Quand tes amis deviennent nos amis

Au début, nous ne sommes que deux. A s’aimer sous les draps, à traîner au lit peu vêtu à se mater des conneries entre deux parties de jambes en l’air. On se voit à deux dans les bars ou à domicile, parfois au cinéma mais c’est lui, c’est elle, et c’est vous. Mais quand la relation devient un petit peu plus sérieuse, ils commencent à apparaître dans les conversations avant ce moment fatidique de la rencontre. Les parents ? Non les amis de votre significant one !

Soirée avec nos amis

Les amis, c’est potentiellement compliqué. On se dit “mais s’ils sont amis avec mon roudoudou, ce sont forcément des gens bien avec qui je vais être super ami.e, c’est l’évidence !”. Et bien non. Prenez votre tissu amical et observez le. Est-il uni comme une toile de coton ou coloré qu’un morceau de wax (je dois vraiment ressortir ma machine à coudre pour me faire des petites tenues en wax, je suis encore une fois victime de la mode) ? Pour ma part, j’ai un tissu amical bien bariolé pour cause de “j’ai rencontré des amis à différents moments de ma vie” et j’ai bien changé, durant toutes ces années. De Anne, rencontrée en maternelle, à Anaïs, Isa et Joy rencontrées à la plongée (enfin, Joy est à la base la moitié d’Isa mais je la considère comme une amie à part entière, notez pour la suite), en passant par Amy, Enzo et Zénobie rencontrée dans les premières années de ma vie parisienne,en ajoutant tous mes anciens collègues que je revois régulièrement, non plus en tant que collègue mais en tant qu’amis, certains de mes collègues actuels, des fantômes du passé qui repassent une tête de temps en temps… Bref, j’ai des amis différents les uns des autres, des que je vois avec grand plaisir, d’autres plus par nostalgie, d’autres parce qu’ils sont potes de potes et que j’ai pas super le choix. Et donc, parmi mes amis, je sais qui va accrocher directement avec mon doux et qui aurait moins d’atomes crochus… Parce que oui, nous sommes multiples donc mes amis ne sont pas toujours en grande affinité entre eux et peuvent donc ne pas accrocher avec mon adoré. Cf le pote de pote que vous avez du mal à saquer.

Ami gênant

La présentation aux potes, c’est crucial. Surtout les meilleurs potes, ceux avec qui on a intérêt à bien s’entendre parce qu’on risque de les voir souvent. Quand j’étais avec Guillaume 1er, un de ses meilleurs amis était un pote d’enfance… débile. Franchement, il était pas méchant mais c’était un enfant (et je vous dis ça, j’avais 20-24 ans à l’époque) et ça me fatiguait de le voir parce que je savais que j’allais devoir sourire toute la soirée et éviter de lever les yeux au ciel quand il nous déclarait en criant au resto “l’autre jour, j’ai pété et j’ai fait croire que c’était le frigo qui puait le fromage, héhé !”. Je vous jure que cette scène est réellement arrivée, j’exagère même pas.

Femme gênée

Mais il arrive aussi que les potes de l’un et de l’autre deviennent des amis mutuels. Il m’arrive par exemple de papoter en one to one avec la meilleure amie de Victor parce que c’est mon amie aussi, maintenant, on n’a plus besoin de ce lien “Victor” entre nous, j’ai gardé contact avec quelques amis d’ex avec qui je m’entendais bien et que même si on se voit plus beaucoup, on reste liés. Mais du coup, quand tu es en couple et que ses amis deviennent vos amis, ça double le nombre d’amis… et donc le gymkhana pour faire rentrer tous ces gens que nous avons envie de voir dans notre emploi du temps.

Emploi du temps surchargé

Parce que quand je dis qu’être en couple, c’est multiplier les amis par deux, c’est vraiment ça. Ces moments où, affalés sur le canapé, on se fait la liste de tous ceux que l’on doit voir et où les caser en fonction de leurs situations géographiques (proches du boulot ou de chez nous : en semaine, plus loin : le week-end).

Carte de la bataille tempête du désert

Et je vous dis pas comme le jeu se complique quand les amis se décident à faire un mini eux. Tiens, la semaine prochaine, je vous parlerai du fait que, depuis que je suis en couple, mon utérus est beaucoup trop un sujet de conversation pour personnes que ça ne regarde pas.

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Bloguer ou bosser: l’impossible alliance ?

J’ai un défaut: j’ai des idées, tout le temps. Des idées de livres à écrire, d’articles à vous faire… ou de blogs à créer. Et je vous parle même pas des 38 boutiques Etsy auxquelles j’ai pu penser. J’avais eu aussi l’idée y a 5 ans de faire des articles vidéo (des podcasts, quoi) avec des ponctuations issues de séries télé. Quand j’ai vu l’explosion des tumblr gavés de gifs animés exploser (et les articles qui utilisent encore ce type d’illustrations aujourd’hui), j’ai saisi à quel point j’avais trop eu la bonne intuition… et loupé le coche. Bon après, rendons à César ce qui lui appartient: “mon” idée géniale était directement inspirée de Dream On. Et en plus, j’ai une culture série de merde. Mais bloguer en travaillant, gérable ?

Bref, j’ai plein d’idées, des trucs où je me dis “tiens, je vais lancer ça pour me payer des vacances” (enfin, ça me paiera au mieux le café à l’aéroport) ou “tiens, je vais lancer ça, ça fera bien sur mon CV” voire “tiens, je vais lancer ça, ça me permettra d’acquérir telle compétence” (et ça fera bien sur mon CV)”. Oui, j’ai des idées mais pourquoi j’estime que c’est un défaut ? Facile: parce que si j’ai les idées, j’ai juste pas le temps de les appliquer donc je suis frustrée.

Bloguer en travaillant , le défi impossible ?

stressed woman with computer

Si je devais résumer ce blog, je dirais très grossièrement qu’il y a eu 2 périodes: la faste et la ronron.

La faste: au début où nous avions trois ingrédients de succès: le cul (version sans filtre), la régularité (1 article par jour) et surtout le temps d’entretenir la communauté (pas étonnant que je passe ensuite par la case community manager) et d’avoir de nouveaux lecteurs en postant des comms de ci de là.

bouton-commentaire

La ronron: beaucoup moins de cul pour cause de “j’ai des collègues maintenant, on ne sait jamais”, une régularité plus que relative et surtout plus aucune gestion de la communauté pour cause de manque de temps. Comme qui dirait les cordonniers sont toujours les plus mal chaussés.

