Liste de la fille qui a gagné en stabilité

Oui mais c’est parce que je suis allée voir mon osthéo et y en avait besoin.

– Dans ma famille, on aime un peu vivre comme dans une série télé. Donc là, mes cousines ont fait l’épisode “on accouche en même temps”. Oui, comme j’aime à le dire, 100% de mes cousines ont accouché le 13 novembre. Oui, ok, j’ai que deux cousines mais quand même… Mais comme elles n’ont pas accouché dans le même hôpital, que l’une a eu une fille et l’autre un garçon, on aura pas droit à une histoire d’échange de bébés.


– D’ailleurs cousine aînée qui a eu une fille a choisi de l’appeler Emma. Prénom que ma soeur et moi adorions y a quelques années, c’était un peu à la première qui aurait une fille pour lui donner ce prénom. Ben on a perdu toutes les deux (en même temps, on avait changé d’avis entre temps).

– Coiffeur : fait. Osthéo : fait. J’ai lancé les travaux “une Nina toute neuve pour 2012”.


– Bilan de ma visite chez l’osthéo : “ah ben oui, il était temps que vous veniez, votre colonne vertébrale fait un S et le bas de votre corps est déconnecté du haut. Mais c’est normal après votre chute”. Du coup, elle m’a remis droite mais j’étais tellement habituée à être bancale que j’ai la sensation de pencher à droite maintenant. Sinon, elle n’a pas eu le temps de voir si j’avais un problème aux oreilles suite à mon problème de vertiges vénitiens. “Non, j’ai déjà beaucoup travaillé sur vous aujourd’hui, plus, ça n’aurait pas été possible”. Effectivement, à 22h, j’étais couchée, à 22h45, j’éteignais, à 22h46, je dormais comme un bébé.

– Y a des fois où je peux faire ma grande fille. Genre me réconcilier avec une fille avec qui je ne parlais plus depuis 7 mois et qui avait pour consigne de ne plus jamais m’adresser la parole. Même que je me suis excusée et que j’étais sincère. C’est pas si mal d’être adulte des fois.


– J’aime rendre service et gagner du temps. Par exemple, il m’arrive d’intégrer moi même des modifications aux psd du studio quand elles sont mineures car ils sont débordés et que je suis quand même capable de rajouter une lettre à un texte. Sauf que mon photoshop est vieux et des fois, il casse tout. Décision : supprimer photoshop de mon pc de bureau.

– PC de bureau, mon enfer. Il est tellement pourri qu’on peut même pas m’installer office 2007 (je n’ose rêver du 2010) sur mon pc car “il ne le supporterait pas”. Jeudi, je l’ai prêté à Arthur car j’ai Photoshop sur mon pc (cf paragraphe précédent). Réaction : “Heu… mais c’est insupportable ce pc !”. Merci,merci.


– D’ailleurs, Arthur, il est méchant, quand j’emphase cette histoire en disant qu’il “pleurait” devant son écran, il m’a répondu “non mais arrête de toujours exagérer, je pleurais pas!”. Oui, ça, on s’en doutait mais j’aime dramatiser ma vie à outrance, non mais !

– La stagiaire m’a traitée de mamie parce que je lui disais de mettre ses lunettes. J’ai pleuré pendant 45 minutes aux toilettes (cf paragraphe précédent).


– Ma mère doit trouver que j’ai pas suffisamment de raisons de me faire psychanalyser donc elle m’assassine. “Ouais, ta cousine a accouché d’un petit Thierry. C’est un prénom de vieux ! – Oh non, y a des gens de mon âge qui s’appellent comme ça – Oui, c’est ce que je dis, ça fait quand même 30 ans que t’es née!”. J’ai passé la nuit prostrée sur mon lit à sangloter violemment (cf l’avant dernier paragraphe).

– Les afterworks, c’est cool pour sociabiliser. Le souci, c’est qu’après 3 mojitos, tu vas voir ton chef et tu lui dis “ouééééééé, moi, je veux faire la prés de janvier!”. Le lendemain, tu te souviens qu’il était pas clair non plus et prie pour qu’il ait oublié. En plus, quand je lui ai parlé augmentation (j’ai le sens de l’à propos), il m’a dit : “Naaaaaaan, y en aura paaaaaaaaas!”. On va aussi mettre ça sur le compte de l’alcool. C’est que j’ai plein d’envie de voyages, moi.


Sinon, je rentre dans une zone de turbulence en terme de temps libre, je vais mourir !

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Est-il si difficile de sex-primer ?

Dans le couple, il y a un sujet qui peut être rapidement source de tension et qu’il est difficile d’aborder : le sexe. Je ne parle pas de conversations genre « chéri, t’es tenté par ça ? » mais bien les conversations « chéri, faut qu’on rectifie le tir ! ».

