Ce qui compte, c’est la tension érotique

Allez, je poursuis mes petites réflexions sur les scènes de sexe parce que c’est l’automne et franchement, qu’a-t-on de mieux à faire que de rester sous la couette ? Oui, ok, boire du chocolat chaud ou un bon matcha latte des familles mais l’un n’empêche pas l’autre, vous me direz. Je disais donc que les trois-quarts des scènes de cul me paraissaient foirées car racoleuses et souvent incongru car il manque un ingrédient essentiel : la tension érotique.

Matcha Latte

Je ne suis pas opposée aux scènes crues mais il faut savoir quel média on est en train de consommer. Je veux dire, si je veux voir des scènes de cul random qu’on ne cherche pas à justifier… ben, je regarde un porno. Le scénario est minimal, souvent très drôle malgré lui, et à vrai dire, on s’en fout. On regarde pour voir des gens s’envoyer en l’air, pas pour avoir un scénario de ouf. Après, tu as un genre un peu entre les deux, ce qu’on classifie en érotique qui est plus ou moins réussi… ou foiré selon les goûts. Je crois que j’ai dû construire un certain imaginaire érotique par rapport aux fameux téléfilms “Hollywood Night”, ces productions un peu sulfureuses diffusées sur TF1 le samedi soir en 2e partie de soirée dans les années 90. Films que je ne souhaite absolument pas revoir parce que je suis bien persuadée que c’était nul. Mais à présent qu’on nous mélange les genre, qu’on nous fout du sexe pour faire un peu durer les épisodes, pour se donner un truc un peu sulfureux, on a souvent l’impression que c’est un peu posé là, sans réelle justification et sans aucune utilité pour l’histoire. Tout sauf excitant.

Hollywood night

Vous savez quelle scène de sexe m’a marquée ? Celle de Terminator. Oui, entre Sarah et Kyle. Alors pour ceux qui n’auraient pas vu le film (ou ceux qui ne s’en souviennent pas),  cette scène n’a en soi rien de particulier, elle peut même paraître un peu cucul (gros plan sur les doigts qui s’enlassent) MAIS elle est le couronnement d’une montée en tension. On a d’un coté Kyle qui a une adoration sans bornes pour Sarah, leur fuite pour la survie… C’est pas une scène de sexe, en fait, c’est une parenthèse dans la terreur absolue que vivent les personnages, fuyant le Terminator. Ca peut paraître comme l’incontournable scène d’amour entre un homme et une femme dans n’importe quel film mais il y a un sentiment d’abandon et d’oubli très fort.

La tension érotique entre Kyle Reese et Sarah Connor

Et du coup, comment qu’on fait ça quand on crée une fiction ? Non parce que c’est bien tout l’enjeu. Je n’aime pas trop lire ou regarder des histoires d’amour parce que tu sais très bien où ça va finir et le comment n’est finalement qu’anecdotique. Mais je ne suis pas opposée aux histoires d’amour dans une oeuvre plus globale, rendant les scènes de sexe particulièrement intenses. Un des exemples que j’ai, c’est Kala et Wolfgang dans Sense8. Alors il semble que ce couple soit écrit justement pour ça (cf l’avalanche de vidéos Youtube remontant la relation entre les deux personnages), la tension érotique monte pendant plus d’une saison jusqu’à une très belle scène de sexe que j’attendais avec grande impatience. Cependant, beaucoup de séries jouent sur ce côté “y a John et Annabelle, ils se kiffent mais ça peut pas se faire parce que John est avec Katia et quand il finit par la quitter, Annabelle est avec Simon, oh bad !”. C’est Ross, fou de Rachel qui sort avec Julie alors que son amour de toujours commençait à envisager une relation amoureuse avec eux (le premier baiser en Ross et Rachel est un moment fort de la série, d’ailleurs)(alors que Ross est un connard, quand même). C’était le cas d’Ally McBeal aussi avec Billy, Ted et Robin dans How I met your mother, le héros et la blonde d’en face dans the Big Bang Theory (Leonard et… j’arrive pas à me souvenir et OSEF sur 1000). (Penny, c’est Penny, bordel)… Bon dans les séries que je nomme, y a pas d’histoire de cul mais une montée en tension…

Kala et Wolfgang, Sense8

Mais justement, est-ce que ce n’est pas vu et revu ? Jouer sur les personnages qui se tournent autour, qui se kiffent mais la vie fait que, attendre pour enfin conclure… ou les mettre tellement en tension à base de “vous allez peut-être mourir” que finalement, la scène de sexe ne peut être que belle…

The lobster - Colin Farrell et Rachel Weisz

Mais en fait, pour une belle scène de sexe, il faut aussi une scène de baiser vu que ça commence souvent par là… Je me pencherai là-dessus la semaine prochaine.

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Une question de style : le cas Victor del Arbol

Le style d’écriture peut-il sauver une histoire moyenne, voire mauvaise, ou un mauvais style peut-il ruiner un très bon synopsis. Alors ici, je vais être totalement subjective mais j’ai lu récemment deux livres qui m’ont plongée dans la plus grande perplexité. Commençons aujourd’hui par Toutes les vagues de l’océan de Victor del Arbol.

Toutes les vagues de l'océan, polar de Victor Del Arbol

Le synopsis : je… Je sais pas trop. Pour résumer, je dirais que c’est l’histoire un Espagnol moyen, Alfonso, avocat raté à la solde de son beau-père, sorte de mafieux local, qui apprend le décès par suicide de sa soeur Laura et va se retrouver au coeur d’une enquête mêlant proxénétisme et secret de famille. Et franchement, c’est rare que je lise un thriller où, quand les plot twists s’enchaînent, je suis en mode “Ah… ok.”

