorité ayant moins de 25 ans à un concert de Nina Hagen, c’était suprêmement couillu (personne n’a aimé mais moi, ça m’a fait rire quand même). Pour le reste, l’idée de nous faire circuler en petit train était pour le moins incongru mais assez marrant en fin de compte.


Bref, une belle organisation quoi qu’on en dise et rien que pour ça, ça fallait la peine d’écrire un article sur le sujet. Et de façon toute personnelle, j’ai noté mentalement quelques petites leçons car le  « RP » (relations publiques), ce n’est pas mon travail du tout mais ça me sert d’observer, même si je ne suis pas sûre d’avoir envie de me diriger dans cette voie là.

Et pour finir, un peu de Nina Hagen !

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Bof

Normalement, la rentrée, c’est excitant, c’est bandant, on est motivés pour tout faire, tout changer, c’est la fête au village, tout ça. Normalement, j’adore septembre, j’ai une
patate monstre, l’envie de tout casser et tout ça. Mais cette année, début septembre est morose et je suis déjà en phase d’hibernation.

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Comme toujours, j’ai des projets, j’aime ça, l’euphorie de mettre tout ça à exécution et compagnie. Sauf que là, tout se complique dès que je tente quelque chose. Deux de mes plans du moment se sont violemment percutés. Selon ce qui va se passer dans les prochains jours, un des deux devra passer à la trappe, on verra. Mais c’est gonflant d’investir du temps et de l’énergie dans un truc pour constater qu’il y a un gros soucis et que si ça se passe bien d’un côté, faudra laisser tomber de l’autre.

 

Et puis, y a la recherche d’appart, situation très compliquée aussi. Regardons objectivement les faits : avec Future coloc, nous sommes deux femmes actives en CDI avec nos
parents derrière, solide caution pour toutes les deux. Donc normalement, ça devrait aller mais non. Les agents immobiliers n’aiment ni les locations, ni les colocations. Acheter ? Bien sûr et puis quoi encore ? On a beau s’entendre à la perfection, Future coloc et moi, on va pas acheter un appart ensemble, on n’est pas un couple, on parle pas mariage, bébés et labrador. Ou quand on en parle, c’est a) pour rigoler, b) pas ensemble. Quoi qu’on aura déjà une Kenya à partager, c’est pas négligeable.

 

Côté projets hors taf, j’ai envie de faire du russe, c’est pas nouveau. Tiens, c’est sympa les cours du soir pour adultes et pas cher en plus. Ah mais voilà, je n’habite pas Paris.
J’habite juste à côté, vraiment, je vois même la Tour Eiffel de la grand’ rue de Plume sur Berges mais c’est pas Paris, tant pis si j’y passe les ¾ de mon temps. Alors je pourrais attendre d’y être domiciliée mais si j’arrive deux mois plus tard, je vais avoir un sacré retard. Alors soit je me ruine en cours particuliers (et puis quoi encore ? 12 euros de l’heure, une broutille surtout qu’à une heure par semaine, dans un an, je sais dire « Bonjour, ça va, je m’appelle Nina, j’ai 27 ans. Passe moi le sel »), soit je m’achète la méthode assimil, le truc qu’on pose sur le bureau et qu’on n’utilise jamais. Les langues, c’est vivant, ça se pratique avec des individus, pas avec un ordinateur. Et c’est pas un mauvais jeu de mots ! Pour le sport, c’est pareil, c’est cher. Avec Summer et Vicky, on veut se lancer dans la danse orientale, 143 euros le trimestre pour une heure par semaine. Ouch. Mais on a beau chercher, c’est partout pareil. L’aquagym ? Soit on a les cours pour mémés dans les piscines, soit faut aller au Club Med gym et consort, le truc à 700 euros l’année, là… Je crois qu’il est temps pour moi de braquer une banque.

Les amours, on va même pas en parler, je suis un tel aimant à connards que ça en devient indécent. Donc je crois que je vais me faire abstinente quelques temps, ça m’évitera
quelques connards supplémentaires. Non parce que sur 2007, si j’enlève Guillaume IV et Gabriel (et encore, par moments, il est un peu à côté de ses pompes), y en a pas un qui a été correct avec moi. Pour me sauter, ouais, pas de soucis, autant de fois que tu veux, ma chérie. Mais pour le reste, faudrait voir à pas déconner. On couche ensemble, j’en ai rien à foutre de ta vie, de ta personnalité, de ce que tu aimes (sauf si c’est sexuel). Se parler ? Pourquoi faire ? Je veux juste te sauter moi alors ferme la et à 4 pattes.

