Am Stram Gram, ce thriller que tu ne reposes pas

Saison des ponts oblige, je voulais vous filer quelques joyeux conseils de lecture car j’ai quelques petits titres dans ma besace. Et en premier lieu : Am Stram Gram de M.J. Arlidge. En premier lieu parce que je l’ai vraiment bien aimé, que je ne l’ai pas lâché avant la fin et que j’avais pas trouvé le coupable en milieu d’histoire.

Am Stram Gram de M.J. Arlidge

L’histoire : l’inspectrice Helen Grace se retrouve en prise avec une serial killer qui kidnappe deux personnes et les enferme avec une arme entre elles : pour survivre, il faut tuer l’autre. Alors que les morts s’accumulent, Helen commence à comprendre que les victimes ne sont pas choisies au hasard…

Serial killer

Alors pourquoi j’ai aimé. En un, l’héroïne. J’en avais déjà parlé pour Disparue de Lisa Gardner mais je confirme : les héroïnes peuvent être certes bad ass (Helen fait de la moto, est assez dominatrice, adore se faire fouetter et ceci n’est pas une métaphore) mais elles ont des failles. Elles ne sont pas omniscientes, elles peuvent se planter. Quand on connaît mon aversion pour les héros qui savent tout, réussissent tout, même l’impossible, forcément, j’apprécie. Surtout que pour une fois qu’un mec écrit un polar sans se donner le rôle du super héros

Costume de super héros

Autre point appréciable : l’écriture des personnages. Franchement, à froid, c’est une vraie galerie de clichés : la cheffe de police froide et dure, son second tombé dans l’alcoolisme suite à un divorce difficile, l’autre fliquette pimpante qui a un grand coeur sous sa poitrine volumineuse, la journaliste arriviste… Sérieusement, vu comme ça, tu as l’impression que tu vas lire le scénar des fictions de l’après-midi sur TF1 ou M6 (si ça existe toujours…) mais M. J. Alridge s’en sort franchement bien avec ce matériel de base. Oui, parfois, c’est un peu facile mais ce n’est pas agaçant.

La menteuse, téléfilm

Mais surtout, le principe même du roman est cool. Les victimes sont choisies par paire, on commence par un jeune couple par exemple (je vous dis pas les autres). Imaginez que vous ête enfermés avec celui ou celle que vous aimez sans possibilité de vous échapper, sans eau ni nourriture et que la seule façon de survivre, c’est de tuer l’autre. Il n’y a qu’une balle dans le revolver donc un seul mourra. Le génie du truc, justement, c’est qu’Alridge s’offre des scènes de tergiversation, de marchandage avec soi-même : tuer l’autre ou non ? Et je crois que ce sont les meilleurs passages de tout le livre.

Negan Am Stram Gram

Un autre Am Stram Gram bien flippant

Donc pour votre prochaine escapade, vous l’achetez ou vous vous le faites prêter, il est sorti en poche. Par contre, attention, il est un petit peu prenant.

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La liberté sexuelle pour les femmes : le grand leurre

Elle s’appelle Isabelle. 44 ans, divorcée, “pas mal pour son âge”; comme on dit. Pourtant le matin, quand elle se regarde dans la glace, ce n’est pas ce qu’elle voit. Elle ne voit que la peau qui perd un peu de sa tonicité, quelques taches discrètes qui commencent à apparaître, du gras sur le ventre qui refuse de partir. Ce matin, encore un nouveau cheveu blanc. Une sensation que ses belles années sont désormais derrière elle et qu’elle ne les retrouvera plus. Ainsi, elle n’a pas cru sa chance quand ce jeune homme croisé quelques fois à la machine à café est rentré dans son jeu de séduction. Après quelques verres et beaucoup de rires, il l’a ramené chez lui, ils ont fait l’amour, une fois, deux fois . Quelle fougue, ces jeunes hommes, elle avait oublié. Elle repart le lendemain, la confiance en elle remontée, le sourire aux lèvres.

Femme quadragénaire sourit à la vie, confiance en elle, New York

Elle s’appelle Axelle et c’est une femme libre. Elle aime les hommes, beaucoup, elle en rencontre souvent, elle se donne sans calcul et avec délectation. Ce soir, elle prend un verre avec Tiago, un beau garçon croisé sur Tinder. Ils se cherchent, ils se séduisent. Le contrat est clair : juste du cul, pas d’attaches. C’est donc sans surprise qu’ils finissent ensemble au lit pour une nuit torride. Axelle jouit, Axelle est heureuse : elle prend son plaisir avec un beau garçon après une bonne soirée.

une femme nue dans la forêt adossée à un loup, femme sauvage et libre, liberté sexuelle

Elle s’appelle Daria. Depuis quelques temps, elle flirte avec ce garçon, Charles, qui est en cours d’éco avec elle. Il est drôle et prévenant. Un soir, il l’invite à prendre un verre ailleurs qu’à la fac. Soirée délicieuse mais elle ne cède pas, elle veut être sûre. Ce ne sera qu’au bout du 3e rendez-vous qu’elle se donnera à ce garçon qui a conquis son coeur.

Un jeune couple flirte en buvant un verre en terrasse

Le point commun entre Isabelle, Axelle et Daria ? C’est qu’elles sont tombées sur des connards… Mais des connards puissance 10 000 qui les ont photographiées et balancé des photos d’elles nues ou presque prises à leur insu avec des commentaires pas forcément sympa sur leur âge, leur plastique ou leurs performances. Oui, en 2017, ça existe et pour une page Facebook trouvée, celle de Babylone 2.0, il en existe encore beaucoup pas encore débusquées parce que vous vous doutez bien que, nous, les femmes, ne sommes pas les bienvenus dans ce type de groupe fermé.

