Au théâtre de mon blog, ce soir

L’autre jour, je lisais le blog de Wandrille qui, des fois, ne dit pas que des conneries. Du coup, j’ai un peu réfléchi à ses propos et je me suis dit « tiens, si j’en faisais un article ? ». Donc pour ceux qui auraient la flemme d’aller chez Wandrille (ce qui n’est pas très gentil, entre nous soit dit), je vous résume le propos : de ce que je donne sur mon blog, quelle est la part de réalité et celle de fantasme ?


Ce qu’il faut comprendre dès le départ, c’est qu’un blog n’est ni plus ni moins qu’une scène de théâtre virtuelle où on représente une version narrée et idéalisée de notre vie. C’est bien sympa de vivre un instant T, encore faut-il ensuite savoir le raconter et pour se faire, on utilise des… des ? des effets de narration ! Tout n’est au fond que mise en scène et mise en lumière pour laisser certains éléments dans l’ombre. Pas forcément des choses à cacher, juste qu’en parler n’a pas le moindre intérêt en soi. Peu importe que j’aime traîner en jogging le week-end, que je suis sortie faire les courses au Monoprix voisin sans avoir pris la peine de mettre des sous-vêtements et que j’étais pas épilée non plus. S’il ne se passe rien de particulier autour de ça, je ne vois pas l’intérêt d’en parler. De la même façon, certaines choses me touchent, en bien ou en mal, je vais pas forcément avoir envie de l’exhiber. C’est mon droit.


Au fond, même dans le cadre d’un journal extime, le blogueur n’en reste pas moins un personnage. A tel point d’ailleurs que je me suis créée une fiction, définie comme telle, avec où trouver l’homme. Je suis donc toujours assez amusée par certains ruades dans les brancards de mecs qui prétendent pouvoir m’analyser en n’ayant qu’une partie du puzzle. Sans doute est-il intéressant de voir quelles sont les parties exhibées puis cachées au fur et à mesure de ce blog. Mais croire que je suis toute exposée ici est un leurre. Croire que je ne fais plus du tout la fête et que je suis redevenue vierge parce que je ne parle plus de mes soirées ou de mes conquêtes en est un, également. Entendez bien que je ne mens pas et que ce qui est inventé est signalé, je ne fais pas de mytho ici, juste que je ne me livre pas entièrement. J’ai pris trop de coups par ici pour le faire.


Autre élément fascinant, c’est la haine qu’ont certains à mon égard et que je ne comprends pas. Oui, la haine, littéralement. Savez-vous que pendant deux ans, j’ai eu un autre blog, ailleurs qu’ici où je racontais ma vie bien plus que je n le faisais ici (d’où d’ailleurs sa création, je ne me sentais plus vraiment libre ici) ? J’ai parlé là-bas de tous mes amants, de toutes mes histoires et mes coups de cœur, des choses qui n’ont jamais parues ici. Oh, ne le cherchez pas, il est mort à mon arrivée à TGGP, je n’avais plus le temps d’écrire dessus. Sans doute plus trop l’envie aussi, la période idyllique chez TGGP m’ayant permis d’être si bien dans ma peau que je n’avais plus besoin de me confier. De toute façon, ce blog là n’était que très peu lu et essentiellement par mes amies. Mais en deux ans, alors que j’enfilais les amants comme des perles (et vice et versa), je n’ai pas reçu un seul commentaire désobligeant ou insultant. Enfin si mais je sais d’où ils venaient donc c’était contre moi et non pas contre mon pseudo. Etrange… Vicky me dit toujours que c’est à cause du nombre de lecteurs mais je reste fascinée par la haine que peut déclencher Nina et qui n’existait pas sur l’autre blog… Ni dans la vie (sauf vilaine dispute mais je parle d’à priori). Peut-être une question d’éclairage ?


Mais au fond peu importe, je reste le metteur en scène, je montre et tais ce que je veux. Maintenant, le spectateur peut comprendre la démarche ou non. Peu importe, au fond. Le mécontent se réfugiant immédiatement dans l’insulte, je me dis qu’il manque bien d’arguments pour me descendre et qu’il ne vaut pas la peine d’être écouté. S’il avait quelque chose d’intéressant à dire, il le dirait posément, non ? Et l’avantage du blog par rapport à la scène, c’est qu’on ne peut pas se prendre de tomate pourrie dans la gueule. Parce que la tomate, ça tâche et ça fait mal alors qu’un comm insultant, ça s’efface et ça s’oublie.




Allez fin de l’entracte, on reprend !

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