Barcelone vue de Tibidabo

Pourquoi cette indifférence ? Parce que le scénario est hyper mal branlé. En clair, ça m’étonnerait pas que ça finisse en série HBO cette histoire : autour de l’axe principal (que je ne suis même pas sûre d’avoir identifiée. Est-ce l’histoire d’Alfonso qui guide l’histoire ou celle de son père Elias dans la Russie des années 30 ?), on a toute une foule de récits secondaires à base de cul et de violence et, surtout, des personnages qui réagissent n’importe comment. Les pièces du puzzle s’emboîtent mal, impossible de comprendre le motif global. Je vous jure, à un moment, y a une révélation, genre “hinhin, c’était moi depuis le début”, j’avais même pas compris qu’il y avait un enjeu là-dessus, je lisais vraiment en mode “ah… ok”.

Le bad guy dans Jojo's bizarre adventure

Du coup, vous allez penser que j’ai détesté lire ce roman… Et bien pas vraiment en fait. C’est curieux mais oui, c’est une expérience de lecture qui est restée agréable de par le style de l’auteur. Il s’est vraiment passé quelque chose d’étrange avec ce livre : je n’ai jamais réussi à retenir ni le nom de l’auteur ni le titre du livre alors qu’il a dû m’occuper pendant trois semaines, un mois, il me semble (tout comme Un monde après l’autre de Jodi Taylor dont j’égratigne systématiquement le titre mais parce qu’il y avait trop d’écart entre mes attentes et la réalité, je pense). L’histoire ne m’a pas vraiment intéressée car j’ai trouvé le traitement de l’histoire… trop HBO avec une violence inouie pas toujours nécessaire et des passages sexuels pas du tout nécessaires (avec une petite lichette de pédophilie et d’inceste carrément hors sujet). J’ai réellement senti une volonté de choquer le lecteur et pourquoi pas, après tout. Sauf que là, je percevais juste une to do de trucs dégueulasses à cocher et… bof, en fait. Et pourtant, je n’ai pas eu un rejet total de ce livre parce que… c’était super bien écrit.

Style d'écriture

Oui, ok, paie ta révélation en carton vu que j’avais évoqué le sujet en titre mais vraiment, en lisant, je me disais plus “elle est jolie cette tournure de phrase”, “mmm, belle métaphore” que “elle est fuckée ton histoire”, “mais pourquoi y a cette histoire à la con avec le fils d’Alfonso ? Et c’est quoi cette histoire de fesses qui sert à rien, là… Ah si, ça déclenche un truc… mais on s’en fout, en fait”. Je prétends souvent que je ne suis pas particulièrement attentive au style, qu’une histoire bien ficelée m’intéresse plus qu’une jolie plume… et force est de constater que ce n’est pas si tranché. Un peu comme un film finalement où quelques jolis plans sauveront le tout de la médiocrité. Genre Man of steel avec deux ou trois plans inspirés (mais après, c’est un peu le souci que j’ai avec Zack Snyder qui fait une sorte de clip géant au cinéma. Tu veux faire du clip ? Bah fais du clip parce qu’en attendant, je comprends rien à la moitié de tes plans de bataille où ça bouge trooooooop)(et non, on ne dira pas ça de George Miller parce que j’ai adoré Mad Max Fury road. Oui, je suis SUBJECTIVE). Disons que ça rend la lecture moins pénible, moins agaçante, ça aide à aller au bout, même si, à l’arrivée, on n’avait pas bien compris où on était censés arriver.

Puzzle sans motif

Du coup, que se passe-t-il quand j’aime le fond d’un livre et pas du tout la forme ? On voit ça la semaine prochaine !

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Silo, la dystopie confinée

Quelle est la recette de vacances “repos” réussies : un canapé confortable, un plaid, une cheminée et un bon bouquin. Cette année, j’ai eu du bol, j’ai réussi le combo (ça faisait bien deux ans que je n’avais pas eu droit à la cheminée de Noël chez mes parents pour cause de “il fait 15°”) et sur la partie bouquin, j’ai jeté mon dévolu sur Silo de Hugh Howey, une dystopie claustrophobe. Et très chouette.

Silo de Hugh Howey

Je vous raconte l’histoire : dans un futur lointain, ce qu’il reste d’humanité s’est réfugié dans un silo pour échapper à l’air devenu toxique. La société est donc organisée par strates, on se déplace dans le silo par des escaliers, chaque caste occupant différents niveaux : il y a les mécanos, les fournitures, le DIT et, au sommet, la mairie et la police, à savoir un shérif et un assistant. Les habitants du sommet viennent dîner avec plaisir à la cafétéria où est diffusé les images captés en extérieur par des caméras. Sauf que l’air salit les caméras et dès qu’une personne est condamnée, elle est expulsée du silo le temps d’aller nettoyer les caméras avant d’aller mourir sur la colline d’en face.  Nous suivons donc plusieurs personnages : Holston le shérif qui ne se remet pas de la mort de sa femme, la Maire Jahns, l’adjoint du shérif Marnes et Juliette, une mécano appelée par les sommets pour un nouveau destin. On découvre à travers eux la vie du silo mais aussi des secrets bien enfouis sur cette société décidément trop bien huilée…

