Multi rediffusions

Je le confesse : je suis une feignasse télévisuelle. Les séries, je les mate au gré de mon zapping, en français dans le doublage. Je sais, ça craint : les versions françaises sont généralement moins bonnes et en plus, ça m’empêche d’improver my english. Mais j’ai beau télécharger des séries, je finis par attendre qu’elles passent à la télé. En gros, j’agis devant la télé comme à la cantine : je prends ce qui a.

Du coup, je ne sais pas quel hasard, je retombe toujours sur les mêmes épisodes, comme si chaque série comportait une dizaine d’épisodes tournant en boucle sur la télé. Par exemple, sur la série Medium, j’ai dû voir 5 fois au moins l’épisode du gynécologue démoniaque. Idem mercredi (je crois), je tombe sur Esprits criminels, l’histoire du copycat qui tue des femmes en plantant un pieu dans leur corps pour dessiner une constellation, j’ai dû le voir trois ou quatre fois.

A côté de ça, il y a un bon paquet d’épisodes de ces séries que je n’ai jamais vus. Oui, rappelons nous que je suis une mauvaise sériphage et vu que j’ai une vie sociale un peu fofolle… Je rate pas mal d’épisodes. Et je vous parle de ces deux séries parce que ce sont celles qui me viennent en tête mais je pense que ça marche pour toutes les séries. Et pourquoi je vois toujours les mêmes épisodes ? Le hasard ? Pour une part, oui, mais pour l’essentiel, c’est la faute aux chaînes qui diffusent les séries en dépit du bon sens.

Glissons nous dans la peau d’un programmateur de série (responsable des programmes ?) un instant. Voyons, ce soir, on va diffuser deux épisodes inédits et un ou deux vieux et hop, la soirée est bouclée. Bon, on est dans la saison 3, on doit normalement diffuser l’épisode 07 et 08. Ah ouais mais l’épisode 07, il est un peu trop violent quand même et le 08 est un épisode clé alors on va le mettre en premier plutôt. Puis tiens, on va passer le 12 ensuite vu que c’est le deuxième épisode clé histoire de pas trop perdre d’audience face au gros match de foot diffusé sur la chaîne en face. Ouais yeah ! Pour le dernier épisode de la soirée, heu… Ben le 15e épisode de la première saison, au pif. Et la semaine prochaine, on diffusera l’épisode 09 et 07, tranquille.

Et puis les séries, c’est pratique, ça comble les trous des programmes. Pendant mes vacances, j’ai pas mal maté France 4 qui est une chaîne qui me plaît plutôt bien. Programme du jour : deux épisodes de Plus belle la vie, 4 épisodes d’Urgences, 2 épisodes de Plus belle la vie… Les mêmes que le matin (ceci étant, même en les voyant deux fois, j’ai toujours du mal à capter qui est qui par rapport à qui. Genre Luna, c’est la mère de Nathan ?) Le lendemain, sur 4 épisodes d’Urgences, 2 avaient déjà été diffusés la veille. Tu m’étonnes que tout le monde se perde dans ce schmiblick. Mais je suis tombée pile sur l’épisode le plus horrible : la mort de Lucy (enfin, l’épisode juste avant sa mort, précisément). Bref, une fois une série achetée, on la diffuse jusqu’à ce que la pellicule crame. On diffuse la saison inédite (enfin, inédite pour moi, tout le monde l’a déjà téléchargée) en prime time et on comble les trous de la grille des programmes des anciennes saisons. Un peu de Docteur House ici, de Grey’s Anatomy là, multi diffusons Friends et How I met your mother…

Et ça saoule un peu à vrai dire. Pourquoi ne pas investir dans des vraies séries originales françaises ? En dehors de Canal +, je veux dire. Ca éviterait de nous imposer éternellement les trois mêmes séries multi diffusées absolument n’importe comment du moment que ça comble les trous. Ou mieux : et si on avait l’incroyable audace de faire quelques petits documentaires ? C’est vrai, une émission sans meurtre, sexe, violence ou racolage, ce serait reposant. Avec plein de reportages sur les pingouins et les manchots parce que faut le dire : c’est trop top comme animal.