Mes jambes pré opération du genou et pré trou dans la jambe parce que je suis tombée dans le métro

Mes jambes pré opération du genou et pré trou dans la jambe parce que je suis tombée dans le métro

Il est vrai que ce blog m’apporte juste un espace de prise de parole mais c’est bien tout désormais. Et je n’ai aucun regret en soi. Contrairement à mes autres projets de blogs (ceux qui ne voient pas le jour, j’entends), les vingtenaires ne nécessitent que rarement un travail de recherche, on est plus dans le fact checking qu’autre chose. Pourtant, j’aime ça, chercher, c’est toujours l’occasion d’apprendre quelque chose mais pas le temps. D’autant plus maintenant que je suis en couple et que je vis entre deux apparts.

(sac trouvé sur Claire Production mais en rupture de stock mais vous pouvez cliquer quand-même si d'autres trucs vous plaisent)

(sac trouvé sur Claire Production mais en rupture de stock mais vous pouvez cliquer quand-même si d’autres trucs vous plaisent)

Mais parfois, je soupire devant certaines occasions manquées. Non pas que je compte devenir millionnaire grâce à mon blog, je suis légèrement réaliste mais du coup, je perds l’aspect expérimentation sur certains réseaux ou sur l’écriture, le public reste modeste. Parfois, je me pique de vouloir relancer la machine, faire un peu de SEO, essayer de booster un peu les réseaux sociaux mais je laisse vite tomber… essentiellement par manque de temps. Et d’investissement aussi. Ce que j’aime, moi, c’est écrire. Le reste, ce serait bien que je sache faire mais la flemme… Ouais, la flemme. D’abord parce que la naturopathe avait dit que j’avais droit mais surtout… bah une fois un article écrit, j’ai pas le courage de faire “buzzer” en commentant ailleurs, en allant interpeller des gens qui parlent du sujet et surtout, surtout, j’ai la flemme ultime de fréquenter la blogosphère et ses soirées sponsos. Je crache pas sur les blogs en général, certains sont tops, mais alors le côté soirées de marque, c’est peut-être un peu trop proche de mon boulot pour que j’ai envie. Sans parler du fait que c’est un milieu assez puéril (et Machine elle a dit de truc que ci, que ça et lui, je l’aime pas, lui parle pas, et elle, c’est trop une michto, blablabla) donc un gros “pas envie”. Enfin, je dis ça des blogs, les Tweet apéros et co, c’est pas forcément mieux… En fait, c’est un peu partout pareil, je crois juste que je suis devenue associale et que j’ai juste envie de voir a) mon mec, b) mes potes. Les soirées pince-fesses, à part pour faire progresser ma carrière, non, non, non.

NON MERCI !

NON MERCI !

Mais reste la frustration. Celle de ne pas avoir le temps d’écrire comme je veux, celle de ne pas arriver à écrire une relative success story (le défi étant donc de “réussir” à monter un truc sans se taper les soirées sus-nommées. Et surtout de mener de front ma vraie carrière et ce petit projet, je n’ai pas envie de devenir “blogueuse pro”, voyez). Que si, parfois, le secret pourrait résider dans l’organisation, ces derniers temps, le travail me pleut dessus et il devient difficile (impossible?) de sauver quelques minutes d’écriture. Avec de la chance, une fois que Victor et moi serons installés ensemble, je pourrai écrire un peu le soir, mais rien n’est moins sûr. Mais il faudra car mine de rien, le blog, ça reste le meilleur truc pour rajouter du sens au métro, boulot, dodo.

 

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Bouge toi le cul

Parfois, le soir, je ne fais rien. Glandant gentiment sur Twitter en matant des vidéos à la con sur Youtube*, je vois parfois passer un pseudo que je connais, une personne que j’ai côtoyé dans une ancienne vie. C’est un peu la magie perverse des réseaux sociaux : soudain, un nom ou un pseudo perdu dans les limbes de votre mémoire vous revient soudain à la figure et vous brûlez d’une petite curiosité, parfois malsaine: et alors, il-elle devient quoi ?

stalking

Les parcours sont variés, certains ont trouvé une joyeuse moitié, d’autres ont même eu l’audace de se reproduire, j’ai accès à leurs photos de couple, leurs photo de bonheur qui ne me regarde pas, finalement. Puis d’autres exposent d’autres aspects de leur vie : leur réussite. Quand je parle de réussite, je ne parle pas nécessairement de réussite au sens capitaliste du terme mais oui, certains ont réalisé leur rêve. Et moi, j’en suis où ?

aladdin magic lamp on black with smoke

aladdin magic lamp on black with smoke

Bonjour, je m’appelle Nina B. et je suis une putain de flipette qui se réfugie dans la procrastination pour ne pas réussir. Voilà, on pouvait pas mieux résumer la situation. Je suis la fille qui veut faire plein de choses mais repousse toujours au lendemain pour d’obscures raisons qui tiennent au choix de la flemme ou de la peur ou des deux. Ma vie est loin d’être un échec, entendons-nous bien, mais il y a ces rêves que je repousse pour « quand j’aurai le temps ». Vous voyez très bien de quoi je parle, vous qui me lisez depuis longtemps, n’est-ce pas ?

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Des fois, j’ai de petites ambitions. Genre créer de nouveaux blogs qui seraient plus axés sur une rémunération, même minime, histoire de (je ne parviens pas à me résoudre à mettre de la pub sur les vingtenaires), lancer une petite marque de bijoux et accessoires faits main juste pour le côté je l’ai fait et choper 30 € de plus par mois (la richesse). Je veux aussi me lancer dans la vidéo, apprendre la musique, une nouvelle langue, tout ça, tout ça. Mais non, je ne fais rien parce que tu comprends, « j’ai trop de travail, j’ai pas le temps ». Notez qu’il est vrai que je suis bien (trop) débordée et que le soir, je suis bien meilleure à résoudre quelques escape rooms (ma nouvelle addiction) en matant une énième fois des épisodes de Salut les geeks, le fossoyeur de films ou le joueur du grenier qu’à écrire trois phrases correctes. Puis la naturopathe, elle a dit que j’avais droit à la paresse alors hein… Et c’est vrai. Mais faut assumer alors.