Silo de Hugh Howey - illustration

Alors dit comme ça, si vous lisez mes articles sur les dystopies, ça va vous faire penser à un autre que j’avais adoré : Metro 2033. Oui, c’est d’ailleurs cette similarité qui m’avait poussée à acheter Silo. Une dystopie claustrophobique, la version russe vs la version américaine… Sauf qu’en fait, les similarités sont plus géographiques qu’autre chose : dans Metro, tout tourne autour de mystérieuses créatures nées des radiations et la découverte de micro sociétés alors que dans Silo, il n’y a qu’une loi et point de créatures cheloues, tout n’est lié qu’à la nature humaine,on va dire. Point fort de Silo, également, l’une de ses héroïnes : Juliette, la meuf badass. Alors vous allez me dire qu’une héroïne dystopique badass mais pas trop, hyper démerde, un peu hors norme mais pas trop, ça rappelle des figures déjà croisées genre un peu Triss ou Katniss (je vous avoue que même sans avoir vu Hunger Games, je n’ai pu m’empêcher de donner les traits de Jennifer Lawrence à Juliette… c’est à cause de la tresse, je crois)(et pas Shailene Woodley alors que j’ai vu deux Divergente mais j’ai vu Big little lies depuis et Shailene, je l’aime mieux en Jane qu’en Triss, essentiellement parce que les films Divergente sont tartes) mais j’ai bien aimé Juliette. Je sais pas, les héroïnes ne sont jamais omnipotentes comme Robert Langdon de Dan Brown ou Darwin Minor de Dan Simmons, des livres que je n’aime pas car c’est pas crédible le mec qui réussit à peu près tout et que du coup, y a aucun enjeu. Là, on sait bien que Juliette se sortira des épreuves mais elle galère parfois à comprendre ce qui arrive, sans être débile pour autant. Non parce que les héros qui ne comprennent rien alors qu’ils ont absolument tous les éléments pour piger, ça m’éneeeeeeerve (faudra que je vous parle de la série Dark d’ailleurs).

Silo, le film

Ce roman est bon sur ses personnages féminins, Juliette mais aussi la maire Jahns ou encore Shirly chez les mécanos. J’ai trouvé les personnages masculins moins bons par contre, assez manichéens, moins nuancés. Autre (petit) point noir : quelques pistes lancées sans qu’elles ne soient poursuivies, on n’aura jamais le fin mot. Ce n’est pas dramatique en soi, ce ne sont que des axes secondaires finalement mais… je chipote. Parce que ce roman est vraiment super agréable à lire, je l’ai littéralement dévoré et je vous le conseille.

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Leçon d’écriture 1 : ne pas s’auto-spoiler

Je vous l’avais promis [il y a un mois], nous allons aujourd’hui parler d’un des pires romans qu’il m’ait été donné de lire. Ou plutôt de ce que j’estime des défauts rhédibitoires parce que bon, le roman en lui-même, je vais vous le résumer en deux lignes : un parti genre FN gagne les élections de mai dernier, l’héroïne Michelangela dite Mickey (déjà, rien que ça) est déportée en tant qu’opposante politique sauf qu’en fait non, elle a juste autopublié un roman pourri sur sa liaison avec Emerald, petit fils de la famille Labenne (Labenne, La benne, Le Pen… vous suivez ?) mais en vrai, c’est pas un vrai camp de concentration, c’est un plan tordu de Emerald. Et je vous spoile rien, l’autrice vous raconte ça elle-même. Oui, je n’avais jamais vu ça mais l’autrice torpille son suspense en s’auto-spoilant toutes les 10 pages.

Spoiler alert - s’auto-spoiler

Un exercice particulièrement compliqué dans l’écriture, c’est de ménager son suspense. On doit amener son lecteur là où on veut qu’il aille tout en lui plaçant subtilement des oeillères pour qu’il ne devine pas où on veut l’amener avant la fin. C’est le cas des polars et autres thrillers mais pas que : dans un roman, si je sais comment ça se finit, mon enthousiasme sera somme toute relatif. Sauf quand c’est bien écrit, ce qui n’est absolument pas le cas dans le roman qui nous occupe aujourd’hui. On y reviendra. Donc ici, on suit le périple de Mickey dans un camp de concentration, elle suit une sorte de cours de propagande quand une élève se rebelle et est tuée. Là, c’est la tension, tu te dis “ah Merde, ça rigole pas… tu peux flinguer l’héroïne du coup ? Elle est vraiment trop stupide”. Sauf que juste après, l’autrice t’explique sans trembler qu’en fait, elle apprendrait que tout ça, c’était du chiqué et que personne n’est mort, que le camp est un coup monté et que la fille n’est pas morte. Pardon ? Alors certes, on me dira que c’est juste déplacer le suspense de “Mickey va-t-elle survivre au camp” à “mais pourquoi il a fait ça Emerald”… sauf que l’enjeu n’est pas tout à fait le même (spoiler : la raison est absolument merdique en plus).

Papy fait de la résistance

Oui, j’allais pas mettre une photo de camp de concentration en illu, j’ai préféré Papy fait de la résistance

