JF/JH cherche JH/JF

Choisis ton camp camarade !

Bon voilà, vous en avez fini avec la partie Gestapo du site de rencontre, vous êtes désormais à poil devant le grand Dieu Dating qui sait presque tout de vous. Même la taille de votre sexe turgescent sur certains sites, m’est avis. Seulement, vous n’êtes pas que des croix dans des cases prédéfinies par le site, non, vous avez aussi une personnalité propre. Et ça tombe bien, le site a prévu une zone où vous pouvez laisser libre court à votre prose. Attention, cassage de gueule imminent.

la-terrible-chute-de-david-beckham
Les doigts suspendus au dessus du clavier, vous voilà prêts à rédiger votre annonce. Bon, ok, mais je dis quoi. Si vous cherchez un plan cul, pas de prise de tête, autant le lancer de suite et chacun fait ce qu’il en veut. Par contre, si vous cherchez l’amour, ça devient de suite plus compliqué. Parce que faut arriver à être drôle, spirituel et original en quelques lignes… Sauf que finalement, si vous êtes sur un site où vous pouvez indifféremment voir hommes et femmes, vous verrez que votre originalité est vraiment toute relative.
ils-ne-manquent-pas-d-originalité
Nous avons donc plusieurs possibilités. Peut-être devrait-on se contenter de la vérité crue, sans flonflon ni vanne « salut, je cherche quelqu’un pour une belle relation. Rien ne vaut le réel, rencontrons-nous ! » Direct, efficace… mais peut-être un peu froid, un peu « psychopathe » su les bords. Même si nous cherchons, in fine, tous au moins à précipiter la rencontre (une trop longue relation virtuelle n’est que rarement une bonne chose, ne serait-ce que parce qu’à un moment, tu risques de louper le coche), une petite blagounette ne serait pas malvenue : la rencontre n’est jamais quelque chose de dramatique même si c’est toujours un peu stressant. Cherchons l’amour mais cherchons le avec un peu de légèreté.
dandelion
(c) Sarah Purpleface
Alors tentons l’humour. Oui, c’est bien, ça l’humour. Sauf que ce truc là, c’est carrément pas universel. Entre l’humour potache à carrément beauf tendance « sexiste mais non je rigole-euh » à l’humour tellement 20e degré que personne n’a jamais compris ce que pouvait bien signifier ce trait d’esprit (même après explication), ça fait flop. On peut aussi rester dans de la valeur sûre en sortant une vieille blague des familles mais là encore, à part provoquer quelques levage de yeux au ciel et vous coller une étiquette « gros-se relou-e », la manoeuvre me paraît risquée.
cauet-menibus
Alors quoi ? Pas de vanne, pas de sérieux, on fait quoi ? Reste la voie du nihilisme, le classique « je sais pas ce que je fous sur ce site / je ne joue pas le jeu parce que ça me saoule qu’on dise tous la même chose… ». Bonne nouvelle, ça peut fonctionner… une fois. Rares sont les proies qui retomberont dans le panneau pseudo nihilisto-provocateur plusieurs fois.
why-so-serious-nihilisme
En fin de compte, l’annonce, c’est comme le reste : autant ne pas tenter d’être un-e autre, ça ne marchera pas. Et puis, pas de panique, les 3/4 s’arrêteront à vos photos et à votre questionnaire donc vous pouvez rédiger une annonce en forme de Kamoulox que ça passera crème. Une annonce en Kamoulox, tiens, en voici une idée…
kamoulox
Ah et dernier conseil, plus spécifiquement pour ces demoiselles : une de mes amies a glissé une vanne relative à la taille de ses pieds dans son annonce… et se ramasse tous les fétichistes des pieds qui traînent. Si vous ne voulez pas attirer une certaine catégorie de personnes, surtout, faites attention à bien laisser la porte verrouillée !
Bruxelles 530
La semaine prochaine, nous allons nous balader sur les fiches des autres, on l’a bien mérité. Youpi !

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Jamais je n’épouserai un pompier

(sous titre : enterrement de vie de jeune fille de ma soeur et de son futur mari).

Comme vous le savez parce que j’en ai déjà parlé, ma soeur se marie cet été. Dans 2 mois précisément, elle dira oui et j’en pleurerai certainement. De joie, hein, je suis heureuse pour elle. Je commence vraiment à réaliser en fait, ça me fait un peu bizarre. Ma petite soeur, le petit bébé joufflu avec sa coiffure à la Mireille Matthieu qui butait sur un tas de mots, la petite Alice qui traînait partout son « manteau », une vieille couverture est aujourd’hui une femme et va épouser l’homme qu’elle aime. Mais où sont passées ces 28 dernières
années ? Mais trêve d’envolées lyriques de supermarché, passons à la narration. Ca vous inspirera peut-être.

