Meurtrière !

Cette semaine, je me sens un peu d’humeur féministe donc je vais vous gratifier non pas d’un mais au moins de deux voire trois articles sur le sujet. Je suis comme ça, moi. Entamons donc cette dilogie/trilogie avec un sujet déjà évoqué par le passé mais apparemment, rien ne change : l’avortement.

Lundi, un compte intitulé “pro vie” quelque chose a débarqué sur Twitter. Je m’abstiendrai de vous le linker, pas besoin de faire de la pub à ce compte qui, rien que par son intitulé me débecte. Pro vie, ça veut dire quoi ? Qu’une femme qui choisit de ne pas poursuivre une grossesse est une anti vie ? Une meurtrière ? Tout noir, tout blanc, le gris est parti en vacances. Je vomis ce terme comme je vomis ceux qui refusent le droit de choisir, un droit voté il y a 40 ans mais qui peut vite se révéler compliqué à appliquer.

Je n’ai jamais avorté. Des amies, des membres de ma famille ont dû y avoir recours par contre et selon les cas, c’est pas toujours si simple. Les praticiens pratiquant l’avortement ne sont pas légion, les plannings familiaux ferment à tour de bras et je ne vous parlerai même pas de certains regards réprobateurs. Pourtant je ne peux qu’applaudir ces femmes qui ont eu le courage de ne pas faire naître un malheureux de plus. Quel enfant peut s’épanouir dans un contexte où il n’était pas désiré ? Je me dis que si demain, je tombe enceinte et que je donne vie à ce foetus, le pauvre gosse part avec un sacré handicap dans la vie. Même si le fait qu’il existe malgré les capotes et le stérilet fait que dès le départ, je l’appellerai Jésus. Je ne suis pas actuellement quelqu’un capable d’assumer et d’élever un enfant. Droit à la vie, super, mais droit au bonheur ?

En fait, ce que je trouve dramatique, c’est que 40 ans après, je me rends compte que ce droit reste toujours aussi discuté. Prenons le débat typique pro/ anti avortement. Le pro avortement se sentira toujours obligé de sortir un argument à base de “et si elle se fait violer et qu’elle tombe enceinte, tu trouves pas horrible qu’elle doive le garder ?” ou le moins extrême et tellement plus probable : “50% des femmes qui avortent le font car leur moyen de contraception était défaillant”. Ca, ok, c’est un fait. Sauf que j’ai envie de dire qu’on chercher à justifier un acte censé être légal, reconnu. Un droit. DROIT. On n’a pas à placer le choix de la femme dans un contexte particulier. Peu importe que l’avortante ait été violée, ait connu un problème de contraception ou n’avais juste aucune info sur la reproduction (ça arrive aussi), y a pas à légitimer. C’est son histoire, son choix, il n’y a pas à lui demander pourquoi elle a décidé ceci ou cela. Ca ne nous regarde pas.

La femme est seule maîtresse de son corps et de sa vie. Avoir un enfant implique une masse de responsabilités et nous ne nous sentons pas toujours à la hauteur pour les assumer. Moi, en tout cas, je ne me sens pas d’attaque et j’ai pas envie qu’un enfant souffre de mon immaturité sur ce point. Ce serait un choix raisonnable. Dieu Merci pour moi, Durex et Gudrun m’ont toujours protégée de cette éventualité. Mais si un jour, je choisissais de ne pas donner vie à cet amas de cellule dans mon ventre, je refuse de justifier quoi que ce soit. Ni les circonstances de cette grossesse accidentelle ni ma décision de ne pas la mener à terme. C’est mon histoire intime, la seule personne avec qui je devrai éventuellement en débattre c’est le géniteur.

Aujourd’hui, on légifère sur tout. Sur la reconnaissance de certains faits et on pénalise le fait de nier cette reconnaissance. Aujourd’hui, si je nie le génocide arménien, je suis condamnable. Par contre, si je fais la guerre à des femmes qui utilisent un droit qu’on leur a donné y a près de 40 ans, c’est complètement normal.

PS : Quand je vois les horreurs postés par les « pro vies », ces monceaux de désinformation dans google images quand tu tapes avortement, je me dis qu’il serait largement temps de légiférer sur le sujet.

PPS : Vu la mésaventure de la dernière fois, si un forum pro vie s’amuse à me linker comme un blog « anti vie » (oui, je suis une serial killer) et que tous ses membres viennent pourrir mes comms :  ceux-ci sont automatiquement modérés et je ne les publierai pas. On a le droit d’avoir son avis, je veux bien débattre mais à 100 contre une, c’est pas du débat, c’est de la propagande.

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Rendons la capote fun

Cette semaine, c’est la semaine du sexe sur les blogs alors bon, faut bien suivre. Bon, je me force pas des masses, j’ai pas envie de parler chômagie, recherche de l’homme, de ma démission (enfin, ce qu’il en reste) et même si j’ai drôlement plus envie de vous parler de ma nouvelle vie de chef de projet éditorial (jmelapete.com). Alors, parlons sexe. Et si vous êtes sages, demain aussi (si vous avez des désidératas sur le sujet, proposez en comm).

