Le pyjama est-il l’ennemi de la célibataire ?

Ces derniers temps, je prononce souvent la même phrase : « en ce moment, j’ai pas envie d’un mec dans ma vie, je préfère dormir avec mon chat et mon pyjama ». Et encore, remercions la plongée qui évite que je laisse ma pilosité trop en jachère.

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L’autre soir, je dînais avec une amie et j’évoquais ma nouvelle passion pour mon pyjama, vêtement douillet et confortable pour mes nuits en solo. Parce qu’il fait un peu froid et qu’à défaut des bras chaleureux d’un homme, rien ne vaut le coton.  Et là, ma copine me répond en toute sincérité : « ah je déteste les pyjamas, je n’en porte jamais, même
quand je dors seule. » Du coup, j’ai un peu réfléchi. A défaut de gambettes velues, le pyjama n’est-il pas un peu mon ennemi ?

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Il est vrai qu’en ce moment, ma vie sentimentale ne m’intéresse guère. Je suis d’une part en phase de rémission et d’autre part, je suis aussi en mode workaholic, deux bonnes raisons pour ne pas courir le mâle. Donc en attendant, je cultive tout ce qui fait le charme du célibat : manger ce que je veux, y compris des choses qui font sentir mauvais de la bouche, sortir avec mes copines et le concocter quelques soirées peinardes où je ne fais rien de particulier à part me reposer et traînasser… en pyjama. Parce que le pyjama, c’est bon comme un doudou, délicieusement régressif. Dans mon pyjama, j’ai à nouveau huit ans, j’ai des problèmes aussi graves qu’apprendre la table de 7 (la pire), une poésie ou apprendre à écrire avec un stylo encre sans m’en mettre plein les doigts. La vie est pleine de promesse car tout est à vivre, je suis toute neuve.

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22 ans plus tard, finalement, c’est un peu pareil. Je connais ma table de 7, je n’écris plus au stylo encre mais je suis à une période de ma vie où tout est encore à vivre, où je suis à nouveau toute neuve.  L’insouciance de l’enfance en moins, certes, et l’expérience en plus. Mon pyjama, c’est un peu mon armure contre la vie qu’est pas toujours très sympa, tel un cocon qui me rend invincible quand je le porte. Pour un peu, j’irais même bosser avec si je le pouvais. 

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Pourtant, le pyjama représente aussi quelque chose de vicieux, de négatif, le même travers que les aisselles velues : la négligence. Partant du principe qu’actuellement, je ne suis pas sur le marché des célibataires parce que je n’en ai guère envie, je me néglige. Je ne suis pas en permanence apprêtée, sexy, désirable. Quand je suis en couple, je dors nue, je m’expose sans pudeur et sans complexe. Même quand je dors seule. Là, depuis que je suis revenue dans le rang des célibataires, ça n’arrive plus. Je nie mon corps et ma féminité ! En me recouvrant et en m’infantilisant, je m’éloigne chaque jour davantage du chemin de la conquête. Oui, ok, j’ai dit que pour le moment, j’avais pas envie d’y retourner mais il faudra bien qu’un jour, j’arrête d’enlasser mon oreiller la nuit pour éventuellement placer une personne vivant et chaude à la place. Et non, mon chat ne compte pas, elle réchauffe pas assez.

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Du coup, je fais quoi ? Je me prépare telle une athlète en reprenant contact avec mon corps pour être prête le jour où j’aurais envie de repartir sur ces fameux chemins de la reconquête ? Ou j eme laisse couler dans le cocon douillet de mon pyjama… Et bien si je m’en réfère à la météo, le pyjama l’emporte ! Mais promis, dès qu’il refait un peu chaud, je reprends possession de ma féminité.

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Chéri, t’as rien oublié dans la valise ?

 

Alors les vacances, sur le papier, c’est bon. Reste l’épreuve la plus casse pied et la plus sournoise : la valise. Pour réussir cette épreuve, l’idée est de mettre tout ce dont vous avez besoin dans la valise que vous avez à votre disposition sans rien oublier, sachant que selon le moyen de transport choisi, plus c’est petit et léger, mieux ce sera.


Première partie de l’épreuve : faire entrer le contenant dans le contenu, ça paraît facile comme ça mais c’est un leurre : en vrai, c’est la galère. Entre les fringues, les chaussures de rechange, les serviettes de plage qui prennent une place monstre, les livres, l’appareil photo, le camescope, voire l’ordi portable, les affaires de toilettes… Ben la valise, elle a un petit ventre rebondi quand on la ferme. Et en général, une fois qu’on a galéré à la fermer, on se rend compte qu’on a oublié d’y mettre quelque chose et faut la rouvrir.