Le week-end dernier, je rentrais donc sur Paris avec ma réserve de Glamour, Cosmo, Biba… quand je tombe sur un article sur la question. Ah oui, oui, c’est tout à fait ça. C’est bizarre comme le sexe reste relativement tabou, même dans un couple, à partir du moment où il touche les performances. Aujourd’hui, ou t’es un bon coup ou tu t’enterres vivant, il n’y a aucune alternative. J’ai beau répéter que le bon coup absolu n’existe pas et qu’une bonne sexualité se construit petit à petit, je suis la première à avoir un peu de mal à aborder le sujet, de peur de vexer.

Un exemple au hasard : Gabriel. Depuis le temps qu’on couche ensemble, on se connaît bien sur ce plan là mais y a un truc qui me titillait un peu et je n’osais pas trop mettre le sujet sur le tapis de peur de le blesser. L’autre jour, on discute sur MSN et là, c’est lui qui aborde le sujet et en même pas 5 minutes, le « problème » est réglé. Là, je me suis quand même sentie très conne : ça faisait quelques mois que je me demandais comment gentiment aborder la question sans pour autant le vexer et là, c’est lui qui le fait tout
seul comme un grand. Finalement, il n’y avait aucun drame dans l’affaire.

Mais il n’en reste pas moins que parler sexe avec son compagnon reste difficile, surtout quand il s’agit d’un souci. Parce que partager ses fantasmes, tout le côté positif, là, oui, c’est facile. Mais le « en fait, ce serait mieux que tu fasses ceci ou cela parce que là, ça ne me fait rien », faut arriver à le placer sans que l’autre nous fasse un complexe du « je suis un mauvais coup ». Parce que franchement, selon la façon dont c’est dit, ça peut être vexant. Si un mec me dit « non mais fais pas ça comme ça, j’aime pas », si je suis dans une période de sensibilité exacerbée, ça peut dégénérer en « je suis le pire coup du monde ». Pourtant, il y a des manières de dire les choses qui font que ça ne me choque pas. Par exemple, si je prends Laurent que j’ai revu récemment, c’est le gars qui aime demander précisément ce qu’il veut mais vu que je sais que c’est sa façon de fonctionner, je ne le prends pas pour moi. Et je me dis qu’en plus, il a raison.

Après tout, pourquoi dramatiser tout alors qu’on veut juste du mieux pour tout le monde ? Oui, pour tout le monde. Enfin, je sais pas vous mais moi, en général, j’apprécie quand on est deux à prendre notre pied. Déjà, de façon totalement égocentrique et orgueilleuse, j’aime qu’on me dise « ah, dis donc, j’avais jamais pris autant de plaisir » ou assimilé. Ouais, je sais, c’est nul mais en fait, l’idée n’est pas « ouais, je suis un bon coup, je suis trop fière de moi et je vais le raconter à tout le monde », vu que je pense que tout le monde s’en fout, mais bien que j’ai réussi à lui procurer un maximum de plaisir et on est quand même là pour ça. Du coup, à partir du moment où on dépasse le one shot, je pense qu’il est plus malin pour les deux parties impliquées de s’exprimer directement sur le sujet. Ce n’est pas que tu es un mauvais coup, sinon, je ne serais pas revenue, mais que nous n’avons pas exploité tout le potentiel érotique qui s’offre à nous.

Ouais, la prochaine fois, je vais dire ça. Après tout, le but du sexe n’est-il pas de se faire plaisir le plus possible ? Quand je dis « se », c’est
se faire plaisir à soi et à l’autre, bien sûr. Ce serait con de passer à côté d’un feu d’artifice juste parce qu’on a peur de dire que ça, ce serait mieux. Finalement, tout vient encore de cette foutue sacralisation du sexe et culte de la performance.

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Bonne période/mauvaise période

J’aime bien avoir des théories sur la vie. Quand je m’ennuie, je réfléchis et je bâtis des théories, ça m’occupe. J’ai donc tout un système de pensée sur les bonnes et mauvaises périodes et leur enchaînement. Le tout n’ayant aucun rapport avec le cycle menstruel, je vous rassure.
 
La théorie
J’ai remarqué que, dans ma vie, les bonnes nouvelles arrivent par lot, tout comme les mauvaises nouvelles, d’ailleurs. Il y a des moments dans la vie où tout ce que je touche se transforme en or, j’ai l’impression d’avoir des ailes. Et d’autres où tout se métamorphose en chardon, le gros boulet que j’ai au pied me tire bien vers le bas.
 