Un jeune homme prend une photo avec son smartphone

Quels torts ont eu nos trois demoiselles ? D’avoir une activité sexuelle. Point. Et d’avoir mal jugé une personne, pensant être dans un environnement safe avec lui. Et franchement, l’addition est très salée pour juste une erreur d’appréciation. Alors, oui, il est possible qu’elles ne sachent jamais qu’elles ont été exhibées là mais la situation reste dramatique. Des centaines ou milliers d’individus ont pu voir leur corps, allez savoir ce qu’ils ont pu faire sur ces photos. Et rappelez-vous qu’on ne parle que d’un seul cas, là… 

Un homme regarde des photos de jeunes femmes sur un ordinateur

Parce que la femme sexuée est systématiquement brimée. Quand j’écrivais mes aventures sexuelles ici (sans photos, sans vrai prénom ni détails permettant de reconnaître le mec impliqué, des fois qu’un mec ait envie de m’expliquer que je faisais pareil), qu’est-ce que j’ai pu me prendre comme seau d’insultes et de messages de type “va te faire gang banger* connasse” et autres joyeusetés. Dès que j’ouvrais la bouche, j’étais rabaissée par un “ta gueule, restes-en à tes histoires de cul”. Oui parce que le fait que je vive une sexualité épanouie semble me disqualifier pour parler de tout autre sujet… On me renvoyait systématiquement à ça, tout le temps. Mais quel est le rapport entre mon activité sexuelle et ma culture gé ou mes opinions ? Je cherche encore.

Une artiste de burlesque lit le journal avant de monter sur scène

Pourtant, on nous l’a vendue cette liberté sexuelle féminine. On regardait Samantha dans Sex and the city mener de front une carrière réussie (enfin, sa carrière, on la voyait que rarement dans la série) et une vie sexuelle débridée, se tapant les plus beaux mecs de Manhattan, dans la joie et la bonne humeur. Idem pour Miranda qui trouva l’amour en se tapant un barman random dans un bar, Charlotte qui finit avec un avocat qui avait pour seul intérêt au départ de la faire grimper aux rideaux et Carrie… Je sais plus. Sauf que non, dans la vraie vie, une femme qui couche est indigne selon les hommes (pourtant ravis de coucher), on peut l’insulter, la dégrader, l’humilier, elle l’a bien cherché. En 2017, on en est encore là et le pire, c’est que je suis moi-même un petit rouage de ce système. Je veux dire pourquoi j’ai arrêté de parler de sexe sur ce blog ? De peur qu’un employeur tombe dessus et ne m’embauche pas alors que… ben ce que je fais de mon cul n’a aucun rapport avec mon professionnalisme (vu que j’ai jamais eu de coït sur la photocopieuse en plein open space donc je ne perturbe personne). Alors je dirais bien que je vais vous reparler de mes histoires de fesses mais vu que je suis désormais monogame, le suspense est un peu limité. Mais on mesure une nouvelle fois à quel point le féminisme est nécessaire aujourd’hui, plus que jamais, car nous sommes de plus en plus opprimées, jusque dans nos libertés de jouir.

scène de sexe sur le piano dans Pretty Woman avec Richard Gere et Julia Roberts

J’ai publié un tweet sur le sujet vendredi et j’ai reçu des réactions assez diverses. J’ai passé beaucoup trop de temps à expliquer des concepts féministes de base comme le “not all men” et mansplaining donc je prévois pas mal d’articles à caractère féministe dans les prochaines semaines donc si ça vous ennuie… Ben arrêtez de lire mon blog car je passe en mode poing levé.

Logo féministe poing levé

* Je l’ai vraiment eu, celui là…

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La Reine de la Baltique de Viveca Sten

Ou “comment je me mets aux polars suédois”

Ce que j’aime le plus dans la lecture, c’est de varier les plaisirs. Mais un genre me laisse toujours un peu dubitative : le polar. J’aime les polars quand ils sont bons et que je suis embarquée dans l’histoire, c’est une lecture parfaite pour les vacances. Mais si j’arrive à deviner le coupable avant la fin, terminé, déception.

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Après avoir dévoré Millenium, ma dealeuse de littérature (ma maman) me conseillait donc “La Reine de la Baltique”, un polar suédois, donc. Effectivement, je l’ai dévoré en quelques jours.

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L’histoire : Un corps est retrouvé sur la plage de Sandhamn, au large de Stockholm. L’inspecteur Thomas prend l’affaire en main, secondé par Nora, sa meilleure amie qui n’est pas policière mais avocate. Alors que l’enquête avance, un nouveau corps est trouvé…

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On a donc une multiplication des meurtres dans une petite ville où tout le monde se connaît, la suspicion est partout. Ca ressemble presque au téléfilm policier du samedi soir pour France 3. Et c’est un peu là que le bât commence à blesser. Si l’enquête est intéressante, on est noyés de scènes sans intérêt sur la vie privée des personnages : pendant que Thomas pleure sur l’enfant qu’il a perdu d’une mort subite du nourrisson et sur le divorce qui a suivi, Nora est en pleine crise conjugale avec son mari peu compréhensif. Vous allez me dire que ça sert pour poser la psychologie des personnages. Ok, soit.