 

Mais bon, tout n’est pas négatif, regardons un peu le positif. Au taf, ça va toujours, pas de soucis de ce côté. Le temps me file entre les doigts et y a des jours où limite, ça
m’angoisse mais me rendre compte qu’il est déjà 17h alors que je pensais pas, quelque part, ça fait plaisir, ça montre que je m’emmerde pas. Faut dire que dans mon taf, la monotonie et le quotidien, ça existe pas vraiment. Oui, certains bloggeurs sont lourds et j’aimerais bien leur mettre une bonne fessée (vu leur niveau à certains, c’est tout à fait approprié) mais faut pas oublier que certains sont très sympas aussi et qu’on papote gentiment. Les ados sont marrants et rafraîchissants, je les envie des fois un peu. Ado, j’étais toujours dans un pseudo spleen mais finalement, c’était plus simple, il me semble. Enfin, dans quelques années, je dirai sans doute pareil de ma période actuelle. Reste aussi l’amitié. En ce moment, j’ai un peu envie de jouer les associales, marre des grosses soirées et bringues. Je veux juste voir mes amis, mon noyau dur avec qui je peux chouiner si je veux, me marrer un bon coup, refaire le monde. Ca tombe bien, ma girlie team adorée est un peu dans le même état d’esprit.

 

En fait, si je regarde tout ça, je me demande de quoi je me plains. J’ai beaucoup de cartes en main, j’ai pas tellement de raisons de râler. Oui, tous des connards, gna gna gna
mais j’ai déjà vécu ça, je sais que tous ses connards me feront apprécier la prochaine pépite sur laquelle je tomberai, c’est pas comme si ça m’était jamais arrivé. J’ai beaucoup de qualités et je sais qu’un homme finira par les apprécier, c’est O-BLI-GE. Peut-être que c’est juste pas le moment. Pour le reste, je pense que ma vie est plutôt chouette quand même : un taf, des amis, un chat qui me fait des câlinoux et des ronrons dans l’oreille, une famille unie où tout va mieux. Oui parce que y a 15 jours, un docteur a diagnostiqué un mélanome à ma cousine mais après examen, c’était juste un grain de beauté qui avait pris une drôle de forme, totalement bénin. On a juste été quitte pour une bonne semaine de trouille parce qu’à 32 ans, se récolter un cancer de la peau, c’est carrément dramatique. Peut-être que le problème, c’est que je veux tout et trop. Etre exigeant, c’est bien, c’est même une qualité, je pense mais peut-être que je devrais m’apprécier un peu à ma juste valeur au lieu de toujours en vouloir plus. Bien sûr que je serais capable de plus, on l’est toujours, mais peut-être que c’est juste pas le moment.

 Ou alors, on est le 7 septembre, je me les gèle et je veux rallumer le chauffage, j’ai un peu abusé de mes forces physiques ces derniers temps et je suis juste en blues semi

hivernal. Mmmm, je crois que je vais me faire un petit planning jusqu’en 2008, histoire de voir un peu plus loin que ce début de mois de septembre pas très ensoleillé. Oui, reboostons nous !

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On vous rappellera… pas

Comme tu le sais, lecteur, en ce moment, je suis en recherche active d’emploi. J’ai des alertes mail partout, je clique sur tous les liens « recrutement », j’envoie,
j’envoie, j’envoie. 5 ans d’expérience nécessaire ? Pas grave, je tente quand même, on ne sait jamais. Non mais 5 ans pour écrire dans le catalogue de « l’Homme moderne », c’est une blague ? Bon, ok, c’est la classe, l’Homme moderne, y a des tas de gadgets, j’adore le feuilleter ! (même si j’achète rien, faut pas déconner non plus). Bref, en ce moment, ma seule exigence, c’est « un boulot avec un salaire dans un domaine journalistique ou proche ».

 

Donc j’envoie mes CV. De temps en temps, je reçois une réponse automatique du genre :

« Bonjour, nous avons bien reçu votre candidature et nous vous remercions de l’intérêt que vous portez à notre société. Nous étudierons votre candidature avec l’attention qu’elle mérite. Cependant, considérez que si vous n’avez pas reçu de réponses d’ici 15 jours, ce sera négatif. Et merci de pas nous appeler, nous recevons tellement de candidatures ». Traduction : « t’es au chômage, on va déjà perdre 5 mn à lire ton CV, nous fais pas chier ! Et puis tu crois vraiment qu’on va prendre la peine d’écrire un mail pour te dire non, tu dreames en blue, ma pauvre. » Oui, nous, les chômeurs, nous n’avons même plus le droit à la moindre considération, on est trop nombreux pour ça.

