Le délicat cas du chat

Par Audrey

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Une fois ma rupture avec Benoît assimilée, je suis tombée dans une nouvelle phase que nous appellerons “nouveau départ”. Il fallait qu’un maximum de choses dans ma vie marque ce virage : nouvel appart, nouvelle garde robe, nouveau découvert. C’est le problème avec les nouvelles vies, on ne fait pas toujours des économies pour pouvoir se la payer au moment où on en a besoin. Alors pour consolider l’oeuvre de cette nouvelle vie, je choisis un chaton, tout pelucheux et tout mignon avec ses grands yeux étonnés et sa démarche un peu hésitante. Welcome to Karma dans mon humble demeure.

Le chat, repoussoir à mec ? 

Karma, oui, une façon de me souhaiter bonne chance dans ma nouvelle vie. Fière de moi, j’invitais mes copines à prendre le thé histoire de leur présenter la chose. J’ai attendu qu’elles soient tranquillement assises sur mon clic-clac flambant neuf (enfin, la housse. Le clic-clac est sans doute plus vieux que moi) pour leur exhiber le nouvel amour de ma vie. Si Elisabeth et Isa se montrèrent immédiatement charmées, Souria fit légèrement la moue. Souria, c’est ma pote “célibataire qui le vit bien”, à l’inverse d’Isa qui est la “célibataire qui aimerait bien une grosse alliance à son doigt et quelques enfants dans sa maison avec jardin”. A peu près. Donc Souria ne sourit pas.
“Tu l’aimes pas ?
– Si, si, il est mignon, mais… Ca va pas t’aider à trouver un mec.”
Chat, repoussoir à mec ? Allons donc ! Mais Souria insiste : de un, sans qu’on sache pourquoi, la moitié des mecs sont allergiques aux chats. Tu vois, physiquement, ça colle pas. Et de deux, et c’est bien là le pire, le chat, ça fait vieille fille. Limite aigrie. Le chat est donc une sorte d’antidote naturel contre les mecs, CQFD.

Le chat, meilleur détecteur à mec bien ?

Une fois mes copines parties, je prends mon mini chat et le tend vers moi, façon Simba dans le roi Lion. Ce petit bout de quelques grammes feraient fuir des gaillards de 80 kilos, vraiment ? Je relâchais le fauve qui partit en courant maladroitement planter ses griffes dans la mousse du canapé, l’air espiègle et satisfait. Le roi de la maison. Quelques jours à peine que je l’ai ramené et il fait déjà sa loi. Peu importe les brimades, il plante ses griffes dans mes meubles et saute partout s’il veut. C’est peut-être là le noeud du drame : y aurait-il une place pour une autre individu auprès de mon chat ? Boule de poil est-elle la seule à décider de qui a le droit de la vénérer ? Un chat et un homme sont-ils forcément en conflit quand il s’agit de prendre une place dans ma vie ? Et ce mini félin me place-t-il vraiment dans le rôle de la vieille fille ? Je veux dire, oui, je l’ai adopté au moment où je renouais avec une solitude depuis longtemps oubliée mais c’est pas une raison…

Et si Karma était, en fait, mon meilleur détecteur à mec bien ? Je veux dire un gars qui arrêterait une incroyable histoire d’amour à cause d’un chat mérite-t-il que je m’arrête sur son cas plus de 30 secondes ? Non, je ne crois pas non.

Finalement, Souria a tort : ce chat est le meilleur investissement que je pouvais faire. Même si j’étais encore loin de me relancer dans une quête amoureuse : guérir un coeur, ça prend du temps.

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Vivre sans télé ?

Petite soirée entre filles, je papote avec Stéphane, une copine de mon ex club de plongée avec qui je suis partie au Levant. A un moment, on évoque la question passionnante de la taxe d’habitation et de la redevance et elle me fait « j’ai pas la télé. Entre les replays et le téléchargement, j’en ai pas besoin ! ». Ah, tiens, pas con.