La 2ème partie de l’épreuve consiste à lutter contre cette loi universelle : il est impossible de partir en vacances sans oublier quelque chose; C’est systématique. Ma spécialité : les chaussettes ou une tenue de nuit. Oui, en temps normal, je dors nue donc je ne pense pas à prendre de quoi dormir vêtue, ce qui peut pourtant être utile quand on part en vacances chez quelqu’un ou avec une personne qui n’est pas habituée à nous voir dans le plus simple appareil et ne souhaite pas que cela arrive. Je me souviens aussi d’une fois où je suis partie en vacances avec Guillaume 1er en oubliant tous mes sous-vêtements. Je suis donc allée à l’hypermarché me prendre quelques culottes petits bateaux et des soutiens gorges bas de gamme trop moches.

Pour certains, pour éviter d’oublier quelque chose, il faut faire une liste. Si on a tout noté sur un papier, il est impossible d’oublier quoi que ce soit, non ? Possible mais moi, je n’y crois pas, ne serait-ce que parce que certaines choses ne peuvent être rangées dans la valise qu’au dernier moment. Par exemple, tout ce qui est affaires de toilettes. Je sais pas vous mais moi, je me brosse les dents aussi la veille d’un voyage… Et puis déjà, faut s’assurer qu’on n’a rien oublié sur la liste…

En général, je n’oublie jamais l’essentiel vu que je fais une rapide revue avant de partir : « carte bleue, oui, billets de train, oui, passeport/carte d’identité, oui, téléphone portable oui, vêtements oui; L’essentiel est là, j’achèterai le reste au pire! ». Souvent, l’oubli de quelque chose peut dégénérer en dispute : « mais t’es con, pourquoi tu n’y as pas pensé ?

– T’avais qu’à faire la valise toi même si t’es pas content ! Forcément, quand on n’en fout pas une, on ne risque pas de faire des conneries ! »

Pas faux… Mais pour ne pas se prendre la tête, l’idéal, c’est de prévoir une pause shopping un peu après l’arrivée sur place pour acheter ce qui manque. Et puis cool, ce sont les vacances, on va pas commencer par s’engueuler non plus.

Il n’empêche qu’à chaque fois, je suis soulagée quand je découvre ce que j’ai enfin oublié. De toute façon, c’est pas la peine de s’angoisser de ce qu’on a oublié, la vraie angoisse doit être « pourvu qu’on retrouve la valise à l’arrivée » car si vous prenez l’avion, par exemple, c’est pas toujours garanti…

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La liste du boulet fini

Je vous le dis toutes les semaines, je suis un boulet et en plus, les preuves s’accumulent.

 

– Vendredi dernier, j’apprends qu’on a des invites pour une soirée cirque au boulot donc je bats le rappel sur MSN et me voici officiellement accompagnée de Tatiana et d’un pote, Julien. Je leur explique donc que la soirée est lundi, 20h30, tel endroit. Lundi, j’arrive au boulot, de bonne humeur (sans raison, juste comme ça), je me mets à mon poste, je taffe. A un moment, Pauline vient me proposer un shopping pour midi, je lui réponds « bé non, si on va au cirque ce soir, ça va être chiant les paquets ». Et là, elle me regarde, interloquée : « mais…euh…C’est demain le cirque. » Je demande à mes collègues. Oui, c’est bien demain. Merci à Tatiana et Julien de leur compréhension.

– Mardi matin, j’enchaîne. Alors que je suis à peine réveillée donc pas levée, on sonne à ma porte. 8h15. Ca va pas de sonner chez les gens à cette heure là ? Bon, je réponds pas. De toute façon, j’ai la bonne idée de dormir nue en ce moment donc j’ouvre pas et c’est tout. Ca sonne. Et encore. Là mon portable (laissé sur silencieux donc je pouvais continuer à faire la morte) s’y met, un numéro que je connais pas. Bon, ok, la personne derrière la porte veut vraiment me voir. Je me lève, enfile une robe d’été accrochée au porte manteau de la salle de bain et j’ouvre, l’air un peu mauvais. « Bonjour, je suis le M. de la chaudière, on avait rendez-vous ». Et là, ça me revient, la conversation que j’ai eu y a 15 jours avec la dame de la chaudière au téléphone. Ils doivent passer une fois par an pour l’entretien, elle m’a demandé un rendez-vous, je lui avais dit tôt le matin parce qu’après, je travaille. Elle m’avait répondu mardi 11 décembre entre 8 et 9h et je l’ai écrit dans mon agenda… Et j’ai oublié. Etat de l’appart : lamentable. Etat de mes strings qui sèchent dans la cuisine, là où y a la chaudière : secs. Donc pendant que le monsieur, il trafique ma chaudière (non, ce n’est pas une métaphore sexuelle), me voici condamnée à lire mon Cosmo sur mon lit en croisant les jambes parce que j’ai pas de culotte et j’ai envie de faire pipi et je vais pas faire pipi avec un inconnu dans la pièce voisine.