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Les témoins ont super assuré, nous avons régulièrement reçu des mails nous tenant au courant de l’évolution de la situation. Le matin, on prend Anthony tandis que les garçons s’occupent d’Alice puis on récupère notre jeune fille pour l’après-midi pour se retrouver en fin de journée tous ensemble. Sauf que je sais pas s’il s’agit d’une loi universelle immuable ou c’est parce que c’est une histoire dans laquelle je suis impliquée mais y a eu couilles dans le potage. Au pluriel. Le vendredi, Alice descend de Paris avec son Anthony et un quintet
de pompiers survoltés. 5h de train et une cinquantaine de bouteilles de bières décédées (!!), la troupe arrive très joyeuse. Alice rentre chez mes parents, Anthony chez les siens et les pompiers sont dispatchés chez les copains des futurs mariés. L’alcool aidant, les plus courageux décident de sortir. 5h45, le téléphone sonne chez Adrien, un pote de ma soeur convié à la fête « ouais, Adrien, c’est Guillaume, j’ai planté la voiture… ». Donc on a perdu une voiture (ça aurait pu être pire, la voiture est apparemment morte dans l’opération, une histoire de virage jamais négocié donc pam le mur). On se retrouve donc en retard sur le planning. Alice devait être tirée du lit à 7h30 par les garçons, elle ne l’a été qu’à 9h. A la même heure, on se rend, nous les filles, chez Anthony. Nous sommes accueillies par son père qui nous fait une révélation fracassante : « Ah ben Anthony, il est parti à la pêche! ». Oui, c’est véridique. Donc on l’appelle et il nous rejoint quelques minutes après. Le voici parti pour une matinée fille : café ou nesquick et viennoiseries avant de passer à la confection de muffins. Il a pas bronché, il a exécuté sa mission avec brio, il faut le dire, ses muffins avaient bonne gueule et sentaient bon. On file ensuite au marché où on retrouve ma soeur dans un état pas possible : bourrée (elle a eu droit à un petit déj
campagnard avec du vin), à moitié à poil car les pompiers ont ruiné son jean (en gros, il ne restait qu’une jambe, tout était arraché au niveau des fesses, l’obligeant à porter un truc autour des fesses pour ne pas exhiber sa culotte. Pendant la matinée, elle a dû pécher des poissons et les vendre au marché. A l’arrivée, elle a récolté 32 € sans que personne ne lui prenne le moindre poisson. Par contre les muffins sont partis tous seuls. 

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On récupère donc ma soeur, saoule, dépenaillée et trempée après avoir pris une rafale de vent alors qu’elle se penchait dans la fontaine pour y jeter ses poissons. Après un déj très sympa dans un salon de thé, on va buller au spa. Jacuzzi, hammam et sauna, elle revit (et ne sent plus le poisson car les pompiers l’ont un peu trempée dans le canal dégueu). 2h
de pure détente avant de partir pour Toulouse pour retrouver les garçons… pour un laser quest. Truc auquel j’ai pas joué depuis 10 ans. A l’arrivée, Anthony a été le meilleur (alors que je l’ai quand même descendu 4 fois), Alice aussi. Je m’en sors pas si mal, 24e sur 34, devant quelques pompiers vraiment pas doués parce que rappelons que je suis myope et mes lunettes ne sont plus trop à ma vue. De là, on file manger dans une bodega : tapas puis danse au programme.

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Une très belle journée qui a joué les after dimanche quand le très gros de la troupe a débarqué à la maison pour déjeuner. Dont les pompiers de Paris qui ont encore bu comme des trous (y en a quand même eu un qui a vomi sur la portière d’une voiture le samedi soir). Franchement, ils sont super marrants et très sympas mais tous ensemble, ils sont tout simplement ingérables. Compréhensible quand on connaît la discipline militaire à laquelle ils sont soumises (ils sont tous pompiers de Paris donc militaires, justement) mais pour ma soeur, la matinée a été looooongue. Elle a super bien joué le jeu, notons, mais la pauvre quand même. 

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Il n’empêche que ce fut un EVJF comme je les conçois : drôle sans être vulgaire ou pénible pour qui que ce soit avec une part belle faite au plaisir et au chouchoutage. Je regrette juste que les pompiers ne nous aient pas offerts un petit strip tease… Non parce que mine de rien, à force de faire la planche deux fois par jour (se tracter à la force du bras sur une planche, en tenue de sport puis en tenue de pompier), y avait du biceps et du pectoral à ne plus savoir qu’en faire. Et je le confesse, ça émoustille un petit peu quand
même…

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Nina et les connards, le retour

Il y a presque 4 ans, j’avais écrit un article indiquant que les femmes préféraient les connards, article m’ayant valu moult insultes par des gars « gentils » qui n’appréciaient pas qu’on les apprécie à leur juste valeur. T’en fais pas, gars, vu comme tu m’insultes,  c’est normal que je n’ai aucune envie de te connaître. Donc j’avais dit ça. Depuis, j’ai vieilli (oui, je vieillis maintenant, je le sais, je vous expliquerai) et finalement, je me rends compte que j’ai totalement changé d’avis. Les connards ne m’attirent plus, ils me lassent et, limite, ils me font pitié. Explication.



Connaissez-vous How I met your mother ? Pour ceux qui ne connaissent pas, je vous résume rapidement : Ted est un trentenaire New Yorkais célibataire à la recherche du grand amour. On sait déjà qu’il va le trouver puisqu’il raconte à ses enfants comment il a rencontré leur mère mais ça fait 4 saisons qu’il raconte sa vie sans l’avoir vue. La série gravite autour de 5 personnages : Ted, le romantique, Robin la carriériste, le couple parfait Lili-Marshall et Barney, le connard. Pendant longtemps, je n’ai trouvé aucun attrait à
Barney : il est super drôle, entendons nous bien, j’adore mon personnage mais je n’aurais pas envie de coucher avec son personnage parce que c’est un connard qui accumule les conquêtes et les jette de façon assez discutable. C’est un des ressorts de la série, d’ailleurs. Puis à un moment, Barney tombe amoureux et montre ses failles et là, paf, je le trouve absolument craquant. Et c’est là que j’ai réalisé : je n’aime plus les connards, plus du tout même. Parce que le connard joue un rôle et m’épuise.