Je trouve qu’on diabolise souvent la télé à tort dans la mesure où c’est un média comme un autre et que tout dépend de l’utilisation qu’on en fait. Je peux regarder France 5 comme TF1 tout comme je peux lire Le Monde ou Cosmo, écouter France Inter ou Skyrock, surfer sur Mediapart ou un skyblog. Oui je dis « ou » et pas « et », je suis manichéenne si je veux. Mais force est de constater que ma télé est plus sur TF1 ou IDF1 que sur France 5 ou la chaîne parlementaire. C’est mon droit, c’est mon choix, point de flagellation ici. Mais la question se pose : elle m’amène quoi, la télé ?

En premier lieu du bruit et de la distraction. Je ne la regarde que très rarement attentivement vu qu’en même temps j’écris, je continue de taguer mes vieux articles, je gribouille en anglais, je tricote… Bref je ne sais pas regarder la télé sagement. Parce que d’abord, ça m’endort mais en plus, j’ai peur de perdre mon temps.

Mais la télé, elle me raconte parfois des histoires qu’il me plaît d’entendre. Je parle des séries voire téléfilms, pas d’une éventuelle manipulation médiatique (déplaisante à entendre au passage vu l’amour absolu de la petite lucarne pour le catastrophisme et le racolage). Elles sont rares, certes (je suis tellement chiante comme spectatrice) mais quand même… Et non, je télécharge pas parce que j’y pense pas. Mais je peux changer ça. Récupérer ce qui m’intéresse et ne plus regarder que séries et films en vo s’il vous plaît car mon english fait la gueule en ce moment. C’est fou comme ça se perd vite… Et j’économiserais la redevance + l’abonnement télé. De toute façon, je suis déjà larguée quand on me parle de top chef/masterchef/la France a un incroyable talent/Koh Lanta… Tous ces prénoms qui surgissent sur la scène télévisuelle pour redisparaitre aussitôt. Qui serait capable de me citer les participants de secret story de cette année ? Puis au pire, j’ai qu’à lire les résumés de Voici et me revoici à la page !

2013 sans télé, la première bonne résolution ?

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Ma belle robe de princesse

Quand vous demandez à une femme ce qui la fait rêver dans la notion de mariage, vous entendrez assez rapidement parler de la robe. Non mais vous croyez qu’on a tous les jours l’occasion de porter une robe de princesse ? Non, on n’est pas des people, on n’use pas les red carpets donc pour nous, femmes anonymes, le mariage est l’occasion ultime de porter une robe de rêve. Mais comme toute princesse, avant le happy end, on va en chier.

D’abord, on bave sur les magazines de mariage en cherchant une idée un peu précise de ce que l’on veut. Non, trop meringue. Trop strassée. Trop pouah ! Le problème avec les robes de mariées, c’est que quand on commence à réellement se pencher dessus, on se rend compte qu’on n’en aime à peu près aucune. Surtout que la robe, c’est comme le repas de mariage, tu sais que c’est là que les mauvaises langues vont se défouler.

Mais cessons de rêvasser sur papier glacé et franchissons courageusement les portes d’une boutique dédiée. La vendeuse dévouée (au prix de la robe, c’est la moindre des choses) va devenir tout à tour votre meilleure amie ou votre pire ennemie, selon les robes dans lesquelles vous allez vous glisser. Car n’oublions pas que l’immense majorité des femmes sont… complexées ! Elles ont la pression, elles devront être canonissimes le jour J et cette robe, là, elle souligne trop mon bide mou ou mes bras gras. Quoique, parenthèse fielleuse, ayant bossé pour des sites féminins, j’ai vu quelques albums de mariage où les bras gras s’étalaient fièrement par dessus une robe bustier TRES (trop) serrée… Bref, va falloir trouver une robe qui nous magnifie et qu’on portera avec fierté le jour J.

Sauf que la robe de mariée, on vous a un peu survendu le truc. Souvenez-vous dans Sex and the City quand Charlotte cherche sa robe, elle en refuse une demi douzaine quand on lui en présente une nouvelle et là, elle saisit la main de son styliste de mariage (?) et s’écrit : c’est elle ! En vrai, aucune robe ne vous frappe d’évidence, vous allez en enfiler des tenues en vous disant que sur celle-ci, vous aimez bien le perlé mais préférez la forme de celle là mais sans les trois tonnes de tulle parce que faut pas déconner non plus… Bref, rien ne sera évident, sachez le.