– Mardi soir, je rentre après le cirque, option pieds congelés. Je rentre dans mon appart, gratouille au chat puis je me dis « tiens, si je fermais les volets ». Je suis très pertinente comme fille, c’est pour ça que je me parle souvent. Du coup, j’ouvre la fenêtre, je me penche pour fermer les volets en faisant un peu la nouille et…je glisse. Maintenant, j’ai un fantastique bleu sur chaque cuisse, rapport au fait que je me suis rattrapée au radiateur…avec les pauvres cuisses, donc.

– Mardi toujours (grosse journée), comment traumatiser une stagiaire par Pauline et Nina. Dans notre bureau, on a trois toilettes. Avec Pauline, nous voici donc face à deux toilettes vides, le troisième occupé donc on en prend chacun un. Je m’installe et j’entends Pauline qui me parle « on parle ensemble ? » Donc je lui réponds que non, ça peut perturber la 3e personne et là, elle me recrie « mais non, j’ai pas dit parle, j’ai dit pars ! ». Donc nous voici à détailler le trajet qu’on va prendre (tout en faisant pipi, donc). On finit nos petites affaires, on se rhabille tout ça puis pendant qu’on se lave les mains tout en continuant à discuter, la troisième personne sort enfin (sans doute qu’elle ne pouvait plus se cacher). La petite stagiaire. Je crois qu’on lui a fait peur.

– Je suis officiellement l’obsédée du bureau, ça y est. Tout a commencé lundi, Pauline arrive et demande « qui est manuel ? ». Moi, je lui réponds : « tu parles du film ? ». Oui, moi, j’avais compris « qui a Emmanuelle ? ». . Du coup,  voilà, je suis passée en mode obsédée, j’arrête plus. Mardi, je suis penchée sur le poste de Ioulia pour lui expliquer un truc, les fesses bien en arrière. Là, Pauline arrive et me file une petite fessée (on a des mœurs un peu bizarres mais on n’est très gentilles, faut pas croire) et m’explique que quand elles voient des fesses tendues comme ça, ça lui donne ce genre d’envies et je lui réponds du tac au tac « c’est marrant, d’habitude, ça donne d’autres envies, mouahahahah ! ». Du coup, quand elle a parlé joystick mercredi avec geste à l’appui, j’ai dû y voir un double sens, histoire de rester fidèle à ma réputation. Mais vendredi, on a tous un peu pété les plombs et ça va, en fait, je suis pas plus obsédée que les autres.

– Quand c’est pas moi qui fais le boulet, ce sont les autres qui le font pour moi. Mardi ou mercredi (mais quelle semaine mes enfants), je prends le train (bientôt, il va arriver tellement tard que ce sera carrément le suivant) puis le RER. Arrivée sur le quai du métro, je vois qu’il est à quai mais vide, les gens un peu égarés. Alors que je me demande ce qu’ils font, un monsieur nous explique qu’il y a un colis suspect dans la rame. Annonce : « la personne qui a oublié son sac dans la rame est priée de se présenter à l’accueil ». Au bout de 2
minutes, je me dis que j’aurai aussi vite fait de finir à pied. Ca tombe bien, on nous annonce que la circulation est interrompue sur la ligne. Bou-let. Sinon, jeudi, on va au jap entre collègue. Oui, dans ma nouvelle boîte, on mange japonais, tout le temps. Le serveur débarrasse nos salades et soupes non terminées (y avait de la tomate sur la mienne, je déteste la tomate) et évidemment, il faut tout tomber. Sur mon manteau, mon pull et celui de Joy, assise à côté de moi. J’en déduis donc que la bouletittude est contagieuse.