Autre point : les fusils de Tchekhov. Pour ceux qui ne regardaient pas Karim Debbache que je cite très souvent (allez regarder !), petite explication : Tchekhov expliquait que si l’on évoquait dans l’acte 1 la présence d’un fusil, il doit servir dans l’acte 2 ou 3 sinon, il est inutile de le mentionner. Ici, l’autrice nous en saupoudre à droite, à gauche… Mais à l’arrivée, le fusil est enrayé. Exemple : elle évoque un garde qui a une sorte de grain de beauté au coin de la bouche. Quelques pages plus loin, elle se retrouve en réception chez la nouvelle présidente de la république et repère un mec qui a un bout de peau près de la bouche et elle est là, “mmm, il me dit quelque chose ce garçon”. Comme on n’est pas trop cons, on percute de suite qu’il s’agit du gardien… Tu le sais d’autant plus que tu sais déjà que toute cette histoire de camp n’était qu’une mise en scène avant même que l’héroïne ne le sache. Mais le pire, c’est qu’après avoir insisté sur cet homme et son bouton à la bouche, elle n’en fait rien. Du coup, pourquoi ? Je veux dire, elle fait l’effort de changer de vocabulaire pour parler de ce grain de beauté, volonté de nous perdre ou de nous faire comprendre que l’héroïne ne percute pas ? Etions-nous censés faire le lien ou non ? Je suis perplexe… On répète : si tu mets un fusil en évidence dans l’acte 1, il doit servir dans l’acte 2 ou 3 sinon, jette. Bon, personnellement, j’ai un peu envie de nuancer ça… Ah ben tiens, je vais écrire un article dessus un de ses 4. Mais si je ne suis pas 100ù d’accord avec Tchekhov sur ce point, là, pour le coup, je comprends qu’un fusil de Tchekhov mal géré, ça crée plus de confusion que nécessaire dans l’esprit du lecteur.

Enfant confuse

Du coup, on se retrouve avec un roman qui te présente une histoire avec un gros enjeu (l’arrivée d’une potentielle dictature en France) mais qui se désamorce lui-même toutes les 10 pages. Ah et il faudra que je vous parle du ton, aussi. A suivre !

 

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Les pots de départ ou soirées corporate quand t’es en couple

Premier épisode de ma série sur les “quand t’es en couple” et je pars direct sur la question qui m’a inspiré le sujet. Ces derniers temps, j’ai eu droit à des pots de départ et à une soirée corporate en moins de 15 jours (je crois) et force est de constater que depuis que je suis en couple, ça m’émoustille carrément moins. Pourquoi ? Parce que je sais déjà comment ça va finir : dans les bras de mon mec.

Pots de départ

J’ai toujours apprécié d’avoir un petit crush de bureau, histoire de passer la journée en matant discrètement pour trouver toute la motivation pour animer mes communautés au mieux. Dans une boîte de plusieurs centaines de personne, il y a toujours une personne qui vous séduira, croyez-moi. Cependant, depuis que je suis en couple, je sais que même si j’ai le collègue le plus miaou du monde, il n’y a aucune chance que je conclus à un pot de départ ou une soirée corporate parce que Victor et moi avons choisi le concept de monogamie sans accroc. Et du coup, ces soirées n’ont guère plus d’intérêt.

Deux collègues flirtent au travail

Qu’est-ce qu’on aime dans les soirées ? Papoter, boire de l’alcool (moi, en tout cas), éventuellement choper le beau gosse sur lequel on bave depuis des mois (ou un qu’on n’avait pas repéré mais qui n’est pas si mal). Avec ce petit frisson de rester discret pour ne pas être le sujet de conversation de vos camarades à la cantine dans le cas des soirées pros. Je vous jure, c’est très excitant de tenter de se dissimuler au regard des autres, mener une conversation en apparence anodine tout en balançant son regard “toi, je te veux” à l’autre pendant qu’on discute… Vous allez me dire, pour papoter et boire de l’alcool, pas besoin de crush. C’est vrai. Sauf que mes collègues, je les vois toute la journée déjà et de quoi va-t-on parler ? De notre quasi seul point commun : le taf. Ou de vieilles histoires de cul gênantes selon votre degré d’alcoolémie.

L'alcool au travail

Du coup, à l’heure où ça s’excite un peu sur les soirées pros, je suis devant mon ordinateur en mode “meeeeeeh”. J’ai déjà prévenu Victor dès le matin que je ne rentrerai sans doute pas tard, “je passe faire un bisou et je rentre”, ce qui n’arrive jamais parce que je me laisse toujours entraîner dans des conversations. Genre ma soirée corpo de la semaine dernière, j’étais limite à dire à Victor le matin “non mais je prends un verre et je te rejoins à la manif”, j’ai hyperventilé quand un collègue a annoncé qu’il était 23h58. Parce que des fois, tu montes dans le train de la soirée sans y faire attention, parce que tu as un peu abusé du rosé servi en trop grande quantité et que l’addition sera salée le lendemain matin. Le train de la soirée ? Oui, c’est ce phénomène qui fait qu’à un moment de la soirée, soit tu suis l’ambiance, tu es dans le train, soit tu l’as loupé et tu es assailli par l’ennui, trop sobre alors que tes camarades commencent déjà à oublier leur prénom et à tenter de serrer Machin ou Machine dans un coin sombre.

S'ennuyer en soirée

Mais voilà, les soirées corpos ou les pots de départ sont désormais sans enjeu. Si le partant ou la partante est quelqu’un que tu appréciais de tout ton corps, restera le plaisir de passer du temps avec lui ou elle avec, déjà, un brin de nostalgie, cette sensation diffuse que ce ne sera plus jamais pareil. Alors que spoiler : si, le monde du travail t’offre un pouvoir de résilience sans limites. Mais du coup, neuf fois sur dix, ces soirées ne me donnent pas envie, j’y vais par politesse, parce qu’on ne sait jamais avec qui on va parler, qui a les clés de mon avenir (j’aimerais bien qu’on me le dise, d’ailleurs, je mise systématiquement sur le mauvais cheval, ça me fatigue un peu, parfois). Alors qu’en vrai, moi, je voudrais juste rentrer chez moi me caler contre Victor, boire un verre tous les deux en parlant de tout, de rien, en matant une série et en s’endormant dans les bras l’un de l’autre avec la garantie de se réveiller fraîche et reposée, sans gueule de bois.