Pendant ce temps, la vendeuse trouve que tout vous va, même cette robe qui vous boudine atrocement et transforme vos bras en gros boudins informes (oui, pardon, je bloque sur les bras), souligne tellement votre bide qu’on va croire que vous allez vous marier et accoucher dans la foulée, sans parler de vos seins tellement compressés qu’ils risquent de surgir de la robe à tout moment. Ca ferait certes une histoire très drôle “et tu te souviens, le mariage de Nina, quand ses seins ont sauté à la figure du maire, rohohohoh !”. Oui, non, hein… Bref, la vendeuse est là pour vendre, elle s’en fout que vous ayez la distinction d’un petit rôti prêt à être enfourné, et vous commencez à sentir monter l’envie de pleurer. Remboursez le conte de fée !

Mais l’horloge tourne, le mariage approche et on n’a jamais vu personne se marier en paréo (sauf Pamela Anderson mais veut-on vraiment faire quelque chose comme Pamela Anderson ? A part se taper Kelly Slater, je veux dire). Ou alors vous allez vous marier sur l’Ile du Levant, tout le monde à poil et on n’en parle plus. Pour le coup, vous allez faire pas mal d’économie, les amateurs de tout nu se comptent sur les doigts de la main et vous économiserez les beaucoup d’euros que coûte la robe. Mais votre conscience, aka votre mère qui vous a gentiment accompagnée, vous rappelle à l’ordre et finalement, vous prenez la robe qui vous sied le mieux. En vous promettant mentalement de vous mettre au régime dès le lendemain. Mais vous n’êtes pas au bout de vos peines, non, non…

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Tu veux voir mon tuyau ?

Aujourd’hui, c’est jeudi, c’est plomberie. Parce que vois-tu, lecteur, des fois, j’ai des fulgurances et la dernière en date a consisté à prendre un plombier pour installer ma machine à laver qui moisit depuis 8 mois dans ma cave car entre l’emploi du temps d’Anthony et le mien, il y a une énorme incompatibilité.



Ne sachant trop comment m’y prendre, je tape « plombier » dans google et je tombe sur un site qui me propose de faire des devis. Chouette, c’est pile poil ce que je veux.  Quelques jours après, je reçois un mail m’informant qu’aucun des prestataires du dit site n’est intéressé par ma proposition (non chiffrée, je précise) mais que peut-être que si je veux repeindre mes murs, je trouverai mon bonheur. Heureusement, twitter est mon ami et Clément me conseille d’aller poser une annonce sur tokup.fr . Judicieuse idée, j’ai reçu plein de réponses.


Le souci, c’est que je n’y connais rien en plomberie et ma dernière expérience en la matière ne m’a pas vraiment laissé de bons souvenirs. Un premier me propose 165 euros ttc. Merde, c’est plus que je pensais. Heureusement, les propositions pleuvent, des prix plus raisonnables (de 60 à 100 euros), des plus élevés. Mais mes chouchoux, ce sont les bradés. Certains me proposent 10 € de l’heure. Sachant que l’intervention ne durera pas plus, je fronce un peu les sourcils, ça sent un peu l’arnaque.


Mais mon chouchou, c’est celui qui me propose un devis à 15 euros et qui me dit : « ON SE VOIT ET ON VOIT CE QU’ON FAIT ». En majuscule, oui. Non mais t’es sérieux mec ? Tu l’as pas vue la vidéo avec Clara Morgane qui dit que quand c’est non, c’est non ? Tu crois que j’ai posé l’annonce pour réaliser le fantasme du plombier, fantasme qui n’est d’ailleurs pas mien ? Pas ma faute hein mais le peu de plombiers que j’ai croisés, ils ne me titillaient pas le neurone sexuel. Je crois que c’est lié à la raie des fesses qui dépasse du vieux jean, ce n’est en aucun cas sexy. Sauf à la limite sur Gisele Bunchen mais elle ne m’excite pas des masses non plus. Quoi que jeune, ma mère avait un réparateur de machine à laver que j’aurais bien grignoté même si à l’époque, j’étais chaste.


