Terminator, ma première dystopie

Noël approchant va y avoir un goût de madeleine par ici. Et je me rends compte que dans mes articles sur les dystopies, il y en a une que j’évoque souvent et sur laquelle je n’avais jamais écrit : Terminator. Et je crois que nous parlons ici de la première dystopie de ma vie… Est-ce que ça m’a donné le goût du genre ? Non, je ne pense pas, il manque le gigantisme d’une ville quasi oppressive… Mais on se penchera un autre jour sur mes obsessions dystopiques (c’est Fahrenheit, ma vraie révélation), là, je vais vous parler d’un futur où les machines ont dévasté le monde et pris le pouvoir.

Terminator, Arnold Schwarzenegger

“Heu, meuf, c’est pas une dystopie, Terminator, c’est du post-apo”. Alors oui, vous avez raison et en fait, je dirais que ça dépend à quel segment de l’histoire on s’intéresse. Un peu comme dans The walking dead où on peut trouver du post-apo, de l’utopie et de la dystopie. Bon, pour Terminator, le côté utopique, je l’ai pas mais le reste…

Terminator 2 : le terminator et John Connor

Bon, je vous refais les histoires rapidement mais pour moi, la saga s’est arrêtée au 2. Oh, j’ai vu le 3, Terminator Genisys, quelques épisodes de Sarah Connor’s Chronicle et l’attraction d’Universal Japan mais non, vraiment, faut savoir s’arrêter… même si j’ai un peu la curiosité pour Terminator 6 (oui, le 05, c’est Genisys, ce qui n’a pas de sens vu que c’est un reboot et pas une suite… et qu’on aurait tous préféré l’oublier) surtout qu’il y a Linda Hamilton dedans. J’ai même vu the Terminators, un téléfilm hors franchise et extrêmement mauvaise… et très drôle, du pur nanar. Donc l’histoire : la société Cyberdyne met au point un programme appelé Skynet… mais qui dépasse de loin l’intelligence humaine et déclenche un holocauste nucléaire pour prendre le pouvoir sur le monde. L’humanité est ravagée et les rares survivants doivent se battre contre des machines hyper sophistiquées les traquant jusqu’aux méandres de souterrains. La résistance est menée par John Connor, Skynet décide donc de renvoyer un de ses robots tueurs dans le passé pour tuer Sarah Connor, mère de John… puis John quelques années plus tard. Bon, bref, si vous ne connaissez pas les Terminators, c’est bientôt les vacances de Noël, profitez-en.

Terminator : Sarah Connor, icône badass

Dans Terminator, on est dans la dystopie “technologique” où le progrès finit par nuire à l’homme, un peu comme Le meilleur des mondes, Ravage ou Soleil vert que je n’ai pas encore lu. En fait, Terminator pourrait presque être une contre-utopie extrême où le Mal, ici, Skynet, est créé parce que l’on pense qu’il offrira la félicité aux hommes. C’est particulièrement prégnant (et absolument pas subtil pour le coup) dans Terminator Genisys où Skynet se dissimule sous Genisys, une sorte de logiciel fifou… en fait, personne n’a trop l’air de savoir ce que c’est mais tout le monde se précipite s’abonner au service, Kyle Reese a même une tablette “genisys” pour son anniversaire et est tout content. Pour le coup, on retrouve une critique très semblable à Le cercle, ce côté “on vous vend un truc dont vous n’avez pas besoin mais grâce au marketing, effets d’annonce, vous le voulez à tout prix”. Sauf qu’en fait, à la fin du compte à rebours, Skynet prendra le pouvoir, ahahah, hihihi, on vous a bien niqué.

Terminator Genisys : compte à rebours avant l'apocalypse

Le postulat de Terminator est cependant étrange : si dans les dystopies scientifiques, la science devient malsaine à cause de l’Homme, ici, Skynet prend son autonomie seul et décrète par lui-même d’exterminer la race humaine. Contrairement à Wargame par exemple où l’ordinateur intelligent ne réagit qu’à des stimulis qu’on lui a intégrés. Là, non, Skynet, c’est le mal et c’est tout, une sorte d’incarnation par définition. Evidemment, le thème de la création qui dépasse le maître, ce n’est pas inédit en soi, Skynet, c’est la version informatique de Frankenstein… sauf qu’à la fin, personne n’arrêtera la créature.

