Les mecs mariés fidèles, c’est que des connards

Laissez-moi vous narrer une petite histoire. Il était une fois une jeune femme que nous appellerons Léa. Léa aimait les hommes plus mûrs qu’elle. D’un point de vue psychologique, nous dirons que Léa cherche le père, le sien l’ayant profondément blessée en quittant sa mère pour une jeunette à peine plus âgée qu’elle. Oui, la relation avec les parents, ça
explique toujours plein de choses, c’est magique. Donc Léa aime les hommes un peu mûrs. Or passé un certain âge, nombre d’hommes ont la bague au doigt. Récemment, Léa a craqué pour un bagué et a commencé à l’entreprendre avant de réaliser que, non, il n’y aurait pas transformation. Verdict : c’est un connard.

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C’est quand même amusant quand on y pense. La plupart des femmes (dont Léa) cherchent un homme qui a, entre autres qualités, la fidélité. Or l’homme bagué de notre petite fable l’est justement et c’est précisément ce qui lui est reproché. En somme : « je veux que tu sois fidèle mais juste avec moi, pas avec ta future ex femme ». Parce qu’évidemment Léa
souhaitait que la fable se termine par un « il quitta sa femme, épousa Léa, ils furent très heureux, youpi! ». Donc parce que M. Marié a refusé ses avances (enfin, si tant est qu’il les ait vues), il est un connard. Pourtant, il n’a strictement rien fait pour s’attirer les faveurs de la demoiselle, ne l’a jamais laissé espérer quoi que ce soit. Mais ça reste un connard, c’est comme ça.

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Quelle douce hypocrisie. Imaginons que M. Bagué ait répondu aux avances de Léa, entamé une relation extra conjugale avec elle pour finalement quitter sa légitime pour sa maîtresse. Cas assez rare nous en conviendrons, mais nous sommes dans le domaine de l’hypothèse, je peux même faire intervenir une licorne si je veux. Bref. Donc il quitte son épouse et
les enfants qui vont avec pour une jeunette. Déjà, il va hériter de son badge de connard à l’unanimité du jury composé de sa future ex femme, peut-être de ses enfants (comme Léa avec son père), de sa famille, des amis du couple… Celui qui part est rarement celui qui s’en sort le mieux en terme d’image. Le voici donc à s’installer avec Léa dans une relation strictement monogame. Que va-t-elle penser au moindre retard ? Va-t-elle supporter qu’il côtoie de jeunes femmes au même endroit où il l’a rencontrée ? Un homme infidèle, c’est comme un animal qui goûte la chair humaine, il y reviendra forcément. Bon, ce point reste à débattre mais on est dans la psyché de Léa, là.

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En fait, je n’ai pas compris cette réaction négative, dans la mesure où M. Bagué n’a pas joué les séducteurs. Il nous est arrivé à tous et toutes de craquer pour une personne déjà en couple, ça arrive, c’est pas grave. Donc si on entreprend des manoeuvres d’approche, on a quand même bien en tête qu’il y a de fortes chances qu’on se plante. Par exemple, j’irai bien jouer au docteur avec le FILF du bureau mais j’ai parfaitement conscience qu’il y a à peu près une chance sur un million que ça se produise vu qu’il a l’air très amoureux de sa femme et qu’il adore ses gosses. Si tant est que je me lance dans une opération séduction un jour (hautement improbable, mon ego n’aime guère les râteaux) et qu’il me repousse, qui est le connard de l’histoire ? Celui qui reste fidèle à ses principes ou celle qui essaie de l’en détourner pour sa seule satisfaction personnelle ? 

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Evidemment, je ne dis pas que tous les hommes en couple fidèles sont des hommes bien ou que les hommes allant voir ailleurs sont des mecs mauvais (ça dépend du lien qui l’unit à sa moitié, certains couples sont libres, c’est leur choix. Tant qu’il n’y a pas trahison du contrat…). Mais on ne peut pas exiger d’un homme qu’il ne respecte pas les principes qu’on cherchera à lui imposer par la suite si on l’attrape dans ses filets.

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Conseil pour les Léa : si vous aimez les hommes mûrs, reste les divorcés, le travail est déjà fait.

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Ah que le monde est petit !

(Et pour que vous me détestiez à vie d’avoir osé invoquer la chanson la plus entêtante du monde, je la mets même à votre disposition.


Je suis la pire des garces quand je m’y mets).

Avec la famille Bartoldi, il s’en passe des choses. J’avais prévu de vous raconter l’histoire des inondations mais on attendra parce que l’article est sur un autre pc et j’ai eu la flemme de faire un transfert hier donc je passe à la suite. Pour la bonne compréhension de l’histoire fascinante qui va suivre, il est important d’expliquer le contexte. Nous sommes donc arrivés samedi et le mardi, on se réveille sous des trombes d’eau, il pleut depuis 3h du mat. Au vu du temps, on se dit qu’on va en profiter pour faire des excursions vu que la plage, c’est même pas la peine d’y penser. Donc nous voici partis à Fort-de-France, « capitale » de l’île. Je suis désolée si des Foyalais me suivent mais je n’ai pas aimé du tout. Certes, il faisait mauvais et beaucoup de gens n’avaient pas pu venir travailler pour cause d’inondations (d’où le marché désert) mais j’ai pas adhéré. Ma famille non plus et finalement, on est rentrés assez vite aux Trois Ilets où il y avait notre hôtel.

Ne sachant trop que faire, on va se promener à la marina et dans le coin alentour. Juste à côté du 8 à 8, il y  une pharmacie dans laquelle on regarde en rigolant. Pourquoi en rigolant ? Il y a une explication simple. En fait, l’ex femme de mon oncle Bartoldi, une espèce de folle hystérique, est pharmacienne et elle a justement été mutée en Martinique, aux dernières nouvelles. Donc c’était un peu la blague récurrente de la semaine : « Hé, regarde dans la pharmacie si y a pas l’ex belle sœur ! ». Donc on regarde dans celle là et Alice commence à s’agiter : « Oh, regarde maman, on dirait ta cousine et son mari… Mais… MAIS C’EST EUX ! C’EST EUX ! ». Et voilà ma sœur partie en courant dans la pharmacie. Et de fait, c’étaient bien eux. Ce qui était fantastique, c’était la tête de ladite cousine qui nous a regardé avec toute la perplexité dont elle était capable avant de lâcher un « Non mais c’est pas possible… ».

Ce qui est encore plus dingue dans cette histoire, c’est qu’on croise précisément cette cousine là qui vit en temps normal du côté de Vannes, que j’ai vue trois fois dans ma vie (en comptant celle-ci). En gros, la première fois que je l’ai vue, j’étais ado. La seconde fois, c’était y a 5 mois, à la mort de ma grand-mère. La cousine et son mari étaient venus loger à la maison pour assister à l’enterrement. Quelles étaient les chances de se recroiser si peu de temps après, finalement (15 ans séparent les deux premières fois), dans une pharmacie de l’autre côté de l’Atlantique ? Ma mère, dans un moment de mysticisme dit : « Tu vois, je crois que ta grand-mère a agi là haut pour que ça arrive ». Propos très étonnants de la part de ma mère qui a perdu la foi il y a fort longtemps. Mon père, lui, eut une conclusion magnifique et ô combien pragmatique : « On ne peut amener sa copine nulle part dans le monde, tu croises toujours quelqu’un que tu connais ! ».




Et moi qui m’émerveillais il y a peu de croiser des gens dans Paris intramuros…

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