Bon, en comparant, pesant le pour et le contre et évidemment en utilisant le joker appel à une connaissance (mon papa quoi), j’ai pris Laurent28 qui me prend 60 euros ttc. Sauf que Laurent28, il habite devinez où ? Dans le 28, appelé aussi l’Eure-et-Loir soit pas trop mon coin quoi. Mais si, si, il vient sans soucis, reste à fixer le rendez-vous, je  vais le caler ce week-end et fini la laverie ! De sacrées économies en perspective car à chaque fois, il me fallait une dizaine d’euros en pièces ce qui m’imposait d’acheter plein de choses à différents endroits en m’arrangeant pour en avoir à chaque fois pour quelques centimes ou 5 euros et quelques pour qu’on me rende plein de pièces.  Et puis, je vais pouvoir faire des machines quand je veux, pas juste entre 9 et 21h et faire autre chose pendant que ça tourne.

Maintenant, j’attends de voir Laurent28 à l’œuvre, ma poisse légendaire en terme de domesticité (genre livraison de meuble, souvenons nous ensemble) me fait craindre des conneries. La question est : après avoir failli mettre le feu, vais-je inonder mes voisins ?

Demain, je vous parlerai de la malédiction qui me poursuit : y a toujours un serveur qui arrive dès que je dis une énormité à caractère sexuel.

Et bien sûr, le trèèèèèès bon clip de Clara Morgane et du plombier.

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Culpabilisons, pauvre de nous

Mercredi midi, je déjeune chez mes parents devant le JT de 13h de France 2. J’avoue que je ne regarde plus du tout les infos télé depuis pas mal de temps et je ne
m’en porte pas plus mal, finalement. Donc, là, reportage écolo « youpi, sauvons la planète en faisant des économies, remplaçons l’eau potable des WC, de la douche et de la machine à laver par de l’eau de pluie ! ». Ouais, génial, moi, je suis pour. Et là, reportage chez un mec de Toulouse qui a une baraque comme je n’en aurai jamais qui a installé un système hyper onéreux pour pouvoir récupérer l’eau de pluie. Alors les économies, je pense qu’il en verra la couleur dans 10 ans mais surtout, je pense pas que la mairie de Plumes soit très contente si j’installe ça sur le trottoir…

Autres choses vues à la télé : les Enfoirés et le sidaction. Le principe : des artistes généralement en pleine promo viennent chanter leur chanson en groupe en répétant à longueur d’émission qu’on doit acheter le CD et même faire des dons. « On compte sur vous ! ».

Alors, là, je commence à saturer de cette espèce de culpabilisation systématique. L’écologie, ça m’intéresse, je fais des efforts mais arrive un moment où une
célibataire locataire ne peut pas faire plus. Acheter des produits au format familial ? Super, je finirai par en jeter la moitié ! Installer des panneaux solaires pour avoir de
l’énergie ? Bah tiens, ça va me coûter l’équivalent d’un loyer annuel pour un studio où je ne compte pas passer ma vie. Acheter bio ? Tu veux que je te parle de mon pouvoird’achat ? Donc, tu l’as compris, pour être écolo, faut être riche car sinon, c’est plus compliqué. Alors évidemment, je prends jamais l’avion ni la voiture, on dira que ça compense.

Et comme si on me faisait pas assez culpabiliser avec tous mes déchets et le fait que j’ai pas le solaire chez moi, on vient encore me demander d’acheter des CD ou
de faire des dons parce que moi, j’ai la chance d’avoir un toit au dessus de ma tête et de la bouffe au frais et que je suis séronégative. Je comprends bien que la recherche a besoin de fonds et que les restos du cœur ne peuvent pas tourner sans rien, c’est pas le problème. Mais là, je regarde les 4400 et je vois l’énorme « appelez le 110 », impératif. Et j’avoue que quelque part, cette volonté de demander aux petites gens, dans le sens financier du terme, ça m’énerve. Prenons les Enfoirés : une quarantaine d’artistes globalement tous en promo (tiens, Céline Dion sort un nouvel album et revient après 14 ans d’absence, par exemple) chantent globalement faux pendant deux heures en répétant à l’envi qu’acheter leur CD, ça équivaut à 5 repas. Alors,
perso, le CD, faudrait plutôt me payer pour que je l’écoute. L’autre matin, je descends de ma chambre et rejoins ma mère dans la cuisine, elle écoute un truc atroce, chanté faux, une reprise de je ne sais plus quel tube « ah non, c’est nul ! C’est quoi que tu écoutes ? ». Ben, c’étaient les Enfoirés alors perso, je préfère donner direct les 20 euros aux Restos qu’acheter un CD inaudible où les artistes chantent leur propre chanson et ne donnent que 2h de leur temps et leurs droits d’auteur. Mais ont-ils déjà donné de l’argent ? Ont-ils déjà distribué des repas direct sur place ? Les Enfoirés, en plus, c’est pas n’importe qui qui y chante ! Parce que figurez-vous que pour y entrer, il faut y être invité. En gros, si tu es un artiste pas très connu mais que t’as envie de participer, ben non, tant pis pour toi. Pour le sidaction, on prend globalement les mêmes et on recommence.