Un téléfilm de France 3

Un téléfilm de France 3

Mais nous avons aussi un souci de “syndrome de Julie Lescaut” ou toutes les fictions TF1, pour ce que j’en connais. Vous savez, dans un épisode de Julie Lescaut (ou la famille Cordier, Navarro et tutti quanti), il y a toujours une intrigue à la con qui implique systématiquement une des filles de Julie, sa voisine, sa pote, la copine d’un de ses lieutenants… Bref, dans ce genre de série, on crache joyeusement à la gueule de la théorie des 6 degrés de séparation, tous les criminels de Paris sont à maximum 2 degrés de séparation de notre super inspectrice. De la même façon, dans les Cordier, le fils juge ou la fille journaliste étaient systématiquement pris en otage par le vilain de l’histoire*…Chez Viveca Sten, c’est un peu pareil. Je veux bien croire que l’île de Sandhamn n’a pas un million d’habitants mais qui va trouver un cadavre en allant se baigner tranquillement ? Mais oui, c’est notre amie Nora. AH BEN CA ALORS !

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Et malheureusement, j’avais deviné l’identité du tueur avant la fin alors que je ne suis pas particulièrement douée en la matière, du moins sur la lecture d’un premier roman. J’avais chopé le schéma type de Mary Higgins Clark étant ado puis celui d’Agatha Christie parce que j’en avais lu un certain nombre (et pour MHC, j’ai pas trouvé de suite car j’avais 15 ans). Alors je ne sais pas si j’ai trouvé parce que c’était facile ou parce que j’ai appliqué ma stratégie du “y a un personnage qui sert pas à grand chose, là, ce serait-il pas lui l’assassin ?” mais du coup, à l’heure du twist final, te voilà légèrement désappointé.

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Mais ne crachons pas trop dans la soupe non plus. Ce livre se lit rapidement et agréablement et ça me donne toujours violemment envie de me faire un petit trip en Suède et un livre qui me motive à aller quelque part ne peut être tout à fait mauvais.

Mais ce roman servait surtout d’apéritif avant d’entamer la série des 8 polars de Camilla Läckberg…

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Je vous en parle bientôt !

 

* Bon ok, je dois confesser que je n’ai pas vu beaucoup d’épisodes, je matais ça chez ma grand-mère, petite, quand on y allait une fois par mois mais on va dire que je sais de quoi je parle.

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Tout le monde n’a pas le destin de Kate Middleton ! – Fred Ballard

Tout commence à Noël 2012. Vacances parfaites avec un neveu fraîchement livré qui nous émerveille de ses mille et unes mimiques. Même si à moins d’un mois, ça fait pas grand chose, un bébé mais il est kro kro mignon hiiiiiiii ! D’humeur joyeuse, je vais fureter dans les livres de ma mère à la recherche de “Le mec de la tombe d’à côté”, LE livre à lire mais j’échoue lamentablement (en fait, il était dans la bibliothèque de ma chambre, une histoire passionnante). Etant dépourvue de lecture car je venais de finir “Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire”, je me rabats donc sur un livre qui me semble amusant “Tout le monde n’a pas le destin de Kate Middleton !”.

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C’est là que j’ai réalisé que j’avais pas trop la gagne niveau littérature ces derniers temps. Fans de Kate Middleton, pliez bagage, la douce princesse ne fera pas la moindre apparition dans ce roman mais bon, c’est accrocheur comme titre. Le contenu par contre… On suit les aventures de Capucine Guillon, femme multi divorcée et multi maman qui nous a pondu 3 garçons subtilement nommés Paul, Emile et Victor. Ca place de suite l’univers lolesque de notre quadra qui surnage comme elle peut dans sa vie sans saveur. Fred Ballard va donc nous raconter la vie de Capucine pendant un an, du réveillon au réveillon, sur 12 chapitres (comme douze mois, bravo !).

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Sauf qu’une vie sans saveur racontée en roman, ça donne un récit sans relief. Je comprends même pas comment l’auteur a réussi ce tour de force de pondre 300 pages de vide, de rien. Oh y a bien quelques anecdotes mais ce qui est quand même incroyable, c’est qu’elles ne servent à rien. Capucine cartonne une voiture de police, Capucine se fait attaquer par des mouettes, on attend de comprendre le sens de l’anecdote mais… rien. C’était juste histoire de remplir 10 pages. Tout est à l’avenant. On fouille le livre à la recherche d’un embryon d’intrigue, on se demande à quoi va servir chaque briques posées mais elles ne servent de fait à rien, elles sont juste lancées dans le jardin et démerde-toi avec…

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Enfin, si, y a une intrigue et même deux, poussées en parallèle mais sans réel lien (je ne parle pas de consistance):
– Capupu est une ratée qui travaille dans une boîte qui écrit des questions pour des jeux télés. A un moment, elle propose une téléréalité à base de 2 familles partageant une maison en colocation pour l’été donc on suit très vaguement l’écriture du concept et le tournage. Mais vu que notre chère héroïne suit un peu ça de loin, nous aussi…
– Comme sa vie est très vide, notre amie s’invente des problèmes de type “mon premier mari veut plus que je porte son nom et ça m’embête beaucoup parce que mon nom de jeune fille est pourrie”. Donc Capucine va partir en quête d’un nouveau mari ayant le même nom de famille que l’ancien juste pour pas changer de nom. A ce moment là, on pourrait être écroulés de rire devant tant de fantaisie rafraîchissante. Mais non, on a juste un peu envie de jeter le livre par la fenêtre parce qu’on s’en fout bien de savoir si elle trouvera mari au bon nom de famille ou non, le personnage nous a épuisé.