Et encore, je dis ça, je regarde pas les Experts (quelle que soit leur cité d’action)

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Liste de la fille qu’a vu Rocco

– Je n’aime pas les vieux. Rectificatif : je n’aime pas les vieux qui sont sur ma route. Non parce que moi, je suis une citadine, une vraie, qui marche à 100 à l’heure, sauf jour de talons parce que je tiens à mes chevilles. Lundi midi, je vais au distributeur retirer de l’argent. Oui, je sais, toujours aussi subversive et originale la Nina. Une vieille se plante devant moi. Deux minutes plus tard, elle sort enfin sa carte, elle effectue son retrait et là, vas-y que je sors mon porte-monnaie, que je pose mon billet… « Pardon, madame, vous pourriez vous pousser ? Je suis pressée. » Et évidemment, je me suis faite engueuler. Connasse, si tu mettais pas 5 minutes à faire ce qui prend une demi-minute à des êtres normalement constitués, je te dirais rien. Sinon, j’ai failli me prendre la gamelle du siècle le même jour alors que je courais à la gare pour choper mon train (vive les chaussures sans talons, je suis inspirée des fois) et là, un vieux s’engage sur ma trajectoire, j’ai failli me manger sa valise à roulettes. Non, regarde pas où tu vas, t’as raison.

– J’ai eu une nouvelle expérience sexuelle, cette semaine. Bon, ok, j’exagère. Dimanche, avec future coloc, nous sommes allées dans un établissement et nous sommes descendues au sous-sol. C’est joli, des pierres blanches, de larges banquettes, c’est clean, c’est beau. Un monsieur piercé et tatoué nous accueille. A côté de nous, un couple que nous pressentons illégitime se fait des papouilles. Le piercé-tatoué m’appelle mais future coloc veut débuter donc je la laisse faire. Puis vient mon tour. Le jeune homme me met à l’aise car je suis un peu tendue, je fais la warrior mais mon estomac fait des galipettes dans mon ventre. Le jeune homme me présente les objets qu’il va utiliser puis m’invite à m’allonger. Là, il m’enfonce son…gros coton tige dans le nez ! Puis il approche une aiguille dans le nez et me perce le nez. Voilà, ça, c’est fait, me voici avec un piercing. Enfin, me revoici avec un piercing car j’en avais eu un y a presque 7 ans. Désormais, ma narine gauche s’orne d’un beau bijou. Future coloc aussi. Oui on a décidé de faire toit et personnalité commune, c’est reposant.

– Des fois, je m’impressionne toute seule. Exemple : mardi, panique au taf, la prévisualisation du jeu concours du mercredi marche pas, c’est un peu la lose : c’est juste la prévisualisation ou le jeu qui marche pas ? Mon collègue me dit de demander de l’aide à Tchèque 1. Oui, on bosse avec des Tchèques qui ont des prénoms tchèques (dingue!) et je ne les connais pas donc on numérotera. Donc je vais parler à Tchèque 1 qui me dit « haaaaaan, pas le temps, vas voir Tchèque 2 ». Ok mais en quelle langue lui parler à Tchèque 2 ? In english. Oh sa mère, je suis nulle en anglais. Donc c’est parti ! « Hi Tchèque 2, I have a pb with edit contest, can you help me? ». Et voilà que je lui explique mon problème technique en anglais et qu’en plus, il me comprend et je comprends ses réponses. Bordel, en fait, I speak english!