Les connards, j’ai pratiqué, beaucoup trop à mon goût avec le recul, je m’en suis pris méchamment plein la gueule, des insultes les plus immondes possible juste pour le plaisir de me blesser. Mais pourquoi le connard agit ainsi ? J’ai trois explications :

– Parce que le connard est narcissique et se fout des autres et préférera te marcher sur la gueule pour avoir 33 secondes de gloire que de te ménager un peu. De toute façon, hors de lui, rien n’existe alors t’es gentille, tu écartes les cuisses le temps qu’il fasse son affaire et après, tu fermes ta gueule, merci, au revoir. Tu es aussi priée de tomber amoureuse de lui, de pleurer sur le fait que ce n’est pas réciproque, d’insister pour qu’il ait le plaisir de te jeter méchamment.

– Parce que le connard est faible.  Il n’a aucune confiance en lui (à tort ou à raison) et il n’a rien trouvé de mieux pour se vendre auprès des filles que de se créer une image de playboy briseur de cœur, l’Everest des nanas en gros : le conquérir est le défi ultime. Sauf que le connard exagère parfois considérablement son tableau de chasse et une fois au lit, on se rend compte qu’il a une connaissance très limitée du corps féminin et qu’on s’ennuie un peu… beaucoup.

– Le connard est du type pervers narcissique qui ne trouve de valorisation de son ego que dans la destruction de celui d’autrui et plus précisément le vôtre. Il a couché avec vous mais c’était par pitié/ivresse ou ceux que vous voulez mais certainement pas parce que vous êtes assez bien pour lui. Non mais ça va pas la gueuse ? Vous n’êtes ni assez jolie ni assez brillante, spirituelle, drôle, cultivée, grande, petite, mince, plantureuses, blonde, brune, blanche, noire ou peu importe pour pouvoir faire jeu égal avec lui. Vous devriez
d’ailleurs lui baiser les pieds pour le remercier d’avoir daigné partager un lit avec vous. Et c’est là que tout le vice du pervers narcissique agit : ça ébranle votre confiance en vous, vous vous sentez comme une toute petite merde de lapin constipé et dès qu’il revient pour vous sauter, vous en tombez accro parce qu’un mec aussi merveilleux daigne quand même vous honorer à nouveau. Oui, dans pervers narcissique, y a pervers.




Et puis surtout, le connard ne présente aucun intérêt ludique. Il veut vous mettre dans son lit et ne s’en cache pas. A partir de là, le jeu de séduction est très limité, autant dire oui de suite. Aucune surprise, aucune montée en tension érotique, rien. Pas d’attente, c’est à consommer de suite parce que le connard n’attend pas. Or ce qui m’excite, moi, c’est précisément le jeu de séduction. Du coup, le connard m’ennuie, me laisse indifférente et à ce niveau là, je me dis qu’une masturbation me procurera certainement plus de plaisir que ça.




Finalement, les romantiques à la Ted Mosby ne sont pas si mal que ça.

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Wanted, choisis ton destin, de Timur Bekmambetov (2008).

Par Keira

Bon, je vous le dis tout de suite, avec moi vous allez avoir des critiques de films normalement prévus pour des personnes avec un taux de testostérone élevé.

Je n’y peux rien, j’aime l’action.

Donc, histoire : Wesley Gibson (James McAvoy), loser notoire est un comptable méprisé par sa patronne, son meilleur ami et sa nana. D’ailleurs cette dernière couche avec le meilleur ami, mais il ne dit rien. Tout ça parce que dès qu’il est stressé il fait des crises de panique. Ce jeune homme est contacté par Fox (Angelina Jolie) qui lui annonce que son père, qu’il pensait mort, était un assassin de génie et qu’en réalité, il est mort la veille, Assassiné justement. Et lui doit la suivre pour venger son père et devenir un super tueur aussi.

Ok, je le reconnais, le synopsis est assez pourri. Mais c’est sans compter sur les réflexions de Wesley qui est un personnage très drôle. Du genre qui se méprise à fond. L’autodérision est une chose que j’adore.

Ok, c’est majoritairement un film bourrin. Mais très bien géré. Et très fun.

Ok, Angelina Jolie ne sert à rien. Mais James McAvoy est vraiment très bon, et accessoirement très mignon.

Visuellement ça reprend un peu du Matrix numéro 1 (le seul et l’unique qui vaille la peine d’être mentionné), avec une touche de Die Hard.

Et puis bon, histoire de faire tout ça avec classe, le chef de la ligue des assassins est joué par Morgan Freeman.

Oui, ce film est vraiment, purement, un film d’action, mais ce que j’ai aimé et ce qui m’a fait le regarder plusieurs fois (en dehors de l’acteur principal) c’est cette touche de folie, de fun et cet anti-héros total qu’est Wesley Gibson.

C’est très efficace, ça passe très vite et ça vous scotche au fauteuil. Tout ça avec une fusillade de fin complètement dingue. Que demande le peuple ?