Maintenant, on rappelle même pas après entretien. J’ai passé un entretien la semaine dernière, tailleur, talons, tout ça. Bon, le poste était à pourvoir dans l’urgence (genre ça commençait hier) et vendredi à 18h, j’avais toujours pas de news. J’imagine qu’on prévient pas les gens un lundi à 8h30 pour qu’ils commencent à 9h donc j’ai compris. J’aurais dû rappeler vendredi, certes, j’ai attendu au plus tard car je préfère avoir un mail/coup de fil « non, on vous prend pas », que d’appeler pour entendre la même chose. Mais bon, le coup de fil avec ma maman ayant duré plus longtemps… Bon, j’ai eu hier soir des nouvelles donc j’arrête de râler après eux, j’ai pas été prise malgré la « qualité du communiqué » que je leur avais fait (c’est toujours ça de pris) car ils ont pris quelqu’un de plus expérimenté (c’est sûr que moi, la comm, je débute un peu…) et qu’ils n’ont pas réussi à joindre mes derniers employeurs… Soit cette foutue
asso de mes fesses qui commence sérieux à me gonfler, je viens de refaire mon CV pour qu’ils n’apparaissent plus en dernière expérience pro, surtout au vues de nos relations actuelles. Oui, le président de l’asso me trouve gonflée d’avoir envoyée une lettre en AR pour réclamer mes salaires manquants parce que j’étais quasi pas sur Paris ces derniers mois. Ah ? Première nouvelle,
tiens ! Enfin, ça doit se régler NORMALEMENT vendredi. Mais je m’égare.

 

Des fois, j’ai l’impression qu’en tant que chômeuse, je ne suis qu’une moins que rien aux yeux de pas mal de gens. D’ailleurs, je ne dis plus « je suis journaliste  quand on me demande ma profession, je dis que je suis chômeuse, ça évite les « ah… » quand à la question « tu bosses dans quel journal », je réponds « aucun ». Bon, je suis pas en train de jouer les Cosettes, ne vous trompez pas. Je ne suis pas unique, je fais même partie d’un groupe de près de 9 millions. Les employeurs savent qu’ils auront de dix à vingt candidatures pour un poste, ils vont pas nous bichonner non plus. Doit-on les blâmer ? J’en suis même pas sûre. Ca me fait penser aux mecs du métro qui font leur discours pour qu’on leur donne une pièce et que les gens ignorent. Nous, c’est pareil, on envoie notre CV avec une lettre de motivation toute fleurie (vous êtes merveilleux, moi aussi, marions-nous !) et les responsables du recrutement nous snobent. C’est la vie. Apparemment, il y a même des entreprises qui s’amusent à nos dépends. En surfant sur categorynet, j’ai découvert que certaines sociétés (Ubiqus, Hors Ligne et je sais plus le 3e nom, c’est le même truc en fait) demandaient de très hauts diplômes (Science Po, journalisme, bac +4 ou 5), convoquent les gens pour des batteries de tests et y a jamais de suite. Si j’ai pas bien compris le but de la manœuvre, je suis carrément atterrée. D’un autre côté, un tel niveau pour faire de la bête prise de note en CE, ça m’étonnait aussi.

Mais bon, des fois, je rêve d’un mail de refus plutôt qu’un long silence, un « vous ne correspondez pas car… », histoire que je puisse m’améliorer.
 

Alors oui, je peux appeler, demander des explications, mais encore faut-il avoir une réponse. L’an dernier, j’avais postulé à une annonce taillée sur mesure pour moi mais vraiment. J’appelle deux jours plus tard pour savoir où en est ma candidature « ah mais non mais les postes ont déjà été pourvus ». Deux jours après le passage de l’annonce ? Mais bien sûr ! Du coup, j’écris un mail à la recruteuse pour avoir une raison au fait que j’ai pas été prise. Evidemment, je n’ai jamais eu de réponse. Parce que je peux concevoir qu’on m’embauche
pas mais au moins, qu’on me dise pourquoi ! Parce que là, pour l’entretien de mardi, je commençais à me refaire le film de l’entretien, cherchant ce que j’avais mal fait. Bon, c’était pas l’entretien idéal, une des deux nanas n’arrêtait pas de rentrer et de sortir, coupant court à certaines conversations. Peut-être est-ce mon signe astro qui a bloqué (puisqu’on m’a posé la question) ? Peut-être est-ce le fait que je viens d’arrêter de fumer (puisqu’on m’a posé la question) ? C’était peut-être mon tailleur ? Mon haut rose fuschia ? Mes talons ? Moi ? Et finalement, non. Je vais faire un tour sur pages jaunes et retrouver le numéro de DRH choupinou (il a déménagé donc c’est peut-être plus le même) comme ça, je le donnerai la prochaine fois. Et comme l’asso a un peu sombré dans les méandres de mon CV (à la rubrique stages), j’arrêterai d’être obligée de préciser que nous sommes en litige quand on me demande leur numéro.