Depuis pas mal de temps, les publicistes essaient de rendre la capote fun pour qu’on oublie l’image sinistre de « l’anti SIDA ». Je suis de la génération SIDA, des capotes à 1 franc et pendant longtemps, la capote était une punition, un peu une espèce de malédiction divine pour nous empêcher de trop jouir et surtout nous empêcher de le faire sans un minimum de préparation, de « t’as des capotes ? ». Miam. Evidemment, on n’avait jamais connu autre chose, on ne pouvait pas trop se rendre compte de ce qu’on pouvait perdre.




Evidemment, ça n’a pas aidé la cause de la capote. Et puis, on s’est dit que quitte à devoir se protéger, autant que ça devienne un peu plus fun. Et pas en transformant les préservatifs en bombe à eau. Voilà que les capotes se nervurent, se strient, se parfument et même se voient dans le noir (paraît que c’est fun, dixit la Pomme, je vous ferai un test un jour, promis). Les publicitaires ont laissé tomber le sous entendu un peu foireux (« l’été sera chaud, sortez couverts », j’ai mis des années à la comprendre) et le côté prévention pour ne plus montrer que le côté joyeux de la capote.



Ainsi, désormais, on apprend que le préservatif accroît les sensations, nous fait jouir deux fois plus fort et que même ça menace l’humanité.


De façon toute personnelle, je vois quand même quelques avantages à la capote, même si ça reste moins agréable que sans. D’abord, la meilleure raison, la principale je dirais, outre le fait que je ne suis pas motivée à l’idée de choper une MST, c’est la contraception. Même si je trouve les gamins de plus en plus mignons, ce que je trouve inquiétant en soi, je n’ai toujours pas envie de partager mon patrimoine génétique avec un homme donc « faut fermer le chemin », comme dirait ma sœur. Or le préservatif, c’est quand même ultra simple, sans hormones, sans conséquence pour le corps (sauf allergies, bien sûr). En plus, l’avantage immense avec la capote, c’est que si elle ne remplit pas son rôle, on le SAIT. Alors qu’un stérilet mal placé ou une pilule mal prise, ça peut faire des surprises. Ok, super rarement et mon argument ici est un peu bancal mais je maintiens.




Mais surtout, la capote, c’est propre. Toute fille ayant couché sans voit de quoi je parle. Pour les autres, j’explique : quand le monsieur jouit, tout ne part pas direct au but dans l’utérus, non, non, non, il en reste plein juste à l’entrée, là. Et que se passe-t-il quand on se lève ? Ca coule. Oui, c’est pas très sexy ce que je raconte mais ce sont des faits. Combien de fois j’ai dû faire la chandelle avec Guillaume 1er tandis qu’il allait chercher du PQ dans la salle de bain ? Bon, certains me feront remarquer que la chandelle, ça fait les abdos mais je préfère encore aller les travailler dans une salle de sport et pas en serrant les cuisses pour éviter que la semence de mon mec dégouline partout sur mes cuisses… et sur mes draps. Parce que ma peau, à la limite, c’est pas grave, je vais aller prendre une douche juste après mais les draps… Et comme je ne planifie pas toujours la monté de mes désirs, je n’ai pas forcément envie de couper les préliminaires par un très glamour « attends, je vais chercher une serviette pour pas salir ». Et puis après, je peste si on sort du périmètre de la serviette ? Mais top glamour, les enfants ! Je sens que mon mec sera le plus épanoui de la planète. Alors que la capote, au moins, ça retient les fluides et c’est même pour ça qu’on la met.





Alors aujourd’hui, je dis merci aux publicitaires d’avoir pris ce virage du fun. Même si je crois qu’il y a encore un gros travail à faire pour faire de la capote un espèce de sextoy ludique mais indispensable et dédramatiser ce qu’il représente : l’arme ultime contre le SIDA (contrairement à ce que Crétinus XVI. D’ailleurs, je ne résiste pas à l’envie de vous copier/coller le comm d’un certain Theo75018 que je trouve merveilleux sur cet article

« Oh… Je découvre à l’instant l’article du Washington Post…

Jusqu’à présent, on se contentait de diffuser une espèce de « note scientifique » – avec de très gras guillemets, indiquant en gros et sans la moindre précaution, qu’au terme de comptages sérieux
et d’interminables journées de traitement statistique des données recueillies, on pouvait raisonnablement conclure que « moins on baise, moins on a de chance d’attraper le sida », CQFD n°1.

A ce propos, donc, n’oublions pas de signaler aussi, à tous ceux qui ont pris cela pour du pain blanc, que plus on s’éloigne de la piscine, moins on a de chance de se noyer ? Il y a peut-être là
matière à comptage ? »

Ces éclairs d’intelligence sur le net sont tellement délectables).



PS : Quelqu’un peut-il me dire pourquoi la première pub que j’ai mise (Manix) est interdite au moins de 16 ans ? On voit bien pire dans certains films tout public, il me semble.

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T’as des capotes?

