Ma tradition chérie : le bilan

Ouais, j’aime les bilans, je suis comme ça. Parce que ça fait toujours du bien de s’arrêter de courir un peu pour voir le chemin parcouru et quelles leçons en tirer. Mesdames et messieurs, comme chaque année, je vous propose mon bilan 2015.

bilan de l'année : l'équilibre ?

Oueeeee !

lapin-tout-mignon-lapinou

Alors 2015, c’est une année complètement bipolaire, une année Double Face (je regarde trop Batman). C’est à dire que selon ce que je regarde, c’est soit une année tellement géniale que je pourrais la classer dans le top 3 à 5 de mes meilleures années mais de l’autre, c’est une année aussi très amère. Alors parce que je reste un bisounours, parlons d’abord du négatif pour finir sur le positif

bisounours pas content

Le négatif : monde de merde

Ai-je réellement besoin de détailler ? En 2015, tout le monde a morflé. Double attentat en France mais aussi les drames humains qui se passent à nos portes, sur les plages de nos voisins, personnes qui meurent pour éviter le pire et finissent tristement leur vie échoués sur une plage européenne. Attentats, fusillades, relations qui se tendent… Je sais pas où on y va mais on y va en courant

avions de chasse

Et justement, 2015 a été l’année du vrai réveil douloureux. C’est pas tant que je dormais mais… cette année plus que jamais, j’ai bien compris à quel point je ne pouvais plus faire confiance à notre classe politique mais surtout, j’étouffe devant ce constat simple : pas d’alternative. En 2012, je haïssais la France de Sarkozy, celle qui “dressait les citoyens les uns contre les autres”, j’avais hâte que ça se termine. Je n’avais pas d’espoir particulier pour la France d’Hollande parce que je ne crois pas du tout à l’homme providentiel mais… bordel, la France de Hollande/Valls n’a rien à envier à celle de Sarkozy mais depuis un mois, on piétine peu à peu nos libertés, on nous dresse les uns contre les autres, on nous manipule à grosses ficelles pour nous faire avaler plus facilement des boas constructors… “La droite aurait fait ça, les Français auraient hurlé”. Je suis bien d’accord. Du coup, quand je pense à 2017, je me dis que quel que soit l’heureux élu, on continuera à s’enfoncer dans la merde jusqu’au cou, avec le consentement de la majorité silencieuse qui continue de croire que « c’est pour notre bien ». Du coup, 2015 est l’année où, plus que jamais, j’ai ressenti le besoin de lever le poing, d’arrêter d’attendre un lendemain meilleur ou de compter sur les autres. Si je veux gueuler, je dois le faire avec les autres et je dois trouver une façon de le faire bien. Militer dans un parti, c’est non mais trouver une asso qui me corresponde dans mes “combats”… J’ai un piste, autant essayer de la suivre.

Lever le poing révolution

Bref, 2015, c’est vraiment une année où ma foi en l’humanité a souffert, une année où, pour la première fois de ma vie, je me suis prise à avoir la trouille dans certains lieux publics bondés et ça, très honnêtement, ça me fait chier. Je ne me retiens pas de sortir et je vais là où je dois aller mais parfois, me traverse une pensée “casse-toi d’ici, c’est pas safe”. Alors qu’au fond, si les terroristes ne courent pas les rues, on n’est jamais à l’abri d’une mauvaise rencontre, un psychopathe ou une voiture qui roule trop vite ou aux freins un peu défectueux. Dire qu’on ne cède pas à la peur est facile… Le faire réellement nécessite plus de travail que ce que je pensais.

inquietude fatigue stress

De l’autre côté, du côté totalement personnel, 2015 a été une année merveilleuse : niveau perso, il y a donc Victor, ce garçon que j’ai failli laisser partir 3 fois et finalement, la 4e fut la bonne. Bon, ok, techniquement, on s’est remis ensemble en 2014 mais c’était le 30 décembre alors c’est presque 2015, chut. En fait, à la relecture de notre histoire, on faisait plein de trucs de couple sans se considérer en être un (genre partir en vacances ensemble), on a mis du temps à capter mais finalement… En 2016, si tout se passe bien, ce sera emménagement puis PACS. Ah bah oui, on a assez perdu de temps comme ça, on passe la seconde.

On s'offre des bagues pour le PACS ?

On s’offre des bagues pour le PACS ?

Pour le reste : des voyages superbes (Rome, Philippines, Naples, Athènes, les Iles grecques, New York), une nièce absolument adorable, un neveu qui ne jure que par “Tatie Nina” et même au boulot, après une première partie d’année compliquée, ça va beaucoup mieux. Les choses prennent naturellement l’inclinaison que je veux leur donner (je veux me perfectionner en e réputation et data analyse et ma chef veut que j’aille dans ce sens là aussi tout en me demandant de faire des formations aux clients. Que demander de plus ?), il faut juste qu’en 2016, je mette le ola sur certaines choses comme ces putains de réunions et…

Pivoine la plus jolie

Ah mais là, je déborde sur mes résolutions 2016. On en reparle demain !

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L’Encyclopédie Batman de Daniel Wallace

Vous avez peut-être remarqué que je suis légèrement obsessionnelle comme fille (légèrement). En début d’année, je décide donc d’une nouvelle marotte : Batman. En fait, je me questionnais : comment avait-on pu passer à un super héros assez rigolo qui se balade fièrement en collant et slip mauve en tabassant des méchants rigolards à coup de zebaaaaaaaaaaang wizzzzzzzz, baaaaaaaaam à un super héros tellement dark que quand tu le vois débarquer, tu sais pas trop si tu dois être soulagé ou te pisser dessus alors que tu es juste une pauvre victime. Je questionnais donc Amazon pour savoir ce qu’il avait à me conseiller sur le sujet et il me répondit : L’encyclopédie Batman de Daniel Wallace. Après avoir ramé à trouver un exemplaire disponible, je recevais la sainte Bible de l’homme chauve-souris à domicile. Youpi !