Mon chat assume son droit à la paresse, par exemple

Mon chat assume son droit à la paresse, par exemple

Et j’avoue que c’est là que le bât blesse un peu. J’ai pas envie d’être juste une fille de bureau. Mon travail n’a certes rien de routinier, je dois régulièrement me pencher sur de nouvelles marques, de nouveaux univers, comprendre ce que veulent des gens qui sont différents de moi, d’une marque qui ne me parle pas. Je suis l’écolo bobo qui anime la page de voitures plutôt polluantes, je suis la rêveuse qui raconte des histoire autour de pays où elle n’est jamais allée pour des compagnies aériennes, je suis l’experte de la bancassurances qui finit à découvert tous les mois, je suis la fille qui écrit des tweets sur un film qu’elle n’a pas vu… Ca occupe. Mais est-ce que ça suffit à m’épanouir ? Non car ce métier me permet de toucher des tas de choses du bout des doigts mais jamais de soulever le voile. Entre parler d’une voiture et la piloter, il y a un gouffre. Entre habiller la photo d’un sublime paysage d’un texte évocateur et voir ce paysage de mes yeux, il y a un abysse. J’ai envie d’expérience, j’ai envie d’aventure, je dois essayer.

Ici, par exemple, une aventure que je ne vivrai jamais

Ici, par exemple, une aventure que je ne vivrai jamais parce que ça me terrorise à mort

Alors maintenant, le dire, c’est bien, le faire, c’est mieux. Parce que ces gens là, croisés irl ou virtuellement dans une autre vie, ils ont pris leur destin en main, ils ont essayé. Si je prends le cas de Natoo dont j’ai déjà parlé, ses petites vidéos lui ont apporté beaucoup : une carrière, des projets (un livre, une BD) et même un mec.  Moi, j’ai déjà le mec mais sur le reste, y a du boulot.

Je déteste tellement ce genre de carton citation de mes fesses...

Je déteste tellement ce genre de carton citation de mes fesses…

Quotidien vs la recherche d’un extraordinaire, la bataille est lancée.

* J’ai plus la télé depuis presque un an. Pas par choix, non, juste par flemme d’appeler SFR pour réclamer une nouvelle télécommande. Ca vous situe mon envie de récupérer une télé

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Je cherche un mec

Par PinkLady

Soirée entre copines, l’alcool aidant, vous vous laissez aller à quelques confidences et vous laissez échapper cette phrase terrible : “j’veux un mec!”. Erreur fatale, hiiiiiiin hiiiiiiiiin hiiiiiiiiiin*. Pourquoi donc ? me demandez vous naïvement. C’est très simple, dans chaque groupe se cache l’ennemi de toute célibataire en recherche d’un partenaire de vie : la marieuse. Plus rarement la marieuse peut être un marieur, certains mecs s’adonnent aussi à ce petit loisir, ne les oublions pas.


Le marieur ou la marieuse, c’est quoi ? C’est une personne en couple qui commence à un peu s’ennuyer dans sa relation et cherche à revivre les frissons du début à travers vous. Ou bien, pire, c’est une personne attirée par un individu de type masculin et célibataire mais elle refuse de croquer la pomme et vous la refile, tout en se délectant des détails croustillants que vous accepterez de partager. Une bonne façon de vivre cette idylle par procuration. Parfois la marieuse n’a pas d’intentions perverses, elle cherche juste un couple ami avec qui faire des virées en chiffres pairs. Puisqu’elle et vous êtes déjà amies, vous n’avez qu’à rapporter votre homme et hop ! Pour peu qu’elle le connaisse et l’apprécie déjà, mathématiquement, cette relation à 4 s’annonce parfaite.

Pire : la marieuse célibataire. Alors là, gros warning qui clignote, ça pue l’arnaque. La marieuse célibataire veut vous refiler un mec donc :

– soit elle n’en veut pas pour elle-même, mauvais plan à priori

– soit c’est son ex ce qui implique que soit il était pas assez bien pour elle, soit elle est toujours amoureuse de lui et nous en revenons à “je vis ma relation amoureuse idéale à travers toi”. Pas bon plan quoi qu’il en soit.

A moins bien sûr que cette amie célibataire et vous n’ayez pas du tout les mêmes goûts…


**

Quel que soit le schéma, la marieuse vous met une pression d’enfer car elle a décidé que célibataire, vous ne seriez plus. Donc elle vous présente des mecs et assure un SAV d’enfer. Enfer, oui, le mot est choisi. Vous ne trouvez pas cet homme à votre goût ? C’est que vous êtes trop difficile. Et si par malheur il vous plaît et qu’il se passe un truc, là, c’est pire que tout. Comme mentionné ci-dessus, votre relation ne se déroulera pas à deux mais à trois. Priez pour que tout se passe bien si vous ne voulez pas passer à la question “mais pourquoi tu veux rompre avec lui ? Hein ? T’as pas réglé ton Oedipe ou quoi ?”. Vous n’osez pas lui répondre qu’il n’y a que dans un monde parfait où il suffit de mettre un homme et une femme en présence pour que la magie de l’amour opère et que, en l’occurence, son Jean-Louis, il est sympa mais ça le fait juste pas. Avec de la chance, la marieuse finit par comprendre et vous lâche. Au pire, elle est obtus et vous perdez un mec et une copine.

Parfois, la marieuse n’a rien sous la main mais reste aux aguets pour vous. Un bellâtre entre dans votre zone ? Elle se met à gesticuler, à le montrer du doigt et à énoncer haut et clair : “Et lui, il te plaît pas, lui ?”. Mais heu… Là, maintenant, j’ose plus le regarder vu qu’il a bien senti qu’on parlait de lui, je ne crois pas que mettre un homme mal à l’aise est une bonne technique de séduction.



Tout ça part bien entendu d’une bonne intention, reconnaissons-le. Cependant, en prononçant ces 4 petits mots fatidiques “je cherche un mec”, vous vous mettez une pression qui n’a pas lieu d’être. Enfin, on vous met une pression qui n’a pas lieu d’être. Parce que chercher un mec, ça ne veut pas dire se mettre à la colle avec le premier venu, avec ou sans bénédiction des copines, on a le droit de choisir. Même quand nos 20 ans commencent à dater un peu. Et ce choix, personne ne peut le faire pour vous puisque les goûts, curieusement, c’est très subjectif. Le bellâtre de A n’est pas celui de B ni même celui de C et je vous parle même pas de la personnalité parce que là, entre celui que vous, vous trouvez drôle mais que la marieuse trouve lourd, celui que vous trouvez prétentieux et qu’elle trouve brillant… Non, croyez-moi, si vous cherchez un mec, restez discrète ! Alors bien sûr, on pourrait me rétorquer qu’un mec, c’est comme un appart, si on veut trouver la perle, mieux vaut faire passer le mot. Oui sauf que si vous trouvez un appart via des amis, ils peuvent aussi s’incruster tout le temps chez vous, ce chez vous que vous avez trouvé grâce à eux, vous faire remarquer qu’il n’est pas d’une propreté impeccable, que vous devriez mettre le canapé là plutôt que là… De fait, pour trouver un mec, première règle : empêchez quiconque d’y mettre son grain de sel.