Il y a des fois dans la vie où j’aime me poser des questions sans grand intérêt et faire des articles sur le sujet. Mais bon, la vie est trop courte pour ne se poser que des questions existentielles. Donc grande question du jour : de l’homme ou de la femme, qui doit fournir les capotes ?

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Commençons par une anecdote personnelle. Mardi soir, sur MSN, un jeune homme vient me parler, nous l’appellerons Gabriel. Nous avions dîné ensemble y a 3 semaines et il ne s’était rien passé et je pensais ne jamais avoir de nouvelles du monsieur. Or, mardi, le voilà qui réapparaît, chaud bouillant genre « bon, il serait temps de transformer l’essai, là. » Bon, honnêtement, j’ai rien compris, je le pensais pas du tout intéressé par ma personne, comme quoi, je suis toujours aussi douée en psychologie masculine. Donc une heure plus
tard, le voilà chez moi et après une bonne heure de papote, on s’effeuille sur mon canapé. La brouette pointant le bout de son nez, le voilà qui part à fouiller la poche de sa veste pour choper des capotes. Alors que moi, j’en ai et que j’ai toujours pas pu tester ma super capote Durex. Mais on fera avec la sienne.

 

J’ai remarqué que dans la plupart des cas, les mecs prévoient toujours des munitions, si j’ose dire, même quand ils viennent à mon domicile. Non parce que j’en ai des capotes, moi. Pas 150 000 mais j’en ai. J’en parlais justement à Summer qui m’expliquait que pour elle, c’était plutôt bon signe que les messieurs viennent avec leur capote, ça veut dire qu’ils se protègent. Mouais… J’avoue que quand j’ai un rencard avec un mec, j’amène pas forcément mes capotes parce que, déjà, je suis pas forcément sûre que ça finisse dans un lit puis en plus, je pars du principe que celui qui invite pourvoit à ce genre de choses. Et si y a pas de capotes, tant pis, on attendra la fois suivante. Puis au pire, y a suffisamment de distributeurs dans Paris pour régler le problème.

 

Bien sûr, il y a la question des capotes XL. Récemment, j’ai passé un moment délicieusement intime avec un monsieur très très bien équipé mais il n’avait pas pensé à prendre son matériel mais, Dieu merci, moi, j’en avais. Parce que bon, les capotes de cette taille là, on pense pas toujours à en acheter, ne péchons pas par optimisme. Non puis si on sort une capote XL à un monsieur normalement équipé, il peut mal le prendre.

Mais à travers tout ça, ce qui m’interroge, c’est « une fille n’est-elle pas censée se préoccuper de ce genre de questions ? ». Bon, pour certaines, on peut

les imaginer angéliques donc pas équipées pour une brouette sauvage. Mais dans l’ensemble, j’ai l’impression que dans l’inconscient collectif, les mecs sont censés pourvoir les capotes. Parce que c’est sur eux qu’elle se met ? Oui, je sais, y a des préservatifs féminins mais le jour où un mec me sort un préservatif féminin, je crois que je serai sur le cul. En plus, c’est moche, on dirait une poche plastique, on a connu plus glamour mais là n’est pas la question. Donc, comme c’est sur le pénis de monsieur qu’on va le placer, c’est à lui de s’en préoccuper ? Je crois que ça nous ramène à une conception procréative du sexe, je m’explique. En gros, c’est à la fille de gérer sa fertilité en prenant (ou pas) la pilule. Le monsieur est prié de gérer son éjaculation, s’il pouvait le faire dans un capuchon en latex, ce serait super, merci.

Alors oui, c’est sur eux qu’on va mettre la capote, tout ça mais de l’autre côté du pénis, y a quand même moi. Moi qui ne veux surtout pas me retrouver enceinte ni choper une MST. Donc je me sens concernée par la chose, quand même. Si je convie un jeune homme à passer chez moi en ayant une idée derrière la tête, c’est normal que j’ai des préservatifs, je ne vois pas
comment je pourrais m’en foutre.

Bref, dans l’idéal, je trouve pas mal que les deux y pensent, le débat n’étant plus « capote ou pas » mais « les tiennes ou les miennes ? ». Je pense que chacun d’entre nous, homme ou femme, doit y penser. Ca évitera de se retrouver tout dépités quand, à l’heure de mettre le capuchon, on se rend compte que personne n’en a. 

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Fallin’ in love again

Un an. J’ai beau compter et recompter dans tous les sens, ça fait bien un an. Un an que quoi ? Un an que je n’ai pas aimé, ma bonne dame (ou mon bon monsieur). Vraiment, je veux dire, j’ai eu des petites histoires depuis, des très courtes, des un peu moins courtes mais bon faut dire ce qui est, si je regarde ma dernière année amoureuse, ça manque de passion.
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L’autre jour, je fais la remarque à future coloc et elle me répond : »arrête de te brider, fais le battre ce petit coeur » (ou à peu près). Mais je bride rien, moi. Mais résumons vite fait ma vie « amoureuse » de cette dernière année. Alors deux configurations :

– je sors avec un mec, il me lourde avant que j’ai le temps de tomber amoureuse. Parce que je tombe pas amoureuse en 2mn28, je le fais pas exprès. C’est juste que je suis normalement constituée, je suppose.