En général, les nouvelles, bonnes ou mauvaises, vont par trois. Actuellement, je suis en train de passer de la mauvaise à la bonne, petit bilan de ma vie qui va mieux.
 
Mauvaise période
Je crois que ma mauvaise période a débuté par mon dernier stage, pourri au possible. Pour résumer, je « bossais » dans un sous-sol, je devais me trimballer mon ordinateur portable dans les couloirs tentaculaires du métro… Trois-quarts d’heure, voire une heure, avec une sacoche passablement lourde sur l’épaule, j’ai connu des moments plus sympa. Tout ça pour rien, en plus, je n’en foutais pas une, je séchais un jour sur deux. En même temps, j’étais censée travailler sur la culture dans les collectivités locales… En réalité, le monsieur avait besoin de moi pour tenir son site perso à jour. Bref, une pure catastrophe, deux mois de perdus. J’étais censée rendre un article début octobre sur le droit et l’e-administration, je ne l’ai pas fait et je ne le ferai pas. Oui, ce n’est pas sérieux mais, en même temps, qui m’a vendu un stage fictif ?
 
Là où j’ai eu la peur de ma vie par rapport à ce stage. La semaine dernière, je déjeune avec Clara, on fait la queue pour prendre nos plats chinois. Et là, elle me fait : « Tiens, tu sais qui m’a appelée ?
– M. Machin, notre directeur de master.
– Oui ! Il m’appelait car il voulait le numéro du journal où j’ai fait mon stage. Tu sais quoi ? La remise des diplômes c’est vendredi prochain ! Alors, je lui ai dit : ça veut dire que j’ai mon diplôme ? Il m’a dit que oui, sauf si le journal me casse mais bon… Tout le monde l’a sauf une personne qui a un problème avec son stage. »
Panique à bord ! Ils ont appelé mon dernier stage, le mec m’a descendue, je suis finie ! Me voilà partie à dramatiser, je vois tout en noir, c’est fini, la fin du monde, quel drame ! Clara me rassure mais je suis folle d’inquiétude. Je rentre chez moi et trouve sur Zoé sur MSN, je lui raconte mon désarroi mais elle me rassure : « mais non, quelqu’un a appelé pour toi, ce matin, ton tuteur de stage a fait plein d’éloge sur ton travail ! »
 
Ouf, fin du psychodrame. Enfin, non, pas tout à fait ! Je croise une copine de master sur MSN, je lui demande si elle a eu des nouvelles de Clara dans la journée et, là, elle me fait : « Non mais j’ai reçu un mail de M. Machin, la remise des diplômes, c’est vendredi ! ». Et moi, je n’ai rien eu, la panique ! Mais elle me rassure : c’était une réponse à un mail privé. D’accord mais dans ma tête se joue le dernier film à l’affiche : « Nina s’est plantée comme une buse à son master ! »
 
Parallèlement, en amour, ça commence comme dans un film… Ça finit comme dans une série télé : l’acteur s’est barré entre les deux saisons, on le fait disparaître comme on peut… Les jours passent, je n’ai pas de nouvelles et je pleure pour la première fois depuis que je vis sur Paris. Plus rien ne va, j’ai pas de boulot, je traîne en pyjama toute la journée, mon mec a disparu de ma vie sans que j’ai pu comprendre pourquoi… C’est la lose.
 
Bonne période
Dans mon malheur, j’ai la chance d’avoir Gauthier près de moi, il me sort, ça me change les idées. Mardi, je vais à une réunion à Bastille… Sauf qu’elle a été annulée et que personne n’a pensé à me prévenir. Donc après avoir avalé un coca à 4 euros 50, je file chez Gauthier pour une soirée anthologique : on a maté le DVD de Samantha ! (pour ceux qui ne connaissent pas, ce sera mon article de dimanche). Alors qu’on rigole comme des bossus, texto de mon amie de master qui m’informe : j’ai mon diplôme. J’AI MON DIPLOME ! Et là, la pression des derniers jours disparaît et une seule question m’obsède : j’ai quoi comme mention ? Oui, ça peut paraître prétentieux mais je sais ce que je vaux.
 
Du coup, je suis plus confiante sur mon avenir professionnel. Concernant ma vie sentimentale…  Le hasard fait bien les choses, j’en parlerai dans un autre article… Mais là aussi, la vie me sourit !
 
Prochaine étape : trouver du boulot ! Comme je suis dans ma bonne période, ça ne va pas tarder. D’ailleurs, lecteur, si tu es rédacteur en chef à la recherche d’une journaliste besogneuse quand on lui ment pas sur sa mission, écris-moi à nina.bartoldi@hotmail.fr . Je sais, c’est culotté, mais je suis dans une bonne période, j’ose !
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