Alors évidemment, on me dira que tout ça, c’est comme le téléthon, ça permet de parler de la cause, tout ça, tout ça. Ouais ok, je le concède, il ne faut pas
oublier la recherche, les gens qui n’ont pas de quoi vivre… Sauf que la dernière fois que j’ai fait un don pour Aides suite à un démarchage dans la rue, je me suis retrouvé avec un don de 40 euros mensuel alors que je pensais que c’était juste pour une fois. Et la seule façon que j’ai eu de l’arrêter fut de demander à ma conseillère financière de bloquer le prélèvement vu que sur mon espace Internet, il n’y avait rien pour le stopper.

Alors oui, je veux bien donner pour le sidaction, le téléthon, les Enfoirés, les mecs dans le métro… Mais faudrait-il encore que j’en ai les moyens. Quand je vois
que ma grand-mère qui reçoit 400 euros de retraite par mois donne 15 euros chaque année au Téléthon, je trouve qu’il y a une certaine indécence à voir des mecs gagner des millions d’euros par an nous supplier de donner.

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La fille la plus joyeuse du monde

Bon, alors, voilà, on est samedi, je n’ai aucun article sous le coude et aucune envie d’être drôle. Enfin, quoi que si, là, aujourd’hui, ça va mais cette semaine, je n’avais pas envie de l’être donc je n’ai rien écrit. J’avais commencé un sketch pendant les vacances mais aucune envie de le terminer. Donc, là, je fais du freestyle, c’est parti.

Donc, cette semaine, j’ai été chiante. Si. Du genre : « ça va ? » « Mouais bof ! » « Ben qu’est-ce que t’as ? » « A ton avis ? ». Oui parce que moins je suis de bonne humeur, moins je suis patiente donc quand on me demande pourquoi ça va pas alors qu’on le sait, ça m’exaspère un peu. Bref, j’ai été chiante à base de « bof, ma vie, elle est pourrie ». Alors, quand vous allez pas bien, tout le monde vous fait des compliments à base de « tu es belle, jeune et intelligente ». Oui, et je suis chômeuse et célibataire, super utile, tout ça. Bon, je vais pas vous refaire la complainte qui n’aurait pour d’autres objectifs que de récolter de nouveaux compliments ou alors de vous saouler définitivement. De toute façon, le moral remonte alors ça sert à rien.

 

J’avais dit que cette semaine serait meilleure que la précédente et en cela, je ne me suis pas trompée mais l’inverse était tout de même difficile. La seule condition pour que les choses empirent, c’était un décès et bon, voilà, comme une personne peut pas non plus tout subir en même temps, j’y ai échappé. Donc voilà, cette semaine, ce fut une semaine plutôt neutre même si j’ai vu plein de gens, fait des déjeuners en ville (j’aime bien dire ça, ça fait très sex and the city), rencontré des gens, aussi… Bref, finalement, ça fut une semaine dense que j’ai pas vue passer donc c’était pas la peine de chouiner. Oui, j’ai pas eu une forme olympique mais dans des circonstances différentes, j’aurais trouvé cette semaine très chouette.