Et pour ceux qui se poseraient la question, oui, je suis vraiment une fille.

Demandez à Nina si vous voulez des preuves.

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Bonus : La gestion de l’échec

(article écrit il y a de cela un an, quand j’étais en recherche d’emploi sur un blog que j’avais crée à cet effet. S’il ne répond pas tout à fait à la problématique que j’aborde aujourd’hui, je le trouve intéressant car écrit à chaud et très révélateur de mes tourments à l’époque).
 
Il y a un truc pénible quand on cherche un emploi : les désillusions. Ce mois-ci, j’en ai eu pas mal, entre l’entretien qui se passe à la perfection et le boulot qui me passe sous le nez d’un rien, un entretien bidon qui n’a servi qu’à me faire perdre un après-midi. La semaine dernière, j’ai été contactée par le Journal de l’Internaute qui était intéressé par ma candidature mais fallait que j’écrive un article pour qu’ils voient. J’ai donc envoyé. J’ai pas été prise.
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Lundi, 11h30, la nouvelle tombe. Un coup de fil de 2 minutes 30 maxi. Ce ne sera pas moi mais un(e) autre. Encore. Là, j’avoue que j’ai pas pu m’empêcher de repenser au film Le Couperet de Costa Gavras. Pour ceux qui ne l’ont pas vu, je résume : un chômeur (José Garcia), tue tous ceux qui ont un niveau équivalent au sien et pourraient lui subtiliser le poste qu’il vise. N’étant pas psychopathe, je ne tuerai personne mais des fois, se dire qu’on était deux sur un poste et que c’est l’autre qui l’a eu, ça déprime. Premier réflexe : retourner sous la couette voir si j’y suis et entamer la traditionnelle « pourquoi mais pourquoi ? Je suis une sombre m****, la lie de la race humaine, personne ne m’aime, même pas mon chat ».

Bon, rassurez-vous, c’est bon, j’ai fini ma déprime, j’ai pas non plus que ça à faire. C’est vrai que plus les refus s’accumulent, plus j’ai tendance à me demander pourquoi je
persiste, me persuadant de façon ridicule et stérile que non, je trouverai jamais de boulot dans ce milieu. Parce qu’à ce niveau là, autant plier boutique et chercher dans une autre branche.

Mais comment gérer ces non à répétition sans perdre confiance en soi et en ses compétences ? Bon, moi, j’ai ma cellule « t’arrêtes de râler, oui ? » composée de ma sœur et de mes amies et de lecteurs de mon autre blog, toujours en pleine expansion (pas trop compris ce qu’il s’est passé la semaine dernière, un média a dû en parler sans que je sache) qui me trouvent si brillante, talentueuse, drôle et tout ça. Oui, là, c’est le paragraphe où j’ai oublié ma modestie. Bref, tout le monde me dit « qu’il n’y a pas de raisons » que je trouve pas de boulot parce que je le vaux bien. Moi, j’ai des doutes quand même des fois. Mais je continue.

Parce que si je fais pas journaliste, je vais faire quoi ? Je ne sais faire que ça et je ne veux faire que ça. Ou de la comm à la limite mais ça va de pair, pour moi. Mais
pour le reste… Je peux faire des jobs alimentaires comme caissière, guichetière à la Poste (déjà fait), téléprospectrice ou serveuse (quoi que non, je casserais trop d’assiettes). Mais sans vouloir me montrer méprisante, j’aurais du mal à avaler le fait que j’ai fait 7 ans d’études pour finir par faire un boulot où seul le niveau bac est exigé. Cette année, en juin, je fêterai les 9 ans de mon bac, me dire que j’ai passé 9 ans à étudier et galérer pour rien… Non, ça ne passerait pas. Et puis, il y a tellement d’investissement que je ne peux pas tout laisser tomber du jour au lendemain. Mes parents qui m’ont toujours laissé faire ce que je voulais, mes amis et ma sœur qui me reboostent quand je suis en bas de la pente. Sans parler de MON investissement personnel, les kilos d’articles rédigés de ma jolie plume qui s’accumulent dans mon press book. Tout ça pour rien ? Hors de question.

Ma déception, j’essaie de la transformer en énergie. Tu n’as pas voulu de moi ? Et bien, c’est pas grave, tu sais pas ce que tu rates. Je deviendrai une grande journaliste et
je te rirai au nez. Bon, c’est pas tout ça mais je dois candidater, moi.

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The interview (part 2)

Valéry : Vois-tu le verre à moitié vide ou à moitié plein ? Pourquoi ?
A moitié plein, je suis une éternelle optimiste. Un peu trop des fois mais c’est rare que je vois tout en noir. Par contre, quand je me mets à voir le verre à moitié vide, c’est le cercle vicieux, je finis même par le voir à 1/4 vide.

Quel est ta plus grande réussite ? Ton plus grand regret ?
Ma plus grande réussite est à venir ! Mais pour l’heure, je crois que c’est d’avoir réussi à décrocher un diplôme de journalisme, mon rêve d’ado. Mon plus grand regret, j’ai déjà répondu plus haut.