Soirée couple sur canapé

Dormir à deux… Tiens, ce sera mon prochain article.

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Cette bande annonce qui m’a trompée

Quand je vais au cinéma, je fais bien attention à ne pas rater le début de la séance car ils passent un truc que j’adore : les bandes annonces. J’aime bien prendre ces morceaux de films mis bout à bout et imaginer l’histoire du long métrage derrière. Sauf que maintenant, la bande annonce te spoile méchamment le film. Comme dirait le fossoyeur de films “maintenant, aller au cinéma, c’est payer pour voir la version long métrage de la bande annonce”. Et c’est pas faux ! Je me souviens par exemple avoir vu le film Le Saint avec val Kilmer et à un moment, le personnage est censé être mort ou disparu (j’ai un souvenir très diffus de ce film) mais je savais que c’était un leurre. Parce que c’est le héros donc immortel ? Non parce qu’une image de la bande annonce le mettant en scène n’était pas encore passée… Et c’était extrait d’une des dernières scènes du film. Bravo champion.

le-saint-kilmer

Mais parfois, les bandes annonces sont montées de telle façon qu’on te raconte une tout autre histoire. Bonne nouvelle, on me spoile pas le film mais mauvaise nouvelle, ça peut être absolument déceptif. Prenons par exemple les comédies : on peut être sûr que les meilleures vannes seront dans la bande annonce, faut donner envie quand même. La question devient alors : est-ce que le film est à l’avenant où on a eu droit aux seules trois bonnes vannes de l’oeuvre. L’avantage, c’est que si on n’a pas rigolé sur la bande annonce, on peut déjà se passer de voir le film.

Dès la bande annonce, tu sais que tu n'iras pas voir ce film

D’autres fois, tu vois un teaser et là, ton imagination construit une histoire en deux minutes trente et tu veux aller voir ce film… Sauf qu’il n’existe que dans ta tête en fait. Comme par exemple… A la poursuite de demain. Quand j’ai vu la bande annonce pour la première fois, alors que le film s’appelait encore Tomorrowland, j’avais très envie de le voir, d’autant que la grande ville me rappelait follement Esthar de Final Fantasy VIII, jeu auquel j’ai beaucoup joué, juste pour les cinématiques et parce qu’il se finissait beaucoup plus vite que Final Fantasy VII. Et un peu Zanarkand de Final Fantasy X, jeu que je n’ai jamais terminé, tiens… Bref, j’étais motivée pour le voir même si je craignais d’avoir un George Clooney version “je suis venu cachetonner mais j’en ai rien à foutre du film, bisous !”. Puis les distributeurs français ont décidé de lui donner un titre français “À la poursuite de demain”, douchant immédiatement mon enthousiasme. Déjà, est-ce que les gens qui traduisent les titres de films peuvent arrêter de parodier des titres d’autres films ? Genre le “entre amis”, là. Surtout qu’en général, ça n’annonce vraiment rien de bon, ça fait “hé, ce film est une merde mais on a mis un titre proche de celui d’un autre film que vous avez aimé pour vous attirer dans les salles”. 

Ici Esthar

Ici Esthar

Zanarkand

Et là Zanarkand

Magie, magie, Tomorrowland se matérialise sur mon disque dur et un soir de “on fait rien”, on décide de se mater ça avec Victor. Et… Ben pour ce que j’en ai vu parce que je me suis endormie un bon moment, c’est mauvais. Je vais citer Victor qui lit par dessus mon épaule tandis que j’écris cet article “Non mais parle de la scène d’exposition qui te fait croire que la fin du monde est imminente afin de créer un enjeu alors qu’à la fin du film, tu comprends que pas du tout, c’est malhonnête !”. Ce n’est certes pas le sujet mai un peu quand même car il y a une autre chose de malhonnête dans ce film : la bande annonce ! Donc là, je vais spoiler mais le film est nul de toute façon ! En fait, dans le film, l’insupportable héroïne dont j’ai oublié le nom trouve un médaillon qui la fait switcher de son monde actuel (le présent) à cette société futuriste incroyable où elle va prendre une fusée, moment qui constitue l’essentiel de la bande annonce et qui m’avait mis l’eau à la bouche… sauf qu’on apprend au bout de 20 mn de film qu’en fait, ce qu’elle a expérimenté n’était qu’une publicité pour une ville qui n’existera jamais. L’enthousiasme de la jeune insupportable est douché et mon intérêt pour le film envolé.

Et donc là, c'est Tomorrow Land

Et donc là, c’est Tomorrow Land

On a en France un vrai problème avec les bande annonces. Je sais pas bien comment ça se passe à l’étranger mais nous, soit on te raconte tout le film parce qu’on veut t’en mettre plein la vue et que les scènes finales sont généralement plus dantesques que le début (surtout pour les blockbusters) soit on te raconte un truc qui n’a rien à voir parce que les seules scènes cool du film mises bout à bout sont trompeuses… Mais on s’en fout, on veut que tu craches ton billet de 10 pour voir ce film qui, en fait, n’existe pas ou que tu connais déjà. Et encore, quand je dis 10, je parle pour les versions 2D.

wonder-woman

En attendant, je suis toujours à la recherche de ce film d’anticipation avec une ville cool et lumineuse qui me donnerait envie de vivre dans le futur, une belle utopie… Je ne désespère pas ! Mais je me fierai plus aux bande annonces pour choisir un film, par contre. Et je vous mets les cinématiques de Final Fantasy VIII et X car ça me fait plaisir

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Je t’aime

Puisque c’est officiellement la journée de l’Amour aujourd’hui, Saint Valentin oblige, j’ai envie de vous parler d’amour et de ces 3 mots terribles “ je t’aime ”. Alors je sais, d’ordinaire, le dimanche, je vous parle plutot de culture genre cinéma, série télé, sorties… Quoi ? Vous n’aviez pas remarqué que ce blog était éditorialisé ?Ah, c’est sans doute parce qu’entre ce que j’ai dans la tête et ce que j’arrive vraiment à produire, il y a un gap… du genre faille de San Andreas, à peu près.