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Sans vouloir critiquer (après tout, si j’avais un jour été publié, ça se saurait), il me semble que dans la construction d’un récit, on amène des éléments servant à des intrigues, pas juste des anecdotes sans saveur destinées à noircir quelques pages supplémentaires. J’avais juste la sensation de lire un blog d’une meuf qui force sa plume de manière agaçante (ah les périphrases… C’est drôle si on n’en abuse pas). Faudra que je vous parle de ça d’ailleurs dans un article, c’est un style d’écriture qui m’agace. Bref, j’ai souffert pendant ces 300 pages (écrit gros), tout est forcé et en même temps, c’est creux, c’est étrange. Comme quoi, passer de la chronique radio à la littérature, même petite, c’est plutôt casse-gueule comme exercice.

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Et toi, c’est qui ton mari ?

C’est parti, la campagne pour les primaires socialistes est lancée et nous avons déjà droit à des “drames”, des choses pas très propres. Je pense essentiellement aux rumeurs concernant Martine Aubry et son mari. Ah, je ne savais même pas qu’elle en avait un et pour cause : je m’en fous. Mais manifestement je suis la seule, on aime bavasser sur la vie privée des politiques, quitte à se vautrer dans la diffamation.

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Du coup, Martine se fait un peu tancer par son parti. Martine, montre ton époux, posez tels des amoureux transis au sourire éclatant, prouvez votre bonheur. Oui, j’ai bien utilisé le verbe prouver. On passe donc d’un mutisme total sur sa vie privée à la couverture de Paris Match ou Martine et Jean-Louis posent, niais genre “ouais, on est un couple qui s’aime!”. Oui bah tant mieux pour vous j’ai envie de dire. Mais ça m’agace. 

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Je n’ai pas (encore?) ma carte de militante PS donc pour le moment, je suis ces primaires en tant que spectatrice de la vie politique française, me demandant si je vais m’inscrire ou non pour voter pour ce tour là. Mais si j’étais militante, pour qui voterais-je ? Pour François ? Martine ? Ségolène ? Arnaud ? Ou pour François-Valérie, Martine-Jean-Louis, Arnaud-Audrey, Segolène-c’est pas très clair, elle a dit qu’elle était célibataire ? Malgré tout le respect que je dois aux compagnes et compagnons de, leur existence me laisse dans une abîme d’indifférence. A la limite, si ça peut nous éviter de revivre un cirque à la Carla, je prends mais pour le reste…

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Là, encore, on voit que la vieille France s’accroche. Pourtant, on avance : les principaux candidats ont tous essuyé un divorce ou tout du moins une séparation avec un partenaire de longue durée. Martine, François et Ségolène, Nicolas, Marine, Dominique… Pour ceux qui me viennent en tête. Mais si on accepte les remariages ou nouvelle union officielle, le célibat, déjà, ça coince. Moi qui me “réjouissais” d’avoir un Président célibataire en 2007, ça n’aura pas duré longtemps. Il faut montrer patte blanche, jouer au jeu médiatique, poser avec sa moitié légitime dans un beau jardin, tout sourire, pour dire que oui, on s’aime, elle est belle la vie.

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D’une certaine façon, je comprends que les électeurs aient envie de savoir à qui ils ont affaire. Quoi que tout est relatif. Martine islamiste ? Ahahahah. Martine mariée à un islamiste ? Donc si je comprends la logique, tous les avocats qui ont défendu des tueurs en série le sont eux-mêmes. Ah non, c’est pas comme ça que ça marche ? Quant aux rumeurs sur les attirances sexuelles de Martine, j’en ai déjà parlé. 

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Ce qui me navre, c’est qu’une candidate, qui qu’elle soit, doit justement aller à l’encontre de ses propres préceptes (protéger sa vie privée) pour tenter de remporter une élection. Pour quoi vote-t-on enfin ? Pour le modèle de vie choisi par le candidat ou pour son programme ? Enfin, quand je dis modèle de vie, pour certains, on pourrait dire pour “ceux qui feignent le mieux la petite vie monogame d’un couple sans histoires”. Car en 2007, de mémoire, François et Ségolène continuaient à se tenir la main alors qu’ils ne se supportaient plus dans le privé. Pauvre d’eux.

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Go Hollande, go !

La semaine dernière, François Hollande version 2011 (donc aminci) a fait une annonce fracassante : il est candidat aux primaires socialistes. Bon, ok, tout le monde a dit “oui, c’est bien mais DSK, il a rien à nous dire ?” mais moi, je vais vous faire une confession : je l’aime bien François.

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Mon affection n’a rien de politique, ce n’est qu’un sentiment. Ceux qui me lisent depuis longtemps connaissent mon affection pour les outsiders, les petits poucets, ceux sur qui on n’aurait pas misé un kopeck mais qui, finalement, s’en sortent bien voire mieux que bien. J’ai toujours en tête l’histoire de l’Australien, Steve Bradbury, qui a remporté la
course de vitesse en patinage car tous les autres s’étaient vautrés devant et qu’il n’avait eu qu’à rester debout. On peut débattre sur la qualité de son titre : il a gagné précisément parce qu’il était mauvais et qu’il était bien derrière les autres mais c’est justement ça qui est beau, ce petit aléa du destin qui transforme un loser en winner. Une leçon de vie, même : c’est pas parce que t’es mal barré qu’à la fin, tu ne peux pas devenir champion olympique.