– Ok, mes blogueurs adultes sont débiles. Non mais je veux pas me moquer mais y en a qui sont grave attaqués quand même. Exemple : un mec me demande comment ça se fait qu’il ait perdu des points (y a un espèce de système de points qu’on donne et qu’on nous donne mais on n’en perd pas) donc je lui demande s’ils « diminuent de façon significative ». Réponse : « je sais pas ce que ça vx dire
lol » (notez la conjugaison du verbe vouloir). Là, je suis restée digne, j’ai pas pleuré. Sinon, grand moment de la semaine avec Mononeuronal. Mononeuronal a dû rouvrir un nouveau compte et
voulait récupérer ses bons points restants. Donc je vais sur son compte, regarde combien de bons points il lui reste et je les lui donne. Et là, le mec me dit « il m’en reste 16 000 à me donner ».
En fait, dans les stats, vous avez les bons points donnés, les bons points reçus et ceux qui restent. Donc il en a reçu 16000 et donné tout autant. 16 000 – 16 000 = 0. Je lui explique. Il me
redemande ses 16 000 points donc je lui réexplique. Deux fois, trois fois, quatre fois. A chaque fois « oui, j’ai compris mais je peux pas avoir mes 16 000 points restants ? ». A la fin, je lui ai
demandé s’il se foutait de moi, insistant bien sur le fait que je suis pas censée faire ça déjà et il me fait perdre du temps à pas comprendre. Du coup, il me menace de fermer ses blogs, je lui réponds « merci de votre gratitude, ça m’apprendra à faire une entorse à la règle ». Paf, vas-y que je te fais culpabiliser du con.

– J’avais oublié pourquoi meetic, ça puait. J’ai eu la bonne idée de mettre une photo (pas forcément la plus belle, je suis blanche comme un cul dessus). J’étais tellement assaillie de toute part
que je me suis barrée en courant. Désolée aux messieurs à qui j’ai pas répondu mais 10 chats en même temps, c’est pas gérable. Non, c’est pas que je vous snobe, m’insultez pas. Bref, j’avais
oublié la sensation que c’est d’être un steack dans un supermarché rempli de carnivores.

– En fumant ma clope tout à l’heure (oui, je sais, c’te lose d’avoir repris, c’est mal, tout ça tout ça), je regardais les clios de la Poste garée devant chez nous (on a une grosse poste en face). Voiture 1 : rétroviseur conducteur pété. Voiture 2 : rétroviseur conducteur pété et grosses éraflures sur le côté. Voiture 3 : rétroviseur conducteur pété, plaque d’immatriculation en mauvais état. Voiture 4 : je suis pas allée voir. Conclusion : ils vérifient qu’ils ont le permis avant de filer la voiture à des gens à la Poste? Bref, si vous êtes motorisés, méfiez vous des voitures jaunes, on ne le répète jamais assez.

– Ce qui est bien, c’est que dès que je déclare que je deviens lesbienne abstinente, je repasse aussi sec dans la catégorie hétéro pratiquante. Donc pour l’heure, je sais pas si j’ai un nouveau
PCR (plan cul régulier) ou un nouveau mec, à suivre. Je tiens juste à préciser qu’il est à moitié russe, mouahahah ! Du coup, vendredi, au taf, j’étais totalement en vrac, Rémi me regarde : «
toi, t’as la tête des grands jours

– Gmrl ml ml

– T’es une coquine toi ! »

Putain, je me suis faite goalée. Mais il m’a aussi demandé si je couchais avec Future Coloc (il va falloir m’expliquer, là !). Donc euh…

– J’ai vu 5 mn d’un film avec Rocco Siffredi, j’ai donc effectivement vu la bête, la vache ! Par contre, le film était tout pourri genre Rocco sort d’un buisson et le cameraman l’interpelle, il récupère trois nanas sur un banc fringuées comme des putes, les ramène chez lui ou deux potes l’attendent et ça baise. Donc y a pas de scénario. Mais les doublages sont très drôles parce qu’ils ont gardé les voix de base où on entend très nettement Rocco dire « Fuck me, fuck me aaaaaaaah ! » avec son accent italien pendant que les voix françaises font « aaaaaaaaah aaaaaaaah aaaaaaah ». Par contre, faudrait expliquer à Rocco que s’il dit fuck me, fuck me, il risque d’avoir une drôle de surprise, rappelons que deux de ses potes rôdent.

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D’’Hélène et les garçons à la Star Ac

Au vu de mon état physique déplorable dû au fait que j’ai veillé 22h hier (levée 6, couchée 4h) et que mon week-end fut très chargé, l’article du jour ne se veut qu’un délire débile qui me permet de reposer un peu mes pauvres neurones qui ont pas mal de boulot pour demain.