– Un clip ? Nan, une vidéo qui m’a fait mourir de rire. Etre journaliste, c’est pas tous les jours faciles, quand même.

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La pudeur

Avant, au jardin d’Eden, Adam et Eve vivaient nus et vivaient bien. Puis en mangeant le fruit de la connaissance, les voilà gênés de leur nudité et ils se couvrent de belles feuilles de vigne (pas très couvrante ou Adam était mal équipé). Et voilà, les hommes se couvrent. Je n’ai jamais fait d’histoire des vêtements mais d’après ce que je sais, les hommes et femmes se sont rapidement confectionnés des habits pour se couvrir : la nudité serait-elle taboue dès la Préhistoire ?
 

Retour en arrière, j’ai 10 ans, par là, ma cousine vient dormir à la maison. Pour dormir, j’ai mis un T-shirt qui s’arrête au nombril, donc je suis cul nu et je galope dans cette tenue. Mon père me réprimande : « Tu pourrais pas avoir un peu de pudeur ! » De quoi ? C’est quoi ce mot moche ? Et oui, comme toutes les gosses, j’ai la pudeur d’un ver de terre mais à l’adolescence, voilà que je me couvre des pieds à la tête. Dans ma famille, nous sommes quatre : ma mère qui se balade à poil tout l’été et les trois autres, toujours pudiquement couverts. Ma mère est née à la campagne et ne s’est jamais embarrassée de vêtements superflus, j’ai entendu parler de la fois où elle arrivée vêtue de seules bottes en caoutchouc de son père (bon qui lui arrivaient aux hanches, certes) et qui se présente aux collègues de mon grand-père, toute fière : « bonjour, je m’appelle biiiiip biiiiip et je suis la digne fille de mon père ! ». Ben, j’aurais bien aimé voir la scène, quand même ! Petite, ma sœur avait un problème de culotte : elle les enlevait dans la voiture quand mon papa nous amenait à l’école, ce qui valut à mes parents une convocation par la maîtresse. Hé oui, une petite fille qui s’habille en robes (parce que les pantalons, c’est que pour les garçons !) et qui passe sa vie à faire le cochon pendu sans culottes… Hum ! Pourtant, y a pas plus pudique que ma sœur aujourd’hui, je ne l’ai plus vue nue depuis ses 10 ans… et c’est réciproque, d’ailleurs.

 

La pudeur est quelque chose d’assez curieux, selon moi. Enfants, on adore se balader culs nus, adultes, on en montre le moins possible (quoi que ça dépend). Suis-je pudique ? Oui, assurément. Je mets parfois des tenues un peu osées avec des dépoitrinés d’anthologie mais j’aurais du mal à aller dans un camp naturiste. Pourtant, des fois,il m’arrive de traverser mon appartement à poil juste avant d’aller me doucher alors que je n’ai pas fermé mes volets et que je vis au rez-de-chaussée côté rue. Avec mes amis, je me mets pas à poil, aucun n’a vu mes fesses ou mes seins (ou alors par accident), sans doute parce que je n’ai pas d’impulsions exhibitionnistes. La seule fois où Gauthier a vu mes seins, c’est quand j’avais mis un maillot deux pièces triangle et qu’il m’avait jetée dans la piscine. Quand je suis ressortie, j’avais le maillot sur la tête… Oui parce que les maillots triangle, c’est bien juste pour bronzer, pour le reste, faut oublier.

 

A propos de maillot, je n’aime pas bronzer seins nus. Par pudeur mais aussi parce que si je me prends un coup de soleil là (je prends des coups de soleil partout où je ne suis pas couverte, une catastrophe), je vais vraiment morfler. Déjà, la dernière fois où je suis allée à la plage, je n’ai pas pu m’asseoir pendant trois jours (malgré le port du maillot) donc le naturisme, c’est trop dangereux pour moi. Et puis, tous ces corps exposés, ça doit blaser, quand même. Déjà, errer dans des vestiaires avec une quarantaine de rugbymen nus, je les voyais plus alors dans un camp de naturistes, pfffff ! Et qu’en est-il du plaisir de l’effeuillage. Quelque part (c’est horrible ce que je vais dire, mais je le fais quand même), j’adore le premier effeuillage, découvrir petit à petit le corps de mon futur amant, en particulier son pénis. Oui, il faut dire ce qui est !