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François, c’est mon outsider chouchou. Parce qu’en plus d’être le petit poucet en qui personne ne croit (à part sa copine et moi), il a une revanche à prendre. Observons un peu la carrière de François. Grand adversaire de Chirac en Corrèze, homme de paille de Jospin en 97 style “tiens, tu gardes le parti pendant que je fais premier ministre”. On sait bien que les chefs de partis, faut s’en méfier un peu comme Balladur ou Sarkozy. Mais non, François fut un fidèle lieutenant. 2007, alors qu’il est encore secrétaire du parti, qui se présente aux élections présidentielles pour le PS ? Sa propre compagne, Ségolène Royal. Une campagne où il se retrouve sur le devant de la scène en tant que “compagnon de”, on se gausse “ahah, François Hollande, première Dame !”, on a droit aux photos de son faux mariage tahitien dans Paris Match. Et finalement, à la fin de la campagne, on apprend que Ségo et lui, c’est fini. Marrant comme nos deux candidats principaux ont triché sur leur statut marital, comme si un divorce pouvait leur faire perdre des points… Je suppose que oui mais là n’est pas le sujet. François, éternel lieutenant, éternel faire-valoir.

 

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Et puis le François 2011 est arrivé. Plus mince, plus sémillant, plus ambitieux. Il veut enfin jouer un premier rôle et moi, je dis oui ! Parce que ce serait une belle revanche et que ça me ferait bien marrer, surtout vis à vis de Ségo que j’aime si peu (voire pas du tout). Et puis, je l’aime bien François. C’est un peu un mec que j’aimerais bien avoir comme oncle, par exemple. Qui nous invite le dimanche à déjeuner chez lui et fait un barbecue, il nous raconte des anecdotes marrantes, fait des traits d’humour… Il paraît qu’il est très drôle. Et comme je n’ai pas beaucoup de tontons (2 dont un que j’ai pas vu depuis 10 ans), forcément, ça me rend sensible.

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Au fond, j’ai envie de voir Hollande comme un nouveau Chirac. Pas pour le côté magouilleur, pas du tout mais pour le côté “mec qu’on pensait fini mais qui finalement massacre tout le monde”. Parce que mine de rien, l’élection de Chirac en 95, ça m’avait fait un peu plaisir pour ça, pour le côté “on l’avait tous enterré, on croyait tous en Balladur et tadan!”. Bon, en 95, je rappelle que j’avais 15 ans et que mon éducation politique, je la faisais essentiellement devant les Guignols donc on comprendra le manque total de pertinence dans mon analyse. Hollande, ce serait un peu un nouveau Chirac en moins tueur (à ce que j’en sais), le Président débonnaire qui prendrait un peu soin de nous, qui raconterait de bonnes blagues à Obama au lieu de faire la gueule dans son coin, qui n’épouserait pas une chanteuse éthérée. Plus qu’un Président, ce serait un super tonton. Mmmm, Corrézien comme Chirac, “tonton” comme on surnommait Mitterrand (ok, ce n’était pas du tout pour les mêmes raisons). Y a que moi qui y vois comme des signes évidents du destin ?

PS : cet article est la pire “analyse” politique du monde mais j’assume.

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Bilan de cette année 2011

Par Laurent

2011 restera dans les annales pour bien des raisons. Dans cette année pré-présidentielle, de l’inattendue et des célébrités au summum de leurs arts, petite rétrospective de ce qu’il faut retenir de cette année 2011 :

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28 mars 2011 : Apres la démission du premier ministre François Fillon pour cause de dépression, Roselyne Bachelot, fut nommée pour prendre sa succession à l’hôtel de Matignon, une première depuis Edith Cresson. En vue des élections à venir, elle fut sommée par Nicolas Sarkozy de trouver des mesures phares afin de réduire le déficit de la sécurité sociale
et de lutter contre le chômage.

Elle réussit en moins de 3 mois à diviser le chômage par 2 et rendre le bilan 2011 excédentaire.

En effet, elle eu l’idée fantastique non seulement de rendre légale la prostitution, mais de l’organiser par le ministère de la santé. Ainsi les médecins traitants furent habilités à prescrire des massages récréatifs. Pole emploi recruta 1.2 millions de chômeuses afin de dispenser ces massages au tarif conventionné de 97€ l’acte, imposé à 40% par l’état. Comme elle l’avait fait pour la campagne de vaccination, Roselyne Bachelot s’est mise en action devant les cameras pour prouver les bienfaits de sa réforme.

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21 avril 2011 : Ce fut un choc dans le monde occidental quand 8 adolescents allemands ont déposés plainte à l’encontre de Benoit 16 pour attouchement. Les faits remonteraient à l’époque ou Joseph Reitzeiger n’était encore que cardinal de Munich, et le jeune Ulrich bouleversa toute l’Italie en témoignant à la télévision de comment le pape l’avait obligé à
astiquer son crucifix. La police rattrapa Benoit 16 quelques heures plus tard essayant de s’échapper à bord de sa mercedes immatriculé conception. Face à la menace de dissolution de l’église faite par de nombreux états et en prévention de nouveaux dérapages, le nouveau pape fut contraint de mettre en place au sein l’église catholique 20 minutes de masturbation quotidienne obligatoire. 