Quelles sont tes attentes dans la vie ?
Mes attentes, elles sont classiques : un boulot qui me plaît et une vie privée peinarde (mais pas trop, trop, quand même) avec un homme que j’aime et qui m’aime. C’est pourtant pas bien compliqué ! Je n’ai pas la folie des grandeurs, je ne demande pas d’être rédactrice en chef du Monde, juste rentrer chez moi le soir avec ce sentiment de satisfaction d’avoir bien fait son boulot et retrouver mon homme qui me demande si la journée s’est bien passée. On se raconterait nos journées, on se ferait des câlinous et tout, le piiiiiiiiiiiied !

Jusqu’ou es-tu prête à aller pour réussir ?
Honnêtement, je ne sais pas. Jusqu’à présent, je n’ai pas eu besoin d’aller bien loin, juste maîtriser les entretiens de motivation. Je suis prête à faire des sacrifices d’ordre matériel, je m’en fous de bosser avec des horaires de dingue ou de déménager si on me propose un CDI (je partirai pas pour un CDD de 3 mois), de me taper deux heures de transport par jour… Ou d’être payée une misère. Par contre, coucher pour réussir, non… Ou alors, faut vraiment que je tombe folle amoureuse du recruteur (dans ce cas, y aura sexe avec ou sans boulot à la clé).

Quels sont tes qualités/défauts ?
Mes qualités : je suis curieuse, j’ai toujours une soif d’apprendre, super utile dans notre métier. Je suis opiniâtre et je comprends très vite ce qu’on me demande de faire, je suis efficace… à partir du moment où je m’y mets. J’ai une bonne imagination, je pense être généreuse et altruiste. Et puis chuis trop drôle. Mes défauts : curieuse (c’est pas toujours une qualité), impatiente, bordélique, rêveuse, susceptible, je fais traîner les trucs que j’ai pas envie de faire. Et j’ai une écriture épouvantable, aussi.

 

Si tu devais te lancer pour une cause humanitaire, quelle serait-elle ?
Bonne question que je me pose aussi car j’aimerais m’engager dans quelque chose. A une époque, un copain était parti en Afrique en mission humanitaire au Burkina Faso et j’avais envie d’en faire autant, quitter mon petit confort pour me frotter à la misère. Idéalement, j’adorerais partir donner des cours à des enfants en Afrique. Mais j’ai peur à cause de ma santé : le BCG ne marche pas du tout sur moi et c’est vrai que choper la tuberculose, c’est pas forcément très utile. Plus près de nous, en France, je suis intéressée par des mouvements comme « Ni putes ni soumises », filer un coup de main au planning familial ou donner des cours de français aux femmes musulmanes de la 1ère ou 2ème génération qui ne savent pas lire et écrire. Ca, ça me plaît bien, ça aide à l’intégration d’une façon simple mais efficace.

Si tu as le choix entre être heureuse en amour mais malheureuse professionnellement ou heureuse professionnellement mais malheureuse en amour…Que choisis-tu ?
Honnêtement, ça me fait chier de choisir mais je crois que je préfère faire une belle carrière. Pour moi, une vie réussie, c’est une vie remplie et mine de rien, même si on n’est pas connus, réussir dans sa vie professionnelle, c’est un peu la clé du bonheur pour moi. Disons que je considère qu’il est plus facile de réussir dans le professionnel que dans le privé car il est plus facile de maîtriser sa carrière que ses sentiments. C’est pas pour autant qu’il suffit de claquer des doigts pour réussir, juste que je n’ai aucun doute sur ma réussite professionnelle à longue échéance.
 
Ecureuil : quelle est ta taille en boites de kitkat empilés pour Kenya?
C’est possible d’avoir une photo (floutée pour l’anonymat) avec les boites?
Ah alors je suis très emmerdée pour te répondre dans la mesure où Kenya ne mange que des croquettes ! Bon, si on dit qu’une boîte de kitkat fait 20 cm (j’en ai aucune idée mais je suppose), il en faut quasiment huit pour faire une Nina… Putain, je suis naine !! Et comme j’ai pas lesdites boîtes, il n’y aura pas de photos, désolée…
 
Rem : Tu es échoué sur une ile. Un naufragé male est aussi sur l’ile. Est-ce Brad ou sagamore?
Je peux pas avoir les deux ? Bah, je dirai Sagamore car il est plus jeune. Non mais c’est vrai, on sait pas combien de temps on va rester sur l’île et Bradounet, il est déjà quadra et je pense pas que l’île fournisse du viagra, mouarffff ! Puis Sagamore, il est moins connu, on le cherchera moins !
Tu vas continuer ton blog longtemps ?
Je continue d’abord et surtout parce que ça me plaît, même si y a des jours où je dois bien me triturer la tête pour trouver quoi raconter. D’un autre côté, j’adore écrire des articles vides où je commence sans savoir où je terminerais, c’est vraiment les plus marrants à écrire. Et ça montre le côté brouillon de ma personne qui n’apparaît pas forcément dans d’autres articles. Et puis, ce blog, c’est un peu mon bébé, je l’arrêterai à la date que j’ai décidée, pas parce que quelques détracteurs m’y auront poussée.
 
Tock : – D’où viens tu ? (La réponse Toulouse ne suffit pas bien sur…).
Je ne veux pas donner ma ville de naissance mais c’est pas loin de Toulouse. Dernier voile que je souhaite conserver sur ma vie, avec mon vrai nom. Un jour, je le dirai sans doute mais pas encore. Enfin, je suis née dans une petite ville de province à la vie tranquille, quand je suis arrivée à Toulouse, c’était vraiment la grand’ ville mais je me suis adaptée. Mais je crois que j’aurais été parachutée de suite sur Paris, j’aurais été traumatisée.