Terminator : la machine

Ah et les voyages dans le temps et tout ? Ah ben là, ça n’a rien à voir avec la dystopie donc pas la peine d’en parler. Bisous !

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On va tous crever !!!

[Titre de note à lire en mode panique, aaaaaaaaaah ! film catastrophe, tout ça]

Vendredi, au cours d’une journée relativement calme (mais j’avais quand même un peu de travail, incroyable !), les 5 rescapés de la boîte du mois d’août sur 9 reçoivent un mail de notre RH : « Veuillez trouver ci-joint les consignes en cas de pandémie de grippe A ». On est 5, il fait chaud, on a le rire facile. Et là, on nous envoie 4 pages en PDF (oui, 4 !) pour nous mettre dans une ambiance un peu fin du monde.


Je vous résume le meilleur. En cas de pandémie, on ne serre aucune main, on ne fait pas la bise, on crache et on miasme dans un mouchoir ( ??). Mais le mieux, ce sont les consignes en cas de salarié contaminé. En un, il faut l’isoler donc forcément, nous, on imagine la traque avec placage de rugby à la clé. Ce salarié, une fois capturé, doit être isolé dans une pièce fermé MAIS pourvu d’une fenêtre car le but est qu’à la fin, il ne meure pas (ou alors de la grippe pour nous faire peur mais pas de privation d’oxygène). Une fois le salarié enfermé…enfin, mis en quarantaine, pardon, il faut qu’on aère la pièce et qu’on nettoie tout au kärscher ou à peu près. Mmmm. Et si ça devient trop trop grave, on devra travailler de la maison. Ah, ça, ça me plaît bien ! Ca fait longtemps que j’avais pas bossé en pyjama .


Bref, on a bien rigolé et pour cause, je dirais. Pour l’heure, nous comptons un décès en France, une pauvre jeune fille qui était déjà très malade. Une bonne partie de l’équipe de rugby l’a contractée et ils ont bien survécu. Alors forcément, niveau panique, je suis quand même bien en deça de l’OMS et du gouvernement. Alors, OUI, je sais qu’un tel virus peut muter et qu’il est difficile d’en mesurer la dangerosité, surtout que notre virus H1N1 risque de faire copain copain avec le virus de la grippe classique qui va arriver sur ces entrefaites et là, on risque de moucher sévère. Tout ce la est-il un complot de Kleenex ?



Je n’aime pas trop les effets d’annonce et de panique surtout que dans les faits, si on nous fait peur par devant (comme ça, on oublie la crise ?), par derrière, c’est un peu plus relax. Mon père m’expliquait que lors de l’arrivée de la grippe aviaire en Europe (mortalité plus élevée que celle-ci), il avait reçu un kit anti épidémie, on va dire, avec masque et lunettes en plexiglas « très pratiques pour tondre ». Là, ça c’est limité à une directive vite fait et basta. Pourtant, quand j’étais en vacances, il a été appelé pour un cas où on suspectait la grippe A mais ce cas s’est manifestement volatilisé dans la nature. Dommage, j’aurais bien fait une quarantaine, ça m’aurait rallongé les vacances. Quoi qu’au vu de mon système immunitaire taquin, c’est sûr que je l’aurais chopé la grippe et je serais revenue de vacances blanche avec le nez pelé.



De façon générale, je me méfie de ce genre de panique.  On nous avait déjà fait le coup avec le SRAS, ça a duré deux mois en tout, je crois et aujourd’hui, plus personne ne s’en souvient. Ce qui m’agace en fait, c’est qu’aujourd’hui, on peut mesurer la vitesse de propagation d’une pandémie. Quand on sait qu’en une demi-journée, on traverse un océan, forcément, les maladies voyagent aussi. Mais voilà, à force de tirer la sonnette d’alarme sur des maladies à faible mortalité (oui, je sais, possibilité de mutation, gna gna gna), je me dis que le jour où va y avoir un truc sévère, on sera tellement blasés que ça risque de faire très mal.


En attendant, moi, ça me plairait bien une semaine ou deux de télétravail.

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