 

L’effeuillage, justement. Je me souviens, à l’époque où j’étais vierge et totalement complexée par mon corps (à tort ou à raison selon les moments de ma vie), paraître nue devant un homme m’effrayait au plus haut point, je ne voyais pas comment j’arriverais à me désaper autrement que dans le noir. Finalement, j’ai perdu ma virginité en pleine lumière, l’excitation m’ayant fait oublier mes complexes. Parce que finalement, avec mes amants, je retrouve mon impudeur naturelle : je n’aime pas faire l’amour dans le noir, je me fiche qu’il voit ma cellulite en pleine levrette. En même temps, un mec qui remarque ça, c’est qu’il n’est pas trop dans l’ambiance, il me semble. Une fois la première brouette consommée, je dors nue, je me promène nue devant lui, ça m’est égal. Après tout, il a visité mon intimité, à partir de là…

 

L’autre soir, je discutais avec un jeune homme qui était étonné de savoir que je dormais très souvent nue, seule ou accompagnée, il m’expliquait que ses copines enfilaient toujours au moins une culotte… Je trouve ça un peu curieux : s’il y a bien une personne avec qui je peux me montrer sans le moindre artifice, c’est bien avec mon copain. Y a qu’en hiver que je me couvre mais c’est plus une question de froid que de pudeur. Franchement, je ne trouve rien de plus agréable que de m’alanguir contre le corps nu de mon petit ami (ou de mon amant), on se rhabillera en sortant. En attendant, on reste nus, comme ça, si l’envie d’une brouette nous prend, on ne perd pas de temps.

 

La pudeur est vraiment un phénomène intéressant. J’adore m’habiller et porter de jolies tenues, ça doit venir de nos vieux instincts animaux, on se pare pour plaire. Et puis je me vois pas me promener à poil dans Paris. Plus on veut séduire, plus on se pare de couleurs (même si le noir, c’est d’une classe folle, j’adore), comme les oiseaux, par exemple. Mais qu’est-ce qui a poussé les premiers hommes à se couvrir d’oripeaux ? Par pudeur ou pour protéger certaines parties délicates ? Car en Egypte, par exemple, les femmes se promenaient seins nus… On se couvre et on se découvre selon les modes… Je pense qu’après l’actuelle période où on en montre le plus possible, on va revenir à une mode plus couvrante. Il est vrai que je préfère suggérer qu’exhiber mais pour autant, je ne suis pas une fanatique de la robe de bure.

 

Autre pudeur particulière chez moi : je déteste qu’on me voit dans la salle de bain. J’ai déjà parlé de la douche : avec mon petit ami, oui, sinon, on me regarde pas me laver. Je n’aime pas qu’on me regarde quand je me lave la figure ou les dents, je n’apprécie pas forcément qu’on me voit en train de me maquiller. Peut-être est-ce de la pudeur ou alors de l’égoïsme. J’aime me maquiller, c’est un moment rien qu’à moi donc qu’on me laisse tranquille. D’un autre côté, je ne trouve rien de moins sensuel que ces moments d’hygiène indispensables. C’est comme une belle maison, quelque part : c’est agréable de la regarder mais se passionnerait-on de voir une personne la nettoyer pour qu’on puisse la voir sous son meilleur jour ? Non, je crois pas. Le pire du pire : mes besoins naturels. Je suis EXTREMEMENT pudique à ce sujet. Je n’aime pas que quelqu’un, y compris mon petit ami, soit dans la même pièce que moi quand je m’abandonne à ce besoin naturel et je n’aime pas qu’on m’entende non plus (et je n’aime pas entendre, ça me gêne). Ca, ce doit être un truc de filles parce que les mecs, y en a plein qui pissent joyeusement dans la rue, par exemple. A l’époque où j’étais avec Guillaume Ier, ça le gênait pas de venir pisser à côté de moi pendant que je me maquillais, ce qui m’énervait au plus haut point : il peut pas attendre que j’ai fini ?

 

Bref, je pense ne pas être particulièrement pudique mais y a quand même quelques bornes que je m’impose. Je ne comprends pas l’intérêt de se foutre à poil au milieu d’une boîte sous les regards indifférents des mecs (scène vue dans Paris Dernière). Je ne comprends pas l’intérêt de mettre sur le net des photos de moi à poil (j’en ai pas, remarque). Je préfère garder l’essentiel pour les hommes qui partagent ma couche.

 
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Ma nuit avec Reno (version non censurée)

(A la demande générale, je réécris mon article sur ma rencontre avec Reno en axant mes propos plus sur lui et en donnant (un peu) plus de détails).