 

– Tes parents connaissent-ils l’existence de ce blog ?
Mes parents savent que j’ai un blog mais ne connaissent pas l’adresse et ils ne la connaîtront jamais ! Je pense que mes parents n’ont pas besoin de connaître mes petites histoires de cœur (et de fesses). Depuis Guillaume 1er, ils ont entendu parler d’Arnaud car un jour, j’avais des tas de suçons dans le cou donc j’ai dû cracher le morceau. Ils ont su aussi que j’étais partie en week-end en Bretagne donc ils se doutent que j’avais un mec là-bas. Je préfère ne leur parler que des hommes qui comptent pour moi ET qui restent quelques temps dans ma vie. Ma sœur, par contre, le connaît mais elle refuse de le lire.
– Que font-ils dans la vie (réponse vague bien sur…)?
Mon père est cardiologue et ma mère infirmière.
– Que vois tu dans les yeux des gens à qui tu annonces que tu as un blog ?
Quand je dis aux gens que j’ai un blog, ils réagissent avec amusement et curiosité. Certains me prennent aussi un peu de haut, dans le genre « un blog, c’est un truc d’ado » mais je me plais à leur prouver le contraire. Mais en général, les gens me posent toujours la question du « mais pourquoi ? ».
– Pourrais tu mettre fin à ton blog si ton mec (le bon…) te le demandait (pour une raison valable bien sur) ?
Je mettrai fin à mon blog à une date précise que j’ai déjà choisi et si mon mec (le bon) comprend pas, c’est que ce n’est sans doute pas le bon. Par contre, quand je suis amoureuse d’un mec, je ne parle pas trop de lui sur le blog donc il n’a pas trop de soucis à se faire…

– 550 articles…Les principaux évènements de ta vie depuis deux ans (c’est ca ?)…N’est ce pas dangereux ?
Je ne vois pas en quoi le fait qu’un an et demi soient relatés ici soit dangereux en soi. Si c’est par rapport à mon futur, de toute façon, je n’ai rien à lui cacher alors… De façon toute personnelle, j’aime voir l’évolution de ma personne sur cette période, les sentiments que j’ai eus à un moment donné… Et de voir que sur certains trucs, j’en suis toujours au même point !
– Qu’est ce qu’un bon lecteur de blog ?
Un bon lecteur de blog ? Je sais pas moi, quelqu’un qui me juge pas après avoir lu trois articles et ne m’impose pas sa vision de ma personne car faut comprendre que je suis plus que ça, il y a des choses dont je ne parle pas. Un bon lecteur ne cherche pas à pénétrer mon intimité non plus, il reste à sa place et me laisse à la mienne. C’est-à-dire que si je réponds pas à ses avances, c’est pas forcément la peine d’insister, par exemple.
– Peut on avoir une fausse image de toi après avoir lu les 550 articles de ton blog ?
Et donc oui, on peut avoir une fausse image de moi. Disons que je connais quelques lecteurs et c’est marrant de voir que certains me percent très facilement à jour et d’autres non. J’en ai rencontré un la semaine dernière, par exemple, il m’a dit que selon la tournure des phrases, il savait si j’avais le moral ou pas. Bon, ok, j’avais remarqué qu’il était très intelligent mais là, ce fut une révélation, je ne m’en étais pas rendue compte. Je pense que globalement, on peut me prendre un peu trop facilement pour une fille facile qui ne cherche qu’à coucher alors que mes statistiques personnelles sont plus que modestes. On ne se rend pas compte que je peux aimer, aussi, et souffrir, par la force des choses.
– quelle est ta vision du monde ?
Ma vision du monde ? Assez pessimiste, en fait. Oui, je suis optimiste pour ma petite vie mais quand je vois l’état du monde, je vois pas trop de motifs de me réjouir. C’est pas pire qu’avant, des guerres, il y en a toujours eu mais quand je regarde l’histoire du XXe siècle, surtout après la seconde guerre mondiale, et aujourd’hui, je me dis que l’homme n’apprend vraiment rien. La paix dans le monde, c’est une belle utopie, je pense que, de fait, elle est impossible, quoi que l’on fasse. On a juste changé les méthodes mais les finalités sont les mêmes. Quant à la fracture nord/sud, je pense qu’elle n’est pas prête de se résorber.
– as tu un problème avec le hasard ? (C’est ma question préférée…Je pose souvent cette question aux gens qui m’intriguent. Il parait que tu tires les cartes d’ailleurs, non?).
Ai-je un problème avec le hasard ? Non, je trouve qu’il fait plutôt bien les choses. Comme je suis impatiente de nature, j’ai parfois du mal à me laisser voguer et voir ce qu’il se passe mais j’apprends, petit à petit, à ne plus précipiter les choses.
– es tu libre ? ( pas ce soir hein…en général).
Je me sens globalement libre. Déjà, depuis ma plus tendre enfance, mes parents m’ont toujours laissé faire mes choix. J’ai choisi toute seule ma première langue (allemand, j’ai tout perdu), ma filière littéraire (vu mes notes en sciences, de toute façon, j’étais clairement pas faite pour aller en S, ça tombait bien), mes études et tout ça. Ils m’ont laissé libre de choisir ma carrière et me laissent faire. Vu que je ne subis pas de pression particulière de mes parents, je me sens très libre, c’est agréable. La seule personne qui me fout des limites, finalement, c’est moi. Bon, mes parents n’ont pas non plus eu une éducation permissive mais globalement, aujourd’hui, je ne remets en cause aucune de leur décision.
– as tu quelque chose à prouver ? si oui, quoi ?
Evidemment, on a tous des choses à prouver ! Enfin, surtout à moi, je me fous des défis et quand j’y arrive, que je suis fière ! Actuellement, je veux me prouver que je suis capable de réussir professionnellement parlant. Pendant quelques temps, j’ai aussi voulu me prouver que je plaisais aux hommes mais bon, maintenant, je suis rassurée sur ce point. Non, vraiment, le domaine où je veux/dois encore faire mes preuves aujourd’hui, c’est sur le plan professionnel. Ok, je suis une super stagiaire mais maintenant, j’aimerais être une super journaliste !
– as tu un véritable secret ?
Le principal secret ici, c’est mon nom et prénom et la suite de ma carrière, je sais à quoi mes prochains mois vont être occupés mais j’en parlerai pas ici tant que ça ne sera pas fini. Sinon, non, je crois pas avoir de secrets…
 