Je t'aime

Mais je m’égare. Parlons du “je t’aime”, ces 3 mots qui sont la clé de toute relation amoureuse, un enjeu majeur ! On ne balance pas un “je t’aime” comme on dirait “passe moi le sel” ou “je te fais un café?” (ce qui pour moi, grande caféinomane, est quand même le signe d’une grande affection), ça se calcule. Enfin, si j’en crois les comédies romantiques et autres littératures neuneus concons. A partir du moment où l’on vous dit “je t’aime”, ça semble vouloir sous entendre “je veux passer ma vie avec toi, marions-nous, faisons des enfants et adoptons un chat ou un chien ou les deux, tiens. Oh, regarde, un arc en ciel qui salue notre amour”. Le problème, c’est que nous, on est un peu élevées (oui, au féminin, nous sommes les principales cibles de cette soupe romantico-niaise, ne nous mentons pas) à ça et on continue à nous le seriner une fois adulte : les héroïnes de nos séries en sont presque à sabrer le champagne avec leurs copines, ces trois petits mots on fait basculer la relation de “incertaine” à “gravée dans le marbre”. Les magazines féminins, jamais les derniers pour nous mettre sous pression, ne cessent de nous seriner : “il a dit je t’aime pendant ou après l’amour mais refuse de l’admettre, qu’en penser ?”. Et bah, au hasard : rien. Franchement, je sais pas vous mais moi, il m’est déjà arrivé d’avoir un je t’aime au bord des lèvres juste après un orgasme. Un je t’aime qui ne voulait pas dire “toi et moi pour la vie” mais “OH PUTAIN JE SUIS TELLEMENT DEBORDANTE DE GRATITUDE QUE JE COLLE LES SEULS MOTS QUI ME VIENNENT POUR TE DIRE A QUEL POINT JE TE REMERCIE”. Oui, en cap locks, carrément.

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Le problème est qu’on a mis trop d’enjeu dans un je t’aime, si bien que si je l’ai sur les bords des lèvres dans ces grands moments de jouissance, je ne saurais l’exprimer. Pourtant des je t’aime, j’en balance à mes amis ou à ma famille sans complexes parce que, pour le coup, ils ne veulent rien dire de plus que ce que je veux exprimer : là, de suite, je n’ai que des sentiments positifs pour toi. Et c’est tout. De la même façon que pour ma jouissance : là de suite, personne qui m’a fait décoller, je ne ressens que du positif pour toi… mais ça n’implique rien pour le futur. Déjà qu’il faut que je prenne quelques instants pour me rappeler de mon prénom alors l’emménagement, le mariage, les enfants et le animaux, c’est très très loin de moi…

Elle a dit "je t'aime", la suite va vous étonner !

Elle a dit « je t’aime », la suite va vous étonner !

Sauf que quoi que j’en dise ou j’en pense, on nous a appris qu’un “je t’aime” à une personne avec qui l’on partage une certaine intimité, ce n’est pas gratuit, ce n’est pas anodin. C’est une vraie déclaration mais aussi un piège : réponds-moi, dis-moi que c’est pareil pour toi. J’aimerais ici citer le grand philosophe Jean-Jacques Goldman : “Un malhonnête stratagème / Ces trois mots là n’affirment pas / Il y a une question dans  » je t’aime  » / Qui demande  » et m’aimes-tu, toi ? « ”. Voilà. Et j’ai réfléchi, à ces je t’aime qu’on m’a dit. Curieusement, mes grandes histoires ont été avec des garçons qui ne disent pas je t’aime. Et je le leur rends bien globalement. Si je prends mon histoire avec Victor, il a tranquillement posé mon premier je t’aime : alors qu’il faisait le pitre et que je m’indignais en riant, il lâcha un nonchalant “oui mais c’est comme ça que tu m’aimes !”. Allez zou, c’est dit, on passe à autre chose. Mais si je ne le dis pas, c’est juste que… ben j’en ressens pas le besoin. En clair : je connais ses sentiments et il connaît les miens donc nul besoin de le verbaliser. Et c’est là que je réalise qu’un “je t’aime” à l’élu de son coeur n’est jamais gratuit : je le dis pour le rassurer, lui, ou pour me rassurer… moi. Comme l’a dit Goldman, dis donc ! En y réfléchissant plus, je me suis souvenue de ces amants du passé qui me sortaient des je t’aime à n’en plus finir alors que je ne demandais rien et répondais avec réticence. Tout ça pour mettre un point final à l’histoire en un temps très court, sans que je comprenne comment j’avais pu passer d’un “je t’aime” à un “en fait, non !”. Ces je t’aime étaient soit des façons de me capturer plus vite (et de me laisser parce que j’étais pas assez “pâte à modeler pour eux”) soit parce qu’ils se racontaient de belles histoires en me mettant, moi, dans le premier rôle féminin. Sauf que tout comédie romantique a une fin et quand ils arrêtaient de se raconter les jolies histoires, j’étais congédiée sans autre forme de procès.