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19 mai 2011 : Ce jour fut l’annonce officielle de la candidature de Zahia Dehar à l’élection présidentielle de 2012. Afin de facilité l’obtention des 500 signatures, elle proclama qu’il y avait largement assez de place pour que tous les élus puissent signer directement sur sa poitrine. Stratégie payante car elle obtint les 500 griffes en moins d’une semaine. Son slogan un sein vaut mieux que deux tu l’auras convint le candidat socialiste à l’élection présidentielle Dominique Strauss Kahn, qui lui offrit une place dans son futur gouvernement. Mais à ce jour le transfert n’était toujours pas signé avec son ancien employeur Franck Ribery.

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8 juillet 2011 : Mariage de son altesse sérénissime le prince albert Grimaldi de Monaco avec la nageuse Charlene Wittstock. Toutes les têtes couronnées étaient présentes en principauté  pour célébrer cette union.  Mais l’effroi figea toute la cathédrale Notre-Dame-immaculé de Monaco quand la belle tout de blanc vêtue eu préférée s’enfuir au pas de course en se rendant compte qu’elle était beaucoup trop bien pour lui, prenant le premier avion en partance pour l’Afrique du Sud. Albert se consola auprès d’une hôtesse de l’air du vol Nice-Bangkok, où il se rendait initialement pour acheter une nouvelle femme en remplacement de Charlene. 

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24 septembre 2011 : Comme les spécialistes le craignaient, la firme de Mark Zuckerberg décida de revendre toutes les informations de Facebook à des entreprises. Wikileaks réussit à pirater des renseignements lors d’un échange de fichier et rendit publique les informations les plus croustillantes. Ainsi nous y avons découvert pêle-mêle les photos d’une
orgie homosexuelle dans les vestiaires du stade français, que Marine Le Pen avait un enfant noir, que Lady Gaga s’était secrètement converti à l’islam, que Nicolas Sarkozy aimait que Carla lui roule un joint tous les soirs pour se détendre, et que Madonna avait montée un atelier clandestin avec tous les enfants qu’elle avait adoptée à Haiti.

De plus la France connut une vague de plusieurs milliers de licenciement quand les patrons découvrirent que leurs employés passaient leurs temps à buller, écrire des blogs ou pire suivaient Secret Story.

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14 décembre 2011 : « La famille Bieber a le regret de vous annoncer le décès de leur fils Justin dans des circonstances tragiques». L’enquête préliminaire de ces dernières semaines tend à démontrer que le jeune homme de 17 ans eu l’inadvertance d’échapper un Mentos durant la visite d’une usine Coca Cola à Philadelphie, s’en suivit une explosion de 3
Mégatonnes et le corps du jeune garçon ne fut jamais retrouvé. Durant plusieurs jours des centaines de rassemblement à sa mémoire eurent lieu. Son fanclub intégriste initia même un suicide collectif en se plantant une fourchette dans le cœur. C’est ainsi que 178 jeunes filles furent amené à l’hôpital en urgence pour une perforation du poumon droit. Sa disparition laisse un grand vide pour la chanson à texte américaine.

Cet année 2011 fut un excellent millésime, bien sûr la ressemblance avec des personnes existantes ne serait que purement fortuite…

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Arrêtez de vous lécher la face un peu

Je pourrais m’indigner de ces couples qui se font des mamours dans la rue mais là n’est point mon propos. Faudrait que j’en reparle d’ailleurs mais pas sous l’angle aigri, je ne le suis pas en ce moment. Enfin, je m’égare dès la troisième ligne, on n’est pas rendus.

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Non, je ne voulais pas vous parler d’un couple lambda qui se lècherait la face en public mais d’un couple parfaitement identifié qui roucoule à qui mieux mieux dès qu’une caméra tourne et se la joue amours adolescentes. Oui, eux : Carla et Nicolas. Bon, déjà les regards langoureux à la « je pourrais, là, de suite, je te plaquerais au mur, je t’arracherais la culotte et je te baiserais comme une bête », c’est un petit peu gênant mais y a pire. Récemment, Carlita, comme l’appelle notre Président amoureux, a participé à une émission anglaise avec sa guitare et qui passe PAR HASARD (en majuscule, oui) ? Mais c’est Nicolito ! Et les voilà à se faire des mamours devant la caméra. Je serais mesquine de souligner que ce débordement d’affection alors qu’on prétend le couple séparé et en pleine élection régionale sent légèrement le coup monté mais non, je ne suis pas mesquine, non…

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Je m’imagine un peu à la place de ces pauvres journalistes anglais qui sont passés du « youpi, une image forte » à « heu… Quelqu’un aurait une lance à incendie pour les décoller, là ? ». On pourrait se dire que notre Président aime visiblement sa femme et que c’est plutôt une bonne chose parce que… Je sais pas moi, parce qu’un homme aigri pourrait s’exciter sur certains sujets épineux comme l’identité nationale, nous remettre une louche d’insécurité et…  Ah oui, non… Bon, alors c’est bien parce que tout le monde nous parle de l’amour qui unit les Obama et de la classe de Michelle (entre nous, je trouve qu’elle s’habille pas toujours très bien) et que nous, on a les mêmes, na !