– je craque sur un mec genre « miam, il est trop beau, je le veux », je nous imagine déjà en train de s’entraîner à se reproduire (oui, moi, y a que la phase entraînement qui m’intéresse, pas envie de jouer le match). Donc je souris, je papillonne et là : « ouais et alors ma copine… ». Connaaaaaaaaaaaaaaaaaard! Non mais c’est vrai quoi, il aurait pas pu m’attendre, sans déconner ? Quoi, je suis totalement égocentrique ? Heu… Ouais ok.

Bon, là, je grossis le trait, je n’en veux pas vraiment aux mecs qui m’ont pas attendue pour se foutre à la colle avec leur grognasse qu’est moins bien que moi (mais allez, je décooooooooooonne!). Juste qu’à force de vivre toujours la même chose, je commence à être un peu lassée. Et non, je le fais pas exprès puisque je l’apprends APRES que je me sois dit « tiens, si je lui proposais de tester la capote Durex? ». Non parce que ce serait le plan « en fait, avant que je sache que t’avais une copine, je te trouvais moche mais maintenant, je te veuuuuuuuuuuuuuux! ». Non, non, je n’aime pas la complexité.

Alors attention, il ne faut pas prendre cet article pour que ce qu’il n’est pas. Je ne me plains pas, je ne fais que constater. Je ne suis pas du tout en pleine angoisse existentielle genre « haaaaaaan, je vais finir seule avec mon chat », non, non, non. Quand je dis : « j’ai 27 ans, je vis seule avec mon chat et ma mère me prend pour une lesbienne », c’est pour de rire, hein. En plus,dans un fol élan d’optimisme forcené, j’ai tendance à croire que je finirai par le trouver et le garder mon prince charmant. J’en suis même intimement persuadée. Après tout, j’ai déjà vécu 4 ans et demi avec un mec, je vois pas pourquoi ça ne se reproduirait pas. Parce que bon, objectivement, y a aucune raison que ça n’arrive pas (si ce n’est ma propension à tomber sur des enfoirés).
Alors pourquoi cet article constat si au fond, tout va bien. Ben, en fait, c’est que je m’ennuie. Moi, je passe la journée avec les ados qui me parlent de leurs amours, si intenses, absolues… et éphémères. Moi, je m’amuse à parler d’un mec qui me plaît mais bof, je suis pas amoureuse et vu que j’apprends vite que monsieur a une madame, je laisse tomber. Mais mon jouet, il est tout cassé ! En fait, on en parlait l’autre jour avec Tatiana, quand on a une cible, on se pomponne, on se fait belle, c’est agréable. Même s’il ne doit rien se passer, la perspective de suffit. Mais à quoi bon se faire jolie pour un gars qui a une copine donc, à priori, ne me regardera pas ? Ou quasi pas ? Alors oui, on peut se faire belle pour soi aussi, tout à fait mais ça va un temps ça. Nous, les filles, on a besoin d’une carotte et non, ce n’est pas un jeu de mot foireux. Moi, quand je nage, j’aime imaginer qu’un mec qui me fait super craquer va s’extasier devant mon corps (presque) musclé et orangé doré par mon auto bronzant. Non parce que Ducrette, elle se décarcasse à perdre des kilos mais y a qu’elle qui le voit. Ducrette, elle s’épile mais ça sert juste pour la piscine. Scrugnugnu quoi.

Et puis en plus, j’ai envie d’être transportée, de parler de cet amour naissant, de saouler tout le monde avec, de me prendre des « putain mais t’es chiante avec ton mec, on le sait qu’il est parfait!! ». J’ai envie d’arriver épuisée au boulot après une nuit de sexe intensive et pas parce que j’ai lu le Nouvel Obs jusqu’à pas d’heure. Je veux dire je t’aime et pas juste à mes amis (parce que je les aime fort mes amis mais chastement, c’est pas le même amour, quoi) ou à ma famille. Non, je veux le dire à un homme et je veux le dire sincèrement. Non parce que je peux le dire. Je pourrais balancer ça à mon semi Russe mais je suis pas sûre que ça la rassurerait le monsieur. Je pense même que ça le ferait fuir ! Puis de toute façon, je vois pas l’intérêt de le dire si je le pense pas.

Bref, j’aimerais être in love pour de vrai et très fort. Penser à lui toute la journée, compter les heures qui nous séparent, avoir une banane de 150 km de long dès que je pense à lui, dès que je reçois un texto de lui, avoir ma voix super neuneu quand je décroche au téléphone « ça va chériiiiiiiiiiii ? ». Oui, l’amour rend con, je l’ai déjà dit. Mais moi aussi je veux être con, bordel !

Ca va être mon nouveau défi, ça, tomber amoureuse. Bon, pour le moment, j’ai mon semi Russe mais c’est beaucoup trop tôt pour être in love. Ne précipitons pas les sentiments, que diable !