 

 

L’autre soir, mercredi, soirée à thème. Vous avez le choix entre les Experts ou le foot sur la 1, Nouvelle Star sur M6, Nip/Tuck sur Paris-Première (enfin, ce n’est plus le cas). Donc lors des mercredi non-footeux, je mate donc les Experts et quand ça passait, je regardais ensuite Nip/Tuck, le tout en restant sur le net. Un soir, Gauthier me parle sur MSN genre : « Oh, c’est Dominique qui chante, elle est trop forte ! » Je lui indique que vu que je ne regarde pas, j’en ai un peu rien à battre de Dominique, de la Tortue ou de chais pas qui. Puis à un moment, il me dit : « regarde la 2, c’est énorme ». Ok, je zappe et je tombe sur un Ça se discute spécial « anciennes célébrités oubliées ». Ça marche toujours d’enfer ce genre d’émission, on dirait qu’on a toujours une nostalgie des starlettes d’antan et celles-ci sont ravies de se trouver à nouveau en haut de l’affiche le temps d’une soirée. Là, c’était un spécial « produits AB ». Là, avec Gauthier, on commente : « Oh, y a Nicolas d’Hélène et les garçons ! Oh, y a Annette de Premiers Baisers ! Waaaah, elle est bien sans lunettes ! ». En gros, c’était ça.

Et là, tout à coup, j’ai pensé à un truc : finalement, ces acteurs parfois improvisés ne sont-ils pas les ancêtres de tous les jeunes que l’on voit dans les émissions de télé réalité. Je m’explique. Déjà, vous remarquerez qu’on a parlé de Nicolas et d’Annette, pas de tout de leur nom d’acteur que personne ne retient, en général. Par ailleurs, Annette et Nicolas ont pour nom de famille la série dont ils sont issus, comme Nolwenn de la Star Ac ou Loana du Loft. Bon, encore, ceux qui sortent de la Star Ac, on leur file vite un vrai nom de famille (quoi que je savais pas que Jenifer avait ressorti le sien) mais ceux du Loft… Le premier qui me sort le nom de famille de Loana a gagné ! Je sais que c’est un truc italien en cci mais je me souviens pas exactement et comme je tape cet article dans le train, j’ai pas accès au net. Et puis on s’en fout.

Revenons à nos stars AB. Oui, ce fut des stars à l’époque, comme Loana et ses amis. Hélène a fait je ne sais combien de couvertures de magasines, les OK Podium et autres proposaient beaucoup d’interviews de ces jeunes-là… De vraies références. Finalement, on savait peu de choses de leur vie, Jérôme était avec Justine et on se tapait de savoir qu’en vrai, ils n’étaient pas un couple. Même, d’apprendre que ce n’était pas vrai avait quelque chose de dérangeant. Justine, Jérôme, Annette puis les autres, c’était un peu nos copains, ils vivaient presque la même chose que nous… On suivait leur vie quotidiennement ou hebdomadairement (j’avoue que je ne suis plus sûre), comme on suivait le Loft. Il y avait plus d’aventures et plus de décors, moins de sexe mais au fond, c’était un peu le même principe : des gens normaux qui vivent des choses normales et à qui on peut s’identifier.

Mais derrière ces personnages souvent caricaturaux, il y avait des acteurs avec une vie bouleversée par les séries AB. Ces jeunes (oui, certains étaient vraiment très jeunes) se sont retrouvés soudain avec un compte en banque super garni, propulsés sur le devant de la scène. Certains en ont profité, d’autres se sont cramés les ailes, certains décidaient de tout arrêter avant de, finalement, revenir dans la série. Comme les stars de la téléréalité, ils ont mélangé les genres : d’acteurs, ils ont fait chanteurs (ou vice et versa, Hélène était plus chanteuse qu’actrice, au départ). Au collège, j’avais fait un exposé sur les émissions jeunesses et j’avais appris comment fonctionnait l’entreprise AB : on encourageait au maximum les acteurs à pousser la chansonnette. Cricri d’amour, qui s’appelait en vrai Sébastien Roch (ouais, lui, j’ai retenu) a, par exemple, enregistré un disque chez un concurrent d’AB et du coup, zouuuuu, viré de la série, son personnage détruit par les scénaristes qui en profitent pour faire passer un message : « la drogue, c’est pas beau ! ». Un autre acteur qui jouait un batteur chez Hélène fut rapidement viré car il clamait haut et fort qu’il ne voulait pas chanter pour eux. Donc en gros, sur TF1, on alternait entre les chansons et les séries AB, tout ça présenté par notre amie Dorothée.