* Ceci est le bruit d’une alarme

** Par exemple lui, il me laisse totalement indifférente contrairement à nombre de demoiselles.

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Courrier des cœurs : réponse à Jibs

Cette semaine (enfin, cette semaine de y a quelques semaines), Jibs nous a posé la question suivante :

« Salut les Vingtenaires! Je vous écris pour avoir plusieurs avis sur mon problème.
Cela fait 9 mois que je suis en couple avec une fille dont 4 qu’elle est en Australie et moi en France car elle est partie en Juillet pour un an d’étude universitaire là-bas. Cela faisait des années qu’elle rêvait de découvrir ce pays, sa culture et tout ce qui va avec mais elle n’avait pas prévu de me rencontrer entre le moment où elle a fait sa demande et où celle-ci a été accepté… On a tout de même choisi de rester ensemble avant qu’elle ne parte. Tout se passe bien jusqu’à présent même si au bout de 4 mois le manque commence à être vraiment insupportable que ce soit de son coté comme du mien mais je vais la rejoindre fin Décembre jusqu’à fin Janvier, cette perspective de nous retrouver bientôt nous aide et nous remotive chaque jour qui passe. Mais après ce mois de retrouvailles, il va de nouveau y avoir 6 mois de séparation avant qu’elle ne revienne définitivement en France et je ne sais pas si je pourrai à nouveau supporter une si longue période sans elle car maintenant que je sais ce que ça fait d’être séparé de celle qu’on aime pendant 6 mois… Je n’ai pas non plus envie de la forcer à rentrer et d’écourter son rêve pour qu’elle vienne peut être me le reprocher plus tard…
Je ne sais pas qu’elle sera la bonne attitude à adopter quand je serai auprès d’elle… En sachant que je ne peux pas rester avec elle car j’ai des concours à passer le reste de l’année. Je sais très bien qu’il n’y a pas de solution miracle et que la clé est la communication et je pense que c’est en grande partie grâce à cela que notre couple dure malgré la distance. Je veux juste savoir si d’après vous, le fait de lui demander de rentrer et de faire son second semestre en France fait de moi un gars égoïste ou pas. »

La cellule Love and sex s’est réunie et voici ce que nous en pensons.

Enzo : [mode Ted]
Déjà OUI, c’est totalement égoïste d’oser penser lui demander de rentrer et de faire son second semestre en France. D’autant plus égoïste que tu fais deux-poids-deux-mesures : elle devrait écourter et corrompre son projet universitaire / professionnel pour ton bon plaisir par contre toi tu « ne peux pas rester avec elle car [tu as] des concours à passer le reste de l’année » ?! Je doute que tu aies un mois de janvier rempli de partiels. Il faut les bosser ? Ah ben tu as eu des mois de soirées sans elle pendant lesquelles tu aurais pu bosser !
[mode Marshall]
Vous êtes amoureux ? C’est donc pour la vie. Qu’est ce que 6 petits mois par rapport à la soixantaine d’années que vous allez vivre ensemble ?!
[mode Barney]
Comme tu l’as dit, « cela faisait des années qu’elle rêvait de découvrir ce pays, sa culture ET TOUT CE QUI VA AVEC », autrement dit : surfeurs australiens. Réfléchis un peu ! Il y a 20 000 km entre la France et l’Australie ! Selon le syndrome d’Erasmus, tu as une chance sur deux pour qu’elle reste là bas plus longtemps pour approfondir les mœurs locaux, parce que ‘bla bla c’est dur d’être si loin bla bla je me sentais seule bla bla c’est pas toi c’est moi bla bla et Hugh était si gentil bla bla j’ai rien vu venir bla bla’…

Lucas : Là dessus, j’ai un avis très sanglant. Laisse-la finir son année en Australie. C’est quoi 6 mois sur une vie ? Que dalle.
Mieux encore. J’ai le sentiment en te lisant que tu es un « jeune vingtenaire »… je peux me tromper bien sûr… Mais j’ai envie de te dire « laisse courir ». Tu n’imagines pas comme tu vas évoluer dans les 10 prochaines années, L’entité que vous formez aujourd’hui peut exploser comme se renforcer lors de son retour. Les romains disaient que « l’adolescence finit à 30 ans ». Arrête donc de te mettre Martel en tête. Qui plus est, elle va revenir d’Australie beaucoup plus mature que tu ne l’auras laissée. Déjà tu vas te rendre compte de l’évolution en janvier. Peut-être même ne vas-tu pas la reconnaitre. Donc, grandis un peu : ta naïveté fait rigoler le vieux con en moi… Un conseil:  arrête de penser à toi uniquement. Qui plus est, elle va peut-être trouver là bas un surfeur winner ascendant snowboarder. Pour patienter. Comme tu pourrais trouver une nana ici entretemps. En fait, perso, j’aurais plutot proposé une mise en pause pendant un an. S’autoriser à aller voir ailleurs chacun de son coté. Et voir si au bout d’un an la flamme peut-être ranimée entre vous deux. Les esprits intégristes vont me dire que c’est mal mais je ne vois pas où est le problème… Je dis ça car je vois ou j’ai vu plein de couples se mettre ensemble à 20 ans et se séparer à 25… Évolution de chacun, absence de cohérence, envie d’autre « chose »… Capiche
??

Summer : C’est vrai tu aurais du choisir la facilité comme te le conseille Lucas, Grand Naif que tu es! et puis tant qu’à ajouter des plaies à ton profil continue dans la connerie en faisant le gros lourd égoïste qui ne pense qu’à lui, histoire d’aller droit dans le mur parce que tu ne peux pas patienter un an. Petite question et tu verras que la réponse à ta question tombe sous le sens : quid de la position inverse? Et si c’était toi à l’autre bout de la planète qui réalise un rêve tu aimerais que la femme que tu aime te pose un ultimatum? que répondrais tu? Franchement il n’y a pas pire que l’amour égoïste! Enfin si l’amour lâche mais là je doute qu’il y ait amour tout court!