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La liste de la fille un peu totalement paradoxale

– Durex m’a choisie pour être testeuse, je vais donc recevoir une capote pour tester. Moi, c’est rare que je n’utilise qu’une capote avec un mec. Mais d’un autre côté, comme je n’ai aucune confiance en l’homme en ce moment, elle servira carrément pas, la capote. Ou alors au pire du pire, je la testerai avec Jack.

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– J’ai trouvé une futur colocataire. Après discussion, notre appart devra : avoir du plancher parce que le lino, c’est froid sous les pieds et puis c’est moche et la moquette, c’est salissant. On veut 3 pièces dont deux chambres, une terrasse, au dernier étage avec ascenseur, haut de plafond. Un parking, ça nous arrangerait aussi et puis si ça pouvait être du côté St Lazare-Opéra, ce serait très cool. Le tout pour 1200 euros ou moins TTC. Et la baignoire, ça nous ferait plaisir. On n’a aucune exigence quant aux moulures au plafond.

– Jeudi, je suis retournée à la piscine, j’ai nagé 1km750. Faudrait que j’arrive aux 2 km mais il faudra que j’arrive plus tôt car là, j’ai fini à 13h40 (soit une séance d’une heure) pour éviter de me prendre les connasses de l’aquagym mais je me les suis prises quand même (conasses parce que 10 mn avant le début du cours, elles envahissent le bassin et c’est impossible de faire ses longueurs).

– Mardi, je suis allée au parc avec un mec, le parc de St Cloud que je connaissais pas, c’était vraiment bien, quelle détente ! On s’est promené, on a pris un verre (ou tenté de, ce fut épique ça aussi), on s’est posés dans l’herbe, face au soleil, avec un petit pét. Vive le 1er mai.

– Ce qui est bien avec les lunettes de plongée, c’est qu’on peut mater les mecs sous l’eau et la natation en rend certain vraiment très canon. Miam. Par contre, le vieux en maillot blanc lâche et limite transparent, non. Mais ces corps, ces corps…

– A ma piscine, les Asiatiques ne savent pas nager. Mais ils essaient. Beaucoup. D’ailleurs je trouve qu’on devrait faire des couloirs selon la vitesse et le type de nage, histoire qu’on se gêne pas. Et je trouve que ce serait top que j’en ai un que pour moi.

– J’aimerais savoir comment j’ai réussi à choper un coup de soleil sur la tronche en prenant un verre à Beaubourg jeudi soir à 19h.

– J’aime bien l’orage mais je l’aime encore mieux quand j’ai un amoureux. Mais avec ma lose avec les mecs, je sens que c’est pas demain que je vais en avoir un.

– Un jour, Kenya comprendra que tant que je suis pas en station debout, faut pas foutre le souk. Ou pas.

– Je crois que mes collègues sont des compétition addicts. Quand ils jouent pas aux fléchettes, ils font de l’athlétisme sur console, je sais pas laquelle.

– Je me plains des connards que je croise mais j’ai vu un beau spécimen à la télé, aussi, l’autre jour, sur Total in love. Un mec genre fils à papa étudiant en école de commerce qui se la joue trop beau gosse. Genre la beauté est proportionnelle au poids de gel que tu mets sur tes (pauvres) cheveux. Le mec, il a carrément deux numéros de téléphone, le vrai et un faux où quand tu appelles, tu tombes sur un « bonjour, je suis Pierre-Yves, si je t’ai donné ce numéro, c’est que je ne compte pas poursuivre la relation avec toi », un truc du genre. Ca m’étonne que le bouffon de la semaine dernière, celui qui m’a dit « mais bien sûr qu’on reste en contact » juste avant de m’effacer de MSN m’ait pas fait le coup.

– Xavier Desmoulins, il a une voix, mmmmmmm… Il me fout en transe.

Donc, en résumé de la semaine : j’aime plus les mecs. Mais en fait si. Fais chier. Sinon, le boulot, j’en ai pas parlé mais ça va bien, hein.

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Petit rappel d’arithmétique, de grammaire et de savoir vivre : le retour de l’ex

Par Victoire

(Petit texte écrit au printemps mais qui me paraît furieusement d’actualité !)

C’est le printemps, les arbres bourgeonnent, et la testostérone afflue.

Les ex en manque, qui se sont mis en berne tout l’hiver (et pas seulement en prévision de la mort du pape), se mettent à racler les fonds de tiroirs et leurs vieux carnets d’adresse, histoire de voir, s’il n’y a rien qui pourrait resservir.

 

Ca revient toujours...

Voici quelques éléments de réflexion pour faire face au retour de l’ex, auquel on n’a rien demandé.

– 1 Quand l’ex super glu vous rappelle pour vous donner des explications sur des événements d’il y a cinq ans, vous vous posez cette question: mais pourquoi?

A votre avis, quelle syllabe les mots « explication » et « durex » ont-ils en commun?

Laquelle de ces deux phrases est la plus accrocheuse: « Il y a tant de choses qui restent inexpliquées entre nous » ou « J’ai retrouvé une vieille capote au fond d’un portefeuille, qui se périme le mois prochain, et tu me connais, c’est pas que je sois près de mes sous, mais je n’aime pas gaspiller ».