Attente dans le métro

Mercredi soir, 20 heures. Je suis sur le quai du RER, désappointée de ne pas avoir rencontré Nicolin et Reno. Alors que mon regard se perdait sur le panneau d’affichage indiquant les gares desservies (l’autre jour, par inattention, je n’ai pas pris la bonne ligne), mon portable se met à sonner. Je regarde et je vois « appel masqué », je pense donc qu’il s’agit de mes parents (encore !) mais au lieu de la voix féminine et enjouée de ma mère, j’entends une voix masculine marquée par un fort accent marseillais : « Nina ? ». Nina n’étant pas mon vrai prénom, je me doutais que j’avais Reno himself au téléphone. Je lui explique gentiment que tout le monde était rentré chez soi et que je comptais en faire autant. Il me demande de les attendre, d’autant qu’il pensait que j’avais compris qu’il dormait réellement chez moi.

Me voici donc à errer pendant une demi-heure dans la station Châtelet qui n’est pas la plus belle de Paris… Ceci étant, n’importe quelle station est glauque après 20h, tout est fermé… J’essaie donc de m’occuper en passant des coups de fil (personne ne répond), en regardant les bandes annonces sur les écrans plats de la station (il y en a deux qui passent en boucle), je descends sur les quais, je remonte… Et je ne peux pas fumer.

Enfin, une demi-heure plus tard, mon téléphone sonne et c’est Nicolin, cette fois-ci. On essaie de se retrouver, ce qui n’est franchement pas évident : pour ceux qui ne sont jamais descendus à la station Châtelet, elle est tentaculaire… Donc, je vous retranscris la conversation :

« Vous êtes où ? demandai-je.

– Heu… On est… à la porte Lescot ! Ouais, on prend cette sortie là.

– Je la trouve pas votre sortie, je suis à… à… Putain, j’ai pas mes lunettes, j’y vois rien. Alors… euh… Place Châtelet, non… Et là ? Place Châtelet… Mais je la trouve pas votre porte ! Vous avez pris quel RER ?

– Heu…Ah mais non mais on n’est plus là, maintenant, on est à la sortie 10, « rue de la Ferronnerie ».

– Ah, y a un nouveau panneau ! Ah ben je viens de trouver la porte Lescot !

– Ouais mais on n’est plus là !

– Ah, je viens de trouver la sortie 10 ! Vous êtes où ? Vous avez passé la barrière ?

– Ouais.

– J’y suis aussi… »

Bon, on finit par raccrocher pour ne pas dépenser nos forfaits malgré nos conversations passionnantes, je trace comme une folle à travers la station quand soudain, je vois deux gars arriver face à moi. Il faut savoir que j’avais trouvé sur un site Internet des photos de Nicolin et Reno m’avait dit qu’il faisait environ 1,90 mètre. Donc je vois ce grand gars aux yeux bleus qui arrive vers moi accompagné de son copain, plus petit. Je me mets en travers de leur chemin en hurlant : « hééééé stop, c’est moi ! » (j’assure toujours, niveau discrétion). On se fait la bise puis nous voilà partis à la recherche d’une sortie dans cette foutue station que j’honnis de tout mon cœur.

Et glou et glou et glou !

Enfin, nous voici à l’air libre et mes deux comparses font la moue : ils ont quitté leur soleil marseillais pour trouver la grisaille parisienne. Nous nous posons à un café, chacun commande une boisson puis nous discutons beaucoup du blog, de ma rencontre avec les fans quelques instants plus tôt. Puis ils me parlent un peu de leurs projets, de leur rendez-vous avec les producteurs sans rentrer dans les détails. Reno me raconte que l’un des producteurs étaient gay et qu’il avait demandé à Nicolin de jouer avec ses yeux, idée que je trouve marrante.

Ensuite, Nicolin me demande si je crois que ce qu’il raconte dans son blog est vrai ou pas, il m’affirme que oui et Reno commence à me montrer les poils de son torse pour me prouver que rien n’est inventé. Il est vrai que, tout comme sur le blog, il est poilu mais j’avoue que j’étais agréablement surprise par son physique. Sur le blog, Nicolin le représente toujours en version lilliputienne, avec une coiffure que je qualifierai d’expérimentale et un peu grassouillet… En fait, sur le blog, il a de faux airs de Bart Simpson !