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Alors pour éviter quelques malentendus, cette encyclopédie ne traite que de la partie Comics, il n’y a pas les films. Ni les séries télés au demeurant. Mais j’ai quand même pu répondre à ma question : les productions télévisuelles suivent finalement l’ambiance des comics. Mais reprenons.

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Au fur et à mesure de ma lecture, je pris donc conscience que j’y connaissais à peu près rien à Batman. Oh, évidemment, je n’étais pas sans connaître l’existence du Joker, Catwoman, le Pingouin, Poison Ivy, Mr Freeze, Double Face, et pas que grâce aux films. Je peux vous dire que j’en ai passé des après-midi à regarder le dessin animé sur Canal + (au passage, grâce à l’encyclopédie et la rediff du dessin animé sur OCS, je me suis rendue compte qu’il était très fidèle au Comics) ! Donc Poison Ivy, je connaissais avant Batman & Robin, Dieu merci. Non parce que vu le nanard total que c’était… Mais quand même, il me manquait Bane (découvert dans Batman the Dark Knight Rises très récemment mais l’Encyclopédie m’a confirmé que oui, oui, il a bien pété la colonne de Batman aussi dans le comics)(non parce que j’avais trouvé ça un peu nase dans le film), l’épouvantail, Ra’s Al Ghul (Batman begins) et Talia al Ghul. Oui parce que ça aussi, j’avais trouvé ça un peu pourri comme rebondissement dans Batman TDKR mais si, si, elle existe dans le comics. J’en ai découvert plein d’autres. Mais aussi des copains de Batman, les différents Robin (ben ouais, y a pas eu qu Dick Grayson, figurez-vous), Batgirl et Batwoman…

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Donc une encyclopédie très complète mais qui réussit le beau challenge de mêler portraits des personnages, études de certains éléments incontournables (Bat Cave, Batmobile, les techniques de combat…) mais aussi chronologie. En fonction des évolutions de DC Comics, Batman a été plus ou moins joyeux ou plus ou moins sombre, ce qui répond donc à ma question de “mais pourquoi on est passé de Batman rigolo à Batman fout les jetons”. De temps en temps, un tome en particulier est analysé, planches à l’appui. On découvre également son rapport avec les autres super héros, l’explication des crisis et mondes parallèles. Bref, en tant que fille qui n’y connaissait rien, j’ai appris énormément en lisant cette encyclopédie extrêmement complète et bien foutue. Donc si vous la trouvez et que vous aimez Batman, achetez là (après, je garantis pas pour ceux qui sont super bons en Batman).

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Le seul truc chiant, c’est que j’ai envie d’acheter les comics maintenant et ils risquent de coûter très cher pour certains. A moins qu’ils nous les ressortent avec une traduction fantaisiste (lisez l’article lié, j’étais morte de rire sur les traductions de Spiderman).

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Batman, The Dark Knight, de Christopher Nolan

Par Bobby


Rappelez-vous. J’avais déjà parlé de ce réalisateur, Christopher Nolan, lors de ma petite chronique du film Memento. Dans ce volet
de la sage du célèbre justicier de la dustopie Gotham City, où règnent le crime et la pègre, notre chauve-souris préférée -toujours aussi antipathique malgré le coquet minois de l’acteur (pas antipathique au sens désagréable, mais ineffable)- combat son ennemi juré, le vil Joker, brillamment interprêté par le regretté Heath Ledger, décédé cette année dans la fleur de l’âge (souvenez-vous, il incarnait l’insupportable et ultra-touchant cow-boy gay et blond de Brokeback Mountain, de Ang Lee). Pour ma part, je trouve que ce Joker tient la barre -placée déjà très haut par Jack Nickolson dans les Batman de Tim Burton- et apporte à un personnage mythique des BD américaines une touche de nouveauté.

De manière générale, j’ai été séduit par la psychologie des personnages, bien plus intéressante que dans les autres films de super-héros que l’on voir proliférer sur le grand écran. Alors certes, le film est long, trop peut-être, mais au moins, quand les personnages parlent, ils ont quelque chose à dire, que ce soit les gentils ou les méchants.

Ah, oui, j’oubliais de vous toucher un mot du synopsis, plus précisemment. Le Joker, une espèce de criminel fou, sème la panique et le chaos à Gotham City. Non pas -comme la plupart des criminels- pour l’argent, mais uniquement par amour de la destruction. Il ne cherche pas à tuer Batman, ni à se faire arrêter. Il veut seulement que leur lutte soit sans fin, car ils sont deux antithèses vouées à s’affronter éternellement.

Une ombre au tableau, et pas des moindres : l’utilisation dans le scénario du personnage de Double-Face est inutile, bien que centrale. Il aurait pu faire l’objet d’un volet entier à lui tout seul. Alors Nolan, on avait peur que le Joker ne soit pas en mesure de satisfaire les besoins en super-méchants affrontant Batman ? Tu as eu tort, Christopher !

Pour finir, on est quand même loin du super-héros classique, qui est détesté puis adoré par la foule. Batman est un justicier de l’ombre, hors la loi. Il est incompris, et condamné à sauver les gens tout en étant détesté par eux. Idem pour le Joker.  Personne ne semble comprendre ses motivations, excepté le sage Alfred (serviteur de Bruce Wayne, alias Batman). Ce n’est pas un criminel bas de gamme, mais c’est LE criminel par excellence, qui réfléchit à la notion même de crime, de mal, de chaos.

Le fou est parfois philosophe.

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