Keira : Franchement si j’étais à la place de ta petite copine et qu’on me posait un tel ultimatum la réponse serait quelque chose
du genre « Non mais tu rêves là, casse-toi pauvre con! ». Donc voilà, pour répéter le propos de mes collègues : six mois ça passe super vite (plus que deux mois avant Noël, imagine comme ça va aller vite pour le reste de l’année) donc tu la lâches un peu et tu la laisse profiter. Et dis-toi que tu vas découvrir un pays incroyable pendant un mois entier, alors tu comprendra peut-être un peu mieux son point de vue. C’est son avenir qui est en jeux, elle veut se forger à l’étranger pendant un an. T’auras le reste pour la voir tout le temps. Tu es jeune, elle est jeune. Bref, ne la joue pas vieux con avant l’âge. Laisse la vivre.

Jane : Non mais ils ont quoi les gens avec l’Australie en ce moment? Ok, c’est grand, c’est beau, il y a des koalas et des kangourous, tout est neuf et tout est sauvage (là-bas… Ouh ouh ouh ouuuuuuuuh Reste auprès de moi… Désolée, je m’égare) Bref, je voulais donc dire, lui demander de rentrer??? Et pourquoi ne pas décaler d’un an tes concours? Tu peux certes tenter le chantage affectif « si tu m’aimes, reviens » et si par le plus grand des hasards elle le fait, sache qu’elle te le reprochera ensuite. Tu seras le grand méchant qui a légèrement foutu en l’air un projet qui lui tenait à cœur, parce que la distance te faisait souffrir… Je ne suis pas totalement sûre que ce soit une bonne chose pour construire un couple solide!

Petite Cervoise : Ah, l’Australie. Dans les séries AB, c’est toujours là que les personnages partaient quand on devait se
débarrasser un peu d’eux… bon, par exemple, Hélène, elle était partie en Australie pour voir sa grand mère et elle s’est installée là bas. Nicolas a eu le coeur brisé mais s’est consolé dans les bras de Linda (je crois) et Jeanne et d’autres filles (j’ai pas tout suivi, je n’aimais pas beaucoup Nicolas).
Tu vois le rapport ?
Tu ne peux pas lui demander de revenir pour toi. Mais continue de jouer de la guitare et du synthé, avec ou sans les cheveux gras, et attends de voir à son retour. (au fait, les jumelles Suzy et Suzon, elles étaient parties en Australie, elles aussi ?)

Summer : c’est qui Suzy et Suzon? je me sens un peu larguée là! sinon le plus mieux c’etait José!

Nina : Ah non, pas forcément pour AB ! Hors la famille de Justine et d’Hélène, les personnages qui étaient dégagés partaient en
Finlande : « le pays de la fin ». Y en a une qui n’a pas lu feu le blog de Fabien Remblier !

Summer : Oui j’avoue! non seulement j’ai souvent déserté devant les épisodes de premier baiser et hélène et les garçons mais en
plus je crois que je serais incapable de dire qui fait sexe avec qui. Et non je n’ai pas lu le blog de FR, niveau blog j’ai encore des lacunes … ^^

Lucas : tout ça, ça nous rendra pas Mike Brant…;-)
Perso, j’ai jamais été très tourné vers ces séries là : par contre, qq année avant j’étais accroc à Tonnerre Mécanique, K2000, Supercopter, l’Aaaaaaamour du Risque, Sheriff fais moi peur (quess que ça pouvait être niais cette série), Ma sorcière bien aimée, Chips, l’Homme qui tombe à pic, Agence Tout Risque (remember the instrumental song…) Magnum qui se faisait tailler par Higgins,
Starskiiiiiiiiiiii et Heutch (ta da la la – la la) et bien entendu le fait que personne dans le monde ne marche du même pas et même si la terre est ronde on ne se rencontre paaaaaaaas…. Je crois qu’on est un tout p’tit peu en train de détourner le sujet initial !

Nina : Pour ma part, j’aurais tendance à te dire de déjà, en parler avec elle. Super le conseil, tu l’avais trouvé tout seul. Mais quand je dis parler, je ne parle pas de son retour (non mais laisse la réaliser son rêve !) mais de l’avenir de votre couple. Perso, j’ai tendance à croire que si les choses doivent se faire, elles se feront donc en gros, je crois que si tu te sens pas prêt à tenir ces 6 mois, dis le, vivez votre vie chacun de votre côté et quand elle rentrera, vous verrez où vous en êtes. Si vous êtes toujours disponibles, vous vous remettrez ensemble. Mais tu sais, avec les concours, je crois que t’auras pas vraiment le temps d’aller courir la gueuse. C’est un peu l’avantage des concours, c’est tellement chronophage que les 6 mois, tu ne les verras pas passer.

Voilà, si toi aussi, tu as une question love and sex, mail (nina.bartoldi’a’gmail.com) ou comm ou facebook, twitter, ce que tu veux. Et promis, j’essaierai d’être plus réactive !

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Les desperate singles, les femmes les plus pénibles du monde ?

L’autre soir, je regardais Fox life (mais mon Dieu, pourquoi ? Y a même plus des jours et des vies) et je tombe sur la bande annonce de Brothers and sisters.
Rien que la bande annonce, je diagnostique une série chiante à pleurer avec Sally Field, Rachel Griffiths (Brenda de Six feet under) et… Calista Flockhart. Là, de voir sa tête de Droopy dépressif, je soupire. Mais au fait, pourquoi je ne l’aime pas Calista ?


Evidemment, je ne sais rien d’elle, à part qu’elle sort avec Harrisson Ford donc pourquoi cette antipathie pour cette pauvre Calista ? Mais c’est bien sûr : Ally McBeal. Et là, j’ai eu une révélation : qu’il y a-t-il de plus pénible qu’une desperate single ? Je prends les cas « connus », les héroïnes de films ou de séries mais franchement, y en a pas une pour rattraper l’autre, que ce soit Ally, Clara Sheller, Carrie Bradshaw, Susan Meyer, Bridget Jones… pardon mais de vraies filles casse-couilles (ou ovaires, choisis ton sexe, lecteur). Elles sont toutes pareilles : « han, le célibat, c’est trop moche ! Han, j’ai rencontré un mec mais je sais pas, je lui fais un bisou le premier soir ? Et la langue, je la mets quand ? Han, Steve, il m’a pas rappelé depuis 3h, je suis désespérée ! Han, Steve, il a fini le PQ et n’en a pas remis, non mais tu imagines ? Han ! Steve, il m’a plaquée ! Han, Steve, je l’aime et il me manque trop ! Han, le célibat, c’est trop moche ! Han, il est mignon Brad mais tu crois que je peux lui envoyer un mail de blague pour le draguer ? ».  Résultat : on les déteste. Je trouve assez fort de créer des séries autour de ces femmes globalement peu appréciées mais le fait est que ça marche. Parce qu’on se trouvera toujours moins pathétiques en comparaison ?