 

Bref, en attendant, je fous mon CV partout sur la toile, on verra ce que ça donne. En espérant que mon prochain refus sera signalé au moins par un mail plutôt que par un silence évocateur.

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Les filles, toutes des garces !

L’amitié féminine est quelque chose d’assez curieux. Quand je lis les magazines féminins ou que je regarde ma propre vie, je catalogue l’amitié féminine en deux catégories : l’amitié sincère et l’amitié hypocrite basée sur la rivalité. Je sais pas si c’est pareil chez les mecs mais y a des jours où c’est très fatigant.

J’ai plusieurs amies, des proches et des moins proches, des copines avec qui j’aime bien papoter aussi. Mes vraies amies, on se confie tout. Par exemple, Anne, on a eu des conversations très intimes. Anne, je la considère comme une vraie amie : je suis heureuse pour elle quand il lui arrive des choses biens sans ressentir de jalousie. Là, elle est en couple depuis 4 mois, maintenant, et j’avoue que ça me fait grand plaisir. Faut dire qu’elle n’a pas eu une vie sentimentale très heureuse jusqu’à présent, chose que je ne m’explique absolument pas. Outre qu’elle est très jolie et qu’elle a un corps de déesse, elle a oublié d’être conne, elle se cultive beaucoup. Bref, elle a tout pour plaire et, enfin, elle trouve un mec avec qui ça marche. C’est marrant comme nos rôles se sont inversés : avant, c’était moi la fille en couple, elle la célibataire, moi qui disais : « mais t’inquiètes, toi aussi tu trouveras le bon ». Là, c’est l’inverse. Anne, elle a un mec, un boulot et deux neveux. Tout ce que j’aimerais avoir. Mais je ne suis pas jalouse pour autant. C’est mon amie et son bonheur fait aussi le mien. Idem pour Lucie : quand j’ai su qu’elle avait son CAPES, j’étais réellement heureuse pour elle parce qu’elle avait bossé comme une folle pour l’avoir et l’avoir dès le 2ème coup sans être passé par l’IUFM, c’est quand même une jolie performance. Bon, je vais pas vous faire la liste de tout ce que je pourrais jalouser chez mes copines parce que je suis pas en train d’écrire un roman, là.

J’ai un idéal assez élevé en terme d’amitié, je crois que je suis exigeante dans ce domaine qu’en amour, voire plus. L’amitié, c’est un peu mon arche de Noé, là où je me réfugie en temps de déluge mais là aussi où j’accueille mes amis quand ils ne vont pas bien. Ca marche dans les deux sens : on se soutient mutuellement. C’est aussi un lieu de joie : quand tout va bien, on est heureux de se retrouver tous ensemble pour célébrer nos bonheurs. La vie est suffisamment compliquée pour s’en rajouter avec les amis, même si les prises de tête arrivent.

Revenons à l’amitié féminine. Durant ma vie, je me suis retrouvée dans des cas d’amitiés concurrentielles et j’ai franchement horreur de ça. Cas le plus flagrant : Rachel. Dans le genre « je t’aime autant que je te déteste », on a fait fort. Cette fille, je l’ai rencontrée au lycée, en première et on est devenues très amies en terminale. C’était toujours à celle qui aurait la meilleure note (moi, en général), à celle qui plairait le plus aux mecs, à la plus mince, la plus intelligente… Enfin, moi, je faisais pas attention, je m’en foutais un peu. D’abord, il y eut le gars qui me fit une déclaration en pleine discussion sur Friends, celui qui faisait une rubrique F1 sur une radio locale un peu grâce à moi. Quelques temps après, voilà qu’elle se sent attirée par lui. Un jour, on discute collégialement, elle parle des peluches qu’elle a dans la voiture, je lis l’Equipe quand je vois qu’il y a eu un accident pendant les essais privés donc je m’exclame : « oh, machin a eu un accident » et le gars me parle du coup. Quand on se retrouve toutes les deux seules, je me prends un « il a suffi que tu ouvres la bouche pour qu’il m’oublie » bien amer. Heu…pardon, je l’ai pas fait exprès. Pour compliquer cette relation, Yohann, notre meilleur ami commun de l’époque, la troisième roue du tricycle, en somme, tombe amoureux de moi. Là, la jalousie est à plein régime. Un soir, elle lui dit : « Nina et moi, on a le même caractère, pourquoi tu la préfères elle à moi ? » Sous entendu : Nina est de toute façon trop moche pour qu’elle te plaise par son physique. Ca fait plaisir ! D’ailleurs, je me suis pris pas mal de skuds sur mon physique. Exemple : on part en vacances avec Yohann dans la maison de sa tante au bord d’un lac. Un soir, on parle d’atouts physique et elle me demande les siens, je commence un listing quand elle me fait « Bah, arrête, tu me demanderais la même chose, je serais pas capable de répondre. » Ok, j’ai ramassé mes dents et je suis allée faire la vaisselle.