En plus, le rêve avait quelque chose d’accessible : les comédiens n’avaient pas tous fait le Cour Florent et plus on produisait de séries, pire c’était. Ainsi, sur Hélène et les Garçons, le couple José/Bénédicte a été recruté dans le personnel qui travaillait sur la série, ils étaient tous les deux décorateurs, je crois. Il y a eu une autre histoire par rapport à Anthony Dupray qui jouait dans Premiers Baisers, je l’ai découvert en lisant le blog de Fabien Remblier (Jérôme de Premiers Baisers). Je vous conseille de le lire, on apprend des trucs super marrants et on découvre que tous ces acteurs n’étaient pas forcément aussi purs que leur personnage. Bref, il explique donc que le petit Anthony bossait sur Premiers Baisers depuis longtemps en tant que figurant et que la prod a décidé de le mettre en première ligne mais pas n’importe comment : ils ont fait croire qu’il avait envoyé une chanson à AB où il chantait qu’il aimait Hélène ou quelque chose de ce goût-là. Donc le petit Anthony (qui avait quand même une belle gueule) est officiellement devenu le fan anonyme d’Hélène propulsé au sommet. Donc en gros, n’importe qui pouvait devenir la star d’une série AB.

Donc, mercredi soir, on revoyait tous ces jeunes là, y avait Nicolas, Sébastien, José, Annette et Mallaury Nataf (elle, vu qu’elle a montré sous ses jupes à la télé, on retient plus son vrai nom que le nom de son personnage). Il devait y en avoir d’autres mais j’ai pas regardé l’émission jusqu’au bout, Nip/Tuck oblige. Je voyais donc ces gens-là, constatant qu’il étaient encore jeunes puisqu’à peine trentenaires (ça donne l’idée de leur jeune âge quand ils ont débuté) et déjà has been. Comme la téléréalité, l’étiquette AB fut au départ un bon moyen d’ouvrir les portes et, aujourd’hui, les ferme très rapidement. Ils rebondissent un peu grâce au théâtre et à la téléréalité (ils cumulent !) mais à part le Sébastien Roch-Cricri d’amour, je n’en ai vu aucun au cinéma. Ah si, y a une fille de Premiers Baisers qui a joué dans le dernier Jaoui, mais je sais pas si c’était un grand rôle, j’ai pas vu le film. La plupart ont été obligés d’abandonner la comédie ou de l’exercer de façon moins exposée. Y a par exemple Sébastien d’Hélène qui fait du doublage.

C’est fou cette capacité qu’on a à brûler nos idoles. Sur le devant de la scène un jour, hasbeen indésirable le lendemain. Et j’ai l’impression que plus ça va, plus le « hasbeenage » est rapide (je n’ai que peu dormi ce week-end, je m’autorise l’invention de mot). Prenons Loana : consacrée gagnant du Loft en 2001, tellement ringarde en 2006 qu’elle se tape une émission qui ne réunit que des gens dont on connaît à peine le nom. En 5 ans, elle est morte médiatiquement alors qu’il me semble que Hélène et Co, ça a duré bien plus que ça. On pousse même le vice à faire des émissions de téléréalité où on pousse ces stars ringardes à tenter de revenir sur le devant de la scène tout en se moquant d’eux : « bah, elle, elle sait plus quoi faire pour qu’on parle d’elle ! ». Le problème, c’est que ces gens ont connu une gloire fulgurante et massive et qu’une fois le phénomène de mode essoufflé, non seulement ils se rendent compte qu’il ne suffit pas de claquer des doigts pour obtenir ce que l’on veut mais aussi que leur étiquette est devenu un vrai handicap.

Et pourtant, chaque année, ils sont de plus en plus nombreux à tenter désespérément de pousser la porte du château de la Star Ac ou de se produire sur la scène de la Nouvelle Star… De vraies usines à has been.

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