 

Alors, oui, j’ai pas de boulot mais au moins, je risque pas de le perdre. J’ai plus de mecs donc je risque plus de me faire plaquer. J’ai la santé, en plus, plein de sous parce que j’ai arrêté de fumer (selon mon logiciel, j’ai économisé 95 euros qui me serviront à payer la réparation de mon disque dur externe, pour peu qu’ils soit sauvable). Et puis bon, ça va, y a plus dramatique que ma vie alors j’arrête de me plaindre. En plus, ma libido est en forme, genre je fais plein de rêves érotiques avec de vieux fantasmes qui me montrent leurs (petits…) attributs. Or il me semble que quand on est déprimée, on n’a plus de libido. Le fait que la mienne aille très (voire trop, bordel) bien est bon signe, ça veut dire que tout ne va pas si mal. Et puis j’arrête pas de voir des beaux mecs de partout, même s’ils mettent leur doigt dans leur nez alors qu’ils végètent sur les escalators de la ligne 14 de St Lazare (oui, je t’ai vu, jeune homme !). Bon, évidemment, je mets jamais mes lunettes donc forcément, tout est plus beau dans mon monde de myope mais c’est pas grave, penser que tous les mecs que je croise sont trop cracamiaou, je trouve ça sympa comme concept. Bon, après, je vais pas aller leur parler non plus parce que rien ne garantit qu’ils le sont vraiment, cracamiaou, et c’est un peu la lose d’aller voir un mec et de lui faire : « Salut, je…ah non, en fait, de près, t’es pas beau ! ». Enfin, bref, je préfère vivre dans un monde fantasmagorique où tout le métro est plein de futurs petits amis potables que me rendre compte qu’en fait, c’est pas vrai…

 

Ouais ma vie, elle est passionnante et mon post débile et même pas je vais m’excuser. Parce que j’aurais pu vous faire un post « ouais la vie c’est moche » et qu’à la place,je suis sympa, je vous fais un truc « Nina a pété un plomb et n’est plus en contact avec la réalité ». C’est cool, nan ?

 

Bon, voilà, je vais aller faire une sieste, des fois que des vieux fantasmes aient envie de m’honorer dans mes rêves, ça fait toujours plaisir. Même si le dernier en date avait un tout petit zizi (mais pourquoi d’ailleurs ???).

 

Voilà comme perdre tout son lectorat en un article. Et le pire, c’est que je peux même pas mettre ça sur le dos de l’alcool ou de la drogue puisque je n’ai consommé ni l’un ni l’autre. Même pas une clope en 26 jours, MEME PAS ! Alors que je vais dans des bars enfumés, je n’en taxe aucune. Parce qu’après 26 jours, 95 euros d’économisés et presque 3 jours de vie gagnée (à choisir, j’espère que c’est 3 jours de sexe, tant qu’à faire), ce serait con de recraquer. Parce que comme me rappelle mon logiciel, la raison première de cet arrêt, c’est « je peux le faire ». Hé ouais, je PEUX le faire. Comme je peux aussi trouver du boulot, un mec qui n’a pas un tout piti pénis et puis plein d’autres trucs, encore.

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C’’est la saison des marrons !

C’est l’automne, il pèle et les vendeurs de marrons chauds fleurissent aux quatre coins de Paris. Mais c’est pas du tout le sujet de l’article du jour. Pourtant, je me souviens quand j’étais petite, y avait un marronnier dans la cour de l’école et je rentrais chez moi avec mon sac plein de marrons parce que c’est joli, c’est tout lisse, c’est tout doux. Mais passons sur les marrons, parlons plutôt marronniers.

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Quand on est journaliste, on entend très vite ce mot mais qu’est-ce ? Pour ceux qui ne savent pas, j’explique : ce sont des sujets d’actu froide qu’on ressort chaque année à la même époque. Par exemple, les marronniers de Noël, on a les courses, les queues dans les magasins, quel type de sapin faut acheter, la dinde aux marron… niers ! (mouarfffff !). Je tiens à préciser que j’écris cet article alors que je suis totalement sobre. Je reprends. Donc, les marronniers, ce sont les sujets incontournables de l’année. Et mine de rien, c’est super pratique parce que ça vous remplit un journal en un rien de temps. Le nouvel an, les soldes, les vacances d’hiver, l’arrivée du printemps, Pâques, le bac, les vacances d’été, les crèmes solaires, la plage, le prix des resto au bord de la plage, les destinations à la mode, la rentrée, le mondial de l’auto, les feuilles qui tombent, les impôts et hop, Noël… Le marronnier des journalistes, c’est comme les sapins, y a toujours des feuilles dessus.