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Sauf que si un couple qui s’aime visiblement, ça peut être charmant, je trouve quand même qu’il y a une certaine tenue à avoir. De façon générale, un minimum de tenue n’a jamais fait de mal à personne mais surtout, ça parasite, je trouve. Oh, regardez, Nicolito et Carlita se tiennent la main et se font des mamours, comme c’est adorable. Les régio… quoi ? Non mais on s’en fout, regardez, ils s’aiment malgré la rumeur. Oui parce que j’ai la légère sensation que toutes ces sérénades tombent toujours à pic et nous font un bien joli écran de fumée. Alors que l’on sent la piquette électorale à plein nez, Nicolito et Carlita vont voter main dans la main (ooooooh), se font des bisous devant les caméras (ooooooh), se mangent des yeux à New York chez les Obama (ooooh). Ouais super… 

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Mais je me pose une question : est-ce que ce pantomime intéresse réellement quelqu’un ? A part Gala et Paris-Match, je veux dire. La vie privée de nos dirigeants ne m’a jamais parue réellement digne d’intérêt. Au début, je me disais qu’avoir un Président (multi)divorcé et (multi)remarié représentait une certaine avancée sociale dans le sens où l’on sort du modèle patriarcal traditionnel du chef d’état chef de famille qui n’a connu (officiellement) qu’une compagne. J’ai même pu dire que le fait que Carlita continue sa carrière malgré tout était en soi une bonne chose. Mais là, le côté papouilles, non, ça devient lourd, très lourd. Oui, elle est bien jolie Carla, oui, il est bien Berlusconien Sarko pour le coup mais je ne pense pas qu’avoir une jolie ex mannequin surbotoxée à son bras soit un argument vente de quoi que ce soit. Je n’y vois que grosses ficelles pour nous vendre une beeeeelle histoire d’amour qui devrait nous rendre Sarkozy plus sympa (« oh non mais le pauvre, il travaille tellement, je sais pas comment il fait » dit régulièrement la Carla énamourée). Je suis assez rassurée de voir que ça ne marche pas, je finirais, pour le coup, à virer vraiment aigrie devant la duperie des gens qui avalent cet écoeurant conte de fée. En plus, les acteurs sont mauvais.

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Les desperate singles, les femmes les plus pénibles du monde ?

L’autre soir, je regardais Fox life (mais mon Dieu, pourquoi ? Y a même plus des jours et des vies) et je tombe sur la bande annonce de Brothers and sisters.
Rien que la bande annonce, je diagnostique une série chiante à pleurer avec Sally Field, Rachel Griffiths (Brenda de Six feet under) et… Calista Flockhart. Là, de voir sa tête de Droopy dépressif, je soupire. Mais au fait, pourquoi je ne l’aime pas Calista ?


Evidemment, je ne sais rien d’elle, à part qu’elle sort avec Harrisson Ford donc pourquoi cette antipathie pour cette pauvre Calista ? Mais c’est bien sûr : Ally McBeal. Et là, j’ai eu une révélation : qu’il y a-t-il de plus pénible qu’une desperate single ? Je prends les cas « connus », les héroïnes de films ou de séries mais franchement, y en a pas une pour rattraper l’autre, que ce soit Ally, Clara Sheller, Carrie Bradshaw, Susan Meyer, Bridget Jones… pardon mais de vraies filles casse-couilles (ou ovaires, choisis ton sexe, lecteur). Elles sont toutes pareilles : « han, le célibat, c’est trop moche ! Han, j’ai rencontré un mec mais je sais pas, je lui fais un bisou le premier soir ? Et la langue, je la mets quand ? Han, Steve, il m’a pas rappelé depuis 3h, je suis désespérée ! Han, Steve, il a fini le PQ et n’en a pas remis, non mais tu imagines ? Han ! Steve, il m’a plaquée ! Han, Steve, je l’aime et il me manque trop ! Han, le célibat, c’est trop moche ! Han, il est mignon Brad mais tu crois que je peux lui envoyer un mail de blague pour le draguer ? ».  Résultat : on les déteste. Je trouve assez fort de créer des séries autour de ces femmes globalement peu appréciées mais le fait est que ça marche. Parce qu’on se trouvera toujours moins pathétiques en comparaison ?


Mais le pire, ce sont les vraies desperate singles, celles de la vraie vie. Parce que oui, en vrai, elles existent. Et quand je dis elles, soyons généreux, y a aussi des desperate singles mâles. Scannez un peu votre entourage et identifiez celui ou celle qui ne parle QUE de sa vie amoureuse ou de sa non vie amoureuse, qui préfère répéter 100 fois que « les mecs, c’est tous des connards » plutôt que de laisser la conversation glisser sur un autre sujet plus intéressant ou plus général. Parce que le desperate single, au début, tu veux être sympa, tu le rassures genre « mais non, t’as pas de problème, on ne peut pas tous être en couple tout le temps, ça va venir, tu as toutes les qualités, ne t’en fais pas… ». Erreur, on tombe dans son piège ! Parce qu’en voulant le rassurer, on lui sert d’oreille compatissante et du coup, c’est parti, on a droit à écouter toutes ses névroses amoureuses depuis Thomas, son voisin quand elle avait 4 ans et dont elle était amoureuse mais tu comprends, il n’a pas voulu lui prêter son seau et ce fut le drame… Parce que la desperate single n’a qu’une chose de réellement passionnant dans sa vie (à ses yeux, j’entends) : les hommes. Elle passe sa vie à parler de celui qu’elle a en vue, celui qu’elle a réussi à attraper, celui qui lui a brisé le cœur. Quitte à ressortir de vieilles histoires de temps en temps histoire d’avoir quelque chose à dire. Inutile d’essayer de parler de vous, elle s’en fout (à moins de parler de vie amoureuse pour qu’elle puisse vite dire « ah ben c’est comme moi, blablabla). Si on prend le cas Bradshaw, ses amies peuvent traverser les pires galères du genre « oh tiens, je suis enceinte et je ne le voulais pas », « oh, tiens, je divorce », « oh tiens, j’ai un cancer », elle va compatir trente secondes puis pleurer parce que Mister Big ne l’a pas appelée ou je ne sais quoi d’autre.