A la fac, nouvel élément de notre folle passion amicale : Gauthier. Au début, c’est moi qui suis intéressée par lui et je me prends un fantastique râteau. En 2ème année, Gaugau et moi devenons insupportablement complices, on passe nos cours à s’échanger des petits mots d’amour genre « je te prendrais en levrette, la tête dans le frigo». Elle croit qu’on dit du mal d’elle sur nos mots donc systématiquement, elle se place entre nous en cours et fait tout pour qu’on ne s’échange plus nos mots doux mais on y parvient toujours. Déjà, je ne suis pas suffisamment garce pour écrire des saloperies sur une nana à côté de moi. Ensuite, on a appris six mois plus tard qu’à ce moment-là, elle voulait sortir avec le Gauthier et qu’elle était persuadée que j’allais conclure avant elle malgré ma pseudo relation de couple avec Pierre le pervers. Finalement, avec le temps, nos relations se sont normalisées, sans doute parce qu’on ne se voyait plus beaucoup mais maintenant, quand je sens poindre un rapport de rivalité entre une copine et moi, je mets aussitôt de la distance. J’ai passé l’âge de jouer à qui sera la plus belle, qui aura la meilleure note, qui aura le plus de mecs… Je ne nie pas qu’une certaine émulation peut être motivante mais faut pas pousser mémé dans les orties. Avec Cécile, au lycée, on jouait un peu à
« qui aura la meilleure note » aussi mais de façon très soft, c’est-à-dire que quand l’une des deux se prenait une sale note pas du tout attendue, l’autre ne ramenait surtout pas sa fraise. C’était surtout en philo qu’on s’amusait à ça, vu qu’on avait généralement un point d’écart ou la même note. Mais on travaillait main dans la main, celle qui avait compris en premier expliquait à l’autre. En général, je l’aidais en maths, elle m’aidait en anglais, on faisait tous nos exercices à deux sans chercher à impressionner l’autre. Une saine amitié, quoi

Pendant longtemps, j’ai eu du mal avec les filles, en fait. Depuis que je suis sur Paris, j’ai des relations tout à fait normales avec Tatiana, Zoé ou Sab. On se raconte nos vies sans se balancer des piques dans la gueule. Quand Zoé me parle de sa nuit d’amour avec M. Zoé, je peux lui sortir un « han, je suis jalouse ! » mais c’est de l’ordre de la boutade et elle le sait très bien. Idem pour les deux autres demoiselles. Les filles ont quand même tendance à être garces entre elles et quand y en a une qui me fait un compliment, j’ai tendance à le prendre pour argent comptant. Mais je me méfie quand même des hypocrites et Dieu sait qu’il y en a. Quand je surprends une copine en flagrant délit d’hypocrisie, j’ai tendance à me refermer, aussi. L’amitié, c’est comme l’amour, tout est question de confiance, selon moi. Et à partir du moment où ma confiance est trahie, je ne me sens plus très motivée pour faire des confidences. Le pire étant les
nanas qui se la racontent, qui sortent des mensonges aussi gros qu’elles car j’ai vraiment l’impression qu’elles me prennent pour une idiote et ça m’agace. Oui quand on ment, faut bien le faire, c’est tout un art. Quand on sait pas, on s’abstient. De toute façon, je vois pas l’intérêt de mentir en amitié. Se faire passer pour quelqu’un d’autre ? Ben c’est pas de l’amitié ! Entre amies, on devrait se montrer telles quelles, ne pas s’inventer d’histoire d’amour ou de sexe pour pas se sentir moins jolie que les autres, ne pas prétendre qu’on pèse 10 kg de moins que ce qu’il y a marqué sur la balance. D’abord ça se voit. Et puis en plus, on n’est pas là pour se juger. Si mes amies commencent à me juger, c’est que ce ne sont pas des amies, point.

L’amitié féminine est vraiment quelque chose de compliqué. Heureusement, j’ai quelques bonnes amies qui m’empêchent de penser que les filles sont toutes des garces.

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Stage ta mère !