 

Quel que soit le média, on vous impose chaque année le même discours mais le pire, c’est qu’on réécrit les articles. Enfin, quand je dis on, je parle surtout des stagiaires, ce
que, à la limite, je peux comprendre. Non mais imaginez le journaliste qui fait chaque année le même sujet pendant 15 ans, y a de quoi devenir dingue. Là, j’entends déjà les objections : « vous n’avez pas qu’à changer de sujets ! ». Pas faux. C’est vrai qu’on voit tellement les mêmes reportages chaque année que si on remontait les images des années précédentes, personne ne s’en rendrait compte. Ouais, l’image des bonnes femmes rentrant en courant aux Galeries Lafayette, c’est rigolo (ou pitoyable, au choix), on peut faire un reportage d’1mn 30, voire même 2 mn ! Sur un journal de 20 minutes, ça laisse songeur…Mais bon, comment couvrir les soldes autrement ? On peut multiplier les angles mais vu qu’on les fait tous en même temps chaque année, l’année suivante, on est obligé de recommencer l’exercice. Mais le pire, c’est que les téléspectateurs/lecteurs ne s’en plaignent même pas ! Par exemple, chaque année, dans les magazines féminins, le grand classique du printemps : « perdez 3 kg avant l’été ». Et paf, chaque année, ça marche du tonnerre ! Bon, il est vrai qu’on nous propose chaque fois un régime différent selon la mode. Mais bon, si le régime de l’année précédente a marché, pourquoi en essayer un nouveau ?

 

Après, il y a les marronniers que l’on peut ressortir quand on a un trou dans l’actu, genre les petites astuces quotidiennes pour économiser l’électricité, la protection de
l’environnement, la sécurité routière et puis tout ça. Enfin, tout ce que l’on trouve dans le sommaire de Capital ou Zone interdite… Ah, j’ai oublié la jet set, aussi, ça marche d’enfer, ça ! Ca, c’est le genre de sujets super pratique. Petite mise en situation : je prépare un reportage sur le port de la ceinture par les Français. Mais le jour de sa diffusion, une guerre éclate donc on a pas la place pour mon petit reportage. Deux mois plus tard, y a plus rien à dire sur la guerre et il faut combler les vides… Et ben, on va ressortir mon truc sur la ceinture ! Dans un journal, ça passera sans problème. A la télé, on fera attention à couper les plans où on voit de la neige parce que de la neige en avril, c’est assez rare, et le tour est joué ! Intemporel, on vous dit.

 

Evidemment, ça pose la question de la qualité de l’information. On le sait que c’est Noël, c’est pas la peine de nous montrer les gens en train d’acheter les cadeaux, on y est
allés dans la journée et on a bien vu la cohue ! D’ailleurs, j’ouvre une parenthèse : vendredi dans mon supermarché, il vendait déjà des chocolats de Noël, ça m’a super déprimée. Fin de la parenthèse. C’est comme le sempiternel reportage sur le plus jeune candidat au bac et le plus vieux. Ouais super, une gamine de 13 ans qui passe le bac, c’est… heu… non, on s’en fout. Y en a un(e) chaque année ! Mais c’est tellement facile à faire et ça permet de finir le journal sur une note de bonne humeur et de futilité. Après, vous pouvez partir bosser le cœur léger ou préparer la sieste que vous ferez immanquablement devant Derrick ou les Feux de l’Amour. Quoi que ces deux séries ont un générique hyper stressant qui vous réveillent à la fin de l’épisode… Evidemment, ce serait mieux de terminer le journal par une petite note culturelle, parler d’une expo, d’un livre ou d’un film. Mais les journalistes prennent un peu les gens pour des cons : la culture, ils s’en foutent, ils préfèrent voir les gens se battre pour un T-shirt en solde, c’est plus marrant. En cas d’actu pauvre, on peut même vous en faire tout une série de reportages pour tout remplir. Ben ouais, c’est pas notre faute s’il n’y a pas toujours des guerres ou des coupes du monde. En plus, maintenant que la France se met à perdre contre l’Ecosse, ça va être dur de s’extasier pendant 20 minutes sur la formidaaaaaaaaaaable équipe de France.

 

Mais bon, faire un JT de 20 mn ou remplir un journal, c’est pas tous les jours faciles non plus et les marronniers, au fond, on les aime bien. Enfin, surtout les stagiaires, ça
leur donne du boulot. Ils attendront un vrai poste pour traiter des vrais sujets.

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