Rappelez vous bien: si l’ex était un intellectuel, vous vous en seriez rendue compte depuis le temps. (Notez bien, si l’ex avait été un bon coup, vous vous en seriez aussi rendue compte).

– 2 L’ex, il vous a jetée il y a 3 ans. Et vous lui en êtes, au fond, très reconnaissante.

Mais inutile d’aller lui rouler une pelle pour le féliciter de la seule décision intelligente et généreuse qu’il ait prise dans sa vie.

– 3 Votre ex n’est ni Robert de Niro ni George Clooney (ca se saurait, sinon). Il n’y a absolument aucune raison pour qu’il se soit bonifié depuis le temps.
Les années qui passent, ca colle des rides, des kilos, des emmerdes.

Et, détail qui a son importance, l’âge où l’individu est à l’apogée de ses capacités sexuelles varie selon le sexe. Soit 19 ans pour l’homme et 36 pour les femmes. Vous n’allez tout de même pas vous remettre à la colle avec un type qui est sur le déclin depuis si longtemps?

– 4 Si lui n’est pas de Niro, vous n’êtes pas non plus Naomi Campbell (sinon, ça se saurait). Et donc pas si inoubliable que ça. S’il vous rappelle, c’est juste qu’il n’a rien d’autre sous la main.

Ceci dit, comme les poubelles recyclées sont à la mode, si vous avez une copine d’une copine d’une copine célibataire depuis trèèèèèèèès longtemps, et pas trop regardante, refilez lui votre ex. Après tout, ce n’est pas un mauvais garçon, et s’il peut rendre service….

– 5 De toute façon, n’hésitez pas trop longtemps. Au pire, si vous lui riez au nez, il reviendra gratter à votre porte au printemps prochain.

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Les pubs qui m’énervent

Quand j’étais petite, j’adorais la publicité. Ma mère me raconte que dès que j’entendais le jingle pub, je courais devant la télé en poussant des « tut-tut !! » (en référence à la petite musique qui annonçait mes mini-métrages préférés)… Je me souviens même avec émotion de la chanson de Jeanne Mas, « Toute première fois », car je comprenais « tut-tut première fois » et je croyais qu’elle parlait de ma passion (même si je ne comprenais pas ce que foutait cette « première fois » derrière). Je suis une publivore, j’adore regarder les émissions qui sont consacrées et force est de constater qu’en France, nos cerveaux ne se foulent pas la neurone dans ce domaine.

L’afflux de sang lors des règles rend niaise
Petit cours d’histoire pour commencer : en 1975, ô révolution, les tampons arrivent en France et, avec eux, leur lot de polémique : les tampons font perdre la virginité aux jeunes filles. Bon, je ne sais pas à quoi ressemblaient les tampons en 1975 mais quand je vois ceux d’aujourd’hui, j’ai du mal à croire que j’ai perdu ma virginité grâce ou à cause d’eux… Sérieusement, un mec qui me
dit qu’il a le pénis de la taille d’un tampon, je pars en courant !


Est-ce parce que ce objets ont soit-disant menacé notre hymen il fut un temps que les publicités pour tampons sont aussi niaises ? On ne voit que des vierges effarouchées parler avec un air pincé : « ah non, je peux pas aller me baigner, j’ai mes hum-hum ! ». C’est le même combat pour les protège-slips et serviettes hygiéniques. Mon adolescence a été bercée par de jeunes filles sorties
directement de la famille Lequennois (cf La vie est un long fleuve tranquille) nous expliquant que les serviettes, c’est gênant parce qu’on ne peut pas mettre des pantalons moulants, ça se voit…


Heureusement, grâce à Always ultra, ouf, on peut mettre un fuseau si on veut. Merci le progrès ! Maintenant que les serviettes sont minces, nos amies-coincées-du-cul paniquent car elles ne se sentent pas « top fraîches » pour se promener sur les épaules d’un jeune homme. Heureusement, il existe des serviettes délicatement parfumées… Bon, déjà, la fille qui est au bord de l’orgasme parce qu’un mec la trimballe sur ses épaules, je trouve ça suspect. Ensuite, pourquoi faut-il toujours mettre en scène des filles prudes et chastes sur une musique neuneu au possible dans ce genre de publicités ?


Pour ma part, j’ai une idée de pub pour les tampons : un mec et une fille sont dans les toilettes d’une boîte, grosse soupe de langues et là, le mec sort une pièce en regardant la fille d’un air suggestif, elle prend la pièce mais au lieu de l’insérer dans le distributeur de capotes, elle le met dans le distributeur de tampons. Elle le saisit alors et secoue la tête en souriant style : « pas ce soir, chéri, la rivière rouge est en crue ». Bon, d’accord, c’est inutilement provocateur et les distributeurs de tampons n’existent pas, en France (et c’est bien dommage) mais franchement, ce n’est pas parce qu’on a nos règles que nous devenons complètement niaises.


