La claque japonaise

Ceux qui me suivent sur Twitter et encore plus Instagram ont pu le découvrir en direct : je suis partie 3 semaines au Japon. 3 semaines, les vacances les plus longues depuis que je bosse. Je débute l’écriture de cet article avant d’être retournée au boulot mais je sais déjà que je vais mettre du temps à me remettre de cette claque japonaise. Je reprends l’écriture une semaine plus tard, je flotte encore.

La claque japonaise - Le torii de Miyajima

Cette fois-ci, j’ai essayé de bien faire les choses pour partager le récit de mes vacances : j’ai écrit un journal. Il faut savoir que depuis ma séance d’écrito-thérapie avec Bernard Werber, je suis résolue à écrire tout le temps sur tout. Mes prochaines étapes : acheter des cahiers pour journal intime et journal des rêves. Donc je vais vous partager un récit jour après jour du Japon, si ça vous intéresse (si ça vous intéresse pas, je publierai le mardi, je pense, suffira de pas venir).

Ecrire dans le Shinkansen, Japon

Mais en attendant que je retape tout, j’ai envie de vous livrer de façon brute mon ressenti du Japon, je vais même pas essayer de ranger ça, je le veux brut de décoffrage. Alors avant d’aller plus loin, je vais être claire : oui, j’ai adoré, oui, j’y retournerai, on a déjà des plans avec Victor. Surtout qu’en se démerdant bien, c’est pas si cher, le tout est de trouver la promo parfaite sur l’avion, couplé au JR pass pour se déplacer dans et entre les villes. Côté hébergement, les AirBnB sont aussi une bonne façon de faire des économies même si vous ne rencontrerez aucun de vos hôtes. On n’a pas eu le temps de tout faire de toute façon, notamment Kyoto où on a eu un temps assez moisi et puis le Mont Fuji qu’on n’a pas bien vu et puis Okinawa a l’air cool et puis Sapporo et puis… et puis… Et puis tout. Evidemment, le souci majeur par rapport à la Grèce ou l’Italie qu’on aime d’amour, aussi, c’est qu’on peut pas y aller juste quelques jours. Mais voilà, le Japon, ça fait une semaine qu’on est rentrés et je suis encore dedans.

Alors déjà, on va aborder direct la question qui m’a été le plus souvent posée après le “c’était bien”, c’est le “c’est vrai qu’ils sont polis”. Oh que oui et faut vraiment qu’on importe ça, ici. C’est pas tant de la politesse que du savoir vivre et du savoir faire attention au bien commun. Du coup, tu évolues dans une bulle beaucoup moins agressive. Laissez-moi vous expliquer : quand tu attends le métro, le train ou à n’importe quel endroit où tu fais la queue, personne ne va te bousculer ou tenter de te gruger (enfin, les Japonais, les touristes, ça peut être une autre histoire) et MON DIEU que c’est reposant. Moi qui déteste faire la queue ou suis énervée neuf fois sur 10 quand je prends le métro parce qu’il y a toujours un connard ou une connasse qui débarque sur le quai au moment où le métro entre et se pose devant tout le monde, y compris ceux qui ont déjà dû laisser passer une rame ou deux ou ceux qui restent le cul vissé sur les strapontins en toutes circonstances (faudra que j’écrive un jour un plaidoyer sur le retrait des strapontins dans le métro), là, ça allait. Oui, ok, y a l’effet vacances qui est non négligeable mais même dans les endroits où il y a une foule de dingue, personne ne te bouscule, les gens restent de leur côté de circulation et t’évitent naturellement. Alors y a des petites nuances à apporter : une fois dans le métro, y a plus de pitié : je ne les ai pas vus céder la place aux vieux et ils se posent un peu là où ils sont, sans forcément chercher à fluidifier les entrées et sorties de la rame. Ils ne sont pas dans la même amabilité que nous, non plus. Ils sont hyper enjoués dans les rapports commerciaux, on va dire, ce qui est hyper agréable, mais dans la rue, les gens détournent le regard et quand tu leur souris parce que tu leur cèdes le passage ou qu’ils te le cèdent, ils passent en baissant le regard. Ceci étant, les touristes Italiens aussi… (je n’aime plus beaucoup les touristes italiens, maintenant, j’avoue, il y en avait pas mal et je les ai trouvés pas très sympas).