Zibro : Dis moi Nina, il est passé où le chat??
Là, elle est dans la cuisine, elle mange ses croquettes !
(suite et fin la semaine prochaine)
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Le jeu de l’’amour et du hasard

Comme je m’en suis rendue compte à plusieurs reprises, la vie est pleine de surprises, parfois elles sont très agréables. Dans ma vie amoureuse, le hasard fait curieusement les choses, j’en suis la première étonnée.
 
J’ai parlé à plusieurs reprises de mon « correspondant virtuel » qui, en deux mois, a pris beaucoup de place dans ma vie. Bien plus que je n’aurais cru au départ. Tout est parti d’un mail anodin atterri sur ma boîte, je reconnais ce jeune homme, je l’ai déjà croisé au détour des blogs. Il s’appelle Guillaume et il vit en Bretagne. Dès le départ, il cumule les qualités : le prénom de mon ex et il vit dans la région de mes ancêtres. On discute innocemment et il me propose en plaisantant d’aller passer un week-end chez lui. Innocemment, il me donne son identifiant meetic. Comme j’ai gardé un pseudo bidon, je vais jeter un œil. Je rêve : il a des faux airs de Bertrand, mon fantasme de l’été 2004.
 
Il est mignon, il vit en Bretagne mais tout de même : je vais pas débarquer chez un inconnu comme ça, ma maman m’a toujours dit de pas parler aux inconnus… (si elle savait, la pauvre !) Du coup, Guillaume me propose un jeu : il va se dévoiler par mail pour me donner une irrésistible envie d’aller passer un week-end chez lui. Ce petit jeu tombe pile au bon moment : je suis en vacances chez mes parents, Arnaud est loin et omet de me donner de ses nouvelles.
 
Le jeu s’emballe à une vitesse hallucinante, on commence à se livrer des choses très personnelles, les baisers virtuels deviennent de plus en plus osés. Joueuse, je préfère ne pas lui donner mon adresse MSN au départ afin de poursuivre ses longs échanges épistolaires. Je suis assez troublée par cette histoire car j’ai vécu à peu près la même chose il y a 6 ans avec Pierre, l’amant pervers. Tout avait commencé par des mails anodins, de plus en plus intimes, de plus en plus chauds, jusqu’à la rencontre… Et là, la magie avait volé en éclat : ce n’était pas mon cœur qui l’intéressait mais une autre partie de mon anatomie, les « je t’aime » susurrés dans le combiné téléphonique se sont transformés en déclarations beaucoup moins tendres… Du coup, je ne sais pas quoi penser : d’un côté, il me plaît, de l’autre, Arnaud n’est pas loin et, enfin, il y a mon passé. Chat échaudé craint l’eau froide.
 
J’essaie donc de me préserver mais, en même temps, j’aime me confier à lui. Dès que j’avais la moindre contrariété, je lui envoyais un mail pour lui raconter, cherchant son soutien que j’ai toujours obtenu, que ce soit dans mes histoires de sexe foireuses ou lorsque j’ai eu la peur de ma vie à cause de mon diplôme que je pensais avoir raté (petite digression au passage : Clara m’a appris mardi que nous n’étions que 5 sur les 12 à avoir eu notre diplôme…). Un soir, il me laisse un message sur un blog : et si nous nous aventurions tous les deux sur MSN. En vérité, il avait trouvé mon identifiant MSN par hasard quelques temps auparavant (il me l’avait avoué)mais avait attendu mon accord pour me rajouter. Nous voici donc à discuter sur MSN, la magie est toujours là. Je lui confie que ça me fait plaisir que ma relation avec Arnaud n’ait pas distendu les liens entre nous. Mais je n’ose pas trop lui en parler. Durant l’été, il avait lui-même échangé quelques baisers avec de jolies demoiselles et même plus. J’en avais éprouvé une pointe de jalousie et je m’étais trouvée stupide sur le coup : il ne me doit rien, il est normal qu’il vive sa vie de son côté.
 