Mais le pire, ce sont les vraies desperate singles, celles de la vraie vie. Parce que oui, en vrai, elles existent. Et quand je dis elles, soyons généreux, y a aussi des desperate singles mâles. Scannez un peu votre entourage et identifiez celui ou celle qui ne parle QUE de sa vie amoureuse ou de sa non vie amoureuse, qui préfère répéter 100 fois que « les mecs, c’est tous des connards » plutôt que de laisser la conversation glisser sur un autre sujet plus intéressant ou plus général. Parce que le desperate single, au début, tu veux être sympa, tu le rassures genre « mais non, t’as pas de problème, on ne peut pas tous être en couple tout le temps, ça va venir, tu as toutes les qualités, ne t’en fais pas… ». Erreur, on tombe dans son piège ! Parce qu’en voulant le rassurer, on lui sert d’oreille compatissante et du coup, c’est parti, on a droit à écouter toutes ses névroses amoureuses depuis Thomas, son voisin quand elle avait 4 ans et dont elle était amoureuse mais tu comprends, il n’a pas voulu lui prêter son seau et ce fut le drame… Parce que la desperate single n’a qu’une chose de réellement passionnant dans sa vie (à ses yeux, j’entends) : les hommes. Elle passe sa vie à parler de celui qu’elle a en vue, celui qu’elle a réussi à attraper, celui qui lui a brisé le cœur. Quitte à ressortir de vieilles histoires de temps en temps histoire d’avoir quelque chose à dire. Inutile d’essayer de parler de vous, elle s’en fout (à moins de parler de vie amoureuse pour qu’elle puisse vite dire « ah ben c’est comme moi, blablabla). Si on prend le cas Bradshaw, ses amies peuvent traverser les pires galères du genre « oh tiens, je suis enceinte et je ne le voulais pas », « oh, tiens, je divorce », « oh tiens, j’ai un cancer », elle va compatir trente secondes puis pleurer parce que Mister Big ne l’a pas appelée ou je ne sais quoi d’autre.



Bref, à bien y réfléchir, oui, ces filles sont pénibles et une fois repérée, personnellement, je la fuis. Non que je n’ai aucune compassion mais arrive un moment où recevoir des textos à 0h30 m’informant que X est un connard (véridique), je suis désolée mais non. Sauf de la part de mes amies identifiées comme telles et qui savent qu’elles peuvent le faire. Surtout que soyons réalistes, si j’étais douée en relations amoureuses, ça se saurait. Ce n’est pas parce que je vis bien mon célibat que je dois servir d’épaule à toutes celles qui ne supportent pas de vivre seules plus de deux jours…



Mais va quand même falloir m’expliquer pourquoi les desperate singles sont toujours des héroïnes de séries… de séries qui cartonnent en plus.

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29, c’est 30-1

Et voilà, encore une année de plus au compteur. Il y a 29 ans, je naissais, petite chose tremblante, barbouillée de plasma, hurlante. Pas de dents, quelques cheveux, incapable de faire quoi que ce soit. Et 29 ans plus tard, je suis un être à part entière. Ca file un peu le vertige quand on y pense, non ?




Donc, voilà, 29 ans. Autant vous dire que là, je réalise pas. J’ai passé ses derniers mois entre état second et stress, des changements en pagaille. Bref, j’ai pas bien compris où sont passés les derniers mois (non, pas là, non) mais voilà, aujourd’hui, j’ai 29 ans. Soit 30-1. Je crois que c’est la première année qu’un chiffre m’interpelle autant, j’entame ma dernière année de vingtenaire.  Il me reste à peu près 365 jours pour faire tout ce que je voulais faire avant mes 30 ans. Alors je ne vais pas la faire à la Friends avec une liste de trucs débiles mais force est de constater que ma vie est très différente de ce que j’imaginais il y a dix ans.


Côté boulot, j’avoue que ma récente embauche au poste de ***** (vous le saurez bientôt, la série journal d’une démissionnaire sera terminée bientôt) avec des responsabilités et une paye pas dégueu. Evidemment, je n’imaginais pas il y a dix ans quitter l’univers du journalisme puisque désormais, je ne touche plus la presse ni de près ni de loin mais je n’ai pas le sentiment d’avoir raté ma vie, mon rêve pour autant. D’abord parce qu’à l’heure actuelle, il me reste près d’une quarantaine d’années de travail, je pense, vu que les années de travail vont encore s’allonger (enfin, à mon avis) donc ça laisse de la grosse marge pour retourner vers mes premières amours ou les oublier définitivement. Mais voilà, à 29 ans, je me dis que je m’en sors plutôt pas mal, finalement, surtout si on considère que je suis restée quasi 1 an et demi au chômage.

Côté vie privée, par contre, c’est pas forcément ce que j’attendais de la vie. En fait, j’étais persuadée dans ma prime jeunesse qu’à cette heure-ci, je serais en couple et maman. Bon, évidemment, étant jeune, je n’avais pas conscience de la peur panique que m’inspire le concept de maternité.  Je trouve déjà qu’avoir un chat est une énorme responsabilité et que je culpabilise dès que je ne lui fais pas assez de câlins alors un enfant à qui il faut tout apprendre et ben bonjour… Mais bon, de toute façon, avant d’être mère, faudrait avoir un mec et là, je dirais que ça va être compliqué. D’abord parce qu’en ce moment, je suis un peu trop métro, boulot, dodo pour sérieusement penser aller draguer. Que quand je vais sur meetic, j’en ai marre au bout de deux minutes, en plus. Que je ne suis pas pour autant en manque vu que j’ai quelques amants. Mais bon, de toute façon, faudrait déjà que je surmonte ma méfiance envers les hommes qui me disent qu’ils m’aiment. La question que je me pose toujours est : pourquoi ils me disent ça si ce n’est pas vrai alors que je ne leur demande rien ?