C’est la misère : je cherche du travail mais je n’en trouve pas. Décidée à ne pas quitter le journalisme de vue, je décide de chercher un stage mais, là, il est difficile de ne pas se faire piéger. Mon dernier stage, narré ici, fut une pure catastrophe, il faut bien le dire : pas rémunéré, exploitée, peu considérée, je devais amener mon propre ordi… C’était limite si je ne devais pas amener mon propre café ! Pour éviter tout ça, j’ai décidé d’être plus exigeante.

stagiaire

Le mois dernier, j’ai donc passé un entretien dans la mairie où travaillait Bouki. A la gare, en attendant que notre train parte, nous discutons avec Helmut et, je ne sais plus pourquoi, le sujet dérive sur les stages. C’est fou le nombre de gens prêts à accepter un stage non rémunéré… De toute façon, si on est payés, c’est, au mieux un tiers du SMIC. Mais pour ma part, il est hors de question de ne pas avoir un petit pécule pour mon prochain stage.

 

Pour moi, il y a différentes catégories de stages : ceux que l’on sollicite et ceux que l’on trouve par annonce. Dans la première catégorie, quasiment tous les stages que j’ai fait. Dans ces cas-là, il me paraît assez légitime que l’entreprise refuse de me payer : ils n’avaient pas forcément besoin de moi, c’est moi qui veut aller chez eux. Ceci étant, dans le journal local où j’ai travaillé et lors de mon premier stage parisien, j’ai eu des compensations. Pour le premier, j’ai eu droit à 210 euros (150 euros pour mes écrits plus 60 euros pour les photos) de gratification. Pour le second, outre les tickets resto et 50% de la carte orange, j’ai eu un aller-retour pour ma ville natale où j’allais couvrir un match (et passer le week-end chez papa et maman), un aller-retour et nuit à l’hôtel à Clermont et un aller en avion pour Toulouse (après, j’étais en vacances donc je suis revenue plus tard).

Dans la deuxième catégorie de stages, où je postule actuellement, il est hors de question de se passer d’un minimum de rétribution : s’ils mettent une annonce, c’est qu’ils ont besoin de quelqu’un, qu’ils y mettent le prix. J’avais trouvé mon deuxième stage catastrophique sur le net, une annonce : le mec avait besoin de gens pour travailler, les stagiaires, c’est le pied, c’est de la main d’œuvre gratuite. Moi, je dis non. Je ne réponds qu’aux annonces qui donnent dès le départ le salaire car les « à négocier », ça veut dire qu’il n’y en aura pas mais on peut vous filer une prime, on ne sait jamais… Donc non. Après tout, je fais le travail d’une personne, je fais mes 35 heures, voire plus. Souvent, au bout de trois jours, on est totalement autonomes donc il ne faut pas déconner, on mérite un salaire !

Mais les entreprises savent très bien qu’on n’a pas le choix, beaucoup de formations se terminent par un stage obligatoire. Du coup, on voit des annonces hallucinantes genre un grand éditeur qui propose un stage de 6 mois à un an à 300 euros par mois ! J’appelle ça tout simplement de l’exploitation. Un an, y a des CDD plus courts que ça ! Et le pire, c’est qu’ils savent très bien qu’ils trouveront quelqu’un. On voit de ses annonces, des fois ! Y en a une qui a été dénoncé moult fois : une entreprise qui recherche un stagiaire photographe
non rémunéré mais la personne doit avoir un appareil photo numérique dernier cri, un mac et des logiciels de retouche particulier… Comme plusieurs personnes ont dit, manquerait plus qu’on paye pour avoir un stage 

Pourtant, je ne nie pas l’utilité des stages. J’ai appris plus au cours de mes stages qu’au cours de mes études. Dans mon master, j’ai appris (vaguement) à me servir du matériel mais rien ne nous apprend à affronter la vie au sein d’une rédaction. De fait, j’ai fait un stage dans une radio nationale d’une semaine. En gros, je posais mon cul sur une chaise à agresser les journalistes pour qu’il me donne quelque chose à faire (« silvouplé une brève a écrir, silvouplé ! »). Et bien, ce fut bien instructif que les cours de radio que j’ai eu cette année, par une journaliste de ladite radio. Ce n’est pas la journaliste qu’on doit remettre en question, je l’ai trouvée bonne enseignante mais le journalisme, ça ne s’apprend pas en théorie, ça se vit sur le terrain, y a que comme ça qu’on apprend. Le journaliste n’a pas d’horaire : on a la journée pour écrire notre ou nos papiers, à nous de gérer. Pas mal de métiers sont comme ça. Par exemple : prof. On peut croire que c’est réglé comme du papier à musique : le lundi, 2h avec la 6ème 1, le mardi, une heure avec la 5ème 3… Mais après, faut gérer la préparation des cours, la recherche des documents, la correction des copies. Ma tante est prof, Lucie et Guillaume mon ex aussi, je vois comment ils procèdent. Ça, aucun cours ne nous apprend à faire, à nous de démerder. En plus, la position de stagiaire est assez rassurante : on fait le travail d’un journaliste mais si pépin il y a, la responsabilité tombe sur le tuteur de stage, jamais directement sur nous. Ce n’est pas pour autant qu’il faut en profiter…