Shibuya Tokyo

Autre question qui revient souvent : les toilettes technologiques. Alors oui, globalement, toutes les toilettes ont des petites lunettes chauffantes et vous pouvez activer un jet et certaines sont même équipées d’un petit lavabo incorporé. Dans les apparts un peu froids, le siège chauffant m’a rendue bien heureuse. Dans certains WC publics, vous pouvez même lancer un petit bruit d’eau… Alors moi sur le coup, j’ai pas compris, je voyais pas trop l’intérêt du bruit d’eau pour me stimuler… Je veux dire, je suis aux toilettes, j’ai pas tellement besoin d’encouragement quoi. Mais en fait, non, c’est pour dissimuler le bruit de vos flux… C’est un peu charmant et délicat (bon, moi, j’ai trouvé ça un peu stressant, le bruit d’eau, j’ai cru qu’il y avait une fuite). Par contre, il y avait rarement du savon au lavabo et encore moins de quoi se sécher mais sans doute parce qu’en utilisant le petit jet pour s’essuyer, ils ne se lavent pas les mains, je sais pas…

WC japonais

Non mais on rigole mais c’est hyper écolo ce truc

Autre point hygiène qui m’a rendue folle : les reniflements. Ils ne se mouchent pas. Selon Victor qui a parlé à un de ses potes qui a vécu là-bas, il est extrêmement mal poli de se moucher en public. Nous avons donc partagé le train avec un monsieur qui a reniflé pendant vingt minutes. Et ça s’est arrêté parce que nous sommes arrivés à destination, pas parce qu’il a fini par céder à la tentation du mouchoir.


Tant de choses encore… Les trains, le thé matcha, la bouffe en général… Je vais en avoir pour trois mois à tout raconter !

 

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L’écrito-thérapie par Bernard Werber

Ou comment je dois vraiment trouver un moyen de vivre de l’écriture. A l’heure où je vous écris, je suis fatiguée. Faaaaatiguée parce que j’ai eu un week-end chargé entre politique (oui, je suis militante maintenant et direct au coeur du truc) et surtout, dimanche, masterclass écrito-thérapie avec Bernard Werber. Une journée éprouvante (de 9 à 18h45 à peu près) mais tellement inspirante et stimulante.

Masterclass écrito-thérapie de Bernard Werber

Bon, est-il vraiment utile que je vous présente Bernard Werber ? J’ai mis un lien wikipedia au cas où mais je pense qu’on peut s’en passer. Personnellement, j’ai découvert Bernard Werber quand j’étais en 4e, la prof de français nous avait demandé de lire Les Fourmis. Je l’ai lu en une nuit et demie, à peu près. J’ai lu pas mal d’autres romans de lui, ses thématiques de prédilection étant assez proches des miennes. Bref, un nom qui m’était plus que connu et quand Garyas me propose d’assister une masterclass sur l’écriture, je ne peux que dire oui. Après tout, ça fait partie de mon projet de vie et je suis bien trop proche du début du chemin pour me permettre de faire ma snob qui n’a rien à apprendre. D’autant que je pense que rien n’est moins faux que ça.

Des legos et des cahiers Moleskine

Alors j’ai noté what milliards de thèmes dont je vais reparler ici (oui, ma série carnet d’une écrivaine est relancée puissance 1000, là), je vais donc me contenter de vous parler de mon ressenti, du pourquoi je suis rentrée chez moi épuisée mais exaltée… et légèrement frustrée.

Excitation

D’abord exaltée. J’ai beaucoup aimé le contact avec Werber. Je sais que le personnage divise mais je vous cache pas que, là, de suite, je vous laisse à vos opinions respectives, moi, j’ai passé un bon moment. Une conférence pas trop descendante, très participative, enrichissante. Werber a encouragé les gens à partager leurs écrits, avec bienveillance et sans jugements et ce n’est pas si facile de partager ses écrits en public, je vous le garantis.

Timidité

Du coup, je voulais rentrer chez moi et écrire, écrire, écrire. Après avoir dormi cependant car j’étais un poilou fatiguée.

Dormir sur le ventre

Et c’est là que vient la partie frustrante : j’ai pas le temps. J’arrive toujours à écrire dans le métro le soir, j’avance pas trop mal sur mon histoire d’Ofelia même si j’ai pas du tout le temps de retaper sauf que j’ai envie d’écrire plus encore. Alors je réfléchis, j’essaie de pousser un peu les murs de mon emploi du temps mais c’est chaud patate . J’ai envie d’écrire plus, tout le temps, partout, c’est viscéral. Parce que oui, mon rêve de vivre en écrivant se fait de plus en plus fort, de plus en plus évident. Mais combien d’appelés pour si peu d’élus ?

Combien d'appelés pour peu d'élus

Va falloir que je bosse ma routine. Je n’ai pas pu m’inscrire le mardi soir au cours de film d’animation (oui, j’ai des idées bizarres des fois). Du coup, peut-être pourrais-je imposer à la maison un mardi soir activités chacun de notre côté ? Peut-être…

Agenda des activités

En tout cas, je suis reboostée à mort pour l’écriture. Et ce masterclass m’a donné une nouvelle idée de roman que j’aime beaucoup.

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