Bref, à bien y réfléchir, oui, ces filles sont pénibles et une fois repérée, personnellement, je la fuis. Non que je n’ai aucune compassion mais arrive un moment où recevoir des textos à 0h30 m’informant que X est un connard (véridique), je suis désolée mais non. Sauf de la part de mes amies identifiées comme telles et qui savent qu’elles peuvent le faire. Surtout que soyons réalistes, si j’étais douée en relations amoureuses, ça se saurait. Ce n’est pas parce que je vis bien mon célibat que je dois servir d’épaule à toutes celles qui ne supportent pas de vivre seules plus de deux jours…



Mais va quand même falloir m’expliquer pourquoi les desperate singles sont toujours des héroïnes de séries… de séries qui cartonnent en plus.

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Courrier des cœurs, réponse à Philou

Cette semaine, Philou nous a posé la question suivante : 

« Bon c’est Philou le presque 50, depuis Varsovie ou je rame avec ce P… de clavier qwerty de l’hotel. Déjà si je suis a Varsovie, au lieu de copuler dignement avec ma chérie en ce samedi soir, c’est que je me suis fait larguer comme ça, ya 2 semaines, après 2 ans de parfait amour, pour déphasage soi disant … Bon, on était tous deux du même âge, un gosse de 18 ans tous les deux, qui allait justement dans le supérieur donc en théorie moins de contraintes, 80 km a parcourir pour se voir, et passé pas mal d’étapes (la belle famille, les amis, les vacances en commun, etc) bref même si il y avait tassement par rapport au début très hot et très passionnel, je n’imaginais pas interrompre ainsi une belle histoire … Au bout d’1 semaine après, j’ai tenté un dernier message que Alfred De Musset il aurait pas écrit mieux ! J’ai eu droit à je cite: j’ai passe d’agréables moments avec toi… Qu’en pensez vous ? (à part que c’est bien râpé) Dois je recommencer la quête de l’âme sœur parce que là, je commence à fatiguer … »

La cellule love and sex des vingtenaires s’est réunie, voici ce que nous en pensons.

Enzo : Que je lise entre les lignes : 50ans, un fils de 18ans, en couple, non marié (cf *) avec une femme de 50ans qui a aussi un fils de 18ans (lequel va dans le supérieur, les deux ?). Ou il faut lire 20ans de parfait amour au lieu de 2ans, auquel cas c’est un seul fils de 18ans ? En même temps si la fin se gère en trois semaines, j’aurais tendance à privilégier le premier cas, que je vais prendre comme base. 50 ans, un fils d’une première union, une histoire de 2ans qui se finit. Combien d’histoires avant ? La question n’est pas « dois-je recommencer la quête de l’âme soeur » mais « faut-il encore croire à l’âme soeur » ! La quête de l’âme soeur, non. La quête d’une compagne, pourquoi pas si vous (à 50ans, j’ai tendance naturellement à vouvoyer) n’êtes pas fatigué des inconvénients, et puis les hommes vivent plus longtemps en couple que seul.

*: utilisation de ‘chéri’ au lieu de ‘femme’ et histoire de 2ans à un âge de 50ans

Tatiana : Moi je pige pas bien la question. Il veut savoir si c’est vraiment fini avec elle ou il veut savoir s’il a une chance de rencontrer quelqu’un avec qui ça dure ?

Keira : Vu le nombres de potes de mon père qui trouvent l’amour, je crois que l’espoir n’est pas mort, loin de là.En plus, avec
le gosse en moins, ça va faciliter les choses.Donc… le marché est ouvert, foncez ! ^^

Petite Cervoise : 50 ans, un grand enfant qui est indépendant, promesses de sexe débridé, passion… bon, s’il n’y avait pas Varsovie, le style décousu et « Philou », je dirais « Viens te consoler dans les bras de Petite Cervoise ». (prière d’envoyer un relevé bancaire pour information, on pourra peut être s’arranger)

Nina : Bon, je vais sans doute faire ma cynique mais voilà, moi, l’âme sœur, je n’y crois pas et je n’y ai jamais cru. Dans cette histoire, j’ai l’impression que ce qui te plaisait le plus chez cette compagne, c’est le nombre de vos points communs. Ca me paraît un peu léger. A part l’âge, les enfants, le sexe, aviez-vous des passions communes ? Je crois que le problème est que tu cherches trop un idéal. Il n’y pas si longtemps, tu parlais de ton divorce, cette femme n’a-t-elle pas eu peur d’être la roue de secours ? Celle qui se retrouve à la place de l’épouse partie ? Si tu te mets la pression de l’âme sœur à chaque fois, tu ne t’en sortiras pas. Vis les choses avec plus de légèreté,
sans parler d’étapes ou autres. Laisse faire les choses. Cette femme avait déjà vécu une situation matrimoniale, il est probable qu’elle n’ait pas eu envie de remettre ça, tout simplement.

Voilà, si toi aussi, derrière ton écran, tu veux nous poser une question, tu l’envoies soit ici en comm, soit par mail (nina.bartoldi[a]gmail.com), soit facebook ou twitter si tu peux le faire en moins de 140 caractères.

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