Donc je ne suis pas contre les stages, bien au contraire, je suis même en train d’en chercher un si je ne trouve pas d’emplois mais le système est en train de se corrompre : chaque formation professionnalisante (et il y en a) ne peut s’achever qu’ainsi et on ne peut pas remettre en cause ça. Le problème ne vient pas des écoles (quoi qu’il faudrait qu’il y ait plus de suivis à ce niveau-là, ma sœur est partie trois mois à Londres pour faire… des photocopies !) mais surtout des entreprises qui savent que cette main d’œuvre très bon marché voire gratuite existe. Pourquoi créer un poste alors qu’il y aura toujours un stagiaire pour faire le boulot ? Depuis le temps que je consulte les annonces, je vois que certaines entreprises recrutent régulièrement des stagiaires : même texte, même poste, même rémunération, quand il y en a. J’ai même vu que mon tuteur de stage de cet été recherchait un nouveau stagiaire. Et il est toujours marqué : « gestion de la culture dans les collectivités » et « rémunération à négocier ».

Y a-t-il cependant une solution ? Est-il possible de demander aux entreprises de limiter le nombre de stagiaires et la durée du stage ? Pourquoi pas mais comment le prendra-t-on quand on nous répondra : « ah ben non, on peut pas vous prendre, on a atteint notre quota ! ». Non, le problème est plus au niveau de la rémunération : si on veut quelqu’un pour faire un travail, il est normal qu’il soit rémunéré. Parce que l’expérience, ça ne nourrit pas son homme… Après tout, on fait notre travail comme les autres, il n’y a pas de raison… Et puis si ça pouvait nous permettre de cotiser, ce ne serait pas plus mal…

Enfin, le débat naît, je ne sais pas trop ce que ça va donner, je ne suis guère optimiste. Je pense que le débat va faire long feu mais les entreprises apprécient trop les avantages des stages pour y renoncer sans lutter. En attendant, moi, je cherche toujours…

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2006 sera mon année

Comment réussir sa vie ? Bon, techniquement, je ne sais pas mais je pense qu’il faut mettre le maximum de chances de mon côté, d’où mes bonnes résolutions, crue 2006.

 

J’ai lu l’autre jour dans je ne sais plus quel magazine que pour remplir ses résolutions, il en fallait de petites. Certes, j’ai donc rayé de ma liste gravir le Mont Blanc, je ne suis pas alpiniste… Cependant, c’est pas une raison pour viser petit. Je suis une fille qui a des ambitions, hors de question d’y renoncer. Je sais ce que je vaux, quand même…

 

Alors, j’ai un plan. Déjà, je ne cherche plus que dans la rubrique emploi des sites mais aussi dans la rubrique stage. En effet, j’ai réfléchi. L’inactivité, c’est clairement pas mon truc : moins j’en ai faire, moins j’en fais, ce n’est pas très positif comme attitude. J’ai l’impression que je m’abêtis à force de ne rien faire donc je dois me bouger. Dans la mesure où mes parents peuvent « m’entretenir », si j’ose dire, je pense qu’il est préférable de faire un stage (rémunéré quand même) dans le journalisme que n’importe quel boulot payé au SMIC qui m’éloignera de ma voie. Honnêtement, je n’ai rien contre les téléopérateurs, j’ai bossé tantôt à la Poste, mais suivre cette voie me paraît dangereux. J’en ai parlé à Anne qui a un peu galéré à la sortie de ses études, aussi, et nous sommes d’accord : ce genre de travail alimentaire peut nous entraîner dans une routine dont on finit par ne plus sortir. Elle-même a fait du téléacting (comme ils disent) et à la fin de son contrat, elle a hésité à renouveler, je l’ai poussée à ne pas le faire : ça ne lui plaisait pas du tout et elle était trop qualifiée pour ça. Car après le CDD arrivait le CDI et pour partir de là… Finalement, elle n’a pas rempilé et elle a bien fait puisque quelques temps après, elle a trouvé un boulot correspondant à ses compétences et la femme qu’elle remplaçait a eu la bonne idée d’avoir des exigences telles pour son retour que l’entreprise a décidé de se passer d’elle.