Bref, côté amour, faudrait que je m’y remette un peu, si j’ose dire mais bon, je me dis toujours que plus on cherche et moins on trouve(ou on trouve mal). Non parce que sinon, le reste, je me dis que ça va plutôt pas mal. La santé, je récupère un peu et je suis moins fatiguée, mon nouvel appart est drôlement bien, Kenya reste maigre mais heureuse, je fais du sport et j’ai le tonus, je sors pas mal (même si des fois, j’aimerais mieux me coucher)…

Non, en fait, ces 29 ans (je refuse de dire « cette trentième année ») s’annoncent pas si mal. A dire vrai, je suis un peu ennuyée car j’avais décidé de dire qu’à 29 ans, je changeais de boulot et c’est déjà fait. Une idée d’objectif ?

NB : Comme la question va forcément venir, non, le blog ne changera pas de titre l’an prochain, s’il est toujours là.

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Partir ou rester ?

Au fur et à mesure que le chômage s’allonge, on commence par se poser la question de sa localisation géographique. Suis-je au bon endroit ? La France étant un pays peu décentralisé, vivre à Paris / Ile de France paraît un choix stratégique. Mais pour autant, ce n’est pas là que tout se passe.


Au départ de mes recherches, je me limitais à l’Ile de France tout en louchant vers Midi Pyrénées, mon pays. Je me limitais bêtement, devrais-je dire. Ensuite, j’ai commencé à ouvrir mes recherches. Est-il si grave de partir dans une autre région si j’y trouve du boulot ? Je ne le souhaitais pas forcément mais après tout, j’ai bien quitté Toulouse pour Paris, je sais que je peux le faire. Même s’il est vrai que dans mon métier, la place to be reste définitivement Paris, surtout si on veut une vraie évolution professionnelle. Ceci étant dit, des carrières sont tout à fait possibles dans de grandes villes comme Lyon, Marseille, Lille… et pourquoi pas Toulouse, aussi. Et de belles carrières.

Pourtant, j’ai toujours pensé que l’adresse marquée en haut à gauche du CV, la mienne, pouvait être un facteur positif ou négatif pour un entretien. En gros, si j’étais retournée à Toulouse et que j’envoyais une candidature à Paris, est-ce que les 700 et quelques kilomètres qui me séparent du recruteur ne sont pas un handicap en soi ? Techniquement non. Ca pourrait même être un avantage si je montre que je suis prête à faire un aller-retour juste pour un entretien, motivée la fille. En contrepartie, l’avantage d’être sur place, c’est qu’on peut prendre un rendez-vous le jour pour le lendemain, c’est drôlement plus pratique.

Pour un CDI, le choix n’est guère compliqué mais quid d’un CDD ? A l’époque où je fréquentais Guillaume 2 (qui vivait en Bretagne), il m’envoyait parfois des annonces pour des CDD à Nantes ou dans son coin. Louables attentions mais je ne voyais pas bien comment gérer le truc. Par exemple, un CDD de 3 mois, ok, mais je fais quoi de mon logement parisien ? Je le garde en louant un meublé sur Nantes en attendant, laissant mes parents payer le loyer de l’appart parisien ? Dans mon cas, ça n’aurait pas vraiment changé de ma période de chômage mais le jeu en vaut-il la chandelle ? Sur le coup, je m’étais vraiment posé la question vu qu’un CDD, c’est toujours ça de pris (et une ligne en plus dans le CV) mais n’est-ce pas beaucoup de tracas pour rien ? Je ne connais personne à Nantes, il va falloir que je trouve un appartement en urgence que je ne garderai que 3 mois, un meublé… A l’arrivée, ce
CDD ne risque-t-il pas de me coûter plus qu’il ne va me rapporter ?


Si j’avais connu quelqu’un dans la ville, le questionnement aurait été plus simple. 3 mois est certes une longue période pour une cohabitation mais au vu de ma situation, je pense que peu de personnes refuseraient de me tendre la main, je l’espère tout du moins.

Et si nous avons des attaches affectives dans la ville où nous vivons, que nous sommes en couple ? Il est facile de partir quand rien ne nous retient mais autrement ? L’amour à distance, ça ne marche que dans les livres et encore, la plupart du temps, même pas. Doit-on réellement faire passer le travail avant le reste ? Là, impossible de répondre de façon générale, chacun ses priorités et puis, ça dépend des corps de métier. Dans le journalisme, les choses se passent essentiellement à Paris, rester sur la capitale paraît être une bonne idée. Mais il y a des métiers où la mobilité n’est pas un choix mais un devoir. L’enseignement par exemple.Une fois votre CAPES en poche, vous partez là où on vous dit d’aller, Lucie s’est
ainsi retrouvée deux ans à l’académie de Guadeloupe. Au vu de l’actualité du moment, nous sommes ravis de savoir qu’elle n’y est plus. Avait-elle le choix ? Non.


De façon générale, j’ai quand même tendance à croire que la mobilité reste une bonne chose. Ca montre qu’on est prêt à quitter notre région pour du boulot. Quant à l’expatriation, nous verrons ça une autre fois.

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Fessebouc

Par Bobby 

Ca y est, je m’y suis jeté. Et la spirale infernale m’a entraîné dans ses torsades infinies et inutiles, de quizz en quizz, de groupes en groupes. Ainsi, selon
Fessebouc (ceci est la traduction française officielle de Facebook, et non pas « trombinoscope » comme on voudrait nous le faire croire), je serais à la fois bisexuel, une bouteille de Vodka, Quentin Tarantino, et Zeus, le dieu des dieux. Je suis membre de groupes passionants, tels que « pour que Coyotte attrape enfin Bip-Bip et lui défonce sa gueule » ou bien « il faut boire avec modération… mais putain c’est qui ce modération ? »…

Mais  non, ne crois pas, cher lecteur, que cet article vise à dénonce l’inutilité patente de ce truc. En fait, je vais faire mieux que ça, je vais me plaindre. Et me vanter à la fois, car je pense être le seul être au monde dans ma situation (si quelqu’un me fait savoir qu’il/elle a vécu la même chose, je lui tranche la tête à coups de pelles, c’est
clair ?).

Il se trouve, cher lecteur, que je me suis fait larguer via fessebouc. 