Je profite de l’occasion pour souligner un problème soulevé tantôt par Océane dans l’un de ses mails. Je cite : « Pourquoi est-ce que les emballages de tampon sont ils toujours extrêmes colorés ?  Je veux bien qu’il faut que ça ressemble à des bonbons, comme dans la pub mais quand même!C’est bien une idée de mec ça… Ils sont tellement bloqués face ce « problème » qu’ils ne connaîtront jamais qu’ils les emballent comme des friandises. Oui mais toi quand t’es au boulot et que tu veux te changer aux toilettes tu te tape la honte : soit tu prends ton sac alors que tu ne le fais jamais soit tu te débrouilles par tout un tas d’acrobaties pour mettre le dit ustensile vert fluo de ton sac à ta poche…Quand tu as la chance d’avoir une poche… Sinon, tu pries pour avoir pris un compact qui tient dans la main et ne fond pas dans la bouche ( désolée!)… »


Je me souviens effectivement d’une pub vantant l’aspect « friandise » dudit produit… Y a bien que des hommes pour croire qu’il s’agit d’une géniale idée. Mais, personnellement, je ne connais aucune femme qui va aux toilettes avec un bonbon… Les WC ne sont pas forcément le meilleur endroit pour se restaurer.
Je vous passe les réponses à ce mail, chacune y allant de sa plainte et de ses petites astuces pour se promener discrètement avec l’objet… Tiens, voilà un sujet que les publicistes n’ont pas encore exploités.


Concernant ce que l’on appelle « l’hygiène intime », c’est encore pire. La plus merveilleuse étant « femmefresh » ou comment parler de cette fameuse hygiène sans même l’évoquer. On voit une bonne femme en maillot sur une plage qui s’enroule dans un paréo…Est-ce que pour une crème solaire ? Un après-soleil ? Une crème anti-cellulite ? Il faut bien lire ce qui est écrit en fin de pub pour
enfin savoir que c’est fait pour laver notre intimité…Cool.


Tout ce qui touche au sexe féminin fait peur ! C’est d’ailleurs pour ça qu’on parle « d’hygiène intime », on n’entendra jamais une femme dire dans une pub : « je lave mon sexe avec Rogé Cavailles ! » (c’est sûr, dit comme ça, ce M. Cavailles va faire des jaloux). Ce qui me fait hurler, c’est quand j’entends : « je ne lave pas mon hygiène intime comme mes pieds ». Voilà une phrase qui ne veut absolument rien dire ! Je regarde dans mon dico et je vois hygiène : « ensemble de soins apportés au corps pour le maintenir propre ». CQFD : « laver son hygiène » est un formidable pléonasme.

Le sexe est partout, le sexe est nulle part
Le sexe fait vendre, c’est bien connu. A l’étranger, j’ai vu quelques pubs assez coquines et follement hilarantes. Par exemple, je me souviens d’une pub scandinave où on voit un couple baiser avec fureur dans toutes les pièces de la maison. Et vas-y que je te défonce sur le piano, et vas-y que je te prends contre l’étagère… Forcément, ces coïts enragés causent des dégâts et, à la fin,
on voit monsieur qui recolle tout ce qui a été cassé… C’était une pub pour de la colle, trop fort.


En France, on ose sans oser et souvent, c’est ridicule. Boire certaines boissons ou utiliser certains parfums nous rendent absolument irrésistibles mais tout est dans le sous-entendu… Si ça marchait vraiment, tout le monde se promènerait avec une canette de Gini… (le problème étant que si nous passons nos journées à consommer cette boisson, certains gaz indésirables risquent de s’inviter durant nos brouettes. D’un autre côté, laissons tomber les régimes, nous serons tous très vite obèses). Manger un magnum file un orgasme…Ah ? Je m’en suis jamais rendue compte et pourtant, j’en mange.


Parlant de produits donnant des orgasmes, je ne pouvais passer à côté d’Herbal Essence. Personnellement, j’avoue que j’aime bien me laver les cheveux, sentir la mousse dégouliner dans mon dos lorsque je me rince tandis que mes cheveux apprécient d’être débarrassés de ce poids soudain… Mais franchement, je n’ai jamais eu d’orgasme en me lavant. La première pub d’Herbal Essence était
une sorte de parodie des pubs traditionnelles où les femmes jouissent en se lavant les cheveux mais depuis, ils ont abusé du concept. En plus, je soupçonne la même agence de pub d’avoir fait la pub pour la société générale avec les fly boats et Eiffel Tower et une nouvelle pour le brie que j’ai découverte aujourd’hui : les vieux couples s’inspirent de la fougue des jeunes pour tenter de
retrouver une nouvelle impulsion. C’est surtout la dame qui semble lassée par le manque d’initiative de leur mari et leur pénis mou qui ne leur donne plus satisfaction. Heureusement, la publicité nous parle aussi de pilules miracles pour rendre à monsieur son érection d’antan. Entre parenthèse, je plains l’acteur qui joue dans cette pub et qui écoute en souriant une bonne femme qui
raconte que c’est plus tout à fait ça… Pauvre monsieur, on sent le compte en banque qui flirte avec l’interdit bancaire pour en arriver là…