 

Pour être journaliste, faut pas que je m’éloigne de ce métier, au contraire : un stage, j’en ai fait un nombre certain mais en même temps, ça permet de se faire des contacts et on ne sait jamais, il y a parfois des perspectives d’embauche… Mon cousin travaille depuis 3 ou 4 ans chez Milan Presse suite à un stage, par exemple… Mais ça ne m’empêche pas d’envoyer des CV pour un emploi, j’envoie des CV et j’ai un plan : construire un CV en ligne avec press book téléchargeable. Je n’espère pas qu’un employeur tombera dessus par magie et m’embauchera, c’est pour permettre aux gens qui reçoivent mon CV de

– consulter immédiatement mon press book

– voir que quand je dis que je maîtrise l’html sur mon CV, c’est pas du vent.

Par ailleurs, je vais écrire au maximum pour mes webzines et multiplier les sujets sur les médias. L’idée est la suivante : j’interviewe un ou plusieurs journalistes sur un sujet donné, ça permet déjà de me constituer un petit carnet d’adresses et comme je suis maligne, je leur envoie l’article une fois écrit, pour qu’ils puissent lire ma prose…

 

Pour réussir tout ça, il faut avoir un emploi du temps et s’y tenir. Je pense agir comme ceci :

 

8h30-10h30 : réveil tranquille. Petit déjeuner, lecture des blogs, coup d’œil sur les dépêches en ligne, sites d’emploi et mails

 

10h30-12h : piscine (oui, faut bien compter le temps d’y aller, de revenir, de se changer, de se doucher donc voilà).

 

12h-14h : déjeuner, écriture loisir…

14h-19h : écriture d’articles journalistiques, travail sur mon site, visite sur les sites emploi.

 

19h-23h : loisirs en tout genre.

 

Le tout, c’est de s’y tenir ! Mon père m’a filé un gros agenda de sa banque, je vais pouvoir inscrire en détail à l’intérieur les articles en préparation et tout ça…Bon, ça, c’est si je trouve pas un stage ou un boulot, évidemment… Déjà, je ne pourrai pas le faire avant la deuxième semaine de janvier et encore, je pars en Bretagne voir Guillaume à ce moment-là mais si je n’ai pas de stage ou de boulot à mon retour de Bretagne…

 

Bon, cette année sera essentiellement placée sous le signe du boulot, donc, vous l’aurez compris. Ce n’est pas pour autant que je n’ai pas pris de résolutions pour ma vie privée. Déjà, j’ai décidé d’avoir une vie plus sage : moins de sorties, moins de cuite. Je ne crois pas qu’une vie dissolue soit la meilleure voie pour réaliser mes projets précédents. En 2005, j’ai bien (trop ?) profité de la vie, il est temps de se recentrer un peu. De toute façon, ça me fatigue un peu cette vie futile et je n’ai pas vraiment les moyens de faire la bringue tous les soirs. Mieux vaut faire la fête pour de vraies occasions et en profiter que tout le temps et ne plus apprécier.

 

De la même façon, terminées les brouettes avec des gars pour qui je ne ressens absolument rien, j’ai pu constater que ce n’était pas toujours sans conséquences. Mon ego apprécie peu de se faire cracher dans la gueule par des mecs qui étaient ravis de me trouver à une époque, je n’ai aucune envie de devenir un égout séminal. A partir de maintenant (et même déjà avant), je ne veux plus que des belles histoires, pas de bises après une fellation ou autre. Je ne brouetterai plus avec quelqu’un qui ne me plaît pas plus que ça… Evidemment, rien ne peut me garantir que je me planterai pas mais au moins, je n’aurai rien à me reprocher. De toute façon, le sexe pour le sexe ne me tente plus. Cela ne veut pas dire que je dirai non à toutes les relations ne menant pas directement à l’autel mais juste que je suis lassée des connards qui prennent et partent sans donner.

 

Enfin, en vrac, j’ai des petites résolutions faciles à tenir. D’abord, j’ai décidé de passer moins de temps sur les blogs. Je les lis, je commente et basta. Concernant celui-ci, je continue à écrire et à répondre aux comms mais pas en permanence. J’ai envie de profiter de mon temps libre pour écrire, faire de la photo, des trucs du genre… Et surtout, je vais devenir (un peu) plus égoïste… Parfois, je fais les choses pour faire plaisir alors que ça m’emmerde profondément, il est temps de penser un peu à moi…Ça peut paraître curieux comme résolution mais elle est nécessaire pour moi.

 

Voilà… Pas de Mont Blanc, à voir si je tiens ou pas !

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