Quoi quoi ? Oui, ok, j’ai oublié de vous dire que j’étais en couple, donc forcément, mon effet est amoindri. Pour resituer, appelons-le David (il a une étoile de
David autour du cou, et puis je me voyais pas le surnommer Abraham ou Jacob). Physiquement, il avait quelque chose du surricate. Très élancé, et tout fin. Brun, cheveux en pagaille. Bordélique sur lui, dans son appart, dans sa vie. Un mec que rien n’accroche. Qui se laisse porter au gré de ses envies. C’est séduisant, certes. Mais c’est pas vivable.

Alors donc, l’autre jour, je me réinscris sur fessebouc pour la troisième fois consécutive (les deux premières fois, je m’étais désinscrit au bout de 30 minutes,
effaré par la perte de temps que représentait la chose). David devient aussitôt mon premier « ami » (faudrait d’ailleurs qu’ils pensent à changer ce mot, « ami », parce que je doute que des gens en aient plus de 300, en vrai, comme l’affichent pourtant certains profils).

Et quelques minutes plus tard, je vois que David change son profil et dit être en couple avec un certain Rémi. Alors bon, je me dis qu’après tout, c’est une
audacieuse façon d’épeler mon nom : Rémi/Bobby, qui sait, il a dû se tromper en tapant sur son clavier, ça arrive.

Je vais visiter le profil de ce bivalve, et je me dis que non, quand même, c’est bizarre, c’est ni mon profil, ni mes photos. Qu’il y a donc bien un Rémi qui est en couple avec mon copain. 

Petit message adressé à Dieu, au cas où il lirait les Vingtenaires (ce dont je ne doute pas, même Dieu doit avoir des moments de nostalgie en repensant à sa
jeunesse) : si ton but c’est de me blaser à mort jusqu’à ce que je devienne une grosse cerise bien aigre, c’est bon, tu es sur la bonne voie. Encore deux ou trois histoires dans le même genre -car après tout c’est pas la première- et tu auras réussi (sinon, le restau tient toujours pour vendredi ?). 

PS : Bientôt, vous aurez peut être droit aux aventures de Bobby le petit serveur ! A l’heure où j’écris cet article, le temps qui me sépare de l’entretien d’embauche s’amenuise de secondes en secondes…

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Courrier des cœurs : réponse à Neo

Cette semaine, Neo nous a posé la question suivante : « Ma copine est jalouse mais trop, vraiment trop. Je sais qu’elle surveille mon portable quand je suis pas à côté et qu’elle a essayé d’entrer plusieurs fois sur ma boîte mail mais je crois pas qu’elle y est arrivée. Moi, je suis clean mais ça m’énerve de plus en plus, je ne peux plus parler à une fille sans que ça soit un drame. Or, j’ai une amie d’enfance que j’aime beaucoup et j’ai pas envie de perdre contact avec elle car c’est mission impossible de la voir maintenant. Y a moyen de rassurer ma copine et de la calmer niveau jalousie ou c’est mort ? »


La cellule Love and sex des vingtenaires s’est réunie pour l’aider face à son problème.

Bobby : Heu, moi déjà quelqu’un surveille mon portable et force ma boite mail ça m’est jamais arrivé mais je pèterais un câble… Et puis bon, un couple sans confiance, ça donne pas très envie. Alors la copine faut la calmer un coup, lui expliquer que tu peux aussi parler à un être du sexe opposé sans avoir forcément à l’esprit des
activités lubriques, et que, quand bien même ça serait le cas, merde, être en couple ne signifie pas ne plus avoir de désir.

Lucas : Je n’ai pas de conseils à donner en la matière pour la calmer, désolé ! C’est une situation que je n’ai jamais connue et je préfère me taire que dire des conneries. J’avoue que je serais tout de même enclin à lui dire qu’elle exagère, que cette inquiétude cache un manque de confiance en elle et que si elle flippe trop ou si elle
te saoule trop, eh bien this is the end, the beauty for friend. Merci d’avoir lu cet élan de psychologie à deux balles jusqu’au bout.

Tatiana : Je suppose que tu as déjà essayer d’en parler avec elle très sérieusement? Je ne sais pas trop quoi te dire. Je pense que si elle est si jalouse c’est qu’elle doit cruellement manquer de confiance en soi. Mais dans l’histoire c’est qu’elle va finir par te pousser à lui donner d’être jalouse. 

Summer : Non mais voilà, largue là! C’est déjà assez compliqué d’essayer de construire quelque chose de solide sans en plus avoir à supporter des comportements extrêmes, non seulement elle n’a aucune confiance en elle mais elle n’a aussi aucun respect pour toi. Etre 2 ne signifie pas avoir tous les droits sur l’autre, il doit toujours te rester une sphère privée. Et puis tu vas pas arrêter de voir tes amiEs sous prétexte que ta copine est contre! Au vu de la situation tu risques de perdre non seulement tes potes mais également ta nana car je doute que cela dure bien longtemps à ce rythme.

Enzo : Si tu as déjà expliqué et essayer d’aborder le sujet calmement, tu peux passer à un ultimatum, histoire de donner encore une chance à votre amour (ben oui, histoire de pas avoir de regret et de pas culpabiliser après). Mais cela reste dans le même style que les conseils de mes collègues, ça fait un peu répétition ! Je vais donc essayer d’offrir un autre angle : Les personnes qui sont jalouses projettent leurs pensées sur leur conjoint. Si la personne jalouse a plein de tentations, il est logique qu’elle pense que son conjoint ait les mêmes. Et donc sa jalousie veut peut-être vouloir dire qu’elle fantasme et a envie de coucher avec tous tes amis ! (ou pas)

Nina : Hum. On va procéder en deux étapes. D’abord, parle lui, explique lui que ce n’est pas possible de continuer comme ça et qu’elle doit te faire confiance sinon votre couple n’a pas d’avenir. De toute façon, s’il avait dû se passer quelque chose entre vous, ça fait longtemps que ça aurait eu lieu, non ? Après, si elle ne se
calme pas, désolée mais il n’y a plus le choix, il faut la quitter. Une relation amoureuse ne doit pas t’empoisonner non plus. Des concessions oui, des sacrifices non.

Voilà, si toi aussi tu as une question love and sex à nous soumettre, tu peux laisser un comm, m’envoyer un mail (nina.bartoldi(a)gmail.com), m’envoyer un message
sur facebook, voire sur twitter… Enfin, je suis partout sur la toile, je suis la fille web 2.0

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