On continue de discuter, Reno m’adresse quelques sourires, je le trouve vraiment charmant  mais je ne commence pas à me faire mes films, toujours persuadée qu’il ne venait pas dormir chez moi. Je passe en tout cas une charmante soirée, je suis ravie d’avoir rencontré ces deux Marseillais, on boit, on discute, tout va bien. A un moment, Reno me révèle qu’il est taureau et je commence à m’exciter : un taureau ! Je ne suis pas une acharnée de l’astrologie, je précise, mais les taureaux, ils m’attirent comme une folle… Déjà qu’il me plaisait bien…

Après tout, chacun nos critères de sélection : Victoire apprécie particulièrement les Bélier et les Verseaux. Je me souviens d’une conversation avec Linga, Athéna et une autre copine du forum ésotérique où nous parlions des hommes ainsi : « Moi, j’adoooooooore les Taureaux mais j’aime pas les Cancers ». Donc, pour information, je suis très attirée par les Taureaux, j’aime bien les Balances et les Lions (Victoire va s’étrangler en lisant ça), je n’apprécie pas trop les Cancers, Gémeaux et Vierges… Ceci étant, si un sosie de Brad Pitt venait me draguer et qu’il était cancer, je ne ferais pas grand cas de son signe astrologique !

Bref, Reno était donc taureau, il me plaisait de plus en plus ce garçon ! D’autant qu’il n’avait rien du garçon timide que j’imaginais, il a pas mal de choses à dire et c’est plaisant. A un moment, Nicolin nous annonce qu’il doit y aller et, là, je réagis enfin : Reno a vraiment prévu de venir dormir chez moi… Je réfléchis à toute vitesse : ai-je une tenue décente pour dormir ? Oui, en été, quand il fait chaud, je dors nue comme un ver… Après tout, je vis seule, ça dérange qui ? Sur ce point, c’est bon, le problème est réglé. Après, je passe en revue l’état de mon appartement et c’est un peu la panique : j’ai du linge qui sèche dans la salle de bain (dont mes jolis strings), j’ai des vêtements qui s’empilent sur un fauteuil, il me reste de la vaisselle sale dans l’évier… Bonjour la honte !

Papotage sur canapé

On se rend tous les trois au métro, je m’assois à côté de Reno et on commence à papoter de la vie parisienne, Nicolin nous abandonne quelques stations plus tard mais le pauvre était exclus de la conversation. Nous arrivons enfin à ma station, nous descendons et Reno admire mon quartier tout en m’expliquant que, pour un Marseillais, la vie parisienne est un cauchemar. Il est vrai que, pour ma part, je suis une vraie citadine, la vie parisienne me va comme un gant.

En cheminant, je lui avoue que je n’avais pas prévu sa venue et je le mets forcément mal à l’aise… Par moment, je mérite des claques. Je le rassure en lui disant qu’il n’y a aucun problème, j’ai deux lits donc… Gentiment, il me dit que si je veux descendre sur Marseille, il me rendra la pareille.

On arrive enfin chez moi, je lui offre gentiment un verre de Taillefine à la fraise (tellement glamour) puis, après laissé un petit mot sur le blog de Nicolin, nous allumons la télé et éteignons la lumière… Et c’est parti pour une folle discussion. Nous parlons de pas mal de choses, le boulot, les amours… J’avoue m’être pas mal lâchée et m’être beaucoup dévoilée. En plus d’être passée pour une incorrigible bavarde, il a dû me prendre pour une psychopathe. Sur le sujet des amours, il se montre plus discret, je lui tire un peu les vers du nez concernant sa dernière relation. Il en parle avec beaucoup de tendresse et je suis très émue par son histoire (que je ne raconterai pas ici), je le trouve très beau quand il s’ouvre un peu…

On continue à discuter tout en glissant furtivement l’un vers l’autre. Mon regard glisse le plus discrètement possible de ses yeux à ses lèvres mais je ne tente rien, persuadée que la nuit sera sage. J’aime bien ses yeux, ils pétillent, ça lui donne un air malicieux.

Il est vraiment adorable, il me fait pas mal de compliments sur me dessins (menteur !) et sur mes articles, s’extasiant sur mon histoire d’autobronzant (en réalité écrite par Gauthier), sa gaffe me fait beaucoup rire…

Je continue à papoter de je ne sais plus quoi (oui, en fait, je suis très vite mal à l’aise quand je me retrouve seule avec un garçon charmant) quand, soudain, il se penche vers moi et me dépose un rapide baiser sur les lèvres. Complètement décontenancée, je le regarde d’un air ahuri, il hausse les épaules en souriant. Et bien, si tu veux la jouer comme ça, allons-y gaiement. Je lui rends son baiser et après une brève séance de pelotage sur mon canapé (durant laquelle beaucoup d’objets se sont retrouvés au sol), nous émigrons vers mon lit, autrement plus confortable.