Cependant, ce passage sur MSN a eu un effet pervers, de mon côté : je me rendais compte à quel point ce garçon, en plus d’être mignon, était touchant et intelligent, ce qui ne gâche rien. Mais je dois garder en tête que je suis une patate mariée. Pendant mon séjour chez mes parents, je reçois une lettre manuscrite de lui dans laquelle il me confie des choses très personnelles (dont je ne parlerai pas ici, ce n’est pas la peine de demander des précisions). Au fur et à mesure que je lis ses mots, je suis de plus en plus bouleversée, son histoire me rappelle tant une personne qui m’est très proche et qui a beaucoup souffert. Je lisais la lettre en même temps que nous discutions sur MSN puis, après avoir « digéré » ses révélations, je le lui avoue. Nous en parlons, je suis plus troublée que jamais… A ce moment-là, j’avoue qu’Arnaud n’occupe plus la première place dans mes pensées. Au moment de se dire au revoir, Guillaume me dit : « je t’embrasse sur la joue. » J’hésite quelques instants puis lui réponds une phrase qui peut paraître provocante : « Sur le net, tu peux m’embrasser où tu veux. »
 
Je vais me coucher mais ne dors pas, mes pensées sont confuses, ça tourbillonne dans ma tête. Guillaume m’avait annoncé quelques temps plus tôt qu’il venait sur Paris à la fin du mois d’octobre. Je vais donc le voir… J’en ai incontestablement envie mais Arnaud ? Que suis-je censée faire ? Après je ne sais combien d’heures d’intense cogitation, je prends une décision : quoi qu’il arrive, j’embrasserai Guillaume, il ne peut en être autrement. Je ne pourrai pas lui donner plus mais je ne peux lui donner moins. Ce baiser, je nous le dois, en quelques sortes.
 
Retour sur Paris et l’incroyable se produit : Arnaud s’efface de ma vie. Je rentre le lundi et découvre que mon petit ami n’est pas venu me chercher à la gare, qu’il ne m’appelle pas pour savoir si je suis bien rentrée et me voilà très énervée. Je raconte mes « malheurs » à Guillaume qui finit par me demander s’il peut m’appeler. Après un jeu de charade débile (« mon premier est le premier » « 01 ! »), nous voilà en possession de nos numéros respectifs. Il m’appelle donc et on reste une bonne heure à discuter. Mon moral remonte en flèche même si je ressens une certaine culpabilité vis-à-vis d’Arnaud (si j’avais su…). Le mercredi, il se connecte entre midi et deux et me dit : « ce soir, je dors à Roissy ». Roissy… la ville où y a un aéroport ? C’est à dire à quelques dizaines de kilomètres de chez moi ? Que suis-je censée faire ? Après tout, je suis toujours officiellement avec Arnaud… Enfin, je crois. J’avais prévu ce soir-là de rencontrer Banana donc je lui propose de se joindre à nous. Je suis quand même extrêmement troublée : comment se fait-ce que les choses coïncident à ce point ? Par quel merveilleux hasard le premier s’en va alors que le second arrive ?
 
Finalement, Guillaume a eu des soucis de navette entre les aéroports et ne peut nous rejoindre, ce n’est peut-être pas plus mal : je ne sais pas ce qu’il va se passer avec Arnaud et je n’ai pas envie de me mettre dans une situation compliquée (déjà que…).
 
Quelques jours plus tard, me voilà officiellement célibataire et les choses s’accélèrent : nos conversations jusque là mesurées deviennent franchement enflammées. Puisque je suis célibataire, il pourra venir dormir chez moi, dans mon lit… Certaines de nos conversations font naître une douce chaleur dans le creux de mes reins mais je n’en dirai pas plus.
 
Comme je ne veux pas lui mentir, je lui « parle » des mes brouettes actuelles sans trop entrer dans les détails. Je lui parle de l’atroce comportement de Benoît et il m’avoue être déçu que je l’aie revu. Là, je ne peux absolument rien dire pour me défendre, il a entièrement raison. Cependant, cette histoire de brouette l’a remué car elle a fait remonter en lui des souvenirs douloureux et là, je m’en veux. Je m’en fiche de m’être fait avoir par un connard mais blesser Guillaume, ça me déchire le cœur.
 
Voilà, il arrive aujourd’hui par le train de 16h15, j’espère que le train sera à l’heure sinon, mes poumons vont en prendre un sacré coup. Je ne sais pas à quoi m’attendre et je n’ai pas envie d’y penser, je veux prendre cette histoire telle qu’elle vient. Il est vrai que Guillaume est une synthèse incroyable d’hommes que j’ai pu côtoyer avant : même prénom que mon ex, ressemblance physique avec Bertrand, même relation épistolaire qu’avec Pierre, il vit en Bretagne (Laurent et Arnaud sont Bretons), il est brun aux yeux verts comme la majorité des hommes qui m’ont plu… Je ne sais qu’en penser, peut-être est-ce juste un formidable hasard. Peut-être est-ce autre chose.
 
 
NB : Comme Guillaume est sur Paris jusqu’à lundi, je ne sais pas si je passerai beaucoup de temps ici, il y  aura un article quotidien mais je ne répondrai peut-être pas immédiatement aux comms… Mais j’y répondrai tôt ou tard, ne vous inquiétez pas.
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