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Du coup, on devrait arrêter de se nourrir des comédies romantiques et autres magazines à la con et comprendre qu’un “je t’aime” n’est pas une promesse sur l’avenir, pas un engagement. Juste un geste de gratitude, une expression de “là, de suite, je ne te porte que des sentiments positifs”. Ca nous simplifierait tellement la vie, non ?

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Les mauvaises excuses

J’ai tendance à croire que le plus dur dans la vie, c’est le premier pas. Je ne parle pas forcément de séduction mais de cette impulsion initiale : se lever le matin, aller au sport, écrire. Ce qui coûte le plus, ce n’est pas l’effort en tant que tel mais de se lancer. Typiquement pour le sport, parfois, j’ai pas envie d’y aller, je me force un peu et après, je suis ravie de m’être bougée le cul. Mais y a toujours de mauvaises excuses.

C'est marrant, moi, quand je fais du sport, je suis rouge et décoiffée

C’est marrant, moi, quand je fais du sport, je suis rouge et décoiffée

On en a toujours une pelletée. En matière d’écriture, les miennes sont légion :

– je suis fatiguée, je vais écrire de la merde. Alors oui, c’est fort possible mais qui dit écriture dit relecture et correction : avance, tu reviendras plus tard que ce chapitre, c’est pas grave.

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– je dois me coucher tôt : bien belle excuse sauf que je sais parfaitement que commencer un coucher à 23h ne veut pas dire que je vais éteindre avant 1 ou 2h du matin, le temps que je consulte Twitter, Facebook, Instagram, re Twitter, que je joue un peu (trop) à 94%, que je lise… Voilà, là, j’aurais pu écrire mes 3 pages.

les mauvaises excuses pour ne pas écrire

– j’ai autre chose à faire… Mais 9 chances sur 10 que je le fasse pas car j’aurai fait des escape rooms à la place.

– je passe la soirée en amoureux : oui parfois, on se mate un film et ça fait du bien de se consacrer du temps mais vu qu’être avec Victor ne m’empêche pas de jouer à Zelda, bon…

Ya ! Ah !

Ya ! Ah !

– j’ai pas l’inspiration. Ça, c’est plus problématique mais vu que je suis censée avoir plusieurs projets sur la table, étonnant qu’aucun d’entre eux ne me donne envie…

– J’ai pas le temps. Ok, c’est pas faux avec mes longues journées de taf mais je peux quand même trouver une heure. Organisation !

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Bref, je vous passe les « mais je suis mal installée » et autres très mauvaises excuses, on va finir par me croire de mauvaise foi…

Et c’est pas tout à fait faux. Par exemple, là, j’écris ces lignes sur mon iPhone, juchée sur le vélo de la salle de sport. Paie ton confort d’écriture ! Donc pourquoi c’est si dur ? Deux ennemis potentiels : la motivation et la peur de la réalité. Le premier, je me sens pas concernée, j’ai réellement envie d’écrire mais… J’ai peur.

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Quand j’avais 8 ans et qu’on le demandait ce que je voulais faire plus tard, je répondais crânement écrivaine. Et j’ai beaucoup écrit mais c’était facile car… Y avait pas d’enjeu. J’écrivais par plaisir, pour moi. Là, j’ai 35 ans et je veux me lancer mais… Et si j’echouais ? J’ai confiance en ma plume mais mes histoires sont peut-être très mauvaises, je ne sais pas. Si on me dit non, c’est mon rêve de gosse que je vais assassiner.

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Mais si je réussissais ?

Pages écrites : c’est aussi vexant comme question que de me demander mon poids post fête de Noël

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Carnet d’une apprentie écrivaine

Et oui, écrivainE.

Carnet d'écrivaine

Bienvenue dans cette nouvelle série qui va me permettre de partager avec vous les tourments de l’écriture mais aussi des considérations générales sur les romans que je lis, les travers que je décèle en espérant ne jamais tomber dedans. Mais ne nous leurrons pas non plus sur le but premier de cette série : plus que de vous raconter une histoire, c’est surtout un magistral coup de pied aux fesses que je vais tenter de me donner chaque semaine pour reprendre sérieusement l’écriture romancée.

Clavier façon machine à écrire pour tablette

Je fantasme tellement là dessus… Je suis trop une hipster

J’écris depuis petite, je devais avoir huit ou neuf ans la première fois que je me suis posée devant la machine à écrire que j’avais installé dans ma chambre. Alors rassurez-vous, je vous la fais pas “je suis le Mozart de l’écriture” parce qu’on ne va pas se mentir, c’était épouvantable. Les sujets verbes complément point se succèdent, l’histoire niaise se tisse. A côté, les aventures de Petit Ours Brun, c’est du Zola.

Petit Ours brun est fier de lui, le livre

Tape, tape dans tes mains, petit ours brun ! (j’ai un neveu de 3 ans…)

En grandissant, changement de décor et changement de matos : me voici désormais dans notre nouvelle maison avec une machine à écrire à traitement de texte, grosse classe. Bon, je n’ai jamais su la paramétrer et il manquait souvent une lettre ou deux en fin de ligne que je rajoutais à la main voire un bout de mot blancoté histoire de réécrire correctement le mot mais voilà, c’était de l’artisanal, c’était mignon. Passionnée de mangas, j’écris des histoires d’anges et de démons. C’est mignon, c’est sucré, y a des combats à l’épée quand même et de l’ésotérisme aussi… Mais ésotérisme version secte intoxiquée au plomb ou à peu près.