Incroyables brouettes

On s’adonne à un très rapide effeuillage, le vêtements volent un peu partout, et c’est parti pour une folle brouette que je ne raconterai pas en détail (c’est pas un blog porno, ici). Il est vrai qu’il est poilu, il est également tout bronzé. Je passe sur nos expériences anatomiques e nos jeux acrobatiques… Après une brouette endiablée et un câlin post-coïtal bienvenu, Reno me déclare qu’il a soif, il se lève pour aller se servir un verre et là : HORREUR ! Il a gardé ses chaussettes. J’avais écrit il y a peu de temps un article sur les « tue l’amour » et j’avais évoqué le cas de l’homme nu en chaussettes… Heureusement que je ne m’en suis pas rendue compte avant !

Bon, il ramène son verre et enlève ses chaussettes, on boit un peu et on s’allonge tranquillement, multipliant les douces caresses. J’adore ces moments où on est l’un contre l’autre, on ne dit rien, on ne fait que s’effleurer du bout des doigts, lentement… A un moment, inspirée, je commence à lui mordiller l’oreille mais il commence à rigoler : « ah non, arrête, ça me chatouille ! ». Je ne comprends pas qu’on puisse ne pas aimer ces caresses auriculaires, ce sont les meilleures (ou presque). Ceci étant, il a bien compris que j’adorais ça et entreprend de faire subir les derniers outrages à mon lobe… Soudain, au milieu de ses léchouilles, les deux Monaco qu’il a bus en début de soirée se rappellent à notre bon souvenir et il me lâche un petit rot…Et voici comment des caresses très prometteuses se transforment en fou rire. Ensuite, alors que je l’embrassais avec frénésie, il commence à me lécher le menton et me sort la déclaration la plus originale qu’on m’ait jamais faite : « j’adore ton menton, il est trop beau ! »

Quelques temps plus tard, on finit par s’endormir. La nuit fut courte, entrecoupées de doux câlins et d’autres plus coquins. Au petit matin, on se réveille doucement et il commence à me caresser le visage pour me dire bonjour… Ça me change des jérémiades de mon chat et de ses bêtises… Du coup, on s’est accordé un réveil coquin…

Le temps passe et il est temps de se lever (à 10h50, il était temps). Après une bonne douche et quelques bêtises postées sur le forum, on se dirige tranquillement vers le métro.

Au revoir, mon Marseillais !

Je suis claquée et ne me montre pas bavarde… Il faut savoir que je ne suis pas du matin, je ne peux faire mieux que du « oui… non… heuuuuuu… ». Je m’affale à côté de lui dans le métro, il me remercie pour la nuit puis me quitte quelques stations plus loin après un petit bisou. Je termine mon trajet et essaie de me donner une contenance avant de rejoindre les autres… Mais, honnêtement, j’aurai eu : « j’ai brouetté toute la nuit » tatoué sur le front que ça n’aurait pas été plus flagrant. D’ailleurs, j’étais tellement fatiguée que j’ai manqué de tomber dans les escaliers du métro car j’avais mal évalué la hauteur de la marche…

Je rejoins les autres, ne brillant pas par ma jovialité habituelle (d’ailleurs, sur tous les dessins des blogueurs, je suis morte), heureusement que j’avais rencontré la plupart d’entre eux la veille ! Sab a dû comprendre de suite ce qu’il s’était passé vu qu’elle m’a demandé de suite : « Alors, ça s’est passé comment hier soir ? » avec un petit sourire en coin. J’ai préféré ne pas rentrer dans les détails, ne sachant trop s’il fallait hurler sur les toits cette histoire de brouette ou la passer sous silence.

Au restaurant, Nicolin nous a fait à tous un beau dessin, j’ai eu droit à un Reno torse poil en train de se questionner sur l’éventualité d’une brouette… Ainsi donc, tout était programmé ? Aurais-je été naïve de croire que ce jeune homme ne cherchait qu’un abri pour la nuit et qu’il ne pensait absolument pas à mal en me demandant de l’héberger ? Franchement… peu importe ! Cette soirée a été très surprenante pour moi et très agréable, en fin de compte. A présent, je le dis : vive les Marseillais !

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