En parlant de sexe, c’est l’été et les publicités pour les préservatifs débarquent. Et là, on admire le talent des publicistes qui arrivent à faire une pub pour des capotes sans vraiment parler sexe. On voit des couples se remercier pendant des heures, un espèce de super Durex… Tant qu’à y être, ils auraient dû nous faire le coup des bombes à eau. En voilà un concept : des gamins qui
prennent les capotes du grand frère pour en faire des bombes à eau mais le préservatif est si solide et résistant qu’il n’éclate pas…


A ce sujet, Victoire a souligné dans l’un de ses mails un problème intéressant : «moi, la pub qui m’énerve, c’est celle qui nous rappelle qu’on peut choper le sida, même l’été. Genre, y a pas de 
saison pour la capote. Ils nous ressortent la même tous les ans. » Comme tu as raison, ma Victoire ! Le sida, ce n’est pas comme la turista, ça ne s’attrape pas uniquement en vacances. Lecteur, à l’approche de l’hiver, continue de te couvrir, s’il te plaît. Et puis, rappelons que le préservatif est d’utilité publique, il lutte contre la surpopulation.

Tu as raté la Star Ac ? Chante dans les publicités !
Certains publicistes sont inspirés et décident de faire chanter les slogans des produits qu’ils vendent. Erreur fatale ! Je me souviens, il y a quelques années, j’errais dans un supermarché en compagnie de ma maman, faisant semblant de m’intéresser aux courses familiales quand, soudain, un son
étrange me tira de ma distraction. Etait-ce le cri du paon à l’agonie ? La plainte désespérée d’une 2 chevaux qui voit fondre sur elle un 33 tonnes ? Non, une pub à la radio ! Une chanteuse
beugle comme une âne un slogan à la con sur l’air de L’école est finie…On n’a pas idée de chanter aussi mal !
Dernièrement, à la télé, passe une publicité qui me donne envie de jeter mon poste par la fenêtre (habitant au rez-de-chaussée, il n’ira pas bien loin), celle pour les yaourts Veloutés. Un type
qui prend une voix de fausset entame cette merde télévisuelle par un petit jingle : « Veloutés, où sont donc les veloutés ? ». Soit dit en passant, cette pub est l’exemple même de ce qu’on peut
faire de pire dans ce domaine. Outre le jingle atroce qui me donne envie de frapper le pauvre chanteur, les acteurs sont mauvais, en particulier la petite fille qui annone son texte sans chercher
à comprendre ce qu’elle dit (« mais-maman-où-sont-donc-les-Veloutés-tu-en-as-acheté-hier », option voix monocorde). Quant au « scénario » (grand nom pour cette chose), il est franchement
pitoyable…Le pire, c’est qu’on sent les publicistes qui ont bossé là-dessus et qui ont trouvé très drôle cette histoire de bonne femme qui parle de concierge et d’ascenseur alors qu’elle n’a ni
l’un ni l’autre dans son immeuble… Non, messieurs les publicistes, ce n’est pas drôle, ça me donne limite envie de pleurer.
Je parlais l’autre jour à Gauthier de cette pub que nous détestons tous les deux et il a une théorie à ce sujet : la chanson est insupportable volontairement, c’est pour que la publicité nous
marque. De ce point de vue là, la réussite est totale. Sauf que moi, j’ai décidé de boycotter les Veloutés, j’en achèterai pas tant qu’ils continueront avec cette atrocité !
De là, je me suis demandée pourquoi les publicistes s’acharnaient à faire chanter des trucs aussi catastrophiques. Car il ne faut pas se leurrer : si vous avez du talent pour la chanson, vous
n’allez pas chanter dans les pubs ! Mais ça doit coûter moins cher d’embaucher Dédé, la star du karaoké de Saint-Ouailles-sur-Berges que de payer des droits à la SACEM pour récupérer une chanson
déjà existante. Et puis, Dédé, il aura droit à ses 10 secondes de gloire plusieurs fois par jour pendant des mois.
Concernant les pubs qui font hurler, il y a une personne dans mon entourage qui est particulièrement critique vis-à-vis de ces mini-métrages : ma maman. Tu vois, lecteur, si l’enfer est
personnalisé pour chacun, je connais celui de ma mère : lui imposer de regarder en boucle la pub de Javel Dose. Rappelons que cette pub met en scène une brunette à la voix stridente qui hurle : «
Javel Dose, javel dire à tout le monde ! ». C’est fou mais dès que mes cousins ou amis proches voient cette pub, ils pensent irrésistiblement à ma mère. Par ailleurs, elle déteste la blonde dans
les pubs Taillefine (« Non mais qu’elle est moche cette fausse blonde qui se la joue Meg Ryan ! Elle m’énerve ! ») et la pub Calgon où le plombier engueule la bonne femme qui a choisi une marque
moins chère en la regardant style : « mais pauvre conne, y a que Calgon qui protège ta machine ! ». Monsieur le plombier, tu devrais être content que la dame ait choisi d’acheter son anticalcaire
chez Leader Price, ça te fait gagner des sous alors arrête de la mépriser comme ça !
Regarder la pub avec ma mère est assez jouissif, en fin de compte. Elle est très critique et s’énerve pour un rien, c’est très amusant. Finalement, je crois que je suis la digne fille de ma
génitrice !

 

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