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Au milieu de ce déluge de plumes célestes, deux OVNIS : Technopolis, la fameuse histoire d’une jeune fille qui se rebelle contre l’ordre établi dans une dystopie post apo (hashtag originalité) et une histoire de colocataires malsaine avec du cul mais pas trop assumé quand même. Mignon, toujours mignon. Si on excepte le fait que j’ai tendance à tuer tous mes personnages, quand même.

Lost

Mais point d’auto flagellation ici, je précise. Ces écrits ont des kilos de défauts mais :

  • j’écrivais des histoires que j’avais en tête, ça m’occupait pas mal et ça m’empêchait de regarder la télé donc, déjà, c’est très positif. Et je suppose que cette intensité de rédaction m’a permis de faire de moins en moins de fautes
  • J’étais régulière et rigoureuse, ce que je n’arrive pas toujours à être aujourd’hui.

ecrire-travail

Non parce que l’écriture d’un roman me prenait plusieurs mois, parfois un an. J’en ai lâché des manuscrits en route, des trucs morts nés au bout de 30 ou 40 pages mais au moins, je m’astreignais à une discipline avec joie et entrain. Quand j’étais étudiante en maîtrise / master , je n’avais qu’une hâte : finir mes études pour pouvoir consacrer mes soirées à l’écriture.

Machine à écrire

Eeeeeeeet…. raté. Enfin, à moitié, j’écris beaucoup par ici. Parce que c’est beaucoup plus facile, on est limite dans de l’écriture épidermique : je tape au kilomètre, je travaille à peine la forme, je poste et je passe à autre chose. Et puis… il n’y a aucun enjeu. Parce que c’est la clé de mon blocage : je voudrais écrire pour balancer ma prose à des maisons d’édition “pour voir”. Du coup, je jette les ¾ de mes écrits parce que “non mais qui voudrait lire ça, ça n’a aucun intérêt !”. Je recommence, je biffe, je souffle. Je souffre. Je n’ose pas écrire le soir car je suis trop fatiguée et qu’il me paraît évident que je vais pondre de la merde. Mais peut-être qu’elle est là, la clé : retrouver l’écriture comme un simple loisir, une écriture au kilomètre juste pour me raconter une histoire, à moi. Et cerise sur le gâteau, on balance ça aux maisons d’édition, juste pour voir, sans enjeu. Après tout, j’ai déjà un métier, je n’ai rien à perdre.

Se lancer dans l'écriture premier chapitre

En 2016, j’écris. Enfin, je vais essayer, quoi. Et je vais vous raconter ça, bande de petits chanceux !

 

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Votez Nina !

Par Lucas

Chère lectrices, chers lecteurs,

Les 10 et 17 juin prochains, vous déciderez, à l’occasion des élections législatives, de la représentation à l’Assemblée Nationale pour les 5 années à venir. L’enjeu est important (va,tout s’en va, lalala. Leo Ferret, sors de ce blog.).

Candidats au nom du Parti des Vingtenaires sur le XXIIeme arrondissement de Paris, nous voulons être représentants d’une société plus juste et plus équilibrée car comme le dit Francis Cabrel :
« C’est juste une question d’équilibre ».
Une démocratie ne peut fonctionner correctement si l’ensemble des leviers (l’dire à ta mère) est détenu par une majorité cacochyme et valétudinaire  Une opposition forte et jeune est donc nécessaire. Nous, on s’y colle, à la cool.

Nous voulons contribuer à l’instauration d’une societé dans laquelle chacun puisse trouver sa place et son alter ego

Nous défendons une réelle mixité sexuelle, un accès aux capotes facilité, l’amélioration du pouvoir d’achat des jeunes, l’emploi motivant pour tous. Rigolade et allégresse seront garanties à chacun, sans discriminations. La prise en compte de la bêtise des videurs qui ouvrent les portes quand on arrive avec une bombasse et ferment celles-ci quand on est avec un cageot sera notre leimotiv. Sauvons les cageots ! Le cageot a des droits !

A une société du rejet, nous opposons notre confiance envers les internautes, la jeunesse, l’avenir et les joueurs de pipeau. Nous ferons le pari de l’éducation sexuelle et de la légalisation des jeux de mots à deux balles.

Homme et femme de terrain, élus locaux proches de vous et à l’écoute de vos préocccupations, nous agirons au quotidien pour l’intérêt des e-lecteurs (tiens, un jeu de mot à deux balles)  de notre blog et donc la défense de votre lecture post labeur. Ensemble nous somme prêt pour un véritable changement ( naaan c’est pas du pipeau)

Avec votre soutien, nous voulons promouvoir un projet humaniste et ambitieux pour une France jeune et solidaire (et rigolote)
Votez Nina !

Nina Bartoldi, Lucas d’Amore

Nina Bartoldi,
27 ans,
Double Maîtrise : histoire contemporaine et sciences
politiques, Master professionnel de journalisme à l’IEP de Toulouse (NotedeLucas : ça déchire une double maitrise ! C’est comme ScPo Toulouse ! Sur un CV,ce sont deux  trucs qui tapent ! La classe Nina, tu m’avais caché ça !!)
Pigiste bénévole tout partout, rédac chef des vingtenaires, blogueuse méga célèbre (au moins), interviewée par Technikart, ex d’un splendide brun (mais lequel??)

Lucas d’Amore :
27 ans
Maitrise Droit des Affaires, Sup de Co Reims
Délégué de classe en 3eme et 2de
Ex-vendeur golf chez Decath, ex-participant à la Conference Berryer,
ex-trésorier d’assoce, ex-journaliste au 18-25, ex d’une belle blonde.

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